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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 3 avril 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Le Grand Dossier - guerre des taxes : Trump seul contre tous|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 49 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que Donald Trump cible l'Union européenne dans son ensemble plutôt que des pays spécifiques ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les entreprises françaises peuvent réagir rapidement pour éviter ces droits de douane ?

  • 7:00RelanceÉludée

    Est-ce que Trump peut faire marche arrière sur ces décisions ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels secteurs français sont les plus menacés par ces droits de douane ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe doit riposter par des droits de douane ou par d'autres moyens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Donald TrumpFait
    « Mes chers Américains, c'est le jour de la libération, celui qu'on attendait depuis longtemps. »
  • 4:30Donald TrumpFait
    « L'Union européenne est dure, très dure, très très dure en matière de commerce. Je sais que vous pensez que l'Union européenne est amicale, mais elle nous arnaque. »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « La décision qui a été annoncée cette nuit est une décision brutale et infondée. »
  • 8:30Justine JankowskiFait
    « Ce qui domine ici aujourd'hui, c'est plutôt que c'est pire qu'attendu. »
  • Fait
    « on cherche actuellement d'avoir un mécanisme d'ajustement aux frontières sur le par exemple le prix du carbone »
  • Fait
    « si on les applique mal, on va générer des reposts des pays en bois de développement »
  • Chiffre
    « moi, je considère que pour la Chambre de commerce internationale, ça doit devenir un vrai lieu de réflexion avec une coalition de dans les 87 % qui ne sont pas liés au commerce aux États-Unis »
  • Fait
    « tous les 87 % de pays, et bien l'Union européenne doit jouer un rôle particulier parce que je dirais le libéralisme c'est quand même été au cœur des valeurs de l'Union européenne »
  • Fait
    « monsieur Trump, il risque de faire une vraie chose importante pour nous, c'est consolider la cohésion de l'Europe »
  • Fait
    « On le voit sur l'armement et je pense qu'on va le voir aussi dans ce domaine »
  • Fait
    « La bonne nouvelle c'est que l'Europe bouge. On l'a vu sur le plan automobile, un plan de sauvetage automobile sur l'acier également »
  • Fait
    « il y a des motifs à à moyen terme d'espoir dans ce domaine »
  • Fait
    « On peut espérer une réponse collective de de l'Union européenne »
  • Promesse
    « l'idée qu'il faut de plus en plus acheter européen le fameux Buy European Act »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous, soyez les bienvenues sur LCI. C'est l'heure de votre grand dossier. Coup de tonner pour l'économie mondiale.

Le président américain l'avait promis. Il impose des droits de douane au monde entier et on vous l'avait dit, personne n'est épargné. Pour Donald Trump, l'heure du renouveau de l'Amérique a sonné.

Mes chers Américains, c'est le jour de la libération, celui qu'on attendait depuis longtemps. Les États-Unis face au reste du monde. Voici ce que ça donne sur les cartes.

Taxe de 10 % pour tous les pays, tous. C'est tout ce que vous voyez en rose. Et pour certains, vous le voyez, le prix à payer est bien plus élevé. 20 % sur les produits européens, 34 % pour la Chine, 46 % pour le Vietnam. deux acteurs majeurs du monde économique, Bertrand Badray, ancien directeur général de la Banque Mondiale et Philippe Varin, président de la Chambre de commerce international et ancien directeur général de PSAJ Citroën seront nos invités.

Et en France, attention, ça va secouer ce matin. Nos producteurs sont inquiets. On va baisser nos ventes nous de 20 % et même les Américains n'auront pas forcément la capacité de l'acheter parce qu'il va devenir trop cher.

Seront- capable de faire face ? Comment trouver d'autres marchés ? Peut-on encore négocier avec les États-Unis ?

Est-ce nous répondrons à toutes ces questions dans le grand dossier. Partons à l'Élysée où c'est le branle bas de combat. Emmanuel Macron reçoit en urgence cet après-midi les filières les plus concernées.

Il faut agir et vite. La décision qui a été annoncée cette nuit est une décision brutale et infondée. Elle est infondée parce que on ne corrige pas des déséquilibres commerciaux en mettant des tarifs et les bases de la théorie économique montrent le contraire.

Et au fond, cette décision va toucher tous les secteurs pour nos économies. Et on retrouve sur place Bastien OG. Bonjour Bastien.

Vous êtes donc à l'Élysée, on le sait, la réunion est en ce moment en cours avec Emmanuel Macron. Oui, avec les différents effets de avec les représentants de ces différents secteurs de ces différentes filières aéronautique automobile agroalimentaires, industrie pharmaceutique aussi pour ne citer que ces secteurs et vous l'avez entendu he Emmanuel Macron qui devant les caméras a appelé à l'unité en quelque sorte à ne pas jouer le chacun pour soi. message adressé à la fois aux États et aux entreprises aux États parce que il peut y avoir évidemment des différents intérêts, des intérêts divergents et que il faut pour que la Commission européenne reposte et annonce des droits de douan en réponse aux États-Unis et bien il faut que tout cela soit validé par les Étatsmembres de l'Union européenne.

Appelle à l'unité aussi adressé donc aux entreprises. En gros, le président de la République leur a demandé de ne pas jouer chacun sa carte, de ne pas essayer chacun de tirer son épingle du jeu auprès des États-Unis. Il a même demandé aux entreprises qui investissent aux États-Unis de suspendre leurs investissements dans quelques semaines.

Sera-t-il entendu ou pas ? L'objectif est ambitieux. On verra.

Mais en tout cas, c'est vrai que les intérêts ne sont pas toujours les mêmes. On l'a entendu quelques interlocuteurs qui sont venus à notre micro avant d'entrer dans cette réunion. Il y a à la fois une demande de repost mais aussi une inquiétude sur le risque ferait pesé y compris pour elle une surenchère commerciale.

Emmanuel Macron voulait donc convaincre aujourd'hui qu'il est de l'intérêt de tous de reposter. Sachant que l'objectif de la Commission européenne et bien c'est de brandir cette menace notamment de taxe par exemple sur les géants du numérique américain avec l'espoir que cela fasse reculer Donald Trump qu'il s'engage dans une négociation. Merci beaucoup Bastien avec Olivier Martin pour en parler qui est sur ce plateau.

Ellisabeth chez Varcella. Bonsoir Ellisabeth. Bonsoir Émilie.

Merci d'être avec nous. Franco-américaine, maîtresse de conférence, directrice du programme politique et relations internationales à l'université de Tour. Claire Fournier, bonsoir.

Bonsoir. Éditorialiste économie LCI. On vous a appelé à la rescousse pour combler pour combler les lacunes économique de Grégory Philips qui n'y connait rien.

Franchement, je vous fais une confiance absolue sur ces dossier là. Grégory Philips, j'espère que vous êtes quand même content d'être avec nous. J'essaierai d'apporter ma pierre l' Vous êtes rédacteur en chef international LCI, ancien correspondant à Washington et évidemment très au fait sur notre économie en France et et à l'étranger.

Et on est aussi avec Bertrand Badray. Bonsoir. Merci d'être notre invité dans le grand dossier.

J'espère que je vous ai pas fait peur avec mes présentations. Ancien directeur général et directeur financier de la Banque mondiale. On est ravi de vous avoir avec nous.

D'abord peut-être une une première réaction de Donald Trump. Elle date d'il y a seulement quelques heures. Regardez ce qu'il a posté sur son réseau social.

L'opération est terminée. Le malade a survécu et est en voie de guérison. On estime qu'il sera bien plus fort, plus grand, meilleur et plus résistant que jamais.

Redonnons à l'Amérique sa grandeur. On n'est jamais déçu par Donald Trump. Ellisabeth, Donald Trump n'est que surprise après surprise à chaque jour une annonce surtout si pour ceux qui l'ont regardé hier soir des annonces en grande pompe.

