La grande interview de Laurence Ferrari avec Guillaume Kasbarian
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Europe 1. Grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari. Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Guillaume Casbarion. Bonsoir à vous, bonjour à vous plutôt. Bonjour. Les formations du soir. Députés ensemble de l'heure et l'heure, ancien ministre du logement, les municipales. Monsieur Casbarion n'ont pas vraiment changé le visage de la France. Paris reste à gauche, L'Anne et Marseille aussi. Vous dites, c'est la victoire du socialo-communisme. Ça veut dire quoi ?
Alors, parce qu'à Paris et dans certaines villes, il y a eu une alliance socialo-communiste qui s'est mise en place. Vous avez l'EPS, la gauche, qui a pactisé avec LFI pour essayer de l'emporter dans certaines villes. Et puis, parce qu'au sein même du bloc de gauche, vous avez des personnalités sulfureuses. Voilà. Alors, c'est vrai qu'à Paris, il n'y a pas eu d'alliance entre M. Grégoire et la France insoumise. Mais enfin, il y a quand même à l'intérieur un communiste, Yann Brossat. Il y a quand même une ex-insoumise, Mme Simonnet. Et moi, je ne me réjouis pas de ce résultat-là dans la capitale. Et je pense que c'est une mauvaise direction pour notre capitale.
Après, il faut respecter le choix des électeurs. Mais bon, après, il n'y a pas que Paris. On va parler aussi de toutes les villes de France.
Alors, il y a quand même eu des scènes de huée, de violences, d'humiliations qui sont multipliées dimensuaire dans les municipalités où les maires sortants ont été quasi molestés par les partisans, notamment de la France insoumise, qui ont emporté certaines municipalités, le Blanc-Ménier, le Creil. Comment est-ce que vous jugez cette brutalisation du débat politique ?
Je trouve ça honteux. Je trouve ça honteux parce qu'on peut, dans une soirée électorale, se réjouir de sa victoire. On peut saluer ses partisans. On peut montrer de la joie. Mais de là à violenter, insulter, chahuter des maires sortants qui, parfois, pendant des années, des décennies, se sont engagés pour les habitants de leur commune, je trouve ça lamentable. Je trouve ça pas respectueux. Je trouve que là, c'est de l'arrogance. C'est plus des cris de victoire sur une élection. C'est vraiment là de l'arrogance, c'est autre chose.
Et c'est le signe de quoi, cette arrogance ?
C'est le signe d'une violence dans la société. C'est le signe aussi d'une fracture territoriale forte, d'une fracture politique forte, y compris au niveau local. Moi, je sais qu'il y a des communes où la campagne a été violente, où les mots ont été violents, où les divisions ont été violentes, parfois peut-être plus que certaines campagnes nationales. Et donc maintenant, il est temps de revenir à de l'apaisement. L'élection a eu lieu. Il y a eu un choix démocratique. Il faut savoir respecter le choix des électeurs. Et avancer, en essayant de rassembler le plus large possible.
Mais c'est pas le signe d'une communautarisation, non plus ?
Bien sûr. Après, ces scènes que vous décrivez, elles peuvent arriver aussi dans des petits villages qui sont pas en banlieue. Ça peut exister. Vous avez eu des divisions très fortes. Moi, je l'ai vu dans mon département. Il peut y avoir des divisions très fortes. Ce qui fait que le soir de l'élection, le dénouement est assez violent.
C'est-à-dire qu'on peut revenir aux mains ? C'est ça, la politique ?
Moi, c'est pas ma vision des choses. C'est-à-dire que la politique, pour moi, c'est d'abord un projet, des idées, un débat démocratique apaisé, projet contre projet. Puis ensuite, les électeurs tranchent. Et ensuite, écoutez, on passe à autre chose. On essaie de rassembler largement et on essaie de mettre en oeuvre son projet. Et voilà, c'est ça mon idéal de la politique et mon idéal républicain. Donc moi, je ne me satisfais pas de ces violences. Je les condamne. Et j'espère que dans ces communes-là, on arrivera à retrouver un peu de liant pour faire avancer les projets de territoire. Parce que c'est dans l'intérêt des habitants.
