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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 9 septembre 2026 50 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

Les clefs d'une vie - Jean- Michel Guenassia

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Pour 100 millions, est-ce que c'est un univers qui vous fascine ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Franchement, vous avez passé l'âge du poker ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Votre héros était un avocat, un univers que vous connaissez bien ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Avocat au départ c'était la vocation que vous aviez décidé ou c'est venu par hasard ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Vous avez été élevé entre l'Algérie et la France ?

  • 5:08OuverteRéponse directe

    Votre famille est originaire de Méda près d'Alger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12Jean-Michel GuciaFait
    « Franchement, j'ai passé l'âge du poker. Oui. Quand quand j'étais étudiant, je j'aurais pas dû jouer, mais euh je croyais à la chance et que j'étais plus malin que les autres. »
  • 3:41Jean-Michel GenaciaFait
    « c'est venu au cours des études. L'envie euh j'ai longtemps hésité entre le être juge, faire l'école de la magistrature ou avocat. C'était plus simple d'être avocat. »
  • 4:23Jean-Michel GenaciaFait
    « c'était encore bah c'était un département français tout bêtement et j'y suis retourné jusqu'en 1962. »
  • 5:51Jean-Michel GanaciaFait
    « Et quand j'ai eu 30 ans, j'ai démissionné pour devenir auteur. C'était un risque énorme. »
  • 8:05Jean-Michel GenaFait
    « On avait directement accès aux responsables de programme. On proposait des synopsies. S'il disait oui, il disait non. Ça se faisait très très vite. »
  • 13:10Jean-Michel GenaFait
    « d'avoir le prix le préoncour au premier tour, c'était on s'y attendait pas quoi. C'était vraiment une grosse surprise. »
  • 14:38Jean-Michel GenaciaFait
    « Le la la seule chose que j'ai retenue, c'est que quand ça veut marcher, ça marche tout seul et on connaît pas, on sait pas pourquoi ça marche pas et on sait pas pourquoi ça marche. »
  • 16:05Jean-Michel GanaciarFait
    « Le principal le héros du roman en réalité dans le club est un agent du KGB de l'époque qui truque les photos. »
  • 17:34Jean-Michel GenaciaFait
    « le héros le le personnage principal du roman, c'est le jardin du Luxembourg dans lequel entre et sortent tous les personnages, tournent autour. »
  • 20:28Jean-Michel GenaFait
    « Est-ce que c'est pas le mot optimisme qui est arrivé à un moment où la France en avait besoin ? Peut-être aussi. »
  • 35:22Jean-Michel GenassiaFait
    « Impère et pas c'est une formule au départ bien connue des croupiers à la roulette. Oui. Je sais pas si vous savez mais le les croupiers c'est un terme professionnel qui signifie sédentaire donc qui demeure assis. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

Sud Radio Les clés d'une vie. Jacques P6. Les clés d'une vie celle de mon invité. Après avoir connu un succès littéraire racontant l'optimisme des années 60, vous traversez à nouveau le temps pour évoquer à votre façon un jeu où le destin est une carte essentielle, la carte de la vie. Bonjour Jean-Michel Ganaciar. Bonjour Jacques. Alors donc ce je vais reçu il y a 3 ans dans la clé d'une vie. On avait évoqué le club des optimistes et la suite. Et puis vous publiez un nouveau livre tout aussi imposant que les précédents, la vie impère et passe chez Albin Michel.

Donc on va l'évoquer mais on va également selon le principe des clés d'une vie revenir sur votre parcours à travers des événements qu'on avait un peu négligé. Voici 3 ans. Alors, première date que j'ai trouvé 7 mars 1986, c'est la sortie de vos de votre premier livre, la sortie de pour 100 millions. Et c'est vrai que ce livre, il est sorti très discrètement au départ. Bah, c'est c'est d'abord c'était pas la mode vraiment des des romans policiers euh mais il en a il a eu quand même le prix euh un prix à l'époque à au M. Oui. Euh et il a gentiment marché. Donc ça a été il a il a fait l'objet d'une adaptation à la télé. Donc oui mais en même temps c'était pas la mode des romans policiers.

On avait connu la série noire dans les années 50. D'ailleurs le titre avait été trouvé par Jacques Prévert qui connaissait bien Marcel Duamel. On avait connu ensuite les romans de Paul Kenny de Spécial Police et autres. Là c'était en train de tomber. Oui, c'était d'ailleurs c'était c'était difficile de se faire éditer en polar puisqueil y avait que la la série noire pratiquement qui marchait rivage aussi. Donc c'est Et pour un jeune auteur, comment fait-on alors quand on veut publier son premier roman ? par la poste tout bêtement pour le club ça a été par la poste. Donc je l'ai envoyé chez Albin Michel à l'époque et et on vous a répondu.

On m'a répondu et j'ai eu plusieurs réponses positives de plusieurs éditeurs et ça s'est s'est très bien passé par la suite. Alors pour 100 millions, il y avait l'univers du poker. Est-ce que c'est un univers qui vous fascine Jean-Michel Gucia ? Franchement, j'ai passé l'âge du poker. Oui. Quand quand j'étais étudiant, je j'aurais pas dû jouer, mais euh je croyais à la chance et que j'étais plus malin que les autres. Et après avoir pris quelques déculottés, je me suis arrêté définitivement. C'était pas pour moi.

En tout cas, le poker à la télévision marche aujourd'hui très bien et ça a commencé en 2006 aux États-Unis avec une émission qui s'appelait poker avec des grands noms du spectacle et du poker et il y avait des caves minimolles de 500000 dollars. Oui. Et c'est devenu un spectacle le poker. Oui, certainement. Et vous auriez pu continuer d'ailleurs dans le genre policier mais parce que en plus votre héros était un avocat, un univers que vous connaissez bien. Absolument. Mais c'est l'histoire dont je parle est une l'histoire dont j'ai parlé était une histoire réelle.

