MICHELIN, AUCHAN, ETC : POURQUOI LA COMMUNICATION DE MACRON S’EFFONDRE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que tout ça n'était pas malheureusement prévisible ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ces groupes ne sont pas déficitaires mais ferment des usines ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Les lois travail ont-elles facilité ces fermetures ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Les aides publiques aux entreprises ont-elles fonctionné ?
- 11:00RelanceRéponse directe
La politique de réindustrialisation est-elle un échec ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment sauver les agriculteurs français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« on ne peut pas accepter qu'une entreprise qui dégage des bénéfices en milliards puisse fermer des usines c'est inacceptable »
- 0:30Fait
« cette facilité de licencier a été théorisée par des économistes et mise en application par des dirigeants politiques »
- 2:00Fait
« pour lutter contre l'inflation on a augmenté les taux et on a réduit la croissance économique c'était un choix »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche on ne peut pas accepter qu'une entreprise qui dégage des Bénéfic en milliards puisse fermer des usines c'est inacceptable cette facilité de licencier a été théorisée par des économistes et mise en application par des dirigeants politiques arrêtons avec ça je sais que c'est le rêve du patronat de payer les salariés au même tarif que l'on paye les Chinois et d'avoir plus d'Ores social et Environnmental mais à ce jeu-là nous allons encore perdre bonjour tout le monde je suis ravie de vous rrou pr pour un nouvel épisode de l'instant porscher avec tous les discours qu'on entend autour de nous notre meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre vous êtes plus de 64000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT continuez de signer et de partager cette pétition sur tnt.lemediatv.fr et sachez qu'on est arrivé sur la plateforme Molotov vous pouvez aussi nous regarder là-bas en plus de Free et de notre chaîne YouTube la diffusion du média s'agrandit et c'est grâce à vous merci beaucoup on ne vit que par votre soutien alors n'hésitez pas à vous abonner à partir de 5 € par mois bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme la France perd encore des usin et des emplois et les agriculteurs vont reprendre la mobilisation c'est [Musique] parti c'est l'écaton pour les usines françaises et leurs salariés Michelin annonce la fermeture de ses usines de Cholet et Van qui emploie 1200 personnes une fermeture inélutable selon le groupe en raison je cite s de la concurrence asiatique sur les pneus de camionnett et poids lourd mais aussi de la dégradation de la compétitivité de l'Europe inquiétude colère et luttin gagne les rangs des salariés de Michelin qui multiplient les manifestations l'entreprise a déjà supprimé des postes et des sites en France en Europe ou encore en Chine toujours au nom de la baisse de la production et de la compétitivité malgré ses fermetures Michelin reste florissant le groupe vise 3,4 milliards d'euros de Bénéfic en 2024 un chiffre similaire à celui de 2022 Michelin a préparé depuis des années son évasion industrielle il a monté les mêmes entreprises en Asie en Europe de l'Est et en Amérique du Sud s'indigne dans Libération Serge Allègre secrétaire fédéral de la fnic CGT la branche chimie du syndicat un cas loin d'être isolé hein dans la même semaine auchamp a annoncé supprimer 2300 emplois les salariés de la plateforme chimique vcorrect sont menacés par la suppression de 425 postes sur les 450 actuels et chez le géant de l'automobile stellantis on arrête les commandes et conduit à la fermeture le S traitant comme M France dans le 93 ou encore à Rennes où 250 emplois intérimaires sont supprimés des milliers d'emplois vont être détruit dans des filières qui sont dans des situations préoccupantes a prévenu Marc ferci sur France Inter le ministre de l'Industrie la chimie la filière automobile en particulier les équipemstiers la métallurgie sont des filières soumises à une très forte concurrence internationale selon le ministre il y aura des annonces de fermeture de site probablement dans les semaines et les mois qui viennent économistes