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interviewLe Média (sur YouTube)· 30 novembre 2025 38 min

IAN BROSSAT : "CNEWS, CE NE SONT PAS DES JOURNALISTES, CE SONT DES ADVERSAIRES POLITIQUES"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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C'est parti pour la spéciale de l'œil de Moumou. Nous recevons aujourd'hui Yan Brossa, sénateur de Paris, ancien adjoint au maire de Paris. Vous êtes principalement connu pour vos batailles nombreuses et variées sur les questions du logement.

Alors, le logement social Airbnb, vous nous en direz quelques mots et vous êtes de plus en plus présent sur les médias, notamment les médias Bolloré. Alors, vous pourquoi j'ai d'abord je vous remercie d'avoir accepté l'invitation, pourquoi j'ai j'ai tenu à vous avoir ? Parce que vous faites partie des quelques politiques de gauche qui m'ont fait littéralement changer d'avis sur la présence de cadre militant élus de gauche sur ces plateaux bolorisés.

Euh je pensais il y a encore quelques temps que c'était pas forcément la meilleure idée de l'année, mais grâce à votre pugnacité à à vous et à d'autres hein, je pense à à Manuel Bonpard ou à Emeric Caron, vous m'avez fait littéralement donc changer d'avis. Euh qu'est-ce qui vous a poussé à aller sur ces plateaux ? Est-ce que c'est quelque chose de de mur réfléchi ou ça s'est fait au fil de l'eau ?

D'abord, en vérité, j'y vais relativement peu, hein. Et et surtout, je pars d'un principe, c'est que euh quand j'y vais, le peu de fois où j'y vais, euh je pars du principe que je n'ai pas face à moi des journalistes, j'ai face à moi des opposants politiques. Je pense que c'est la base, euh ce qui est pas le cas quand je vais dans n'importe quel plateau, mais en tout cas quand on va à ces news ou quand on va europe 1, on n pas à faire à des journalistes. on affaire à des gens qui sont là pour tenir la contradiction et surtout on a affaire à des gens qui bien souvent sont assez ignorants eux-mêmes et qui misent sur l'ignorance des personnes qu'ils ont en face d'eux et donc le meilleur moyen de leur répondre c'est d'apporter du savoir, c'est d'apporter des informations, c'est d'en revenir au fait.

Et ça c'est les règles que je me suis que je me suis fixé. Après, j'y vais, je vous le disais relativement peu parce que j'ai pas envie de devenir un personnage de chez eux et je n'ai pas envie d'être une caution. Donc quand j'y vais, c'est rare et j'essaie qu'il se passe quelque chose au moment où j'y suis.

Ah bah, il se passe quelque chose quand vous y êtes très clairement. Alors, on va le voir face à au camarade Usaï euh qui va qui va se prendre une volée de bois vert euh et qui justement comme comme vous lit très précisément ne maîtrise pas son sujet et vous allez lui répondre de manière assez assez ferme et c'est même assez rare. Je vous laisse réécouter cet extrait.

Vous parlez de candidats du rassemblement national qui rendent hommage au maréchal Pétin. Moi je peut-être, je n'en sais rien mais moi je sais mais mais je pourrais je pourrais d'ailleurs vous pouvez vérifier si vous faites votre travail de journaliste. Il s'agit de madame Françoise Biillot qui est candidate dans les côtes d'Armor et non seulement elle rend hommage au maréchal Pétin mais elle rend aussi hommage à à un prêtre collaborationniste qui s'appelait Jean-Marie Perot.

Voyez donc deux pour le prix d'un. Alors, je vous rejoins assez hein sur cette question parce que il y a encore quelques années avant que avant que notamment Boloré ne débarque, il y avait euh et puis frontière, il y avait cette espèce d'autocensure que pratiquaient des jeunes journalistes, à savoir qu'ils voulaient plaire bah à leur employeur et que du coup ils rentraient un peu dans le moule. Voilà, là c'est vrai qu'on a quelque chose qui a complètement changé, c'est que maintenant on les embouche pour ça.

C'estàd qu'on embauche effectivement des militants qui vont livrer la la parole de l'extrême droite de manière parfois un peu brute. Quand quand quand vous quittez le le le plateau, que quelle est l'ambiance après avoir lui avoir balancé ça ? Est-ce que vous vous saluez chaleureusement ou non ?

D'abord, je me souviens très bien de de cette émission parce que on était en pleine campagne des élections législatives. C'était la dissolution d'Emmanuel Macron. On devait être à quelques jours du premier tour des élections des élections législatives et euh juste avant moi, il y avait un plateau avec Bardella et alors je me souviens que euh les studios enfin les les coulisses étaient envahis de gens qui accompagnaient Bardella.

D'ailleurs, moi j'étais arrivé un peu les mains dans les poches tout en ayant travaillé avant quand même mais un peu les mains dans les poches avec mon stagiaire à l'époque et je dois dire qu'on s'est senti un peu seul dans une ambiance de fusion entre les journalistes de C News et l'équipe de Bardella et on savait d'ailleurs pas très bien qui relevait de de quelle équipe quoi. Tout ça semblait assez assez cohérent et et passait son temps à se taper dans le dos. Euh et donc moi, je suis arrivé euh et dans une ambiance qui était quand même extrêmement extrêmement hostile.

