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Conférence de presseDRM News· 13 mai 2026 88 minActualité / polémiqueSantéEurope & international

LIVE: French Health Minister Rist Updates on MV Hondius Passengers in Paris Quarantine | AC1G

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 45:51OuverteRéponse directe

    Combien de cas contact sont déjà hospitalisés et dans quels établissements ? L'État est-il prêt à faire face à une nouvelle pandémie ?

  • 47:14OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il des personnes infectées asymptomatiques ? Quels projets de recherche pour lever les doutes ?

  • 47:57OuverteRéponse directe

    Quels hôpitaux sont concernés par les cas contact ? Les enfants sont-ils plus à risque ?

  • 49:22OuverteRéponse directe

    Chiffres des stocks stratégiques de masques ? Masques chirurgicaux suffisent-ils ?

  • 50:28OuverteRéponse directe

    Les 22 cas contacts ont-ils été testés ? Résultats ? Durée d'isolement ?

  • 58:27OuverteRéponse directe

    Précisions sur les centres hospitaliers et les enfants à risque ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:04Invité politiqueFait
    « Les cinq ressortissants français encore à bord ont été rapatriés dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée. »
  • 17:32Invité politiqueChiffre
    « Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation. »
  • 21:51Caroline SmailleChiffre
    « En Argentine il y a quand même très souvent des cas à ta virus en globalement chaque année entre 100 et 100 cas sont diagnostiqués. »
  • 22:34Caroline SmailleFait
    « On estime que la contamination peut survenir 48 he avant le début des signes. »
  • 24:01Caroline SmailleChiffre
    « Nous en avons 11 au 12 mai pour lesquels on a une une PCR positive. »
  • 28:23Xavier l'EscurFait
    « Il faut des contacts rapprochés et prolongés pour permettre une transmission qui d'homme à homme n'est pas très efficace. »
  • 31:18Xavier l'EscurFait
    « On a de tr jours de prodrome, de signe banal et ensuite il y a une dégradation rapide de la fonction respiratoire. »
  • 1:19:12Invité politiqueFait
    « Non, j'ai pas chiffré, j'avoue que c'était pas mon urgence là. »

Temps de parole

  • Stéphanie Rist100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

14:01
Stéphanie Rist

Oui. Oui. [grognement] Mesdames et messieurs, merci de suivre aujourd'hui cette conférence de presse. Elle fait suite à la réunion organisée hier soir autour du Premier ministre au cours de laquelle un point complet de la situation a été réalisé. J'ai souhaité que les Français disposent en toute transparence des mêmes informations que celles présentées au plus haut niveau de l'État. Cette conférence de presse a un objectif simple. Vous présenter l'état de la science sur l'entravirus, les principaux éléments chronologiques et un point de situation sur nos ressortissants et les cas contacts.

Sont présents à mes côtés et je veux les en remercier Yasdan, Yasdamp Pana, madame Caroline Smaille, monsieur Xavier l'escur, monsieur Antoine Flaot et monsieur Olivier Schwartz. Le foyer débute à bord du MV Hondius partie d'Uchuaya le 1er avril avec 147 personnes. Plusieurs cas respiratoires sévères apparaissent en mer avec un premier décès le 11 avril. L'escale à Saint-Hélène entre le 22 et 24 avril. Dans les jours suivants, plusieurs cas graves sont signalés lors de déplacements internationaux et le antavirus des est identifié. Le navire arrive finalement à Ténérif le 10 mai permettant l'organisation des rapatriments des ressortissants de 23 nationalités.

Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement. Les cinq ressortissants français encore à bord ont été rapatriés. dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée. À leur arrivée, ils ont été pris en charge dans des établissements hospitaliers de référence placé en isolement dans des chambres à double flux et soumis à une surveillance médicale étroite. À ce stade, quatre d'entre eux vont bien et sont testés négatifs. Une patiente testée positif à l'entirus présente en revanche une forme grave et est actuellement en réanimation. dans un état grave. Je ne vous en dirai pas plus pour respecter son secret médical.

Un travail très approfondi de traçage des personnes contact de malades évacués du bateau a également été conduit immédiatement. Hit ressortissants français ont été identifiés sur le vol entre Saint-Hélène et Johannesbourg. Un second vol entre Johannesbourg et Amsterdam transportait des Français avec un niveau de risque moindre dans la mesure où une malade était présente mais a été rapidement débarquée, ce qui a limité l'exposition des voyageurs. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux.

Enfin, je veux être très clair, à ce stade, les cas positifs recensés sont exclusivement des croisiéristes présent à bord du MVUS. Il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national. Je vais maintenant laisser la parole aux experts scientifiques pour les éléments scientifiques et médicaux et que je remercie encore une fois infiniment pour leur présence aujourd'hui à nos côtés. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. Euh cher donc je vous donne ma place. Euh merci beaucoup madame la ministre. Donc du coup je Et bonjour à toutes et à tous.

Donc en fait l'objectif comme ça a été dit par madame la ministre, c'est que avec quelques experts scientifiques, on vous présente aujourd'hui l'état de la science, ce qu'on sait et ce qu'on sait pas. On a essayé d'avoir des experts qui couvrent différentes domaines de la médecine pour essayer de vous donner un panorama un peu de donc connaissance aujourd'hui.

Donc on a Caroline Somille qui est la directrice générale de santé publique France qui va nous parler de l'épidémio Xavier qui est à la PHP et à l'INSEM qui va vous parler de prise en charge des patients et en général l'histoire naturelle de la maladie, la transmission qui va aussi vous dire de mots des patients qui sont aujourd'hui enfin le patient et les contacts qui sont à Bichad mais comme ça a été dit par madame la ministre C'est très important l'idée aujourd'hui, c'est vraiment de parler de la science, de ce qu'on sait et ne pas rentrer dans les cas individuels des personnes pour aussi des raisons de confidentialité comme ça a été dit.

Euh Olivier Schwarz va [grognement] qui est de l'Institut Pasteur de Paris qui est virologue va vous parler de virus, des traitement et des vaccins. En sachant que Xavier va couvrir aussi un peu les traitements. Et enfin Antoine Flao, université de Paris cité va essayer de prendre un peu de hauteur. Il nous a dit de zoomer un peu en arrière pour savoir pour vous dire un peu qu'est-ce qu'il en pense globalement. aujourd'hui en sachant qu'il est aussi épidémiologiste et je pense que vous le connaissez très bien. Euh donc maintenant on va commencer d'abord par euh Caroline Semille pour l'épidémiologie. Merci Caroline. Merci. Merci madame la ministre.

Alors je vais évoquer quatre [raclement de gorge] points et mes collègues bien entendu vont compléter. Tout d'abord l'historique des infections à virus en DS. Vous savez que ce n'est pas une découverte récente. Olivier Charars reviendra sur la grande famille des anvirus et c'est effectivement un virus qui circule depuis plusieurs années en Argentine, en Chili, au Chili et en Uruguay. Donc ce virus a été découvert en Argentine en 95. jusqu'en 96, on pensait que c'était surtout enfin c'était essentiellement une transmission zonautique, c'est-à-dire une transmission des animaux aux hommes sans transmission interhumaine.

Le réservoir est un rongeur et les personnes pouvaient se contaminer via l'inhalation de poussière ou d'aérosol contaminés qui était dû aux excrétats dérongeurs. Puis en 96, en fait, il y a déjà eu une investigation où il y avait des cas diagnostiqués antairus qui ont permis en fait d'évoquer pour la première fois une transmission interhumaine puisque des professionnels de santé étaient contaminés. Mais c'est en 2019 aussi qu'on a eu en fait un nouveau cluster de 100 personnes et cela permis en fait de documenter encore mieux une transmission interhumaine.

Alors il faut savoir que en Argentine il y a quand même très souvent des cas à ta virus en globalement chaque année entre 100 et 100 cas sont diagnostiqués. Mais on peut effectivement observer que pour l'année 2026, le début de l'année 2026 est déjà plus important que les années précédentes 2025 et les autres années. Le deuxième point que je voudrais évoquer, c'est grâce en fait aux publications internationales notamment de nos collègues argentins, on dispose d'informations essentielles qui sont pour la plupart sur la base en fait de l' investigation de cluster.