Un dernier mot pour la France insoumise. Visiblement, les outrances et les dérapages de Jean-Luc Mélenchon ne l'ont pas pénalisé. C'est-à-dire que c'est une stratégie qui va pousser encore en perspective de 2027, selon vous ?
Je pense que sa marque de fabrique idéologique, c'est d'être dans la radicalité, dans l'extrême-gauche, dans les positions les plus dures. Moi, ce que je regrette, c'est que beaucoup, à la fin des fins, fassent une alliance avec lui. Que le PS, systématiquement, devient bipolaire. En dehors des périodes électorales, ils vous disent, jamais on va s'allier avec la France insoumise, c'est terminé, on n'en veut plus, etc. Dès qu'il y a un enjeu de poste et un enjeu électoral, l'Union se fait, mais comme un aimant, tout de suite. Et donc, je pense qu'à un moment, il faut être sérieux, il faut arrêter de mentir aux électeurs.
Moi, je constate qu'après avoir dit pendant des semaines, on ne fera pas d'alliance avec LFI, 24 heures plus tard, vous avez le PS qui fait des alliances avec LFI. Mais de la même manière que lors des européennes, Glucksmann avait dit, jamais on fera d'alliance avec LFI, et quand il y a eu la dissolution, 24 ans plus tard, il y avait une alliance. Donc, ils sont insincères ? Oui, je pense que c'est insincère. Je pense qu'ils mentent aux électeurs. Je pense qu'ils leur font croire que jamais ils ne se rapprocheront de la France insoumise, dans les faits, et les Français le voient, élection après élection.
Dès que leur poste est en jeu, dès qu'il s'agit de gagner, là, il n'y a plus de règles, il n'y a plus de valeurs, il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de barrières. Et joyeusement, ce petit monde se met d'accord pour emporter des sièges. Après, les électeurs ne sont pas dupes, et il y a beaucoup d'endroits où ces alliances-là n'ont pas fonctionné. Moi, je me réjouis que, par exemple, à Toulouse, cette alliance-là n'ait pas fonctionné, et que M.
Moudin, qui réussit à gagner la mairie, en plus, il avait face à lui un député insoumis qui était très anti-propriété privée, très pro-squat, et qui, à mon avis, aurait mené dans le mur beaucoup de Toulousains, je suis ravi que l'alliance n'ait pas produit la somme que cette gauche et ces insoumis espéraient, et qu'au final, cette ville reste raisonnable et reconduit le maire Jean-Luc Moudin. C'est le cas dans beaucoup de communes où on a eu aussi un basculement. Moi, je veux aussi parler des écologistes qui, pour le coup, ont perdu beaucoup de communes.
Et je suis très heureux qu'à Bordeaux, par exemple, ce soit Thomas Cazenave qui réussit à remporter Bordeaux, et qu'à Annecy, ce soit Antoine Armand qui a réussi à remporter la mairie d'Annecy. Deux candidats du centre. C'est deux candidats de très grande qualité, compétents, qui ont réussi à rassembler largement dans leur commune, avoir un vrai projet territorial, et à embarquer les gens dans une histoire positive. Et effectivement, des écologistes qui, à l'inverse, dans ces deux communes-là, ont été battus, parce qu'ils n'avaient pas un bon bilan et parce qu'ils n'inspiraient plus confiance. Et donc, moi, je me réjouis de cette situation-là dans beaucoup de communes de France.
Mais donc, si je vous entends bien, Guillaume Caspar, et non, ça veut dire qu'il faut faire une union entre la droite et le centre, pour faire barrière à cette gauche que vous détestez.
Écoutez, avant de parler d'alliance d'union, parce que je pense que les gens sont perdus aujourd'hui dans toute cette embouille, il faut parler de projet.
Vous croyez qu'ils sont perdus ou ils sont dégoûtés ?