Après, j'ai essayer de dérouler euh d'affirmer un certain nombre de choses euh et euh et en sortant non, je peux pas dire que on se soit salué euh aimablement, non. Et j'avais quand même euh le le sentiment euh d'avoir d'avoir gagné le match. Ah, je pense très très largement.

Mais est-ce que vous avez pas la crainte parce que c'est quand même ce que ce que beaucoup de politiques me disent. Alors, je confirme notamment je notamment des des un député dont je citerai pas forcément long parce que c'est plus emblématique, un député du Nouveau Front populaire qui m'expliquait que bah quand il arrive sur les plateaux, al en l'occurrence c'était LCI, quand il arrive sur les plateaux, il voit que tout le monde se tutoi, tout le monde se tape dans le dos effectivement que tout le monde est d'accord sur tout sauf lui et que du coup il se retrouve piégé parce que ça donne l'impression que il y a un espèce de panel de gens qui ont des avis différents mais en fait non, ils se retrouvent face à à une seule et même personne à savoir la famille, les copains, les copines et et ainsi de suite. Donc quand vous allez là-bas, est-ce que vous avez pas la crainte quand vous sortez ce genre de chos ?

Est-ce que vous avez pas la crainte de plus être invité ? Ce qui arrive quand même assez fréquemment. Non, mais si je suis plus invité sur ces news, c'est pas grave.

Enfin, je veux dire, ça m'empêchera pas de ça m'empêchera de pas de vivre une une fois de plus. J'y vais j'y vais rarement. Donc donc non, ça me traumatiserait pas.

Euh et non, le pire pour moi Hm hm. dans un plateau comme celui-là, ça aurait été de vouloir euh m'adapter aux personnes qui sont sur le plateau. Je pense qu'il y a parce que ces gens veulent toujours vous faire dire un certain nombre de choses.

Ils utilisent d'ailleurs beaucoup les questions interonégatives. Est-ce que vous ne pensez pas que parce qu'ils veulent vous emmener sur sur leur terrain ? Le pire, c'est de leur donner le point.

Hm. Euh souvent, ben moi je suis communiste, donc souvent ils veulent me faire dire du mal par exemple de d'insoumis. Moi j'ai une règle.

Quand je suis face à des adversaires et je considère que les journalistes de Signus sont des adversaires. Je ne tape pas euh sur des partenaires. Hm hm.

Bon euh ça pour moi c'est la base. Donc moi je cherche pas à plaire aux gens qui sont en face de moi sur le plateau. Moi je cherche à parler aux téléspectateurs et surtout aux personnes qui ensuite verront cette vidéo sur les réseaux sociaux, sur les miens notamment.

Pour moi, c'est ça qui compte. C'est plus les réseaux sociaux du coup que vous vous parlez à qui quand vous quand vous vous adressez à UAI par exemple ? Vous parlez à qui concrètement ?

Vous parlez aux téléspectateurs, aux futurs internautes ? au moment où je le fais, je sais très bien que derrière on découpera la je découperai la séquence et prévu évidemment d'accord et et et on n plus dans une période où quand on fait une émission sur ces news, on s'adresse uniquement aux téléspectateurs de CS. C'est pas comme ça que les choses fonctionnent.

Hm hm. Et donc toute stratégie qui consiste à vouloir plaire au public de telle chaîne en le caressant dans le sens du poil, c'est complètement stupide parce que inévitablement avec les réseaux sociaux aujourd'hui, la séquence, elle se retrouvera ailleurs et et et donc vos contradictions finiront par apparaître. Le plus simple, c'est quand même de tenir à peu près le même discours partout où on se trouve.

Euh ça évite de se faire à mon avis trop de nœud dans le cerveau, compris quand vous allez dans les studios d'une radio communautaire dont on connaît la position par rapport à ce qui se passe au au au proch au Prochorient et que et que vous vous retrouvez face à Frédéric Aziza et donc vous savez pertinemment qui va demander comme il le fait de manière récurrente depuis 2 ans euh LFI antisémite Jean-Luc Mélenchon antisémite là vous savez voilà l'avantage c'est qu'on peut se préparer avant quand même. Oui. Et là alors concrètement qu'est-ce qui fait que vous avez simplement accepté d'y aller en sachant pertinemment ce ce qui allait être dit ?

Al l'histoire est un peu plus compliquée que ça. C'està dire qu'en fait je crois que la semaine d'avant Aziza interview Emmanuel Grégoire qui est socialiste. Aziza me tape dessus dans les questions qu'il pose à Emmanuel Grégoire qui d'ailleurs me défend et tant mieux.

Et dans la foulée, je crois que je fais un tweet où je dis à Frédéric Azizam, enfin comment est-ce que vous pouvez dire des choses pareilles à mon sujet ? Et il répond assez habilement d'ailleurs en en disant "Bah, je vous invite la semaine prochaine, on verra si vous avez le courage de venir défendre vos positions sur le plateau." Une fois que la perche est tendue, je ne peux que dire oui et donc j'y vais.

Et là aussi, j'ai essayé de dire ce que je pense, quelle que soit la personne que j'ai en face de moi et les positions qu'elle défend sur le sur la guerre à Gaza. Et d'être solidaire avec les filles du coup sur ce coup-là puisque vous aviez dit et on va le voir tout de suite que il y a pas eu à votre connaissance de condamnation et qu'évidemment s'il y avait une condamnation ou le moindre soupçon, vous ne l'auriez pas soutenu. Je vous laisse regarder.