journalistes syndicat ou encore politique avait prévenu et nous aussi à maintre reprise que cela allait se terminer comme ça la CGT a montré que 150000 emplois étaient menacés en France Thomas franchement est-ce que tout ça c'était pas un peu malheureusement prévisible si c'était prévisible et d'ailleurs on voit bien qu'en fait les les entreprises qui sont touchés sont dans des secteurs différents auchochamp Michelin tu en as cité d'autres il y en a la chimie enfin c'est c'est c'est touché c'est c'est des secteurs différents et ils sont touchés de la même façon et pourquoi ils sont touchés de la même façon tout simplement parce que pour lutter contre l'inflation on a augmenté les taux et on a réduit la croissance économique c'était un choix l'inflation est vue par certains comme une surchauffe de l'économie donc on ralentit l'économie par la hausse des taux ça fait baisser l'inflation mais ça entraîne effectivement une perte d'activité ce qui font que les entreprises ferme et surtout ferment leurs usines et surtout que les multinationales aujourd'hui peuvent plus facilement fermer des usines depuis les lois travail la loi elcomerie ou les la loi XXL qui a été votée sur Macron sont des lois qui qui permettent quand l'activité économique n'est pas au rendez-vous et ben de se séparer des salariés donc c'est une loi qui a été votée qui devait faire ENF faciliter les licenciement les gens le disaient qu'il devait faire du salarié la variable d'ajustement et là nous y sommes voyez nous y sommes donc c'est c'est c'est quelque chose vraiment dû au contexte macro-économique après y a d'autres éléments aussi à prendre en compte hein la la la politique commerciale très agressive de des États-Unis et de la Chine les coûts de l'énergie qui ont augmenté et qui ne sont pas revenus à ce qu'on avait vécu avant avant l'Ukraine les prêts garantis par l'État que que l'État demande aujourd'hui de rembourser alors que l'activité est faible qui va plomber un certain nombre de de de petites PME il y il y a d'autres facteur mais le facteur principal c'est le fait d'avoir ralenti la croissance pour baisser l'inflation on avait parlé d'autres solutions ici on aurait pu faire en sorte de conserver le pouvoir d'achat en indexant une partie des salaires notamment les ceux qui sont en dessous du salaire médien puis monter jusqu'à un certain niveau de salaire pour préserver le pouvoir d'achat mais c'est pas cette option qui a été choisie ça a été l'option de tuer la croissance économique et là nous y sommes aujourd'hui et ben c'est qu'il va y avoir entre 160000 et 200000 salariés qui risquent de perdre leur emploi et attention attention quand il y a un salarié qui perd un emploi c'est toute une famille qui est touchée quand vous avez une usine qui ferme vous avez des pertes d'emploi direct vous avez des pertes d'emploi indirectes c'est les fournisseurs qui bossent avec lesusine et vous avez des pertes d'emploi induit le café du coin la poste du coin et cetera donc il va y avoir une vraie purge sur l'emploi dans dans dans dans dans dans dans certaines régions oui ce que les syndicat dis c'est quand on perd un emploi industriel c'est deux à trois emplois dans les services qui qui perdent après c'est la maternité qui ferme c'est le service de d'un hôpital qui ferme enfin après c'est on connaît de toute façon tous les gens qui habitent pas dans des grandes villes savent très bien comment ça fonctionnein ex c'est un effet domino ouais tout à fait alors pourtant ce qui moi ce qui me frappe aussi c'est que euh les ces groupesl avancecent que les vent ont baissé qu' a une compétitivité certes et tu en a parlé mais ces groupes-là dans la grande majorité des cas ils sont pas du tout déficitaires on n'est pas sur des suppressions d'emploi pour sauver l'entreprise oui tout à fait c'est bien de le rappeler ça par exemple pour Michelin c'était bien de rappeler ses bénéfices euh à 3000 VO 3 milliards sttis Bénéfic énorm on peut rappeler le le salaire du patron stantis qui était de mémoire à à plus de 60 millions d'euros le bénéfice net de de Michelin on est autour de 2 milliards c'est énorme et vous savez il y a une époque où quand une entreprise faisait des des des milliards de bénéfices il était très difficile pour elle de fermer des usines mais ils arrivent toujours à se