Mais là sur cette sur cette dernière déclaration, il dit quand même que bah que évidemment le patient, le malade c'était les États-Unis. Bon, lui c'était les États-Unis. Je pense qu'il n'a pas eu beaucoup de cours d'économie et n'a pas regardé bien les chiffres parce que c'était absolument l'opposé.

On sait que au contraire, l'administration Biden avait laissé un Amérique plutôt en bonne santé économique malgré ce que un certain nombre de personnes pensaient au niveau de l'électorat. Donc là, il va euh surtout faire souffrir les Américains euh ceux qui ont voté pour lui. On va écouter Donald Trump cette fois qui hier soir avait promis une cérémonie incroyable à la Maison Blanche.

Elle a été surréaliste. Écoutez-le lorsqu'il renverse la table de l'économie [Musique] mondiale. Mesdames et messieurs, le président des États-Unis [Musique] d'Amérique, Mes chers Américains, c'est le jour de la libération, celui qu'on attendait depuis longtemps. d' avril 2025 sera jamais gravé dans les mémoires comme le jour de la renaissance de l'industrie américaine, le jour de la reconquête du destin de l'Amérique et le jour où nous avons commencé à rendre sa richesse à l'Amérique, une très grande richesse.

Si vous regardez, la Chine est au premier rang et elle nous taxe à 67 %. C'est le tarif appliqué aux États-Unis. Donc pour 67 %, nous allons appliquer un droit de douane réciproque réduit de 34 %.

Il nous taxe, nous les taxons. L'Union européenne est dure, très dure, très très dure en matière de commerce. Je sais que vous pensez que l'Union européenne est amicale, mais elle nous arnaque.

C'est tellement triste à voir et tellement pathétique de sa part. 39 %, nous allons leur faire payer 20 %. [Musique] [Applaudissements] Bertrand Badré, vous avez regardé tout comme nous cet extrait de la déclaration de Donald Trump.

Vous étiez dans quel état hier soir ? J'imagine que vous l'avez regardé en direct. Est-ce que vous étiez sidéré ?

Alors, je l'ai pas regardé en direct parce que j'étais dans un avion vers l'Afrique et effectivement, on est très sensible aux réactions des pays européens. Mais ce qui est aussi fascinant, c'est de voir que dans la liste des pays taxés, il y a toute une série de pays. Euh, vous avez mis sur votre écran le Vietnam, le Cambodge, de Laos par exemple, enfin qui sont ils sont même plus idéérés.

Ils ont un coup de marteau sur la tête et ils savent plus à quelouer. C'est c'était cette date du 2 avril que Trump veut historique. Je crains qu'elle rentre dans l'histoire.

Donc comme disait Roosevelt à propos de Perlarbourg comme une date d'infamie. Enfin c'est vraiment une trahison de toute une série d'idéaux. C'est une trahison brutale euh et qui qui a des répercussions sur l'ensemble de la planète dans des proportions dont on prend encore mal la mesure.

Enfin, c'est pour moi aussi important que dans l'autre sens c'était les accords de Breton Hoods en 44 ou les accords du Gat en 47. C'est c'est une date qui qui renverse un siècle d'évolution de manière extrêmement brutale avec une approche assez assez simpliste. Enfin quand on regarde comment sont calculés les taux appliqués à des pays comme le Cambodge, on regarde le en gros le déficit commercial rapporté au commerce.

Mais évidemment, les Américains exportent très peu de choses au Cambodge puis ils exportent plutôt des produits à haute valeur ajoutée qui est pas forcément ce qu'importe le Cambodge qui lui exporte des produits agricoles. Et donc mécaniquement, la formule aboutit à des taux de 50 % pour des pays comme comme ces pays-là. Donc on rentre dans un univers qui est tout à fait différent de tout ce qu'on a connu où effectivement il va falloir très très rapidement euh bah qu'on revoit notre manière de faire.

Et ce qui est terrible c'est que revoyant notre moyen de faire, on rentre dans le jeu et et d'une certaine manière on accentue parce que c'est ce qu'il faut faire. Malheureusement, on accentue le problème créé par Trump. H évidemment, on s'interrogera un peu plus longuement sur les nos moyens de réagir face au droits de douane.

Euh pendant sa prise de parole, je voudrais qu'on s'arrête sur une image. Il a brandi un tableau pour détailler l'étendue des tarifs doués. Alors ça c'est très à la mode.

Les chefs d'état adorent montrer des graphes, des tableaux, des cartes. Là en l'occurrence, c'était pour pour les tarifs doués. Regardez la colonne de gauche, c'était les pays.

Au centre, ce que les pays imposent aux États-Unis version Donald Trump parce que je vous vois faire un nom euh Claire Fournier et à droite les nouveaux droits de douanes imposés par les États-Unis. Alors, il y avait beaucoup d'abration. Il y a une grosse entoureloupe sur ces chiffres surtout hein, parce que lorsque l'on voit 67 % de droit de douane imposé par la Chine aux États-Unis ou 39 % imposés par l'Union européenne, c'est absolument faux. euh ce qui a été euh calculé par l'administration Trô pour faire plaisir à son président et puis donner un semblant de de fonds scientifiques aussi hein euh euh à tous ces ces tarifs qui ont été imposés au monde entier.

C'est une formule mathématique, c'est-à-dire queon a calculé grosso modo le déficit commercial sur les importations américaines divisé par 2. Difficile à comprendre mais c'est ce qui donne euh ces taux euh dans la colonne de droite. Là c'est euh ces chiffres dans la colonne euh jaune.

Euh ça ne reflète absolument pas les droits de douanes qui sont imposés par ces pays-là. Par exemple, l'Union européenne est loin d'imposer 39 % sur les marchandises américaines. Un impose en moyenne 5 %.

Ça peut aller jusqu'à 10 % allz pour certaines voitures euh euh américaines. Euh donc vous voyez bien qu'il y a une entoureloupe euh qui était faite pour euh bah justifier euh l'énormité de tous ces droits de imposés à des pays qui sont souvent des alliés. D'ailleurs, vous pour vous c'est un tableau complètement invraisemblable.

On on va aller à Washington pour retrouver notre correspondante sur place, Justine Jankowski. Bonsoir Justine. On sait que le monde entier a été sidéré en entendant les dernières déclarations de Donald Trump, mais est-ce que c'est aussi le cas aux États-Unis ?

Est-ce que les Américains ont plutôt confiance en Donald Trump ou alors ils sont inquiets pour leur avenir ? La sidération, le mot est un peu fort parce que vous savez ici aux États-Unis euh beaucoup d'Américains vivaient déjà dans la crainte hein de depuis plusieurs semaines de voir arriver ses droits de douane. Il ne savaient juste pas à quelle hauteur.

Et en fait ce qui domine ici aujourd'hui, c'est plutôt que c'est pire qu'attendu. Il y a un homme d'affaires américain qui résume ça dans la presse en disant "C'est pire que le pire scénario envisagé." Et on voit ça aussi du côté des banques, hein.

Plusieurs grandes banques américaines ont dit que désormais le risque de récession était grand et aussi du côté des bourses, les bourses qui s'effondrent et surtout l'action plus spécifiquement de certaines chaînes de supermarchés qui vous savez en fait comptent beaucoup sur les importations de produits chinois. des produits que Donald Trump a annoncé taxer énormément 34 % en plus des taxes de 20 % qui étaient déjà appliquées. Du côté des Américains, c'est ce que je vous disais, ceux qui craignaient de voir ses droits de douanes arriver, et ben ils se sont préparés comme ils pouvaient.

Hier, on parlait avec plusieurs concessionnaires automobiles autour de Washington qui nous disaient qu'ils avaient vu beaucoup de clients arriver précipitamment pour acheter des voitures neuves très vite avant que la taxe des 25 % sur les véhicules importés n'arrive. Elle a été mise en place aujourd'hui. Merci beaucoup Justine Jankovski.