Anémitisme de Mélenchon, ça vous parle ou pas ? Quand quand Jérôme Ged, je le dénonce, ça vous parle ou pas ? Vous ne me ferez pas dire que Jean-Luc Mélenchon est antisémite parce que je ne le pense pas.

On peut avoir un certain nombre de divergences d'analyse. Je pense que l'antisémitisme progresse dangereusement et qu'il doit être combattu pied à pied. Mais nous n'aurions pas fait alliance avec Jean-Luc Mélenchon aux dernières élections législatives si nous avions pensé que d'une manière ou d'une autre, il était antisémite.

D'ailleurs, l'antisémitisme, je l'ai dit tout à l'heure, est un est un délit. Et donc quand on prononce des propos antisémites ou quand on commet des actes antisémites, on est condamné. Non mais il y a quand même une justice dans notre pays que je sache ni Jean-Luc Mélenchon ni les responsables de la France insoumise n'ont été condamnés pour ça.

Vous avez des informations on peut considérer quand on entend les choses hein. Jérôme G d'autres élus socialistes de gauche des maires ainsi de suite considèrent que quand ils entendent des choses ils disent bah ça c'est l'antémutisme c'est comme ça. mais dans ce cas-là qu'il porte plainte et la justice sera saisie et elle les condamnera puisque une fois de plus l'antisémitisme et heureusement est un délit.

Alors vous parlez tout à l'heure de Rin justement, on va on va y venir. Alors vous vous retrouvez alors au téléphone bon c'est moins confortable mais et moins spectaculaire n'empêche que vous vous retrouvez face à Michael d'Orient et vous allez évoquer un deux poids de mesure. Est-ce que vous aviez prévu le coût ?

Parce qu'on sent que on sent que c'est un peu préparé. J'ai prévu le coup 5 minutes avant, je crois ou 10 minutes avant, euh le programmateur gentiment d'ailleurs me donne les les thèmes sur lesquels je serai interrogé. Donc à ce moment-là, enfin, c'est pas que je prépare, c'est juste que je sais ce que j'ai envie de dire.

Oui oui oui bien sûr et ça ça c'est c'est en fait je supporte pas je supporte pas qu'on essaie de m'emmener quelque part pour correspondre à un agenda politique qui en réalité est celui de l'extrême droite et et par ailleurs bon pour ce qui concerne de pour ce qui concerne Gaza le proche Orient puisque c'est de ça je crois qu'il était qu'il était question enfin il y a deux choses. Il y a d'une part Gaza et le Proch Orient. Moi, je suis à la fois révolté évidemment par par le génocide à Gaza et je suis autant révolté par le traitement médiatique qui a été fait du génocide à Gaza.

Je sais que vous en avez parlé il y a quelques semaines avec Emeric Caron mais moi ça me rend malade. le le la manière dont en France on a parlé euh et on parle encore euh de de la Palestine avec une déshumanisation de la population palestinienne, une une volonté de silencier les les ravages, les massacres perpétrés par Israël. Bon, moi ça me rend dingue.

Donc donc j'ai voulu évidemment j'ai voulu en parler et par ailleurs, il était question d'antisémitisme dans dans ce passage. Je m'en souviens je m'en souviens très bien. Là aussi, tous les médias bolorés passent complètement sous silence euh le caractère profondément antisémite de l'extrême droite française.

Ces gens n'en ont rien à faire de la montée de l'antisémitisme. Ça n'est pas leur sujet. leur sujet, c'est de faire monter l'extrême droite en passant sous silence le caractère profondément antisémite euh de l'extrême droite française.

Et donc oui, à un moment donné, c'est c'est quand même bien de remettre quelques éléments euh d'équer euh et de remettre à l'endroit ce que eux passent leur temps à mettre à l'envers. C'est c'est un c'est un c'est un fait. Alors, on le sent pas très à l'aise.

On va regarder l'extrait avec Michaell d'Orient. Je vous laisse regarder. Et donc bien sûr, il faut condamner l'antisémitisme.

Il faut se battre fermement contre tous les propos ou les actes antisémites. Ça vaut pour tout le monde. Ça vaut en l'occurrence pour cette étudiante.

Ça vaut aussi quand il s'agit d'une députée du Rassemblement national, Caroline Parmentier par exemple, qui a tenu des propos racistes, antisémite, homophobe pendant des dizaines d'années dans un dans un journal d'extrême droite présent et malheureusement de Caroline Parmentier. On parle peu et donc d'une certaine manière, j'ai le sentiment d'un deux poids de mesure et donc je le dis, l'antisémitisme, il faut le combattre partout d'où qu'il viennent et ça vaut pour tout le monde. Je voudrais quand même dire une chose.

Caroline Parmentier, les propos qu'elle a tenu, les loges qu'elle a fait de Pétin, les loges qu'elle a fait de Léon de Grêel qui est un nazi belge, il n'en a jamais été question sur votre antenne. Jamais sur Europe 1, jamais. Les propos de Caroline Parmentier qui ont été révélés par Mediapart, jamais vous n'en avez parlé.

Donc, je veux bien qu'on parle matin, midi et soir de cette étudiante. Enfin, excusez-moi, la responsabilité quand qu'on a quand on est député, elle est décuplé et donc il faut parler de tout le monde y compris de cette députée d'extrême droite dont vous n'avez jamais parlé sur europe 1 alors que Media Par a fait cette enquête il y a des mois. Parle et vous en parlez Yann Brosaill, vous faites bien d'en parler.