C'est c'était l'histoire d'une évasion de la maison de Fleur et Rogis avec un substitution par ressemblance et il y en a toujours il y en a eu plusieurs. Donc quelqu'un prend la place d'un autre à la à l'intérieur de d'une maison d'arè et il y a il y a il y a eu plusieurs malheureuses expériences et vous le savez parce que vous avez été avocat et avocat au départ c'était c'était la vocation que vous aviez décidé ou c'est venu par hasard ? C'est c'est venu au cours des études. L'envie euh j'ai longtemps hésité entre le être juge, faire l'école de la magistrature ou avocat. C'était plus simple d'être avocat. Donc je me suis lancé.

Et pour des raisons familiales, je crois Jean-Michel Genacia que vous avez été élevé entre l'Algérie et la France. Surtout en France parce que j'ai suivi ma mère qui qui avait divorcé quand j'étais très très jeune. Elle s'est remariée en 1955 à Paris. Donc depuis 1955, je suis parisien. En même temps, vous allez de temps en temps en Algérie pour voir votre père et vous découvriez une Algérie qui n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui. Non non, c'était encore bah c'était un département français tout bêtement et j'y suis retourné jusqu'en 1962. Mais c'est un autre monde, une autre époque totalement révolue. Oui. C'estd que c'était encore une certaine joie de vivre. Certainement.

Oui, enfin en tout cas pour moi et parce que on ne peut pas imaginer aujourd'hui parce qu'on la voit à peine dans les livres d'histoire l'Algérie d'avant d'avant la 60. Bah c'était d'abord Alger était une ville française he c'était il y avait c'était pas une ville on se rendait pas compte à quel point la colonisation était forte et prignante et prenait tout l'espace malheureusement. Et votre famille, je crois, est originaire de Méda qui était à 90 km d'Alger. 45 km d'Alger et c'est tout près de Tibérine surtout, donc du fameux monastère de Tibérine qui a qui a défrayé malheureusement la chronique avec les les l'assassinat des des moines.

Et j'en parle d'ailleurs dans mon précédent roman à Dieu 20. Alors, avocat, vous vous spécialisez dans le droit commercial et dans le dans le dans le commercial et dans le droit pénal. Bah c'est parce que quand on est vous savez quand on est stagiaire on on a besoin de gagner de l'argent parce qu'on est très mal payé et donc on prend les affaires qui arrivent sans aucune distinction et donc c'est beaucoup de petites affaires commerciales de recouvrement de créance et de des petits dossiers pénals. On prend les affaires qui se présentent tout simplement. Et ça a duré 6 ans Jean-Michel Ganacia avec l'envie d'écrire qui était vraiment au fond de vous-même.

Oui, ça c'était vraiment ce qui a dominé ma vie. J'avais je voulais vraiment écrire, je voulais être scénariste, écrire pour la télé, pour le cinéma, des romans. Et quand j'ai eu 30 ans, j'ai démissionné pour devenir auteur. C'était un risque énorme. Si j'avais su Si j'avais su où je mettais les pieds, je l'aurais probablement pas déliitionné. Oui, parce que les premières années, c'est le parcours du combattant. Vous avez écrit beaucoup de scénarios sans même les signer ou sous des pseudonymes. Oui. Oui. Mais euh c'était très dur. C'était c'était il y a d'abord c'était très dur parce qu'il y avait beaucoup moins de canaux de diffusion qu'aujourd'hui.

Il y avait pas Canal Plus, il y avait pas euh toutes les chaînes. Trois chaînes. Il y avait que trois chaînes. Euh et un jour une porte s'est ouverte. J'ai un copain qui m'a fait une proposition de travailler sur une série qui était célèbre à l'époque, c'était les 5 dernières minutes et j'ai commencé comme petite main sur les 5 dernières minutes. 5 dernières minutes dont on se souvient du générique.

7:16
Non speech

[musique] [musique]

7:23
Locuteur

C'est vrai que ce générique a fait est une légende de la télévision, mais Raymond Souplexe avant le commissaire Cabrol était tellement célèbre que euh le la préfecture de police lui avait fait, je sais pas si vous le savez, une carte de police à son nom authentique et quand il avait un problème, il montrait sa carte de police et on le saluait monsieur le commissaire. Ou c'était c'était l'émission qui faisait 8 millions de de spectateurs à chaque passage. Exactement. Et c'est vrai que là ça a été le point de départ parce que là vous vous êtes vraiment senti dans votre univers. Jean-Michel Gena. Bah c'était j'ai eu la chance de rencontrer des c'était à l'époque antenne 2.

Euh les choses se faisaient très simplement. On avait directement accès aux responsables de programme. On proposait des synopsies. S'il disait oui, il disait non. Ça se faisait très très vite. Et le le principe de de la série, c'était un crime dans un milieu professionnel de province. Euh donc c'était très amusant à écrire et c'était surtout une émission très très populaire. Et en même temps, je crois que vous avez écrit ce premier scénario clair obscur. Claire c'était pas du tout un prénom, c'était les huîtres. Oui, tout à fait. C'était dans le milieu des marilleurs de Marine Oléron.

Oui, effectivement, on les appelle les films de clair parce que elles sont sélectionnées pour leur forme et leur rondeur, je crois. Ouais, tout à fait. Et pourquoi cet univers ? Euh c'est l'intrigue qui a amené à à Marine Léron et surtout parce que euh ça n'avait jamais été utilisé auparavant dans les 5 dernières minutes. En même temps, quand on débute dans ce genre de choses, il faut connaître les codes de la télévision et du cinéma. C'est pas évident. Euh Jean-Michel Gas, on apprend sur le T. Il y avait pas d'école de de scénaristes à l'époque. Il y avait pas de pas beaucoup de livres. On apprend en regardant, en se coletant aux autres et euh non, ça s'est s'est très bien passé.

J'ai eu la chance de travailler avec un un méteur en scène qui était très sympathique Franck après des ris et ça s'est très très bien passé. C'est qu'il y avait pas encore les codes qu'on vous imposez à la à la 30e minute. Il faut rebondir. Non non, c'était c'était très très souple. Et puis votre roman donc a été adapté à la télévision et le le roman et le scénario étit très différent. Oui, au départ au départ c'était un un long métrage qui a capoté que qui devait être faite par un mur enseigne qui s'appelait Daniel Duval et un des producteurs a fait faillite. Ça c'était la la catastrophe.