débrouiller quand même pour le faire aujourd'hui c'est facilité par les lois travail qui qui qui qui qui qui font qu'on ne peut retenir qu'un échelon national pour pouvoir fermer d'usine donc vraiment il faut avoir en tête que quand même tout cela a été théorisé c'estàdire cette facilité de licencier a été théorisée par des économistes et mise en application par des dirigeants politiques de gauche sous le Parti socialiste et de droite ou centriste ou je ne sais pas quoi sous Emmanuel Macron on peut dire de droite voyez donc libéral donc tout ça tout ça a facilité la situation que nous vivons aujourd'hui et qu'ensuite la faible croissance a été aussi un choix des dirigeants politiques avec la la hausse des taux il faut vraiment il faut vraiment le rappeler ensuite il y a une erreur majeure qui a été fait c'est-à-dire que on a baissé je dire ça a coûté énormément d'argent public de de baisser les impôts de faire le cice de faire les les le crédit impôtrecherche et ces baisses d'impôt elles avaient pour but d'augmenter la compétitivité française et force de constater que ça n'a pas fonctionné ça a été une perte de rentrée fiscale ce qui explique en partie aujourd'hui du déficit on l'a dit plusieurs fois ici mais en plus sur le terrain ça n'a pas fonctionné puisque nous ne serons jamais aussi compétitif que les Chinois arrêtons avec ça je sais que c'est le rêve du patronat de payer les salariés au même tarif que l'on paye les Chinois et d'avoir plus de norm normes sociales et environnemental mais on ne pourra pas on peut on peut baisser comme on veut les impôts on ne pourra pas donc il faut accepter ce fait qu'on ne pourra pas être plus compétitif que les Chinois et que donc il faut une autre politique industrielle qui protège les industries françaises qui offre des débouchés aux industries françaises qui offre tout un circuit économique de la production et à la demande et une fois qu'on aura fait ce circuit qui protègeront un certain nombre d'industries et ben là on on sera sorti de cette histoire de compétitivité coût qui montre en fait qu'elle ne fonctionne pas elle ne fonctionne même pas à l'intérieur de l'Europe parce qu'on est moins compétitif que les pays du Sud on est moins compétitif que les pays de l'Est sur les cûts et en terme d'innovation sur la compétitivité d'un produit qui l'innovation on est moins bon que les pays que les pays du Nord donc on est au milieu du gay donc à un moment il faut redéfinir les échelons alors certains le veulent européens moi je crois que ça changerait pas grandchose il faut surtout les échelons nationales et faire en sorte d'avoir une vraie politique industrielle parce que on je dire on ne peut pas accepter aujourd'hui c'est pour pour conclure je dirais ça on ne peut pas accepter parce que beaucoup de gens semblent l'accepter mais on ne peut pas accepter qu'une entreprise qui dégage des bénéfices en milliards puisse fermer des usines c'est inacceptable et à partir de là si on est tous d'accord là-dessus et ben il faut tout réorganiser différemment parlons justement du du laisser faire de de l'État et des aides publiques aux entreprises elles étaient enfin au cœur du sujet la semaine dernière et la semaine d'avant nous qui en parlons depuis des mois mois des années sans qu'on soit vraiment entendu ell représente 200 milliards d'euros par an elles ont connu une très forte augmentation même avant la période covid et quoi qu'il en coûte elles augmentent CIN fois plus vite que le PIB trois fois plus vite que les aides sociales pour qu'on se rend bien compte Michel Barnier a annoncé mettre en place un audit sur ces aides devant l'Assemblée nationale le Premier ministre a dit avoir le souci de savoir ce qu'on a fait dans ces groupes de l'argent public qu'on leur a donné il a dit je veux le savoir et nous allons poser des questions et nous verrons si cet argent a été bien ou utiliser pour en tirer les leçons nous sommes en train de demander à toutes les entreprises qui ont reçu de l'argent public ces dernières années notamment pour surmonter les crises du covid et de l'énergie chè de nous dire ce qu'elles ont non fait le premier ministre maintient quand même une confiance a priori pour ses entreprises je le cite je pense qu'ell l'ont globalement bien utilisé montrons-le en toute transparence