Donc, je peux le répéter 15 fois si vous le souhaitez. Tout propos antisémite doit être combattu pied à pied et une fois de plus, ça vaut pour tout le monde simplement la ligne éditoriale d'Europe 1 fait que vous parler de cette étudiante palestinienne et vous ne parlez jamais de propos d'extrême droit tenu par des députés. Je ne crois pas oui, sauf que je ne crois pas que nous sommes là.

Je ne crois pas que nous soyons là pour parler de la ligne de repart. Mais quand même très intéressant que une fois de plus, vous n'ayz jamais parlé de cette députée du Rassemblement national du Pas de Calais, Caroline Parmentier qui a fait l'éloge de nazi de nazi. An Brossa, je suis pas sûr que que cette discussion intéresse réellement nos auditeurs.

Moi ce que j'aimerais comprendre, c'est pourquoi est-ce que les réactions de la gauche ont été aussi rares depuis l'annonce de cette affaire concernant cette cette étudiante Gazaoui ? De nazi quand même, posez-vous un certain nombre de questions. Qu'est-ce qui fait que vous n'en avez jamais parlé ?

Vous voulez faire vous vous souhaitez faire le débat à ma place de Brosa ? Ben en tout cas, j'ai un certain nombre de questions à vous poser dont celle-ci et je pense que beaucoup de gens je pense beaucoup de question Oui, mais je pense que beaucoup de gens peuvent s'étonner du fait qu'une députée d'extrême droite ait pu tenir des propos pareils, a pu tenir des propos racistes, des propos antisémites et que vous n'en parliez jamais sur votre antenne extr alors dans vos matchs médiatiques, on peut parler de match he je alors je le fais pas à la à la à la Polamar avec les fameux gan Le Pen et Tapis, mais ce sont quand même des matchs puisquil faut il faut tenir face à ces gens-là. Vous vous êtes retrouvé face à alors ça date un petit peu, je crois que c'est 2019, vous vous retrouvez face à Daniel Riolo qui va alors faire non pas du négationnisme mais mais carrément du révisionnisme puisqu'il va avoir il va donner son avis.

Alors ça c'est un travers assez extraordinaire quand même tous ces animateurs, je les appelle comme ça animateurs sportifs qui deviennent qui deviennent des toutologues et qui sont capables de de parler d'histoire de parler de politique d'économie. Enfin bon euh Pascal Pron est l'un des exemples criants. Et Daniel Relot rentre aussi dans ce truclà et là en en étant rieur, il va parler des résistants communistes dans des termes qui vont qui vont vous faire bondir.

Je vous laisse écouter. Communiste français, le parti communiste en France, qu'est-ce que c'est ? C'est 36 les congés payés.

C'est 45, un gouvernement auquel on participe avec le général de Gaulle et qui met en place la sécurité sociale. C'est la collaboration avec les nazis, pardon. Bah le parti communiste français.

Non non, c'est la résistance monsieur. C'est 75000 fusillers. Pardon ?

Non mais pardon. OK très bien. Très bien.

Très bien. Le parti communiste honteux ce que vous avez dit. Le général de Gaul a sauvé le parti communiste français après la guerre enintégrant en l'intégrant au pouvoir décision alors qu'il avait complètement collaboré.

C'est une insulte. À ce moment-là, est-ce que vous avez pas envie de lui dire bah occupe-toi de ce que tu connais et et qui est qui êtes-vous ou qui es-tu pour pouvoir tenir de tels propos ? Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit quand vous entendez de telles aberrations ?

Là, en réalité euh je suis absolument pas préparé et j'avoue que je m'attends pas à ce qui vienne sur ce terrain là. Donc, je dois dire que je suis un peu un peu déconcerté et je pense que ma révolte s'entend s'entend sur le plateau. D'ailleurs, tout ça lui a quand même valu à l'époque une mise en garde de l'Arcom et il a été exclu des grandes gueules pendant pendant une certaine période dans la foulée de de cette intervention.

Il y a eu à ce moment-là beaucoup de beaucoup de signalement. Ah ben vous savez, au moment où il le dit, je me souviens très bien euh je pense à Odette Niles que j'ai rencontré quelques semaines avant. Hm hm.

Euh qui était la petite fiancée de Guimoket et c'est vraiment à elle que je pense et je me dis comment est-ce qu'il peut dire une chose pareille ? Soit il est complètement ignorant, soit il est dans une logique révisionniste qui consiste siamment à travestir la réalité. Mais mais oui, à ce moment-là, ça me ça me rend malade.

Alors là, vous voyez, au moment où je le fais, il y a aucune espèce de de comment dire de stratégie de ma part. Je crois que je fais juste entendre une forme de de révolte, de colère qui me vient spontanément, quoi. Je m'attendais pas à ça.

Non, je je dois dire que au moment où il le fait, je suis un peu un peu décomptenancé. Et et là vous pensez avoir répondu correctement ? Non parce que enfin c'est c'est en plus je suis épuisé au moment où où l'émission a lieu.