Grégory Philips, vous avez aussi été correspondant aux États-Unis. D'après vous, est-ce que ça peut très vite se retourner contre Donald Trump ? C'est c'est un paris très risqué là.

Ah oui oui. Euh vous citiziez le message de Trump tout à l'heure sur Tru Social, du docteur Trump quiit le diagnostic du patient. Si j'étais malade, je suis pas sûr que je lui ferait vraiment confiance parce que euh le malade certes est encore vivant mais je suis pas sûr qu'il soit de main plus fort et plus énergique comme nous le promet le le bon docteur Trump.

Regardez un signe. Euh Justine évoquait les bourses, l'inquiétude d'une récession. Stellantis, le constructeur européen annonce il y a quelques minutes la suppression temporaire de 900 emplois dans les cinq usines que le groupe euh possède aux États-Unis.

Vous voyez la conséquence directe. Hier à la Maison Blanche sur les images que vous avez diffusé, il y avait des euh des ouvriers du secteur automobile notamment euh de D3. Euh bah là vous avez 900 ouvriers automobiles qui vont perdre leur emploi pour une durée indéterminée.

Première conséquence. 2è conséquence, là ce sont les démocrates euh qui ont mis ça sur la table. Euh ils estiment que pour chaque foyer américain, ça va le ça va leur coûter en gros 5 à 6000 dollars de plus par an.

Alors c'est une estimation et on a les chiffres justement. On montrera toutes ces déclarations des députés. Estantis, vous avez raison, il lancera question dans un instant avec l'ancien directeur général de PSAP J Citroën.

Ce que je voulais vous dire c'est que déjà les répercussions elles sont là enfin et encore on attend la réaction évidemment des des pays visés qui vont sans doute ne pas se laisser faire. Alors justement, on va s'intéresser à ces pays visés. Qui sont les victimes de Donald Trump ?

Qui subit euh de plein fouet ces nouveaux droits de douan américain ? On va voir c'est à ce moment-là que j'ai besoin de vous, Claire Fournier. Surtout surtout restez bien avec nous parce que si on a juste Grégor Philips, vous l'avez bien compris, ça être compliqué.

Pardon, on vous adore Grégory. Donc voyons ça en carte. Euh les États-Unis sont donc en vert et on l'a appris, tous les pays sont concernés par ces nouvelles taxes.

Personne n'est épargné. Il a annoncé des taxes de 10 % au monde entier. Donc ce sont tous les pays qui sont en rose sur cette carte.

Exactement. 10 % euh c'est le tarif minimum pour effectivement tous les pays mondiaux minimum hein. Alors ça touche par exemple la Grande-Bretagne, ça touche l'Australie également et on voit que ça impacte des pays qui sont traditionnellement des pays alliés. l'Afrique du Sud, 30 % de droits de douanes supplémentaires.

Euh ce que l'on voit alors l'Union européenne évidemment 20 %. Je vous disais tout à l'heure que c'est pas vraiment à la tête du client hein, c'est une formule mathématique qui a été ressortie et qui fait que donc avec le différentiel de déficit commercial entre ces régions du monde, en appliquant cette formule mathématique, on obtient des droits de douanes par pays ou par région. Ce que le constate, vous l'avez dit, ce sont les pays asiatiques qui sont les plus impactés.

C'est là où il y a énormément de délocalisation américaine. Donc ça ça veut dire quoi ? Ça veut dire impact sur ceux qui importent de l'Asie he y compris aux États-Unis.

Par exemple Apple se casse la figure littéralement aujourd'hui parce que quasiment rien n'est fait sur le territoire américain. Vous disiez aucun pay Ouais. aucun pays épargné.

Alors juste la Russie et la Corée du Nord parce qu'ils sont pas considérés comme des partenaires commerciaux. Donc ça ça a été un peu bizarre. et puis Mexique et Canada qui eux sont traités un peu à part et qui ont à qui on a déjà annoncé la hausse de douane de ça c'était pas vraiment une surprise.

Alors euh on va le voir sur l'autre carte. Alors d'abord on voit déjà quand on prend un petit peu de distance qu'il y a quand même trois marchés qui s'affrontent. Il y a le marché américain de celui de l'Union européenne et de la Chine.

Si on commence par le marché chinois, regardez la Chine qui va subir en tout 54 % de droits de douane, ce qui est considérable. Exactement. C'était déjà 20 % qui était imposé aux importations chines.

En fait, on compte déjà ce qui était déjà imposé. Voilà, 20 % initialement plus annoncé, ça vous fait 54 % de droits de douane. Alors, pourquoi c'est la Chine qui paye le le plus lourd tribut quasiment hein ?

Bah parce que le déficit commercial entre la Chine et les États-Unis en défaveur des États-Unis, c'est 300 milliards de dollars. Ça ça a le don d'exaspérer Donald Trump. Alors, est-ce que ça veut dire que c'est la fin des échanges entre les États-Unis et la Chine ?

Alors, quand vous avez des droits douanes de 54 %, il faut le dire très concrètement, c'est un produit chinois qui est vendu 100 dollars aux États-Unis, il passe à 150 dollars. Donc effectivement, qu'est-ce que ça risque de de d'avoir comme conséquence ? Bah, le consommateur américain, il va plus vouloir de ce produit chinois.

Donc premièrement, la Chine va essayer de rerouter ce produit vers d'autres régions. Donc ça, ça concerne l'Europe. Par exemple, les voitures chinoises, elles risquent de déferler chez nous.

Et puis ça veut dire aussi qu'il faut que aux États-Unis, il y ait des capacités de produire des smartphones, des jouets en plastique et cetera. toutes ces choses qu'elles avaient délocalisé les entreprises américaines en Asie, ça va pas se euh substituer du jour au lendemain. Donc impact immédiat des prix en hausse pour les consommateurs américains.

Alors, je voudrais qu'on s'arrête sur l'Union européenne. Cette fois, Donald Trump a a sorti un chiffre, nous qui nous semble assez invraisemblable, c'est que l'Union européenne taxerait les États-Unis à 39 %. État qui sort ce chiffre.

Alors effectivement donc euh le la l'argumentation pour dire "On va faire 20 % de droits de douane sur l'Union européenne en étant gentil, hein, c'est ce qu'a dit Donald Trump, c'est parce que eux nous taxent à hauteur de 39 %." Euh c'est totalement faux en fait, c'est toujours cette formule mathématique qui a été appliquée plus la TVA qui aé aussi été euh inclus la TVA européenne euh dans ces 39 % qui sont totalement fantaisistes. Donc vous divisez par de selon la formule mathématique, vous obtenez des droits de douanes de 20 %.

Euh alors ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il nous prend dans une totalité, c'est-à-dire sans faire de distinction entre des pays comme la France où on n' pas un déficit commercial très important. Oui, c'est-à-dire qu'il aurait pu être un peu plus dur avec les Allemands notamment parce que les États-Unis sont déficitaires de 84 milliards de dollars avec l'Allemagne et seulement 16 milliards avec nous. Il y a effectivement beaucoup de de voitures allemandes par exemple aux États-Unis, ce qui n'est pas le cas de de pour les voitures françaises.

Donc effectivement, il aurait pu davantage taxer l'Allemagne, mais non, il a décidé de de nous prendre comme un tout l'Union européenne. Alors que encore une fois, nous ce qu'on impose comme droit de douane aux États-Unis en moyenne c'est 4 %. Donc, vous voyez que c'est totalement disproportionné par rapport aux 20 % qui sont mentionnés.

Oui, merci beaucoup Claire Fournier pour toutes ces explications. C'était très précieux de vous de vous avoir avec nous. Bertrand Badré, j'imagine que vous avez entendu toutes ces explications avec Claire Fournier.

