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Conférence de presseEuropean ETI Summit· 18 juin 2026 415 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiNumériqueEurope & international

Les 8 tables rondes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 83 %Attaque 9 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:03Invité politiqueFait
    « un monde de plus en plus dangereux, instable, fragile, injuste aussi, dans lequel à coup sûr, si on en était pas convaincu jusqu'à maintenant, il faut arrêter la naïveté européenne avec laquelle nous avons travaillé depuis 30 ans. »
  • 10:19Invité politiqueChiffre
    « nous avons un déficit de 3200 milliards, une dette de 3200 milliards et un déficit qui a explosé. »
  • 11:47Invité politiqueChiffre
    « c'est ce qui coûte le moins cher à faire et qui rapporte le plus de points de PIB si on arrive à le faire. »
  • 33:43Andrea SianChiffre
    « 95% of our member companies of our SM identify administrative burdens as the number one obstacle »
  • 35:49Andrea SianFait
    « one conflict in Iran one tariff one shipping delay or one brilliant move of the American president and suddenly the cafe in Paris fields the tremors of geopolitics. »
  • 40:09Félix HubinChiffre
    « On investit environ 5 7 % de nos ventes chaque année. Ça représente 10 15 millions d'euros chaque année dans de la technologie, dans de la robotique, dans l'automatisation. »
  • 44:26Raphaël VaqueroChiffre
    « From a percentage perspective, Spain is no different than any other European country. 99.8 of our companies are SM. So the problem is when you look at the absolute numbers, absolute numbers in Spain we only have 0.2 which means 7000 large corporations. »
  • 55:20Thomas ZiavioniFait
    « we need to really think as a European Union that we really want to be the biggest on the world green importer »
  • 1:03:43Invité politiqueChiffre
    « it is not we cann continue to have a plan economy like they think we could have it is not possible we will only lose Germany last year reduced CO2 emissions but only thanks to the fact that it closed down a lot of companies in Germany we are losing 10,000 jobs every month in the industry 100000 jobs since two years. »
  • 1:04:28Invité politiqueFait
    « market competitiveness strong names and must be strong words and must be translated into practice and can be translated with 25% of the public procurement must be green 40% must be local content this percentage makes no sense. »
  • 1:06:09Invité politiqueFait
    « MCAs are the sweet spot in this grow process uh because they combine the agility of SM and entrepreneurial power and entrepreneurial spirit and the scale potential of of large films. »
  • 1:06:53Invité politiqueChiffre
    « 30 35% of me caps in the aeronautical sector French they invest in R&D SME only export in the export sector in average in Portugal only one out of 10 invest in RD »
  • 1:08:12Invité politiqueFait
    « il y a un manque entre tout ce qui est diptech, tout ce qui est grosse entreprise, il y a un manque de politique pour permettre à ces entreprise, ces ETI de grandir. »
  • 1:08:53Invité politiqueFait
    « on a eu cette victoire flamboyante avec le le moratoire sur la CSRD et bravo à tous ceux qui se sont engagés là-dedans. »
  • 1:20:13Invité politiqueFait
    « Cette catégorie d'entreprise est particulièrement dynamique en matière d'innovation, d'internationalisation, d'exportation plus exactement et de création d'emplois. »
  • 1:27:03Invité politiqueFait
    « on est plutôt sur euh des réaction type complexité, contrainte, bureaucratie, 1000 feuilles réglementaires. »
  • 1:30:35Invité politiqueFait
    « il y a quand même une réglementation différente selon le volume de production. Heureusement, donc vous parliez des crash tests, nous on est dans des volumes de production très faibles puisque c'est une voiture qu'on va faire à 30 exemplaires seulement pour le monde entier. »
  • 1:36:09Invité politiqueFait
    « il y a tout un programme justement pour essayer de simplifier parce qu'on l'a entendu ce matin, je crois que c'est Michel Michel Barnier qui en parlait sur un petit peu le on fait un peu du zel en France et probablement dans d'autres pays sur une surtransposition de tout ce qui arrive »
  • 1:36:53Invité politiqueFait
    « depuis le rapport Dragy en novembre 2024, il y a une vraie prise de conscience de de l'Europe, de l'Union européenne sur le fait que c'est trop de normes ou en tout cas trop de complexité dans nos normes avaient un impact direct sur le ralentissement de la croissance au sein de l'Union européenne depuis les années 2000. »
  • 1:37:37Invité politiqueFait
    « certains États la transposent pas tout simplement. Euh d'autres la transposent à leur façon euh et d'autres comme la France, je pense euh la surtranspose. »
  • 1:38:22guest_ppoliticianChiffre
    « la loi Omnibus vient corriger et alléger, j'ai envie de dire, cette cette réglementation. Donc on a vraiment allégé quatre textes. Le reporting ESRS, la CS RD, la CS 3D, la taxonomie, le CBAM. Donc il y a eu une vraie action et concrètement c'est quoi cette action ? Si en mot simple, c'est cinq fois moins d'entreprises qui sont soumises à la CSRD qu'au départ. »
  • 1:44:00Invité politiqueFait
    « la proportionnalité. euh une norme ne s'applique pas de la même façon à une PME, une ETI ou une grande entreprise et on on y reviendra tout à l'heure, mais la CSRD, ça était le meilleur exemple, hein. C'était une complexité folle. »
  • 1:44:40Invité politiqueChiffre
    « la loi Omnibus est venue relever significativement les seuils d'entreprises éligibles he puisque désormais sont concernés pour la CSRD, la CC3D les entreprises de plus de 1000 salariés et qui réalisent plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires. »
  • 1:47:26Invité politiqueChiffre
    « en mars 2025 seulement 27 % des entreprises et bien commençaient à se renseigner sur le sujet. mars 2026, 90 % des entreprises, c'est quand même une bonne nouvelle, euh se disent informés sur le sujet de la la facturation électronique qui touche quand même 2,5 milliards de factures et 4 millions d'entreprises. »
  • 1:59:32Invité politiqueChiffre
    « En 2020, au moment du lancement de la stratégie Nation ETI, la France comptait 5200 ETI. 3 ans plus tard, elles étaient 7000. »
  • 2:00:16Invité politiqueChiffre
    « Entre 2022 et 2024, les ETI ont été à l'origine de 25 % des ouvertures d'usine, soit deux fois plus que les grandes entreprises. Elles emploient 40 % des salariés de l'industrie et elles réalisent un/ers du chiffre d'affaires des entreprises françaises. »
  • 2:03:55Invité politiqueFait
    « Nous avons aussi porté le combat au niveau européen et la Commission européenne a ainsi ouvert une enquête en février dernier. »
  • 2:03:55Invité politiqueFait
    « Une concurrence déloyale qu'elles exercent à l'encontre de nos industries européennes. Il contourne nos règles, ignore nos standards, ignore nos codes de la consommation et fragilise nos industries et nos commerce. »
  • 2:04:10Invité politiqueFait
    « Face à cela, oui, mes amis, il faut se défendre, il faut se protéger et oui, il faut réguler et oui, il faut sanctionner quand c'est nécessaire. »
  • 2:04:25Invité politiqueFait
    « En France, je mène à la tête de mon ministère un combat acharné notamment contre la plateforme Chine et c'est un marketpl dont nous avons obtenu la fermeture temporaire en novembre dernier. »
  • 2:04:40Invité politiqueFait
    « Nous avons aussi porté le combat au niveau européen et la Commission européenne a ainsi ouvert une enquête en février dernier. »
  • 2:05:23Invité politiqueChiffre
    « Ce qui veut dire par rapport à une moyenne de 15 € le colis aujourd'hui constaté, ça double. »
  • 2:06:08Invité politiqueFait
    « La véritable bataille, elle est ailleurs. Elle est dans notre capacité à produire. Là, c'est du défensif dont je viens de parler mais en la meilleure défense, c'est l'attaque et produire suffisamment, efficacement, intelligemment, produire sur notre sol en des quantités suffisantes pour remporter la bataille des volumes qui est aussi la bataille du prix. »
  • 2:06:50Invité politiqueFait
    « moderniser en profondeur notre appareil productif robotiser automatiser digitaliser faire de l'intelligence artificielle un outil de compétitivité. »
  • 2:07:34Invité politiqueFait
    « il a pu se financer, il a choisi de robotiser, de mettre des machines outils et il est capable aujourd'hui de faire du petit mobilier avec une qualité bien supérieure à celle des plateformes chinoises, mais d'être aussi compétitif. »
  • 2:08:18Invité politiqueFait
    « Donc on peut revenir sur ce terrain de jeu là qui est la massification. Alors ça signifie aussi qu'il faut orienter les financements prioritairement vers l'investissement productif. »
  • 2:09:03Invité politiqueFait
    « une économie qui n'investit plus aussi hein dans ses usines est une économie qui renonce et une Europe qui renonce à produire est une Europe qui s'effacerait à terme. »
  • 2:10:00Invité politiqueFait
    « les entreprises de taille intermédiaire ne sont pas un entre deux, elles sont au centre. Elles sont au centre de notre économie, au centre de notre puissance et dans le monde qui se dessine, plus concurrent, plus rapide, plus incertain. Elles sont un avantage décisif pour notre continent, évidemment, pour notre pays. »
  • 2:13:32Isabelle PatrierFait
    « Nous avions six raffineries sur le territoire français. On en a plus que trois qui traitent du pétrole brut parce que les autres traitent des huiles alimentaires usagées. »
  • 2:13:50Isabelle PatrierChiffre
    « On a 2 GW de production d'électricité renouvelable en France. On en a deux encore en projet et on a le projet d'éolien offshore au large de la manche pour 1 GW de plus. »
  • 2:14:16Isabelle PatrierFait
    « un choc pour nous tous de nous dire traçons une trajectoire et ne regardons pas uniquement cette trajectoire sur un papier de la PPE3. Regardons la réalité en face avec les moyens que nous avons dans un pays qui a cette capacité de se décarboner. »
  • 2:15:20Corine LepageFait
    « Est-ce que la réponse à la crise 2026, ça va être une électrification massive des usages ? parce que c'est en fait ça autour de quoi on tourne depuis un certain nombre de temps. »
  • 2:16:25Xavier GagetFait
    « Pochet 400 ans, probablement une des plus vieilles entreprises françaises qui livre les maisons du luxe en verre, plastique, métal. »
  • 2:19:10Damien DétromFait
    « Nous sommes le leader européen de la carrosserie frigorifique surmesure. Principalement des SMMorques mais aussi des petits véhicules. Euh 2200 employés répartis en France, en Espagne et au Royaume-Uni. »
  • 2:22:01Michael PicuChiffre
    « 91 % des ETI sont déjà engagés dans une démarche de décarbonation. »
  • 2:24:44Isabelle PatrierChiffre
    « On a 2 GW de production d'électricité renouvelable en France. On en a deux encore en projet et on a le projet d'éolien offshore au large de la manche pour 1 GW de plus. »
  • 2:25:27Isabelle PatrierChiffre
    « on a 26000 bornes de recharge, donc 2000 haute puissance sur le territoire français et qu'on a ces enjeux de biocarburant de carburant et alors qu'on a on produit des biocarburants sur le territoire français, on en aura un million de tonnes dans 4 ans. »
  • 2:26:11Isabelle PatrierFait
    « toutes les poids lourds, tous vos transports lourds, vous pouvez les basculer aussi sans modifier les moteurs du diesel au biodiesel. »
  • 2:27:31Corine LepageFait
    « la déclaration de monsieur Byirol. Je sais pas si vous l'avez vu le président ou le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie disant que la crise était extrêmement grave et qu'elle était plus grave que les crises cumulées pétrolières que nous avions vécu depuis 1973. »
  • 2:28:15Corine LepageChiffre
    « aujourd'hui vous avez quand même plus de 50 % des pays européens qui ont un mix électrique, pas énergétique, un mix électrique euh qui compte plus de 50 % de NR dans ce mix. »
  • 2:29:35Isabelle PatrierFait
    « les heures les moins chères, c'est les moins carbonés. Ouais. C'est le cas en France, c'est le cas dans d'autres pays européens et c'est génial. »
  • 2:30:12Isabelle PatrierFait
    « en consommant au bon moment, on remplit le double enfin on boucle la boucle de la table ronde, c'est décarboné, c'est compétitif. »
  • 2:30:49Invité politiqueFait
    « la France a accueilli le sommet mondial de l'énergie nucléaire. »
  • 2:31:32Invité politiqueFait
    « le nucléaire est l'une des sources d'énergie les plus faiblement émétrices de CO2. parce qu'il permet de produire une électricité stable, pilotable, décarbonée parce qu'il répond à cette exigence décisive de notre époque décarboné tout en garantissant notre sécurité d'approvisionnement et la compétitivité de nos économies. »
  • 2:32:16Invité politiqueFait
    « Pour la France, c'est une opportunité majeure car notre pays dispose d'un atout unique, la maîtrise complète du cycle nucléaire, de la conception des réacteurs jusqu'au recyclage du combustible. »
  • 2:33:44Corine LepageFait
    « la France a la chance effectivement d'avoir un nucléaire historique qui est désormais complètement amorti évidemment dont on essaie de le faire durer le plus longtemps, ce qui me paraîtrait logique avec des prix qui sont effectivement compétitifs. »
  • 2:34:27Corine LepageChiffre
    « Le coût du kilwh du renouvelable, surtout maintenant avec le développement de batteries qui sont de moins en moins cher, devient assez compétitif. »
  • 2:35:11Corine LepageFait
    « Est-ce qu'on peut avoir un nucléaire à un prix convenable ? l'Europe est en train d'examiner nos projets hein de de PR2. »
  • 2:35:54Isabelle PatrierFait
    « En janvier dernier, la France a été importatrice d'électricité. Donc, on dit qu'on déborde d'électricité, qu'on en exporte. C'est vrai, pas toujours, mais on passe pas les pics. »
  • 2:36:39Isabelle PatrierFait
    « il faut qu'on continue à développer notre production d'électricité sur le sol français parce que les interconnexions et l'Europe avec nos voisins est quelque chose de majeur. »
  • 2:37:21Michael PicuChiffre
    « 91 % des ETI sont déjà engagés dans une démarche de décarbonation. »
  • 2:38:36Damien DétromFait
    « On a une surcapacité aujourd'hui installée. Pourquoi est-ce que l'hydrogène a été sacrifié ? Nous, on s'était lancé en y croyant il y a 5 6 ans. On a complètement arrêté notre développement. »
  • 2:41:22Xavier GagetChiffre
    « installer une deuxième ligne, renforcer notre puissance installée parce que c'est des installations qui ont 50 ans, ça coûte 100 millions d'euros ou et ça rapporte rien. »
  • 2:42:03Xavier GagetFait
    « Les entreprises françaises qui se décarbonent dans la durée et nous, on a besoin de ça parce que sinon les 100 millions d'euros, je suis pas capable de les mettre tout seul. »
  • 2:43:28Isabelle PatrierChiffre
    « On parle de l'électrification des véhicules. Quand je vois qu'on en produit en France et qu'on en exporte 63 % de ces véhicules électriques à l'étranger. »
  • 2:44:10Isabelle PatrierFait
    « il y a le prix qu'on paye en Europe avec des entreprises qui respectent un certain nombre de normes, qui ont un certain nombre de trajectoires de taxes et cetera, de salaires, d'environnement social. En fait ce prix-là, il a une valeur il a une valeur de sécurité et au fond de liberté d'entreprendre, de liberté de produire. »
  • 2:44:54Isabelle PatrierChiffre
    « il y a près de de de mémoire, c'est 35 ou 40 % de la totalité des fonds européens qui doivent aller selon les règles européennes pour la décarbonation. »
  • 2:45:39Corine LepageFait
    « la notion de préférence européenne est vraiment quelque chose qu'il faut pousser, c'est dans les tuyaux. »
  • 2:46:22Corine LepageChiffre
    « il y a près de de de mémoire, c'est 35 ou 40 % de la totalité des fonds européens qui doivent aller selon les règles européennes pour la décarbonation. »
  • 2:47:02Corine LepageFait
    « Je me souviens comme député européen m'a beaucoup battu parce que je voulais qu'il y a des droits de douane notamment sur les produits chinois euh venant du sur le solaire et l'éolien dans les années 2010. »
  • 2:47:46Isabelle PatrierFait
    « L'année dernière, l'Europe a importé 1 million de tonnes de saf chinois. Euh donc personne n'a vérifié qu'ils étaient faits à partir d'huile alimentaire usager. »
  • 2:49:13Damien DétromFait
    « 65 % de nos achats sont faits en France, 97 % en Europe et pourtant dans les 3 % qui manquent, on a des composants électroniques qui peuvent bloquer un système de freinage d'une SMRMOR qui qui trapane nos parking. »
  • 2:53:52Xavier BertrandChiffre
    « Un demi millier de ces collaborateurs ont été formés avec ces nouveaux dispositifs. »
  • 2:54:32Xavier BertrandChiffre
    « On est à plus de 61 % de taux d'activité des seniors dans la région. »
  • 2:55:10Xavier BertrandFait
    « la région des Haut de France est différent. C'est le Louvrelance, un demi million de visiteurs, c'est Sérieal, Festival mondial des séries. »
  • 2:55:51Xavier BertrandChiffre
    « 11 % de la production de champagne se fait dans les Haut-Frances dans le sud de l'ine. Champagne de qualité. »
  • 2:56:32Xavier BertrandFait
    « nous produisons 3 millions de de bouteilles de vin parce que cela fait maintenant 10 ans que je pousse un certain nombre d'agriculteurs à dire que le réchauffement climatique est en marche. »
  • 2:57:11Pierre Olivier BrialFait
    « le sujet du recrutement est pour moi celui qui m'empêche de dormir. »
  • 2:56:32Invité politiqueFait
    « je pousse un certain nombre d'agriculteurs à dire que le réchauffement climatique est en marche et que nous avons résolument besoin de nous placer à ce niveau-là »
  • 2:57:11Invité politiqueFait
    « le sujet du recrutement est pour moi celui qui m'empêche de dormir »
  • 2:57:49Invité politiqueFait
    « on a besoin de jeunes diplômés et clairement aujourd'hui pour les jeunes diplômés, on est en dessous du radar »
  • 3:01:12Invité politiquePromesse
    « les ETI sont les meilleurs alliés de tout gouvernement et de tous les élus locaux pour créer des emplois locaux à valeur ajoutée, non délocalisable »
  • 3:01:55Invité politiqueChiffre
    « nous avons 10 % des effectifs en apprentissage ou alternant »
  • 3:10:41Invité politiqueChiffre
    « 52 % de la population ce sont des femmes et des jeunes femmes »
  • 3:33:24Invité politiqueChiffre
    « l'industrie génère plus de 83 % des exportations européennes »
  • 3:34:06Invité politiqueChiffre
    « la production industrielle en 2024 en Union européenne, elle a baissé de 2,3 % »
  • 3:50:17Invité politiqueFait
    « un pays qui n'a plus d'industrie, c'est un pays qui est invertébré, c'est un pays qui croit que le tertière va suffire. »
  • 3:53:30Invité politiqueChiffre
    « l'Europe de l'industrie, elle existe, elle est pas perdue. Et quand on regarde à la valeur, par rapport à la valeur, effectivement, on pense que l'industrie européenne à peu près 15 % de l'industrie mondiale. En valeur, elle est probablement 25 %. »
  • 3:59:12Invité politiqueFait
    « c'est une collaboration privée publique française qui est née de la de la recherche puisque c'est nous qui avons inventé à la fois la carte puce par Moreno Bulls Schumberger mais on avait aussi le brevet de la carte SIM téléphone avec Alcatel. »
  • 4:01:21Invité politiqueFait
    « en 2000 on fait l'euro, on vous donne des billets, on nous donne des billets, on fait le CPA, les corporates, tout va bien, les salles de marché, tout et tout le monde oublie la carte. »
  • 4:02:04Invité politiqueChiffre
    « on avait 20 %, c'était une association Visa, on avait 20 % de Visa. Nous les banques européennes, pas les françaises, les banques européennes. Bon, on l'a vendu 21 milliards, ça vaut 120 milliards, on a perdu 100 milliards, personne l'a dit à l'Europe. »
  • 4:08:31Invité politiqueFait
    « l'équity qu'on est obligé de mettre pour prêter est très lourd. Donc c'est un message, si vous me donnez la parole pour pour donner un message et on discute avec Bruxelles sur le sujet. »
  • 4:13:04Invité politiqueFait
    « La France a cette particularité d'avoir pendant des années oublié ce principe fondamental de liberté et d'indépendance. »
  • 4:13:48Invité politiqueChiffre
    « En Allemagne, on a entre 60 et 80 % de la commande publique qui va vers des entreprises allemandes. En France, c'est 15 à 20 %. »
  • 4:15:15Invité politiqueFait
    « quand on fait partir les chaînes de production en croyant qu'on va garder la recherche la la valeur ajoutée, en fait c'est faux. »
  • 4:23:30Invité politiqueChiffre
    « Paris, c'est euh 8 milliards d'euros de levée de fond en 2025, ce qui est également positif. Et comme vous le voyez ici, 60 % du la répartition sectorielle, c'est de l'intelligence artificielle et puis principalement de la Greetech et de l'énergie. »
  • 4:24:14Invité politiqueChiffre
    « L'IA apporte un gain de productivité estimée à plus de 17 % 2026. »
  • 4:39:37Invité politiqueFait
    « on doit changer en permanence l'organisation que l'on a en interne et ce qui est encore plus dur, changer parfois les personnes »
  • 4:40:13Invité politiqueFait
    « j'ai toujours dit mon premier salarié est toujours avec nous aujourd'hui »
  • 4:40:49Invité politiqueFait
    « le groupe a toujours été rentable. J'ai toujours été obsédé par le cash, toujours eu trop de cash »
  • 4:44:11Invité politiqueFait
    « aujourd'hui c'est absolument majeur dans la capacité d'appui à la transformation en particulier des ETI »
  • 4:44:54Invité politiqueFait
    « l'excellence opérationnelle et la ligne de vie essentielle pour réussir »
  • 4:46:21Invité politiqueFait
    « les ETI qui réussissent, c'est aussi les ETI qui innovent, qui sont dans une amélioration continue »
  • 4:47:45Invité politiquePromesse
    « on lance d'ailleurs un accélérateur Asie pour emmener 20 tiers industriels »
  • 5:29:11Invité politiqueFait
    « véritablement la pyramide des talents un peu se tari à sa base à savoir notamment dans les métiers de l'informatique où les profils junior désormais sont moins recrutés au profil des agents IA »
  • 5:29:56Invité politiqueFait
    « Si vous prenez le patron de d'anthropique Dario Amodei, ça fait 2 ans qui dit qu'on est sur le point de bannir le métier de développeur qui en aura plus dans 6 mois. »
  • 5:30:37Invité politiqueChiffre
    « Là, on parle de 5 millions d'emplois qui seraient impactés. »
  • 5:31:22Invité politiqueFait
    « On arrive à les attirer. Pareil en Pologne, pareil en Lituanie, même des femmes, enfin même beaucoup de femmes, j'ai beaucoup de femmes développeurs en Lituanie plus qu'en France. »
  • 5:32:03Invité politiqueFait
    « ils vont coûter beaucoup moins cher à l'entreprise. Donc là, je dirais que c'est quand même enfin voilà, on a un vrai challenge en France de pouvoir euh attirer et finalement mieux rémunérer aussi nos nos talents »
  • 5:42:22Invité politiqueChiffre
    « les entreprises familiales ne sont pas un segment économique parmi tant d'autres. Elles sont le pilier stratégique de la France pour notre économie et aussi pour sa résilience. Elle représente 71 % des entreprises et 65 % du PNB en France. »
  • 5:43:06Invité politiqueFait
    « h d'ici 203000 entreprises vont devoir être transmises et c'est une ETI sur de Etchouons collectivement sur ce sujet ce n'est pas seulement un sujet économique, c'est un risque systémique »
  • 5:44:30Invité politiqueFait
    « Nous avons pour projet de d'investir 40 millions d'euros sur notre site de Saint Mort des Faussé. Donc investissement qui sera entièrement dété. »
  • 5:47:22Invité politiqueFait
    « Cette chair a été financée grâce à DMEN, la BNP, Siselet, Tuan Acurass, AIA, le FBN que que je remercie. »
  • 5:48:02Invité politiqueChiffre
    « Il a été démontré qu'il y avait un lien précis entre bah le taux des droits de succession et puis l'investissement et que si les taux les droits de succession étaient trop élevés, il y avait une baisse de l'investissement qui a été chiffrée à 40 %. »
  • 5:48:45Invité politiqueChiffre
    « les salariés d'entreprise familiale ont un taux de satisfaction plus élevé que dans les autres types d'entreprise et ça se traduit par moins d'absentéisme, moins 18 % d'absentistes, moins de grèves. »
  • 5:50:14Invité politiqueFait
    « les entreprises familiales émettent moins de CO2 que que les autres. Donc plus il y aura d'entrée familiale, meilleur ce sera pour la planète. »
  • 5:51:41Invité politiqueFait
    « les performances financières des emprises familiales étaient supérieures ou égales au non familial. »
  • 6:23:58Invité politiqueChiffre
    « on est encore loin de l'étiage français hein, on est encore qu'à 1000 salariés, mais on va y arriver. Je pense que on était à 250, 7500, 100. »
  • 6:30:34Invité politiqueChiffre
    « En France, les ETI constituent un pilier essentiel de notre tissu productif avec des entreprises souvent familiales ancrées dans les territoires qui emploient plus de 3 millions de personnes et sont en grande partie tourné vers l'exportation. »
  • 6:31:18Invité politiqueFait
    « Les ETI européennes sont des entreprises innovantes qui investissent et qui portent notre capacité à produire et à maintenir l'emploi en Europe. »
  • 6:32:47Invité politiqueChiffre
    « L'Union européenne, ça a été dit, compte aujourd'hui plus de 40000 M cap. Elle concentre 21 % du chiffre d'affaires, 17 % de l'emploi sur le continent alors qu'elle ne représente que 2,8 % des entreprises. »
  • 6:33:31Invité politiqueChiffre
    « entre 2019 et 2024, l'Union européenne a adopté 13000 textes législatifs, normatifs, réglementaires contre 5500 aux États-Unis. »
  • 6:36:24Invité politiqueFait
    « Le made in Europe qui a été évoqué dans l'accélérateur industriel, c'est made in Europe plus tous les pays qui ont des accords de libre échange avec l'Union européenne. »
  • 6:38:33Invité politiqueChiffre
    « Après la publication du rapport Dragiy, on est seulement à 10 ou 11 % des recommandations qui ont été appliquées. »
  • 6:39:15Invité politiqueFait
    « En mai dernier, la Commission a répondu à l'appel en proposant dans le cadre de l'un de ces omnibus la création du statut de Small Meet Caps et l'adaptation de règles à la réalité de ces entreprises. »
  • 6:39:59Invité politiqueFait
    « Il est pas normal que en raison des faits de seuil, une ETI de 255 au lieu de 250 salariés soit soumis aux mêmes exigences qu'une grande entreprise en donnant aussi accès au financement et en accompagnant leur croissance. »

Temps de parole

  • Alain Marty100 %

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0:02
Non speech

[musique]

0:05
Alain Marty

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour. Bonjour et bienvenue à cette première édition du European Summit en partenariat avec le métier, les clubs TI Croissance Plus et le cercle One Business. Je tiens à remercier monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, les présidents de région également d'être avec nous aujourd'hui comme 1200 participants dont 700 patrons de TI issus de 10 pays européens et je peux vous dire que toutes les équipes depuis 6 mois bossent vraiment beaucoup beaucoup. Ils sont un peu blancs mais ils sont très contents d'être là.

Alors pour débuter cette journée, qui de mieux que Michel Barnier qui symbolise la France et l'Europe pour ouvrir ce sommet ? On applaudit très chaleureusement Michel Barnier.

0:48
Non speech

[applaudissements]

0:54
Alain Marty

Bonjour à chacune et chacun d'entre vous et y compris à ceux qui sont pas encore rentrés hein, si j'ai bien compris. Merci de cette invitation cher Alain Marti. Je sais pas d'ailleurs à quoi je dois d'avoir été invité présider donner ces quelques mots d'introduction. Le hasard total Michel. Oui, peut-être parce que je suis devenu il y a quelques mois le député de cet endroit où vous êtes la Sorbonne. Voilà puisque j'ai eu l'honneur d'être élu député de Paris il y a quelques mois dans le 5e, le 6e et 7e arrondissement. Peut-être ce n'est pas la seule raison.

En tout cas, je suis très heureux de euh d'introduire en quelques instants ces euh cette cette grande conférence de de vous saluer mesdames et messieurs dans la diversité des régions que vous représentez euh de vos métiers aussi. Saluer parmi vous, je l'ai fait tout à l'heure, les dirigeants d'organisme professionnel comparable au métient d'autres pays européens et que nous saluons amicalement. remercier les coprésidents Philippe Dornano et Fratic Quirier. Je suis heureux d'ailleurs de dire c'est l'occasion pour moi de poursuivre le dialogue que j'ai avec le méti depuis assez longtemps.

Pas seulement quand nous avons parlé des difficultés budgétaires de la France lorsque j'étais premier ministre de manière un peu éphémère, indépendant ma volonté mais aussi à propos du Brexit et ses conséquences pour le secteur économique français. Et puis je salue très cordialement, amicalement Virginie Calmels, présidente de Croissance Plus et aussi je vais saluer tout à l'heure Hervé Novelli qui a été membre du gouvernement mais qui aussi c'est à lui que vous devez et à Christine Lagarde notamment la première reconnaissance officielle en France des ETI. Voilà, vous m'avez demandé d'introduire, on m'a dit entre 5 et 15 minutes, je vais être le plus court possible.

Je suis toujours frappé d'ailleurs de la grande confiance qu'on fait aux hommes politiques en leur demandant de respecter leurs horaires, hein. On tremble un peu quand même hein. Ouais. Donc je vais me concentrer dans un propos un peu spontané sur deux ou trois remarques issues de l'expérience pas seulement de celle de Matignon mais aussi de celle que j'ai construite patiemment en 15 ans à Bruxelles à deux reprises comme commissaire européen vice-président de la commission et aussi dans cette négociation extraordinaire et j'espère qu'elle restera unique et extraordinaire du Brexit qui est une forme de divorce organisé.