pour qu'il n'y ait pas de soupçon à ce sujet et en cas de mauvaise utilisation le gouvernement a déjà annoncé qu'il demandera pas le remboursement de ces aides Thomas est-ce que c'est pas un peu quand même dans le discours un désaveux de la politique d'Emmanuel Macron là mais complètement enfin je le redis encore la politique de l'offre elle n'a pas fonctionné elle n'a pas fonctionné sur les entreprises et la preuve en nest que la compétitivité certes a été améliorée mais elle nous a pas permis de prendre plus de part de marché et les et les usines ont continué à fermer elle n'a pas elle a été une catastrophe d'un point de vue budgétaire parce qu'elle explique la moitié du déficit donc ça n'a pas fonctionné du tout maintenant les aides aux entreprises ce qui est assez marrant c'est que un certain nombre de de gens et des gens comme Maxime comes et cetera n'ont pas cessé de répéter qui que que ces aides étaient que que le capitalisme français les 440 étaient sous perfusion d'aide de de l'État nous avons dit un certain nombre de fois qu'il fallait que ces aides soient conditionnées et aujourd'hui c'est c'est ça qui est très fort chez les libéraux c'est que il se réapproprie souvent le langage parce que la réindustrialisation le plan de relance la planification écologique et aujourd'hui le fait d'aller vérifier les aides et de dire oui c'est vrai que c'est une aide n'est pas valable on va l'enlever je veux dire c'est pas nouveau il se réapproprie de langage mais alors pour passer à c'est autre chose parce que là on va voir tout ça parce que Bruno Le Maire avait promis aussi plein de choses au moment de l'inflation Macron avait dit que si l'ISF ne fonctionnait pas il serait prêt à revenir dessus il est jamais revenu dessus là je demande à voir parce que c'est toujours très simple au moment de la crise au moment où tout ce que vous n'avez pas vu venir et que d'autres ont vu comme nous et d'autres arrivve que vous dites ah bah en fait oui ben je je je vais demander un audit alors ça ça coûte rien de demander un audit on fait un rapport ça calme un peu tout le monde en disant ah il est pas mal il a fait quand même son audit et puis après quoi si après il y a rien ça ne sert absolument à rien donc oui il est vrai que un certain nombre d'entreprises françaises sont bibronnées à l'aide publique c'est pas forcément négatif à par moment il y a des conditions choisir des gagnants choisir des entreprises dans une politique industrielle qui les empêcherait justement de fermer des sites qui leur trouveraient des débouchés et tout pourquoi pas pour servir par exemple je sais pas moi euh la transition écologique notamment le rail pour certaines entreprises ou le développement des renouvelables ou la rénovation des bâtiment ou peut-être même allez on va dire dans un plan de transformation et et de changement de voiture en passage à voiture électrique avec des constructeurs français pourquoi pas là on est juste sur l'augmentation des dividendes il faut que ces aides soient conditionnées sinon ces aides elles vont directement dans l'entreprise et elles profitent effectivement euh aux actionnaires c'est intéressant aussi comment il veut dès que ça touche les entreprises faut encourager faut faire un audit faut regarder faut pas aller trop vite en besogne en conclusion active par contre quand c'est les chômeurs ou le RSA là faut tout de suite taper il y a pas d'audit c'est c'est vraiment une un une méthode différente d'orsen terme de coût pour l'État c'est quand même pas du tout les entreprises ont été gâté par ce par par ce quinena enfin par Hollande par Sarkozi Hollande Macron mais énormément par Hollande avec le cice énormément ce que n'avait même pas fait Sarkozi et et avec la loi travail et énormément aussi par Macron on a dépassé vraiment tout tout ce qu'on pouvait imaginer donc les entreprises ont été gâtées c'est une réalité maintenant la situation étant ce ce qu'elle est par exemple sur le le remboursement des PGE qui qui a était vraiment une perfusion d'argent public pour maintenir les entreprises en vie avec beaucoup d'abus avec très peu de contrôle on sait pas où ça a été et cetera je pense qu'aujourd'hui au cas par cas il faudrait faire en sorte voilà parce que la situation est tellement mauvaise peut-être d'étaler une partie des