Donc ces investigations ont permis de montrer que la période inducation était assez longue, de 9 à 40 jours, que la létalité était élevée de 21 à 50 % et que l'évolution clinique était en de temps, mais je laisserai Xavier en parler plus longuement. Et on estime que la contamination peut survenir 48 he avant le début des signes. Évidemment, pour se contaminer, il faut des contacts proches, prolongés comme on l'avait vu avec tous les investigations de cluster qui montraient qu'à chaque fois nous avions un contact proche entre les individus. En terme de diagnostic, on a donc on dispose en France d'une PCR et d'une sérologie hein qui est plutôt performante.

Et j'en profite pour remercier le CNR des antavirus et tout et tout particulièrement Virginie Sauvage qui a beaucoup travaillé dans les derniers jours. Alors le troisème point que je voulais évoquer, donc on revient évidemment au foyer, au cluster dans le navire. Il s'agit en fait du 5e cluster investigué. L'alerte a été donnée dès le 2 mai par les autorités des Pays-Bas et donc évidemment qui ont alerté aussi l'OMS et on le premier diagnostic du pathogène anta virus en DS a été donc identifié le 4 mai. Il y avait donc 147 passagers et équipages à bord de ce navire provenant de 27 pays. C'est vous dire comme la coordination internationale est absolument essentielle.

Elle est faite sous l'égide de l'OMS. Alors aujourd'hui, combien de cas confirmés ? Nous en avons 11 au 12 mai pour lesquels on a une une PCR positive. Il s'agit uniquement de passagers ou d'équipage du navire et qui sont évidemment considérés à haut risque, qui sont donc tous isolés pour une période jusqu'à 42 jours et ils ont tous été prélevés bien entendu.

Nous avons aussi considéré que les passagers qui étaient dans un vol et qui étaient exposés à une personne qui est était un cas confirmé et qui est décédé dans la foule et enfin quelques jours après, on a considéré que les passagers des vols qui donc été exposés à ce ce cas étaient considérés aussi à risque et pour lequel ils sont effectivement aujourd'hui hospitalisés. Vous savez que parmi les 11 cas, nous avons donc un cas français qui a été diagnostique diagnostiqué très récemment. Juste peut-être le dernier point, on voit que les investigations sont très importantes pour mieux connaître l'évolution et cette pathologie.

Aujourd'hui, il y a une investigation qui est conduite par l'OMS et le CDC sur le navire, hein, pour retracer un peu toute la chaîne de transmission. Et puis en France bien entendu, nous menons aussi des investigations très importantes. Tous les personnes exposées, hein, que ce soit ceux qui ont été exposés dans le navire ou exposé au cours d'un vol, sont aujourd'hui interviewés avec un questionnaire très détaillé qui comprend aussi des questions communes à tous les pays plus des questions spécifiques à la France. Voilà. Et donc, il est très important que ces investigations qui sont faites en France évidemment on les partage avec tous les autres pays.

Il y a très souvent des réunions au niveau européen voire plus. Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup Carolon. Alors, je vous ai pas dit, je suis désolé au départ en fait Xavier allait juste au niveau de pépite comme ça la Caroline va pouvoir s'asseoir. En fait, on va enchaîner les présentations 5 minutes parce que parfois vous avez des réponses à des questions d'entreprésentation et à la fin on a euh réservé une demi-heure pour les questions.

L'autre chose que je voulais juste dire avant d'introduire Xavier, c'est que dans les données qu'a présenté Caroline Somille, il y a quand même quelque chose qui est important, c'est que ça fait une semaine que tout ça environ se passe et vous avez vu des éléments qu'on a parce que c'est un virus qu'on connaît depuis 30 ans, même si il y a encore des des inconnus mais on n'est pas dans les situations de janvier 2020. Xavier va vous présenter la prise en charge. Merci beaucoup Yan.

Madame la ministre, mesdames et messieurs, je vais essayer de vous raconter l'histoire naturelle de ce virus qu'on connaît pas sous nos contrées euh en est spécifiquement, comme son nom l'indique, sud-américain dans une région très spécifique. Donc, c'est une histoire qu'on connaît assez mal d'une maladie qui est négligée, qui est dite tropicale, qui survient dans des contrées reculées, souvent rural. Je vais essayer de répondre à la question simple pour vous éclairer sur une chose qui est pour le moment aujourd'hui assez assez mal connue. Où est le réservoir ?

Caroline vous l'a dit, c'est une maladie zoonautique, c'est-à-dire que le réservoir est animal, essentiellement des rongeurs, d'autres espèces animal, des poissons, des reptiles. Mais l'homme s'infecte essentiellement par les rongeurs et on peut se faire infecter par une morsure de rat, mais la plupart du temps, les histoires montrent que on aolise des milieux, un environnement souillé par des urines de rat. Par exemple, si vous balayez euh votre cabanon de jardin souillé par des urines, il faut savoir que le virus reste vivant et infectant plusieurs semaines dans un milieu inerte. Donc vous balayez, vous aérosolisez de la poussière, vous inallez et vous vous infectez par voie respiratoire.

Le réservoir est purement animal et le l'animal, les animaux sont pas symptomatiques et ils peuvent vivre des semaines, des mois, des années avec le virus. Comment on s'infecte ? La plupart du temps, je vous l'ai dit, c'est par voie zoonautique d'animal à humain. Ens a une caractéristique, c'est qu'il y a une transmission possible, peu fréquente, peu efficace, d'humain à humain. On ne connaît pas exactement les modalités, les modes de transmission. C'est probablement par voie respiratoire ou par contact direct. Les épidémiologistes nous disent qu'il faut des contacts rapprochés et prolongés pour permettre une transmission qui d'homme à homme n'est pas très efficace.

Comment ça marche sur le plan de la physiopathologie ? Comment cette maladie fonctionne avant de donner des signes cliniques ? En fait, c'est une maladie ce qu'on appelle de l'endothélium, de la paroi des vaisseaux. Elle va laiser la paroi des vaisseaux sanguin. Ça va s'exprimer sur la partie la plus fragile et la plus fine des vaisseaux qui sont ce qu'on appelle les capillaires sanguins qui sont la les les la partie terminale des vaisseaux là où se font les échanges vaisseaux capillaires ou les échanges capillaires, c'est quand les vaisseaux sont si fins qu'ils ressemblent à des capillaires, à des cheveux ou à des ciles. Ces échanges, on les trouve dans les reins pour la filtration.

du sang et on les trouve aussi dans les poumons pour l'oxygénation du sang. Et quand vous avez une lésion de cet endothélium de cette paroie, soit vous avez une insence rénale, maladie du l'ancien monde qu'on trouve en Asie ou en Europe, soit vous avez une maladie de l'endotélium au niveau pulmonaire et vous avez une atteinte pulmonaire respiratoire et cardiaque, maladie du nouveau monde concernant. Comment ça s'exprime sur le plan clinique ? Ça commence par s'exprimer par un grand silence qui est la phase d'incubation, la période entre la rencontre du virus avec votre organisme et les premiers signes cliniques.

La particularité qui rend les choses un peu compliquées, c'est que à l'échelle individuelle en tout cas, c'est que cette période d'incubation est longue. Caroline l'a dit, en médiane de en moyenne de 2 à 3 semaines jusqu'à 6 semaines. Une fois que vous déclarez les symptômes, donc une fois qu'il y a une expression clinique, ça commence par une phase dite prodromale. C'està-dire que ce sont des signes cliniques assez banal, assez anodin qui peuvent passer inaperçu comme une grande fatigue, comme une patra de cri, comme une petite dépression, un coup de mou, des douleurs, des mots de tête.

Et puis au bout de 2 tr jours, vous avez une fièvre intense, quasi constante et puis soit dans l'ancien monde une insuffisance rénale qui peut devenir hémorragique, soit une atteinte pulmonaire dans le nouveau monde dont les endes. C'est la particularité autant le délai d'incupation est long, autant l'expression de la maladie peut être très rapide. C'est une des caractéristiques de cette maladie. On a de tr jours de prodrome, de signe banal et ensuite il y a une dégradation rapide de la fonction respiratoire. En quelques jours, les patients passent de je suis fatigué à je suis en réanimation, un tube ventilé avec les techniques les plus invasives de de réanimation.

On ne connaît pas aujourd'hui les facteurs de risque de gravité de la maladie, contrairement au Covid où on sait aujourd'hui que ce sont essentiellement des personnes fragiles. Ici, on a peu de données mais on n pas d'élément vraiment clair pour considérer une population à risque. Est-ce que c'est souvent grave ? Caroline l'a dit. Oui, ça fait partie des antairus qui ont la mortalité la plus élevée entre 35 et 40 % et parmi les virus du nouveau monde, la souche est parmi les plus létales. Est-ce qu'on a un traitement spécifique ? Non, pas de traitement antiviral approuvé, efficace. On fait uniquement des soins de support.