J'ai j'ai récupéré mes droits et n'ayant rien d'autre à faire, j'ai écrit un roman en partant de de ce de ce scénario et après il a fait l'objet d'une nouvelle adaptation pour la télévision. Je crois queil s'est déroulé en partie dans le monde ipique cette fois-ci. Il il se déroulait dans le monde ipique. Tout à fait. Le les adaptateurs ont ont changé le l'histoire. C'était avec Jacques Perin dans le rôle principal. Oui. Car Jacques Perin à l'époque était un comédien célèbre. Il avait réussi quelques films. Il avait notamment tourné dans cinéma Paradisiaux et il commençait à produire des séries pour la télévision. Et puis il avait surtout fait Z.

Oui, qui était quand même un un film magnifique. Et là, c'était un comédien en pleine ascension. Est-ce qu'on imaginait qu'il deviendrait un grand producteur ? Euh, il avait une lumière en lui pour ça. Il il était euh c'était quelqu'un de très qui éradiait tout le temps. Exactement. Il a eu quelques succès. A commencé par les choristes dont personne ne voulait. Absolument. et quelques autres films. Ça ce sont vos débuts et puis il y a une autre date que j'ai repéré qui est quand même un tournant aussi dans votre parcours. C'est le 18 septembre 2009. À tout de suite sur Sud Radio avec Jean-Michel Gana. Sud Radio les clés d'une vie.

Jacques Pis Sud Radio les clés d'une vie mon invité Jean-Michel Genacia. Nous parlerons tout à l'heure de ce nouveau roman La vie impère et passe chez Alba Michel. Nous parlerons musique à la fois opéra et et rock avec ce livre très particulier de la rentrée littéraire et j'ai trouvé une date 18 septembre 2009. Ce jour-là, vous êtes invité dans une émission de télévision. Il y a un fond blanc, deux chaises. Il y a Monique Atlan qui vous interview mais pendant 2 minutes sur votre nouveau livre le club des optimistes. Et à l'époque, ben vous racontez l'histoire et il y a pas le moindre commentaire et personne n'imagine ce que ça va devenir.

Vous vous souvenez de cette émission avec Monicatlan, il y avait deux chaises, un décor blanc et 2 minutes. C'est la la vérité, c'est qu'on décide de rien. C'est le public qui décide uniquement. Donc je pouvais personne n'aurait pu imaginer la l'aventure de ce roman. C'est que vous expliquez dans cette émission qui s'appelait Dans quel état GRE qui était une émission faite de clips de 2 minutes pour défendre la littérature ce qui est quand même un atout aujourd'hui parce que pas beaucoup de gens la défendent et vous expliquez la base de l'histoire sur fond de guerre d'Algérie. Mais il y a il y a pas de il y a pas d'explication au-delà de ça parce que au départ vous étiez très sobre sur.

Bah c'est un le club était un roman un peu protéiforme qui qui abordait plusieurs sujets différents qui est qui c'est un roman qui était assez volumineux 760 pages le plus gros roman de la rentrée de cette année-là et donc il partait avec plusieurs handicaps qu'un primo romancier un auteur inconnu sorte un livre de 760 pages à la rentrée littéraire Euh c'était euh un peu particulier, un peu bizarre. Et de mois plus tard, après cette télévision au milieu d'autres auteurs, ben vous recevez le proncour des lycéens. Ça a été une surprise.

Euh oui, bah déjà d'être dans la dans la sélection du de se retrouver dans la sélection du concours euh de passer trois tours dans la dans le concours, de faire la le parcours du des lycées français avec les le jury Goncours. Surtout qu'il y avait plein d'auteurs très importants dans cette sélection cette année-là. euh d'avoir le prix le préoncour au premier tour, c'était on s'y attendait pas quoi. C'était vraiment une grosse surprise. Vous vous souvenez du moment où vous avez appris que vous aviez le concours des lycéens Jean-Michel Gena ?

Oui, c'est un coup de fil de mon éditeur qui avait reçu un appel de la l'attaché de presse du prix qui était à Renn et personnellement, j'étais persuadé que d'autres que le tout le monde était persuadé que David Fenkinos et la délicatesse serait le prix. Euh il était le grandissime favori. Il l'aura quelques années après. Euh c'était vraiment une surprise quoi vraiment. Et ça a changé votre vie ? Oui, parce que le livre a eu un énorme succès. Ça a été un une caisse de résonance considérable et euh c'est un gros succès d'édition. Voilà. Alors, au départ, je crois que l'idée, elle vient d'un livre d'art, le commissariat aux archives d'Alain Jobert. Oui.

Qu'est-ce que Bah d'abord Alain Jobert, c'est quelqu'un qui est connu, un historien d'art, connu pour la série palette, qui était exceptionnel et qui a fait ce livre qui il y en avait pas sur les les photos truquées du temps du stalinisme où on voit euh par exemple les photos de Lenine à Capri avec tout l'étatmajor de la la guerre. donc en 2012 en 1912 1913 et au fur et à mesure que Stalin monte les marches, il se rapproche de de l'énine et les autres disparaissent de la photo, notamment Trotski. Euh et à la fin, il y a plus que Lénine et et Staline sur la photo. Et ça va être une façon de gouverner.

C'est-à-dire que du temps du léninisme et du stalinisme, on on se contentait pas de tuer les gens. On les faisait disparaître physiquement des photos. Il n'existait pas, ils n'avaient pas existé. Si on les tuéit, c'est qu'il méritait d'être tué et il méritait disparaître. Oui, Photoshop n'existait pas encore. Il fallait être spécialiste pour les faire disparaître des photos. Voilà. Donc le le le principal le héros du roman en réalité dans le club est un agent du KGB de l'époque qui truque les photos. C'était un sujet qui était pas vraiment destiné à être à connaître le succès en France.