J'ai quelques convictions à partager avec vous, mesdames et messieurs au début de votre de votre réunion. D'abord, on le voit bien partout autour de nous et c'est pour ça qu'il faut garder son calme et garder son sang froid. un monde de plus en plus dangereux, instable, fragile, injuste aussi, dans lequel à coup sûr, si on en était pas convaincu jusqu'à maintenant, il faut arrêter la naïveté européenne avec laquelle nous avons travaillé depuis 30 ans.

cette forme de grande confiance dans le monde qui a consisté pour les Européens et pour la Commission européenne que je connais assez bien à ouvrir ses portes, ses fenêtres, à faire confiance aux autres alors que personne dans le monde, ni les Chinois ni les Américains, n'ont fait la même chose. le temps de cette je suis libéral naturellement et je crois profondément à la capacité à travers le cadre libéral d'encourager les entrepreneurs à créer de la croissance mais pas pas l'ultralibéralisme qu'on a vécu et porté à Bruxelles pendant tant d'années alors que personne ne le faisait dans le monde.

Ça a été le cas de cette ouverture assez insensée aux autres sans réciprocité et aussi de la politique de concurrence. Voilà des points qu'il faut changer au moment où nous sommes la clé de renforcer notre indépendance, donc de réduire nos dépendances. C'est aussi une des leçons de la guerre en Ukraine. Euh et puis savoir protéger euh et renforcer à coup sûr et partout notre capacité de production. Si nous ne faisons pas cela maintenant, et c'est un des enjeux de la prochaine élection présidentielle française dans le Concert européen, alors nous subirons inexorablement le déclassement de la France.

Pour la première fois, mesdames et messieurs, depuis 60 ans, nous faisons face et en même temps à l'agressivité, pour ne pas dire plus, de tous ceux qui nous entourent. Je n'évoque pas ce qui se passe au proch et au Moyen-Orient. une agression russe, une guerre menée par la Russie sur le territoire européen, une domination tranquille et qui paraît inexorable de la Chine. J'y reviendrai dans un instant. Et puis pour la première fois depuis 65 ans, un président des États-Unis qui veut détruire l'Union européenne au lieu de l'encourager. C'est la première fois. C'est la première fois que le président des États-Unis, même dans son premier mandat, monsieur Trump n'avait pas cette agressivité.

Et et face à ça, moi j'ai deux convictions que je veux partager avec vous aujourd'hui et qui vont guider mon action politique à l'Assemblée et ailleurs dans les temps qui viennent. Un, on peut pas tenir seul face à cette agressivité générale de tous ces nouveaux empires. Si on est seul, on est foutu. C'est aussi simple que ça. Pour autant, il faut changer à Bruxelles ce qui doit l'être. et je viens d'en parler, mais il y a plein d'autres choses à changer.

Euh et il faut renforcer l'influence française que si on décide pour des raisons d'intérêt national, pour l'intérêt de notre économie, de ne pas faire face seul à cette agressivité du monde, alors si on décide de rester européen, je recommande, ça sera un des choix de l'année prochaine entre des partis nationalistes à droite et à gauche qui veulent détruire l'Europe ou s'en extraire. Si on décide de rester pour des raisons d'intérêt national dans le projet européen, je crois que c'est l'intérêt de la France. Alors, il faut y être influent. La clé, elle est là. On peut pas être spectateur.

Euh et nous avons des atouts au niveau européen et le principal atout, nous l'avons construit patiemment depuis 60 ans, c'est le marché unique dont j'ai été à une époque le commissaire, 450 millions de consommateurs, 22 millions d'entreprises parmi lesquelles évidemment 40000 ETI. Et je n'oublie pas au milieu les 6000 TI françaises, ce qu'on appelle le Benstand qui est tellement important représentant 17 % de l'emploi et 20 % du chiffre d'affaires du secteur privé européen. Voilà. Donc nous avons cet atout et la véhémence avec laquelle j'ai mené la négociation sans agressivité avec les Britanniques, elle était liée à ça. Il voulait le beurre et l'argent du beurre.

En allemand, on dit il voulait danser dans deux mariages à la fois. Ça c'est pas ça. Non non oui non oui euh il quittent l'Union européenne, il quittent le marché unique, ils quittent l'Union douanière. Ils ne sont pas obligé de tout quitter. Je me permets de le rappeler hein, ils pouvaient rester dans le marché unique et quitter l'Union européenne comme c'est le cas de la Norvège aujourd'hui hein. Ils ont tout quitté mais donc en assumant les conséquences. Donc je voudrais juste télégraphiquement évoquer les ces ces deux exigences. rester ensemble et retrouver de l'influence européenne.

Rester ensemble, ce n'est pas bucolique, ce n'est pas une sorte de vision idéale et fédéraliste que j'évoque, c'est la nécessité et le pragmatisme de créer une masse critique suffisante comme l'ont voulu les pères fondateurs de l'Union européenne avec ces 27 pays aujourd'hui. Et ça veut dire aussi changer ce qui doit l'être à Bruxelles et y mettre plus de démocratie, moins de bureaucratie et avoir de l'influence. L'influence, c'est mon deuxième point. Mesdames et messieurs, ce que j'ai appris, c'est qu'elle ne se décrète pas l'influence française. Ce temps-là est fini où nous étions par nous-mêmes avec six ou ou h pays les plus influents avec l'Allemagne. C'est fini.

Cette influence, elle doit se construire patiemment. J'ai toujours constaté que la France avait une position centrale, j'ai pas dit centriste, j'ai dit central sur le plan géographique, ouverte sur le nord, le sud et l'est, centrale par son histoire depuis les Lumières, centrales par son économie encore et heureusement grâce à vous. Euh et que si on sait utiliser cette centralité de manière professionnelle et sans arrogance, alors on on peut-être en tête. pas ce que je pense dans les différentes négociations internationales, mais ces deux conditions-l, elles sont pas forcément spontanément réunies d'être professionnel et de ne pas être arrogant.

Donc euh la première clé de cette influence, permettez-moi de le dire euh avec lucidité et c'est une des raisons de la difficulté pour moi de gouverner sans majorité, c'est euh euh de remettre de l'ordre en France d'abord hein. Euh vous allez en parler, vous en avez parlé hier avec les députés à l'Assemblée nationale, multiplier les contacts avec les députés. Peut-être pas tous parce que mais enfin en tout cas une grande partie d'entre eux pour les convaincre de ce qu'il faut faire ou ne pas faire dans les temps qui viennent, mais remettre de l'ordre chez nous dans dans nos frontières, dans nos comptes dans la rue et dans nos comptes d'abord.

L'une des raisons de la perte d'influence française du fait qu'on ne nous écoute plus, quelle que soit la véhémence des discours et des incantations quelquefois, c'est clairement que nous avons un déficit de 3200 milliards, une dette de 3200 milliards et un déficit qui a explosé. Donc la la clé pour les prochains dirigeants de notre pays et j'espère qu'ils seront assez courageux pour prendre le risque d'être impopulaire plutôt que d'être irresponsable. Euh ça sera de réduire ce déficit impérativement. Sinon, nous avons droit dans le mur, hein, le mur financier. La deuxième clé qui va avec, c'est de retrouver de la stabilité politique.

On ne peut pas continuer à ne pas avoir une majorité à l'Assemblée nationale. Je ne dis pas quelle que soit la majorité, mais on ne peut pas continuer à ne pas avoir une majorité. Donc, il faudra un président courageux euh capable de prendre le risque d'être impopulaire et une majorité absolue pour l'accompagner. Ce qui n'interdit pas cette majorité de discuter avec tout le monde, hein. Je pense qu'il faudra gouverner autrement ce pays, mais avoir une majorité, c'est la condition de la stabilité politique et aussi de la stabilité fiscale et réglementaire qui est aussi importante. La troisème clé de l'influence française et de de mettre de l'ordre chez nous, c'est de de déburocratiser.

Je sais une chose, c'est que c'est ce qui coûte le moins cher à faire et qui rapporte le plus de points de PIB si on arrive à le faire. Je sais une autre chose, c'est qu'il faut du temps et au niveau du premier ministre ou du président de la République, une détermination. Ce n'est pas anecdotique que de réduire la surréglementation française, la surtransposition.

J'avais lancé un exercice au Sénat consistant à regarder chacune des à faire le screening de chacune des lois et des directives européennes pour voir en quoi et comment nous avons nous avec du zel parlementaire et parfois pas seulement parlementaire ou professionnel surtransposer des textes européens et placer nos entreprises industrielles ou agricoles en situation délibérée de concurrence déloyale. C'est ce que nous avons fait. Donc il faut faire ce screening. Ça demande de la détermination et du temps. La compétitivité, la clé de cette compétitivité qui est votre enjeu, celui du prix de l'énergie.

Je trouve qu'on a pas su depuis une dizaine d'années suffisamment utiliser, valoriser, soutenir la filière nationale de de l'énergie électronucléaire. Et puis aussi une des clés puisqu'il y a plus d'argent dans le budget qui consiste à mobiliser l'épargne. J'avais lancé, je l'ai dit au nouveau premier ministre l'idée d'un livret d'épargne industriel, d'un livret d'épargne souveraineté, enfin arriver à orienter l'épargne tellement abondante en France et en Europe vers la production. Voilà. Et puis a la question de la transmission aussi que je n'oublie pas dans les textes. Voilà pourquoi il faut que vous continuiez.

J'ai pas besoin de vous le dire, mais avoir des contacts avec des parlementaires. Voilà. Euh la la clé la deuxème clé de cette influence française et j'en termine au-delà de ce que nous devons faire chez nous et par nous-même. Mesdames messieurs, il y a des choses euh que les Français devront faire par eux-mêmes dès l'année prochaine si on ne peut pas le faire plus tôt parce que personne ne viendra les faire à notre place. Personne nous a demandé à Bruxelles de faire les 35 heures. Personne nous a demandé de faire 3200 milliards de dettes. Ce sont nos responsabilités et celle des différents gouvernements. Donc personne viendra les régler ces problèmes.

En revanche, il y a des problèmes qu'on peut régler avec les autres. Je viens de les évoquer et c'est pour ça qu'il faut être ensemble. La deuxième clé de l'influence française, elle est liée à ce qu'on peut faire avec les autres. Voilà pourquoi je trouve tellement important que vous ayez ETI française invité les ETI allemandes, polonaises, portugaises et et d'autres hein. 10 pays, comment 10 pays sont présents aujourd'hui. 10 pays, voilà, je vais pas tous les citer parce que on reste en oublier mais c'est euh Ne faites pas du franco-français.

L'expérience que j'ai comme quelqu'un qui a été à la Commission européenne pendant 10 ans, c'est que on a toujours plus d'influence si on vient avec les autres parler du même problème, parler d'une seule voix. Donc parler ensemble, coopérer euh euh et soyez présents. Voilà pourquoi il faut une vraie une vraie représentation européenne des ETI et une reconnaissance. Euh soyez présents dans tous ces organismes qui qu'on ne connaît pas mais qui sont tellement importants de la committologie.

la surreprésentation, la surtransposition, la surréglementation euh des textes européens, elle se construit dans des comité qu'on appelle les comités de commologie où l'on détaille les directives et les règlements. Et donc, soyez là parce que c'est là que ça se passe et ça ça veut dire d'avoir des représentants ensemble qui parlent d'une seule voix, qui parlent anglais si possible pour travailler à éveiller au grain.

C'est parce qu'on a pas suffisamment été présent ou qu'on a pas su utiliser le Parlement européen qui est tellement important qu'on est arrivé à ces folie normative à cette inflation normative de ces cd de ces cd de Green Deal enfin cette cette folie normative qu'on a vu depuis 7 ou 8 ans à Bruxelles, notamment le Green Deal et sur lesquels on est en train de revenir progressivement mais que de temps perdus. Ça s'explique par en partie la perte la perte de l'influence française. Donc voilà ce que je voulais vous dire mesdames messieurs en ouverture de vos congrès. Soyons européens, soyez européens sinon on sera définitivement sous-traitant et sous influence des Chinois et des Américains.

Moi, je me suis pas engagé en politique. Vous n'êtes pas chef d'entreprise pour que notre pays soit sous-traitant et sous influence. C'est aussi simple que ça. Merci à vous et bon courage. Merci Michel Barnier, ancien premier ministre, ancien commissaire européen. Merci 1000 fois Michel. Merci.

16:21
Non speech

[applaudissements]

16:25
Alain Marty

Euh, j'appelle maintenant Virginie Calmels et Philippe DOnano à me rejoindre et on peut les applaudir aussi tous les deux très chaleureusement.

16:32
Non speech

[applaudissements] [musique]

16:41
Alain Marty

Alors [musique] euh à tous les deux, bienvenue parmi nous. Virginie, bon on se connait depuis quelques années déjà he pas si longtemps. Virginie, tu es entrepreneur, tu es aussi président de Croissance Plus. Alors un mot sur Croissance Plus et pourquoi Croissance Plus est très heureux d'être partenaire de ce ETI Somit qui donne la parbelle aux ETI mais également au PME de croissance. Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup. Alors, je salue bien évidemment monsieur le Premier ministre Michel Barnier. Je salue aussi Hervé Novellie et je te remercie Alain pour l'organisation de cette journée à laquelle effectivement Croissance Plus est extrêmement heureuse de participer. Pourquoi ?

parce que ça fait 25 ans que Croissance Plus existe et existe pour rassembler des entrepreneurs hein puisque ce ne sont que des entrepreneurs chez Croissance Plus de toute taille mais comme on s'appelle Croissance Plus vous avez compris que notre crédeau et notre objectif numéro 1 c'est la croissance c'est de montrer à quel point nos entreprises ont besoin de grandir ont besoin de se développer et avec le méti avec lequel donc je salue bien évidemment Philippe et puis toutes les actions que nous menons conjointement le métier et croissance plus et bien nous avons cette volonté vraiment de de porter le discours de la croissance parce que la croissance c'est des emplois c'est évidemment quelque part le fondement de la souveraineté de de notre pays et aussi mais j'imagine on en reparlera, les exportations et qui est un sujet majeur.

Et aujourd'hui, je pense que l'intérêt de cette belle journée, de ce bel événement, c'est de l'avoir placé au niveau européen. Puisque effectivement si les ETI françaises ne représentent qu'un % mais elles sont très importantes en terme d'emploi, un/4 des emplois et en terme d'exportation où là les ETI françaises représentent un/ers des exportations. C'est vraiment un sujet majeur et l'idée de le placer au niveau européen, j'en dirai un mois après peut-être, c'est aussi de lutter, même si Michel Barnier a expliqué toutes les belles actions qui pouvaient être réalisées au niveau européen et il y a des sources d'espoir.

Il y a aussi beaucoup de normes, beaucoup de réglementations et beaucoup de sujets sur lequels on a besoin de se faire sans doute davantage entendre. Merci Virginie Philippe président Sisel également coprésident du métier avec Frédéric qui parlera tout à l'heure qui va clôturer cette journée. Un mot peut-être sur le métier, les clubs ti aussi en région, il y en a quand même 1100 donc c'est une vraie force et un vrai côté représentatif. Et puis pourquoi s'associer à à notre événement ? Mais le méti Bonjour à tous, bonjour particulièrement à tous les chefs d'entreprise étrangers qui sont venus ici de 10 pays parce qu'ils font l'effort de se déplacer. on est très fier de vous accueillir.

Euh le le métier s'est toujours battu, a toujours eu la conviction que pour la France, mais aussi pour l'Europe, il était important d'avoir un tissu dense de m size. Nous, on les appelle des ETI. J'ai su hier soir que les Espagnols aussi, mais c'est des des entreprises qui font la force et le tissu de de européen. Et c'est pour ça qu'on s'est battu et je remercie encore Hervé Novelli qui a été l'artisan de cette mise en place pour la création d'une catégorie qui reconnaissent ces mids qui permettent de les les mettre dans le spectre des politiques publiques, qui permettent de les étudier et qu'on a appelé nous les ETI, les entreprises de taille intermédiaire.

En France, c'est des entreprises de 50 millions à 1 milliard et demi d'euros de chiffre d'affaires, 250 à 5000 salariés. créer cette catégorie. On est en train de se battre tous pour essayer de bien l'établir en Europe. Ça a été extrêmement précieux pour nous, on peut vous le dire avec le retour d'expérience puisque ça date maintenant d'il y a bientôt 20 ans. Ça a permis de comprendre quels étaient les enjeux, les problématiques de cette catégorie et je pense que on a vraiment intérêt collectivement, Michel Barnier l'a dit, à construire, si on veut avoir un continent prospère et indépendant, à construire un tissu dense de ces entreprises. Certains pays l'ont fait mieux que d'autres.

Il y a un midsiz moment en qui doit arriver en Europe. Et pour que ce midsize moment arrive, on voit quatre, on va en parler pendant peut-être toute la journée, mais à notre sens, il y a il y a quatre conditions importantes. Le premier, c'est que notre continent soit compétitif. Ça aussi Michel Barnier l'a dit. Le deuxième, c'est qu'on puisse construire nos entreprises et donc le sujet de la transmission soit abordé, qui soit facilité. Certains pays européens le font très bien, d'autres pays ne le font pas ne le font pas aussi bien et on a été longtemps nous les Français à la traî.

Euh c'est absolument vital que si les transmissions sont possibles en Europe, les transmissions puissent se faire parce que c'est la conservation d'un actionnariat européen et très souvent parce que c'est des entreprises familiales. Une vision aussi de de long terme du développement. On a un vrai enjeu de souveraineté et c'est-à-dire qu'on a besoin d'une Europe qui nous défende, qui assure que on est prêt à rentrer dans la compétition mondiale, mais il faut qu'elle soit juste. Il faut qu'on ait une réciprocité entre ce que ce que nous pratiquons en Europe et ce qui est pratiqué dans le reste du monde.

Et sur pour ça, on a vraiment besoin d'un d'un d'une Europe unie et qui se défende seule voie. On a 450 millions d'habitants en Europe. On est un continent puissant. Euh, on a donc les moyens de se défendre. Encore faut-il que euh nous soyons euh unis. Puis le dernier point, ça aussi Michel Barnier l'a abordé, on a un vrai enjeu de maîtriser les réglementations. Quand on euh hier, on avait un un grand congrès des ETI euh français euh de tous les sujets qui ont été abordés, celui qui on a fait voter les chefs d'entreprise à la fin pour leur demander quel est le sujet le plus problématique pour vous. Et le premier sujet revient et c'est presque chaque, c'est les c'est la surréglementation.

On ne parle même pas de ce qui existe, on parle de ce qui arrive. On a on a besoin d'une Europe qui euh évalue bien les réglementations qu'elle met en place. Et dans les les la conjoncture actuelle, on a même besoin vu la la difficulté de la situation, probablement d'un stop de cloc, d'une réévaluation de ces réglementations de manière à s'assurer que d'une part elle soit proportionnée aux objectifs que on suit et d'autre part qu'elle ne nous mette pas dans une situation on ne serait plus compétitif dans l'environnement mondial parce qu'alors ce qui se passerait c'est l'inverse de ce qu'on souhaite faire.

toutes ces bonnes causes pour lesquelles on met ces réglementations en place ne seraiit pas appliquées puisqu'on se on serait face à 4 milliards 4 milliards et demi de petits colis étrangers qui arrivent sans sans contrôle et qui n nous concurrenceraiit de manière injuste. Donc il y a un vrai euh il y a une vraie perspective européenne à notre sens. Je pense que les chefs d'entreprise sont prêts à se battre. Je pense que le on peut arriver à avoir un grand issu de d'entreprise et que c'est l'intérêt de notre de la collectivité européenne de tous les Européens. Mais encore faut-il là vraiment faire face à la crise actuelle et se ressaisir. Merci Philippe.

L'Europe des ETI Philippe hein 20000 en Allemagne, 7000 en France, 8000 en Italie, 2000 en Espagne et tout ça ça grandit avec quand même un leader 20000 en Allemagne quoi. Virginie, tu voulais dire un dernier petit mot ? Non, juste pour parler de de ces normes européennes, il y a des choses positives qui se passent. Ça fait 2 ans Croissance Plus se base sur l'accélérator act. l'idée vraiment de pousser l'accès à la commande publique justement à ces belles ti la reconnaissance du statut d'entreprise européenne où on a encore à à travailler.

Néanmoins, voilà, même si on est très optimiste, on pense qu'il y a encore du chemin à faire, notamment quand je pense à la directive européenne sur les congés qui vont continuer à être calculés pendant les les congés maladies. Voilà, c'est quand même très loin de nos préoccupations. Euh Philippe vient de parler à juste titre de la compétitivité et c'est vrai que ces mesures assez technocratiques et assez éloignées de notre quotidien euh nous mettent parfois un peu en colère.

Donc on sent qu'on a quand même encore un peu de travail pour convaincre que malheureusement euh voilà notre sujet il est plutôt de travailler plus, de travailler mieux, d'être compétitif, d'être innovant, d'être exportateur et pas d'être plombé par ce type voilà de calcul de congé sur des congés, ça commence à à devenir un peu pesant pour nos entreprises. Bon en tout cas Virginie, Philippe, j'espère que croissance pu et le métier seront présents pour la 2e édition qui sea le 11 mars 2027. On vous applaudit tous les deux très chaleureusement. Merci. Merci beaucoup. Merci.

Alors, on va remercier les différents euh On va remercier également les différents partenaires avant de passer la parole à Émilie, différents partenaires officiels. On a beaucoup de partenaires qui nous ont soutenu. Un clinel à tous ceux qui m'ont dit qu'ils allaient le faire sans le faire. Il y a des gens comme ça dans la vie. En tout cas, merci donc au méti Croissance Plus Chub. BPI France, Facto France, GE carte bancaire, Tessi, Cadient, Facto France, Natexis, IAE Paris bien sûr et Julie Esterwen.

Donc ça c'est une première catégorie de de partenaires qui est très importante pour nous comme tous nos partenaires à l'image d'Hendrix de Cparex du groupe bacal de Freeland Euro Quartz Bram Skot Gené le cabinet Simon associé l'IFA Blueest Loxam Carabine Capitale CMS Francis Lefèvre ADQ et il y en a d'autres que vous allez pouvoir trouver dans le dans le magazine qu'on vous a préparé avec notamment donc la DFCG nomination Turine Capital le groupe Ener avec Charles B du faau qui nous a beaucoup aidé en tout cas merci Merci à tous et on peut les applaudir parce que c'est grâce à eux qu'on est là aujourd'hui. C'est un gros boulot et ça coûte beaucoup d'argent. Voilà

26:24
Non speech

[applaudissements]

26:26
Alain Marty

Émilie Émilie Zapalski qui va qui va travailler maintenant pour les deux premières conférences et je pense que sur les deux premières tables rondes on en a déjà un peu parlé hein. Oui, il y a pas mal de choses qui ont été abordées. Alors bonjour à toutes et à tous. Bienvenue chez Milabelski journaliste. Je suis très heureuse he d'être avec vous pour ce premier sommet européen des entreprises de taille intermédiaire des ETI. Alors, c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses hein qui ont été abordées sur la souveraineté, sur la réglementation.

On va en parler au cours des tablesrondes, mais je vous propose qu'on attaque tout de suite avec une table ronde bah très européenne et d'ailleurs, on va parler en anglais. Vous avez euh le petit QR code qui vous permet d'avoir la traduction sur vos téléphones si vous le souhaitez ou si vous êtes fluente en anglais, vous pouvez écouter librement. Et j'accueille tout de suite mes invités pour cette table ronde sur les ETI qui sont probablement la clé l'une des clés du sursaut européen. J'invite tout de suite Andrea Sian qui est directeur chargé des politiques des relations internationales et du commerce extérieur de Dermidtelstand, le BVMW, l'association des PME allemandes.

Bonjour et bienvenue. J'accueille également Yorg Portugal, directeur général de COTEC Portugal, la principale association d'entreprises portugaises qui fait la promotion de l'innovation et de la coopération technologique. Il est aussi coprésident de UPN entrepreneur CEA PME. J'accueille bienvenue. Bonjour, installez-vous. J'accueille Stéphane Mauritz qui est secrétaire général de European Entrepreneur CEA PME. Merci d'être avec nous. Installez-vous. Thomas Ziavioni qui est président de la CCI de Katovic au sud-ouest de la Pologne si je ne me trompe pas et vous êtes également vice-président de European Entrepreneur CEA PME et je vous laisse vous installer. Bienvenue.

On a des noms polonais aussi he par ici. Félix Hubain président du groupe Sommateur fabricant français d'emballage en plastique et polymère membre du mouvement des entreprises de taille intermédiaire le méti dont on a déjà parlé. Bienvenue installez-vous. et enfin Raphaël Vaquero qui est directeur général de Cressando, un programme qui est créé qui a été créé en 2013, devenu fondation en 2019 pour soutenir la croissance des entreprises espagnoles parce qu'on va parler un petit peu de toutes ces ETI européennes et chacun dans votre pays comment comment c'est intégré, comment c'est pris. Alors, je vous propose hein, si vous voulez la traduction, vous l'avez sur vos sur les tablettes également.

Euh quelques mots avant de vous donner la parole sur ces ETI. On en a déjà parlé hein. Michel Barnier nous a fait un petit peu le panorama. 40000 ETI ou MEIDCAPS à l'échelle européenne. Euh, elle réalise 21 % du chiffre d'affaires européen. Elle représente 17 % de l'emploi en Europe alors que finalement elle ne représente que 2,8 % des entreprises européennes. Donc, on voit tout de suite le potentiel de ces entreprises. On en a parlé aussi, Virginille Calmel l'a indiqué. Il y a une grande majorité d'entre elles qui exporte au niveau européen. C'est 86 % des entreprises de taille intermédiaire qui exportent.

Donc c'est pareil, c'est un énorme potentiel et elles sont positionnées aussi sur des segments très critiques, des chaînes de valeur euh aéronautique, défense, enfin des choses qui sont très très importants aujourd'hui. Énergie aussi. Un petit exemple, elle représente 28 près de 29 % du chiffre d'affaires et 32 % de l'emploi quand on parle des secteurs aéronautiques et de la défense. Donc c'est quand même des choses qui pèsent. Et alors il y a un gros paradoxe, c'est que elle pèse beaucoup. On sent qu'il y a une énergie qui a un potentiel. Et contrairement aux petites plus petites PME, aux grandes entreprises, ben l'Europe a a du mal à les prendre en compte.

Alors, on l'a dit en introduction, il y a déjà pas mal de choses qui commencent. Il y a une sorte de prise de conscience euh mais évidemment bah elles sont percutées comme les autres entreprises par la compétition internationale, la concurrence, Chine, États-Unis, Michel Barnier en parlait, les crises économiques géopolitiques. Il y a eu un SOS industrie, on en reparlera, qui a été lancé en décembre par Européan Entrepreneur CA PME et signé par toutes les organisations qui qui sont représentées à cette table. Bah pour pousser les pouvoirs publics à agir.

Il y a quelques avancées, on en a parlé, la création d'une catégorie he des petites ETI qui permet de s'extraire de certaines réglementations comme la CSRD. Euh il y a par exemple plus de 9 ETI/ 10 qui sont exempés de cette CSRD. Mais alors qu'est-ce qu'il en est vraiment ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? On a l'impression qu'on entend déjà un peu les réponses du oui dans les introductions. On va tout de suite en parler et je commence par vous Andrea Sian. Donc voilà, on voit que c'est indispensable pour la croissance européenne. On parle beaucoup du modèle allemand, c'est toujours le modèle dont on parle.

Est-ce que vous pouvez nous dire ce que ça représente ce Mittelstand européen si on se situe tout de suite au niveau européen ? On a donné quelques chiffres mais réellement qu'est-ce que ça représente ? Voilà, merci pour cette brillante question. Euh ma relation avec la langue française ressemble celle que j'entretiens avec mon épouse. Je je l'aime beaucoup mais je ne la maîtrise pas parfaitement. [rires] Donc c'est pas si difficile pourtant ni l'un ni l'autre. Je m'excuse. Je m'excuse.

Donc euh je voudrais remercier à à tous ceux qui ont préparé priamment euh cette conférence et on est très honoré aussi de la part de l'Allemagne euh de participer à cette conférence tout particulièrement à Charles Philippe et Alexandre qui nous ont gentiment convié à la fête.

[raclement de gorge] in our association you have mentioned all the titles also title which is ch the chief heart officer so the great details of brilliant question to my colleue from brussels and i will give you a bigger picture to understand why we should act together today as mentioned michel bar nebors tour intell of placeinary the daily strugle arrives of formal inspection text declarations new digital reportings requirements mich bered it brilliantly at some point the pile of the paperwork is higher than Paris in Germany Portugal Poland Spain all around Europe where we are and they are not defeated by the quality of their coffee and the brilliant taste of their bread but they are defeated by today 95% of our member companies of our SM identify administrative burdens as the number one obstacle so will also show one way forward the cafe that once relied only on regular now runs on an app for online orders it introduces sustainable packaging innovation for together and most important inurant coffee bagette it is trust confidence trust that the supplier will deliver on time [raclement de gorge] trust that the bank will not withdraw its support trust that the government will not Trump listen toic and stop imposing to the mostable ones and maybe one day will become reasonable this day might not be tomorrow and let us not forget the restaurant might be local but the cappucino we all enjoy is global the beans may not may come from Colombia milk here Normandi or Britan the CS from Italy and the tourists from Japan [raclement de gorge] and from the Miles one conflict in Iran one tariff one shipping delay or one brilliant move of the American president and suddenly the cafe in Paris fields the tremors of geopolitics.

This is the real challenge we face today. So I have three lessons for us this morning. One, we should really try to cut if our cafe owner spends more time with forms with customers we have lost the essence of enterprise. Second, we have to make finance accessible. Loans must be a privilege not only multinationals. SMEs needs instruments are simple, fair and fast. And third we have to support innovation digital tools, green investments for new products cups and at need freedom and encouragement to experiment.

as our member one of our member companies told me recently give me few forms and I will give you more jobs so history shows that big changes often begin in small places the enlightenment was debated in cafes revolutions began at cafe tabl so we should go forward in our job as representatives Mr. moreance framewor as the future task foread soprints and let's go together on va y aller ensemble et je Je suis très content d'être parmi vous ce matin. Merci. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup. [raclement de gorge] Vous avez dressé un peu le tableau des enjeux he des principaux enjeux.

On sent qu'ils reviennent régulièrement tout ce qui est procédures administratives, un obstacle majeur, le financement et puis l'innovation. Euh Félix Hubin, peut-être un un lien avec ça euh en tant que représentant du métier, les enjeux principaux auxquels ont à faire face ces entreprises de taille intermédiaire au niveau européen. On en a quelques-uns. On peut rajouter bah la compétitivité, l'énergie. Euh bon, la simplification, elle est de faite dans les procédures administratives. Qu'est-ce qu'on peut dire sur ces grands enjeux auxquels on a à faire face ? Sans surprise, pas mal de choses. D'abord, bonjour à tous. Merci de votre invitation.