On supplie aux insuffisances, à l'inflammation en et aux dégâts engendrés par le virus. Comment son on s'en protège ? de façon très simple par la restriction physique sur en face d'une maladie peu transmissible, le port du masque, le lavage des mains suffisent à faire une barrière vis-à-vis de la transmission. Aujourd'hui, en terme de prévention, par contre, nous n'avons aucun vaccin disponible, d'où la nécessité sur le traitement antiviral et sur les vaccins d'avoir une recherche efficace, rapide et coordonnée. Merci. Merci beaucoup Xavier. Donc euh après la partie clinique, on va passer à la au virus et euh Olivier va aller un peu plus loin dans le traitement et dans le vaccin.

Donc Olivier Chois l'institut pasteur de Merci Yasdan. Madame la ministre, bonjour à tous. Alors, mon exposé sera très court. Un petit mot sur l'Institut Pasteur et ensuite je vous parlerai de ce qu'on sait sur le virus car ce n'est pas un nouveau virus comme le comme cela a été dit, comme le coronavirus. Donc, on connaît déjà pas mal de choses. Alors, l'Institut Pasteur, comme vous le savez, c'est un centre de référence sur les recherches en maladies infectieuses. Et donc bien sûr, là, nous sommes sur le pont. Nous collaborons avec santé publique France, avec la PHP. Nous hébergeons le centre national de référence des antavirus.

Donc c'est là où sont faits euh les diagnostics mais aussi les séquençage, les surveillances épidémiologiques. Nous avons également la Sibu, c'est un centre, c'est une cellule d'intervention biologique d'urgence et là nous pouvons isoler les virus pour les étudier. Et c'est ce qu'on a prévu de faire en collaboration avec Bicha. Et par ailleurs, nous faisons de la recherche plus fondamentale afin de comprendre les mécanismes de multiplication des virus. Et dans le cas donc de de ce virus en Dès euh et bien par exemple, on sait pas mal de choses par des travaux faits à Pasteur mais fait également ailleurs.

Euh la structure du virus a été caractérisée l'Institut Pasteur, c'est un petit virus dans sa composition. il codent de euh ces séquences génétiques sont beaucoup plus courtes par exemple que euh le coronavirus. Donc il est beaucoup plus simple, plus rustique, on pourrait dire. Donc ce qui simplifie peut-être aussi le les cibles potentielles antivirales.

récepteur a été identifié, c'est une protéine qui s'appelle la protocadérine et donc elle est exprimée Xavier le le parler des cellules endothéliales, donc des cellules vasculaires et bien elle est exprimée sur ces cellules et donc ça permet au virus en et aux autres virus de du nouveau monde de la famille des antavirus de rentrer dans ces cellules alors que les virus qui circulent actuellement en Europe par exemple n'utilisent pas le même récepteur et c'est pour ça qu'il y a des différences de pathologie.

Donc le la structure de des mécanismes d'entrée, donc il y a des protéines d'enveloppe, c'est comme la spicule de coronavirus ont été caractérisé et ça a mené à l'identification d'anticorps monoclonau. Ça a été fait par l'équipe de Pablo Guardado à l'Institut Pasteur qui se fixe sur le virus comme les anticorps monoclonau qui ont été décrits pour le coronavirus et qui ont un potentiel neutralisant. Donc ça c'est très intéressant. On est en phase préclinique, il y a pas eu d'essai clinique, mais les réactifs sont là et peuvent être poussés vers la clinique si besoin. Et l'avantage des anticorps monoclonaux, c'est qu'on sait bien les utiliser en clinique.

Alors ça a été mentionné par Xavier, par Yasdan également. Il y a pas de de traitement antiviral spécifique mais il y a des articles qui ont montré dans des non pas chez des humains mais dans des cultures cellulaires qu'il y a des drogues, des molécules qui peuvent être repositionnées. La ribavirine, le favirivirre, il y a d'autres molécules mais avec des efficacités moindres que lorsque elles sont dirigées contre d'autres virus. Donc c'est pas clair encore si ces molécules vont avoir un effet bénéfique chez les patients.

D'autant plus que ce genre de traitement, il faut le donner tôt au cours de l'infection avant qu'il y ait une charge virale importante, avant qu'il y ait une une inflammation des vaisseaux et et tous les dégâts dont dont a parlé Xavier. Alors, un mot pour finir sur les les vaccins. Il n'y a pas actuellement de vaccin disponible contre le virus des Andes, le virus.

Il y a un vaccin qui est disponible en Corée et en Chine contre une autre espèce d'antavirus qui est un vaccin inactivé mais qui fonctionne très peu, qui est peu efficace et qui a priori ne devrait pas marcher contre puisqu'on sait qu'il génère chez les personnes qui l'ont reçu des taux d'anticorps qui sont probablement pas assez suffisants pour neutraliser le virus. Mais il y a d'autres projets en face clinique et préclinique. Je pense par exemple à des vaccins à base d'ARN, on les connaît bien. Euh et là, c'est évident que euh on pourrait éventuellement aller euh aller vite, d'autant plus que la structure de de la glycoprotéine d'enveloppe est connue.

Et donc ça c'est une étape importante pour dessiner le candidat ARN. Il y a il y a beaucoup de choses qui sont fait dans ce domaine. Voilà, je vais m'arrêter là. Merci beaucoup Olivier. Alors, je voudrais juste avant de passer la parole à Antoine, deux choses. Premièrement, bon que Xavier a présenté, remercier les soignant à l'hôpital Bichas qui depuis ce weekend travaille avec beaucoup de cœur, beaucoup d'efficacité et beaucoup d'expertise et les remercier pour tout ce qu'il donne. Deuxièmement, euh vous avez vu dans les deux présentations, il y a quand même, même s'il y a des choses qu'on sait, il y a des inconnus.

Donc vous dire quand même, on a lancé des projets de recherche euh et ça c'est important, on reviendra si si vous voulez au moment des questions. L'idée c'est de mieux coordonner donc au niveau de la NRS l'INSEM en articulation avec l'administre chargé de santé de recherche et le gouvernement d'essayer d'organiser sur les questions qu'on connaît pas et en articulation forte avec l'Europe. Ça c'est vraiment important pour essayer de coordonner les choses et aussi avec l'OMS et c'est important de rappeler mais on pourra revenir là-dessus si vous le souhaitez.

Et donc merci beaucoup Antoine, madame la ministre, mes chers collègues, mesdames messieurs, je trouve que la situation est assez exceptionnelle et assez inédite. Alors, le fait que 10 jours après la notification à l'Organisation mondiale de la santé, on se retrouve dans cette salle avec autant d'affluence, de préoccupation, d'intérêt euh pourquoi ? Pourquoi elle est inédite ? Parce que de mémoire de chercheur, je n'ai pas retrouvé d'autres émergences épidémiques dans cette situation très particulière qui se trouve dans un bateau confiné, dénombrable. Elle est inédite parce qu'elle est particulièrement une fenêtre d'opportunité aujourd'hui même, en ce moment même.

Et c'est peut-être pour cela que vous êtes là. Et c'est peut-être pour cela aussi que les autorités sanitaires de différents pays, de notre pays prennent des décisions très fortes à un moment donné où on peut intervenir parce qu'on pense qu'on peut complètement bloquer un phénomène émergent dont on ignore totalement la façon dont il pourrait évoluer par la suite. Pourquoi je c inédit ?

parce que on connaît, on a connu des émergences épidémiques, on a connu le VIH, on a connu Ebola, on a connu le chikungunia, Zika, toutes ces émergences épidémiques, on a connu le Covid, toutes ces émergences épidémiques partent de grandes métropoles, partent d'endroits très reculés mais où très clairement les infrastructures sanitaires de de veille ne sont pas présentes. où la circulation a déjà beaucoup évolué, parfois de façon un peu cachée. Le SRA, c'est pas partie d'un immeuble de Hong Kong, c'est parti, on le sait maintenant de Chine de façon cachée.

Ça a provoqué d'ailleurs des remous par la suite, y compris même la démission d'un ministre de la santé en Chine à l'époque en 2002 2003, on est donc on est dans une situation inédite parce que là ça part dans un bateau. Ça part dans un bateau, il y a 147 personnes. On peut aussi arriver à dénombrer toutes les personnes contact aujourd'hui qui ont eu un contact avec une personne infectieuse. On sait que pour les Français, c'est 5 personnes plus 8 + 14. On ne connaît pas d'autres situations où l'on pourrait intervenir de façon ferme, claire, humaine [raclement de gorge] et efficace. On a cette chance, on a cette opportunité. Si on la perdait, on la regretterait énormément.