remboursements des PGE pour pour qu'un certain nombre de PM je je parle bien au cas par cas je parle pas des grosses entreprises je parle des petites entreprises pour qu'un certain nombre de PME qui dépendent majoritairement du cycle d'activité économique même si elle même si les dirigeants ne veulent pas l'entendre ça et qui pensent que c'est qu'une question d'impôt ell dépendent beaucoup du cycle économique parce que quand ça marche les multinationales avec qui elles travaill beaucoup où les gens ont plus d'argent et cetera et donc elles arrivent à mieux vendre et ben ces entreprises là parfois là elles vont mourir parce qu'elles sont étranglées par l'activité étranglé par le le fait de rembourser des PG alors queon leur laisserait peut-être quelques années en plus elles arriveraient à subvenir à leurs besoins et donc parfois je me dis vraiment au cas par cas de manière contrôlée sur certaines petites entreprises des PME qui auraient touché le PGE il faut faire en sorte peut-être d'étaler un peu les remboursements ce que font les États-Unis pour le coup nous ça remboursement très rapide sur 5 ans aux États-Unis c'est un peu plus étendu il y a une autre question que je me pose aussi si les dirigeants les le gouvernement cherche à savoir maintenant ce qu'on fait les entreprises de ces aides publiques est-ce que ça veut dire que les responsables politiques n'en avaient aucune idée jusqu'à maintenant bien sûr c'était des aides qui avaient très peu de conditions en fait mais après c'est comme tout c'est-à-dire que le le crédit impôt recherche il a il a beaucoup augmenté il a profité majoritairement au gros on peut pas dire que notre recherche été plus efficace que des pays qui n'ont pas ses dispositifs mais il a permis aussi à des PME de survivre donc il faut vraiment faire toujours le différentiel entre les grandes entreprises qui qui savent profiter des aides euh et qui font de l'optimisation fiscale qu' des qu' on des filiales dans les paradis fiscaux qui peuvent délocaliser des petites entreprises qui survivent en partie aussi avec ces aides et que parfois nous avons intérêt à à maintenir parce que il faut queil a une activité de de de PME euh qui sont déjà trop soumis moi je trouve à la concurrence internationale sur leurs activités souvent et par des grosses entreprises qui ne sont pas françaises et qui pour beaucoup pratiqu de l'optimisation fiscale pour échapper à l'impôt et donc parfois certains de ces mécanismes peuvent être valables mais il faut vraiment différencier les grandes et les petites entreprises les grandes entreprises elles ont touché cet argent elles ont respecté soit disant les conditions et on voit bien que dans un certain nombre de cas l'investissement n'a pas forcément augmenté toute la communication du coup autour de la politique d'Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire sur la la réindustrialisation et cetera tombe à l'au priscatevno ancien porte-parole du gouvernement et maintenant porte-parole du groupe macroniste à l'Assemblée nationale c'est expliquer à notre micro vous êtes en train d'essayer de dire peut-être c'est que il ne fallait pas avoir des politiques volontaristes pour réindustrialiser notre pays réindustrialisation du pays qui veut dire quoi indépendance autonomie pour notre souveraineté nationale sur un certain nombre de sujets extrêmement importants ça veut dire que nous devons pas attirer de nouvelles entreprises pour réouvrir de notre pays et donc créer de l'emploi je pense que aujourd'hui ce qu'on doit plutôt regarder c'est qu'il y a des entreprises effectivement qui sont en difficulté ne pas essayer de polémiquer ou de trouver des coupables mais plutôt de chercher des solutions des solutions qui doivent être en transparence parfaite quand il y a de l'utilisation d'argent public éventuelle là ce qui se passe en ce moment ça veut pas dire que ça fonctionne pas la politique de Ré mais c'est pas enfin excusez-moi on est en train de parler de deux entreprises est-ce que ça veut dire qu'on met à plat une politique globale je dois vous le dire il y a peut-être 10 ans de cela avec d'autres députés ici je pense qu'il y avait autant de journalistes pour poser la question de comment on lutte contre le chômage de masse comment on fait en sorte d'être une nation indépendante et