Euh peut-être avant de répondre très directement à votre question euh sommataire donc nous sommes une entreprise industrielle comme un certain nombre d'entre vous dans la salle. Nous sommes une entreprise familiale indépendante et nous réalisons du packaging pour trois métiers : la beauté, la santé, l'alimentaire où nous avons des champions mondiaux et européens qui nous portent et je pense à l'Ouréal, à Sanofi ou à LINT. On réalise 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. On est présent dans trois pays, la France, la Pologne, pas très loin de Katovitz d'ailleurs et la Belgique. Et on est on opère dans 12 unités de production grâce à l'engagement de nos 1000 salariés.

pour pour incarner un peu mon propos, on évolue effectivement dans ce dans ce panorama qui a été décrit de crise multiforme qui durent et à ce titre on souscrit très strictement à la à la tribune qui a été publiée par [raclement de gorge] Croissance Plus et le méti il y a quelques jours de soutenir les ETI européennes et dans ce cadre d'urgence à agir. Alors parmi les enjeux auxquels on est confronté euh si on dézoome un peu de de l'immédiate actualité, le premier enjeu c'est l'internationalisation. On a réussi à bâtir un groupe européen au cours des dernières années et l'enjeu tout simplement c'est what's next.

La prochaine étape ce sera et on l'espère notre capacité à nous implanter dans d'autres territoires. Le deuxième enjeu auquel on est soumis c'est l'investissement. On est une entreprise industrielle. On investit environ 5 7 % de nos ventes chaque année. Ça représente 10 15 millions d'euros chaque année dans de la technologie, dans de la robotique, dans l'automatisation comme beaucoup d'entre vous. Et à ce titre, on dessine le nécessaire cadre de compétitivité dans lequel on doit évoluer. Et sans celui-ci, les ETI ne pourront pas tenir cette promesse de l'investissement et du développement. Le troisème enjeu, c'est un enjeu de compétence, de formation.

[raclement de gorge] Je pense évidemment à la révolution de l'intelligence artificielle qui bouleverse beaucoup de nos métiers. On peut citer le commerce, le développement et donc cet enjeu de compétence et de formation, il est évidemment très important pour les ETI que nous sommes. Et le dernier enjeu peut-être qui est plus propre à notre activité d'industriel dans le packaging, c'est un enjeu de décarbonation et de circularité. Merci. Vous avez ajouté les ressources humaines, donc les compétences, les talents, les femmes aussi peut-être d'ailleurs au passage LIA. Donc, on voit qu'il y a un ensemble d'enjeux importants.

Je veux profiter de cette table ronde pour euh explorer un petit peu comment ça se passe chez les uns et chez les autres, nos voisins européens. Euh avec vous notamment Raphaël Vaquero, on a indiqué en introduction qu'il y avait euh une un début de reconnaissance des ETI au niveau européen. Comment ça se passe chez vous ? Est-ce que le gouvernement les reconnaît en tant que tel ? Est-ce qu'il y a un véritable travail là-dessus ? Oui. Thank you. Je vais parler en anglais, désolé parce que mon français c'est pas très bon. And thank you for the organizers and thank you for bringing together all the European meet Capcom organizations in one single voice.

The situation in Spain it's behind the French situation and behind Germany and however in the in the recent years there has been a significant progress as it relates to political awareness and how this can be supported.

However, from the Spanish perspective many times they what they say the the political authorities is that we need to wait on the European definition once this is approved then we can support it better however let me share with you some of the things that have passed recently that are very relevant with the ministry of industry we have been working together and the bill the industry bill in Spain has seven references to ET to empresas de tamaño intermedi which is the translation that we did from from the French model. However, this bill cannot be passed, cannot be approved in the in the Congress because of the political situation in Spain. But that is already there included in the draft bill.

Also, the Ministry of Industry has conducted recently study of the industrial ETI comparing the regulation between Spain, France, Germany and Italy and other European countries to see how we can make it simpler for our companies. With the minister of economy, we were also working together. We had a meeting a few months ago and he was really interested on on the MC cap situation and the ETI situation. So the takeaway of that meeting what he requested us was a strategy to support the growth of the Spanish ETIS and we have delivered that to him and also there have been initiatives that are working at the regional level.

So for example Andalucia which I'm sure many of you know know it has recently created the mid market club. And this has been done by the political authorities in Andaluc. So the takeaway in the Spain is we are making progress. We are trying to replicate the French model. One of the big gaps that we have is that we have no publicly available data in Spain. The same way that you have in the ET information, this is one of the things that is most relevant that we are missing and why is this so important in Spain? And in one minute I will explain you the Spanish enterprise situation. From a percentage perspective, Spain is no different than any other European country.

99.8 of our companies are SM. So the problem is when you look at the absolute numbers, absolute numbers in Spain we only have 0.2 which means 7000 large corporations. Out of these large corporations 4,000 we consider them to be etis of which in this 4000 only 2,300 are Spanish. meaning that they don't belong to any European holding but if you take a bit further the problem that we have in Spain is the size of the companies as is proven by by by our numbers on average a Spanish company is 20% smaller than an European country our employees in in an average Spanish company is 4.7 six in Europe and 12 in Germany.

So this is the importance that we have because the size of the company has consequences on productivity, innovation, resilence, longterm internationalization. So this is why it's so important that the Spanish government takes action into the and the midcaps because these are the companies that have proven a valid business model. So I think it's time that this is recognized and supported specifically by the government. pour les faire grandir et pour essayer d'avoir davantage de d'entreprises de cette taille. Merci beaucoup pour ce panorama.

C'est intéressant de voir les différences et peut-être aussi c'est l'occasion dans ces sommets de de savoir comment on peut avoir plus de données publiques, plus de repérage sur ces entreprises de taille intermédiaire et pour pouvoir les aider de manière plus conséquente. Même question peut-être pour pour vous Yorg [toux][raclement de gorge] Portugal sur comment ça se passe chez vous, comment les entreprises aussi font face, on en a parlé, il y a une grosse concurrence même, on parle d'agressivité de la part des États-Unis, de la Chine.

Comment ça se passe dans votre pays pour faire face à cette concurrence, ce qui est parfois un peu déloyal, même on peut le dire, parce qu'on on on se bat pas avec les mêmes armes ? Euh, bonjour Émilie. Bonjour madame monsieur. Euh, je respecte les langues françaises donc je vous euh parlerons en anglais mais OK. First of all, thank you so much for this invitation. It's great to be here in this wonderful venue but um and it's important that [raclement de gorge] we join voices in terms of what matters which is and is in this round table.

and in this room that are the voices of the businesses because we we hear most of the time voices of policy makers, voices of analysts, voices of lobbists but most of those voices don't reflect the real the real world and we we see a lot of policy making in the making that are very very far from what is real the the real experience and we talk year we are the leading business association for promoting competitiveness and growth through innovation uh we represent 350 members from which 50 are meet caps so and we we talk with them and and basically what is what we we bring here today is basically their experience in and so not being theory what I'm I'm going to tell it's in Portugal caps have to be highly competitive it's a matter of survival because we have an internal market which is very small and uh which means that to be in in manufacturing and export sectors regards that the main challenge is internationalization as has been said so growth [grognement] requires interation and today interization is Not anymore exports we have it means to be present in the market it bring it requires to build partnerships.

It requires to manage geopolitical risk. I I I'm recalling two or three examples of companies that a decade ago they thought with election of the first term of President Trump and they thought that really terrorists could be a problem and so they were in Poland by the way. They were have a factory in Poland.

And they were starting in 2020 they open a factory in US so in order to establish as an American company so and to triangulate between Poland and US and now they have they are been quite successful uh with challenge of transferring all the knowledge that they has been doing in to Poland and now to us knowledge and culture industrial culture and now they it represents 20 30% of the growth engine of the company. So uh they now they are effectively they are American companies so and they are a little bit protected from tariffs all that.

So on innovation response has also be strong because when you are you grow you are in different markets you can export your expertise in terms of what you do the best but you can also learn from the markets in order to fit.

So it's more and when we grow at this level it's more than innovation at product level you have to innovate at the shop floor at the sourcing at custom so it's basically you have to transform to grow and that's what these companies actually they they they do but they face and from our point of view as a smaller average country in Europe uh they small structural limitation of our compan could grow faster Europe but if Europe was would be truly a single market we have been talking for 30 years about the single market but we have 27 systems um we can't compare what is happening for in US or China because the issue is not capability for our companies to grow the issue is to scale and to have a system in Europe.

By the way, the figures are not ours. European Commission, I think it was IMF figures that the barriers within the the internal market are equivalent of 50% of tariffs in products and 100% in services. So, as Mr. said famously uh I think it was one year ago first of Europe to worry about ters of others they have to worry abouts of ours so I would say that Europe still makes scalling too difficult so it's easier for our companies sometimes to go directly to East Asia or Mexico run to be in another country in Europe merci Merci beaucoup.

Merci pour ces éléments euh [applaudissements] qui donnent un peu à voir sur ce qui se passe chez vous et puis bah ces problématiques d'internationalisation, de marché unique aussi. Et ça tombe bien parce que je voulais poser une question à Thomas sur le sujet donc bah l'état des ETI polonaises mais aussi donc comment ça se passe chez vous ? Quelle reconnaissance ? Et peut-être en lien avec ce que vient de dire Yorg, est-ce qu'il faut mieux s'organiser en interne ? Est-ce qu'il faut une préférence européenne un petit peu plus marquée et puis limiter enfin qu'on ait un véritable marché unique, qu'on puisse avoir un système unique parce que 27 ça fait beaucoup.

Bonjourlish parce que je comprends en paix mais j'oublie comme tu dis.

Thank you for for this question and for the first thank you for invitation because many years ago I want to study on and now you need to listen me so you bring my dreams come through so thank you very much for that but there was a lot of things which are important and what was already you can hear from my my colleagues and maybe few information about this situation what we have in fact in Poland and how we create the solution how we try to solve the problems which which our entrepreneurs meet on on this way for the first Polish GDP is much less than than French for example because we have about billion dollars more than billionllars but this sector caps is really important because it's much more than in other countries and the reason is not only are try to grow our companies because in fact the GDP in Poland is in 2024 grow 3% 2025 growth about 3.7 So you can see that we are trying to develop our companies and we trying to help them to be better and better but it's the reason is also that we are very important exporter because 85% from mecs polish meet caps are export the services export the products or are the suppliers for for exporter and it's happen even in this not predictable time because in fact what my colleagues already said what is happening with Iran, Israel, with Arabic country what is happening in Ukraina for us big influence for our market despite what Mr.

Trump is doing despite what everything is even European Union doing we are trying to to bring our companies growth day by day and we are trying to create the tools which will helpful for them and that's that's why as a chamber small chamber small because we are not we cannot compare our organization for example for to the Germany market but we had the biggest chamber in Poland because of the effectiveness our work in fact you can say what is also important because we cooperate really close with European Parliament as each one from between us last week we we organized that was 26 27 March we organized really important conference that was industry in transition and that was the the congress which was focus on heavy industry, energy and of course military sector because that is the most important in this moment are talking about the growing economy in I think in each country and what was funny maybe it's not a funny because my colleagues already said about this overregulation if you are talking about European Union we feel it day by day new regulation new restrictions And the sentence which was really important on this congress that was we need to really think as a European Union that we really want to be the biggest on the world green importer because as George said our companies are thinking to move from Europe because of the cost and we can say absolutely they are not able to competitive products and services from China from India and other countries which restris are not so high and the sentence which Mr.

chief of industri science we can exactly person which need to be there he told one sentence which never forget that he sometimes sometimes sometimes he feels that European parliament shouldn't meet during this five years term when they choose for the European Parliament should admit even once because of the ideas are absolutely not according to economy success and they are sometimes have problem with wise thinking guys and that was that people which create this politics has they know that there is a lot of things which should be better and should be organized better and they create much better law and better rules for European especially entrepreneurs especially business maybe finish or two words more [rires] c'est important aussi de choses telles qu'elles sont et de voir comment on peut faire avancer justement les pouvoirs publics pour plus de simplification.

On a entendu aussi les exigences environnementales hein qu'on se donne et qu'on impose pas forcément aux produits et aux services qui arrivent chez nous et ça c'est un gros problème. Stéphane Maurice, est-ce que vous pensez bah du coup on entend qu'on n'est pas tout à fait bien positionné dans la bataille internationale et puis aussi je rajouterai à ça avec toutes les crises qu'on vit finalement c'est des crises perpétuelles maintenant c'est un chaos permanent. Comment vous voyez les choses justement pour pour les ETI de ce côté-là ? Thank you very much. I don't even try with French. Uh but um I'm very happy to be here of course and also to um have the possibility to speak.

Um I think the mids are perfectly placed for the international competition.

Otherwise they wouldn't be here and wouldn't be champions of exports and are champions of exports because champions as entrepreneurs are the best role model for the middle stand that embraces for me all companies from to 5000 people working there because [raclement de gorge] even the 5000 is an arbitrary number because ownership creativity invention energy passion translated immediately into processes product services and quality and that is then shown in the capacity of growing I think the mids be much by of creative class of the creative class of entrepreneurs and the point is unfortunately politics they would they like to speak with big companies because you speak with one and talking about immediately 100 thousands of employees often these companies licens allows to make sure that own investments are going well into account that is what we see for example with legislation like CSRD or CS and although some of my colleagues in Brussels like to do this sport the European Commission propose something then we ask exclusion for the small enterprise and now also for the mids or at least for the small mids and then all okay it's not ok first of all it's trickles down always through the supply chain and secondly if it's not okay for the economy it's not okay for the SMEs or other the other way around if it's not okay for the SMEs and the SMC economy doing laws that are applying I don't know 0.5% economy register companies makes sense because home anyway to the whole system and we must fight not only the idea of of the fact that we have bureaucracy we must fight first of all for being simply honest and that growth is positive loud growth is when we have growth we have value and we can solve many of our problems we have solv for example the problem of the ozone hole ok we had the acid rain we have solved problems ok and why because we had growth we had the capacity to do that it's not because there was a law that reduced Merci beaucoup.

Alors, le temps avance mais ce que j'aimerais bien

1:02:06
Non speech

[applaudissements]

1:02:09
Alain Marty

ce que j'ai bien aimé l'idée des rôles modèles he que les ETI soient soient des rôles modèles parce qu'en effet elles sont très innovantes, elles exportent beaucoup. J'aimerais bien là que dans les 12 10 12 minutes qui nous restent refaire un tour de table, peut-être commencer par vous Stéphane Maurit sur vraiment vos attentes clairement euh vis-à-vis de l'Union européenne pour les ETI. Vous avez parlé d'une législation qui soit un petit peu plus adaptée à ces ETI pour leur permettre de grandir. Qu'est-ce que vous attendez d'autres ? Et puis je vais faire le tour donc un petit peu plus court que que vos interventions précédentes, mais ce que vous attendez de l'Europe pour les ETI.

First of all, we would hope Europees competition. So companies that work on the market they live competition every day. And this is the next word which is important market it is not we cann continue to have a plan economy like they think we could have it is not possible we will only lose Germany last year reduced CO2 emissions but only thanks to the fact that it closed down a lot of companies in Germany we are losing 10,000 jobs every month in the industry 100000 jobs since two years.

25000 ofucions market competitiveness strong names and must be strong words and must be translated into practice and can be translated with 25% of the public procurement must be green 40% must be local content this percentage makes no sense. I mean I'm in favor of of promoting European content made in Europe. Call it like you want with Europe but not in this bure must any consider that product. Donc la compétitivité même si on doit pas renoncer complètement à nos exigences environnementales mais la compétitivité en premier. Yorg, est-ce que c'est aussi ce type d'attente que que vous avez une meilleure reconnaissance peut-être aussi des ETI ? Prenez le micro.

recognizing bit caps by the way they define them already defed it's good uh they celebrate them there is for caps which is good as well and and they are supporting them in very specific nich but uh not enabling them to grow at scale. I mention those companies from our portfolio and they they went to US and to China with partnerships with local partners but um I don't think that there was any or scar help to make those partnerships work and and to grow and to to work out to the the problems locally.

So the recognition of of meat caps um is a step forward definitely uh but let me be quite direct at this point we still we still don't see concrete measures direct so we don't we don't need policies to smes or policies to meet caps we need policies to growth that's where and I I follow I I insist on the on My colleague Stephan there is no policy for growing in US in in Europe. So that's I think where the the problem because um MCAs are the sweet spot in this grow process uh because they combine the agility of SM and entrepreneurial power and entrepreneurial spirit and the scale potential of of large films.

I was looking to this figure that you probably have backwards that 30 35% of me caps in the aeronautical sector French they invest in R&D SME only export in the export sector in average in Portugal only one out of 10 invest in RD so it's we have here potential to growth that not compan we have a paradox here in European policy because Europe does not high performing companies they have already they are they are caps uh it likes the system to let them grow and to and to support the grow uh or at least not to create to friction uh in order that create an equivalent of tarif internal tariffs that so priorities I think are very clear uh I think that commission is moving into Europe is moving in the right direction policy but there is a blind spot on this and the blind spot is Europe talks a lot aboutups deep tech all that Europe talks about large corporations that the talk is but there is the missing middle still We still have policy to go and the paradox is the compan Félix Subin, vous êtes d'accord avec ça ?

C'est-à-dire qu'il y a il y a un manque entre tout ce qui est diptech, tout ce qui est grosse entreprise, il y a un manque de politique pour permettre à ces entreprise, ces ETI de grandir. Il il y a certainement un manque. Enfin, pour répondre à votre question des attentes vis-à-vis des pouvoirs publics européens, je crois que tout a été dit. En fait, notre meilleur sponsor a été Mario Dragui dans son rapport de septembre 24 dans lequel il pose très clairement et le diagnostic et la feuille de route à suivre. Donc, on a euh un impératif de restaurer la compétitivité de l'énergie.

On a travaillé en France et ça a été le développement industriel des 50 dernières années avec un tarif à 50 € le méga. Euh, ce serait, je trouve, un objectif smart comme on dit dans les entreprises, d'aller d'aller récupérer cette valeur et peut-être de caper les frais d'acheminement, les taxes qui qui qui s'y rapportent autour de 30 €. Voilà, on pourrait travailler dans la compétition internationale avec une énergie compétitive et restaurée. La deuxième chose, c'est un cadre de compétitivité qui soit qui soit partagé, promu par les pouvoirs publics européens. On a des variations très importantes entre pays.

Nous au méti et dans nos ETI, on est très attaché à l'économie des bons salaires comme vous le savez et comme on le pratique. Et donc, on a besoin d'avoir des charges sociales qui nous qui nous rendent compétitifs dans la dans la dans la compétition internationale. C'est 20 % en Pologne, 30 % en Belgique, 50 % en France. Donc il y a il y a il y a ce cadre de compétitivité à restaurer pour nous permettre de gagner. Et puis peut-être ça a été très largement commenté euh la question de la simplification. On aime sur transposer. Le premier ministre l'a rappelé tout à l'heure, on a eu cette victoire flamboyante avec le le moratoire sur la CSRD et bravo à tous ceux qui se sont engagés là-dedans.

Et on discute actuellement de la la directive transparence salariale où en fait on va venir mettre en place des systèmes qui existent déjà dans nos entreprises. Je pense à la Belgique ou la France. Beaucoup de choses qui fonctionnent. On discute de manière constructive et engagé avec les partenaires sociaux sur les sujets de transparence salariale, d'égalité professionnelle, d'égalité homme-femme. Enfin, pourquoi rajouter cette couche qui va nous détourner de nos enjeux et détourner de nos priorités ? Donc je pense que voilà, c'est ça, c'est le triptique gagnant pour nous permettre de de de voilà de répondre à nos à nos enjeux.

Restaurer la compétitivité, l'énergie, un cadre de compétivité partagé pour les ET européennes et euh et un cadre de simplification. Voilà les éléments à même de nous faire gagner. Merci beaucoup, c'est très clair.

1:10:31
Non speech

[applaudissements]

1:10:34
Alain Marty

Raphaël Vaquer et puis je poserai un peu la même question à vous Thomas Zavioni. On dit toujours que l'Europe est lente hein. C'est vrai que c'est un peu la chose et le fait de se retrouver comme aujourd'hui de se retrouver entre partenaire business he j'allais dire c'est aussi peut-être un peu ça qui peut faire bouger les choses qui peut permettre d'aller plus vite un partenariat et un peu la la force du collectif. C'est ça qui peut un petit peu bousculer les pouvoirs publics européens pour s'adapter à votre économie, avoir des charges un peu moins moins importante, libérer l'innovation et la compétitivité. I mean I think the the fact that that we are here today is a very good first step.

I think that also is doing a very good job in bringing together all the voices in the different European countries to act as one because we need to act as one single voice in the European Unions. We want to make things happen. We need to have one voice of the Europeanis of the European meet caps. And I think the agenda is very simple. We need to act together. Yes, the recognition of the small meet capup is great. is a very good first step but is not sufficient. It only goes up to 200 million and 1000 employees.

Now the next thing that we need to work on the agenda is let's recognize the Midcap and then let's recognize the large caps because we cannot be happy just with a definition of the small meet cap. We need to go all the way as much as we can. The second thing on that agenda has to be data. Public data.

The moment that we have public data on the ETE and the MCS this the debate is gone because it will be proof how these companies is in which we have to base Europe innovation competitiveness internationalization resilence this has already been so we just have need to make that data publicly available and then let's not forget that the third thing on the MEC agenda has to be ok what do these how can we make things easier for these companies to grow and this is on the Midcap but then let's not forget and I will finish on the European side across all the companies but I think this hurts a lot to the to the mids we need to unlock the full potential of the European market it's not possible that for one country to scale in Europe has to go in the case of Spain through the 17 regional regulations and then through each of the regulations of the country so we need to be able to unlock our full potential the second thing is we need to reduce the regulatory on our companies so that they can focus on business and the third thing we need We can't be naive no more.

Rules have changed and the European sovereinity is a made in Europe concept is a need to make sure that we protect the core of our business in our society. Merci beaucoup Thomas. Même question. La force du collectif, c'est c'est ça qui peut faire avancer les choses.

is completely understand but we need to remember that Europe not win if we will try to be faster than USA because it's not possible and if we will try to be more aggressive for example than our partners from China or India we need to think about common way as told that we need 27 countries which try to find one solution one direction China ex that is very important region because our region have about 500000 people start to look for another job because of mining system and automotive system we are the biggest supplier for German market for example and everybody know what exactly is happening on those markets. Merci.

C'est très clair aussi comme message pour ce qu'on a André Sian pour agir ensemble et on voit que c'est nécessaire faut avoir un peu la même valeur, la même vision, la même ADN. C'est un peu ce qui semble se dégager. On sent qu'il y a un peu les mêmes les mêmes volontés et la même façon de faire. Voilà, [raclement de gorge] chez Améli, puisque le temps est très très brève, je vais conclure plus vite que mon ombre comme lauc.

[rires] Donc euh je veux comme je vous ai expliqué c cet exemple du café français là qui vraiment souffre beaucoup de bureaucratie ben je vais aussi donner une un aspect positif comme j'aime bien la poésie française j'adore Paul Loir il a dit une phrase magnifique qui dit le suivant quand tu pleures parce que ton soleil s'est éclipsé Il faut jamais que tes larmes te cachent la vue sur les étoiles. Donc je crois on a vu tous aujourd'hui. Vous êtes les étoiles finalement.

1:16:01
Non speech

[applaudissements]

1:16:02
Alain Marty

Je crois je crois c'est ça mon assumé à cette étape où vous nous avez vu motiver hein l'Europe les étoiles de l'Europe qui brillent pour nous tous. Je vous invite tous aussi à Berlin. Donc 15 jours, les 15 avril, on aura le même auditorium. Il y a 5000 entrepreneurs de MIT Cap européens qui sont là pour janer la donne et pour avancer la charrette dans le bon sens. Voilà. Merci beaucoup. Merci. Merci pour les étoiles. Euh rapidement peut-être [applaudissements] rapidement à la volée. Adam Marty l'a dit, il y a déjà un rendez-vous qui est programmé pour le second sommet européen le 11 mars 2027. des idées déjà alors qu'on commence à peine, on a des idées.

Continuez à faire briller les étoiles peut-être étoiles volentier. Merci beaucoup. Merci en tout cas à vous tous pour cette première table ronde d'ouverture hein pour euh pour placer un petit peu le sujet. Je vous remercie et on va poursuivre nos échanges. Euh vous pouvez sortir par ici, je pense. Vous pouvez passer par ici. On va poursuivre nos échanges parce que nous avons le plaisir d'accueillir tout de suite Hervé Novellie, ancien secrétaire d'état chargé du commerce de l'artisanat des PME du tourisme des services et la consommation. On peut l'applaudir.

1:17:20
Non speech

[musique]

1:17:24
Alain Marty

Mesdames et messieurs, chers amis, je suis vraiment très heureux d'être présent à ce premier sommet des entreprises de taille intermédiaire européenne. Je suis aussi, il faut l'avouer, très heureux d'avoir été cité à plusieurs reprises. Ça fait toujours plaisir pour l'ego. Alors, cet événement qui est porté par l'incontournable et le talentueux Anna Marti avec le concours si naturel et si légitime du mouvement des entreprises de taille intermédiaire, je vais l'appeler le métier comme tout le monde et de croissance plus. Avant de d'en venir à la problématique centrale des ETI européennes, on a vu déjà un échange très très intéressant lors de la précédente table ronde.

Permettez-moi d'évoquer très rapidement les années 2007-2010, ça fait déjà longtemps cher où j'avais en charge au gouvernement le secteur des entreprises auprès de Christine Lagarde. Je vis alors arriver dans mon bureau à Berta Méti mais la SMEP pour les plus anciens présidé par Yvon Gatas.

J'endais beaucoup d'von Gatas qui a toujours apporté et fourni idées exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidé et celui-ci de manière un peu paradoxale me proposa d'instaurer dans la loi de modernisation de l'économie que je préparais pour les entreprises une définition statistique de l'entreprise moyenne qui manquait à notre pays pour moi qui euh était aerci et qui souhaitait accélérer euh les politiques en faveur des entreprises qui souvent consistent du reste à ne pas s'occuper des entreprises, j'étais loin d'imaginer alors la portée de cette définition qu'il me proposa que je validais bien volontiers fort de la confiance que Je témoignais au président Gatas.

Président de la République entérina cette demande et les entreprises intermédiaires furent définies dans un article article 51 de la loi de modernisation de l'économie. une simple définition dans la loi mais avec des conséquences très importantes. Ce chénon manquant de la taille des entreprises dont on a parlé révéla bientôt son son importance stratégique majeure. En effet, tout le monde le reconnaît aujourd'hui. Cette catégorie d'entreprise est particulièrement dynamique en matière d'innovation, d'internationalisation, d'exportation plus exactement et de création d'emplois. Mais elle révéla aussi ses faiblesses structurelles. On découvrait en France cette catégorie.

Pas de politique d'accompagnement bien évidemment, peu de reconnaissance de ce rôle stratégique que joue les OTI dans notre pays. Mais au-delà bien sûr, et ce sera le thème de cette journée dans tous les pays de l'Union européenne.

Et je voudrais ici dire devant vous que c'est tout le mérite du méti que d'avoir convaincu les gouvernement successif et particulièrement depuis 2020 de se préoccuper maintenant qu'on avait cette révélation de l'existence de se préoccuper d'une politique en leur faveur mais aussi il faut le dire et le répéter d'avoir structuré dans dans une démarche au pignâre et de longue haleine des clubs d'entreprises de taille intermédiaire qui couvrent aujourd'hui toutes les régions françaises.

C'est un un exemple, certainement on écrira beaucoup sur les ETI, mais c'est un exemple de travail bien fait que d'une organisation qui de manière opiniaâtre plaide auprès des pouvoirs publics pour instaurer bien sûr cette reconnaissance, mais aussi une politique d'accompagnement et de structuration sur l'ensemble de notre territoire pendant toute Cette journée, nous allons discuter de la problématique européenne à partir de cet exemple français car il n'existe pas au niveau européen une définition des entreprises moyennes et pourtant c'est un enjeu un enjeu stratégique majeur car la grande entreprise elle est armée pour relever les défis de la complexité des normes et des règlements qui on l'a dit et on le redira trop souvent bride l'initiative De l'autre côté, les petites et moyennes entreprises bénéficient d'un programme d'aide bien défini, bien spécifié, mais le che manquant, le TI, trop grande pour bénéficier des soutiens publics, trop petite pour pouvoir surmonter des difficultés notamment normatives, elle demande ce chénon manquant demande aujourd'hui une attention soutenue.

Je soutiens bien sûr cette initiative et ce travail qu'il faut aujourd'hui transposer au niveau européen. C'est le bon niveau d'intervention. Il est européen comme il était français il y a maintenant 17 ans. Je vous souhaite à tous de bons travaux pour cette journée. Je la suivrai, vous le comprenez, avec un intérêt soutenu car le sujet en vaut la peine pour notre pays et pour l'Europe.

1:23:47
Non speech

[applaudissements]

1:23:48
Alain Marty

Merci. Merci beaucoup pour ces quelques mots sur quelqu'un qui est donc à l'origine de la définition des ETI dans la loi. On va passer à notre nouvelle table ronde.

1:24:06
Non speech

[musique]

1:24:12
Alain Marty

Et pour cette table ronde, j'accueille tout de suite Karine Avas, présidente de Bureau Veréritas France, leader mondial de l'inspection, de la certification et des essais en laboratoire. Je ne sais pas où elle est mais elle va arriver et s'installer. Nicolas Total qui est vice-président d'Endrix, expert en conseil audit et expertise comptable. Emmanuel Hertel, directrice générale d'innovation and trust, la digital factory de Tessi. Voilà, vous installez. Entreprise spécialisée dans l'externalisation des processus d'affaires.

Stéphanie Auchabi, vice-présidente seigneor vente et opération Europe de Quadiant, entreprise spécialisée dans le développement de logiciel d'automatisation des factures et de la gestion du courrier et Laurent Tapis, président de de l'âge automobile qui a repris donc cette marque automobile refondée en en 2019. Et vous allez nous en parler mais quelques mots comme tout à l'heure un petit peu pour positionner le sujet. Euh donc en fait quand on parle de normes et réglementation, on on l'a vite compris euh dès ce matin, euh on est plutôt sur euh des réaction type complexité, contrainte, bureaucratie, 1000 feuilles réglementaires.