Donc je pense que ça c'est la première chose. La deuxième chose que je voudrais dire, c'est qu'il faut faire attention aux idées reçues. Et quand je dis attention aux idées reçues, je voudrais parler d'abord de nous les scientifiques et ensuite de vous les journalistes et d'une façon plus générale du public. Nous les scientifiques, ça a été très bien dit et et le terme a même été prononcé par Xavier, par Xavier l'Escure, maladie tropicale négligée. On a affaire à une maladie tropicale négligée.

L'idée reçue qui est facile pour nous, c'est de se dire "Mais ça fait 30 ans qu'on le connaît ce virus, on allez, on sait, on connaît le taux de reproduction, on connaît la létalité, on connaît la durée d'incubation." Non, je pense qu'il faut qu'on se dise non. Bien sûr, on a des toutes premières estimations. Vous savez, la science marche par la réfutation. Est-ce qu'il y a d'autres études qui vont montrer que l'incubation, bah c'est pas 6, c'est un peu plus ? Ou au contraire, oui, ça peut être 6 mais c'est anecdotique, c'est tr ou quatre. On le saura peut-être avec cet épisode. Aujourd'hui, prenons les choses avec beaucoup de précaution. C'est pareil pour la létalité.

La létalité d'Ébola, on dit elle est de 25 à 70 %. grande fourchette. Aujourd'hui encore, on dit ça. Pourquoi ? Parce qu'il est vrai que la létalité est de 70 % si vous êtes dans un endroit très pauvre, très démuni en infrastructure sanitaire pour cette maladie, le virus des Andes. On dit dans la publication qu'a cité Caroline Sem 32 % oui 32 % dans un village très reculé de la cordière des Indes où je ne suis pas certain qui ait le niveau de technicité de l'hôpital Bicha ou de l'hôpital militaire de Madrid. On sera d'accord. Donc est-ce que la mortalité la létalité restera de 30 % de 40 % ou est-ce qu'elle sera inférieure ? parce que on va mettre tous les moyens en œuvre.

Voilà pour Ébola, à chaque fois qu'un patient a été transféré d'Afrique en Europe ou aux États-Unis, lorsqu'il était transféré à temps, c'està-dire vraiment au début de ses symptômes, il a toujours été sauvé. La létalité était nulle. Donc je dis pas que la létalité ici est nulle, mais je dis on a à faire à un virus extrêmement dangereux, extrêmement sévère, c'est certain, avec une éalité, on va dire presque spontanée de 30 à 50 %. Maintenant, on doit aussi faire attention à ces idées reçues. Et puis pour les journalistes, les idées reçues qui viennent vite, c'est les comparaisons faciles, comparaison rapide. Est-ce que c'est pas le Covid ? Bah non, c'est pas le Covid. Pourquoi ?

Parce que le Covid était déjà dû à un virus totalement inconnu quand il a émergé. Il avait pas 30 ans d'âge. Il avait pas ses publications, il avait pas des vaccins déjà en cours de développement. Il y avait dans le Covid plus de 50 % de formes asymptomatique car aux idées reçues. Je sais pas du tout avec le virus des s'il y a quelques formes asymptomatiques. Je pense que on ne le sait pas totalement aujourd'hui. Mais probablement ce que l'on en sait de la littérature, c'est que ces formes sont très limitées, très différentes.

C'est pas du tout pareil quand un virus a une expression clinique très bruyante, très sévère queon peut le détecter par parce que 100 % des patients semblent avoir de la fièvre. et qui est peut-être pas contagieux en dehors de ces périodes symptomatiques. Encore un point d'interrogation, c'est pas du tout pareil que s'il y a plus de 50 % des contaminations qui se disséminent et qui se propagent à bas bruit sous les radars de tout le monde dans la nature avant qu'on identifie que c'est un problème de santé publique. Voilà. Il y a peut-être d'ailleurs d'autres comparaisons qui seront certainement pas adaptées non plus, transposables non plus. Etbola.

Bah oui, bon là c'est pas le même type de transmissibilité de toute façon mais c'est aussi très sévère ça ressemble le SRAS c'est aussi très sévère ça été très sévère et ça ne passait ça passait sous les portiques. C'était détecté je veux dire c'était pas quelque chose qui passait sous les radars. Le SRA c'est assez intéressant c'est jamais devenu une pandémie pas plus qu'bola mais c'est des peut-être des cas de figure intéressants. Voilà j'en aurais terminé là pour le moment.

Maintenant, on va passer aux questions et madame la ministre, on va on va prendre des je crois des séries de trois puis on va se partager les réponses en fonction de s'il s'agit de décision de de politique de de questions de science. Bonjour madame la ministre Mathieu Desmoulin pour LCI me permet d'attraper un micro Mathie des LCI. Donc deux petites questions. D'abord vous avez évoqué tout à l'heure les 22 cas contact identifiés sur le sol français. Vous disiez que certains étaient en voie d'hospitalisation d'autres étaient déjà hospitalisés plutôt savoir très précisément avec des chiffres combien sont déjà hospitalisés dans quels établissements et combien sont en cours d'hospitalisation.

Et puis pour beaucoup de Français, cette crise, elle rappelle celle du coronavirus il y a encore quelques années dans un passé pas si lointain. Une question qu'on a beaucoup posé au début de cette pandémie et qui avait été contredite 20 fois au fur et à mesure de la crise. Est-ce que l'État est prêt aujourd'hui à faire face à une nouvelle pandémie en terme de place à l'hôpital et surtout un sujet qui avait été parfoisé à l'époque est prêt en terme de masse stock de masse du côté de l'État. Merci une question de en ligne de classé dans le vol entre pour et c'est vrai qu'il y a des enfants parmi les person qui ont été identifiées.

Une question plus scientifique, est-ce qu'il y a est-ce qu'on sait s'il y a des personnes infectées qui sont paratiques euh et si c'est Victor Dollande pour France Inter, quels sont les projets justement de recherche que vous allez lancer pour lever les doutes sur toutes les questions justement qui restent encore sans réponse ? Merci. Je vais peut-être répondre sur les cas et puis je vous laisse puisque puisque comme ça ça sera clair. Je je conscience que nous devons être très clair pour nos concitoyens. Il y avait cinq cas dans le bateau. Ils sont hospitalisés. Les cinq une qui s'est aggravée et qui est positif quatre négatifs. Ensuite il y a eu deux vols qui concernent des concitoyens.

un vol, un premier vol qui a été fait d'ailleurs avant la déclaration de l'OMS de l'alerte, c'est-à-dire au moment où on ne savait pas encore qu'il y avait un virus. Ce premier vol, il y avait h concitoyens français. ces h concitoyens français. Une fois qu'on a eu l'alerte, c'est-à-dire après à partir du moment où l'OMS a donné l'alerte, ces concitoyens ont été identifiés, testés et actuellement hospitalisé. Dedans, je réponds tout de suite, on peut voir différents âges euh différents âges donc des des enfants. Euh ensuite, ce vol là, c'est le vol où la patiente qui est malheureusement décédée dans les suites a pris ce vol, les H.

Elle a partagé le volend pendant tout le trajet de Saint-Hélène à Johannesbourg. Ensuite, le vol Johannesbourg Amsterdam. La patiente a essayé de prendre le vol. La patiente malade qui était sortie du bateau, qui était la femme du premier cas et qui est sortie du bateau et qui a essayé de prendre ce vol n'a pas pris ce vol. Et donc les 14 cas en France de ce vol ont été identifiés. une partie est hospitalisée, une partie est en cours d'hospitalisation au moment même où nous nous parlons. Voilà, je pense que ça éclaircit le sujet euh des cas.

Donc on imagine aussi que le premier vol, on ne l'a pas euh considéré au même niveau de cas contact euh que euh le 2e vol puisque la patiente a pas fait tout le vol avec, mais on les on a avec le premier ministre décidé de considérer que tous ces cas contact, comme ils sont pas euh [grognement] trop nombreux et que on l'a dit, la science doit évoluer aussi, on a fait un principe de précaution parce qu'on est tout au début d'une épidémie qu'il faut briser la chaîne de transmission maintenant. Donc tous ces cas sont hospitalisés et c'est pour cette raison que le premier ministre a pris un décret et que j'avais pris un arrêté précédent pour les h premiers.