Les deux. Moi, je pense que beaucoup de Français regardent ça avec critique, en disant, on ne sait plus qui pense quoi. Où sont les libéraux ? Où sont les socialistes ? Où sont les écolos ? Où sont les nationalistes ? Où sont les patriotes ? Où sont les machins ? Je pense qu'il y a une sorte de gloubi-boulgaïologique qui fait que les gens sont perdus dans le spectre politique français. Donc, moi, je fais partie des libéraux. Je défends la liberté. Je défends les idées les plus radicales pour pouvoir transformer le pays et redonner de la liberté aux gens. C'est ça, ce qui me fait lever chaque matin.
Pourquoi vous n'êtes pas avec David Lissard, alors ? De nouvelles énergies ?
Peut-être qu'un jour, on pourra peut-être un jour travailler ensemble. Moi, je défends, en tout cas, les idées libérales. Et je serais très heureux qu'on soit le plus nombreux possible. Et qu'un jour, on arrive tous ensemble à travailler pour transformer le pays.
Avec Clément Beaune, de votre parti ? C'est un peu grand écart, là.
Je suis sûr que Clément Beaune soit libéral. J'espère que vous êtes souple. Bien sûr, vous avez raison de dire qu'on ne pense pas tous la même chose. Tant mieux, ça veut dire que vous ne pensez pas tous... Je le reconnais bien volontiers. Moi, je vous dis ce que je défends. Si vous voulez savoir ce que Clément Beaune défend, vous invitez Clément Beaune. Moi, je vous dis que je défends la liberté. Et je souhaite que demain, il y ait une alliance le plus large possible, avec un programme le plus libéral possible, pour transformer le pays. Ça, c'est de la clarté idéologique. Jusqu'où ?
Ça, c'est de la clarté idéologique, et c'est ce qui permet de travailler un projet qui donne envie, qui fait rêver les Français, et qui permet d'être clair sur le spectre politique. Voilà, moi, c'est ça que je souhaite construire. Et les maires qui ont gagné, généralement, ils l'ont fait sur un programme clair, un projet clair, une personnalité claire, et ils ne l'ont pas fait sur un globi-boulga idéologique.
Vous avez bien cette expression ?
Oui, j'aime bien, parce qu'il faut de la clarté, et les gens attendent de la clarté. Ça parle aux plus anciens d'entre nous. Je trouve qu'on manque de clarté en politique, il y a besoin d'être clair.
Est-ce que ce qu'a dit Gabriel Attal, qui a profité de son discours pour tendre la main aux électeurs de la gauche républicaine, écoeuré des accords avec les filles, vous va ? Est-ce qu'encore une fois, vous qui vous rêvez en Milley français, Ravier Milley, le président argentin, est-ce que vous n'êtes pas embarrassé par les appels du pied du chef de votre parti à la gauche ?
Il ne fait pas que vis-à-vis de la gauche, il le fait aussi vis-à-vis de la droite, en expliquant que certains sont toujours probablement perdus par ces jeux d'alliances qui travestissent leur idée et leur idéologie principale. Je pense que l'objectif de Gabriel Attal, c'est de rassembler le plus large possible et de faire des appels du pied, en tout cas c'était le sens, je pense, de son message, à tous ceux qui se sentent un peu perdus, que ce soit à gauche ou à droite.
Parce que ceux qui avaient votre étiquette, à part, on a évoqué Annecy, M. Armand, et Thomas Cazenave, les autres, Rachida Dati à Paris, Christian Estrosi à Nice, François Bayrou à Pau, Jean-Michel Loulas, tout ce qui avait de l'étiquette Macroniste, ont été battus.
Oui, après, est-ce que c'est une question d'étiquette ? Est-ce que c'est une question de personnalité ? Je ne sais pas. Est-ce que c'est une question de projet ? Vous savez, ces élections municipales, beaucoup essayent de leur donner un sens national. Moi, je voudrais quand même dire un mot des villes rurales, des communes rurales. Je fais partie, moi, des communes rurales, puisque je suis dans un village de 1500 habitants en Nord et Loire. Il se trouve qu'il n'y avait qu'une seule liste.