Quo il se trouve que dans le genre de photo truqué moi je me souviens les années 80 la Pavda a publié une photo en disant il y a une pénurie de pain en France et on voit des gens faire la queue devant une boulangerie. Et cette c'était poilane parce que la boutique était petite et la rue petite. Voilà, c'était ça a marché. Rue du cherche. Exactement. Alors, il se trouve que vous avez une particularité dans ce livre, c'est que vous avez trouvé la fin immédiatement. Ben oui, parce que je me suis lancé dans l'écriture de la première partie [gémissement] en l'occurrence et d'une une partie de la la de la suite.

Euh et j'avais la fin heureusement pour si vous écrivez un roman de très très gros roman sans savoir où vous allez, vous avez un problème probablement en cours d'écriture. Oui, mais en même temps, vous n'imaginez pas au départ Jean-Michel Genacia faire un livre de plus de 700 pages ? Je savais qu'il serait long parce que j'avais beaucoup d'intrigues, j'avais beaucoup de personnages, j'avais plusieurs euh histoires, ça se d le le héros le le personnage principal du roman, c'est le jardin du Luxembourg dans lequel entre et sortent tous les personnages, tournent autour.

Et donc c'est le paris du quartier latin des années 60 euh et d'une d'une époque un peu révolue aujourd'hui, un peu nostalgique euh où les où les gens se posent la question pourquoi ça a pas marché ? Pourquoi une si belle idée sur le papier que le socialisme et le communisme qui est une idée merveilleuse, le le bonheur sur terre pour tout le monde à chaque fois abouti à des camps de concentration, des exécutions de masse, des procès truqués.

Euh et ceux qui racontent l'histoire, on été étaient les victimes après en avoir été les acteurs aussi à un moment et ils ont sauvé leur peau inextrémiste et ils se retrouvent tous dans l'arrière-salle d'un bistro de d'enfer Rocheraud euh où ils essayent de se poser de de se demander et où ils se demandent pourquoi ça a pas marché. et vous avez passé je crois 6 ans à travailler sur ce list qui est énorme en recherchant une documentation il y avait pas internet c'était pas simple de retrouver la documentation. Non mais euh la documentation je l'ai trouvé dans des dans des livres d'histoire tout simplement. Donc euh c'était euh internet était moins développé.

En tout cas, l'usage qu'on pouvait avoir d'Internet était moins développé qu'aujourd'hui. Alors, curieusement, il a existé un club des optimistes à la télévision en 1960. Jean Noin diffusait tous les lundis soirs une émission qui s'appelait Le club des optimistes et remettait un diplôme d'optimiste à chaque invité. Mais Jean Noin, c'était vraiment le on l' on l'a oublié, c'est c'était la la avant Michel Drequer, c'était le roi de la télé. Exactement. Et dans cette émission, il y a un sketch de Pierre Rordinaire qui parle à sa façon d'optimisme. Alors, pourquoi disiez-vous tout à l'heure op ? D'ailleurs, je me demande pour quoi faire ? Non, pas du tout.

Alors moi certainement pas un bafouilleur, il n'arrivait jamais à dire un mot ou alors quand il le disait, il y avait une contrepétrie derrière. Oui, oui. C'était assez particulier. Alors ce livre a été très difficile parce qu'il fallait tout rechercher. Notamment, je crois que vous avez passé beaucoup de temps pour rechercher les tenues d'utesse de l'air dans les années 60. Bah oui, parce que j'avais on trouvait pas ces infos à l'époque sur internet ou en tout cas moi je les trouvais pas. Euh il y avait plein de détails qu'il fallait euh pour rendre véridique le roman, pour le le faire ressentir au lecteur, pour que le lecteur se l'approprie.

Euh il y avait j'utilise quand même beaucoup de détails pour rendre le livre proche du lecteur. Alors le succès a été immense. Vous en avez été le premier surpris. Est-ce que vous l'avez expliqué ce succès Jean-Michel Gena ? Le la la seule chose que j'ai retenue, c'est que quand ça veut marcher, ça marche tout seul et on connaît pas, on sait pas pourquoi ça marche pas et on sait pas pourquoi ça marche. Est-ce que c'est pas le mot optimisme qui est arrivé à un moment où la France en avait besoin ? Peut-être aussi. [grognement] Je je je cherche pas je cherche pas à expliquer je cherche pas à expliquer je cherche pas d'explication.

pas plus que je cherche d'explications aux livres suivants qui ont marché ou moins marché. Euh je crois qu'on on connaît pas la recette euh et heureusement d'ailleurs. Alors ça c'était le deuxième livre et puis j'ai trouvé une autre une autre date importante justement liée à ce livre de façon indirecte. C'est le 6 mai 2019. À tout de suite sur Sud Radio avec Jean-Michel Genassen. Sud Radio les clés d'une vie Jacques P6. Sud Radio, les clés d'une vie mon invité Jean-Michel Genacia. Nous parlerons tout à l'heure de la vie impère et passe ce nouveau roman euh aux éditions Albin Michel. On a évoqué le succès du club des optimistes qui est plus de 700 pages et et beaucoup de lecteurs.

Et le 6 mai 2019, un autre club, un club qui s'appelle Italie-Fance qui vous rencontre et vous interview. C'est un club qui existe depuis l'an 2000 avec des échanges entre l'Italie et la France. Et c'est vrai que les Italiens vous euh vous ont beaucoup lu. Le le le club a eu un succès considérable en Italie. Euh et il n'est toujours pas passé en poche en en italien tellement il se vend il continue toujours à se vendre près de 20 ans après encore. Comment ça s'explique là ? Je sais pas. Je je me pose pas de questions. Je reçois plein d'invitations de de libraire et de salon italien. hein. Euh euh tous mes livres sont traduits en italien, tous mes livres ont très bien marché en Italie.

Je pense qu'il y a peut-être un une un intérêt pour Oui. pour la la France, une façon de penser. Je j'ai été très euh marqué quand j'étais jeune par la comédie à l'italienne qu'on a un peu oublié aujourd'hui par des gens comme Dinoidzi et Torescola. qui avait qui avait une façon de raconter les histoires euh qui était pas forcément très drôle avec un peu d'humour, un peu de dérision et euh je pense que ça ressort dans mes livres et que les Italiens, ils sont sensibles.