Les 22 alors les 8 premiers du premier vol sont hospitalisés tous et dans les 14 autres, ils sont en cours d'hospitalisation et certains déjà hospitalisés mais en tout cas identifiés et ils sont en chemin pour certains. Alors, on va peut-être répondre test pardon les test les tests. Oui, bien sûr. Je les les ceux qui ont été testés en début, il y avait notamment un patient la semaine dernière qui est négatif et comme je l'ai dit à chaque fois qu'il y a un test positif, c'est ce que j'ai fait dès que nous l'avons su pour la personne qui s'était aggravée pendant le vol et qui est hospitalisé. Dès qu'on on a l'information, je la donne.

Alors, on va peut-être passer aux questions autour des patients asymptomatiques. Donc, je sais pas si Caroline, tu euh tu veux commencer. Est-ce que les patients asymptomatiques transmettent le virus ? qui était votre question et Xavier que complétera. Alors à ce stade, on peut pas encore totalement exclure hein qu'un patient asymptomatique puisse être contagieux. Donc c'est pour ça aussi qu'il faut être très prudent. Mais peut-être aussi que Olivier Xavier veut veut veut compléter. Mais c'est vrai qu'il y a un des patients américains qui avait une sérologie positive et qui est asymptomatique.

Donc on c'est pour ça qu'on applique le principe de précaution parce qu'on va effectivement comme on dit on va améliorer nos connaissances tout en marchant. Donc le principe de précaution est ce qu'il y a de plus légitime aujourd'hui et il est probable qu'il y ait des patients asymptomatiques ou asymptomatiques. Il y a des études de séroprévalence qui ont été faites en Argentine par exemple. Voilà donc de c'est-à-dire on prélève des le sang et on regarde s'il y a des anticorps contre les antairus et il y a quelques pour anticorps. Donc c'est pas nécessairement contre le virus des andes puisque c'est une famille, il y a plus de 50 virus différents dans cette famille.

Donc le virus peut-être circule à bas bruit et des personnes peuvent faire des formes modérées dont qui correspondent au symptôme décrit par Xavier dans la phase prodromale. Mais c'est c'est vrai que les études de céroprévalence montent des chiffres très faibles pour cette souche là. Donc si ça circule de façon asymptomatique, c'est vraiment très faible. Et c'est vrai que ça circule dans une région où les moyens de détection sont sont pas très faciles et donc vous pouvez faire une forme qui ne va pas vous emmener en réanimation et du moment qu'on a qu'on est un peu fatigué et qu'on a des problèmes respiratoires, on va pas forcément aller chez le médecin.

On aura pas de test spécifique, on aura pas de détection et donc il faut, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, les maladies négligées, c'est c'est sûr qu'il faut les les mettre en lumière avec les accès et de prise en charge et de détection. la de par rapport à la et et de de façon générale les infections ont toute une part plus ou moins importante de forme, c'est-à-dire peu symptomatique voire asymptomatique ou qui passe sous les radars en fonction de l'acuité de ces radars. Est-ce que maintenant donc ça on sait pas très bien mais on pense que oui, c'est faible aujourd'hui. Est-ce que c'est transmissible ?

probablement pas puisque ce qu'on sait du virus enin c'est que c'est quand même des petits foyers épidémiques qui s'arrêtent très vite une fois qu'on a mis en place des mesures de barrière universelle masque lavage des mains, restriction physique. C'est pas un virus qui va circuler, qui va galoper qui va voilà c'est quand même très rarement et très difficilement transmis par voie interhumaine. Alors sur les projets de recherche, donc vous avez vu malgré tout euh il y a des et ça a été dit par madame la ministre, il y a quand même des choses qu'on sait pas.

Donc l'importance de la recherche et premier sujet est juste sur la méthode pour vous dire que euh on a au niveau de la NRS, on a organisé une réunion avec beaucoup de chercheurs hier pour essayer de réfléchir ensemble, définir les priorités. Il y a eu une réunion dimanche au niveau européen, il y a eu une réunion hier au niveau OMS. Donc on essaie de faire de manière coordonnée ensemble. La première question de recherche, c'est autour des contacts.

Ça veut dire on a essayé de mettre en place une corte de patients contact au niveau international peu que la pas que la France pour essayer de faire des prélèvements justement chez ces personnes-là et de voir si les personnes extraitent le virus quand ils sont asymptomatiques, combien de jours avant parce que c'est des questions qui sont extrêmement importants pour ensuite laisser décideur pour les actions de santé public à mettre en en place. Là, on a dit compte tenu de certain nombre d'incertitudes, ce qui a été mis en place, c'est justement parce qu'on connaît pas tout et avec le temps, on espère connaître. Et il y a un protocole déjà qui circule, ça fait 9 jours.

C'est un protocole qui est un protocole fait par les espagnols qui est au niveau de l'OMS sur lesquels on adhère et on partage et on met en place. C'est la même chose pour les cas et donc pour avancer. L'autre sujet c'est chez ces personnes qui sont en contact quand il devient virémique de mettre en place très rapidement un traitement. Il y a un candidat traitement qui s'appelle le Favira.

on sait pas c'est un candidat en tout cas euh c'est c'est un médicament japonais euh euh et et qu'on va euh euh probablement évaluer euh et là aussi au niveau européen et ça ça prendra un peu plus de temps parce que c'est pas qu'un suivi donner des médicaments donc il faut mais là le ministère de la santé nous aide justement pour essayer d'aller plus vite sur le plan euh euh réglementaire en essayant de suivre les différentes étapes. Enfin, il y a il faut tester des molécules in vitro. Ça veut dire pour être sûr que avant deutiliser chez le pour être sûr, donc ça aussi on est en train de faire Olivier vous a dit un pasteur a un candidat anticorps monoclonal.

Ça aussi on va essayer de pousser améliorer et on est aussi notamment avec euh euh l'insim France vaccin et les différents instituts pasteurs en train de réfléchir euh aussi à des différentes actions au niveau de vaccin euh même si ça a été dit hein, il y a pas de vaccin très avancé. Alors les vaccins aé on est en contact autour de ça. Voilà. Et pardon, j'avais pas répondu à une partie de la question qui a été posée sur l'État. Est-il prêt ? Donc une réponse sur les stocks stratégiques. Vous savez que nous reconstituions la quantité de stocks nécessaire, je parle des masques suite au Covid. Nous sommes sur la trajectoire prévue de reconstitution des stocks de masque.

Donc nous n'avons pas d'inquiétude sur le sujet sur les places d'hospitalisation. Nous n'avons eu aucune difficulté à trouver les places pour les pour les pour les cas identifiés qui, je le rappelle, sont dans des chambres particulières. C'est là où on met les patients les plus à risque de contagiosité puisqueil y a des systèmes d'air que je vous laisserai peut-être expliquer mais qui évitent la propagation d'un d'un virus et et avec des professionnels formés et c'est l'occasion pour moi de saluer leur engagement. Bonjour Hugo Capelli pour BFM TV. Une question justement dans la foulée de ce que vous venez d'évoquer sur les les centre.

Est-ce qu'on peut avoir des précisions sur les les centres hospitaliers finalement qui sont concernés par la réception de ces de ces cas contact ? Et une autre question également sur les sur les enfants. Est-ce que les enfants sont plus à risque face à cette antairus ? Est-ce qu'on peut-être des précisions sur l'âge des enfants qui pourraient être qu'à contact ? Merci beaucoup. Pardon. Euh une autre question, Mari Goti pour RMC, une autre question simplement sur les tests. Est-ce que les 22 cas contacts ont été testés ? Est-ce qu'on a les résultats ? Et sinon, quand est-ce qu'on les aura ? Sur les hospitalisations, est-ce que les patients vont rester 42 jours à l'hôpital ?

Comment ça va se passer exactement leur séjour à l'hôpital ? Et je voulais simplement vous demander aussi une une confirmation si vous avez puisque Nice ce matin nous apprend qu'il y a une suspicion d'un cadantairus dans les Alpes Maritimes, une jeune femme qui serait hospitalisée à Marseille. Voilà. Bonjour, Magalie Boissin pour France 2, France Info. Je reviens sur la question des masques. Euh vous avez répondu sur les stocks stratégiques. Je suis ici. Bonjour. Pardon. La Cour des comptes, plus précisément, j'aimerais voir les chiffres.

