#Magnien, la chronique des réseaux sociaux : Alerte à la pollution aux masques et gants - 26/05
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« plus de deux milliards de masques jetables ont été commandés. »
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« « Bientôt, il risque d'y avoir plus de masques que de méduses dans les eaux de la Méditerranée » »
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« Leur durée de décomposition est estimée à 400 ans. »
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« Si vous jetez un masque à terre, vous risquez actuellement une amende de 68 euros. »
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« Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Poget, propose de faire passer le montant de l'amende à 300 euros pour un jet de masque sur la voie publique. »
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Vous écoutez RMC, RMC, hashtag man.
Et sur Facebook, une association tire la sonnette d'alarme, les masques et les gants jetables polluent déjà, ça y est, la Méditerranée.
Oui, on les a vus sur les trottoirs, sur les plages ces derniers jours et logiquement, on les trouve aujourd'hui au fond de la mer. Le lanceur d'alerte s'appelle Laurent Lombard, fondateur de l'association Opération Mère Propre. Depuis 15 ans, il plonge trois fois par semaine dans la Méditerranée pour nettoyer les fonds marins et les images qu'il a tournées ce week-end au large d'Antibes et publiées sur Facebook sont éloquentes. En quelques secondes, au fond de l'eau, il trouve des paires de gants jetables ainsi que des masques. Et ce n'est que le début, selon lui, dans le message qui accompagne sa vidéo sur Facebook.
Il estime que quand il va y avoir un gros orage, tous les masques et les gants jetés sur les trottoirs ou dans les égouts vont se retrouver en mer, sachant que plus de deux milliards de masques jetables ont été commandés. « Bientôt, il risque d'y avoir plus de masques que de méduses dans les eaux de la Méditerranée », écrit-il. Alors encore une fois, on va rappeler l'impact de ces masques jetables. Ils contiennent du polypropylène, matière qui n'est pas biodégradable. Leur durée de décomposition est estimée à 400 ans. Et ça semble évident, mais il faut aussi le redire. On jette son masque ou ses gants usagés dans un sac poubelle qu'on ferme correctement.
Si vous jetez un masque à terre, vous risquez actuellement une amende de 68 euros. Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Poget, propose de faire passer le montant de l'amende à 300 euros pour un jet de masque sur la voie publique.
Il va falloir en arriver là, parce que quand on voit ces images, elles sont édifiantes et exaspérantes. Autre image inquiétante, cette fois aux Etats-Unis, dans le Missouri, des centaines de personnes réunies pour une fête dans une piscine.
Une pool party, comme on dit là-bas. La scène se déroule samedi dernier dans un bar-restaurant doté d'une piscine au bord du lac des Ozarks. Des centaines de jeunes gens debout dans l'eau, cocktail à la main en maillot de bain, coude à coude. On se touche, on se prend dans les bras, la fête sans aucun respect des mesures de distance physique. La vidéo a été vue plus de 17 millions de fois, suscitant de vifs débats aux Etats-Unis. Entre ceux qui ne voient pas le problème, qui de toute manière s'opposent au confinement, et ceux qui s'alarment devant tant d'insouciance.
D'ailleurs, toujours aux Etats-Unis, on apprenait hier que plusieurs lycéens de l'Arkansas avaient contracté le Covid-19 lors d'une fête du même genre dans une piscine. Alors les études montrent que le virus survit très mal dans l'eau, encore moins dans l'eau chlorée. Mais il faut évidemment éviter à tout prix de s'agglutiner les uns sur les autres dans une piscine.