Comme ils sont sensibles à la chanson française, il faut savoir dans les années 60, Sylvie Vartan est une immense star en Italie, chez là aussi et Antoine qui a remporté le festival de Sanremo avec une chanson qui s'appelait Piétré puis la Taramontane qui est toujours une véritable idole en Italie. C'est assez curieux. Souvent les les Français sont plus connus en Italie qu'en France. [grognement] Non mais c'est vrai que j'ai un tropisme italien. J'y vais très souvent parce que j'ai la chance d'habiter pas très loin de la de la frontière. Euh donc je vais j'y vais souvent euh euh j'ai des romans plus [raclement de gorge] plus plein d'éch dans mes romans à l'Italie.

Il se trouve que d'ailleurs vous avez fait de des salons du livre en Italie. Comment ça se passe ? C'est comme en France les salons du livre en Italie. Je trouve c'est un peu plus joyeux. Il y a les les auteurs sont moins séparés les uns des autres. Il y a une proximité du public. Non, ça ça se passe très bien en général. Et le lecteur italien est particulièrement chaleureux. Ben, les gens sont sont plus chaleureux. Euh les les on dit que les Italiens sont pas des lecteurs, mais euh la il y en a quand même encore beaucoup quoi. Et puis je crois que d'ailleurs vous avez failli vous installer en Italie à Padou. Jean-Michel G. Oui, mais j'y pense toujours. Pourquoi ?

Bah si vous connaissez pas d'où vous poseriez pas la question tellement c'est c'est une ville magique. D'abord c'est à 30 km de Venise euh et c'est près de tout et puis la région est extraordinaire. Et puis il y a deux sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il y a le jardin bot qui est le plus ancien du monde et il y a dans les bâtiments du centre-ville la chapelle Scrovie. La chapelle Scrovie de Je crois que c'est c'est une des plus visitées au monde. Elle est pas très visitée parce que d'abord elle est toute petite donc la les visites sont limitées et il faut ça maintenant il faut s'inscrire sur internet.

Euh c'est une chapelle qui date quand même du début du 13e siècle quoi. Donc qui est dans un état magnifique qui a et surtout quand on la voit, on mesure la chance qu'on a. Euh elle a des bombes sont tombées à 50 m en [grognement] 1944. La l'église Hérité qui est juste à côté avec des fraises de Montgia a été saccagée et a disparu et la chapelle Scrovie est restée. Alors, il se trouve que ce livre a bien marché, a été un triomphe. Je crois qu'il a été vendu dans 10 pays puis ensuite ça a été beaucoup plus calme, en particulier dans les médias. La seule interview que j'ai trouvé de vous sur la télé publique, elle date de 2015 euh et pour un roman qui s'appelait Trompe la mort.

Depuis silence télé, si j'ose dire. Je suis pas très médiatique effectivement parce que comment ça s'exp ? Bah on répond aux invitations. Euh euh j'ai pas de je suis je me rends compte en réalité que c'est pas parce que vous êtes on vous voit beaucoup à la télévision que vos livres marchent. Donc, j'ai la chance de voir pas mal de lecteurs en France et dans différents pays. Je suis dans le roman narratif euh c'estàdire avec un une histoire, un sujet, un début, un milieu à une fin, des personnages, des caractères, une intrigue. Euh ça paraît tout bête mais c'est la masse du roman.

Non non mais je parle pas de moi de mes de ma vie personnelle, des problèmes que j'ai eu avec la la maternelle avec une maîtresse ou dans la cour d'école. Enfin je bon j'ai peut-être eu la chance de pas être trop traumatisé. Euh donc je suis pas dans la dans l'autofiction. Mais justement, est-ce que c'est pas ça finalement le roman ? Est-ce que vous pas plus proche du romancier ? Oui. Normalement normalement. Mais euh euh je voudrais juste paraphraser une journaliste, une célèbre journaliste de du monde qui a pris sa retraite aujourd'hui et qui pour le club a dit pour un roman narratif, c'est un très bon roman narratif comme si le roman narratif était sale et c'était pêché quoi.

Enfin c'est il y a que seul l'autofiction et les états d'âmes personnels devaient être racontés. Oui, mais finalement on a oublié que les grands auteurs du 19e ou du 20e siècle, même d'avant, c'était des romans narratifs. Oui. Mais on on vit un peu sous une forme de de nombrilisme. Oui, de Oui, tout à fait. De nombrilisme est exact. Alors, votre livre Tron la mort, c'était aussi une suite de chance d' don bénéficier le héros. Oui, parce qu'il a failli, c'était un héros anglo-indien. euh qui qui perdait sa mère dans des conditions absolument dramatiques et qui rentrait dans les forces spéciales britannique pour survivre.

Mais c'est fou parce que c'est des sujets qui sont des sujets authentiques et à partir de l'authentique, vous créez votre histoire. Bah souvent oui, c'est je pars d'un d'un détail comme ça du du réflexion que je peux entendre à la radio, lire dans un journal pour créer un personnage, une situation et puis en même temps créer la société, évoquer la société que que vous observez, la guerriilla, la quête de soi, la corruption dans vos romans, c'est souvent présent. Euh oui, la quête de soi effectivement la la recherche de de certaines réalité, de certaines vérités et et à chaque fois il faut trouver le sujet et le déclic peut se faire pendant des mois et des mois.

Oui, mais je je ne commence un roman que lorsque j'ai l'essentiel de l'histoire. Je me lance pas dans un roman, on doit uniquement avec une première phrase et quelque chose de de de d'évanissant. Est-ce que vous avez pas un sentiment d'appartenir justement à cette race d'écrivains hélas en voie de disparition qui ont un sujet qu'il développe et qui et qui s'informe de tout ce qui se passe autour ? Bah, contrairement à ce qu'on peut penser, la grande majorité des romans sont des romans narratifs et sont les en tout cas les romans qui sont lus en France sont des romans narratifs.