Comment vous expliquez que qu'on ne soit pas mieux l'auti que que l'Allemagne notamment ? Pourquoi est-ce que Donald Trump a pris l'Union européenne dans son ensemble ? Ah ben je pense qu'il a il a une obsession sur l'Union européenne.

Alors après il va distinguer les vins français, les voitures allemandes et cetera, mais il répète en boucle depuis des années et singulièrement depuis sa réélection que l'Europe l'Union européenne a été créée pour Scroud US. Je sais pas comment traduire en français pour abuser des États-Unis et donc ce côté la Chine, l'Union européenne, c'est plus facile à vendre. et et et c'est vrai que ce faisant euh il il précipite le monde dans une dans le 3e grand choc après la crise financière de 2007 et la crise du Covid, on rentre dans une nouvelle période très très difficile à anticiper mais qui ne peut pas être positive.

Je ne vois aucun scénario positif à court ou moyen terme après ce qui s'est passé hier soir. Hm. Alors, vous parliez d'abration Claire Fournier, on en a d'autres. regarder notamment quand on regarde Saint-Pierre et et Miclon, on le rappelle Archibel français qui se situe à l'est du Canada qui serait taxé à 50 % mais enfin que comment est-ce qu'il fait ses calculs Grégoryi Philips ?

En fait, depuis hier soir, je n'arrive pas à m'expliquer ces incongruités. C'est que bah on est rassuré parce que nous-même on y compris rien. C'est Saint-Pierre et Mclelon, la Réunion, la Guyane, on a parlé aussi évidemment de ces îles Earth and McDonald's habité uniquement par des pingouins.

Je n'arrive pas à comprendre à quel moment un conseiller de la Maison Blanche dit au président Trump, "Tenez dans votre liste de 60, mettez donc ces territoires là." Je sais pas clair si si pas parce qu'il a pris sa formule mathématique et qu'il a vu que Saint-Pierre et Micelon par exemple exportait vers les États-Unis alors des crustacés des molus des homm et une toute petite partie de de pièces détachées automobile c'est rien he je crois que en tout ça équivaut à 5 millions de dollars on est vraiment sur un partenaire commercial qui est microscopique mais seulement vous appliquez la formule mathématique que je vous ai expliqué tout à l'heure et ben ça comme il y a pas de d'achat de Saint-Pierre et Miclon en provenance des États-Unis qui est extrêmement en défaveur de Saint-Pierre Miclon qui se voit taxé à hauteur de et vous avez vous vous avez raison de le dire justement Grégor Philips justement vous vouliez les voir on est allé on a fait un reportage sur les habitants des îles heures des McDonald's regardez on est allé leur poser la question c'est vrai que vous le disiez il y a pas d'humain il y a des pingouins. Ellisabeth Chepardsellam vont-ils faire pour exporter leurs produits aux États-Unis ça va être très difficile pour les pingouins.

C'est aussi mignon que en fait c'est vrai que ça ça fait sourire mais en fait qu'est-ce qui lui qu'est-ce qu' lui a pris ? Mais en fait, je pense qu'il y a deux choses. au-delà de appliquer bêtement un une formule qui est discutable déjà sur sur le fond, ils ont aussi une notion de géographie qui est assez mauvaise parce que si on regarde sur la liste, il y a des partis enfin je pense à Guadeloupe et Martinique qui sont sur la liste quand même qui font partie de l'Union européenne mais les Américains bah de finance ne comprend pas et je pense qu' on on bute aussi je ne sais pas quels sont les conseillers qui l'ont fait mais on a l'impression plutôt c'était fait par une stagiaire probablement lycéen parce que mes étudiants auraient faire la différence qui juste a fait ça pour faire du show.

C'était du théâtre plus que du fond. Ouais. Euh mais il est mal il est mal conseillé Grégory Philips.

Écoutez où est-ce qu'il où est-ce qu'il part peut-être baissé dans d'autres dossiers on a vu et je veux pas faire de l'anti Trump primaire mais on a vu dans d'autres dossiers par exemple dans le signal gate l'amateurisme de cette administration. Là, sur les questions économiques, on voit qu'effectivement il y a des raisonnements et des développements qui ne sont pas scientifiques et qui ne sont pas mathématique. Donc qui euh a rédigé ce tableau ?

Je suis évidemment incapable de vous le dire. Moi la la question que je me pose et peut-être que Bertrand Badré, s'il est encore là, peut nous il nous éclairera une autre fois parce que malheureusement c'est la fin de cette première partie. Pardon mais juste la question que je me pose et peut-être qu'on on peut venir plus tard, c'est est-ce que finalement Trump peut faire marche arrière ?

Est-ce que c'était un un un une opération théâtrale de communication hier soir et est-ce qu'il peut changer d'avis ? Et bien on répondra à cette question sans Bertrand Badré. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans ce grand dossier.

On va marquer une petite pause. On accueille également Philippe Varin. Bonsoir.

Merci d'être avec nous. Et vous êtes le président de la chambre internationale de commerce, ancien directeur général de PSA Peugeot Citroën. On va s'intéresser notamment à ce que vous avez dit dans les échos hier.

C'était extrêmement intéressant. vous aviez tout vu avant tout le monde et vous disiez "On va entrer dans un autre monde. On vous fera réagir dans un tout petit instant mais vous persistez, vous signez aujourd'hui." En effet.

Et bien, vous pourrez vous pourrez développer votre réaction dans un tout petit instant. Restez avec nous sur LCI. [Musique] [Musique] C'est un coup de tonner pour l'économie mondiale.

Bonsoir, soyez les bienvenus sur LCI. C'est la suite de votre grand dossier. Donald Trump l'avait promis.

Il impose des droits de douane au monde entier. Taxe de 10 % pour tous les pays, tous. 20 % sur les produits européens, 34 % pour la Chine, 46 pour le Vietnam.

Quelle conséquence pour la France précisément ? On parlera dans un instant de nos entreprises et du secteur automobile avec notre invité Philippe Varin. Bonsoir, on est ravi de vous avoir sur ce plateau.

Président de la Chambre internationale de commerce, ancien directeur général de PSA, Peugeot Citroën. On a plein de questions à vous poser, mais ça ce sera dans un instant. D'abord, c'est l'essentiel de l'actualité.

En France, c'est les mots de Donald Trump nous inquiète. On prend la direction de l'Élysée où Emmanuel Macron reçoit en ce moment même en urgence les filières les plus concernées. Il faut agir et vite.

Il est entouré en ce moment même du premier ministre François Baou et d'autres ministres sont également présents. Dans l'actualité également, cette école maternelle de Saint-Touin doit-elle déménager ? Située sur un point de en saine Saint-Denis, les parents à bout sont appelés à voter pour ou contre son déménagement.

La situation est devenue presque incontrôlable dans cet établissement et puis à 3 jours du meeting de Marine Le Pen et alors que son parti est en ordre de bataille, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national et notre invité sur LCI ce soir, il répondra à toutes les questions de David Pujadas. Notez bien le rendez-vous 20h45 en direct sur LCI. Donald Trump renverse donc la table.

C'est un séisme pour l'économie mondiale mais aussi pour la France. Accrochez-vous, ça va secouer. C'est ce que dit le Premier ministre ce matin.

C'est une cette décision est une catastrophe pour le monde de l'économie. C'est une immense difficulté pour l'Europe. Je crois que c'est aussi une catastrophe pour les États-Unis et pour les citoyens américains.

Alors, ça ouvre un temps d'incertitude qui remet en cause ce que nous avons mis tant de temps à construire et qui remet en cause notre économie et la société française toute entière. C'est ce sont des temps graves dans lesquels nous sommes entrés. H Philippe Varin dans les colonnes des échos hier, voici ce que vous dites, on a isolé l'une de vos déclarations.

Si l'administration américaine décide d'appliquer des tarifs doués réciproques, nous rentrerons dans un autre monde où les risques de récession seront loin d'être négligeables. Ça c'était même avant la déclaration de Donald Trump. Cet autre monde finalement, maintenant qu'on se réveille après le discours de Donald Trump, est-ce qu'il vous effrait ?