autonome et vous aviez raison de poser ces questions aujourd'hui 10 ans plus tard nous sommes en train de nous dire que nous avons résorbé le chômage de masse que nous avons pu réindustrialiser notre pays n'oublions pas que nous devons être une nation souveraine autonome et indépendante et donc pour cela nous devons avoir ces capacités de production sur notre sol Thomas est-ce que tu es convaincu par cette réponse est-ce que tu la vois toi la réindustrialisation et ce bilan plutôt positif non pas du tout et bon là il y a il y a une forme bon dans son rôle le politique mais y a il y a une forme de de dénis c'est-à-dire que on a creusé vraiment très fortement le déficit avec ces baisses d'impôts des cadeaux ont été fait énorme au aux entreprises et aux personnes les plus riches au temps passant et la réindustrialisation n'est pas là et et toutes les lois travail qui ont été faites qui devaient favoriser l'emploi parce que soit-disant qu'and en licenciant plus on pouvait créer plus plus d'emplois bah là on va le payer donc non non non je c'est c'est c'est c'est c'est ce qui se passe aujourd'hui c'est l'aveu de et à tous les niveaux si on voit plus l c'est l'aveu de la politique de l'offre et et et ce qui me me fait peur moi c'est que en plus les les réformes qui vont être faites là de coupe les 60 milliards d'économies que nous connaissons et cetera de ce plan d'austérité qui va nous arriver va avoir un impact encore plus négatif et nous l'avons dit ici et aujourd'hui tout le monde le reconnaît va avoir un impact encore plus négatif sur l'activité économique donc là ça va être probablement le choc un des chocs les plus forts et là je pense sur les estimations des années prochaines des investissements à faire et cetera les gens estiment que leur carnet de commande va être vide mais il risque d'être encore plus vite que prévu et là ça risque d'aller très très loin donc c'est c'est c'est un triple échec c'est un échec sur les finances publiques c'est un échec sur la politique de l'offre et sur ce que ça devait apporter en terme de souveraineté de création d'emplois et cetera et c'est un échec sur la politique future qui va être menée qui va nous plonger dans dans l'austérité donc il y a pas de quoi fanfaronner à un moment faut accepter que ça n'a pas fonctionner comme ça devait comme ça devait fonctionner et c'est tout la colère agricole de plus belle malgré les écrans de fumée du gouvernement l'hiver dernier rien ne s'est arrangé pour les agriculteurs français la Confédération paysane enchaîne lesmobilisation contre le mercosour cet accord de libre échange qui menace directement l'agriculture familiale française indique les paysans la FNSEA elle annonce des mobilisations à partir de ce lundi l'homme d'affaire à sa tête Arnaud Rousseau fustige aussi le Mercosur après avoir soutenu le libre échange quand même il y a quelques mois sur le terrain les paysans parlent surtout revenus Thomas est-ce que c'était sûr que ça allait reprendre là c'était sûr c'était sûr parce que en fait la FNSEA a un problème comme tu l'as dit c'està dire que bon il défend le libre échange parce que effectivement à un moment le libre échange a servi l'agriculture française qui voulait des débouchés comme on a demand l'agriculture française d'ê de plus en plus productive de se mécaniser au début pour satisfaire les besoins français ce qui était une bonne chose mais ensuite ils avaient des excédents et ben on leur a dit bah vous allez avoir des débouché en Europe de l'Est en Afrique et cetera sauf que aujourd'hui vous avez des pays émergents comme le Brésil qui peuvent offrir des biens beaucoup plus compétitifs on en revient toujours à cette histoire beaucoup plus compétitif et qui prennent des parts de marché aux agriculteurs français et à ce jeu-là nous allons encore perdre disons-le clairement nous allons perdre face au brésiliens et nous allons perdre face face aux Asiatiques c'est fini nous allons perdre faut revoir aujourd'hui ce qu'est la politique agricole est-ce qu'on fait une politique agricole qui qui s'incère dans dans une volonté de globalisation et dans ce cas-là on continue à signer des accords de libre échange ce qui fait des choc de compétition à des agriculteurs français qui doivent pour beaucoup faire des investissements de long terme qui