Le public a envie qu'on lui raconte une histoire avec des situations, des personnages, quelque chose de nouveau qu'il a pas forcément vu, connu. Si vous regardez les la plupart des romans actuels, ce sont des romans narratifs et il y a des adaptations possibles pour la télévision ou le cinéma. Oui, mais ça c'est une autre c'est une autre histoire parce que c'est là on rentre dans des considérations stratégiques auquel je suis devenu un peu étranger. Alors il se trouve qu'il y a aussi un de vos romans dont le titre évoque une légende de la chanson. influence de David Bou sur la destinée des jeunes filles qui est sorti d'ailleurs quelques mois seulement après la mort de David Boui.

Oui, mais je le savais pas malheureusement. Et ça, il est mort d'un cancer du foie 2 jours après la sortie de son dernier album. Ouais. Et pourquoi ce livre ? Pourquoi David Beoui ?

parce que d'abord c'est un génie musical qui a euh que que j'ai suivi pendant tout que j'ai connu dès dès c'est son premier album dans les années 60 qui était très pop euh et qui est un un chanteur qui a évolué d'une façon extraordinaire qui s'est enrichi au cours des années sans jamais se répéter en se renouvellement en se renouvelant en permanence euh en prenant des risques parce en prenant des risques considérables et souvent le public était était là quand même donc et de plus en plus présent mais il fallait oser dans ces années-là prendre le risque de choquer.

Oui mais il il a osé et en plus il a il avait et il avait le talent mais il le faisait pas par effet commercial ou euh par effet de mode. Il le vivait vraiment. Et dans ce livre là donc qui évoque David Boui, il a dessiné des jeunes filles, ben il y a le côté androgine dont on ne parlait pas beaucoup d'ailleurs à l'époque de David Bi. Il était quand même un peu à la frontière. Oui, mais il jouait sur le l'abivalence et il se trouve que le héros du roman est un personnage dont on ne peut pas savoir si c'est en le regardant si c'est un garçon ou une fille.

Mais là aussi c'est un sujet dont on parle beaucoup aujourd'hui qui est entré dans les mœurs mais c'était pas le cas quand votre roman est sorti Jean-Michel. Non il était il est sorti un peu trop tôt peut-être. Et vous évoquez dans l'évolution de l'éducation sentimentale et la communication autour des mœurs. Là aussi c'était c'était en avance sur son temps peut-être. Oui. Et d'ailleurs, il avait un disciple Igop, je sais pas si vous vous en souvenez. Tout à fait qui qui faisait scandale. Il est arrivé pour la première fois sur scène le 23 juin 70 le torse enduit de beurre de cacahuète.

Oui, il a le problème après c'est pour l'enlever mais euh il y a il y a pas photo entre les deux au niveau musical quand même. Non mais Guip est toujours vivant à 79 ans. Je crois qu'il s'est un peu calmé. Oui, vaut mieux. Alors ce qui est étonnant avec vous Jean-Michel Genacia, c'est que vous êtes capable de passer du club des optimistes à à David Bi et Guipop sans que votre public soit choqué ou sans que ce public change. Bah je pense que je je suis moi-même lecteur. Donc quand j'aime un auteur, j'ai eu la chance de d'être jeune quand certains auteurs sont apparus que j'ai suivi pendant toute ma vie sans me poser la question. J'achetais leurs livres pour les lire.

J'aimais Garcia Marquez, Philippe Ros euh toutes ces époques là. Et je crois que David Bi aurait pu critiquer votre livre car je sais pas si vous le savez, il a commencé à écrire des critiques sous son nom pour Barns and Noble et puis ça a tellement plu que régulièrement il a publié des critiques des livres qui si c'est [rires] il y a un site où il y a les critiques de livres de David Bou et en même temps ça vous empêche pas d'imer la chanson française ou l'évoquer dans vos livres ? Bah c'est de la musique là quand elle est bonne pourquoi pas. Et la chanson française vous fascine aussi ? Euh bah la chanson française c'est quand même euh brêle, brassince euh inégalé quoi.

Enfin euh mais il travaillaient leur chanson quand vous travaillez vos livres. Il ne faisait pas une chanson en 2 minutes. Euh je sais pas qu si on peut écrire une chanson de j'ai jamais essayé vraiment. Euh mais c'est vrai qu'il y a une relation entre le temps qu'on met et l'écriture. Je crois que Brê écrivait 10 chansons par an en passant quelquefois un mot sur un simple couplet. Ouais. Un mo un mois sur un simple couplet. C'est c'était c'est assez étonnant. Ouais. C'est pas le cas. et Brassas a beaucoup parlé de la manière dont il écrivait et il disait que il transpirait énormément.

Il y avait beaucoup de transpiration et relativement peu d'inspiration et qui fait c'était nous on trouve que le résultat est exceptionnel et divin et d'une incroyable fluidité mais effectivement il mettait des mois pour écrire une chanson. Exactement. Et Brelle disait le talent ça n'existe pas. Le génie ça n'existe pas. C'est le travail qui compte, c'est 95 % de la réussite d'une chanson. Certainement. Et puis ben on va évoquer maintenant votre livre à travers la date de sa sortie, le 19 foot 2026. À tout de suite sur Sud Radio avec Jean-Michel Gena. Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pis. Sud Radio Les clés d'une vie, mon invité Jean-Michel Genassia.

On a évoqué votre parcours de romancier et votre parcours de scénariste. Et puis bah le roman, ça continue parce que le 19 août 2026 est sorti un roman qui s'appelle Impère et passe la vie Impère et passe chez Albin Michel. Impère et pas c'est une formule au départ bien connue des croupiers à la roulette. Oui. Je sais pas si vous savez mais le les croupiers c'est un terme professionnel qui signifie sédentaire donc qui demeure assis. Autrefois, c'était celui qui montait derrière le cavalier sur la coupe du cheval et ensuite les premières croupières ou les premiers croupiers étaient derrière celui qui faisait le jeu. D'accord. Voilà.

Et pourquoi pourquoi ce titre et pourquoi c'est cette idée de de la vie impérie ? Ben parce que une partie du roman se déroule dans un casino, casino de 7. Oui. Euh que il y a il y a un côté un peu roulett russe dans le roman euh où des personnages à des carrefours stratégiques de leur vie euh prennent ou pas la bonne décision et si vous prenez pas la bonne décision bah ça vous ratez. C'est le point de départ du livre effectivement. C'est que ça c'est le le jeu de dra vous avez imaginé une histoire avec plusieurs personnages qui se déroulent tout au long d'une vie.