C'est évidemment évidemment un choc he c'est un choc puisque on n jamais vu cette cette situation des droits de douane. Enfin, on a jamais vu même en 1930, vous savez, il y a une première une première salle avec ce qu'on appelait la loi SM aux États-Unis. Euh, on n'est jamais arrivé à ce niveau-là.

Bon, donc le sujet maintenant, c'est de savoir si on va basculer sur une crise systémique et là, ça peut être effectivement de de très grande ampleur ou non. mais sur l'impact économique de cette de manière tout à fait factuelle de ce de cette cette jour de la libération hein ou de l'inflation peut-être, je sais pas probablement d'ailleurs. Euh il y a plusieurs sujets.

Les investisseurs aujourd'hui ont face à un vrai problème de confiance, c'est-à-dire que si on peut pas avoir un un avenir prévisible, pas stable et cetera, on arrête d'investir sur les opérations. On a des surcouts évidents puisque sur toutes les chaînes d'approvisionnement, il faut jongler, on ne sait pas quels vont être les tarifs demain et cetera. Donc on crée des stocks, c'est une énorme perturbation et on ne sait pas quelle stratégie on va adopter si on a je dirais exporter aux États-Unis.

Une des stratégies c'est de monter les prix forcément puisque onir des tarifs qui font monter les prix c'est pas c'est pas la seule on va faire des choses ailleurs, changer les chaînes d'approvisionnement. Donc il y a un problème de d'opération. Puis globalement on va avoir un sujet inflation.

Alors on sait pas encore combien. On avait des chiffres avant les annonce que pour un ménage américain de toute façon ce serait 2000 dollars en plus mais on peut monter jusqu'à 3 4000 en fonction de ce qui a été décidé hier. On n pas refait tous les calculs mais c'est c'est énorme.

Ça veut dire que de toute façon en terme d'impact d'inflation aux États-Unis c'est au moins un point de plus de toute façon. Donc si on met tout ça bout à bout bien donc on a un impact économique colossal et la question c'est voir comment on va devoir réagir h et là je dirais la tendance je dirais un peu naturelle c'est de dire on va réagir on va riposter avec des droits de douan ce qui du point de vue là je parle en tant que président de la chambre de commerce international ce qui peut être discutable non pas le fait qu'on reposte puisque de toute façon on a un préjudice, donc c'est logique que l'on riposte. Mais faut-il riposter par des tarifs douignés ou faut-il riposter par d'autres éléments dans la relation qu'on a avec les États-Unis ?

Et je crois que alors là, c'est un un sujet secteur par secteur mais qui sur lequel il faut bien réfléchir parce que si on si on décide de surenchérir et que Trump aurait enchéri à ce moment-là, il y a il y a plus de limite. Oui. Vous vous parliez justement de de cette de ce moment d'incertitude.

C'est ça aussi qui est primordial. Clair Fournier, François Bairou le disait aussi, il va y avoir un moment de flottement où justement il va y avoir une grande perte de confiance. Il y a un moment de flottement effectivement, une grande instabilité sur quel tarif, quand et cetera.

Donc ça pour les entreprises notamment françaises qui sont déjà depuis plusieurs mois dans l'incertitude fiscale, dans l'incertitude politique et cetera, c'est vraiment pas une bonne nouvelle. Euh moi, j'aimerais profiter de votre expérience, Philippe Varin, comme euh patron d'un grand groupe automobile. On sait que le paris à long terme de Donald Trump, c'est la relocalisation, la réindustrialisation.

Euh un constructeur automobile européen français euh est-ce qu'il peut décider comme ça en 6 mois euh d'aller s'installer aux États-Unis euh pour éviter justement ses droits de douane ? À mon avis, ça ne se fait pas comme ça. Je pense que c'est ce que vous allez confirmer.

La réponse est non. Euh et d'ailleurs aujourd'hui il y a encore il y a plein emploi aux États-Unis. Donc c'est pas facile de se redévelopper, de recréer des emplois et cetera, mais dans ce dans cet environnement de non visibilité, investir c'est un énorme paris.

Bon et d'ailleurs vous avez vu aujourd'hui la décision de de Stellantis H de réduire sa voilure aux États-Unis. Donc ça prouve bien que il y a il y a une réponse pour le moment. Très clair.

Oui, justement, on va s'intéresser à à à cette stentis puisqu'on on on se demandait voilà si on va entrer aussi dans un autre monde pour le secteur automobile. On le rappelle, vous avez quitté euh PSA Peugeot Citroën en 2014 et en janvier 2011 le groupe parce que ça peut être un peu compliqué dans certains esprits mais le groupe a fusionné avec l'américain et Chrisler pour former un super groupe francoaméricain Stellentis avec 14 marques en tout. Donc il y a notamment Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep et on a choisi de prendre cet exemple pour que ce soit bien concret pour nos téléspectateurs.

Regardez, Stellentiste est plutôt à à pas mal d'entreprises aux États-Unis donc, mais au Canada notamment, il y a trois usines d'assemblage. Au Mexique, il y a deux usines d'assemblage et on se rend compte que quand on regarde notamment les chiffres du du de Stellentis, 40 % des voitures de Stellantis sont produites au Canada et au Mexique. Ça veut dire que ça va devenir extrêmement compliqué pour pour le secteur de l'automobile.

Mais vous avez vu et ça fait partie de de l'équation actuelle, c'est que le président Trump a décidé pour le moment de ne pas en ajouter une couche sur le Mexique et et le Canada. Oui. H donc euh vous avez vu aussi que lors de ces premières idées euh il a été capable en une journée de revenir sur des décision qui avaient été prise sous la pression très forte des constructeurs automobiles américains.

Ce ce qui montre que euh ce qui me paraît important aujourd'hui, c'est de voir comment on peut négocier, hein, parce que sous pression, la possibilité existe encore d'avoir un certain nombre d'amendements par rapport à ce qui a été annoncé. Et quand vous voyez les chiffres absolument euh colossaux, vous avez cité sur la sur la Chine, on dit 34 % mais en réalité c'est 54 % puisque c'est 34 % qui s'agit s'ajoutent à 20 % qui existent déjà. Donc bon, même chose sur le Vietnam et sur tous les pays en voie de développement, ça je veux dire que les les conséquences vont être pour un certain nombre de pays des impossibilités et des impacts économiques colossaux.

Est-ce que le challenge Elizabeth Chebaram n'est pas trop élevé pour Donald Trump ? En tout cas sur le court terme parce qu'en gros il veut toutes les industries chez lui, il veut aussi toutes les pièces détachées puisqu'on sait que de nombreuses pièces détachées sont fabriquées dans d'autres continents et notamment en Asie. Tout à fait. beaucoup de produits, enfin beaucoup de pièces détachées qui sont clairement nécessaires pour l'économie américaine et l'industrie américaine sont produits à l'étranger.

Alors, il veut aller trop vite très clairement, on peut pas que ça soit dans l'automobile ou dans d'autres industries créer de toutes pièces des usines du jour au lendemain. Mais ce qui est intéressant c'est que effectivement il sur le courte des moyen terme, il va avoir énormément de problèmes. On a parlé de l'inflation.

Il faut pas oublier que beaucoup des gens qui ont voté pour lui justement c'était pour contrer l'inflation. Et aujourd'hui, il annonce euh enfin il annonce non il ne le dit pas clairement mais ça va être un des effets très certainement et il va avoir des problèmes en interne avec des élections de mi-mandat qui arrivent. Oui, Philippe Barin vouliz juste ajouter Oui, mais juste un non un point de vue au-delà de de l'automobile dans dans mes capacités actuelles de président de la chambre de commerce international sur sur ces sujets.