C'est la dernière ligne droite de la campagne des élections des élections européennes de 2019. Je lui réponds comme je peux. Bon mais dans la foulée, il y a une très belle tribune qui est qui est publiée dans l'humanité par Odet Niles justement qui depuis nous a quitté. euh une espèce de lettre ouverte qu'elle adresse à Riolo et je pense qu'en réalité c'était c'était la plus belle des réponses et euh c'était très bien que ça vienne d'elle.

Ouais. Ouais. Heureusement qu'il y a ce que ce genre de répondant.

Est-ce que vous vous êtes dit parfois euh en quittant le plateau, vous vous êtes dit "J'aurais pas dû y aller". Ah oui oui oui, ça m'arrive. Oui.

Oui. Euh ça m'arrive pas forcément une chaîne, pas forcément une une antenne mais pourquoi vous vous êtes dit "J'aurais pas dû y aller". parce que j'ai pas pu parler des sujets qui me tiennent à cœur.

H h parce que je me suis retrouvé à commenter une actualité sans réussir à faire le pas de côté qui me qui me permet de de dire ce qui me tient à cœur au moment où l'émission a lieu. Ouai. Ça ça ça m'arrive ça m'arrive de temps en temps.

Oui. Oui. Mais j'en refuse beaucoup aussi des plateaux he quand je sens que l'actualité du jour me me permettra pas de parler de de ce qui à mon avis est important.

Euh je les refuse. Ouais. Oui.

Ça m'arrive ça m'arrive au moins une fois par jour. Ouais. Ah oui carrément.

D'accord. Donc il y a pas eu d'infléchissement. Vous êtes toujours invité même si vous êtes pas présent vous êtes invité.

Oui oui je suis invité. Alors non mais en vrai je choisis aussi le les médias sur lesquels je veux parler donc je sélectionne ce qui bien sûr ce qui est normal. Quand vous vous retrouvez à côté de Pierre Liciia.

Alors Pierre Liia que personne le connaît et c'est tant mieux. Alors, on va dire globalement qu'il a pas inventé l'eau tiède ni le bidon de 2 L, mais il fait il fanfaron. Alors, tout à l'heure, vous parliez de découper les les séquences sur les sur les pour les réseaux sociaux.

Lui le fait. Mais alors, sans vous laisser répondre, je vous laisse regarder cet extrait. Quel une prétention sans nom ?

Je pense que tu es une contradiction à toi tout seul. Il y a cette histoire effectivement de fustiger les riches qui prennent l'avion et de le prendre toi-même assez régulièrement pour partir en vacances sous les tropiques. Mais il y a pas que ça.

Il y a aussi le fait de vouloir être comme tu le fais, te présenter en défenseur des gilets jaunes du du peuple qui travaille qui a du mal à boucler ses fins de mois alors que pardonne-moi, ça fait combien de temps que tu n'as plus travaillé ? Tu es élu depuis 2008, conseiller de Paris. Tu ne vis que de tes indemnités d'élu.

Tu fais construire des logements sociaux dans Paris. Il y a des quartiers entiers qui sont ghettoïés. On arrive à 80 90 % de logements sociaux et toi aujourd'hui tu habites Butontmartre.

Tu fustiges les riches qui s'achètent un petit pied à terre à Paris parce que tu considères que les mettre sur Airbnb exploser le prix de l'immobilier mais tu fais la même chose parce que tu achètes un petit appartement à Calville où tu y es de de semaines par an et tu sais bien et tu sais bien combien les jeunes corps ont du mal à se loger. Alors pourquoi je veux montrer cet extrait avec ce brave LIA, ce fidèle Liciia, je crois qu'il est maintenant à la région hein île-de-France. Enfin, il a été recasé par sa copine sa copine Valérie PCR.

Il va euh vous attaquer. Mais alors là, personnellement, euh qu'est-ce que ça vous fait à ce moment-là de de subir ce cet assaut ? Bah, je trouve ça en plus assez misérable parce que je connais le bonhomme.

Hm. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs dans l'extrait, il se permet de il se permet de me tutoyer. Euh c'est c'est marrant parce que j'ai discuté, je me souviens quelques semaines après cette émission avec une élu de droite parce que il est tellement caricatural que il s'est aussi fait beaucoup d'ennemis à droite et et elle m'a dit "Tu n'aurais jamais dû le laisser dérouler." C'est en fait tu aurais dû couvrir sa voix.

Bon ben, c'est la seule leçon que j'en ai tiré. C'est-à-dire que maintenant quand quelqu'un fait ça, je me débrouille pour que euh pour queil puisse pas le faire en fait. D'autant qu'après j'ai fait une réponse qui à mon avis se se tenait tenait la route.

Bon euh mais oui oui, il y a des il y a des moments où il faut savoir il faut savoir couper la parole. Ouais. Alors comme je suis un garçon poli et j'étais quand même un peu élevé selon la règle qui dit que on doit pas couper la parole, j'ai j'ai tendance à laisser dérouler.

Mais de temps en temps, il faut pas. Alors pour pour revenir sur le justement sur le l'exemple avec Usaï, quand vous lui demandez de faire son boulot de journaliste, vous avez vous avez un look, pardon de le dire comme ça, mais vous avez un un look de quelqu'un de gentil, de poser, vous vous énervez jamais, vous faites des phrases dans un français châtier et est-ce que ça joue en votre faveur ça ? ce côté, on va voir un garçon gentil en face de nous, mais en fin de compte, il va s'avérer un peu plus mordant que bah en fait, j'en sais rien.