Qui est donc passée au premier tour.
Qui est passée au premier tour. Et dans cette liste, il y avait des gens de gauche, de droite, du centre, peu importe, on s'en fout. On avait des gens de bonne volonté qui voulaient s'occuper de la commune. Et il y a beaucoup de vos téléspectateurs aujourd'hui qui ont vécu ces municipales avec qu'une seule liste. C'était le cas dans la majorité des communes. Et qui, probablement, se sentent mal à l'aise quand des politiciens viennent tirer des enseignements nationaux d'une élection locale. Ou dans l'immense majorité des communes, il n'y avait qu'une seule liste, voire deux. Mais qui était dénuée d'enjeux nationaux.
La question des enjeux nationaux sur les municipales, on les verra probablement au sénatorial. Puisque vous savez que les maires seront amenés à choisir des sénateurs. Et c'est à ce moment-là où vous aurez la révélation de quelle est la sensibilité politique des maires que vous avez choisis. Parce que même s'ils se sont présentés sans étiquette, ils devront voter au sénatorial. Mais à ce stade, moi je le redis, dans l'immense majorité des communes de France, les Français ont choisi généralement entre une, voire deux listes. Et qui étaient dépolitisés et sans étiquette.
Donc attention à ne pas visibilisons pas les communes rurales.
Et ne tirons pas des enseignements nationaux à partir de quelques grandes villes qui sont importantes. Bien évidemment.
On a voté dans 1600 villes à peu près, contre 35 000.
La ruralité ça existe, c'est qu'ils font moins de bruit que d'autres. Ils sont moins bruyants que d'autres. Mais il se trouve que la démocratie, elle est partout. Et que la ruralité est importante dans notre pays.
Évoquons un mot de le Rassemblement National, Guillaume Casbarian, sur ces news et sur Europe 1. Ils renforcent son ancrage local, vous parlez des sénatoriales. C'est une 70 à peu près communes, 3000 conseillers municipaux. C'est-à-dire que ça y est, il étend évidemment son maillage local. Ils augmentent leur maillage. En revanche, les grandes villes échappent toujours à Rennes. Il y a toujours ce Front Républicain qui fonctionne, auquel vous appelez encore ?
Moi surtout, encore une fois, je pense que c'est une question locale. Ils ont augmenté leur ancrage avec plus d'élus. C'est factuel. De la manière que nous aussi, côté centre, on a augmenté notre ancrage et on a plus d'élus. Néanmoins, ce n'est pas le grand chelème. Et ils n'ont pas conquis la majorité des communes de France. Mais parce que, encore une fois, les municipales, c'est la question de rencontre. Exactement, mais vous avez raison. Il faut rester très humble sur les résultats de ces élections. Mais les municipales, c'est la rencontre entre une personnalité et une équipe autour d'un projet vis-à-vis des habitants de la commune pour s'occuper des habitants du territoire.
Il se trouve que, probablement, dans certains territoires, l'ancrage passé de candidats qui sont là depuis des années, d'équipes sortantes qui sont là depuis des années, ou de candidats nouveaux mais qui font du terrain depuis des années, fait que c'est ça qui a conditionné le vote des citoyens. Et donc, ce n'est pas facile de s'ancrer localement. Ça ne se fait pas un coup de baguette magique. Et il ne suffit pas d'avoir une étiquette nationale pour pouvoir faire le grand chelème et remporter toutes les communes.
Non, mais vous ne minerez pas le résultat du RN non plus.
Mais ni celui du RN ni le nôtre. Parce que, factuellement, nous avons augmenté le nombre d'élus locaux du centre et il y a eu une augmentation du nombre d'élus, effectivement, vous l'avez dit, du Rassemblement national. Mais ils n'ont pas conquis l'écrasante majorité. Mais je vous le dis, l'heure de vérité, ça sera les sénatoriales. On verra bien, du coup, qui pèse quoi et quel est l'équilibre des votes des élus qui ont été choisis par les Français.