Alors derrière cette comp cette cette complexité, il faut savoir qu'il y a quand même un système qui est puissant qui permet de structurer les économies, de protéger les citoyens et d'organiser les marchés. Et puis aussi, il faut faire attention et je me suis fait tirer l'oreille par les bureaux véritos hein pour bien distinguer réglementation de normes puisque la réglementation vient de la loi, elle est obligatoire, c'est les pouvoirs publics et vous nous en direz plus euh qui décident. Alors que la norme bah souvent c'est les entreprises finalement qui la demandent.

elle est pas obligatoire mais elle est elle est sollicitée pour pour euh pour avoir une conformité quelque part et vous allez nous en parler davantage. Euh globalement, on peut estimer qu'il y a environ 1500 règlements européens par an. Donc c'est quand même assez difficile pour les entreprises de se tenir informé, d'être bien dans les clous pour se tenir en conformité. Euh et évidemment la Commission européenne, elle tente de proposer des optimisations, des simplifications pour réduire les coûts administratifs des entreprises. Mais a priori, c'est compliqué de faire simple. Les gouvernements de chaque pays font pareil avec à chaque fois des lois de simplification.

D'ailleurs, il y en a une bientôt qui arrivera euh à l'assemblée, on ne sait pas très bien quand, mais l'idée c'est de réduire les coûts administratifs avec toutes ces exigences, que ça soit réglementaire ou ou normative. Alors, on n'est pas là pour faire un procès contre les normes, enfin des normes ou des réglementations, mais pour voir pour voir comment on peut euh simplifier, aborder les choses autrement pour libérer la croissance comme l'indique le titre de la table ronde. Et on va commencer par une très belle histoire et on va voir si c'est justement une histoire parsemée de réglementation et de normes difficiles à supporter.

Euh je pense à vous Laurent Tapis, vous êtes président donc de l'âge automobile. Je disais vous avez relancé cette marque française mythique euh dans un secteur qui est concurrentiel. Vous êtes devenu actionnaire majoritaire en 2019. Vous allez nous raconter savoir si c'était un parcours du combattant. J'ai l'impression que c'est un peu mes chèvres michou mais on va le voir. Mais je voulais avant que vous nous en parliez qu'on visionne un petit peu l'aventure puisque on a tout ça en image. regarde tout de suite.

1:27:46
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique]

1:28:11
Alain Marty

Ah.

1:28:22
Non speech

[musique] [musique]

1:28:35
Alain Marty

You can go for it Oh.

1:28:53
Non speech

[musique] [musique]

1:29:16
Alain Marty

pas mal pour les ouvertures.

1:29:19
Non speech

[applaudissements]

1:29:21
Alain Marty

Alors, c'est un c'est une bonne illustration de savoir comment on aboutit un prototype comme ça. La D12, c'est ça, on dit D12, la de l'âge D12. Est-ce que ça a été compliqué de naviguer entre les normes ? On parle de crash peut-être crash virtuel qui permettent crash tête virtuel qui permet d'éviter de bousiller un certain nombre de voitures. Expliquez-nous comment ça a été le parcours. Alors honnêtement d'abord je crois que ce qu'on peut dire c'est que c'est une démonstration qu'on peut encore faire des belles choses en France. Oui. Et les normes n'ont pas été de loin la plus grosse difficulté dans ce projet.

Quand vous reprenez une marque ancienne comme ça que vous essayez de refaire un constructeur automobile, ça fait 7 ans qu'on travaille là-dessus. Je peux vous assurer que les normes, c'est le cadet de mes soucis. Je dis pas qu'il faut pas s'en soucier, mais ça a pas du tout été la plus grande difficulté. La plus grande difficulté, c'est de réunir les fonds, les équipes techniques et cetera. Après, pour répondre précisément à la question des normes, il y a il y a des choses positives, des choses moins positives. Ce qui est pas mal, c'est que il y a quand même une réglementation différente selon le volume de production.

Heureusement, donc vous parliez des crash tests, nous on est dans des volumes de production très faibles puisque c'est une voiture qu'on va faire à 30 exemplaires seulement pour le monde entier. Euh on n' pas besoin de faire des crash test réels, on les fait en virtuel. On évite de casser des châssis en carbone qui coûtent extrêmement cher. Donc ça c'est bien. Euh mais par contre sur les émissions par exemple là il y a pas de distinction. Que vous fassiez une voiture vous en fassiez 100000, votre moteur doit passer les mêmes normes. Ça c'est un peu difficile parce que ça c'est des gros investissements pour nous.

Alors que avec 30 voitures dont probablement quatre qui seront en France et peut-être 15 sur l'ensemble de l'Europe, peut-être même moins et je vous laisse imaginer les émissions que représentent 15 voitures. Donc surtout que c'est une clientèle qui roule pas ou très peu. Voilà, c'est pour se faire plaisir. Exactement. le regard, le plaisir de regarder. Donc c'est un peu dommage d'imposer tout ça pour 15 voitures qui rouleront très peu, mais on est bien obligé de s'y plier. Donc globalement, j'ai pas trop à me plaindre dans mon métier en tout cas de ce que représentent les normes pour homologuer une voiture au norme européenne. C'est pas c'est pas monstrueux.

Et juste là en ce moment, ça va bien cette entreprise depuis que vous l'avez reprise. Donc c'est quelque chose qui Ah bah on a passé toutes les étapes qui étaient difficiles puisque aujourd'hui on a une usine en production qui livre des clients. C'est c'est d'arriver à ça qui est dur. Une fois qu'on est là, on est rentable déjà pour la deuxème année consécutive et d'ailleurs là, je fais une levée de fond ouverte au public qui a été sursouscrite cinq fois. Voilà, donc je lève cin fois plus que ce que je me m'attendais à recevoir parce que il y a un vrai enthousiasme. Allô, on peut applaudir. Vous avez créé un un enthousiasme

1:31:51
Non speech

[applaudissements]

1:31:51
Alain Marty

pour des gens qui aiment donc surtout regarder leur voiture et moins conduire. Ça c'est intéressant. [rires] Exact. C'est une client, c'est une voiture à 2 millions d'euros. Donc ceux qui possèdent des voitures à ce prix-là veulent pas prendre de risque avec. Je comprends. Faut pas que je fasse de créneau moi avec elle. Du coup [rires] euh Karine, on alors on entend Laurent Tapis qui dit finalement bah ça a pas été le plus gros souci même si côté émission de CO2 il y a des exigences assez importantes. Je voudrais revenir justement un peu sur cette rhthorique sur la sémantique euh norme réglementation et et comprendre un petit peu ce que ça apporte aussi.

C'est ça représente une contrainte, pas tant que ça si on entend Laurent, mais c'est aussi quelque chose de protecteur et d'important pour les entreprise. Rappelez-nous ça. Oui, bien sûr. Je vous remercie en introduction déjà d'avoir bien fait la distinction entre la réglementation, la loi et les normes qui sont majoritairement presque exclusivement volontaires. Ça c'est très important. Et pour revenir un petit peu sur la sur le l'histoire, je vais raconter une histoire pas de pas de voiture mais de mais de bateau. Euh et je vais vous je vais vous emmener il y a 200 ans, en 1828.

En 1828 sur les côtes européennes, il y a de grosses tempêtes, des ouragans qui ont frappé nos côtes et notamment beaucoup de bateaux. Alors Jul Verne dira dans l'île mystérieuse, plus de 300 bateaux, on parle de milliers de bateaux ont coulé. Euh et suite à cette tempête cette crise finalement en 1828 les assureurs ne souhaitaient plus assurer les navire. Les armateurs faisaient face à une crise financière avec des des investissements et des dettes des investissements à faire et des dettes significatives. Les commerçants avaient leurs marchandises qui étaient sous l'eau et eux aussi avaient des problèmes financiers.

Et on avait les marins et les navigateurs qui étaient sur le quai qui ne travaillaient plus. en 1828 créé bureau vérit et créer bureau veréritas et en pour quoi faire pour cocréer finalement cette norme maritime qui après est toujours évolué bien évidemment mais est toujours en vigueur. Pourquoi ?

parce qu'il y a eu un vrai besoin du secteur maritime, il y a eu un vrai besoin de de cet écosystème marin de pouvoir normer de façon à ce que les assureurs puissent assurer euh les navires en connaissance de cause, en connaissance, en gérant, en anticipant les risques, les armateurs puissent mettre leur bateaux et transporter des marchandises en étant certain que ces marchandises allaient allaient arriver à bon port et puis bien évidemment les marins pouvaient s'embarquer sans risquer leur vie. Donc voilà, c'est ça une norme en fait. Et euh et c'est là où Bureau Veréritas euh a a trouvé la sa naissance en 1828.

Mais c'est pour vous expliquer que les normes volontaires et je pense que Laurent l'a très bien dit, les normes sont utiles, elles viennent ici, elles sont elles sont créées, créées et ça c'est très important. Je pense que c'est une grosse différence euh par les différentes parties prenantes qui fait qu'elles sont pragmatiques souvent, qu'elles sont euh mesurable après, qu'elles sont contrôlables et qu'elles servent à protéger protéger contre les produits importés, protégés contre euh les la sous-traitance qui parfois est pas la même que celle qu'on peut connaître ou en tout cas qu'on tolère et qu'on accepte en Europe. Donc voilà. Donc je pense que cette distinction est très importante.

Nous chez Bureau Veréritas, on prome la certification volontaire depuis depuis des années et je pense que vous clients entreprises notamment vous en faites partie. Il y a 100 certificats sur de la norme ISO 9001 que tout le monde connaît. C'est une norme volontaire dans le monde qui a été qui a été attribué des délivré dans 190 pays. Je pense que ces chiffres parlent de même. Donc on n'est pas là je pour remettre en question les normes.

En revanche, je pense que la réglementation, voilà, est un peu différente dans la mesure où souvent ou parfois, j'ai envie de dire ou en tout cas quelquefois, c'est un empilement de normes qui peuvent être contradictoires, qui peut qui sont mal comprises, qui peuvent qui peuvent être donc inefficaces et parfois ne pas faire preuve de valeur ajoutée. Là, la preuve en est euh, je vais nommer la CSRD. Voilà, je pense qu'on est tous d'accord.

Oui, je voudrais y revenir et se placer au niveau européen parce que il y a tout un programme justement pour essayer de simplifier parce qu'on l'a entendu ce matin, je crois que c'est Michel Michel Barnier qui en parlait sur un petit peu le on fait un peu du zel en France et probablement dans d'autres pays sur une surtransposition de tout ce qui arrive et il y a il y a l'Europe donc qui fait un tout un programme de simplification sur 2024-2029. vous allez nous dire où on en somme et sur ces lois omnibus justement qui permettraient de de d'exempter certaines entreprises dont les ETI de la CSRD par exemple. Expliquez-nous un peu où on en est là-dessus.

Alors, je pense que déjà depuis le rapport Dragy en novembre 2024, il y a une vraie prise de conscience de de l'Europe, de l'Union européenne sur le fait que c'est trop de normes ou en tout cas trop de complexité dans nos normes avaient un impact direct sur le ralentissement de la croissance au sein de l'Union européenne depuis les années 2000. Donc ça c'est le premier constat. Je pense aussi qu'il y a une harmonisation des réglementations qui est possible, on le voit les lois voilà elles sont appliquées partout de la même façon au niveau de de l'Europe.

En revanche, et je pense que c'est à ça que vous faites référence, les directives et c'est ce dont parlait je pense Michel Marnier ce matin, les directives européennes sont transposables de façon différente en fonction des États. Et donc là, on voit bien euh que certains États la transposent pas tout simplement. Euh d'autres la transposent à leur façon euh et d'autres comme la France, je pense euh la surtranspose. Et donc c'est là où où est la problématique euh quand on quand on parle de réglementation.

Maintenant, je pense que si on revient sur la CSRD et sur votre question, le l'Europe, nous nous sommes tous rendus compte que ce n'est c'était très complexe, très compliqué et c'est aussi ça la force de l'Union européenne, c'est de se rendre compte que on a fait une erreur et de revenir en arrière. Et là, la loi Omnibus vient corriger et alléger, j'ai envie de dire, cette cette réglementation. Donc on a vraiment allégé quatre textes. Le reporting ESRS, la CS RD, la CS 3D, la taxonomie, le CBAM. Donc il y a eu une vraie action et concrètement c'est quoi cette action ? Si en mot simple, c'est cinq fois moins d'entreprises qui sont soumises à la CSRD qu'au départ.

C'est deux fois moins d'informations à à devoir produire. C'est des textes beaucoup plus simples, il y a deux fois moins de pages très concrètement et euh et aussi une limitation en tout cas des des des données non matérielles en fait dans la taxonomie. Maintenant, c'est bien mais je pense que et là je pense que vous en direz quelques mots, mais les auditeurs ont un vrai rôle à jouer auprès des entreprises pour s'assurer qu'on ne demande pas trop ou en tout cas des choses qui sont non matérielles dans leur secteur d'activité qui font patience d'un point de vue économique. Bah je propose qu'on voit tout de suite au niveau des entreprises comment ça se passe.

Peut-être avec vous Emmanuel Hertel donc vous êtes directrice générale d'innovation interest la digital factory de Tessi. Comment ça se passe chez vous ?

norme réglementation trop pas assez pas assez peut-être pas quand on aime c'est jamais trop c'est ça [rires] mais il y a peut-être des limites expliquez-nous un petit peu votre expou il y a des limites TI fait un métier très particulier on fait un métier d'outsourcing donc les entreprises outs source chez nous leur processus métier c'est un empilement vous l'avez très justement dit on a des normes qu'on doit respecter qui sont attendues hein dans nos appels d'offre donc à chaque fois qu'on répond on doit être ISO 9001 on doit être NF461 on doit être je sais pas moi HDS et tout et tout et tout. Donc on en a quand même beaucoup.

ça s'empile et ça vient effectivement se rajouter à des obligations euh réglementaires ou légales françaises et européennes. Euh pour la petite histoire, dans notre activité, on a de l'archivage électronique. Alors l'archivage électronique, tout le monde voit ça comme un peu la la 5e roue du carrosse. En fait, c'est la base de ce qui va servir à faire travailler tous les promptes dans les entreprises. C'est la la matière grise. Et le 20 mai 2024, on a vu arriver les DAS V2, donc la nouvelle norme autour de l'archivage, introduisant doréna avant un archivage qu'on appelait qualifier.

Donc on avait l'archivage simple, l'archivage avancé, celui qui est certifié NF 461 puis doren avant on va voir une nouvelle couche. Et en fait tout ça coûte ça coûte énormément. Nous, on est euh euh partisan et et fortement impliqué sur le fait d'expliquer à l'État euh régulièrement que c'est bien d'empiler, c'est bien de vouloir faire son local, mais que bah au bout d'un moment, c'est trop en réalité. Donc on est très européen, on est une société internationale mais cette volonté d'harmoniser la pratique en Europe mais aussi en France est clé. dans l'autre sens et c'est toute la la contradiction du sujet, c'est que ça nous protège.

Quand l'État français met des normes dans lequel bah les Américains ont pas envie d'investir parce que ça ne concerne que la France, bah ça protège aussi le business. Typiquement les DAS V2 par exemple va nous mettre sur tous les Européens sur le même pied d'égalité et d'un coup là le marché devient intéressant pour les Américains qu'on a pas du tout envie de voir rentrer sur ce marché là par exemple. et je dis pas ça par rapport à toi mais justement sur Mais oui, je sais c'est c'est le fait que on veut pas les voir rentrer, mais euh on est on est pris en fait sur cette dualité entre l'Europe, être à fond et et pouvoir avoir les mêmes normes partout.

Euh et puis c'est vrai que bah en France, on est quand même très particulier. Nous, on est contraint par l'ANSI, par exemple, donc l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information qui nous remet une couche en plus des normes, en plus des lois. Et ben nous, on n pas que de voitures qui tournent. On gère des des pétades data mais tout ça avec des surcouches de surcouches de surcouches que nos clients qui sont dans la salle puisque nos clients sans les ETI, vous ne voulez pas payer.

Donc on a un vrai sujet économique entre pour montrer paste blanche parce que vous vous devez de montrer pâte blanche par ailleurs et d'avoir les moyens en fait d'investir sur un une commodétisation finalement. H merci beaucoup. J'entends que il y a un coût qui est difficilement estimable de la norme ou de la réglementation, mais on sent qu'il y a un coût. Nicolas Total, vous êtes aux premières loges puisque président Dendrick c'est vous accompagnez les entreprises dans leur gestion comptable financière et juridique. Comment vous ressentez les choses ? Qu'est-ce que vous disent les entreprises ? Ça les aide à libérer de la compétitivité parce que la norme protège, ça les contraint.

Quel est le retour ? Est-ce qu'il y en a qui estiment d'ailleurs le coût d'une norme ou d'une réglementation ? Alors effectivement euh mon groupe accompagne plus de 12000 entreprises en France. Donc on est au première loge pour voir un petit peu les impacts de toute cette ces réglementations, ces normes euh sur le fond souvent euh les idées sont bonnes. Euh voilà, je pense que ça va dans le bon sens. Ça a été cité. C'est une volonté d'harmoniser les pratiques, de sécuriser les transactions, aussi d'inciter les entreprises à engager un certain nombre de transformations. Donc sur le fond, c'est bon.

Après euh les ETI qu'on accompagne bien entendu, elles interviennent sur des marchés euh internationaux globalisés. Elles sont souvent euh bah euh en phase d'entreprises qui sont pas soumises aux mêmes contraintes. Et c'est là que ça devient compliqué, c'est que le fond est bon mais après la forme est compliquée à mettre en or pour pour toutes ces sociétés. Il y a deux sujets moi qui me paraissent primordiaux ensuite pour pour déployer toutes ces réglementations, c'est d'une part la proportionnalité. euh une norme ne s'applique pas de la même façon à une PME, une ETI ou une grande entreprise et on on y reviendra tout à l'heure, mais la CSRD, ça était le meilleur exemple, hein.

C'était une complexité folle. Le fond était bon, mais c'était vraiment beaucoup trop complexe à à dérouler dans une dans une ETI. Et puis après, c'est d'éviter une complexité administrative qui pèse beaucoup trop lourd et qui est pas créatrice de valeur pour les entreprises. Donc tout est question de proportionnalité. Il faut vraiment trouver un point d'équilibre pour vraiment que ce soit un facteur de compétitivité parce que encore une fois le fond il y a des idées, il y a des bonnes choses à mettre en place mais après faut que ce soit quand même facile à s'approprier au niveau des dirigeants et des entreprises.

Alors justement sur la CSRD et sur la CS3D il y a eu des avancées hein pour essayer d'exorter une partie des ETI. Quel impact ? Comment ça se passe ? C'est une bonne nouvelle pour les entrepreneurs. Alors concrètement, c'est plus qu'un coup de rabot hein avec la loi Omnibus he puisque quand même beaucoup d'entreprise était concerné et la loi Omnibus est venue relever significativement les seuils d'entreprises éligibles he puisque désormais sont concernés pour la CSRD, la CC3D les entreprises de plus de 1000 salariés et qui réalisent plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires. Donc ce qui veut dire qu'en fait c'est ça concerne maintenant plutôt les grandes entreprises.

Donc concrètement, nous ce qu'on constate au sein des ETI, c'est que globalement les travaux de mise en conformité qui avaient été engagés puisque la loi omnibus est arrivé assez tardivement, on se rend compte qu'aujourd'hui tout est mis entre parenthèses, ça a été stoppé. Faute de temps, faute de moyens humain et financier. Donc on voit qu'il y a eu un très gros coup d'arrêt. On a encore quelques critères EG qui sont demandés dans certains cas de figure un peu particuliers. Euh dans le milieu financier aujourd'hui, investisseurs, banque euh demande encore bah voilà de respecter un certain d'engagement par rapport à la RSE et le SG.

Euh aussi dans le cadre d'appel d'offre puisqu'il y a une loi climat résilience qui va sortir là au mois août 2026 qui va obliger aussi les entreprises qui répondent à des appels d'offres de s'engager sur des critères ESG. Euh et puis voilà pour un certain nombre de labels aussi pour être bien noté sur des labels comme Ecovis ou Bicorp, les critères sont ser sont encore demandés. Mais ça reste marginal et c'est dommage parce que finalement la loi CSRD dans le fond, elle avait beaucoup d'intérêt stratégique pour les entreprises pour anticiper leur risque euh et vraiment se positionner en voilà euh de façon vraiment stratégique, de façon pertinente.

Si je prends un exemple d'une entreprise qu'on a accompagné qui était une PME, petite ETI euh qui dans le cadre de la mise en place de la double matérialité a identifié dans son dans sa trajectoire, dans son plan stratégique qu'à horizon 5 ans, elle deviendrait dépendante à hauteur de 80 % d'un fournisseur pour l'approvisionnement de ses matières. Voilà, donc la démarche, elle a été vertueuse. Face à ça, l'entreprise a décidé de lancer un plan de recherche et développement significatif pour développer des matériaux de synthèse et faire en sorte que voilà ce risque là, elle soit en capacité de l'aniler ou en tout en tout cas le réduire à l'avenir.

Donc ça a du bon mais c'était vraiment beaucoup trop lourd et trop complexe. Mais il faut faire attention de pas le payer plus tard justement avec des exigences un peu moins bonnes qu'on risque nous demander quand même par ailleurs. Je voulais aussi parler de la facturation électronique parce qu'il y a une grosse réforme sur le sujet. Ça doit être mis en place dans toutes les entreprises en septembre 2026 si je ne me trompe pas. Stéphanie Auchabi, vous êtes vice-présidente de vente et opération Europe de Quadiant et vous avez réalisé une enquête avec Opinion sur l'état d'avancement de cette réforme. Qu'est-ce qu'il en est ? Tout à fait.

Alors, c'est intéressant parce que cette enquête, on l'avait déjà faite l'année dernière, donc on a pu vraiment voir l'évolution entre mars 2025 et mars 2026. Donc là où par exemple en mars 2025 seulement 27 % des entreprises et bien commençaient à se renseigner sur le sujet. mars 2026, 90 % des entreprises, c'est quand même une bonne nouvelle, euh se disent informés sur le sujet de la la facturation électronique qui touche quand même 2,5 milliards de factures et 4 millions d'entreprises. Donc c'est quand même euh un projet d'importance conséquente. Donc 90 % des entreprises se disent informées.

en revanche et c'est là le le paradoxe et c'est pour ça qu'on voit bien que c'est toujours un sujet plus de mise en conformité que un sujet qui a été pris de manière plus stratégique et c'est vraiment dommage. Moi, je pense que ça peut apporter beaucoup plus de valeur. Donc on voit qu'il y a seulement 7 % des entreprises qui ont qui sont prêtes en fait. Donc ça, ce sont les très grosses entreprises qui avaient déjà des outils de facturation électronique, donc qui leur permettaient euh de se mettre assez rapidement à la norme.

En revanche, euh on a 27 % des entreprises, euh voilà qui ont seulement contractualisé avec un fournisseur de facturation électronique euh alors que voilà 67 % d'entre elles voilà commencent seulement à regarder. Donc là, on est en mars effectivement en septembre. Alors, les 4 millions ne sont pas concernés en septembre. En revanche, en septembre, il faut effectivement s'équiper pour pouvoir recevoir des factures euh sur des formats donc électroniques, hein, puisque les grandes entreprises d'énergie notamment, voilà, vont émettre le leurs factures sur des formats électroniques et donc toutes les entreprises vont devoir s'équiper pour pouvoir recevoir ces ces factures dans ces formats.

Donc c'est un investissement euh initial, donc prête ou pas prête, il y en a pas beaucoup qui sont prêtes hein, si j'entends ce que vous dites, mais après on y gagne finalement avec cette facturation électronique. C'est ça. Donc pour l'instant en fait, je pense que c'est encore vu comme beaucoup de contraint enfin comme une contrainte cette mise en conformité. Nous ce qu'on essaie d'apporter en fait c'est une justement c'est une approche beaucoup plus de valeur ajoutée et un dimensionnement une dimension stratégique au projet. Donc le la facturation électronique, c'est d'abord une réflexion sur les process financiers opérationnel dans les entreprises.

Donc je pense qu'il faut voir le projet de manière beaucoup plus euh euh de de manière beaucoup plus large que simplement cette mise en conformité. Elle permet la digitalisation, l'automatisation mais aussi la traçabilité. Euh voilà, comme le notait euh donc euh notre partenaire euh effectivement c'est ici. Donc c'est c'est très important cette traçabilité et donc ça permet et bien euh d'améliorer en fait vos relations commerciales mais aussi avec l'administration fiscale. Ça permet aussi, c'est très important d'améliorer la trésorerie et donc l'encaissement l'encaissement des factures puisque effectivement elles sont c'est un peu le nerf de la guerre quand même.

elles sont émises de manière beaucoup plus beaucoup plus claire. Enfin voilà, donc les process sont beaucoup plus lisibles et du coup les l'encaissement se fait beaucoup plus rapidement. Un petit commentaire Nicolas Total comment les entreprises elles le voi comme une contrainte pour l'instant. Oui. Alors, beaucoup de choses ont été dit. Effectivement, alors c'est une véritable opportunité. Vraiment la facture électronique, ça va vraiment transformer euh structurellement euh la gestion des entreprises. Donc c'est une véritable opportunité.

Oui, il y a une contrainte de mise en place pour se mettre en conformité, revoir ces processus, choisir les bons outils, mais derrière les bienfaits vont être structurants et durables. Il y a effectivement l'aspect digitalisation des flux. Vous allez supprimer un certain nombre de tâches à très faible valeur ajoutée dans vos entreprises. Ça va simplifier votre organisation et aussi pilotage puisque vous allez avoir accès à beaucoup d'informations structurées avec voilà un côté très immédiat et puis [raclement de gorge] une donnée qui sera effectivement pertinente pour mieux piloter vos entreprises. Donc là pour le coup véritable opportunité je j'insiste sur ce sujet-là.

Alors, autre sujet, c'est évidemment l'intelligence artificielle et notamment l'intelligence artificielle agentique, c'est-à-dire qui agit euh à notre place complètement. Emmanuel Hertel, enfin complètement, oui, pas complètement, arrêter de fantasmer. Voilà. [rires] Euh mais euh je voulais savoir si justement dans votre entreprise, peut-être je poserai la même question à à Laurent, savoir si la réglementation elle est à jour là-dessus. Est-ce qu'elle est adaptée ? Est-ce qu'elle suffit ? Est-ce que ça il va falloir un petit peu plus de réglementation ? Comment vous voyez les choses ? Je le redis quand on aime toujours plus. Oui, j'y tiens.

Euh alors effectivement dans dans l'IA antique hein, l'objectif c'est d'avoir de plus en plus de technologies. Alors la phrase est mal tournée, je vais la reformuler après. Beaucoup de technologies, moins d'humain, mais en réalité c'est de l'humain avec des très très fortes valeurs ajouté. Mais effectivement, à l'heure où on attend notre part conformité, qualité, rapidité et coût, plus on va pouvoir déployer de l'intelligence artificielle dans les processus métier que nous opérons pour nos clients, plus on on pourra accélérer également bah votre transformation à vous et votre conquête commerciale. Clairement, ça patoge en réalité.

Tout le monde court après à essayer de légaliser l'IA, d'encadrer l'IA, de dire et alors il y a gentil qu'on a en plus les ressources humaines. Donc on a le fait que des robots deviennent des agents qui vont compléter des humains. Euh est-ce qu'il y en a assez ? La réponse est oui. Non non jetez plus. Merci. Est-ce que il en faudrait d'autres ? La réponse est oui. En réalité, il faudrait une réglementation qui soit plus adaptée. Clairement, on a de l'avance aujourd'hui. Tessi a fait ce choix d'être un BPO spécialiste dans un monde anantique en comparant et en regardant ce qui se passe aux États-Unis.

Les États-Unis aujourd'hui, je les citais pour nous protéger tout à l'heure, là c'est plutôt pour aller les regarder comme un modèle sont à peu près 2 ans d'avance sur nous. Et on voit bien que ça opère une révolution en terme de de rapidité de traitement des processus. He c'est les gains de productivité de plus de 60 %. C'est juste colossal. Mais il va falloir qu'on encadre tout ça bien évidemment pour bah protéger l'emploi. Et donc est-ce que c'est bien fait ? Et la réponse est non. Est-ce qu'il va falloir faire quelque chose ? La réponse est oui. Comment ça va se faire ? On verra.

avec un regret primaire qui est que si l'Union européenne était enfin forte et que ce soit pas le Canada qui vient défendre l'Europe, si l'Europe devenit enfin forte, on pourrait de manière unie faire quelque chose de cohérent, ça c'est sûr. Euh Laurent ou Stéphanie, un petit mot rapide après je Oui. Donc nous effectivement euh voilà, on n'ose pas le lia avec la la réglementation. En revanche, ce qui ce que l'on voit c'est que de mettre de l'IA dans nos logiciels [raclement de gorge] nous permet en fait d'intégrer cette mise en conformité euh cette mise en conformité dans les outils.

En fait, ça permet aux entreprises de prendre un temps d'avance et pas d'être toujours en retard, voilà, courir après la réglementation. Donc voilà, pour moi en tout cas l'IA au service de la mise en conformité des outils permet en tout cas de voilà de de d'être avancé. Vous avez cette question de l'IA euh Laurent au sein de de l'âge automobile, j'imagine. Alors, on n' pas la question de la réglementation de l'IA. On se pose pas la question de quelle est sa réglementation. On l'utilise tout simplement. Euh il est évident que ça va transformer toute l'économie. Nous, on est dans un dans une niche de marché qui est assez protégée parce que c'est de l'artisanat, c'est de l'artisanat industriel.

Donc, c'est pas quelque chose que les robots peuvent faire demain. Euh donc, on sera probablement parmi les derniers à être totalement automatisé. Par contre, on s'en sert déjà en marketing puisque ça nous permet de réduire très considérablement les coûts de production des vidéos, des images. Euh sachant que on est dans un métier où les frais de marketing sont très légers et donc ils deviennent encore plus légers parce que vous verrez jamais une publicité Bugatti. Voilà. Donc on a très peu de frais marketing mais ça nous a aidé encore à les réduire à les réduire et ça va continuer.