La Cour des comptes parlait l'année dernière d'un stock stratégique de 2,1 milliards de masques, ce qui était conséquent, mais de 700 millions qui étaient déjà périmés. Est-ce que ces stocks ont été reconstitués ? Est-ce que ces masques périmés ont été écartés ? Et petite précision pour ceux qui s'en souviennent, est-ce que les masques chirurgicaux, c'est une question scientifique, ont suffit en Argentine suffisent à bloquer la transmission ou est-ce qu'il faut du FFP2 ou le sait-on ? Ensuite, autre question scientifique, vous parlez donc d'isolement pour les 22 cas contact. Combien ne sont pas encore hospitalisés et sont-ils localisé en France ou à l'étranger ?

Et est-ce que tout leur isolement se fera à l'hôpital ? Et combien de temps ? Est-ce qu'on parle de semaines, j'imagine au moins les 6 semaines d'incubation ou est-ce qu'on parle de peut-être plus longtemps que ça ? Alors, je vais répondre sur mes parties et je vous laisserai peut-être les enfants à risque et sur la question technique des masques sur les endroits où sont actuellement hospitalisés et où sont en cours d'être hospitalisés.

C'est pour ça que je donnerai pas un chiffre précis parce que ils sont en chemin donc je ne sais pas s'ils sont comme je suis avec vous et j'étais au voilà je ne sais pas s'ils sont déjà arrivés mais voilà le ils sont tous hospitalisés dans des centres de référence je l'ai dit avec des chambres particulières à flu d'air et surtout aussi des professionnels qui connaissent ces maladies et la prise en charge pour ne pas éviter enfin pour bien prendre en charge des patients à risque infectieux. Mais là aussi, si peut-être que Xavier tu pourras nous en parler. Sur les 22 cas contacts, on devrait avoir les résultats des tests. Ils vont tous être testés pour ceux qui ne le sont pas déjà.

Il faut compter à peu près 24 heures pour avoir les résultats des tests. Donc dans les jours qui viennent, on aura tous les tests des 22 cas sur la durée de l'isolement. Nous allons nous avons j'ai pu m'exprimer déjà sur le sujet, ils seront hospitalisés au minimum 15 jours. Vous savez que l'incubation, comme cela a été bien expliqué est longue. Nous avons pris des décrets, des mesures qui nous permettent si les gens d'ailleurs les gens ne ne sont pas en désaccord avec leur hospitalisation à ce jour, mais en tout cas, on a pris les devants pour être en toute précaution si on a besoin de les hospitaliser ou de les laisser en isolement le temps de l'incubation.

on est plutôt sur cette orientation, mais on laisse aussi les données de la science évoluer. En tout cas, dans les 14 jours euh en tout cas pour 14 jours, ils sont euh hospitalisés et nous adapterons et c'est normal, nous devons évoluer avec l'évolution aussi euh euh des connaissances. Je n'ai pas connaissance de cas dans où est-ce que dit dans le sud de la France. Je n'ai pas et encore une fois si je n'ai pas connaissance, c'est que en tout cas il est pas validé du tout. sinon je le saurai euh sur les stocks, je le redis, on est sur la trajectoire prévue euh de reconstitution des stocks de masque.

Alors dans les questions qui ont été posées et bon peut-être que tout d'abord peut-être les chambres euh et le les enfants, est-ce que c'est plus sévère ? Merci beaucoup. Alors, je vais essayer de vous expliquer rapidement ce que c'est qu'un établissement de santé de référence avec des des chambres adaptées à ce risque d'infection hautement contagieuse, hautement pathogène. C'est en gros c'est sont des chambres qui sont qui ont un traitement d'air ultra sécurisé avec des pressions négatives qui vont empêcher et vont faire diminuer très significativement la transmission aérienne puisque l'air est filtrée et en pression hautement négative.

Chaque chambre a un sas d'entrée et un sas de sortie qui sécurise le parcours des personnels pour les mettre en haute sûreté. Un ESR, c'est une équipe avec multi multidisciplinaire. Il y a des il y a des soignants, il y a des il y a des il y a des des des microbiologistes pluries professionnel. Il y a des médecins, il y a des infirmières, des toute cette équipe. Il y a des infectiologues, il y a des virologues, il y a des urgentistes, il y a des réanimateurs, il y a des des spécialistes de la prévention de l'infection.

C'est c'est vraiment une équipe qui est très diversifiée, qui est formée et qui est entraînée perpétuellement au risque épidémique et qui est en lien direct avec la direction pour que tout en terme organisationnel soit le plus fluide possible. Il y a 6 ESR nationaux hexagonaux et 6 ESR euh 5 ESR pardon en outre mer. Et donc les les régions et les départements et les territoires ultra ultra marins sont aussi équipés sur cette ce niveau de sécurité.

Ces sont animés par une coordination opérationnelle qui s'appelle la COREB dont je suis responsable et qui son qui cette Coreb est en lien direct avec le centre de crise sanitaire la direction générale de la santé et travailler en articulation extrêmement fluide avec SPF, avec les CNR et avec la NRS pour que la présence charge soit optimisée avec des équipes entraînées et sécurisées et que la recherche soit faite au lit des premiers malades. Pour les enfants, aujourd'hui les études sont rares mais comme je vous disais tout à l'heure en terme de pronostic chez les enfants, c'était la question. Est-ce que c'est plus grave ? C'est la même clinique.

Les collègues argentins chiliens expliquent que c'est la même maladie, c'est la même physopathologie et malheureusement c'est la même mortalité mais il y a très il y a très peu de cas et donc c'est dur de de d'avoir des statistiques extrêmement fiables et je laisse peut-être compléter. Carol Olivier peut-être si on revient, on a dit qu'effectivement l'investigation des clusters permettait d'apporter énormément de d'informations.

Il y avait un grand cluster dont j'ai parlé hein, à peu près une centaine de personnes qui étaient dans une grande fête où il y a eu un certain nombre de cas et on on s'aperçoit que avant la mise en place de mesures barrières, il y avait effectivement un patient infecté qui en infectait plus de deux. Mais dès que les mesures barrières ont été mises en place, rien que la distanciation sociale, on était passé de plus de 2 2, 2,12 à 0,62. Donc, on voit bien l'importance effectivement de mettre en place des mesures barrières et notamment la distanciation sociale. Et là, les patients enfin pardon, les personnes exposées étaient tous munis de FFP2.

Et je voudrais juste rajouter un petit point sur la question qui concerne la détection d'autres cas d'entirus. Il faut pas oublier que chaque année en France, il y a 100 cas qui sont diagnostiqués. Ce sont pas les mêmes antavirus. Là, c'est l'antairus du nouveau monde et il y a d'autres antavirus qui circulent en France. Il y en a un qui s'appelle Pumala par exemple qui est un des plus fréquents et qui est moins pathogène. Heureusement. Donc peut-être, là j'ai pas d'infos, mais peut-être qu'il s'agit de d'un cas comme ça. S'il y en a 100 par an, il y en a un tous les 3 jours a priori.

Et un autre élément pour compléter ce qui a été dit, euh je vous expliqué ce que c'est qu'un un établissement de santé de référence et par principe de précaution, devant les inconnus qui persistent, le maximum de précaution a été mis en place et je trouve ça parfaitement cohérent. Olivier vous a dit sur le papier la transmissibilité est faible et on a [grognement] en en pratique si on se déporte et si on se si on va en Amérique latine avec le virus enin, on n pas besoin de toutes ces précautions. Mais il y a une inconnue qui sera réglée dans quelques jours, c'est le séquençage complet du virus.

On il n'est pas impossible qu'on fasse qu'on soit en face d'un variant qui est muté avec des mutations qui puissent toucher une augmentation de la capacité de transmissibilité. Tant qu'on n pas ce séquençage complet du virus et qu'on ne l'a pas matché avec le virus enin historique et qu'on n'est pas sûr qu'il y ait un une cohérence, une concordance totale, on est obligé de prendre des des mesures de précaution maximaliste. Une fois qu'on aura cette information, on va pouvoir dégrader les mesures de prévention dont on pense que les mesures simples et universelles suffisent. Peut-être sur le masque, je sais pas.

Tu veux Antoine ou sur le masque ce que l'on a les lesçons du Covid là-dessus donc d'agents infectieux respiratoires qui sont exactes aussi pour la grippe c'est que le masque FFP2 est plus efficace pour prévenir l'infection et la transmission que le masque chirurgical. Les deux sont efficaces pour prévenir l'infection. Donc voilà, c'est on a une gradation de en terme de probabilité d'infection. On a dit qu'il faut que j'avance juste il y a une question qu'on a pas répondu, c'est la durée d'isolement juste parce que en fait euh une des raisons aussi de hospitaliser ce patient Xavier a dit hein quand la maladie s'est éclare ça va vite. C'est les avoir à l'hôpital c'est important.