Un tout petit mot de Paris, parce que vous avez été ministre du Logement, Guillaume Casparian, et Manel Grégoire, qui a donc été élu, dit vouloir faire du logement sa priorité. Il promet la création de 60 000 logements sociaux au cours de son mandat. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je pense que c'est le pire programme pour le logement à Paris. C'est-à-dire qu'on est dans les vieilles recettes socialistes. Le logement social, c'est pas bien. Non, c'est pas ça. C'est qu'il y a le blocage des loyers, le blocage des prix, le blocage des loyers. Il y a la réquisition des logements vacants et il y a du logement social partout pour en construire partout. C'est un programme, je ne sais pas comment le qualifier autrement, de socialo-communiste sur le logement. C'est pas mon idéologie.
Moi, j'ai essayé pendant les sept mois où j'étais ministre de logement de faire l'inverse, c'est-à-dire de libérer le marché, de libérer les prix, de redonner de la liberté, de respecter la propriété privée et de réformer le logement social pour mettre fin au logement social à vie et pour intégrer du logement intermédiaire pour les classes moyennes et que ça ne soit pas uniquement du logement social ou très social. Voilà. Donc moi, je suis idéologiquement radicalement différent de ce que propose M. Grégoire et je pense qu'il mène encore une fois, tout ça mène dans le mur parce qu'à la fin, toutes ces vieilles recettes socialistes n'ont marché nulle part.
Et à l'inverse, les recettes libérales qui nous a respecté
la propriété privée... Oui, mais vous changez la sociologie d'une ville
en faisant ça. Je le regrette parce que je pense qu'il y a probablement de l'électoralisme derrière tout ça et que ceux qui veulent construire du logement social partout ont probablement quelques idées électoralistes derrière la tête. Je ne dis pas qu'il ne faut pas construire du logement social, je dis que quand on le fait de façon débridée avec une visée électoraliste, ça ne produit pas les bons effets et qu'il faudrait à l'inverse faire une politique un peu plus libérale, même beaucoup plus libérale pour pouvoir changer... Et sur le logement social
d'urgence, l'hébergement d'urgence, il y a vocation évidemment à accueillir des SDF et qui en réalité est occupé à 60% par des personnes en situation
irrégulière. Trois tiers par des personnes en situation irrégulière. Moi je l'ai dénoncé, j'ai même posé des amendements au dernier budget pour pouvoir y remédier. Vous avez les deux tiers des places d'hébergement d'urgence à l'hôtel qui sont occupés par des migrants irréguliers et la durée moyenne de séjour c'est trois ans. J'ai toujours dit que c'était un scandale qu'il fallait réformer ça, qu'aucun pays européen de gauche, de droite, du centre ne permet ça.
Et qu'il est urgent de réformer la façon dont on prend en charge pour ne pas laisser des personnes dans un no-man's land où pendant trois ans, ils sont parqués à l'hôtel, ils ne sont ni expulsés ni régularisés et le contribuable paye des chambres d'hôtel pour des migrants irréguliers qui n'ont rien à faire à l'hôtel qui n'ont rien à faire là. Donc voilà, c'est 3 milliards d'euros à la fin l'hébergement d'urgence dans notre pays. Donc c'est une source d'économie importante. Moi c'est ce que je défendais et bien sûr je me suis pris encore la gauche sur le sujet qui a toujours expliqué que j'étais excessif non je ne suis pas excessif, ce sont les chiffres, ce sont les faits et il faut réformer.
Guillaume Gaspard, un tout petit mieux, on a parlé des sénatoriales on va se projeter sur 2027 la primaire, jusqu'où est-ce qu'il faut l'ouvrir si vous vous dites qu'il y a deux forces en présence qui sont LFI et le RN est-ce qu'elle doit aller d'Armanin à Retailleau, d'Atal à Knafos à Ragnafos ?