Il y a des études qui viennent d'être paraître justement sur les métiers qui sont les plus impactés et en effet les plus artisanaux sont les moins impactés par l'IA. C'est logique. Karine Avas, au-delà de tout ça, est-ce qu'on peut imaginer euh et ça sera peut-être le mot de la fin une harmonisation parce qu'on parle au niveau européen le euh une harmonisation des règles entre les pays européens parce qu'on voit que ça coince euh de ce côté-là. Est-ce que c'est envisageable euh ce type de d'harmonisation ? Encore une fois, ça existe hein avec les réglementations qui sont harmonisées.

Euh donc le point vraiment euh c'est les directives européennes et là il faut que l'Europe s'empare du sujet euh pour pouvoir euh à s'assurer de la de la de la la transposition euh harmonieuse dans tous les États et euh et pour conclure enfin il y avait les sujets de l'IA mais globalement sur les normes. Moi je pense que il faut plus faire confiance au marché pour normer et pour et moins à la réglementation parce qu'on voit que quand on fait confiance au marché, on a des experts, on a des gens qui peuvent s'asseoir autour d'une table et concevoir des normes qui ont du sens et qui apportent une vraie valeur ajoutée.

Et c'est ça finalement l'harmonisation, c'est quelque chose qui fait consensus. Et j'ai une toute petite dernière question puisqu'il me reste 1 minute 41 savoir est-ce que l'idée du 28e régime juridique européen qui est qui est à l'œuvre actuellement en réflexion au niveau européen donc l'idée d'un nouveau statut de société européenne unifiée est-ce que ça peut nous aider là-dessus ? Alors, enfin, je suis pas spécialiste de 28e régime. En revanche, je pense qu'il s'adresse uniquement au au start-up. Euh et je pense que c'est une bonne idée dans la mesure où ça peut faciliter euh l'inscription et l'entrée euh voilà, l'entrée sur le marché européen.

Euh euh mais en revanche euh je vais citer euh Yvon Gatas qui est un des papas de des entre des PME et des ETI qui disaient "Dans dans startup, il y a STARP, c'est start, c'est bien mais il y a mieux. Voilà. Et quand on grandit, je pense qu'il faut indéiablement euh se se plier à la réglementation et au norme des grand. Mais merci beaucoup. Merci euh pour ces éléments euh très nuancés euh sur l'apport euh [applaudissements] l'apport et les contrainte, on va dire les deux des normes et des réglementations.

Je vous propose de rester ici parce qu'on va recevoir tout de suite euh Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Je vous propose de venir tout de suite pour conclure cette table ronde.

1:58:03
Non speech

[musique]

1:58:04
Alain Marty

Bienvenue, on vous écoute. Et bien merci. Écoutez, je suis très impressionné. Euh en même temps, ça me change pas beaucoup. J'ai l'impression d'être dans l'hémicycle. Mes chers membres du mouvement des entreprises intermédiaires, chers entrepreneurs, mes chers amis, il y a pour moi quelque chose de transgressif à venir m'exprimer ici. D'abord parce que je suis, comme j'aimais à dire plutôt un bac- 5. Autant dire que je me sens un peu intru dans ces bel amphithéâtre universitaire. ensuite que venir parler d'entreprise de production, de croissance, de business de TI au milieu des sciences, des arts et des lettres qui sont représentés par la toile derrière moi pourrait sembler incongrue.

Et pourtant, est-ce une transgression ou au contraire n'est-ce pas une fidélité ? fidélité à un état d'esprit qui a pu être celui de nos prédécesseurs en ces lieux des femmes et des hommes venus des quatre coins de l'Europe comme vous les représentez aujourd'hui et de France bien sûr qui n'ont jamais séparé la pensée de l'action de la création de la production avec le goût pour le débat et les échanges ce que vous venez de faire et je vois dans cet événement qui nous réunit aujourd'hui en Sorbonne un symbole très fort, [grognement] un symbole de ce que représentent les ETI aujourd'hui dans notre économie française. Un symbole de l'ambition que la France porte pour l'Europe et avec l'Europe.

Il y a 6 ans, le président de la République a lancé en France une stratégie nation ETI qui visait à mieux reconnaître ce que sont enfin les ETI et leur donner les moyens de grandir. Et comme le disait Wiston Churchill, que la stratégie soit belle, c'est un fait, n'oubliez pas de regarder les résultats. Alors, regardons ce résultat 6 ans plus tard. Regardons la réalité en face. En 2020, au moment du lancement de la stratégie Nation ETI, la France comptait 5200 ETI. 3 ans plus tard, elles étaient 7000. Même si cela reste inférieur au nombre de Royaume-Uni, en Italie ou en Allemagne qui avoisine les 12000, nous avons là encore une marge de manœuvre et des progrès potentiellement à réaliser.

Entre 2022 et 2024, les ETI ont été à l'origine de 25 % des ouvertures d'usine, soit deux fois plus que les grandes entreprises. Elles emploient 40 % des salariés de l'industrie et elles réalisent un/ers du chiffre d'affaires des entreprises françaises. Et surtout surtout ce qui est très important, elles sont partout ancrées localement enracinées dans nos territoires.

Autant dire les résultats sont là, ce qui est le fruit d'un engagement collectif, l'engagement aussi de nos deux ambassadeurs, Catherine Lagnot et Françoise Duscan, que je remercie très chaleureusement pour la mission qu'il mène avec tant de conviction et d'énergie, l'engagement des référents ETI au sein des services économiques de l'État en région et surtout l'engagement de toutes ces femmes et de toutes ces hommes qui prennent chaque matin le risque d'avancer, qui choisissent de produire ici. Ces résultats sont aussi le fruit d'initiative concrètes ancré dans le réel. Je pense notamment au Tour de France qui est mené avec les clubs régionaux du métier.

Je pense aussi au programme étincelle qui a été lancé en 2023 pour accompagner des centaines de PME à fort potentiel et pour franchir le seuil de TI. Et là, on a un gros vivier de PME qui qu'on peut amener à passer dans la catégorie ETI. Et sinon, on ne peut que se réjouir de voir aujourd'hui l'Europe bouger pour que ce soit pour que soit voté la reconnaissance de la catégorie de small mec caps après 15 ans donc après la création des ETI en France, une telle reconnaissance apporterait à nos ETI un peu de simplicité, plus de liberté et donc plus de compétitivité. Alors maintenant, que faire ? Notre économie connaît beaucoup de défis.

Il y a les défis du moment, de l'actualité, le conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix de l'énergie qui entraîne une augmentation des coûts de transport et une augmentation du prix de plusieurs matières premières. Il y a aussi les défis plus structurels auxquels nous devons apporter les réponses les plus intelligentes et les plus durables. Je pense ici au défis que représente pour notre continent la plateforme les plateformes les plateformes de e-commerce chinoise. Une concurrence déloyale qu'elles exercent à l'encontre de nos industries européennes. Il contourne nos règles, ignore nos standards, ignore nos codes de la consommation et fragilise nos industries et nos commerce.

Face à cela, oui, mes amis, il faut se défendre, il faut se protéger et oui, il faut réguler et oui, il faut sanctionner quand c'est nécessaire. En France, je mène à la tête de mon ministère un combat acharné notamment contre la plateforme Chine et c'est un marketpl dont nous avons obtenu la fermeture temporaire en novembre dernier. Nous avons aussi porté le combat au niveau européen et la Commission européenne a ainsi ouvert une enquête en février dernier. En la matière, il ne faut pas hésiter à répondre au besoins de protection de nos consommateurs et de nos entreprises. Et c'est pour cette raison que nous avons choisi de mettre en place une taxe petit colis de 2 €.

[grognement] Nous avons été les premiers à la mettre en place. Alors, elle est au niveau français pour l'heure. Elle sera au niveau européen à partir du mois de novembre. Elle est contourné, je le sais aujourd'hui mais nous avons pris aussi un arrêté avec le ministre des comptes publics David Amiel pour pouvoir contrôler les camions qui viendraient de de pays européens au moment où il rentrent sur notre territoire. Donc nous allons nous allons mobiliser les douanes en attendant qu'au mois de novembre les 2 € soient pour toute l'Europe. Donc ça c'est au titre de la taxe de gestion et au titre de la taxe douanière nous aurons 3 € à partir du mois de juillet.

Ce qui veut dire qu'au plus tard au mois de novembre il y aura bien 5 € de taxes qui s'ajouteront sur les petits colis. On a un petit colis en moyenne, il fait euh 15 € pour trois catégories de produits à l'intérieur. Si par exemple, vous avez un t-shirt, une ceinture, un pull, ça fait 5 10 15. Ce qui veut dire par rapport à une moyenne de 15 € le colis aujourd'hui constaté, ça double. Donc je pense que il y aura quand même des effets à partir au grand plus tard du mois de novembre. [raclement de gorge] Pardon. Mais cela ne suffit pas mes amis. La véritable bataille, elle est ailleurs. Elle est dans notre capacité à produire.

Là, c'est du défensif dont je viens de parler mais en la meilleure défense, c'est l'attaque et produire suffisamment, efficacement, intelligemment, produire sur notre sol en des quantités suffisantes pour remporter la bataille des volumes qui est aussi la bataille du prix. Et cela veut dire produire du médine France du quotidien, du méde France accessible à tous. Et pour cela, nous avons besoin d'un modèle d'entreprise particulier capable d'atteindre une certaine taille pour faire des économies tout en conservant leur agilité, sachant conjuguer la puissance et la proximité. Or, ces entreprises, elles existent. Ce sont les ETI, c'est vous.

ou pour le dire autrement et peut-être plus justement des entreprises de taille idéal idéal pour produire idéal pour innover idéal pour gagner la bataille des volumes et de l'accessibilité [raclement de gorge] mais pour qu'elle joue pleinement leur rôle nous devons franchir une nouvelle étape. moderniser moderniser en profondeur notre appareil productif robotiser automatiser digitaliser faire de l'intelligence artificielle un outil de compétitivité. À titre d'exemple, je suis allé visiter l'entreprise Gautier qui fait des meubles en vendé hein qui est une belle belle ETI.

il a eu quelques difficultés par rapport à la concurrence et donc il a choisi, il a il a pu se financer, il a choisi de robotiser, de mettre des machines outils et il est capable aujourd'hui de faire du petit mobilier avec une qualité bien supérieure à celle des plateformes chinoises, mais d'être aussi compétitif. Donc là, on voit bien qu'il y a il y a un enjeu. Alors, il faut près organiser des choses, hein, faut faire du chenzen au bout ou à Chantonnais en vendé et faire en sorte qu'il y ait des sous-traitants qui soient là aussi. Donc, faire un espèce de cluster autour.

Mais on voit que là maintenant, il y a une compétitivité et on peut avec cet équipement avoir des coûts de production qui soient pas plus chers que les Chinois. Donc on peut revenir sur ce terrain de jeu là qui est la massification. Alors ça signifie aussi qu'il faut orienter les financements prioritairement vers l'investissement productif. Les banques et fonds privés doivent accompagner l'ensemble du cycle de vie. Les financeurs publics doivent privilégier leur positionnement sur la transformation industrielle de moyenne échelle. Cela veut dire notamment en fond propre. Ça la difficulté c'est que il y a besoin pour faire tout ce travail de de robotisation, il y a besoin de CAPEX.

Donc ça veut dire c'est pas simplement des dettes mais c'est aussi des fonds propres. Ce qui peut apparaître c'est parfois le modèle industriel français. En tous les cas pour les PME, c'est vrai pour les PME, peut-être un peu moins pour les les ETI, mais par rapport à nos collègues européens que j'ai cité tout à l'heure, notamment l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni, on est un peu plus sous-capitalisé donc on a besoin de de de fonds propres. Et c'est là que tout se joue car une économie qui n'investit plus aussi hein dans ses usines est une économie qui renonce et une Europe qui renonce à produire est une Europe qui s'effacerait à terme.

Donc il faut aussi un changement d'état d'esprit pour arriver à à mettre en place cette stratégie de de fond propre dont on a besoin. En tous les cas, c'est ce que les études disent. Ça veut dire qu'il faut peut-être que les entreprises s'ouvrent au fait que des fonds propres puissent rentrer en en capital pour une durée. Et puis il faut aussi peut-être que les établissements financiers qui produisent souvent de la dette senior assez facilement, bah peut-être aussi se disent au fond comment on pourrait accompagner en fond propre. En tous les cas, c'est ce que font ce que j'ai pu observer des pays comme l'Allemagne, l'Allemagne et l'Italie avec des bons résultats, notamment au niveau des ETI.

Voilà mes amis, donc les entreprises de taille intermédiaire ne sont pas un entre deux, elles sont au centre. Elles sont au centre de notre économie, au centre de notre puissance et dans le monde qui se dessine, plus concurrent, plus rapide, plus incertain. Elles sont un avantage décisif pour notre continent, évidemment, pour notre pays. Alors oui, soyons transgressifs, mais soyons-le en restant fidèle à ce que nous sommes. Un continent de création, un continent de production et surtout un pays qui place la production industrielle comme le cœur du réacteur de notre économie. Je vous remercie. Bonne journée à vous. [applaudissements]

2:11:04
Non speech

[musique]

2:11:07
Alain Marty

Bien, c'est parti pour la la cette 3è table ronde consacrée à l'énergie et à la décoration. Plus puissance ensemble, c'est la thématique. Et pour en débattre, on applaudi chaleureusement nos cinq intervenants. Isabelle Patrier, directrice France de Total Énergie.

2:11:23
Non speech

[applaudissements]

2:11:24
Alain Marty

Corine Lepage, ancien ministre. Xavier Gaget, président du groupe Pocher, Damien Détrom qui est président de The Refer Group et puis Michael Picu qui est directeur général d' NGJ entreprise et collectivité. Bonjour à tous les cinq. Alors la crise énergétique récente nous a rappelé une réalité qui est simple. La transition bas carbone ne peut être dissociée dans notre capacité à maîtriser les ressources, la technologie, la chaîne de valeur. Si on regarde les slades qui sont derrière, ça peut être parfois un peu inquiétant. avec des situations constracées en Europe.

On a par exemple des pays comme l'Islande, la Norvège ou la Suède qui produisent une électricité presque totalement décarbonée presque et d'autres pays comme la Pologne, l'Estonie ou encore l'Italie qui sont très dépendants des énergies fossiles. Alors, comment les ETI, comment l'Europe peuvent s'en sortir et comment on peut essayer de faire en sorte que ça aille mieux aujourd'hui, demain avec une vraie logique de durée ? On va commencer par Isabelle. Isabelle, donc euh donc tu diriges l'énergie pour la France Isabelle euh quelle est ta vision des choses ? On fait un peu un état des lieux. Alors, bonjour à tous.

Peut-être pour recaler un peu les choses dans leur contexte, faut se souvenir que la France est un mix énergétique qui entraîne une dépendance à 60 % aux énergies fossiles. Donc, la situation qu'on vit aujourd'hui n'est que le reflet de cette dépendance là. Et euh à chaque crise, vous le remarquez, on se dit que on va limiter nos dépendances et puis à chaque crise, on se dit qu'on aurait dû le faire. Euh, c'est un peu la situation de ce mois de d'avril 2026. Euh dans ce contexte-là, bah en fait notre mix, il va falloir quand même l'intégrer mais on a quand même des capacité. Je vais juste rappeler aussi sur 39 millions de véhicules légers, on en a 1 million et demi seulement d'électrifiés.

Ouais. On a il nous reste encore 12 millions pratiquement de chaudière gaz, 2 millions et demi de chaudière fioule. Donc tout ça, on est dans un pays qui a quand même une vraie capacité, une vraie force. On a une électricité qui est la moins chère de tous les autres pays de l'Europe, de tous nos voisins avec une capacité donc à décarboner. Euh nous-même hein, chez Total Ennergie, nous sommes engagés. Nous avions six raffineries sur le territoire français. On en a plus que trois qui traitent du pétrole brut parce que les autres traitent des huiles alimentaires usagées.

Donc décarboné, ça veut dire biocarburant, ça veut dire électrifier, ça veut dire du biogaz parce que c'est pareil, je pense qu'on est plusieurs à cette table ronde à penser que récupérer des déchets pour produire une énergie bas carbone, c'est une solution et ça fait partie aussi de ce que nous devons avoir en ligne de mire. Et je pense que le driver aujourd'hui de cette situation et de cette crise qui est issue de ce conflit au Moyen-Orient, c'est peut-être un choc pour nous tous de nous dire traçons une trajectoire et ne regardons pas uniquement cette trajectoire sur un papier de la PPE3.

Regardons la réalité en face avec les moyens que nous avons dans un pays qui a cette capacité de se décarboner. Corine euh donc toi tu étais notamment ministre de l'environnement, tu as été aussi député européen. Euh comment tu réagis au propos d'Isabelle ? Bah je suis d'abord bonjour à toutes et à tous et merci pour cette invitation. Je suis globalement d'accord. Je pense que ce que nous sommes en train de vivre me rappelle quand même, je peux le dire vu mon âge, la crise de 73. 1900 1900. Oui, pas 1700, tu es tu es extrêmement imable, je te remercie. [rires] 1973 qui a lancé le programme nucléaire français.

Je veux dire que la réponse à la crise de 73, ça a été le programme nucléaire français. Est-ce que la réponse à la crise 2026, ça va être une électrification massive des usages ? parce que c'est en fait ça autour de quoi on tourne depuis un certain nombre de temps.

Et quand on dit électrification massive des usages, c'est aussi repenser complètement le modèle économique parce que c'est bien entendu la rentabilité qu'il faut avoir derrière la tête et passer beaucoup plus à une économie circulaire qui va nous permettre de faire des économies en terme d'énergie et euh en alors j'entends bien le retraitement des déchets, mais ça fait partie de l'économie circulaire justement, c'est-à-dire de ne plus avoir un modèle linéaire. J'extrais avec de l'énergie et parce qu'il faut de l'énergie pour extraire.

Je produis, il me faut encore de l'énergie et j'ai des déchets dont je sais pas quoi faire pour passer à un modèle circulaire, c'est-à-dire je réutilise et comme l'Europe a quand même un certain nombre de faiblesses, le fait de récupérer de la matière première secondaire est extrêmement utile pour la suite. H Xavier, un mot sur ta société he tu présides Pochet, spécialiste la fabrication de flacon de luxe qui a fêté ses 400 ans il y a peu de temps. Bravo hein, tu les fais pas un mot sur ta problématique énergétique, elle est elle est juste énorme.

Alors oui, comme vous venez de dire, Pochet 400 ans, probablement une des plus vieilles entreprises françaises qui livre les maisons du luxe en verre, plastique, métal. Et donc clairement cette crise aujourd'hui euh pour nous, elle est à trois niveaux. On a évidemment la tension des équipes, hein. On dit maintenant en tant que patron, on est en train de gérer la perma crise en permanence. Je pense que cette crise, elle est elle est là pour nous le rappeler. Finalement, c'est une nouvelle normalité, il faut gérer les équipes et puis évidemment, il y a les impacts sur l'énergie. On parle du coup, on est à une verrie. Dans une verrie, on utilise beaucoup de gaz, d'électricité.

On parlera peut-être tout à l'heure de la décarbonation et et donc il faut gérer ces crises là. Euh la bonne nouvelle quand même, c'est qu'on apprend nos crises. En 2018, on avait eu à l'été une hausse du gaz très forte et on avait mis en place chez Pochet une nouvelle une nouvelle règle de d'achat forward. On achète notre énergie maintenant à 2 3 4 voire 5 ans et en fait c'est aussi une manière de gérer ces crises et de les traverser puisque on lisse à la hausse ou à la baisse nos nos coûts d'achat. Donc ça c'est aussi la bonne nouvelle des crises et qu'on apprend et et qu'on avance. Après, quel va être l'impact de cette crise sur la charge ?

Ça, je pense ça dépendra essentiellement de la durée de la crise. À date, dans le luxe, nos clients sont plutôt rassurants. Est-ce que ça va durer ? J'en sais rien. Ça va dépendre évidemment de la durée de cette crise. H le pourcentage de l'achat d'énergie dans ton chi d'affair, ça représente quoi à peu près ? Je sais pas si tu as le l'information. Est-ce qu'il y a une petite tendance à la hausse par hasard ? Alors nous c'est entre 5 et 10 % de nos coûts qui sont en agent d'énergie pour une verrie. Donc c'est vraiment un poste très important et donc c'est la raison pour laquelle on avance. Peut-être un point supplémentaire.

En 2022, on a eu à la fois la crise du gaz et la crise de l'électricité. Oui, ce qui a été un un impact majeur pour pour nos industries. La vraie différence en 2026, c'est que EDF produit correctement et on peut quand même s'en féliciter hein. On est souvent en train de critiquer ce qui va pas. Aujourd'hui, on a un EDF qui produit, qui exporte et qui fait que finalement l'énergie électrique n'a pas augmenté aussi fort que le le gaz. Tant mieux. Et ça vient complètement conforter ce qui vient d'être dit par Corine, c'est-à-dire il faut décarboner. C'est un non regret move, on le fait et et je j'insiste vraiment les industriels à le faire.

Il faudra que l'Europe nous aide et on en parlera probablement tout à l'heure. Merci Xavier. Damien, donc toi tu produis des voitures, des véhicules en Normandie. Tout à fait. Donc nous sommes une une ETI euh normande. Euh nous produisons et fabriquons des carrosseries frigorifiques. Nous sommes le leader européen de la carrosserie frigorifique surmesure. Principalement des SMMorques mais aussi des petits véhicules. Euh 2200 employés répartis en France, en Espagne et au Royaume-Uni. Et euh pour ce qui nous concerne effectivement l'énergie à la différence du groupe pochet pour nous c'est une petite part de notre de notre chiffre d'affaires ou de ou de nos coûts.

Euh en revanche c'est une part très importante pour nos clients, pour nos fournisseurs. Nos fournisseurs de des cieux, de pneus de ou de d'aluminium forcément une utilise beaucoup d'énergie et puis nos clients principalement sont les transporteurs qui sont donc fortement impactés par le sujet du moment. Euh alors nous aussi on a appris effectivement hein, on a maintenant des couvertures, des contrats à long terme sur le gaz, l'électricité. On a aussi travaillé de notre sobriété depuis 3 ans. On a fortement réduit notre consommation d'énergie avec des des idées qui jusque-là n'était pas exploré.

Et puis on a aussi commencé une sorte de transition avec en utilisant des énergies nouvelles des ombrières photovoltaïques remplacé du gaz par une chaudière biomasse. Donc nous concernant, je dirais sur notre scope, on a fait je dirais une partie du chemin. Ce qui reste à faire c'est maintenant d'électrifier l'Aval, donc le transport en particulier le transport lourd et les enjeux RSE pour ton entreprise Damien. Alors, nous nous avons une politique RSE extrêmement volontariste depuis plusieurs années, bien loin de toutes les contraintes de normes [raclement de gorge] et et donc c'est vrai que la RSE nous permet une certaine résilience.

On a lancé beaucoup d'actions pour sécuriser nos achats, sécuriser nos prix, sécuriser aussi euh notre énergie euh et en parallèle notre empreinte carbone. Donc le les deux sujets aujourd'hui, on peut voir que c'est ils sont assez convergents finalement. Je roule en électrique maintenant depuis 3 ans. On a toute notre politique. Alors que le patron roule à l'électrique, c'est bien. Est-ce que les collaborateurs le not tous nos tous nos véhicules sont électriques pour les enfin ceux qui appartiennent à l'entreprise et et ce que j'aimerais c'est que nos clients eux-mêmes commencent à passer à l'électrique.

Alors c'est vrai que aujourd'hui le nombre de véhicules électriques est est faible mais par contre nous dans notre domaine qui est la chaîne logistique du froid, on a une opportunité importante d'aller électrifier au moins la fabrication de froid. Donc qui aujourd'hui est encore 98 % diesel. Michael euh on le voit donc le poste achat d'énergie est devenu stratégique. C'est c'est génial pour toi non ? Alors c'est c'est surtout génial que les dirigeants euh s'intéressent. On a sorti l'énergie de la cave en 2022.

C'est ce qui s'est passé chez vous dans les ETI et et les ETI qui sont au cœur de l'activité économique française, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que elles sont extrêmement engagées dans la décarbonation. Alors, on a réalisé conjointement avec le métiquelle vous avez peut-être participé, une radioscopie un peu du rapport de l'énergie aux ETI et des ETI à l'énergie. Je vais partager en avant-première quelques conclusions et ce qu'on voit c'est que effectivement 91 % des ETI sont déjà engagés dans une démarche de décarbonation.

pour avoir un portefeuille qui couvre tout secteur d'activité et et toute typologie d'entreprise, tous nos clients ne sont pas du tout à ce niveau d'engagement et donc ça reste vraiment à saluer. Les ETI sont particulièrement en avance sur cette démarche de décarbonation. H Isabelle enreg peut-être sur la décarbonation. Alors il y avait juste un un deuxième point qui faisait directement réaction à l'apprentissage de la crise, c'est que un une anti/ 3 en 2022 a absorbé le coût de la crise de l'énergie. C'estàd que une ti/ 3 n'a pas pu répercuter à ses clients le coût de l'énergie.

Et donc c'est le TI qui a joué le rôle d'amortisseur économique dans la chaîne de valeur pour préserver ses marchés, pour préserver ses ses emplois et puis pour préserver son carnet de commande. Xavier, tu as augmenté tes prix ? Parce que les flacons de parfum dans le luxe, il y a beaucoup d'argent dans le luxe. Donc euh ils peuvent payer plus cher. Non. Alors, c'est pas ce que disent mes clients. Ah, faut changer de client. Alors, je Non, je vais les garder. Oui, par contre, on a été accompagné par nos clients dans cette dans cette crise et c'était bien parce que effectivement, on avait pas le choix et donc ils ont joué le jeu clairement.

Isabelle, un commentaire sur cette problématique de décarbonation. Bah décarbonation, nous on a un enjeu en deux piliers, hein. Le premier c'est d'assurer une certaine sécurité énergétique, donc répondre à l'énergie dont vous êtes dépendant majoritairement aujourd'hui. Et effectivement, ce pilier de c'est préparer le système énergétique de demain. Alors, comment est-ce qu'on fait ? Il y a plusieurs enjeux. d'abord nos usines à nous, donc nos raffineries, nos usines, on a des très grandes usines de fabrication de batterie de haute technologie euh euh chez Total Energy en France notamment.

Euh ça veut dire quand on vous remplace une raffinerie qui traite du pétrole brut par une bioraffinerie, bah vous vous abattez 80 % du CO2. Donc en fait une raffinerie comme celle de la MED qu'on a transformé en biraffinerie qui traite les ailes les huiles de McDonald's he par exemple en fait en investissant 350 millions d'euros pour la transformer transformer son process on a abattu 80 % d' 1,2 million de tonnes. Ce qui fait qu'en fait on abat dans une région he fausseurmer l'étant deber et cetera c'est une une des deux régions avec le nord de la France les plus polluées avec le plus d'émissions de CO2.

Donc quand vous faites ça, quand sur les usines de batterie par exemple, vous travaillez sur l'efficacité énergétique, vous réglez mieux, vous électrifier un four, vous électrifiez un boiler, vous électrifiez un certain nombre de vos process en fait vous abattez le CO2. Donc ça c'est la première chose. Et quand vous êtes sur certains systèmes, bah vous êtes sur des systèmes qui sont plus efficaces que ceux qui sont au diesel. Deuxième enjeu, bah c'est de produire pour vous tous l'énergie décarbonée dont vous avez besoin. Donc certains pourront s'électrifier. On a 2 GW de production d'électricité renouvelable en France.

On en a deux encore en projet et on a le projet d'éolien offshore au large de la manche pour 1 GW de plus. Donc la capacité que nous avons à vous accompagner est réelle pour vous produire pour vous fournir de l'électricité. Pour ceux qui ne peuvent pas s'électrifier, puisquil y a des process industriels qui ne sont pas électrifiables, ben on est producteur de biogaz et on est aussi euh euh un producteur euh d'hydrogène pour nos usines et qui peuvent parfois dans un certain nombre d'escosystèmes vous permettre d'en bénéficier.

Et puis bah comme nous le gérons pour nous-mêmes, ben on est capable aussi d'accompagner nos clients dans leur décarbonation avec des contrats, des pipillets euh qui sont des des contrats d'achat d'électricité bas carbone renouvelable ou de biogaz de façon à vous permettre de d'avoir eu un prix sur le long terme, d'avoir cette visibilité qui est nécessaire à l'investissement et à la compétitivité des entreprises, mais aussi de résoudre cette enjeu de décarbonation.

Et quand je vois qu'effectivement on a développé un certain nombre, on a 26000 bornes de recharge, donc 2000 haute puissance sur le territoire français et qu'on a ces enjeux de biocarburant de carburant et alors qu'on a on produit des biocarburants sur le territoire français, on en aura un million de tonnes dans 4 ans. Ce qui veut dire que toutes les poids lourds, tous vos transports lourds, vous pouvez les basculer aussi sans modifier les moteurs du diesel au biodiesel. Ça veut dire aussi que vous avez certains qui peuvent rouler au biogaz. Ça veut dire que vous avez des process industriels que vous pouvez décarboner avec une visibilité de prix de l'énergie.

Enfin voilà, je pense que vous avez un mix disponible en France qui vous permet de avec un certain nombre d'acteurs et on n'est pas les seuls. Donc je pense que la France c'est un peu un message d'espoir. La France a quand même une capacité à se prendre en main sur sa trajectoire pour accompagner ses entreprises et ses citoyens dans cette trajectoire là. Corine, on a vu le prisme français de d'Isabelle. Euh, toi, avec le prisme européen, comment tu vois les choses ? Ah, justement euh c'est très intéressant de voir la manière dont l'Europe essae à la suite des rapports euh Dragy et l'État de lier la décarbonation et la réindustrialisation.

Parce que le sujet de la décarbonation, c'est pas seulement un sujet d'écologie, c'est avant tout un sujet d'économie. Quand on voit la dépendance que nous avons avec ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient dont on ignore totalement, comment ça va se terminer, le temps que ça va durer, les dégâts qui seront causés et donc les conséquences que nous aurons à supporter. J'ouvre juste une parenthèse, j'étais quand même assez suffoqué de voir hier la déclaration de monsieur Byirol.

Je sais pas si vous l'avez vu le président ou le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie disant que la crise était extrêmement grave et qu'elle était plus grave que les crises cumulées pétrolières que nous avions vécu depuis 1973. Donc ça veut dire qu'on s'attend à quelque chose qui va être extrêmement lourd. Donc c'est un sujet économique celui de la décarbonation. Et donc ce qui est intéressant c'est qu'au niveau européen, on en a pris conscience. Tu rappelais tout à l'heure que la situation des différents pays européens est très différente.