rentaabilisent sur le long terme avec des prix de plus en plus fluctuant avec des des des qui sont qui sont pris dans des guerres commerciales c'est très compliqué où est-ce queon se dit à un moment bah on va redéfinir les échelle et on va changer de type de production mais pour que inciter les acteurs à changer de type de production qu'ils élèvent leur production en qualité et cetera et cetera et ben il faut leur promettre une sécurité et ça c'est le rôle du politique c'est ce qui s'est passé à un moment avec dans à la près-gerre quand on a fait des prix garantis et cetera on a promis une sécurité aux agriculteurs pour qu'ils puissent investir et là c'est la même chose si on le Pr pas cette sécurité et ben ils sont finalement victimes des aléas des marchés financiers qui déterminent le prix des matières premières et de la politique internationale de de de signature des traités de libre échange dans laquelle est engagé l'Europe et donc la situation n'est pas bonne c'està dire que tous les 6 mois on aura une manifestation il y a quelques mois Emmanuel Macron avait promis des sortes de prix plancher pour ne pas vendre en dessous du prix de de reviens mais ça ne s'est pas fait hein donc les agriculteurs les paysans sont assez déçus et en colère de ça et puis on parle on parle souvent de l'agriculture française mais en fait il y a des agricultures français il y a les vins spiritueux qui gagnent beaucoup à exporter il y a les gros céréaliers qui gagnent beaucoup à exporter aussi puis il y a les éleveurs il y a beaucoup de filières d'élevage qu'on a perdu en France aujourd'hui hein il en reste quelques-unes mais elles sont aussi menacées d'extinction en France on a aussi des filières de de de maréchage et cetera qui elles sont beaucoup plus en difficulté donc le libre échange aussi fa des des gagnants et des perdants tout ça pour te poser la question en te demandant c'est quoi là l'enjeu central un peu comment sauver les agriculteurs français dans le sens où chacun va essayer d'avancer là dans dans cette mobilisation encore son narratif pour répondre à ses propres intérêts parce comme je disais il y a plusieurs plusieurs pendant il y a l'agriculture familiale et puis il y a aussi l'agroindustrie qui essaie de s'imisser dans la dans la colère des des éleveurs des paysans ouis il y a eu quand même une forte concentration au niveau de des exploitations agricoles qui a profiter au plus gros ces dernières années ceux qui étaient les plus productifs ont racheté les petits et ainsi de suite la la vraie question c'est de délimiter comme comme dans la question industrielle c'est de de délimiter l'espace et de ce qu'on veut faire en fait pendant très longtemps la mondialisation a profité à nos industries et à nos agriculteurs parce que nous étions en position de force et et et un certain nombre de gens l'ont défendu en disant nous allons inonder les pays du Sud de nos produits agricoles qui sont plus compétitifs parce qu'on les fait avec des machines alors que eux n'ont pas de machine donc c'est la cuueillette exagère mais c'est à peu près ça et et et nous avons dit nous allons vendre nos voitures à l'étranger nous allons profiter du marché indien chinois et cetera sauf que aujourd'hui c'est différent et à partir du moment où on se dit c'est différent parce que les les les pmergent fabriquent leurs voitures avec des avances technologiques parce que nous nous sommes restés dans la rente de situation et nous avons pay préféré payer des actionnaires plutôt qu'investir il faut faut le dire aussi la situation a changé donc il faut redéfinir ce que l'on veut et d'ailleurs il n'hésite pas à le faire les Indiens n'hésitent pas à le faire les Chinois n'hésitent pas à le faire ils sont en train de négocier leurs plan de relance les Américains n'hésitent pas à le faire donc nous il faut qu'on le fasse aussi après quelle est la délimitation de ça est-ce que c'est l'Europe est-ce que c'est la France c'est notre question mais il faut avantager enfin il faut réduire aujourd'hui il faut démondialiser faut réduire un petit peu l'espace et donc il faut que les productions changent elle ne peutvent plus être basé sur la compétitivité coût il faut qu'elle change voilà il faut changer vraiment toutes les échelles mais pour faire ça pour que ces changements soient