Je suis comme je suis. Enfin, j'ai j'ai pas travaillé cet aspect cet aspect gentil. Je pense l'être et je pense que ça se voit un peu.

Après, gentil, mais je je j'essaie de d'être intransigent dans l'argumentation. Non. Alors, si j'ai une obsession que j'ai vraiment retenue de mes années d'enseignement puisque j'étais plusieurs années prof à Sarcel, c'est le souci d'être compris.

Hm hm. Et je trouve que il y a il y a beaucoup de responsables politiques qui parfois oublient cette donnée là et et parfois la langue politique est quasiment une langue étrangère, pleine d'acronymes. Moi, j'ai l'obsession d'être compris. on est d'accord ou pas avec ce que je dis, mais je veux au moins que les gens comprennent ce que je ce que je défends.

Donc, j'essaie de le dire. Oui, dans un langage chat, mais surtout dans un langage compréhensible sans pour autant faire de la démagogie ou faire semblant de rabaisser le niveau de langage. Bon, mais en tout cas, être compréhensible pour moi, c'est fondamental. dérouler l'argumentation pour que chacun puisse puisse s'en saisir.

Ça, je trouve que et puis c'est aussi une question de respect pour les personnes qui qui nous écoutent, pas forcément pour les pour pour le journaliste dont vous parlez, mais en tout cas pour les personnes qui écoutent, je pense que c'est important de faire cet effort là. C'est un effort hein. La solution de facilité, c'est de débiter les éléments de langage.

Réussir à être compréhensible parfois pour expliquer des choses compliquées, je pense que c'est un effort à faire qui est qui est très important. Vous vous tenez informé de manière euh quotidienne de l'actualité ? Euh oui oui.

Bah le le Oui oui bien sûr. Le matin je lis les journaux y compris des journaux plutôt classés à droite euh et euh et ensuite euh les réseaux sociaux pour l'essentiel. Puis je euh puis quand quand il y a une actualité brûlante, j'ai des amis ou des collaborateurs qui m'informment.

Ouiii. Bien sûr. D'accord.

Et et quand vous voyez l'état du coup euh l'état des médias aujourd'hui, est-ce que vous estimez, puisque vous êtes évidemment engagé en politique, ça vous ça aura échappé à personne. Est-ce que vous avez avec les prochaines échéances, est-ce que vous avez le sentiment qu'il qu'il va falloir passer un cap supérieur, passer passer la troisème pour vraiment mettre au cœur des campagnes et des programmes à gauche notamment au Parti communiste, que ce soit pour les législatives notamment, j'imagine bien et puis évidemment pour la présidentielle, la question de la de la maîtrise des médias, du recadrage de de certains médias et de la réappropriation par les citoyens de leur médias notamment public je pense évidemment aux questions de concentration et ainsi de suite. Est-ce que vous pensez que ça a une place suffisamment remarquable ou que il va falloir qu'on y aille ?

Bien sûr, on voit bien que c'est que que c'est un enjeu de de démocratie fondamental quand on voit l'énergie que met par exemple la la ministre de la culture et de la communication, madame Datti a tapé matin, midi et soir sur l'audiovisuel public dont elle a la tutelle. On l'a encore vu il y a quelques jours. C'est c'est particulièrement inquiétant.

Alors, je dis pas que l'audiovisuel public est parfait, mais enfin, en tout cas, la moindre des choses qu'on puisse attendre d'un ministre de tutelle, c'est qu'il défende l'audiovisuel public face au aux mastodontes de de Boloré et de et de médias de milliardaires d'extrême droite. Donc donc oui, bien sûr que que la gauche doit batailler sur ce terrainlà à l'évidence. Ça veut pas dire qu'il faut déserter les médias de droite, faut continuer à défendre nos nos positions, mais il faut aussi défendre une conception de la démocratie dans laquelle on a du du pluralisme.

Bon, alors ce pluralisme là, il est aujourd'hui particulièrement en danger. Alors, vous dites du mal de Rachi Adadati. Je voudrais prendre sa défense puisque elle est occupée à d'autres choses en ce moment.

Je vous laisse regarder avec moi, la ville sera propre et elle sera tranquille. Et c'est justement ce qu'attendent les Parisiens. Ils attendent des résultats et de l'efficacité et de l'action.

Ah c'est à vous ? Ah ben je vais vous la guider. Moi, je serai la mère des résultats.

Si des personnes comme moi pas ce boulot là, il y aurait toutes les maladies du monde. Si je le paris, je voudrais que la ville elle soit propre tout le temps. Alors évidemment, c'est une je faisais une petite galéjade. puisque puisque vous êtes régulièrement entre guillemets régulièrement en campagne ou vous appuyez des campagnes et comment vous voyez cette cette campagne la tournure de cette campagne puisque c'est pas la première vidéo fait notamment comment vous voyez la tournure de la campagne à Paris ?

Ah vous savez je la je la connais Datil depuis depuis une quinzaine d'années. On a été élu au conseil de Paris en même temps. C'est quelqu'un qui va tout faire pour qu'on parle jamais de fond.

Hm hm. C'est quelqu'un qui va tout faire pour ne jamais assumer les positions qui sont les siennes, qui sont en réalité des positions de droite. Elle va chercher à transformer cette campagne en match de personnage.