Évidemment, il y a des vieux pays charbonniers comme la Pologne et puis il y a des pays qui comme les pays du nord de l'Europe peuvent bénéficier de géothermie ou de conditions hydrogéologiques telles que elles peuvent avoir quasiment 100 % d'énergie renouvelable. C'est pas du tout les mêmes les mêmes situations. Mais la manière dont l'Europe conçoit le la transformation, c'est précisément en donnant des objectifs aux différents pays qui sont pas les mêmes.

Et heureusement parce qu'on peut pas demander à tout le monde de s'aligner, sachant qu'aujourd'hui vous avez quand même plus de 50 % des pays européens qui ont un mix électrique, pas énergétique, un mix électrique euh qui compte plus de 50 % de NR dans ce mix. Donc c'est très certains vont jusqu'à 90 %. Donc moi, je fais pas partie des je suis comme tout le monde inquiète, mais je pense que il y a beaucoup de prise de conscience et surtout il y a beaucoup de volonté de la part des entreprises qui ont parfaitement compris euh que leur intérêt c'était d'aller vers la décarbonation pour des questions de coût et pas seulement pour des considérations d'ordre écologique.

Je trouve ça très important. Oui, je rejoins complètement Corine. Je pense que pour les entreprises comme pour la France en fait, l'intérêt, l'objectif aujourd'hui c'est un décarbonner, de sécuriser l'approvisionnement et 3 rester rentable, rester abordable. Et et pour ça en fait il y a il y a plusieurs solutions. Il y a pas une solution unique. Il y a forcément de la molécule, de l'électron, de l'efficacité, de la sobriété au rythme de chaque entreprise. Et en cela, on voit que les les ETI on sont particulièrement en avance. En tout cas ont déjà exploré de nombreuses solutions. Et un autre point qui est très important, les heures les moins chères, c'est les moins carbonés. Ouais.

C'est le cas en France, c'est le cas dans d'autres pays européens et c'est génial. Ça veut dire qu'aujourd'hui un fournisseur peut accompagner une entreprise pour à la fois construire une trajectoire, une trajectoire prix, une trajectoire décarbonation et puis aussi en simplifiant cet accès à l'énergie permettre aux ETI de se concentrer en fait sur leur sur leur business. Le deuxième point qui est intéressant c'est que il y a aujourd'hui d'autres gisements de valeur qui commencent à être exploités et je suis sûr que parmi parmi l'assemblée ici, parmi vous chef d'entreprise, certains avaient déjà des des batteries et exploiter des ce gisement de valeur, c'est la flexibilité.

Il suffit pas aujourd'hui de signer au bon prix, il faut consommer au bon moment. Et ça c'est assez nouveau. C'est directement lié au fait que ces heures les moins cher sont les moins carbonés. En faisant ça, en consommant au bon moment, on remplit le double enfin on boucle la boucle de la table ronde, c'est décarboné, c'est compétitif. Donc il y a ces solutions de flexibilité qui existent, qui se développent. Vous pouvez les mettre en œuvre directement dans vos entreprises. Il y a pas besoin d'une taille critique énorme, vous l'avez largement. Et donc en cela, je pense que c'est vraiment des solutions pour aller encore plus loin qui vont réellement se développer.

Euh Xavier Damien, un commentaire avant de parler du nucléaire sur les différents propos. Juste dans une verrie, en fait on consomme tout le temps. Toi, il y a pas d'or creuse. Bon, très bien. Alors, le 10 mars dernier, la France a accueilli le sommet mondial de l'énergie nucléaire. On va écouter une petite vidéo de Nicolas Forissier qui est ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. C'est un peu long tout ça euh qui a été une des stars de ce de ce congrès. Donc la vidéo si elle est prête. Mesdames et messieurs, la semaine dernière, vous ne pouvez l'ignorer, s'est tenu à Paris le sommet majeur consacré au nucléaire civil.

Et ce sommet a confirmé une chose simple. Le nucléaire est redevenu un enjeu central de notre avenir énergétique, industriel et stratégique. Et je veux le dire avec force. Nous ne réussirons pas la transition énergétique sans lucidité. Nous ne la réussirons pas avec des slogans ou en opposant le climat, l'industrie et la souveraineté. Nous ne la réussirons qu'avec des solutions concrètes, robustes, durables. Et le nucléaire en fait partie. Pourquoi ? Parce que le nucléaire est l'une des sources d'énergie les plus faiblement émétrices de CO2.

parce qu'il permet de produire une électricité stable, pilotable, décarbonée parce qu'il répond à cette exigence décisive de notre époque décarboné tout en garantissant notre sécurité d'approvisionnement et la compétitivité de nos économies. C'est cela au fond la ligne de la France, une écologie de résultat. Le sommet de la semaine dernière n'a pas été seulement d'ailleurs un moment diplomatique. Il a aussi montré que la relance du nucléaire civil est désormais une réalité industrielle, économique et stratégique. État, industriel, investisseurs, toute la chaîne de valeur est mobilisée pour accélérer, financer et structurer cette dynamique.

Pour la France, c'est une opportunité majeure car notre pays dispose d'un atout unique, la maîtrise complète du cycle nucléaire, de la conception des réacteurs jusqu'au recyclage du combustible. Cette expertise repose sur une filière forte, un tissu industriel dense, des savoir-faires reconnus et j'en suis persuadé, un potentiel considérable à l'export. Je le vérifie à chacun de mes déplacements. La France est l'un des rares pays au monde capable de proposer une solution industrielle complète. Et dans le monde qui est le nôtre, j'en suis convaincu, l'énergie la plus souveraine est celle que l'on est capable de produire, de maîtriser et de porter à l'international. Merci à vous.

Merci d'y participer. Corine, alors à l'époque le nucléaire c'était pas sexy du tout. Maintenant c'est génial. Toi, tu es comment ? Alors, je pense que les raisonnements trop binaires généralement sont pas les bons. Merci Corine. Euh voilà, tu sais c'est pour le 17e siècle tout à l'heure. [rires] Pas oublié hein. Je t'aime Corine. Oui.

Non, ce que je veux dire par là, c'est que la France a la chance effectivement d'avoir un nucléaire historique qui est désormais complètement amorti évidemment dont on essaie de le faire durer le plus longtemps, ce qui me paraîtrait logique avec des prix qui sont effectivement compétitifs et comme ça a été rappelé tout à l'heure, actuellement ça fonctionne plutôt bien. Le le sujet c'est de savoir ce qu'on fait avec le le nouveau nucléaire. Autrement dit, est-ce que l'avenir c'est les SMR ou est-ce que l'avenir c'est les EPR2 ?

C'est-à-dire des très grosses installations euh qui je dirais ne sont pas toujours, je vais employer un mot aimable, le passé nous a appris que c'était pas toujours facile à mettre en place et que ça coûtait généralement un petit peu plus cher que ce qui avait été envisagé au départ. Donc derrière cette question là, il y a une question de prix, une question de coût du kilowh. Le coût du kilwh du renouvelable, surtout maintenant avec le développement de batteries qui sont de moins en moins cher, devient assez compétitif.

Alors ce qui est vrai avec le renouvelable, c'est que nous ne maîtrisons pas la totalité de la Chine puisque malheureusement on a quand même abandonné à la Chine l'essentiel de la production des cellules photovoltaïques, mais ça représente que 15 % de la valeur de l'installation. Les 85 % restantes, nous pouvons nous les maîtriser. Voilà. Donc la question qu'on va devoir se poser, c'est est-ce qu'on peut avoir un nucléaire à un prix convenable ? l'Europe est en train d'examiner nos projets hein de de PR2. Est-ce qu'on va pouvoir installer des SMR dans des délais suffisamment courts avec des règles de sûreté qui tiennent la route et avec un prix qui soit acceptable ?

Donc il faut pas avoir de dogmatisme à mon avis sur le sujet. Il faut regarder les choses de manière euh très claire, très économique et voir quelle est la meilleure solution pour nous. C'est pour ça que je disais que c'était pas binaire à mes yeux. Isabelle, nous du nucléaire, on nen fabrique pas du tout. On n'est pas du tout expert en la matière, mais peut-être que ce qu'il faut se dire, c'est que on a besoin d'électricité. Je vais vous donner juste un exemple. En janvier dernier, la France a été importatrice d'électricité. Donc, on dit qu'on déborde d'électricité, qu'on en exporte. C'est vrai, pas toujours, mais on passe pas les pics.

Donc à un moment donné, il faut être aussi pragmatique et se dire il faut qu'on continue à développer des énergies renouvelables de façon assez volontariste parce que aujourd'hui et ça fait écho aussi avec ce que représente l'Europe, on doit s'appuyer sur nos voisins et on ne peut pas vivre seul dans un monde complètement isolé. Nous ne sommes pas une île de l'énergie, bien que nous ayons quand même un avantage, on vient de le dire, assez compétitif par rapport à nos voisins. Donc je pense qu'il faut qu'on tienne cette ligne et qu'on ne la perde pas de vue.

Il faut qu'on continue à développer notre production d'électricité sur le sol français parce que les interconnexions et l'Europe avec nos voisins est quelque chose de majeur. Mais euh il faut qu'on continue à se dire que si on veut décarboner, on va augmenter la demande d'électricité et que dans ce sens- là, bah on doit continuer à tenir notre trajectoire et ne pas mollir dessus. Michaell, un commentaire sur le N. Oui, mais je je rejoins complètement les propos de Corine. Effectivement, ce ne soyons pas dogmatique. C'est c'est forcément une alliance, c'est forcément une solution qui est qui est hybride de pouvoir décarboner aujourd'hui en étant compétitif.

Je suis tout aussi curieux sur le coût du nouveau nucléaire que l'ensemble des personnes dans la salle qui effectivement sera décisif. On voit aujourd'hui que le système batterie plus renouvelable peut être très intéressant euh mais c'est forcément euh des solutions qui seront hybrides et j'invite enfin représentant de le dirigeant du groupe Pochet parler d'achat à long terme et ça aussi c'est une des clés en fait de la compétitivité. Le pire qui puisse arriver à une ETI comme vous aujourd'hui, c'est de devoir prendre une décision maintenant en fait c'est d'avoir une échéance du contrat au 1er avril. Et ça c'est à proscrire.

Or, on voit et je reviens toujours dans cette étude qui vous sera dévoilée beaucoup plus globalement par le métier NG prochainement. Quand quand la majeure dans les dans les mois qui viennent, je parle sous le contrôle des éminents présidents du métier. Non, ce qu'on voit c'est que la majeure partie des ETI ont aujourd'h 2 à 3 ans en préfixe. C'est bien mais peut mieux faire. Et comment est-ce qu'on peut mieux faire ? C'est-à-dire que il faut être capable d'aller saisir les opportunités de marché dans des offres qui soient hybrides qui permettent à la fois d'aller fixer des blocs au moment où il y a des opportunités de marcher et en même temps de pas se retrouver d'eau mur.

Et donc ça permet petit à petit d'intégrer des pipillets, d'intégrer des batteries dans ces offres qui sont flexibles. Mais il y a un vrai enjeu de de de construire une trajectoire énergétique à tout types d'entreprise et particulièrement au ETI. Parce que le pire qui puisse arriver à une ETI, c'est de se retrouver obligé de signer au moment d'une crise qui on espère la crise actuelle durera le moins longtemps possible. H Dien ? Ben moi, je suis effectivement très favorable au nucléaire dans la mesure où ça permet d'électrifier la plupart des usages. Alors nous, on est plutôt sur l'Aval. Euh les solutions d'électrification il y a 5 ans, ça fourmillait sur toutes sortes de technologies.

Aujourd'hui, [raclement de gorge] ces technologies ont été mûies. Elles sont disponibles sur étagère, que ce soit des des groupes frigo tout électrique avec un pack batterie, avec du complément photovoltaïque sur le toit d'une summerque, avec des essieux générateurs, tout existe. Euh moi, j'ai juste un petit regret. Alors, je vais peut-être faire polémique mais effectivement, on a une surcapacité aujourd'hui installée. Pourquoi est-ce que l'hydrogène a été sacrifié ? Nous, on s'était lancé en y croyant il y a 5 6 ans. On a complètement arrêté notre développement. On était capable de faire des smirmorques totalement [raclement de gorge] à l'hydrogène.

L'hydrogène est un en fait c'est l'électricité stockée. Donc dans les temps creux, pourquoi pas ne fabriquer de l'hydrogène. Mais bon, passons. Donc aujourd'hui, on est plutôt sur des véhicules tout électriques qui euh qui ne demandent qu'à se développer. Et c'est là qu'il faudrait une sorte d'impulsion parce que le coût aujourd'hui est assez élevé mais la massification permettrait d'aller baisser fortement. On voit déjà une baisse du coût des batteries. Mais d'autres composants n'ont pas encore baissé. Donc continuons et incitons tout le monde à passer à l'électrique. Ét présent dans différents pays européens. C'est la même logique, quel que soit le pays.

Ah oui, aujourd'hui tous les pays sont alors certains sont moins équipés que d'autres he mais mais tout le monde a bien compris que l'électrification était la voie de demain et certaines catégories de véhicules aujourd'hui peuvent parfaitement s'équiper d'un d'un groupe frigo électrique, même si le véhicule n'est pas encore complètement électrique. Ça permet déjà d'améliorer le l'empreinte carbone. Xavier, alors peut-être moi [raclement de gorge] je je rajouterai un point sur la le fait que le nucléaire c'est stable comme énergie. Or nous verriez on a besoin d'une énergie stable. Donc c'est la raison pour laquelle on a électrifié un premier four l'année dernière.

Euh énorme investissement pour un groupe comme le nôtre. 40 millions d'euros posés sur la table pour électrifier. Renforcerz aussi le message de ce matin. Vous faites de la décarbonation dans la durée si vous avez un actionnaire qui vous fait confiance dans la durée. Une ETI c'est des ce sont des entreprises au cœur des territoires qui portent le territoire. Moi, je suis le premier employeur de Normandie. Combien de collaborateurs ? 3000 aujourd'hui 2000 2700 en France. Damien combien ? 2200 mais 1000 en Normandie.

Donc on porte le territoire et on a besoin d'actionnaires qui nous nous font confiance aux managers de de l'entreprise dans la durée et et une ETI pour beaucoup d'entre nous sont aussi des actionnaires stables. Je vous l'ai dit tout à l'heure, moi j'ai le même actionnaire depuis 200 ans, la même famille 9e génération. C'est une chance extraordinaire de pouvoir se projeter dans la durée et c'est grâce à ça qu'on a fait ce four et et donc donc il faut avoir conscience de cette chance là qu'on est qu'on est une uti. Et peut-être deux deux points importants. Les entreprises comme comme les nôtres industrielles vont faire face à un vrai sujet notamment de puissance installée dans leur site.

Aujourd'hui, nous on a utilisé la totalité de la puissance installée dans notre site Verrier et donc on a pour passer l'étape d'après, c'estàd le deuxième four qui est prévu en 2033, un vrai une vraie question autour de cette puissance disponible. Sauf que c'est très ingrat parce que installer une deuxième ligne, renforcer notre puissance installée parce que c'est des installations qui ont 50 ans, ça coûte 100 millions d'euros ou et ça rapporte rien. Et là, on disait tout à l'heure, la décarbonation, ça fait économiser de l'argent. Bah, pas tout le temps en fait. Et donc si vous êtes pas dans la durée, ben vous vous arrêtez. Et là, on a vraiment besoin de l'État.

J'ai passé 11 jours en Chine en mars. Je peux vous dire que euh mes concurrents chinois, ils profitent d'un état qui les aide. L'État doit comprendre que il faut accompagner l'ADEM le fait. Les entreprises françaises qui se décarbonent dans la durée et nous, on a besoin de ça parce que sinon les 100 millions d'euros, je suis pas capable de les mettre tout seul. Donc ça c'est un premier sujet. Et ensuite, il y a un deuxième sujet qui fait le lien avec l'Europe. L'année dernière, on a décarboné et vous savez qu'on a des quotas carbone qui diminue année après année. La baisse des quotas carbone en 2026 est supérieure à l'impact total de mon four en 2026.

Donc, je vais voir mon actionnaire en disant "J'ai besoin de 40 millions d'euros pour décarboner." Et la semaine d'après, je lui dis "Il faut que je rachète pour 1,5 million d'euros de côte à carbone parce que sinon je passe pas je passe pas 2026." Et là, on est un peu dans l'absurdie parce que mes concurrents indiens, mes concurrents chinois, ils vivent des produits, ils n'ont pas ces contraintes là. Et on fait le lien clairement avec le le la capacité de l'Europe à décider rapidement. On est en train de discuter avec eux en disant "Arrêtez l'absurdi, ralentissez la baisse de ces côtes à carbone parce que sinon on va pas tenir." Et il va falloir 6 mois pour décider.

H cette décision doit être prise en une semaine. Terminé. Euh pour terminer justement les deux trois pistes de réflexion qu'on pourrait avoir pour travailler pendant 1 an et se retrouver ici le 11 mars 2027. Isabelle de trois pistes de de travail de réflexion concernant ces problématiques énergétiques et de décarbonisation. Bah peut-être que l'Europe au cœur du système parce qu'on parle beaucoup du made in Europe mais faisons-le véritablement. On parle de l'électrification des véhicules. Quand je vois qu'on en produit en France et qu'on en exporte 63 % de ces véhicules électriques à l'étranger. Ça pose question.

Il y a un certain nombre de mécanismes qui existent pour pousser l'électrification, pour soutenir les investissements en la matière. Allons jusqu'au bout et intégrons la chaîne complète de production, d'industrialisation, de distribution euh pour pouvoir justement avoir des chaînes, on va dire peut-être un peu cohérentes. Il y a un deuxième sujet, c'est de se dire que l'Europe a quand même un avantage compétitif. Je vous donne un exemple. Il y a 2 semaines, il y a un industriel qui achète 100 % il achètait 100 % de son polypropylène au Moyen-Orient. Ou et puis ben euh le conflit euh au Moyen-Orient fait que ben il a plus d'approvisionnement aujourd'hui.

Et c'est là qu'on se dit aussi que il y a le prix qu'on paye en Europe avec des entreprises qui respectent un certain nombre de normes, qui ont un certain nombre de trajectoires de taxes et cetera, de salaires, d'environnement social. En fait ce prix-là, il a une valeur il a une valeur de sécurité et au fond de liberté d'entreprendre, de liberté de produire. Donc je pense queil faut peut-être pas le perdre de vue.

puis-être la commande publique parce que finalement quand on voit dans un certain nombre de blocs aux États-Unis par exemple, vous avez une préférence américaine dans la commande publique, ben si vous vous êtes dans la préférence de la commande publique française, ben en fait ça vous permettrait d'avoir d'abord un label parce que ils sont quand même très étonnés hein dans les autres blocs en Chine, aux États-Unis qu'en fait on fasse pas travailler nos entreprises à nous, ça les étonne parce que eux ils sont pas du tout dans ce mindset là.

Donc je pense que ça serait aussi un coup de pouce euh très volontariste si pouvait l'être pour pouvoir pousser aussi nos filières françaises, l'excellence française, l'excellence européenne même si s'il s'agit de cela, mais je pense que ça ferait quand même aussi beaucoup la différence. Oui, quand on voit la la police française qui roule en forde, il y a quand même très peu de Renault chez les policiers américains. Corine, entièrement d'accord avec ce qui vient d'être dit. Je pense que la notion de préférence européenne est vraiment quelque chose qu'il faut pousser, c'est dans les tuyaux. Alors maintenant, combien de temps ça va mettre pour arriver et sortir des tuyaux ?

J'en sais strictement rien. Peut-être aussi mieux utiliser les fonds européens. Je rappelle quand même qu'il y a près de de de mémoire, c'est 35 ou 40 % de la totalité des fonds européens qui doivent aller selon les règles européennes pour la décarbonation et dans ces domaines-là. Donc savoir les utiliser. Nous les Français, on n'est pas toujours très bons pour utiliser les fonds européens. On sait pas toujours faire parce que c'est vrai que c'est compliqué, que c'est long, c'est fastidieux, mais il y a quand même pas mal d'argent euh pas mal d'argent à la clé. Donc je pense que c'est quelque chose que l'on peut développer. Entièrement d'accord sur la commande publique.

Il y a beaucoup à faire sur la commande publique et très franchement que ce soit au niveau français ou au niveau européen, on fait pas ce qu'il faut. Et j'en reviens à ce que disait Michel Barnier tout à l'heure. Je pense perdre cette naïveté qu'on a eu en Europe. Moi, je me souviens comme député européen m'a beaucoup battu parce que je voulais qu'il y a des droits de douane notamment sur les produits chinois euh venant du sur le solaire et l'éolien dans les années 2010 et c'était on était très peu à défendre en fait ce type de ce type de mesures qui sont absolument indispensables. Donc je pense que l'Europe peut peut nous aider.

Et puis juste un petit mot pour terminer, je reviens sur mon propos liminaires. Je pense que d'aller vers l'économie circulaire, c'est vraiment quelque chose de très important. Allez Isabelle, 30 secondes et après les trois autres chacun une minute. Je rebondis sur ce que vient de dire Corine. Euh les Chinois euh et les normes. Nous produisons en France sur base d'huile alimentaire usager des biocarburants aériens durables. L'année dernière, l'Europe a importé 1 million de tonnes de saf chinois. Euh donc personne n'a vérifié qu'ils étaient faits à partir d'huile alimentaire usager. Euh il y a beaucoup de pays autour qui sont des pays à d'huile de palme.

Donc à un moment donné moi je pense pas qu'ils aient modifié leur alimentation he les Chinois ils sont pas passés aux frites. Donc [souffle coupé] il y a un moment je je pense que des contrôles des normes qu'on impose à nos entreprises serait utiles. [grognement] Xavier alors il y a un sujet pour nous industriel c'est la fin de l'arène hein. On a on a basculé en 2026 avec une une énergie qui était en partie aidée par le gouvernement à 42 €. Ça s'est terminé. Donc on a pris une hausse en en 26. Il y a un sujet pour les ETI. Les ETI ils sont pas électrointensifs et quand on discute avec EDF, on n'est pas dans les cases. Donc on a un vrai travail.

On est en cours avec eux de de pour trouver des solutions après 2031. Qu'est-ce qui se passe pour nos pour nos entreprises ? Et donc euh si on se projette dans un an, il faut revenir dans un an avec une solution pour les ETI sur la couverture partielle de l'électricité post 2031. C'est noté. Ouais. Damien. Ben moi, je je me je vais marteler euh un des thèmes favoris des ETI et du mouvement des des ETI, c'est c'est retrouver une souveraineté industrielle. Euh nous 65 % de nos achats sont faits en France, 97 % en Europe et pourtant dans les 3 % qui manquent, on a des composants électroniques qui peuvent bloquer un système de freinage d'une SMRMOR qui qui trapane nos parking.

Donc retrouvons une souveraineté industrielle, c'est extrêmement important. Et puis là, un message plutôt pour l'Europe, soyons pragmatique. On parle beaucoup d'électrification, mais il y a aussi d'autres solutions extrêmement simples. Je pense à l'écocombi. Un camion qui tire deux smirques, il y a qu'un chauffeur. On est en manque de chauffeur. On fait une économie de carbone et évidemment de coût de carburant. Et pourtant, ni la France ni l'Allemagne ne valide ce genre de solution. C'est dommage. On note Michaell. Oui, ben pour conclure brièvement, pour moi, on a le ministre Serge Papin le disait tout à l'heure, on a la capacité et le le pouvoir de produire en France en étant compétitif.

Et bien évidemment, le mix énergétique français, c'est un atout de souveraineté et un atout de différenciant dans le monde économique. Il faut qu'on en profite. Il y a aussi cet enjeu et vous aviez parlé de la la fin de de l'arène, il y a d'autres solutions aujourd'hui et je refais un lien aussi avec l'administration et le fait que attention à l'ajout de normes et à la tendance à la surprotection aussi. On a besoin d'innover, vous innover au quotidien. L'énergie est un monde d'innovation et donc on a aussi des solutions à proposer qui sont innovantes, qui peuvent répondre à des besoins qui sont parfois très petits. On n pas besoin de grandes échelles pour faire de l'innovation sur l'énergie.

Et donc je je rejoins mon propos qui était anticiper, échanger, faites de vos fournisseurs des partenaires, de vos fournisseurs d'énergie aussi. Vous le faites déjà dans votre chaîne de valeur, mais il y a cet enjeu de travailler sur la sur le sur le temps, sur l'énergie pour ne pas se retrouver d'eau au mur. On a tout ce qu'il faut. Euh maintenant, il faut euh il faut qu'on puisse le faire tous ensemble. Bon, vous serez avec nous euh dans un an, le 11 mars 2027, ici pour la 2e édition du Open Cy. Très bien. Alors, on les applaudit chaureusement. Merci à tous les cinq. Merci.

2:50:58
Non speech

[musique]

2:51:03
Alain Marty

Allez, dernière table ronde, la 4e avant le déjeuner. Attractivité des talents. Quels enjeux RH ? Pour en parler, on a aussi un plateau magnifique euh Xavier Bertrand, président de la Réunion de la région de France ancien ministre. On peut applaudir Xavier qui nous rejoint,

2:51:18
Non speech

[applaudissements]

2:51:19
Alain Marty

Pierre Olivier Brial le directeur général de Manutan, Emmanuel Hervé, président de Hervé Thermique et du conseil de surveillance du groupe Hervé, Éric Lamarque le directeur de l'AE Paris Sorbon Business School ainsi que Marie-Pierre Rin qui est député de Leson. Voilà, on s'embrasse, on fait une grosse bise et on prend sa place. Voilà. Alors euh table ronde, on parle d'un constat. Donc là, il y a un beau tableau qui va arriver, le vieillissement de la population. Le graphique qu'on voit en 2022, 21,1 % de la population de l'UE avait plus de 65 ans. Cette population, elle va monter. On va arriver à 453 millions d'habitants en 2030 et avant d'entamer un un déclin pour être dans les 27 à 419.

Donc un 453 419. Ça ça crée beaucoup de problèmes de problématiques notamment de main d'œuvre de collaborateurs. On va demander à Xavier savoir comment il fait pour attirer les talents dans la région de France. Également ces talents qui viennent et qui restent. Mais alors juste avant un tout petit mot personnel. Comment fonction de ton bouquin rien n'est jamais écrit aux éditions Robert Lafond ? Est-ce qu'il marche bien ton dernier livre Xavier ? Écoute, on m'avait dit que en faire 1000 pour un ouvrage politique, c'était bof. En faire 3000 était un succès et on est en train de voguer vers les 7 8000. Alors alors comme quoi rien n'est jamais écrit, hein.

Alors Xavier, donc on parle de cette région de France qui qui est cher à ton cœur, qui est très dynamique également. Attactivité des talents, comment on fait pour qu'il vienne et qui reste ? Tout d'abord, on on se met au service des entreprises. Ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les entrepreneurs. Et l'important, c'est qu'ils puissent trouver notamment les ressources dont ils ont besoin. Il en a été question tout à l'heure, c'est l'énergie, ça peut être des aides notamment à l'investissement, ça peut-être du foncier et surtout le nouvel or, c'est-à-dire la partie RH.

Et à partir du moment où les régions ont la compétence sur la formation, formation des demandeurs d'emploi et pas seulement, on se met résolument à leur disposition. Les Haut-Fance, c'est par exemple la région la batterie vallée, c'est-à-dire les batteries électriques. Il en était question tout à l'heure. Nous avons décidé de mettre en place des outils de formation vraiment exceptionnels, c'est-à-dire en lien avec les constructeurs. Ils sont normalement concurrents et bien là, ils sont complémentaires avec électromob. C'est-à-dire que l'État, France travail, la région, les constructeurs, on va avoir besoin de former 15000 personnes et on a déjà commencé.

Prenez notamment c'est lenti, ceux qui faisaient les les moteurs thermiques font maintenant des batteries électriques. Un demi millier de ces collaborateurs ont été formés avec ces nouveaux dispositifs. Et donc, je remercie les entrepreneurs parce que c'est pas les les politiques encore une fois qui l'ont fait. Le taux de chômage dans la région des Haut-Fance est le plus bas depuis 40 ans. H on est toujours au-dessus de la moyenne nationale. Nous sommes plus la dernière région encore du chemin à parcourir mais on est passé d'un peu plus de 13 % de taux de chômage à maintenant 9 %. Je ne suis pas un magicien.

Le rôle du politique d'un président de région c'est être à la fois un assemblier et aussi un acteur de ces politiques de formation en nous mettant résolument au service. Et et tu l'indiquais aussi sur la question des salariés âgés. On a un taux d'emploi des seigneurs qui est le plus important qu'on a connu. On est à plus de 61 % de taux d'activité des seniors dans la région. Donc Xavier, il faut attirer les talents et après il faut qu'il reste. Les fidélisés, c'est pas très compliqué. Je veux pas paraphraser ce qui a été dit notamment dans un film très populaire. On pleure deux fois quand on vient dans la région.

La première fois parce qu'on y est nommé, la deuxième fois quand on doit repartir. Non, on a réussi quand même à changer l'image de la région. Voilà, 15 ans pour ceux qui aimaient le foot, il y avait une banderole de la honte au stade de France, finale de la coupe de la Ligue. Aujourd'hui, la région des Haut de France est différent. C'est le Louvrelance, un demi million de visiteurs, c'est Sérieal, Festival mondial des séries. C'est maintenant aussi ce que nous faisons avec les batteries électriques. Donc, il y a un changement complet. Je crois beaucoup au soft power.

Et sur la question de les fidéliser, il y a aussi un point qui est très important sur lequel aussi on est acteur, c'est il y a pas d'emploi s'il n'y a pas un toit. Et je suis aussi assez obsessionnel sur la question du logement. Nous n'avons pas cette compétence. On sait pertinemment quelle est la situation du logement dans notre pays. Mais je m'efforce et je m'efforcerai dans les débats qui viennent de pousser le logement comme priorité nationale parce que nous ne ferons pas venir tous les emplois sur le DINER et dans la région si nous n'avons pas de quoi les loger. Xavier et puis le facteur clé de succès quand même de l'attractivité c'est quand même 300 hectares de vigne dans la région.

Oui. Alors, je le dis, 11 % de la production de champagne se fait dans les Haut-Frances dans le sud de l'ine. Champagne de qualité. Je sais pas, j'aurais eu je pensais pas que j'aurais eu l'occasion d'en faire la promotion comme mon livre, mais enfin merci beaucoup. C'est la première région brassicole. Et puis aussi maintenant, nous produisons 3 millions de de bouteilles de vin parce que cela fait maintenant 10 ans que je pousse un certain nombre d'agriculteurs à dire que le réchauffement climatique est en marche et que nous avons résolument besoin de nous placer à ce niveau-là. Je le dis parce que cette question du soft power à la fois pour faire venir et fidéliser est très importante.