En en réalité, c'est l'histoire d'un d'une famille de qui est composé de de trois quatre personnes et dans d'abord ça commence chez les chez les manouches, chez chez des forins où le héros dan par un concours de circonstan et abandonné par les siens. Il est recueilli par un couple un peu particulier, un voyou qui adore l'opéra euh et il va essayer de former une famille et toute sa vie va être organisée sur deux deux points particuliers. Il va essayer de retrouver sa mère qu'il a perdu, qu'il a abandonné lorsqu'il avait 18 ans et il va essayer de de constituer une famille envers et contre tout. Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de ce livre ?

Ben au départ, j'avais envie de raconter des histoires d'amour extraordinaires ou sinon extraordinaires, peu ordinaires qui qui avait pas été encore raconté ou pas de cette façon-là. Et chaque chaque membre de la famille va vivre une histoire d'amour peu ordinaire. Et ce qui ce que je voulais montrer, c'était comment ces histoires d'amour peu ordinaires influencent les autres membres de la famille et on en réalité on se croit libre et autonome dans nos vies alors qu'en réalité on est complètement influencé par nos proches et notre famille. Oui, c'est vraiment plus court que les autres. Il ne fait que 400 pages. Oui, mais [rires] faut il faut savoir se restreindre un peu.

Alors, l'univers des forins justement, on va un peu en parler. Il y a une chanson très célèbre de Piaf qui s'appelle les forins. Je sais pas si vous la connaissez. Ils ont troué la nuit d'un grand rire entre mêlé de pleur.

38:32
Non speech

[musique]

38:33
Locuteur

Ils ont tué l'en a été écrite par Jean Jacques en 55 et c'est un clin d'œil à la jeunesse de la mom Piaf qui suivait son père qui était un peu acrobate et elle vivait comme une comme les forins. Oui, c'est c'est et là c'est c'est des petits forins. C'est des petits des petits lun parc de provinces qui vont dans des petites villes. pas des grosses attractions de la foire du trône. Euh c'est des des des petits forins avec des petites autotamponneuses, des confiseries, des petits jeux.

Mais quand on on envoie encore dans les stations balnées l'été avec justement ces forins qui qui qui viennent régulièrement pour la pêche à la ligne, pour les autanteneuses ou les manèges, ils vivent dans leur camion toute l'année et ils se déplacent de ville en ville. Exactement. C'est c'était Mais alors le roman euh en réalité ne peut ne n'existe que pour une simple raison. Il se il se l'action démarre vraiment en 1988 à une époque où il y a pratiquement pas de téléphone portable en France ou les encore balbuciant parce que si aujourd'hui le roman se déroulait à notre époque. Allô ? Tu es où ? Et il y aurait plus de roman. Donc ce serait une catastrophe. Oui.

Car car en fait le garçon a disparu et sa famille ne l'a jamais retrouver. On peut pas le retrouver, il y a pas de téléphone. Donc il y a pas de téléphone, il y a pas d'internet. Il y a c'était les une époque qu'on peut qu'on a complètement oublié. On était euh livré à nous-même. Et d'ailleurs, je sais pas, il y a le lun parc, il y avait un Lunapc à Paris dans les années 1900 où est le palais des Congrès aujourd'hui. Puis il y a un enfant de 6 ans qui habitait juste à côté et qui vient découvrir le Lunapc fasciné. Il dit "C'est ce que je veux faire dans la vie." C'était Jacques Prévert. C'est dans un lun parc qu'il a découvert sa passion de la poésie. Oui.

Alors, il se trouve aussi que l'histoire se déroule à 7. Pourquoi 7 ? Jean-Michel Genasia. B il fallait euh il fallait un lieu géométrique, il fallait un il me fallait un casino. Euh et j'aimais bien euh et euh les les forins tournent dans cette raide grosso modo dans tout le sud, sud-ouest, euh région Méditerranée et euh je connaissais un peu 7 pour y avoir été à plusieurs reprises.

Là euh elle est quand même marquée par ses ses grands hommes Brassin Villard et même Vanitas des plata puisqu'on parle d' manouche qui est né à 7 et donc Valérie enfin tout tout il y a il y a la la maison la la le Mont Saint-Clac qui est un peu présent il y avait les c'est une ville ville c'est une ville qui me parlait. Voilà, j'avais donc une bonne partie du roman se déroule à 7 et puis un fond musical et notamment celui-ci l' de Carmen de Toréador arché célèbre. On cro que c'est la base de de de de la culture musicale de votre personnage. Oui, parce que le Dany, le le jeune forin va découvrir l'opéra quand il est recueilli par Hector, le le voyou romanesque.

Euh et il a une voix de bariton et il veut devenir bariton et l'autre va le prendre sous sa coupe. C'est une sorte de roman d'apprentissage très très limité quand Hector va essayer de former Dani à la culture à la musique classique. Et vous aimez l'opéra pour avoir évoqué ce genre ? J'apprécie beaucoup euh certains certains air de certaines musiques d'opéra, mais ça dépend ça ça varie énormément suivant les les périodes. Et je crois que le plus grand fan de Carmen et de Toréador, c'était le cuisinier Auguste Escofier des rois. Il aimait tellement l'opéra de George Biset qu'il lui a dédié deux plats, les côtelettes Carmen et la salade Carmen.

Et c'est vrai que l'opéra n'est pas autant un univers de spécialiste qu'on pourrait l'imaginer. Euh et le grand public est beaucoup plus amateur d'opéra que certains le prétendent. Oui, on parlait d'Italie tout à l'heure. Vous avez aux arènes de Veron des opéras qui se déroulent dans des conditions très amusantes où les familles vont pique-nique pendant l'opéra, boivent, s'interpellent, les enfants sont au milieu, jouent. Euh ça dure 4 he de de suite sous les étoiles. Euh et c'est vraiment une et là on sent vraiment une une culture populaire de l'opéra.