Moi je pense que la présidentielle ce n'est pas un concours de beauté et donc avant de parler de qui on met dans une primaire pour se mettre d'accord entre la carpe, le lapin, le chat c'est qu'est-ce qu'on dit, quel est le projet moi je me suis engagé en politique pour faire des choses donc je ne me suis pas engagé pour participer à un concours de beauté ou pour admirer un concours de beauté donc le sujet c'est le projet qu'est-ce qui est défendu par les différents candidats les différentes organisations qu'est-ce qui nous rassemble pour ensuite mener des réformes pendant 5 ans dans notre pays et avoir un projet de rupture ambitieux qui permet d'améliorer la condition des français et redonner de la grandeur à notre pays c'est ça le sujet des présidentielles tant qu'on ne parle pas d'idées et tant qu'on parle uniquement de personnalité en disant il est sympa il est jeune, il n'est pas jeune il a de l'expérience, il n'a pas de l'expérience et qu'on est dans une sorte de concours encore une fois je veux dire, voilà qui n'a rien à voir avec les idées moi ça ne m'intéresse pas je pense que ça ne passionne pas les français et je pense d'ailleurs que ça ne les passionnera pas donc il est urgent de reparler du projet des idées, des réformes et de dire clairement aux français si vous nous faites confiance voilà les quelques réformes sur lesquelles on va y aller à fond les ballons dès les premiers mois du quinquennat et on va transformer radicalement le pays le reste sur l'incarnation ça doit venir normalement après une fois que vous avez déterminé quel est le projet et d'ailleurs c'est ce qui vous permet après de dire qu'il participe à tout ça parce que si vous avez un projet qui rassemble voilà, il y a plein de personnes qui vont participer ensuite à ce mouvement si à l'inverse vous avez un projet qui est fade ça n'aura aucun intérêt donc le David Disnard
qui partage une grande partie de vos idées
oui vous revenez sur la question des personnes oui
ah Bruno Retailleau et Laurent Boquet moi personnellement j'aimerais juste comprendre
moi personnellement vous me posez la question tous ceux qui défendent la liberté j'ai envie de travailler avec eux voilà et à l'inverse tous les anti-libéraux j'ai pas envie de travailler avec eux j'ai plutôt envie de les combattre par les urnes et ils sont nombreux et ils sont nombreux donc voilà pour moi le clivage il est là il a toujours été là et il est temps que ceux qui veulent libérer le pays et défendre la liberté le fassent ensemble avec un projet radical, sérieux qui donne de l'espérance aux français et le concours de beauté vous savez quoi on verra plus tard radical
vous l'avez dit plus un fois ce matin radical
parce que les gens sont en train de radicaliser c'est à dire de pas faire un truc des mesures des coupes moi quand j'ai proposé la réforme de la loi SRU et la fin du logement social à vie c'était une mesure radicale quand j'ai porté ma loi anti-squat c'était une loi radicale qui visait à sortir les squatteurs le plus vite possible quand j'ai proposé les jours de carence dans la fonction publique et la baisse des remboursements des arrêts maladie c'était une mesure radicale j'ai même eu des manifs derrière donc la politique c'est aussi défendre des convictions fortes avec des mesures courageuses c'est pas que dans les mots c'est dans les actes dans les réformes vous faites des choses
les radicalités on appelle d'autres vous le savez très bien
oui mais je pense que les gens sont en attente de changement et de radicalité quand beaucoup d'ailleurs votent sur des offres politiques assez radicales et assez extrêmes c'est parce qu'il y a un moteur derrière qui est on veut que ça change soyez ferme sur l'immigration sur le régalien sur la sécurité soyez ambitieux sur l'économique la croissance la libération de l'économie bref c'est une attente de radicalité et d'efficacité qui me semble importante
mais républicaine
mais bien sûr
mais c'est toujours bien de le dire
bien sûr mais la radicalité n'est pas incompatible avec l'esprit républicain on peut être très républicain dans certains partis si on peut être très républicain et avoir des propositions ambitieuses et radicales