Et je le dis, je suis le président d'une région qui est le sud. Si si, je suis le sud de l'Europe du Nord. Hm hm. Et quand je vois non les évolutions touristiques qui sont au jour aujourd'hui, je sais que au-delà de l'industrie, au-delà des services, je compte également sur le tourisme comme ferance, ce qui nous permettra également de rajouter une corde à notre arc économique. Pierre Olivier, euh un mot sur Manutan. Manutan qui est un une belle ETI hein qui était également toi personnel extrêmement investi au sein du métier, des clubs aussi. Tes problématiques de recrutement, est-ce que tu en connais toi aussi ou la terre entière ? Tous les jeunes veulent travailler chez toi ?

Alors donc effectivement nous on est une une ETI, on est 2500 et on fait un peu plus d'un milliard d'euros de chiffres d'affaires. Alors de tous les sujets aujourd'hui auquels on est confronté en tant que dirigeant et je dis pas ça parce que je suis dans cette table ronde, le sujet du recrutement est pour moi celui qui m'empêche de dormir. La question de fond, elle est aujourd'hui est-ce qu'on a les compétences court terme faire face à l'agilité et moyen terme les transformations de l'entreprise. Donc c'est un sujet qui est majeur. Quand on est uneique comme Manutant, on est obligé de l'aborder de façon segmentée.

Euh c'est-à-dire que on a besoin de jeunes diplômés et clairement aujourd'hui pour les jeunes diplômés, on est en dessous du radar. Euh et puis on n'est pas une entreprise qui recrute des centaines de jeunes diplômés, pas forcément une entreprise qui est vue comme un endroit pour faire sa première carte. Et là, on a développé une approche massive utilisant en fait aujourd'hui l'apprentissage et on a radicalement aussi vu la façon de traiter l'apprentissage parce que d'une part, on considère l'apprentissage comme une préembauche. Donc globalement ça veut dire entretien, ça veut dire le même processus que une emboche d'un jeune diplômé.

Et ensuite, on a fait une sorte de bourse aux apprentis parce qu'on avait un phénomène un peu bizarre, c'est que les très bons, s'ils étaient dans un service qui ne recrutent pas, au final trouvait pas d'emploi. Ouais. Ensuite, on a un sujet extrêmement important qui sont les 30 35 ans. C'est pas les 30 35 heures. Non, c'est pas les 30 35 heures, c'est les 30 35 ans. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui, notamment la transformation digitale, l'arrivée de l'IA fait qu'on a besoin de profils qui ont grandi dans une dans un savoir-faire qui allie de façon très intime la technologie et le business. Ce sont des gens qui savent coder.

Ce sont des gens qui sont très business mais qui savent créer des agents et qui ont en fait un rapport au processus, un rapport au lancement d'un service qui est assez différent. Pas forcément des compétences qu'on a en interne. Et là, on a trouvé notre créneau. Ce sont des personnes qui ont aujourd'hui je fait une grande école, qui ont travaillé dans une start-up ou dans un très grand groupe. En fait, ils ont eu le tampon qu'il voulaient avoir et ils sont en recherche d'autres choses, sauf qu'ils nous connaissent pas.

Et là, c'est vraiment une approche aujourd'hui quasiment en bon français de one to one, c'est-à-dire qu'on s'abonne à des newsletters, on utilise notre réseau interne pour les identifier. Moi, j'en rencontre pas mal et on crée parfois même des posts aujourd'hui pour faire rentrer ses compétences. Et ça c'est fondamental parce qu'on voit qu'aujourd'hui dans certains projets qu'on mène sans ces compétences, on arrivera pas à passer à l'échelle où on arrivera tout simplement pas à les mener à bien.

Et après quand on passe sur du 40 45 ans ou un peu plus âgé, là on est dans une autre dynamique sont souvent des gens qui ont eu une carrière dans des grands groupes ou dans des ETI qui sont beaucoup plus clairs dans leur projet personnel et où là ça va être de la chasse. Et donc, on est obligé d'avoir une approche qui est extrêmement segmentée et hyper hyper proactive. C'està-dire que c'est tout aujourd'hui sauf le sujet des RH. Et je pense que ça demande à notre niveau de dirigeant, notamment pour certains profils de s'investir personnellement parce que moi j'ai vu en fait des personnes dans des entreprises où première entretien, ils ont dit maisutant mais qu'est-ce que c'est ?

Et qu'à la fin de l'entretien on dit mais ça correspond à mon projet personnel. Mais aussi parce que en tant que dirigeant, on leur entendu une histoire. Et le dernier mot que je voudrais dire, c'est que dans des postes aujourd'hui euh compliqués comme des postes de product manager ou data sciences, tout dépend de la tête qu'on a réussi à trouver. Moi, j'ai remarqué que si on a recruté le bon leader, alors lui va attirerie ensuite des très très bons. Et donc, c'est fondamental dans certains postes de surtout pas démarrer le recrutement si la personne à la tête est pas extrêmement forte.

Mais dès qu'on a le bon leader, comme on est une entreprise magnifique et que le ETI sont de taille idéale, ça déroule. Euh Emmanuel, toi dans le bâtiment, il y a aucun problème de recrutement. Enfin, trouver des collaborateurs sympas, fidèles, souriants et pas cher, il y en a partout, non ? Euh alors, [raclement de gorge] je vais remettre dans le contexte. Euh moi, au niveau RV thermique, en 2021, nous étions 3000 personnes, nous allons être à peu près 4500 personnes. Donc, ça fait une croissance de 50 % des effectifs. Nous sommes en gros à peu près à 250 personnes de plus par an. Euh et sur 75 départements différents en France. Est-ce que tu es dans les Haut de France ?

Parce que c'est quand même le seul truc intéressant aujourd'hui. Bien sûr, Lance, Valencienne, Lille. Depuis 5 ans, nous avons fait une forte progression. 80 % de croissance organique et 20 % de croissance externe. Euh, j'en profite pour passer un petit message comme nous sommes avec les les patrons des le sommet des ETI et qui a des élus. Euh les ETI sont les meilleurs alliés de tout gouvernement et de tous les élus locaux pour créer des emplois locaux à valeur ajoutée, non délocalisable euh et euh et en plus avec des valeurs, on y attache sociales et sociétales. Un petit message pour tous les pour tous les élus que vous connaissez par cœur.

Donc comme la montre la carte, il y a pénurie de main d'œuvre au niveau européen, au niveau français, au niveau du secteur du bâtiment. Donc je me suis attaché avec mes managers sur quatre axes. Le premier, ça a été dit un instant, sur l'apprentissage. Nous avons 10 % des effectifs en apprentissage ou alternant. Euh c'est top, ça marche, ça cartonne. Euh les deux tiers de ceux qui terminent [grognement] leur apprentissage passent directement en CDI et le tiers restant passe en CDI chez des confrères. C'est très très bien. Et je parle d'alternance et apprentissage à la fois pour les jeunes et pour les adultes en reconversion, hein. Dans les deux cas, ça fonctionne très très bien.

Le deuxème axe, c'est qu'on s'est attaché une organisation managériale qui pousse au recrutement de profil d'un train entrepreneur. H je m'explique, c'est penser à auto-entrepreneur, mais un train entrepreneur repose sur trois éléments clés. Un, des citoyens qui recherchent aujourd'hui à être autonomes dans l'organisation de leur travail. dire qu'ils sont en responsabilité par rapport à leur environnement, les collègues de travail, les clients et les fournisseurs et n'ont pas simplement attendre des instructions matin, midi et soir de leur hiérarchie. Deuxème axe, il va avec il recherchent être responsable responsable de A à Z. Donc c'est l'inverse de lubérisation des tâches.

Avec l'IA qui arrive, il vaut mieux aller dans ce sens-là, c'est notre avis. Euh responsable de A Z de la gestion, ce qui leur permet de compter. Et donc quand on compte, on est responsable, sinon on a tendance à pouvoir être irresponsable. euh et à gérer la relation client. Et quand ils gèrent la relation client, nos techniciens de maintenance, nos responsables de chantiers ont la reconnaissance de leur travail directement par leurs clients et c'est extrêmement valorisant. Le troisème axe qui fait qu'on passe d'auto-entrepreneur à intra-entrepreneur, c'est l'envie de travailler de manière coopérative.

La coopération, c'est la relation avec ses collègues de travail dans une relation de sincérité, de franchise qui amène naturellement à de l'entraide de la solidérité et de la fraternité. Et là, ça enclenche tout simplement une qualité de vie au travail qui est le trè axe. Nous avons fait une certification de qualité de vie au travail avec un organisme qui s'appelle Quid Place to Work. C en 2023. Le président est dans la salle. Enchanté. Nous avons été certifiés et classés dans les 10 entreprises de dimension en France parmi les meilleures entreprises certifiées où il fait bon travailler. Et ce qui est intéressant c'est que c'est pas nous qui le disons, ce sont nos salariés.

Nous avons fait la même démarche en Suisse. Nous sommes implantés en Suisse. Nous avons le même résultat et cette qualité de vig travail enclenche le 4è le 3è axe pardon c'est enfin dans ce 3è axe c'est le fait d'avoir la possibilité de bénéficier de la recommandation des salariés pour pouvoir recruter.

Aujourd'hui, on se rend compte que le bouche à oreille, en tout cas moi, c'est ce que je vois, les 3/4 des personnes qui nous rejoignent se sont renseignés sur l'entreprise et via un contact et des salariés qui rayonnent à l'extérieur par rapport à leur environnement familial, par rapport à l'environnement amical ou professionnel sur leur qualité de vie dans leur travail est un atout phénoménal. Euh le 4e axe et le dernier, c'est qu'on a motivé et sensibilisé et formé nos managers à recruter sur les qualités comportementales prioritairement par rapport au qualités de savoir-faire.

Alors ça paraît peut-être facile à dire mais bon [grognement] euh mais c'est pas intuitif parce que on veut tout de suite quelqu'un d'opérationnel formé et et très performant. et on a depuis des années inversé en demandant à nos managers de prioriser [raclement de gorge] la qualité comportementale des personnes qui recrutent. Ça nécessite d'avoir un une politique de formation ce qui a été évoqué extrêmement importante. Nous avons trois fois les budget légaux de formation puisque nous allons avoir donc intégré des profils qui n'ont pas forcément les compétences immédiates mais avec énormément de formation internes, des plans d'intégration du tutorat de collègues.

Ils vont s'ils sont sincèrfont et surtout curieux. La curiosité c'est l'envie d'apprendre continuellement. euh ils vont être adaptés pour affronter ben l'évolution de notre monde où l'IA et la robotisation euh la durée de vie de nos savoir-faire se rétrécit et donc l'adaptabilité va venir par l'QTC, donc l'apprentissage continue. Voilà nos qu Merci. Merci Emmanuel. Euh Éric, quand on parle de formation, tu arrives, tu diriges l'I Paris. Comment on fait pour former des étudiants qui vont être opérationnels histo qui répondent aux attentes des entreprises ? Bonjour à tous.

[raclement de gorge] Alors, je vous accueille officiel à Sorbon un peu chez moi puisque la semaine prochaine, on aura des étudiants à la place de vous. Très sympa ton appart. Je je je salue les étudiants que vous avez eu l'amabilité d'inviter. Je merci pour eux. Ça leur fait découvrir aussi des discussions qu'on ne tient pas toujours directement dans les dans les amphi. Bah la réponse, elle est je dirais, il y a trois trois niveaux de réponse. Le premier niveau de réponse c'est celui de faire une recherche universitaire parce que tous les grands pays, toutes les grandes universités, toutes les grandes économies ont plus que nous un système de recherche très avancé.

Nous, on est plutôt bien placé, mais c'est via la recherche et via la découverte de nouveaux processus, nouvelles méthodes, nouvelles méthodologies que l'on enseigne après à nos étudiants et qui sont souvent pour notre cas soutenu par des entreprises dans des opérations de messena.

Donc faire de la recherche au service des organisations et sur des problématiques d'organisation puis faire venir les entreprises dans nos institutamment les les IAE et l'AE de Paris en particulier puisque dans les conseils de perfectionnement euh au niveau de nos programmes, les les réunions de pédagogie, les cours, euh bah chez nous, il y a comme on a beaucoup de d'instituts, il y a il y a la moitié des cours qui sont donnés par des professionnels, l'autre moitié étant donné par des académiques. On cherche cet équilibre entre l'académie et les professionnels. un équilibre, pas tout pour le professionnel et pas tout pour la théorie.

Et euh on regarde également évidemment on fait évoluer nos formations. Alors, on a nos formations diplômes nationaux type master, type licence qui sont contrôlés par le ministère qui vérifie tout ça d'ailleurs hein si la recherche est bien ancrée dans le réel et si les professionnels viennent bien aussi intervenir dans nos formations, en particulier au niveau master et on intègre évidemment. Alors nous à l'université on n pas beaucoup de budget donc la com on en fait pas beaucoup mais je vous rassure on fait aussi de l'IA.

On intègre l'IA, on intègre les questions climatiques, on intègre les questions de soutenabilité de façon générale, les questions d'égalité, d'inclusion, enfin tous les tous les dispositifs que l'on a l'habitude de faire. Et je prendrai juste pour pour terminer deux exemples qui sont pas forcément de mon établissement, mais quand je regardais, je dirais la star du moment de l'IA, Yan Lecum, je regardais un petit peu son parcours, il a fait une bonne école d'ingénieur mais c'est pas la meilleure école d'ingénieur sur le papier de France. Donc ça veut dire qu'il y a beaucoup d'établissements qui sont capables de faire ces formations.

Moi si le métier vient me trouver à lieu de Paris, je l'accueillerai bien volontiers et je lui organiserai des rencontres avec les étudiants. Il y a pas de problèm il y a il y a il y a il y a a il y a pas de problème là-dessus. Croissance plus aussi qui vous voulez. Enfin vous vous me contactez, vous me laissez votre carte de visite, moi je vous rappelle. Et euh et l'apprentissage, c'est un système ancré puisque pour combiner tout ça, ben nos étudiants, ils passent la moitié du temps en entreprise, la moitié du temps euh à l'école, donc à l'institut et je précise que l'I de Paris, Institut universitaire est le fondateur du premier CFA dans le domaine universitaire il y a 25 ans.

Donc, on n pas découvert l'apprentissage il y a 3 ans à la faveur ou 3 4 ans à la faveur d'une loi. Nous, on en fait depuis 25 ans. Donc on a je crois une certaine expérience et ce mix entre les deux et bien c'est ça qui fait qu'on considère former des talents en gardant tout à la fin parce qu'on est à la Sorbonne et que la Sorbone me contrôle énormément de vrais examens avec juste [rires] avec juste une quelques écoles peut-être en France qui ont des faux examens. Non bah vous pourrez vous pourrez quelques exemples de trois quoi.

Non je je vais pas c'est pas le sujet du jour mais je peux vous dire que si vous interrogez quelques personnes, il y en a qui ont des diplômes en ne passant que des travaux de groupe. C'est très bien les travaux de groupe, mais nous sait jamais que la moitié de l'évaluation, l'autre moitié c'est être tout seul devant son étude de cas, sa calculette qu'on avait au bac pour faire deux trois additions et un crayon et son cerveau et pas d'IA, pas de montre connecté, pas de téléphone, pas d'ordinateur pour juste savoir ce que les gens au bout de 5 ans d'étude supérieure et 2 ans passés chez nous, ils sont capables de faire sur un cas et de connaître encore à ce moment-là. Voilà.

Donc c'est voilà c'est c'est une façon de détecter les talents. Il est né dans le GERS, il a joué au rugby. Donc c'est le bon sens de chez vous aussi. Ça on en a beaucoup besoin en France. Pensez également concernant l'apprentissage pour Mel Penic qui aurait bien aimé être là qui n'est pas là aujourd'hui mais qui a beaucoup œuvré. Marie Pierre, je suis ravi de te revoir en tout cas. On parle de transparence des salaires, d'égalité hommes-femmes dans les entreprises. Ce sont des sujets que tu maîtrises bien. Quelle est ta vision des choses ?

Et bien d'abord ce que j'entends ici c'est que les entreprises euh qui sont présentes bien évidemment ici mais plus généralement dans le pays en effet connaissent des difficultés de recrutement. Il existe une tension des talents particulières dans notre pays, notamment effectivement en raison des problématiques démographiques. Or, je vous le rappelle, 52 % de la population ce sont des femmes et des jeunes femmes.

Et donc si nos entreprises françaises veulent rester attractives, veulent gagner cette ce combat des talents, et bien il ne faut pas qu'elles oublient cette partie de la population qui attend aujourd'hui une nombre de preuves d'amour, j'ai envie de dire, et pas seulement des mots qui attendent des résultats et notamment en matière d'égalité salariale et de manière générale également matière d'égalité professionnelle. euh et notamment bien sûr sur l'accès à des postes à responsabilité et la manière dont elles peuvent progresser dans les entreprises.

J'étais la semaine dernière dans un autre établissement qui n'était pas la Sorbonne qui était centrale Supélec où j'ai rencontré l'ensemble des jeunes femmes de 2e année. Donc des jeunes femmes qui évidemment ont réussi un concours particulièrement difficile après 2 années voire 3 années de classe préparatoire.

Et ces jeunes filles bien évidemment seront exigeantes sur les propositions qui leur seront faites et elles seront exigeantes bien sûr quant aux responsabilités, aux missions qui leur seront confiées, mais elles seront également exigeantes sur la manière dont on les accueillera dans les entreprises, la place qu'on leur fera et puis bien évidemment les perspectives de carrière qui leur seront proposées Et la guerre des talents, me semble-t-il également pour les entreprises se joue sur ce terrainlà.

Donc c'est vrai que nous avons notamment fait passer un certain nombre de dispositions législatives, je le conçois, qui peuvent paraître contraignante, mais j'ai toujours dit, en tout cas pour ma part lorsque je travaillais sur ces dispositions, qu'il s'agissait de disposition visant à accompagner les entreprises sur justement précisément cette guerre des talents. D'autres pays le font en Europe. Là maintenant, par exemple, sur la question des postes à responsabilité, la France fait dorénavant partie des quatre pays européens avec plus de de 30 % de femmes dans les dans les instances de direction. Et je crois que la guerre des talents se joue également à ce à ce niveau-là.

Donc, gardons en tête que au-delà des enjeux qui peuvent paraître contraignants et je l'entends pour les entreprises, c'est également un facteur d'attractivité. Vous aviez un commentaire peut-être ? Oui, on peut applaudir. Oui, ouis, c'est [applaudissements] la loi. Rxa d'ailleurs, c'est comment au niveau de l'ego d'avoir une loi qui porte son nom là ? Le matin quand tu te réveilles tout ça là, c'est ou tu t'en fous. Le matin quand je me lève, malheureusement comme beaucoup d'entre nous, je vais vider de la vaisselle. Donc ça ça [rires] dégonfle. Bonne remarque.

Xavier, cette transparence des salariales en Europe, l'égalité homme-femme dans les entreprises, quel avis tu as sur ces doubles sujets ? Il est temps de [raclement de gorge] donner un contenu concret à un principe très simple qui date de 1972. C'était hier travail égal salaire égal, il y a encore du boulot. Et votre témoignage est vraiment très intéressant parce que ça montre que on est forcément d'accord avec ce que vous dites mais il faut même regarder. Je sais pas si je vais me rendre très populaire mais il y aurait pas eu non plus la la loi Zimmerman Copé. On aurait pas progressé. On peut dire ce qu'on veut. La parité en politique bah il y aurait pas eu cette loi.

On aurait pas progressé non plus. h et c'est vrai que la société française a besoin parfois d'être bousculé de cette façon. Vous rappelez 52 % sont des sont des femmes et on l'oublie souvent parce qu'il y a l'égalité professionnelle et il y a aussi un peu égalité par rapport à d'autres charges qui sont en dehors du domaine professionnel. Non, le fait que vous ayez fait cette prise de parole est vraiment très importante et je voudrais aussi élargir un point. Il s'avère que je me passionne pour la question du rapport au travail, que j'enseigne d'ailleurs cette discipline parce que et je je l'évoquais à l'instant avec mon voisin, on nétait pas dissipé mais c'était en rebondissant.

Il y a aujourd'hui très clairement la question salariale, c'est vrai. Il y a la question des conditions de travail, c'est vrai. Il y a la question de la considération de mon travail ou la considération qui m'est d surtout ce qui est en très nette progression, c'est mes perspectives d'évolution dans mon travail et dans l'entreprise. Ce que la société française semble incapable de faire aujourd'hui et pour moi ça n'est pas une fatalité. C'estd de permettre d'utiliser à nouveau l'escalier social.

L'entreprise permet de le faire et celles qui permettent de gravir les échelons, de prendre des responsabilités de s'accomplir sont celles qui permettent, Alain le demandait tout à l'heure, de fidéliser. Et ce facteur de progression dans l'entreprise, il est à mon avis la clé de la réussite pour les entreprises au-delà du recrutement. Et la transparence des salaires Xavier en Europe. Oui. Oui, bien sûr. Mais sur sur la Tu parles par rapport à homme-femme ou globalement ? Globalement. Oui, bien sûr. Bien sûr. Mais il faut pas non plus se tromper. Il y a la question salariale et il y a aussi la question extrasalariale qui est importante pour nombreux de salariés.

Il s'avère que j'avais été l'initiateur, le promoteur de ce qui est devenu ensuite la prime de partage de la valeur, la prime Macron. Je crois qu'il y a à la fois le salarial et l'extrasalarial. Intéressement, participation, actionnariat salarié, prime de partage de la valeur sont des initiatives qui sont bien évidemment à continuer à pousser. Pierre Olivier euh au come de Manutant pourcentage de femmes 50 50 50 10 5 hommes 5 femmes. C'est pour ça qu'on l' invité aujourd'hui ? Non c'est pas vrai. C'est quelle est ta résonance un peu égalité femmes de façon générale et puis les les salaires ?

Alors sur la sujet de la moi je suis assez d'accord qu'il faut de temps en temps de la coercition ou parce que sinon ça bouge pas. Après sur le sujet de la transparence salariale moi je suis un peu ambivalent sur le sujet. Bon le premier c'est que c'est un sujet de plus. C'estàd que ce qu'on dit souvent au métier, c'est que individuellement chaque sujet fait du sens mais l'accumulation des sujets fait qu'on détourne parfois l'entreprise de son de son objectif. Et c'est un peu comme les patrons de pays à qui on dit va sur le terrain puis dit ouais mais lundi j'ai un projet avec la com, le mardi avec le marketing et cetera.

Et donc il faut avoir une vue d'ensemble des sujets et s'assurer qu'on empile pas trop les sujets et qu'on donne du temps à leur mise en œuvre. Après sur le sujet lui-même en creusant, on se rend compte que ça challenge les fondamentaux RH de l'entreprise. Hm.

Je pense que nous il y a 4 5 ans chez Manutant, ça aurait été très compliqué mais comme on a mis en place en bon français du job grading, comme on a regardé tous ces sujets d'abord pour des questions d'équité mais aussi des questions d'attractivité, finalement aujourd'hui la mise en œuvre après 4 ans de travail de fond mais qui a pas été fait pour ça au départ qui a vraiment été fait pour justifier à com embauche, expliquer à quelqu'un pourquoi il est payé tel salaire et cetera finalement mais c'est 4 ans de travail.

travail et donc pour des entreprises qui ont pas démarré, c'est long et donc il faut s'assurer que les délais d'exécution des décisions 3 ans, moi je trouve ça pas énorme une décision qui est pris au niveau européen 3 ans pour la mettre en œuvre dans un contexte où on a beaucoup de quotidien. Après, qu'est-ce que ça va donner une fois que ce sera implémenté dans l'entreprise ? Comment les salariés vont la comprendre ? Est-ce que ça va générer beaucoup de discussions à voir ? Et pour finir, ce que je voudrais quand même me dire, c'est que tous ces sujets d'attractivité, le meilleur allié du collaborateur, c'est l'emploi.

Moi, j'ai viens d'une génération où on voulait pas nous sur le marché du travail. Génération François Mitter avait dit "Contre le chômage, on a tout essayé." Il y avait pas d'attractivité, on était à 13 %. Aujourd'hui, quand il y a de l'emploi, quand on a des besoins, les entreprises sont des trésors de créativité, honnêtement, sont moins regardantes aussi. Et donc moi je vois les sujets d'intégration, les sujets d'égalité salariale, c'est parce qu'il y a de l'emploi, parce que les entreprises cherchent des collaborateurs que ça évolue.

Et donc on parle beaucoup de la norme, mais aujourd'hui à 4 % de taux de chômage en France, si on était à 4 %, les sujets d'égalité homme-femme, les sujets de d'accès à l'emploi, les sujets d'ascenseur social ou ça c'est résolu par nature ils se font. Moi quand j'ai démarré, on voulait pas des jeunes. Donc je peux vous dire que les sujets d'attractivité, ils étaient dans l'autre sens. Et donc n'oublions pas avant tout de créer des emplois parce que l'emploi en fait appelle l'adaptation de l'entreprise et donc son amélioration. Emmanuel, même question. Combien pourcentage de femmes au commerce codire de du groupe ? Moi je suis pas à 5050, je viens du secteur du bâtiment historiquement.

Donc on a encore un peu de progrès à faire au niveau de la du nombre de femmes par rapport aux hommes. Euh c'est pas bien entendu le pourcentage mais on doit on doit être à 50 euh 50 % des 50 % donc 25 %. Non mais il s'y emploie et c'est bien. Voilà, ça s'appelle un taux de croissance quoi. Ouis mais il y a une raison sûr et mais je pense qu'il faut scinder les les sujets. Ce que vous avez dit par rapport à au projet de loi. Moi je vois trois niveaux. Le premier euh l'égalité salariale ou l'équité salariale entre les hommes et les femmes. C'est une évidence, enfin ça me paraît tellement évident dans nos entreprises, je pense en tout cas euh c'est pas un sujet.

Il y a c'est c'est une évidence. Le deuxième sujet qui est la transparence, j'ai pas de problème non plus. Euh moi organisation c'est les managers de proximité on des équipes d'une douzaine de personnes. Ils discutent de tout. les salaires sont pas secrets, c'est travaillé tous les ans. Euh donc la transparence ne pose strictement aucun problème. Euh par contre euh de ce que j'en ai vu, de ce qu'on avait essayé de regarder pour la mise en place, une fois qu'on a mis ces deux sujets de côté, c'est l'égalité salariale.

Et là, mon service Pay et RH ont commencé à se creuser un peu les méninges parce que les critères qu'il faut a priori prendre qui sont le diplôme, l'âge, l'ancienneté et cetera ben vont se percuter au pragmatisme, au bon sens et à la gestion quotidien managériale de nos équipes. Euh là, alors le détail se cache euh le le diable se cache dans le détail, mais euh il faut avoir les modalités d'application, le danger peut-être de vouloir mettre les personnes dans des cases, tu as tel âge, telle fonction, tel diplôme et cetera. Ah, tu devrais être à tel niveau de salaire. Et là, ça n'a rien à voir avec l'égalité homme-femme, hein. Je parle de des salaires en général.

Alors que ce qui est important pour un manager, bien sûr qu'il y a ses paramètres, mais au bout de 5 ans, 10 ans, le diplôme c'est plus un sujet comme l' dit le président des Haut de France, les évolutions internes, moi j'ai de tiers des managers, c'est que de l'évolution interne. On essaie de favoriser euh des personnes qui étaient techniciens de ma sens, assistant, assistantes de gestion, responsable chantier qui passent dans des rôles manag parce qu'ils ont la motivation.

Donc la motivation, l'implication, l'entraide, ça ne se mesure pas que dans des cases et il faut laisser une partie très souple à nos managers pour pouvoir gérer en transparence avec égalité entre mes femmes bien évidemment ce sujet des des rémunérations pour éviter d'avoir trop de contraintes qui viennent un peu de ce qu'on voit d'ailleurs un peu dans l'administration ou dans l'administration en gros en fonction de la caricature en fonction de l'ancienneté et cetera Et ça aboutit justement à l'inverse du de ce qui est recherché, c'est la démotivation et et absolument pas la motivation au niveau managérial des des équipes.

Marie-Pierre, quand tu entends les témoignages de ces deux dirigeants de TI également du président de la région Haut de France, est-ce que tu es rassuré ? Est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que tu te dis chouette vivement demain ? Oui, bien sûr que je suis rassurée parce que je vois des des à la fois des élus et des chefs d'entreprise qui sont allan sur le sujet et d'ailleurs je ne je ne doute pas euh de leur de leur euh de leur conviction. Ce que je souhaiterais peut-être apporter comme éclairage. D'abord, premier point, c'est qu'il y a la dernière étude de la PEC que vous avez peut-être vu 2025 qui enfin sur les chiffres 2025 qui vient d'être publié il y a un mois à peu près.

On est sur 16 % d'inégalité salariale cette année euh qui est absolument les mêmes différences d'inégalité salariale depuis 2018 parmi les cadres chez les cadres entre les femmes et les hommes. Ayez-le en tête. Le deuxième point, c'est que en Grande-Bretagne, il y a eu effectivement cette disposition de transparence des rémunérations qui a été mise en place entre 2018 et 2020 et cela a permis notamment de réduire de 18 % les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Donc 2è point.

3e point, il a été évalué euh par l'Union européenne euh que cette la mise en place de cette directive rapporterait à l'échelle de l'Union européenne 18 milliards d'euros avec en effet 108 millions de frais de mise en place de réflexion et cetera. Donc c'est vrai que ça représente à la fois en terme d'énergie, de temps de de de travail aussi bien sûr pour les RH à l'échelle des entreprises mais infiné.

Ayez en tête que ça rapporte à la fois en terme de productivité, d'attractivité parce que l'égalité salariale, c'est évidemment un facteur qui permet aux femmes parmi d'autres éléments et bien de d'investir davantage le marché du travail et bien sûr cela cela rejoint la la problématique qu'on évoquait précédemment. Et enfin pour rejoindre répondre à ce que vous disiez à l'instant, oui, je mesure les difficultés euh que cette direct la transposition de cette directive va être pour les entreprises. Ayons en tête qu'il y a c sep indicateurs, six d'entre eux sont dans la dans le DSN. Donc en fait, j'ai envie de dire ce sera assez facilement mis en place pour les entreprises.