engagés et ben il faut garantir des protections sinon les industriels vont pas le faire ils vont continuer à fermer ouvrir en Asie ils vont continuer à à les agriculteur a manifester mais il va falloir unent que la FNSEA même les les les on va dire les les syndicats les plus libéraux se disent que dans ce système là quoi qu'il arrive on sera perdant et les agriculteurs vont être perdants c'est sûr si on continue là-dedans quoi qu'il arrive donc qu'est-ce qu'on fait voilà on doit changer on doit changer d'échell on doit changer de système et c'est la base de ça ce sera les prémises d'une réflexion pour l'avenir mais mais cette réflexctionion là elle est même pas présente dans la tête d'un certain nombre de dirigeants peut y avoir un narratif aussi de mobilisation en s'attardant entre guillemets sur les détails les normes les trucs machin alors que les paysans quand on est sur le terrain quel que soit leur syndicat il nous parlent de revenus quoi il nous parlent de revenus de prix de revenus et de et de concurrence du fait qu'il qu'ils soit étouffé par la concurrence et bien sûr qu'il y a la question des normes peut-être fatiguante mais elle est d'autant plus fatiguante quand vous avez un problème de revenu et de concurrence et et et il faut bien être conscient aujourd'hui que les les asiatiques ou les américains ils servent leurs intérêts les intérêts de leur industrie les intérêts de de de de leur agriculture il y a des questions économiques mais aussi a des questions de sécurité de souveraineté il y a tout un tas de questions qui se mettent à côté il y a les questions géopolitiques parce qu'ils ne veulent pas être dépendant d'utre pays il y a les questions de sécurité il y a les questions de souveraineté a les questions économiques donc à côté de la seule question le profit et cetera il y a tout un tas d'autres questions qui sont qui sont pris en compte et que nous nous devrions prendre en compte à l'échelle française déjà et puis peut-être après si on arrive à se mettre d'accord un jour c'est pour ça qu'il faut pas compter trop sur l'Europe à l'échelle européenne entre ça et le sujet d'avant les échecs d'Emmanuel Macron se multiplient 6 ans presque jour pour jour après les gilets jaunes qu'est-ce que ça on ditf Macron c'est quelqu'un qui qui faisait confiance à la mondialisation à à la financierisation donc ça ne pouvait on ne pouvait arriver qu'à cela moi je je me souviens d'un livre que j'ai écrit en en 2015 qui est sorti en 2016 qui s'appelait introduction inquiète à la macroéconomie et qui expliquait ça qui expliquait que les inégalités allaient augmenté qui expliquait que il y a un certain nombre de personnes qui allaient être ouvert au vent de la mondialisation et que ça allait pas être quelque chose de nouveau mais quelque chose une continuité mais en pire c'est ce queon avait dit grosso modo avec mon coauteur Frédéric Farra ben finalement ça se vérifie ça se vérifie euh le quinena Macron a profité à certaines personnes mais il a profité à une minorité la grande majorité ben s'est vu exposer à beaucoup plus de risque aujourd'hui vous pouvez être licencié plus facilement puis quand vous êtes licencié vous avez moins de d'assurance chômage donc vous sortez des chires du chaômage d'ailleurs ça a été montré quand vous êtes un agriculteur vous êtes encore plus exposé à la mondialisation quand vous êtes un travailleur vous êtes encore plus exposé aux délocalisations enfin c'est pour la majorité de la population c'est une vie qui est beaucoup plus du bah les fameux 99 % pour faire référence à ta dernière BD merci exactement merci Thomas et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porsché j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite historique deux directs par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien et sachez qu'on est arrivé sur la plateforme Molotov vous pouvez aussi nous y regarder en plus de Free et notre chaîne YouTube la diffusion du média s'agrandit et c'est grâce à vous merci beaucoup et d'ailleurs on a ouvert une seconde chaîne Youtube pour vous informer encore plus pour vous y proposer nos replay ou encore des reportages au cœur des luttes n'hésitez pas à vous y abonner merci beaucoup pour votre soutien spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine [Musique]