C'est aussi pour le patient et je pense que c'est important de le dire. Deuxième chose, c'est que quand même la durée moyenne, c'est de à 3 semaines d'incubation. Les 6 semaines, c'est plus rare et ça nous permet aussi d'ici là d'avoir d'autres informations. Il y a des gens qui sont suivis plus ou moins donc avoir plus. Donc il y a des choses je pense que et Xavier a dit la séquence c'est extrêmement important. Donc il est pas possible toujours aujourd'hui de dire on va faire absolument ça avec le temps on peut adapter aux connaissances. Je pense que c'est très important. Voilà.

Alors ça y est j'arrête parce que donc maintenant bonjour Éléon Norba Bay pour France info par rapport à la personne qui est hospitalisée en réanimation à Bicha est-ce qu'il a été possible de remonter sur l'origine de son infection ? Le patient zéro est hollandais enfin été hollandais. On a parlé d'un contact rapproché pour attraper l'entravirus. Est-ce que il aurait été possible que ce soit pas si rapproché que ça que même ça puisse se passer au cours d'un repas ou autre ? Bonjour.

Une petite question, pardon Nicolas Berot du Parisien à Madame Semil, je crois que vous avez dit ce ferur de ma part que là vous avez pu dire ça et puis pour madame Rist, vous avez évoqué pardon euh le fait que les gens n'étaient pas opposés à leur hospitalisation mais je voulais vous vous demander précisément parmi notamment les 22 cas contact qui n'ont pas de symptômes et qui se portent peut-être bien, est-ce que vraiment les 22 ont vraiment accepté d'aller à l'hôpital pour au moins 15 jours ? Bah voilà, du jour au lendemain. Merci. Oui. Et Marc Paillet pour le point, je suis là. Est-ce que on se rappelle tous du scénario Covid ?

Évidemment, on n'y est pas, on a on a très bien compris, mais on se rappelle que dans le Covid, après un début entre guillemets calme, au bout de quelques mois, ça s'est fortement accéléré et l'État a dû prendre des mesures drastiques, notamment le confinement. Donc ma question est en toute hypothèse, est-ce que l'État évalue toutes sortes de scénarios par définition, y compris celui d'un confinement d'une partie de la population si les mesures devaient s'aggraver ? Je vous remercie. Alors je il y a encore une Non, je vais peut-être répondre à mes deux parties puis après il y a Caroline et peut-être sur la patiente de Bifard. [grognement] Les 22 cas identifiés se portent très bien.

Euh ils n'ont pas de symptômes, en tout cas dans les interrogatoires qui ont été faits et dans les premiers qui sont déjà hospitalisés, ils sont pas de symptômes cliniques. On attend, je vous l'ai dit, les tests de de CO, enfin les tests PCR euh sur les 14 cas qui qui sont du deuxè avion.

Euh je n'ai pas le retour de tous les examens cliniques parce que je vous l'ai dit, ils sont pour certains en train d'arriver à l'hôpital mais les informations que j'ai étaient que c'était des personnes en bonne enfin qui ne déclarait pas de signe clinique lors de vous savez c'est les agences régionales de santé que je tiens à remercier aussi parce que ils ont depuis quelques jours évidemment travaillé dans le cadre de de ce virus et on n pas de remonté de symptômes sur ces sur ces 22 cas. Est-ce qu'on anticipe ? Votre question est importante.

Le rôle notre rôle ici au ministère de la santé a été dès le début de se mettre en action en se coordonnant avec santé publique France avec je l'ai dit agence régional de santé la direction générale de la santé évidemment les experts, les agences et comme cela a été dit par Xaviercure le Coreb enfin tous les acteurs concernés pour pouvoir être amené à prendre les meilleures décisions possibles en l'état des connaissances scientifiques. Et c'est ce que nous avons fait ensuite en prenant des décisions d'hospitalisation évidemment des éventuellement contact euh sur parce que présent sur les vols. Merci madame. Alors sur sur le bateau. Ouais.

Alors, comme on l'a dit, effectivement, l'investigation d'un cluster sur un bateau va permettre d'apprendre beaucoup de choses puisque on a effectivement un nombre de personnes qui sont dans un dans un espace un peu confiné hein puisque la croisière a quand même commencé le 1er avril, le premier cas a présenté des signes assez vite vers le 6 avril et puis après les cas se sont échelonnés. Donc vous me parlez de cette patiente donc française. Elle tous les cas enfin toutes les personnes qui sont exposées sont interviewé donc par Santé publique France mais évidemment cette patiente qui est euh en réanimation n'a pas pu être interviewée.

Donc à ce stade on ne sait pas exactement quels sont ses contacts entre cette personne et les premiers cas qui ont été identifiés. Cela dit, comme je disais, un navire euh on sait queils prenaient souvent leur repas ensemble. Enfin, je dire c'était il changeait de place, il y avait des pas des places identifiées pour chacune des personnes. Donc la plupart des personnes se sont croisé à un moment ou un autre, certaines effectivement partagé des sanitaires et cetera.

Donc à ce jour, on n'est pas encore on ne peut pas encore identifier à quel cas éventuellement elle a été en contact, mais son contamination évidemment est postérieure au premier cas qui a été décédé qui a donc présenté ses signes dès le 6 avril alors que le bateau a est parti le 1er avril d'choya. Alors, il y a juste une autre question pour toi aussi Caroline. C'est sur la durée d'un enfin quand est-ce qu'on 48 he avant les signe, on devient contagieux. Alors en fait, c'est plutôt aussi d'être un principe de précaution parce qu'on sait que beaucoup de maladies infectieuses peuvent démarrer avant.

Donc c'est assez raisonnable de de proposer 48 heures en en fait les données qu'on a, ils disent que mais avec beaucoup d'attention sur les quatre épidémies qu'on a dit qui ont été explorées dont un vraiment bien qui est le papier de New England, c'est dit et je pense que Antoine peut aussi revenir là-dessus, c'est dit que c'est autour 48 he autour de début de sympt symptômes. Parfois au début de septembre, c'est juste une assténie.

J'ai posé la question à mes collègues qui est aussi virologue Marion Copman qui est au Hollande qui disent la même chose c'est est-ce que finalement c'est 48 he avant ou c'est la phase où on a on n'est pas forcément fébrile on est fatigué on a quelques petits cismes et on est symptomatique c'est l'explication prodorrormique c'est le mot qui est utilisé mais je pense que ça fait partie des choses qu'il faut que on apprenne et c'est vous avez raison C'est clé d'où d'ailleurs le fait que les contacts soient isolés en tout cas voilà mais c'est important et effectivement c'est un peu ce qu'on met alors peut-être tu peux donner des nouvelles de la patiente hospitalisé en réanimation à Bicha penser à elle et à sa famille je je voudrais aussi remercier les équipes de réanimation de Bicha et d'ailleurs qui sont extraordinaires et dans ces ces situations là de d'exposition de contrainte majeure faire de la réanimation avec des paires de gants avec des des des un équipement contraignant c'est vraiment une épreuve de force et donc merci à eux parce que ils sont à chaque fois au rendez-vous et ils sont d'une efficacité qui est très impressionnante.

La patiente a aujourd'hui la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire et elle a ce qu'on appelle enfin ce qui est le la dernière la dernière étape des soins de support, c'est une circulation extracorporelle pour avoir une oxygénation artificielle. Elle a un poumon artificiel dérivation du sang qui permet de on l'espère passer le cap le temps que le poumon qui est agressé par ce virus et les lésions de la paro vasculaire puissent se rétablir.

Le le deuxième élément que je voulais donner c'est pour répondre à Nicolas Ber sur l'acceptation parce que à Bichard on a des la patient très sévère et puis on a aussi des gens qui sont pas symptomatiques qu'on a fait venir entre guillemets de force par un décret. Euh certains on leur a dit au début il faut s'isoler à la maison et puis maintenant on vous rappelle et je voulais je voudrais aussi revenir là-dessus. Euh en tant que en tant que soignant ayant vécu le Covid en tant que soignant et en tant que que citoyen, c'est vrai que on est tous un peu traumatisés par ces restrictions sociales, ces restrictions physiques et on est tous un peu psychotraumatisés de la pandémie.