Et puis on se rend compte à travers votre livre combien devenir bariton est une épreuve difficile parce qu'il faut apprendre le solf tenir sa voix et travailler énormément et se taire parfois et c'est le le plus dur c'est le quand même le solfèche quand vous êtes pas doué pour le solfèche du tout et que vous êtes bloqué comme le héros d'A et il ne n'arrive pas il n'y arrivera pas parce que justement le seul fait est important pour les chanteurs d'opéra. Bah bien sûr, comment faire autrement ? On peut pas on peut pas chanter à l'oreille. Alors et et effectivement ça va lui poser des problèmes mais en plus il faut se taire.

Moi je me souviens de Régine Crespin grande cantatrice pendant les 3 jours qui précédait un concert elle ne parlait pas un seul mot pour garder sa voix. C'est vrai qu'être bariton c'est un c'est très particulier. Oui, c'est là c'est pour le rôle d'Escamillot dans le toré dans Carmen, qui est un personnage flamboyant euh mais il a pas la culture et ensuite il commence trop tard. Il y a la la musique classique est un une épreuve de longue haleine et il faut commencer très jeune pour passer les différentes étapes et quand on commence trop tard, on y arrive. On a beaucoup de mal beaucoup plus de mal pour y arriver.

et vous changez d'univers dans dans ce livre puisqu'on passe de l'opéra à la musique des années 80 et une des personnages va tenter de devenir une star de la chanson dans un monde du disque qui est en pleine évolution à l'époque. Bah oui, parce que c'est c'est la fille de Dan Carole. Elle a une voix extraordinaire, une voix de une voix très très grave, une voix que qu'on attend pas dans un corps de femme aussi frêle. et euh elle va être recueillie, elle va être prise en main par une ancienne chanteuse de rock anglaise qui va essayer d'en faire une vedette et une partie du roman raconte son histoire.

Oui, elle est cette ce professeur a été coach de Shakira, je crois et Shakira, on ne sait pas trop, qui est une star mondial. Elle a enregistré son premier album, elle avait 13 ans et cet album s'est vendu à 1000 exemplaires. C'estàdire c'est un côté collector. Et vous évoquez à travers ça, Jean-Michel Genacia l'évolution des maisons de disque. Moi je me souviens de Chella nous racontant en qu'en 64, on lui a offert pour Noël un livre d'or signé par tous les collaborateurs de la maison de disque. Il y avait 20 personnes, standardis compris. Et le monde que vous racontez est très différent.

Euh bah le c'est un milieu qui est en constante réadaptation, qui s'adapte à tous les modes de diffusion et euh c'est pas fini, il faut Non, en même temps, il est devenu beaucoup plus industriel aujourd'hui. Complètement. On vous avez du succès ou alors on vous jette ça. Il y a il y a pas on n'y a plus de carrière au long cours qui démarre lentement. C'est tout ou rien tout le temps. Et vous expliquez que votre héroïne découvre un contrat de 27 pages. Oui, c'est c'est le roman le contrat qu'on lui propose effectivement. Et c'est la réalité aujourd'hui, vous êtes un peu documenté. Je me suis beaucoup documenté là-dessus. C'est-à-dire bah je je procède beaucoup par interview tout le temps.

C'est-à-dire que j'ai j'ai interviewé des forins, j'ai interviewé des des [grognement] gens dans des maisons de vie, j'ai interviewé des bonnes sœurs puisque le roman se déroule. un moment dans un monastère, j'aime j'ai besoin de de parler avec des gens qui vivent des situations euh qui vont vous parler de choses qu'on ne voit nulle part, ni dans les livres, ni sur internet, des réflexions, des idées qui ne seraient pas exprimées autrement que en tête à tête parce qu'on on un contact en dans dans en parlant Euh et c'est vrai que je j'aime bien recueillir des bribes de vérité de cette façon. Et puis le Walkman est présent dans ce livre là.

Walkman qui correspond d'ailleurs au début des années 80. Oui, tout à fait. C'est vrai que c'est c'était alors c'est assez curieux parce que je sais pas si vous le savez l'idée est venue dans des confondateurs de Sony qui souhaitait écouter de l'opéra sur les vols à longue durée. Donc les ingénieurs ont fabriqué un walkman et le premier walkman simplement ils se sont trompés tellement ils étaient pressés et au lieu de mettre un air d'opéra dans le walkman, ils ont mis une carte vierge et il n'a pas pu écouter ces opéras pendant les vols. Ouis. Et c'est vrai que c'est c'est ce mélange d'univers permet d'avoir une histoire construite et de longue durée.

Ben je je voulais racon je voulais que la musique soit très partie prenante dans le roman, que chaque personnage parle de musique comme si c'était vital pour lui. Le père de Manuel, le père de Dani, n'écoute que de la musique du Rumba Flamenko. Donc Jean Corénart, Manitas des Platasses et il abomine tout le reste. Lucy la la femme d'Hector, c'est du rock, c'est Nirvana, c'est Chrissy Hein Debi Harry. Donc on je date le roman en fonction des chansons qu'on entend et il y a pas de date dans le roman. Il y a des repères musicaux. Par exemple, moi, je parle du concert des trois ténors à la veille de la Coupe du monde de football euh comme on vient de vivre euh qui qui date de juillet 1990.

Il y a eu un concert pharamineux à Rome dans les termes de Caracala avec euh Placido Domingo, euh Luciano Pavaroti, José Carreras qui ont enchanté et qui a été retransmis à la télévision devant 800 millions de de téléspectateurs avant après la finale la petite finale des 3e et 4e à la Coupe du monde. Voilà, tout ça est dans ce roman et je veux dire que en parlant de musique, ben j'espère que votre livre sera dans la note dans la note de la rentrée littéraire. Ça s'appelle La vie impère et passe chez Albin Michel. Et puis continuez à écrire des romans narratifs euh Jean-Michel Galacia parce qu'on en a besoin. Merci à vous Jacques. Merci. Les clés d'une vie, c'est terminé pour aujourd'hui.

On se retrouve bientôt. Restez fidèle.