Et d'ailleurs, elle a voulu changer le mode de scrutin à Paris pour ça. C'est un scrutin qui à outrance l'élection avec ce qu'elle appelle un vote direct pour le maire. Bon euh pour moi ce qui compte c'est qu'on parle des problèmes des Parisiens.

Typiquement sur les questions de propreté. Par exemple, elle le dit pas dans sa vidéo quand elle rencontre des éboueurs, mais elle est favorable à la privatisation de la collecte des déchets. Hm hm.

Euh c'est-à-dire en réalité euh qu'aujourd'hui vous avez la moitié des arrondissements parisiens qui sont en régie. Donc c'est géré par le public et la moitié dans le privé. Elle propose que tout soit confié au privé.

Donc précariser les donc c'est-à-dire une précarisation accrue d'un métier qui est déjà difficile. Par ailleurs, quand elle rencontre les éboueurs, elle leur dit pas euh qu'elle a soutenu la retraite à 64 ans. Et donc pour eux euh le report de l'âge de départ à la retraite, à l'époque, il y a eu une très grosse grève euh des éboueurs parisiens qui se mobilisaient contre cette réforme des retraites et à l'époque d'ailleurs, elle demandait qu'on applique le service minimum, c'est-à-dire qu'on réquisitionne ses agents.

Donc vous voyez, moi j'ai pas voulu commenter cette vidéo au moment où elle est par que si on se met à commenter les vidéos de de DATI, on peut y passer toute la campagne. Moi ce que je souhaite c'est qu'on revienne au sujet de fond. Bon moi je suis favorable à exactement l'inverse.

Je suis favorable à la remunicipalisation totale de la collecte des déchets. C'est-à-dire que les arrondissements qui aujourd'hui sont confiés au privés avec parfois des conditions de travail qui sont particulièrement difficiles que tout ça soit remunicipalisé et revienne et revienne en régie. D'ailleurs, c'est aussi la position qui est défendue par la CGT propreté à Paris.

Mais ces débats là, moi, je veux qu'on les ait et c'est autre chose que que d'aller faire son cirque. Bien sûr. La la chance qu' un éboueur que puisse avoir pardon un éboueur, l'un des éboueurs qu'elle a rencontré là, la chance qu' qu'il puisse ou elle puisse avoir d'avoir un logement dans le 7e arrondissement dont Dati et est mère.

Elle est pas lourde mais quand même j'ai bataillé avec Dati pour obtenir qu'on crée 250 logements sociaux dans son arrondissement dans les anciens bureaux du ministère de la défense. Elle s'y a à l'époque beaucoup proposé et c'est marrant que vous me disiez ça parce que justement quand je les ai inauguré, j'ai eu une discussion avec un un éboueur qui est éboueur à Paris Centre et qui m'a dit que avoir un logement social dans le 7e arrondissement pas très loin de son lieu de travail, ça lui avait ça lui avait changé la vie. Enfin, je n'oublie pas que Dati m'a fait la guerre au moment où on a décidé de créer ces ces 250 logements sociaux qui sont d'ailleurs qui sont magnifiques et et je suis très fier de lui avoir tenu tête à ce moment-là, notamment pour loger des éboueurs.

Dans dans votre actualité récente se trouve la place des Vauges. Oui, on s'est pas contenté de transformer les anciens bureaux du ministère de la défense en logements sociaux. On est aussi en train de transformer un hôtel particulier place des Vauges.

Donc vraiment au cœur de Paris dans le dans le marais en logements sociaux avec l'idée de les réserver à des éboueurs, à des auxiliaires de puiculture et à des femmes victimes de violence. C'est un programme qui est en cours et là aussi moi je je suis toujours frappé par le fait que la la droite passe son temps à expliquer qu'elle n'est pas contre le logement social mais enfin dès qu'on fait du logement social quel que soit l'endroit où on le fait elle y est hostile. Et on a vu d'ailleurs la semaine dernière euh les représentants de madame Dati Thierry Marian qui est le candidat du Rassemblement national à Paris défilé devant cet hôtel particulier pour expliquer tout le mal qu'il pensait de ce projet.

Alors leur argument c'est dire que ça coûte très cher. Ça coûte pas très cher puisque c'est un immeuble qui appartenait à la ville de Paris. Simplement quand vous avez un immeuble, c'est un immeuble qui qui était vide, vous avez deux possibilités.

Soit vous décidez d'en faire quelque chose, on a décidé effectivement d'en faire du logement social, soit vous décidez de le vendre au plus offrant et d'entretenir la spéculation immobilière. Bah c'est vrai que nous on a préféré le mettre au service d'un projet d'intérêt général et je pense que ça tombe quand même sous le sens que dans une ville qui manque de logements sociaux, dans un quartier qui en manque énormément, bah qu'on puisse loger des gens qui travaillent à Paris et qui ont et qui à ce titre ont parfaitement le droit le droit d'y vivre. Et on sa on sait la violence notamment.

Alors, je crois que c'était dans le 16e enfin vers le bois de Boulogne où on avait voulu installer des voilà et c'est ça avait été d'une une guerria urbaine avec des insulte et il y a eu d'ailleurs à l'époque de de très beaux papiers de de Monique et Michel Pinon Charlot qui étaient présent dans l'assistance au moment où nous présentions au Rivrin, c'était à l'université Paris Dauphine dans un amphithéâtre, nous présentions ce programme qui était en fait un grand centre d'hébergement à destination de personnes à la rue, personne isolée et famille. Et à ce moment-là, c'est vrai que on a eu une espèce de de de déchaînement de de racaille en vison pour nous empêcher de de présenter ce programme. Vous savez, on l'a fait, on a eu deux tentatives d'incendie, mais on l'a fait, on a tenu bon et au final ce centre d'hébergement qui devait rester 3 ans est toujours là, ça fait 10 ans.