Et c'est vrai qu'on était très attaché à laisser la liberté à des gens à qui on pouvait expliquer les mesures de restriction. Mais il y a tellement d'inconnus dans cette maladie. On est tellement sous les feux des projecteurs avec cet inconscient collectif qui nous ramène au risque pandémique que finalement l'application de ces mesures à domicile était rendue impossible. Et en fait ces gens sont beaucoup plus confortables à l'hôpital même si c'est une énorme contrainte parce que on sait mieux quoi leur dire et ils savent mieux quoi faire.

Le deuxième point, c'est que euh aujourd'hui nous pour les contacts, par rapport à l'acceptation aussi d'un séjour prolongé, ben c'est tout l'enjeu aussi des équipes et autant les réanimateurs sont dans le soin extrêmement technique, le cure exacerbé, le traitement le plus efficace, le plus invasif, voir le plus agressif, autant en infectieux, on fait du ker, on prend soin de ces gens qui sont pas encore malades qu'on essaie d'envelopper pour que leur séjour à l'hôpital soit le moins traumatisant psychologiquement possible. Merci. Je pense que on a encore on peut faire un tour. Oui, s'il vous plaît. Olivier Mono pour Libération.

Si je veux bien comprendre, le Favi Piravire va être donné à des patients en France. Si si j'ai bien compris ce que vous aviez dit, je voulais m'en assurer. La deuxième chose, c'est est-ce que vous avez une idée du coût global pour le moment de la prise en charge de tous ces patients ? Et dernière chose, à combien de cas on s'attend ? Combien de cas français on s'attend ? Et est-ce qu'il faudra s'inquiéter à partir du moment où on aura un cas positif de quelqu'un qui était pas sur le hondius mais dans un des avions par exemple ? Merci Stéphanie B pour l'Express. Je suis là.

Euh pour par rapport aux patients qui sont enfin pardon au cas contact qui sont en train d'être hospitalisés, on sait que tous n'étaient pas forcément dans un isolement très strict. Certains ont pu vivre avec leur famille, leur conjoint et cetera et cetera. Est-ce qu'il y a des inquiétudes aussi ou des raisons de mettre à l'isolement ces personnes là en particulier qui donc ont vécu pendant plusieurs jours dans la le où ont été en contact avec ces personnes qui sont aujourd'hui en cours d'hospitalisation ? Merci. Bonjour Marie Roule pour Egora.

Vous évoquez un séquençage complet euh tout à l'heure pour euh savoir donc si le virus actuel présente ou non des mutations par rapport à celui qui a été identifié dans les études précédente. Euh quand est-ce qu'on pourra avoir ces résultats euh le plus précisément s'il vous plaît ? C'est pourier. Merci. Euh donc je réponds à la première sur le coût global. Non, j'ai pas chiffré, j'avoue que c'était pas mon urgence là, même si nous devons faire attention notre dépenses publiques, mais évidemment, je n'ai pas le coût global de prise en charge là, il s'agit d'hospitalisation classique, même si c'est dans des établissements qui sont spécialisés.

Euh le sur les autres questions, je pense que c'est vous pouvez répondre. Alors bon, je peux répondre rapidement sur le FAV Peravir pour l' c'est c'est de la recherche hein. Donc la recherche doit être encadré. C'est ce qu'on est en train de faire et effectivement on n'est pas les seuls. Les anglais pensent à la même chose et les Hollandais à la même chose. Et les espagnols aussi, on est en train pour l'instant de mettre en place le protocole et et les valider par les autorités réglementaires. Donc oui, on envisage de le donner mais pour l'instant on est vraiment à une étape précoce encore euh euh et on peut pas dire qu'on va le faire demain.

Il y a juste peut-être vous vous dire il y a aussi le forme IV qui existe pour les patients qui sont là c'est différent qui sont plus graves et ça aussi il y a une discussion avec la NSM éventuellement pour l'utiliser. Est-ce que monsieur Flao vous pouvez me dire combien il y aura de cas ? Peut-être que je Non, enfin c'était juste pour dire qu'effectivement parmi euh on rappelle qu'effectivement tous les cas confirmés sont en fait des passagers du navire, hein. À ce jour, c'est il n'y a pas de cas confirmé chez les passagers des vols qui ont été en contact avec des cas confirmés. Et oui, on peut s'attendre à ce qu'il y ait d'autres cas parmi les passagers de ce navire.

Ça ce n'est pas exclure et en revanche les passagers du vol, le risque on l' dit hein était quand même assez faible hein. Ils sont moins à risque que ceux qui étaient dans les navires. Dans le navire mais par principe de précaution on ne peut pas exclure. Donc il est important de les isoler. Bon, j'ai pensé que Caroline allait donner le chiffre de la de la prédiction. Évidemment, on est incapable de le faire. La seule chose qu'on peut dire, c'est que finalement sur le le l'épisode qui a été décrit dans le village euh de Patagonie euh sur ce ces 100 personnes euh qui étaient à cet anniversaire, infé, il y a eu 34 euh euh cas.

Je ne sais pas si on passera de 11 à 34, mais peut-être que c'est une sorte de première hypothèse qui est pas totalement impossible, qu'on ait quand même encore un certain nombre de cas qui qui qui surviennent. Après, je sais pas qui veut répondre sur la la part la question de de Stéphanie Benz. Je pense que c'est évidemment la question, c'est une question qui est très très fine, c'est-à-dire de se dire à quel moment on va estimer que les contacts deviennent contact de contact de contact de contact et on est voilà, on il y a une forme de de phénomène que les physiciens appellent les fractales. C'estàd que c'est ça va à l'infini.

Euh on peut pas euh on va pas mettre la précaution sur les enfants qui ont été à l'école et qui ont peut-être aussi été avec des enfants et cetera. D'autant plus qu'il s'agit, on est en train de parler ici de gens qui ont pris un avion euh avec lesquels ils ont eu un contact eux-mêmes quand même extrêmement indirect. Donc la précaution qu'on a préconisé tous ensemble de façon très consensuelle euh hier euh je dirais était euh de dire "Oui, ces contacts-là, ils ont quand même été en contact direct personnel avec une personne qui a été infectée. Donc même si ce contact est quand même très fugitif, donc on va pas prendre de risque dans cette fenêtre d'opportunité.

Après, on va devoir s'arrêter là. Je veux dire, on va pas encore une fois penser au contact des contacts des contacts. Euh alors la séquence pour l'instant a il y a deux virus de du cluster actuel qui ont été séquencés, un Azuric donc en Suisse c'était la la le le le premier cas et il y a une séquence qui a été faite à l'incite du pasteur. Les deux sont tout le génome n'a pas été complètement séquencé mais une grande partie. Et à l'Institut Pasteur, ce qu'on a pu voir, c'est que la séquence était très proche d'une part de celle de Zuric et d'autre part euh donc ça c'est c'est clairement ça vient de du même foyer infectieux ça.

Et par ailleurs euh dans l'arbre phyogénétique qui décrit toutes les séquences, on voit très bien où se place euh ces virus et donc il y a pas de pour l'instant de différence majeure détectée. Donc Xavier parlait de de variant potentiel. Le risque existe mais pour l'instant il y a pas de de preuve pour ça. Pour l'instant c'est calme de ce côté-là. Alors il y a une dernière question. Oui, j'ai changé de place, je suis désolée. Une [grognement] dernière question. À Marseille à l'hôpital, on nous confirme que une jeune femme hospitalisée est un cas contact h anvirus. Est-ce que vous pouvez nous confirmer cela ? Et quand savez-vous ?

Alors, on m'a pas donné de petit mais peut-être je vais laisser ma directrice de cabinet vous répondre parce que si ça été dans la demi-heure dont on se parle, j'ai peut-être pas encore l'information. Donc c'est une patiente parmi les 22 qui ont des symptômes parmi les 22 et même parmi les 14 du second vol effectivement il y a une personne identifiée qui devait être effectivement prise en charge à Marseille. Donc c'est fortement probable. Oui. Est-ce qu'on connaît son état de santé ? Comme vous le savez, c'est tous ce sont des personnes qui étaient dans le vol qui vont tous être pris en charge, examinés euh et testés dès leur arrivée à l'hôpital.

Donc voilà, on attend les résultats de ces tests avant de pouvoir vous répondre et on le dira comme on l'a fait. Je le redis. Merci. Je voudrais juste remercier vous tous qui êtes avec nous, le centre de crise de la direction générale de la santé et merci mesdames et messieurs vraiment de votre bah de votre expertise et pour nous nous faire grandir. Merci. Madame Champion