Euh quelque part, il faut dans ce moment de tsunami être capable aussi de prendre, il faut garder son calme parce que je pense qu'il y a des som de réactions qui vont avoir lieu. Et si on regarde la situation un peu froidement, bon, d'abord un, la fragmentation du monde sur le plan commercial, elle existe déjà. C'est un mouvement qui a commencé en 2008 au moment de la crise financière, pas même avant.

Et si on regarde ce qui se passait l'année dernière, il y avait 3000 barrières commerciales dans le monde. 3000. Alors, ça dit peut-être rien. 3000.

Alors, les barrières commerciales, c'est les subventions, c'est les restrictions, l'export de matériaux critiques et cetera. mais c'était 600 il y a 5 ans. Donc on est déjà dans une pente énorme de fragmentation et malgré toutes ces affaires qui sont pas forcément en en ligne avec les règles de l'OMC et bien l'année dernière le commerce mondial il a cru de 2,6 2,6 ou 2,7 %.

Et puis si on regarde ce qui se passe sur le la part des États-Unis dans le commerce mondial, c'est 13 %. C'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui, au moment où on parle, il y a 87 % du monde qui continue à commercer en suivant plus ou moins bien, on le voit, mais les règles de l'OMC. Donc on a un énorme enjeu euh qui est de ne pas on va effectivement devoir résoudre le problème avec les États-Unis, ça vait des accords bilatéraux, ça avait des négociations et cetera.

Mais ne pas perdre de vue que derrière tout ça, l'énorme enjeu, c'est le maintien d'un multilatéralisme qui aujourd'hui a pris un très un très gros coup. Et il s'agit par exemple de ne pas supprimer l'OMC parce que ça peut-être aussi un objectif. Si l'OMC venait à disparaître aujourd'hui, bon d'une part, il continue à régir 87 % du commerce.

Mais ce qui est encore plus grave, c'est que les pays en voie de développement perdraient instantanément 5 % de leur PIB, leur produit intérieur brut. Il perdrait 30 à 50 % de leurs flux commerciaux. Donc il faut arriver à préserver dans ce moment pour négocier, essayer de sortir après de tout cela par des accords bilatéraux ou même sectoriel parce qu'il y aura des sujets automobiles, cosmétiques et cetera mais en même temps se préparer à revitaliser le multilatéralisme parce que c'est dans les moments de crise qu'on peut trouver des coalitions comme on dit en anglais coalition of the willing, c'est-à-dire coalition de volontaires qui sont prêts à réfléchir.

Et je dois dire que en tant que président de la Chambre de commerce internationale, nous représentons l'ensemble des entreprises dans le monde. On a avec notre réseau 45 millions, même plus 95 millions pardon d'entreprises et nous avons on est présent dans 170 pays. On a un siège aux Nations- Unies.

Donc notre rôle en tant que président cette organisation qui représente des entreprises qui est d'une organisation internationale basée à Paris, ce qu'on sait pas suffisamment avec 300 personnes, il y a la cour d'arbitrage et cetera. Et bien notre responsabilité c'est de commencer à réfléchir à ce que sera le nouveau multilatéralisme. Il faut qu'aujourd'hui dans ce monde les entreprises s'expriment et disent ce qu'il convient de faire.

Après, c'est les responsables politiques qui doivent décider. Voilà. Je voulais juste faire mais il y a quand même une inquiétude notamment quand vous parlez de à ces entreprises parce que vous vous vous sembliez dire à un moment ça peut aussi bien se passer c'est-à-dire qu'il ne faut pas non plus paniquer.

Euh c'est c'est le message que vous envoyez aussi au à tous ces entrepreneurs. Bien oui bien entendu. Vous savez bon moi j'ai une certaine expérience des des situations parfois un peu turbulentes.

Il y a un secret hein. Il faut rester calme et analyser les différentes possibilités qu'on va voir d'en sortir parce que les négociations sont possibles ou vont l'être he de toute façon. Ah, les négociations sont possibles pour vous.

Alors, je voudrais vous faire écouter ce le ministre américain des finances qui dit un petit peu ça et dit "Mais calmez-vous, ça va bien se passer." Je conseille à tous les pays de ne pas reposter. Détendez-vous, encaissez le coup et attendez de voir comment la situation évolue.

Car si vous ripostez, il y aura une escalade. Si vous ne ripostez pas, ceci est le point culminant. Donc en gros, clair fournier, il faut rester serein.

Oui, c'est c'est il dit non seulement respireer, restez calme, mais surtout euh non pas enfin surtout soumettez-vous. Voilà, je cherche soumettez-vous. Voilà, on vous a imposé ses droits de douane surtout ne répliquez pas.

Alors, c'est pas du tout euh l'approche qui est prise par la Commission européenne, même si la Commission européenne, c'est tout à fait contre son ADN de rentrer dans une guerre commerciale. Euh le l'Union européenne, c'est du libre échange, du libre échange de marchandises et cetera. Donc, elle se fait un peu violence euh mais seulement elle veut pas non plus euh montrer trop de faiblesse face aux États-Unis puisque le langage du bras de fer, c'est le seul que que connaît Donald Trump.

Mais la réponse doit être graduée parce que sinon il y a que des coûts à prendre et le risque c'est que ça entraîne une récession mondiale, ça personne n'y a intérêt et nous en particulier en Europe et en France certainement pas. Il y a des filières entières qui sont en jeu. Les vins, les spiritueux, on commence à s'inquiéter aussi dans dans l'aéronautique.

La pharmacie un peu moins puisque les produits pharmaceutiques ne sont semblent-ils pas sous le coût des tarifs doigniers parce que ça aurait été un coût trop important pour les Américains qui importent de la pharmacie des produits pharmaceutiques européens. Donc une réposte graduée mais l'Europe ne restera pas sans réagit. Il sera question des boissons dans un instant.

Mais mais il y a quand même un scénario, c'est que Pr euh pendant son premier mandat, il avait imposé des droits de douane. Il y avait eu, si je me souviens bien, la colère des producteurs de soja qui étaient allés à la Maison Blanche en disant "C'est plus possible, on peut plus exporter vers la Chine." Et finalement, Trump avait un peu euh changé d'avis.

Donc est-ce que ça c'est possible que face aux pressions euh aux États-Unis notamment euh de certains secteurs et face aux pression internationale ils disent "Bon euh je suis allé trop loin mais il a déjà montré qu'il était capable c'est une des caractéristiques du personnage he c'est de capable d'évoluer euh il a évolué en une journée sur les tarifs qu'il avait préparé pour les constructeurs automobiles hein. Bon donc je pense alors comment réagir face à Donald Trump ? Est-ce qu'il faut courber les Chines ?

Euh non non, il ça je pense que il est logique qu'on ne courbe pas les Chines et que l'on on reposte mais pas une forcément une riposte comme vous le disiez par les par les en montant les tarifs instantanément. C'est pas d'ailleurs forcément notre notre avantage une fin mais c'est certainement de trouver secteur par secteur les les éléments de négociation qui sont disponibles hors des tarifs et il y en a he sur le plan réglementaire notamment en taxant les géants du numérique aussi. Ça c'est une piste qui tient voilà en empêchant les entre en menaçant d'empêcher les entreprises américaines de venir candidater sur les offres sur les marchés publics européens par exemple ce qu'elles peuvent faire aujourd'hui.

Nous aussi on a des moyens de reposter sachant que c'est Emmanuel Malcon qui le rappelait tout à l'heure on est un marché de 450 millions de consommateurs. Donc on est un partenaire commercial important des États-Unis. Pour l'instant on est dans la posture.

Est-ce que au bout d'un moment Donald Trump sera pas rattrapé par la réalité économique ? Il peut en effet à mon sens être dans une posture pour l'instant et revenir sur les décisions qu'il a pris cheartelam taxer les géants du web par exemple ça peut être quelque chose qui peut faire peur à Donald Trump ça ça peut surtout appuyer aux États-Unis où ça peut faire mal et je pense qu'il y a certaines certaines endroits. On l'a vu notamment avec le Canada où je pensais à à comment je pense que c'était Ontario avait soudainement pour les marchés publics dit plus justement d'entreprises américaines.