Bien. Euh, on va revenir à à votre passage chez Frédéric Aziza euh parce que ils ont collectivement, je parle pas seulement de Frédéric Aziza, ils ont un problème avec vous euh par rapport à votre histoire, c'est qu'ils peuvent pas ou difficilement vous traiter d'antisémite puisque az vous avez pris des positions assez courageuses sur Gaza euh parce que vous avez une histoire particulière notamment notamment qui est liée à à votre grand-père. Vous lui avez dédié un un livre que j'avais lu en en en son temps.

Vous pouvez nous rappeler le parcours de votre grand-père ? B en fait c'est c'est c'est une histoire que j'ai raconté d'ailleurs dans dans l'émission de Frédéric Aziza. Mon grand-père, ma famille de manière générale, c'est c'est une famille juif polonaise.

Donc c'est c'est une famille qui a vécu dans la Pologne, qui a vu la montée de l'antisémitisme. Et mon grand-père est le seul de sa famille qui a survécu à la choa parce que quand les nazis ont commencé à à commettre leur leurs exactions en Pologne, il a fui en Union Soviétique et il s'est ensuite engagé dans l'armée rouge. Et c'est ce qui lui a permis à la fois d'avoir la vie sauve et de combattre les armes à la main, les nazis qui ont massacré sa famille.

Et ensuite, mon grand-père s'est installé en Israël au moment de la création de de l'État d'Israël. Il a travaillé au sein d'un euh centre qui fabriquait des armes chimiques et bactériologiques. Et à ce moment-là, les soviétiques ont repris contact avec lui et il a donné un certain nombre d'informations sur les armes chimiques et bactériologiques fabriquées par Israël.

C'était c'était la période de la guerre froide. Et c'est vrai qu'Aziza dans l'émission a cherché à me à me mettre en difficulté là-dessus. Moi, j'ai toujours assumé euh euh ce qu'a fait mon grand-père, euh la la fidélité qu'il a eu vis-à-vis d'un pays euh dont on pense qu'on veut, mais enfin un pays qui lui a permis d'avoir la vie sauve et de et de combattre les nazis.

Euh et donc moi, j'ai pas de problème avec le fait qu'on m'en parle. simplement euh il faut en parler avec des termes qui soient qui soient les bons et comment dire personne ne peut me retirer le fait que ma famille euh sait ce que c'est avec l'antisémitisme et elle a vécu dans sa chair puisque euh toute ma famille, celle de mon grand-père, celle de ma grand-mère euh est morte dans les camps. Enfin, ils sont tous morts à Tréblinka.

Donc il y a des sujets sur lesquels il faut pas me chercher. Oui, bien sûr. On rappelle pour notamment notre ami Daniel Riolo, notre historien en chef, Daniel Riolo, que l'armée rouge, enfin sans l'armée rouge, évidemment la victoire contre le nazisme aurait été largement compromise, je pense évidemment au au front au front de de l'Est.

Quelle va être votre actualité dans les prochaines semaines ? Est-ce que vous êtes en précampagne ? campagne, je serai sur deux fronts.

D'abord, il y a évidemment le le débat parlementaire sur le projet de loi de finance, le projet de loi de finance de la sécurité sociale au Sénat. Je suis sénateur et donc et donc j'ai bien l'intention de faire entendre une voix de gauche dans une assemblée, un hémicycle qui est quand même très dominé par la droite. Euh et deuxièmement bien sûr la campagne des élections des élections municipales.

Moi je je veux pas que cette ville tombe dans l'escarcel de de Dati et de Knafo. Et donc je pense que il va falloir que qu'on défende nos positions et que et que Paris reste une ville animée par des valeurs progressistes. Bon mais on a on a 4 mois de campagne et je suis au taquet.

ça va vous pousser à à à accepter de manière plus régulière des des invitations euh médiatiques ? Oui, en en vrai, en ce moment, c'est quand même difficile de parler des élections municipales sur les plateaux télé. Enfin, je trouve qu'il en est euh qu'il en est assez peu question.

Bon, il faut dire que le contexte national, l'incertitude sur le budget a fait que c'est ce qui domine l'ctu. Euh mais en tout cas, à chaque fois que j'aurai l'occasion de de débattre de Paris, typiquement de nos propositions sur sur le logement, sur le logement social, sur l'encadrement des loyers, sur Airbnb, à chaque fois que je pourrais le faire, je le ferai et je je saisirai les perches qui me seront tendues. Et ben on vous retrouvera et on suivra ça avec grand intérêt.

Et encore merci Yan Brosa d'avoir accepté cette invitation et merci à vous d'avoir regardé cette spéciale de l'œil de Moumou. On rappelle que le média, votre média ne vit que des abonnements et des donc restez connectés au médias. Excellente journée et à très vite.

IAN BROSSAT : "CNEWS, CE NE SONT PAS DES JOURNALISTES, CE SONT DES ADVERSAIRES POLITIQUES" — Ian Brossat · Pourquijevote