un mot de la crise énergétique qui arrive sur la France et sur tout l'Occident comment est-ce qu'on pourrait aider les automobilistes français ceux qui ont besoin de leur voiture je pense ceux qui sont en province en région comme dans mon département 100 km par jour pour aller travailler qui voient le prix flamber à la pompe et qui souffrent qui bientôt ne pourront plus travailler pas de chèque carburant donc pas de baisse des taxes le gouvernement est hermétique il ne veut rien entendre pour l'instant
avant de parler du gouvernement rappelons que s'il y a une hausse des prix c'est parce que sur le marché le prix il est formé avec l'offre et la demande il se trouve que l'offre aujourd'hui est restreinte parce qu'il y a un conflit au Moyen-Orient avec un problème d'offre et c'est ça qui fait monter les prix pas qu'en France partout dans le monde il faut quand même le rappeler donc la première action la première action d'un État c'est d'essayer d'un point de vue géopolitique de stabiliser les choses pour éviter mais c'est le plus important ça mettra un peu de temps ça mettra du temps mais c'est le plus important c'est la source du problème après sur la pompe d'aujourd'hui moi j'entends les propositions diverses et variées des uns et des autres je rappellerai juste
des taxes et les autres blocage des prix
dans l'absolu moi je suis par principe toujours favorable à des baisses de taxes c'est mon esprit libéral qui fait que je suis toujours très heureux quand on baisse les impôts néanmoins si on les baisse mais que les prix à la pompe ne baissent pas c'est un peu problématique vous savez que dans le passé on a déjà baissé les taxes et la TVA par exemple sur la restauration c'est pas pour autant que votre plat du jour il est devenu moins cher donc attention à ces solutions présentées comme étant un peu magiques il n'y a pas forcément de lien entre baisse de taxes et baisse de prix à la pompe et parce que les prix sont libres et que les acteurs sont libres
et donc on fait rien pour l'instant
et deuxième élément ceux qui vous proposent des chèques mais attendez moi je veux bien m'agiter dans tous les sens comme tous les politiques qui viennent vous voir et vous disent je vais vous faire un chèque énergie la dernière fois qu'il y a eu un chèque énergie dans notre pays ça a été 80 milliards d'euros plus que le budget de la défense et on le paye toujours aujourd'hui parce qu'à la fin de tous ces chèques qui sont promis par les responsables politiques ceux qui vous regardent le savent très bien c'est eux qui le payent à la fin à travers soit une hausse d'impôt soit de la dette donc attention aux promesses de chèques parce que rien n'est gratuit et que quand l'état et les responsables politiques vous promettent des chèques c'est toujours vous qui payez à la fin donc moi je préfère être honnête avec les gens et leur dire je ne suis pas contre déjà au niveau géopolitique il faut agir parce que c'est quand même la source du problème s'il y a des baisses de taxes qui fonctionnent vraiment et qui permettent de baisser sur les prix à la pompe pourquoi pas mais attention ce n'est pas automatique et par contre sur la politique des chèques je suis désolé c'est terminé on ne va pas encore faire des dizaines de milliards l'état est en faillite sinon c'est vous qui allez le payer vous aussi de tous mais bien sûr tous les chèques qui sont promis par l'état sont payés à la fin
Guillaume Casparien un dernier mot à propos de Lionel Jospin hommage national annoncé par le président pour jeudi que retenez-vous de ses actes politiques les 35 heures l'affaire du voile de Creil sa défaite de 2002 sa rectitude politique
alors moi je ne suis pas socialiste et j'ai plutôt un regard critique sur les réformes économiques qui ont été menées à cette époque là néanmoins c'est un homme d'état il a été un premier ministre il a servi le pays avec droiture avec volonté et je pense que beaucoup de personnes l'appréciaient pour son intégrité probablement aussi ce côté protestant qui revenait aussi souvent donc voilà je salue l'homme et sa rectitude je crois c'est ce que vous avez dit même si je diverge d'un point de vue idéologique bien évidemment et donc j'adresse à sa famille à ses proches à ses militants toutes mes condoléances les plus sincères
Merci beaucoup Guillaume Casparian d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1 bonne journée à vous tous
Merci Guillaume Casparian merci Laurence Ferrari dans un instant vos signatures européennes du mardi à commencer par Eugénie Bastiette
Guillaume Kasbarian