On a cette capacité parce qu'on est un marché important parce que quand même pour certaines des industries, ils ont besoin de ce marché européen, on a des moyens sans forcément rentrer dans cette tout de suite augmenter des des tarifs doigné et rentrer dans une guerre commerciale violent tout de suite. Alors, on va aller voir Raphaël Redon qui est notre envoyé spécial à Cumière. Vous êtes avec Théo Colet alors et avec un un producteur de champagne, Raphaël Redon.

Alors visiblement le moral n'est pas bon d'après ce qu'on a compris. C'est bien ça. A priori est encore en train de de s'équiper.

Donc on va on va le prendre dans un tout instant mais vous l'avez vu, il est en ce moment même peut donner quelques chiffres peut-être peux donner quelques chiffres pour ce secteur. Et bien allez-y parce que justement on s'est rendu compte que ça pouvait être la douche froide. Exactement.

Ça ça peut être des pertes de 800 millions d'euros. Ça c'est ce que chiffre la filière aujourd'hui. Une baisse des ventes de 20 %.

Euh pour certains pour certains liqueurs ou spiritueux comme le Cognac. Le marché américain c'est un marché très important pour le champagne aussi. Euh donc ils s'inquiètent parce qu'en 2019 ils avaient aussi subi des droits de douanes qui avaient fait que certaines exploitations avaient dû fermer notamment en Charante dans le Cognac.

Sur l'aéronautique et le spatial. C'est notre premier secteur d'exportation aux États-Unis. Donc il y a des inquiétudes aussi, les parfums, les cosmétiques aussi, tous ces droits douanes de 20 %, ça menace potentiellement ses filières.

C'est pour ça que tout le monde s'est réuni autour du du président de la République à à l'Élysée pour voir effectivement quel reposte. Ce qu'il faut retenir, je pense de ce qu'a dit le président Macron à tous ces acteurs qui sont impactés, c'est il faudrait pas que on joue cavalier seul quoi, entre les grosses boîtes et les petites boîtes. Et même le message, je pense c'était entre pays européens.

C'estàd que certains pays européens vont être tentés de négocier des accords bilatéraux avec les États-Unis. Emmanuel Macron disait à juste titre, c'est ensemble que nous sommes que nous sommes plus forts. Oui, il faut une réponse collective.

Philippe Varin, c'est très clairement le cas. Enfin, sur les d'ailleurs bon à partir du moment où l'Europe est considérée par le président Trump comme un dirty state dans son ensemble, euh la réaction doit se faire au niveau européen. Hm hm.

On va parler notamment des Américains puisque on on le disait, ça va être grave. pour les Français, mais les premières victimes seront surtout les habitants des États-Unis. Écoutez, c'est même Michel Sapin qui dit, je vous le fais écouter, il était ce matin l'invité de de TF1.

C'est d'abord grave pour les États-Unis, hein. La première conséquence d'une décision pas encore mise en œuvre, d'une décision telle qu'elle a été annoncée, c'est de faire monter les prix aux États-Unis. C'est d'ailleurs les réactions internes du débat du débat américain.

Donc c ce sont des des annonces impulsives au nom d'une forme de dogmatisme suivant laquelle en fermant les frontières on va protéger les Américains. Il y a longtemps que les Américains eux-mêmes ont compris que c'était pas comme ça que ça fonctionnait. Voilà. et l'ancien ministre de l'économie ne fait bien de le dire puisque quand on écoute ce sénateur démocrate et bien là c'est justement les chiffres que vous avanciez tout à l'heure monsieur Varin, ce texte pourrait coûter même jusqu'à 6500 dollars par famille américaine.

Écoutez précisément ce qu'il dit. Famille américaine, entendez-vous ce que dit Donald Trump ? Il se fiche que vous payez plus.

Les estimations vont jusqu'à 6500 dollars de plus pour la famille américaine moyenne. Pour cette famille qui chaque vendredi soir essaie de savoir si elle a assez d'argent pour partir en vacances, pour aller voir la grand-mère ou pour acheter une voiture, si on lui enlève 6500 dollars, ses rêves s'envolent. C'est c'est colossal 6500 dollars.

Enfin, on sait pas encore si voilà si les répartition pour être mais on est dans un pays qui sort à peine ou qui a encore un petit peu de dents dans le scandale des œufs. Enfin le prix des œufs. Alors ça n'a rien à voir avec le commerce international.

C'est un problème de grippe avière et les Américains étaient furieux de payer je crois une dizaine de dollars la la douzaine d' moi j'ai vu 12 dollar jusqu'à 12 dollars et et vraiment le le pays était en ébullition parce que quand vous alliez au Grosser Restore acheter vos œufs pour peut-être pour le breakfast le petit-déjeuner ils étaient à un prix très élevé encore une fois rien à voir avec le commerce international mais un problème de grippe avière donc les Américains sont confrontés à des difficultés du quotidien sur leur pouvoir d'achat si on ajoute effectivement ces allez 6000 6500 dollars de plus par an dans des dépenses pour acheter des produits qui sont surtaxés. Attention, c'est très risqué pour Donald Trump. Les élections de mandat, c'est dans 18 mois, 19 mois.

La code de popularité est à 42 43 %. Il risque de payer l'addition à la caisse du supermarché. C'est très risqué.

Il y a des secteurs particuliers. Si vous prenez le secteur alimentaire agroalimentaire par exemple pour un agriculteur qui achète son engrais au Canada qui se prend 20 % sur les de tarifs sur les approvisionnements euh qui trouve pas forcément la main d'œuvre puisque la main d'œuvre immigrée qui n'avait pas de papier reparti et qui doit vendre en Chine où là il va avoir les tarifs très importants dans l' dans l'autre sens. Ça ça est une situation pour les produits agricoles américains très difficiles.

Allez on revient dans un instant. On continuera à parler de ces Américains qui seront sans doute les premières victimes de ces déclarations de Donald Trump. et on prendra un exemple très concret avec vous Jette Partouche.

Vous êtes notre spécialiste grille pain. Vous allez me parler Vous êtes une excellente journaliste et vous avez planché sur cette question le grille pain américain. C'est passionnant parce qu'on se rend compte que il va être indéfiniment taxé avant d'être acheté par le consommateur américain.

Et ça c'est un exemple très concret de ce que ça va donner pour les Américains. À tout de suite dans le grand [Musique] dossier de retour dans votre grand dossier. Merci d'être avec nous.

Donald Trump bouscule littéralement l'économie mondiale. Il impose des droits de douane au monde entier. 10 % de taxe pour tout le monde, 20 % sur les produits européens.

À l'Élysée en ce moment, c'est le branle bas de combat où Emmanuel Macron reçoit en urgence cet après-midi les filières les plus concernées. On va l'écouter le chef de l'État. Il prévient les Américains, vous allez être perdant dans toute cette affaire.

Ce sur quoi je veux insister au début de cette réunion, c'est que l'ampleur et le caractère négatif est avant tout pour l'économie américaine. Et une chose est sûre, avec les décisions de cette nuit, l'économie américaine et les et les Américains, qu'il s'agissent des entreprises ou des citoyens sortiront plus faibles qu'hier et plus pauvres. Et je pense qu'il faut le marteler.

C'est vrai que c'est quelque chose qui est beaucoup répété. Ce seront les Américains les premières victimes. Justement, vous êtes venu nous en parler Jette parouche.

Merci d'être avec nous sur ce plateau. Au-delà des des menaces, qui va vraiment en supporter le coût de ces taxes ? En bout de chaîne, c'est inévitablement le consommateur américain.

Si on prend l'exemple de l'électroménager aux États-Unis, 9 produits sur 10 Chine aujourd'hui. Vous allez voir, je vais vous donner un exemple très concret, c'est le monde, nos confrères du monde qui donne l'exemple du grisin. Vous allez tout comprendre.

Aujourd'hui, aux États-Unis, plus personne ou presque ne produit de grippe, hein. 99 % de ces appareils viennent de Chine. Partons d'un coût de production, je vous l'ai mis là, du gripin, donc produit en Chine, en moyenne 20 €.

Dedans, on a inclus la marge du fabricant. Ce gripin va être expédié ensuite depuis la Chine vers les États-Unis par bateau. Il faut compter à peu près 4 € de frais de transport.

Le gripin qui arrive aux États-Unis doit s'acquitter de tarifs doués qui entre donc directement dans la poche de l'État fédéral américain. C'était 5,3 % avant Trump, donc environ 1 € supplémentaire. Avec les nouveau les nouveaux tarifs doigniers, on atteint 8 € supplémentaires.

Donc notre grippein qui à la base devait coûter 25 € finalement il arrive sur le marché américain à 32 €. Les 8 € ils vont directement dans les caisses de l'État. Mais sur ce grippin chinois qui poursuit sa route, le vendeur va ajouter la logistique de transport jusqu'au magasin et ces marges qui augmenteront inévitablement le prix parce qu'il va augmenter sa marge pour absorber ses hausses de tarif doigné.

À combien elle est fixée précisément ? Impossible de le savoir. Mais une chose est sûre dans ce calcul, le grand gagnant c'est l'État, je vous l'ai montré.

Le grand perdant, c'est le consommateur américain. Ces droits de douane pourrait coûter en moyenne entre 1600 et 2000 dollars par an et par ménage qui fait donc 160 dollars par mois, 140 € à peu près. Sachant que si ce n'est pas le consommateur qui trinque, ça veut dire que c'est le commerçant qui aura décidé lui-même d'absorber les coûts pour ne pas trop augmenter et de pas trop augmenter sa marche pour du coup ne rester compétitif et ne pas trop déranger le consommateur.

Bref, tout le monde empathie à la fin, sauf l'État américain. La seule option et c'est le paris de Trump, inciter les fabricants chinois et plus généralement les fabricants internationaux à venir directement produire aux États-Unis pour ne pas payer ces fameux droits de douanes. Sauf que si elles le font, elles devront payer les droits de douanes pour chaque pièce détachée qu'elles importeront aux États-Unis.

C'est une histoire sans fin dans le cas du gripin. Typiquement les pièces détachées, il y en a énormément. Merci beaucoup J Partouche.

Vous qui adorez les tartines grillées, ça doit forcément vous parler. Grégory Philips. Non mais ce qui est vrai c'est que on voit un exemple très concret et on ça prouve quand même que les Américains vont vite payer une facture très sœur de grillein.

Elle est géniale. Mais moi si j'étais Donald Trump en écoutant la chronique de Jad Partouche, je répondrai certes, ils vont payer leur grille un peu plus cher, mais moi je vais baisser les impôts puisque mes droits de douane je vais récupérer quelques centaines de milliards pas tout à fait perdant. Et dans la même logique, il dira créer des emplois parce qu'on va relocaliser les usines de gris pain.

Sauf que dans la réalité, plus personne, vu le coût du travail aujourd'hui ne va relocaliser des usines de grripin, vu la marge qu'on peut se faire sur ce genre de petits produits d'électroménie. Et sur les impôts clairs, est-ce que c'est dans dans cette logique, ça peut être entendu ça ? OK, vous allez payer les produits de première consommation et et du coup vous serez remboursé par vos impôts.

Donald Trump, il a été élu en gros hein pour caricaturer à peine pour deux choses parce qu'il a promis de baisser les impôts et de lutter contre l'immigration. Euh pour l'instant euh il n'a rien fait sur euh l'impôt sur le revenu. Il avait dit qu'il le supprimerait même peut-être et que pour compenser justement il allait augmenter les droits de douane.

Donc effectivement pour l'électeur américain pour l'instant euh il se dit bah c'est vrai que tout le monde va payer des droits de douanes en entrant sur notre sol mais nous on va voir notre notre impôt baisser. Pour l'instant il me semble que ça n'a pas encore été appliqué cette réabe c'est pas avec lui enfin c'est pas avec un décret. Je pense que l'impôt sur le revenu peut être détruit malgré ce qu'il souhaiterait faire et même il a pas suggéré pour le moment même si c'était dans ses plateformes du passé.

Oua ouai donc américain les premières victimes. Oui. Philippe Varin, on le rappelle, vous êtes le président de la chambre de commerce international.

Comment est-ce qu'on peut voir les choses sur le long terme si on regarde du côté de l'Union européenne ? Comment est-ce qu'on peut se préparer ? Vous vous semblez dire que ça peut être un mal pour un bien ce qui se passe en ce moment.

Comme on dit souvent, il faut éviter de cachir une crise. Bon, on est dans une crise, on va y être et de plus en plus, je crois. Il faut effectivement, comme on l'a fait, essayer de réfléchir à la manière dont on en sort, la de manière la plus astucieuse possible.

Et je pense que c'est pas uniquement par les tarifs, mais il faut y poster. C'est évident et pour des questions politiques d'ailleurs. Euh mais en même temps, il faut réfléchir à la suite.

La suite, c'est le multilatéralisme. Il faut une nouvelle version. Comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut conserver l'OMC comme il est aujourd'hui.

C'est l'Orientation mondiale du commerce est indispensable. Mais il faut avoir en tête que tout notre système mondial, il date du GAT H. Donc ça un peu presque un siècle et il y a de l'OMC. euh du qui a été donc bâti il y a 60 ans au moment où il y avait pas de digital, on parlait très peu d'environnement.

Donc il y a on a changé de monde dans sur cette période et par ailleurs, on a multiplié toutes les barrières que j'évoqué. Bon et quand on est en train de rééfléchir au futur et sa au niveau européen, on cherche actuellement d'avoir un mécanisme d'ajustement aux frontières sur le par exemple le prix du carbone. Bon, ce sont des sujets qui font du sens théoriquement, mais si on les applique mal, on va générer des reposts des pays en bois de développement et puis à ce moment-là, on rentre dans une dans des problèmes de barrière également.

Donc je pense qu'il est essentiel même de mener une réflexion de revitalisation du multilatéralisme et je pense que ça c'est le rôle des entreprises aussi d'y réfléchir. Et ce que je voulais partager avec vous, c'est que moi, je considère que pour la Chambre de commerce internationale, ça doit devenir un vrai lieu de réflexion avec une coalition de dans les 87 % qui ne sont pas liés au commerce aux États-Unis, tous les 87 % de pays, et bien l'Union européenne doit jouer un rôle particulier parce que je dirais le libéralisme c'est quand même été au cœur des valeurs de l'Union européenne. Et moi ce que je dis c'est monsieur Trump, il risque de faire une vraie chose importante pour nous, c'est consolider la cohésion de l'Europe.

On le voit sur l'armement et je pense qu'on va le voir aussi dans ce domaine. Et donc ça c'est quelque chose de très important. La bonne nouvelle c'est que l'Europe bouge.

On l'a vu sur le plan automobile, un plan de sauvetage automobile sur l'acier également. Donc on sent des mouvements qu'on avait pas senti en s'appuyant sur le rapport Dragiy et donc il y a des motifs à à moyen terme d'espoir dans ce domaine. Oui, on peut espérer une réponse collective de de l'Union européenne Claire Fournier et c'est justement la priorité aussi d'Emmanuel Macron.

On sa avec effectivement peut-être une nouvelle donne en Europe et l'idée qu'il faut de plus en plus acheter européen le fameux Buy European Act qui fait partie aussi des recommandations de Dragy. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans ce grand dossé.