Il y a un 7e indicateur qui en effet peut être plus problématique. Il sera très probablement l'objet de discussion au Parlement dans le cadre du de la discussion du projet de loi et bien sûr en tant que parlementaire nous sommes à la à l'écoute des entreprises pour faire en sorte que cette cette mise en place de ce 7e critère soit le plus simple possible. Éric, le pourcentage de diplômés et à eux entre femme homme c'est à combien ? Alors, on suit ça de très près. Ça fait partie des critères d'évaluation. Donc, je vous confirme. Comité direction 5050, donc moitié moitié, conseil d'administration 5050. Euh, on est à un petit peu plus d'étudiants te euh 53 % d'étudiantes, 47 %.

Euh et dans mes salariés, au total 65 % de femmes et 35 % d'hommes. Donc, donc voilà. Donc je veux dire, je veux dire voilà l'université il faut pas la prendre. Oui, on voit beaucoup hein des manifes, des machins et cetera. Il y a des instituts, pas que le mien où on fait un travail, je dirais assez normal et on fait en sorte de d'être piloté un peu de façon identique. On a une grosse PME à l'intérieur de très grosse université et on s'applique puisqu'on est en management en gestion des principes assez assez équivalents.

Mais je constate l'inégalité salariale à la sortie effectivement on a c'est cet indicateur là sur lequel on est entre guillemets en tant que université ou institut pas très bien évalué. Donc 10 % d'écart au démarrage. 10 % d'écart 10 % d'écart au démarrage. Donc on le contrôle ça he clairement. Et ça effectivement c'est problématique. Donc des réflexions sur des éléments de négociation plus des cours spécifiques ou des ou des des voilà d'un travail spécifique fait avec nos diplômés.

On fait beaucoup appel aussi en transition d'anciens pour queon puisse discuter avec eux sur la façon d'entrer sur le marché et de ne pas partir déjà avec ce décalage au départ parce que le décalage il est créé dès le départ. C'est un constat que je fais moi mais que l'on fait dans beaucoup d'instituts eux. Emmanuel Pierre Olivier pour préparer la la deuxème édition du Open Tommit, ça sera le 11 mars 2027. Euh deux trois pistes peut-être de réflexion de travail pour qu'on arrive avec des résultats concrets dans dans un an et pas rediscuter pour rediscuter. Euh Emmanuel euh je pense on sera dans juste avant l'élection présidentielle je pense. C'est le hasard. Oui oui oui.

Euh je pense que euh les les nos gouvernants et les administrations devrait ce que je disais tout à l'heure beaucoup plus écouter venir voir comment nous fonctionnons dans les OTI notamment familiales. Il y a une ambiance sociale extrêmement positive et je pense qu'on a besoin d'un pacte de confiance vis-à-vis des entreprises en relation avec les administrations pour avoir un cadre réglementaire qui est indispensable mais à l'intérieur nous faire confiance. On sait on sait faire des tas d'activités. J'entendais parler du logement, on peut agir sur le logement. on peut aider nos salariés à se loger. Enfin, il y a des tas d'actions sur la mobilité électrique.

On peut faire des tas de choses euh si on est dans une vraiment une relation de confiance qui permet d'avoir des incitations positives plutôt que assez régulièrement dans un monde d'A euh trop de de charges qui viennent se mettre sur le travail en tant que Pierre Olivier. Bah moi ce que j'aimerais bien dans un an, c'est qu'on on raconte un peu les belles histoires qu'on a dans nos ETI parce que par exemple sur le sujet de l'immigration, l'ascenseur social que représente les ETI, nous on est des entreprises où on privilégie la compétence, on est des vrais endroits où les gens se développent et cette image là est jamais donnée.

Par exemple, l'image de l'apprentissage, ça a été vu sous langue économique, mais aujourd'hui euh l'apprentissage, c'est un facteur d'intégration et le sujet de la société française, c'est laassignation résidence. Et donc je pense qu'on devrait expliquer comment nos entreprises sont justement dans les territoires, celles qui font qu'on peut échapper à son assignation initiale et je pense qu'il faudrait qu'on invite beaucoup de médias l'an prochain et qu'on ait une vraie communication autour de ça. C'est fondamental et c'est fondamentalement ce qu'on est et c'est pour ça qu'on est aussi important dans l'économie française.

On cite beaucoup de chiffres mais on est des entreprises qui font en sorte que quelqu'un peut démarrer dans un entrepôt finir à la direction. Euh, on oublie les diplômes. Moi, je suis incapable de vous dire les diplômes des principales personnes qui sont autour de nous. Euh ce sont des entreprises où euh je dirais on est sur du long terme, donc on donne le on donne le temps, on amortit les crises souvent et donc je voudrais que l'an prochain, il y ait une vraie table ronde autour des vraies histoires et avec des journalistes qui ressortent et qui disent "Mais en fait, c'est quand même chouette les entreprises et c'est pas ce dont on vous parle au quotidien." Hm.

Vousaviez euh pour conclure euh je aura un nouveau président, hein. [applaudissements] J'étais tenté de faire consensuel en conclusion et je vais peut-être pas l'être tant que ça. Non non parce que je trouve qu'on est on est tous d'accord. [raclement de gorge] Je voudrais dire deux trois choses. La première, c'est que les dans les entreprises aujourd'hui, on fait plus société que dans la société française. Ouais. et les entreprises savaient exactement ce qu'elles doit faire pour recruter, fidéliser et pour pouvoir vraiment motiver, mobiliser leurs talents.

Il y a eu différentes lois, je l'ai dit moi-même tout à l'heure, il faut maintenant faire très attention parce que bien souvent on est à un point de rupture. Les entreprises savent pertinemment que quand on aura passé la légère remontée du chômage, on aura souvent, ce sont les jeunes, les nouveaux talents qui auront peut-être plus le choix que les entreprises. qu'elles savent ce qu'elles ont à faire. Et il faut qu'on fasse très attention au niveau européen. Je suis profondément européen.

H je suis heureux la semaine dernière encore que l'île ait obtenu l'agence européenne et douane et je n'hésite pas à dire merci l'Europe mais que l'Europe ne devienne pas le continent de la norme de la régulation et des contraintes. Pourquoi ? parce que nous savons pertinemment que tout est affaire d'attractivité et que sur en Asie, aux États-Unis, ils attendent que nous contraignions en permanence pour pouvoir en profiter. Il faut qu'on fasse très attention quand un équilibre est trouvé. Il ne faut pas aller trop loin dans la contrainte et dans la norme. L'autre aspect, c'est encore une fois l'agilité.

Vous savez être agile mais Penico que tu citais tout à l'heure, c'est ce que je cherchais à l'instant m'avait dit que un diplôme d'enseignement supérieur, voilà 30 ans, avait une durée de validité de 30 ans. Ouais. Aujourd'hui, c'est 3 ans et ça ne cessera de se réduire. Et ce que j'essaie de faire aussi dans dans la région, vous le faites également, c'est encore une fois en mettant en place un écosystème favorable aux entreprises, c'est de prendre le virage de l'IA. Moi, je ne suis pas IAB mais honnêtement on n'est pas au Moyen-Âge. Ça ne sert à rien de se réfugier dans le donjon, de relever le pont lev, préparer l'huile bouillante. Il faut faire avec.

Et dans le domaine de la RH, dans le domaine des usages, c'est clairement ce que nous voulons faire. Le tu parlais aussi d'un sommet. Le 12 juin prochain à Lille, il y aura un sommet international. Il y a eu le sommet de Paris, il y aura un sommet international pour justement aller vers les usages et qui sera très centré business et entreprises pour savoir aussi comment des acteurs comme nous, nous pouvons mettre à disposition les infrastructures, les nouveaux data centers mais aussi les usages de l'IA parce qu'en terme de RH et pour les entreprises, ça sera aussi l'une des clés de la réussite et notamment pour nous les Européens et les Français.

3:31:53
Non speech

[musique]

3:31:54
Alain Marty

On va enchaîner avec la table ronde qui est sur l'industrie et pour cette table ronde consacrée à l'industrie européenne, j'accueille tout de suite Natacha Poloni, directrice de la revue l'audace, la nouvelle revue trimestrielle qui défend le redressement de l'économie française par la production. Bonjour et bienvenue. Philippe Lolani, directeur général du groupement d'intérêt économique carte bancaire qui va nous raconter tout ce qui se passe autour de ce GIE. Philippe Mutin, directeur général du Crédit Mutuel Factoring et de Factor France, pionné de la facturage.

Ellisabeth Dué qui est directrice générale de Tuan, une entreprise qui crée, qui fabrique et qui distribue des dispositifs médicaux. Elle nous va nous raconter comment ça se passe de ce côté-là. et Johanna Cunica qui est chef de projet chez TLCEU Steel Equipments, une entreprise suolonaise. La Pologne est en force aujourd'hui, j'aime bien ça, qui conçoit des systèmes de passerelle en assiette pour l'industrie et aussi des systèmes de sécurité pour les chantiers mobiles. Alors, avant de vous laisser parler, euh vous donner la parole, quelques éléments sur l'industrie. Évidemment, ça reste le socle de la puissance économique européenne.

C'est 20 % du PIB de l'Union européenne, même si on a perdu ici ou là. Évidemment, la France, on est mal placé pour faire Cocorico. Cette fois-ci, l'industrie génère plus de 83 % des exportations européennes. C'est près de 35 millions d'emplois en Europe qui dépendent directement ou indirectement de l'industrie. Donc c'est énorme. Alors, côté ETI, on compte 1000 à 2000 ETI industriel d'après les chiffres de Ber et globalement 35 % des salariés des ETI travaillent dans l'industrie selon les données de l'INC. Euh les ETI sont notamment surreprésentés dans l'industrie manufacturière. Donc on voit que les ETI comptent pour euh l'industrie.

Elles pourraient évidemment euh davantage compter euh puisqu'elles sont quand même essentielles pour tout ce tissu économique et industriel. Forcément, il y a un contexte et que je disais de réindustrialisation. En tout cas, il y a eu de la désindustrialisation. Il y a il y a besoin de remonter la pente. Il y a des transitions technologiques. On a parlé de l'A juste à l'instant, des tensions géopolitiques. Alors, une question centrale, c'est comment les ETI européennes peuvent-elles rester dans la course ? Rester compétitives, innovantes, souveraines aussi puisque les différentes guerres et conflits nous ont amené à à nous poser la question de la souveraineté.

Et je propose tout de suite de commencer avec vous Natacha Poloni parce que vous êtes quand même vraiment l'étendard pour la production française avec votre revue euh on voit qu'and on parle de réindustrialisation, il y a des résultats plus ou moins forts. On a cru que c'était reparti puis on voit qu'il y a des petits signaux encore d'alerte. C'est quoi les grands défis structurels pour réussir une industrie une réindustrialisation européenne ? Merci beaucoup. Merci à tous pour cette invitation sur un sujet qui est absolument vital pour la France et pour l'Europe.

Vous avez sans doute suivi les déclarations de Donald Trump parce que nous savons tous désormais que ça a un impact sur le tissu économique européen et que l'Europe sera sans doute la grande perdante de cette guerre, ne serait-ce que parce que déjà avant nous avions un coût de l'énergie qui était largement supérieur à celui de la Chine ou des États-Unis, mais que là en plus nous allons être directement en première ligne dans la rupture des chaînes d'approvisionnement. Donc il est temps de se poser la question de savoir comment nous réagissons à cela.

Je dis il est temps parce que nous avons tous vécu sans doute un peu comme un traumatisme la scène de l'an dernier sou la Vanderleyenne en Écosse négociant plutôt peut-on appeler ça une négociation avec Donald Trump des droits de douane et en fait acceptant le dictate des États-Unis et nous avons entendu comme à peu près tous les deux mois depuis quelques années ces mots il faut sortir de la naïveté. Il faut en finir avec la naïveté. Il serait temps mais surtout au-delà de ce slogan, il est temps d'analyser véritablement la situation. Les chiffres que vous avez montrés donnent l'état des lieux de l'importance de l'industrie en Europe. Mais il faut aussi regarder et bien l'évolution.

Et l'évolution, elle n'est pas favorable. C'est-à-dire que si on prend la production industrielle en 2024 en Union européenne, elle a baissé de 2,3 % et c'est 3 % dans la zone euro. Si je prends les biens d'équipement, c'est - 6,3 % en Union européenne, c'est - 8,1 % sur la zone euro. C'està-dire que la zone euro est moins performante que l'Union européenne globalement. Ça nécessite de se poser une question quand on a des puissances impériales qui jouent avec leur monnaie. C'est un des sujets absolument fondamentaux. Mais il faut aussi aller au-delà. Ça fait déjà plusieurs années et en fait depuis la crise de 2008 que l'Union européenne, la zone euro sont des zones de faible croissance.

Il y a une faiblesse systémique de l'Europe, mais elle n'est pas équivalente sur tous les territoires et il faut aller regarder dans le dur pour comprendre exactement ce qui se passe. Quand on dit que la production industrielle entre 2000 et 2024 a augmenté de en moyenne de 0,6 % par an, en fait, on a l'exemple de l'Irlande + 5,6 % par an et on a l'Italie - 1,1, le Portugal - 0,9 et rappelons que la France est le pays le plus désindustrialisé d'Europe avec la Grèce. La balance commerciale, c'est à peu près le même problème. Je passe sur l'année 2022 qui montre là aussi la fragilité de l'Europe en matière d'énergie. Déficit habissal cette année-là, 434 milliards d'euros.

La l'Europe est en fait exposée non seulement à la demande mondiale mais sensible au prix de l'énergie. Très sensible. En fait, nous n'avons pas préparé un monde dans lequel il y a des tensions, un monde qui est celui d'aujourd'hui, c'est-à-dire celui d'une guerre pour les matières premières. Puisque c'est bien cela qu'il se passe. Quand on analyse la politique de Donald Trump, le cœur de sa stratégie est entièrement centré sur l'appropriation des matières premières critiques et des goulots d'étranglement dans le commerce mondial. Et la Chine est en train évidemment d'essayer de jouer sur les avantages qui sont les siens, notamment en matière de microprocesseur.

J'ajoute à ce tableau une dernière alerte qui dev doit être prise largement au sérieux. Au mois de février 2026, au sommet de l'industrie européenne, Jim Racliff, le président d'INEOS a alerté. Il a expliqué que depuis février 2024, 101 sites industriel de chimie ont fermé. Ça ça équivaut à 25 millions de tonnes de capacité de produits chimiques qui ont quitté l'Europe. 75000 personnes et expliquait-il, remplacer ces usines coûterait 70 milliards. Le Financial Time au même moment expliquait annonçait une baisse de 80 % des investissements dans la chimie en 2025 dans l'Union européenne.

Faut-il le rappeler et vous le savez tous quand il n'y a plus de chimie, il n'y a plus d'industrie automobile, il n'y a plus d'industrie pharmaceutique, il n'y a plus d'industrie de défense. Donc c'est l'ensemble des chaînes qui risquent de s'effondrer. Est-ce que nous agissons face à cela ? Premier point, je voudrais rappeler une chose. J'ai dit que la France était dans une position un petit peu particulière puisque nous sommes en fait ceux qui allont quasiment le plus mal et il va falloir essayer de comprendre pourquoi. Il y a des choses qui relèvent totalement de notre responsabilité, des choix de nos élites.

une idéologie qui a cru que l'industrie tout cela c'était c'était des vieilles et que finalement nous allions faire la la société de la connaissance, une société de service et que l'industrie nous allions laisser ça aux ateliers du monde. Il y a notre choix en matière de modèle social mais il y a d'autres choses à explorer qui peuvent nous permettre de regarder en face comment améliorer la situation européenne. Je vais vous citer un exemple qui est à mon avis assez frappant. En 2022, si on prend la balance commerciale des Pays-Bas, vis-à-vis de la Chine, les Pays-Bas avaient 120 milliards d'euros de déficit commercial.

Mais vis-à-vis du reste de l'Union européenne, les Pays-Bas avaient un excédent commercial de 326 milliards. On appelle ça l'effet Rotterdam. Ça porte un nom, mais on pourrait l'appeler aussi l'effet enverse parce que la Belgique est à peu près dans la même situation. C'est-à-dire qu'on a une entrée de produits chinois en Europe qui ensuite sont déversés. Le traité de fonctionnement de l'Union européenne donne 25 % des droits de douanes au premier pays d'entrée et c'est donc un modèle économique. Donc si nous voulons réindustrialiser l'Europe, il va falloir regarder les différences de modèles.

Ça ne veut pas dire se faire la guerre, au contraire, ça veut dire partir des intérêts des uns et des autres et essayer rationnellement de comprendre comment nous pouvons rendre à l'Europe son projet. Je rappelle qu'en 1957, le projet européen était fondé sur la préférence communautaire. On libéralisait tous les échanges, on s'échange les excédents que nous avions les uns et les autres pour nous enrichir mutuellement, mais dans un marché qui évidemment protégeait ses savoir-fairs, ses compétences, ses industries. Il va falloir petit à petit retourner à cela. Ce sera la suite de la discussion. Oui, on va y revenir sur la préférence européenne en quelque sorte, mais merci beaucoup.

3:41:48
Non speech

[applaudissements]

3:41:49
Alain Marty

Merci pour ce tableau qui est un peu noir he gris parfois mais quand même voilà mais en tout cas il y a des alerte on sait que c'est un temps long. Vous avez parlé de l'investissement et je me tourne vers vous Philippe MIN pour parler justement d'investissement côté crédit mutuel. Vous êtes bien placé. Euh est-ce que comment ça se passe ? Est-ce qu'il y a du financement pour les entreprises ? Parce que c'est un peu le nerf de la guerre he si oninvestisse pas on développe pas et on perd encore indéfiniment. Quel est le tableau de ce côté-là ? Alors effectivement il y a pas de croissance sans sans financement. C'est évident. Je suis ravi d'être là.

On adore les ETI comme tous les gens qui sont passés ici parce qu'on sait ce que vous produisez et puis nous on est très intime avec vous dans notre métier de du factoring puisque on connaît toute votre chaîne de valeur, les fournisseurs, les clients, les processus. Donc on est très très proche et on connaît les miracles ou les miracles oui de d'ingéniosité que vous vous déployez pour pour être dans la résilience. Je vais présenter très rapidement CR Mutuel Factoring et Factor France.

Donc deux établissements de factoring, on achète chaque année à peu près 100 milliards de créances, donc c'est très massif et on a une société en Allemagne qui en fait 80, donc ça fait pratiquement 200 milliards. Donc ça nous permet quand même d'avoir un point de vue sur ce qui se passe dans l'économie qui est instantané puisque nous on achète du chiffre d'affaires. Notre bilan, il tourne tous les 60 jours et donc on va dire que les phénomènes d'inflation, de croissance, les délais de paiement et tout ce qui finalement fait votre trésorerie, ben on les voit immédiatement. D'ailleurs là de depuis évidemment une semaine voire 15 jours, on voit une pointe d'inflation, ça surprendra personne.

Oui. Donc ça veut dire aussi que on vous connaît bien et euh d'une façon générale, soit vous êtes je m'adresse au CEO et CFO qui sont dans cette place, soit vous êtes notre client, soit vous êtes un débiteur parce qu'on a acheté des créances que vous devez payer. Donc c'est pas une menace. On est d'ailleurs plutôt satisfait de ce que vous faites au niveau des ETI parce que quand on regarde les délais de paiement, c'est vraiment une frange de la de l'économie qui est plutôt vertueuse. Vous payez très correctement vos fournisseurs. Je voulais le saluer. Je viens de le saluer. Voilà.

Donc euh juste avant de de répondre plus massivement à ce qu'est le financement en France aujourd'hui pour les pour les entreprises, je vais quand même passer juste un message parce que j'ai des personnes à mes côtés qui ont une faconde extraordinaire. Je suis pas sûr de retrouver le micro après. Donc euh Oui, mais après euh Oui, je voudrais vous dire je voudrais vous dire en fait le message que je voudrais passer que le factoring c'est chic et c'est tendance. Ce que je veux dire par là, c'est que c'est quand même bien de l'avoir dans son dressing parce que on peut le sortir quelle que soit la météo économique.

Ça sert à amortir les chocs de croissance très fort qui tirent le BFR, d'inflation dont on a parlé, les cycles bas dans certains domaines dont on parlera tout à l'heure. Bon, c'est quand même un phénomène de stabilisation et de sécurisation de de la trésorie qui est extraordinaire. les ETI industriels dans les alors les 200 milliards que je citais qui nous concernent nous il faut les lire à la hauteur du marché européen. C'est à peu près 2300 milliards de créances qui sont achetées chaque année en un facturage. Donc c'est assez massif et qui donne donc à peu près 300 milliards de trésoreries pour les entreprises euh européennes et 40 % de ces en cours, c'est l'industrie.

C'est pas évidemment anecdotique, c'est normal d'ailleurs puisque c'est chez vous en industrie que on a beaucoup de de pression sur le BFR. Il y a le stock, il y a évidemment le cycle de production et donc c'est pour ça qu'on intervient beaucoup dans l'industrie. Alors le financement alors sur le financement parce que il y a des gros projets he de Giga Factory, data center DIIA. Comment ça se passe et qu'est-ce qui est disponible pour les ETI industriel ? qu'on peut dire.

Alors moi je suis moins spécialiste évidemment de du hautre bilan mais on accompagne tous ces mouvements là et puis je note qu'on a pas parlé jusqu'à présent du financement ni dans les ni dans les panels ni dans les remarques qui ont été faites. J'en conclus que le financement en France et en Europe fonctionne plutôt bien quand on regarde quand on est du côté banque en fait. D'ailleurs, c'est ce qui ressort dans les différentes études. Les besoins des industriels et des entreprises en général sont plutôt bien couvert avec un un mode de financement qui est devenu hybride notamment pour les les ETI.

vous avez réussi en quelques années à changer d'un financement purban bancaire à quelque chose de plus hybride avec des de l'oblig de l'obligataire et puis dans certains cas de la dette privée. Donc évidemment, si on regarde un cadran magique façon BCG et qu'on regarde le corner de l'automobile oui purement domestique, bah là on va avoir des grosses difficultés évidemment pour pour se faire financer. C'est c'est évident que le modèle est très très compliqué aujourd'hui, donc ça crée beaucoup de problèmes. Mais après, ben il y a d'autres domaines qui sont très vertueux, l'aéronautique en particulier, les services qui vont très bien.

Voilà, donc c'est c'est ça dépend un petit peu mais globalement je dirais que d'une façon générale, le marché semble assez bien servi par les banques aujourd'hui et par le système obligataire. Donc il y a pas de il y a pas d'impasse. Voilà. et et même sur les les questions critiques parce que Natacha Poloni le disait hein, il y a il y a des il y a des endroits où c'est important he aéronautique, défense. Là en ce moment, on est en plein dans les conflits. Est-ce que là-dessus on on est bon aussi en terme d'investissement et de financement sur l'aéronautique ? Nous l'on côtoie très bien ce domaine là. On a des accords avec le Gifas.

On essaie d'accompagner justement cette montée en puissance très forte. Là, on a typiquement un segment qui est très complexe à traiter puisque ça génère le le rang peuple est très fort hein pour servir l'industrie de défense et et l'aéronautique civile d'ailleurs. Et donc, on essaie de mettre en place des mécanismes mais pour soulager la trésorerie parce qu'en fait c'est le BFR qui tire. L'investissement, il semble assez bien maîtriser. Il y a des accords avec les grands donneurs d'ordre qui permettent quand même de de payer les chaînes de production. Donc c'est vraiment le BFR et c'est là aussi que la facturage prend tout son sens.

Bon ben, on va voir sur le terrain comment ça se passe avec Ellisabeth du côté. Merci beaucoup en tout cas pour cette approche macro, on va dire. Ellisabeth, vous êtes à la tête d'une ETI industrielle implantée en Europe. Compétitivité en Europe, comment ça se passe ? Comment on on peut être on a entendu beaucoup de choses he déjà depuis ce matin que c'était pas facile, qu'on avait beaucoup de charges, que c'était compliqué de se faire financer à certains endroits. Comment on reste compétitif ?

Alors, moi d'abord, j'ai envie peut-être de reprendre le mot industrie, de se dire qu'est-ce que c'est avec l'industrie et de le dire sous mon propre regard, c'est-à-dire celui euh du quotidien, celui d'une expérience concrète qui euh aujourd'hui pour nous, Tuan, qui sommes implantés maintenant dans toute l'Europe et même un peu dans le monde, mais qui est une qui est une expérience avec 10 sites en Europe différents, nos sites d'origine qui sont à Saint-Étienne dans la Loire. Saint-Étienne.

Euh c'est un tableau en soi- seul parce que c'est un un lieu qui a subi toutes les euh différentes étapes de désinstruisation majeur les unes après les autres, que ce soit de bien sûr minière, ensuite les armes, ensuite le textile et cetera. Et donc dans un contexte qui est très très éprouvé et très avec des épreuves extrêmement marquantes. Qu'est-ce que c'est que l'industrie ? Bien l'industrie, c'est un groupe de de techniciens qui sont des des gens qui ont donc une formation de de grande qualité avec des ingénieurs qui se disent en face d'un patient, nous nous sommes dans la santé, nous avons donc des dispositifs médicaux, donc en face de nous, qu'est-ce qu'on a ?

Nous un patient et qu'est-ce qu'on va faire ? on va essayer d'apporter à ce patient un dispositif qui va lui permettre d'avoir une vie meilleure et de le traiter. Et donc ça veut dire on va imaginer euh où est-ce qu'on va mettre une machine, on va imaginer comment on va aller chercher cette machine. on va acheter cette machine, donc on va investir et après ça on va avoir des gens qui sont formés, donc qui ont fait l'objet d'une formation et qui vont ensuite imaginer ce que c'est que cette solution et qui vont voir un beau jour cette machine arriver, ce produit se faire et nous l'espérons un client qui va être satisfait.

C'est-à-dire c'est un processus long, c'est un processus créatif, c'est un processus complexe et c'est un processus extrêmement satisfaisant. Et en face de ça, qu'est-ce qu'on voit ? Et bien on voit et moi je rejoins le constat que vous avez fait madame, c'est se dire que l'éducation nationale ne forme plus personne et que donc tous les métiers qui sont ces métiers rares que nous avons et qui sont des métiers actuels, qui sont pas du tout des métiers du passé de de une une collaboratrice devant une machine à Cocoud, c'est pas du tout ça. Ce sont des machines complexes, très techniques.

Ces métiersl de la formation ont disparu et nous sommes dans les territoires les plus désaffectés possibles et imaginables. Je dis juste pour la pour me parce que je m'en souviens d'un ministre de l'économie il y a très longtemps et bien sûr on dira pas son nom qui disait de toute façon ceux de l'industrie, il faut les laisser mourir parce qu'ils vont mourir de même. Bon donc voilà c'est assez encourageant comme on peut avoir des erreurs de jugement quelquefois.

Alors la compétitivité, ben la compétitivité ce que ça veut dire c'est être dans la course parce que dans le fond quand on est en entrepreneuse, quand on est en une entreprise, quand on est en entrepreneur et moi-même je suis donc dans une je suis la 5 gén la 5e génération de dirigeants d'une entreprise qui a toujours cru en l'industrie, est-ce qu'un beau jour on se dit on n'y croit plus et est-ce qu'un beau jour on se dit on sort de la compétition ou on s'y met d'une autre façon ? Et bien non, on on s'arrête pas mais on s'organise autrement. Et donc je rejoins votre question sur la compétitivité. Qu'est-ce qu'on peut faire pour la compétitivité ? D'abord, une épreuve de réalisme.

Quelle est la réalité aujourd'hui du métier dans lequel nous sommes ? Quelle est la réalité de euh un dispositif médical pour par exemple un malade qui a eu une malade qui a eu un cancer du sein et qui a besoin d'un manchon de décompression ? Euh que que vaut ce manchon fait en France ? Que vaut ce manchon fait ailleurs ? Ou que vaut ce manchon s'il arrive d'un pays asiatique qui a la possibilité de venir avec quand même pas mal de distorsions pour pouvoir rentrer chez nous ?

Et bien, on se dit que cette compétitivité d'abord il y a une volonté, il y a une véritable volonté de d'analyser les choses et de faire d'abord un exercice de réalisme, voir d'aller sur place, aller voir comment ça se passe, regarder les choses et un peu analyser pourquoi ce nous avons perdu cette industrie parce que moi j'ai quand même vraiment le sentiment et je le dis souvent, un pays qui n'a plus d'industrie, c'est un pays qui est invertébré, c'est un pays qui croit que le tertière va suffire. Or, le tertière ne suffit pas. Euh le tertiaire est euh sa dosse au secondaire de l'industrie et perdre le se dire qu'on abandonne le secondaire, c'est c'est une folie pour un pays.

Donc comment est-ce qu'on va faire après cet exercice de réalisme ?

Et bien dans une dans des ETI, je dirais dans celle qu'on voit là sur le tableau ici où on voit d'ailleurs 1000 à 2000 mais non c'est plutôt 2000 parce que c'est à peu près un tiers c'est les c'est les 35 % des emplois donc c'est probablement 2000 entreprises ETI qui sont industrielles et bien on peut se dire que on va après ça investir et dans des dans des entreprises comme les nôtres l'investissement c'est un devoir absolu et pas un devoir de faire après les autres c'est d'avoir une longueur d'avance donc déjà on va faire avoir une longueur d'avance et puis Après ça, on va essayer véritablement, c'est le cas chez nous, mais je crois que beaucoup de bétons comme ça, de croiser des technologies, donc de devenir singulier par rapport à ce qui se fait et donc de pouvoir vendre de la peut-être de la valeur et se dire qu'on est sur toujours une une espèce de dilemme.

Est-ce qu'on va faire de la survaleur et est-ce qu'on va savoir la vendre cette valeur ? Parce que la valeur, une fois qu'on l'a faite, est-ce qu'on la vend ? Ou bien est-ce qu'on va essayer de s'aligner sur le prix le plus bas ? Et bien nous, une entreprise comme la nôtre, on a on a décidé de faire les deux, pas l'un ou l'autre, mais de faire les deux. parce que si on fait pas les deux, on se met que sur une partie de ce qu'on a donné. Donc voilà, je dirais la la bataille de la compétitivité, c'est une bataille de tous les jours. C'est une bataille extrêmement intéressante.

C'est une bataille dans laquelle il faut pas dire qu'on a perdu d'avance et c'est une bataille dans lesquelles on a véritablement avec l'Europe des véritables solutions. H Alors, avant avant de de me tourner vers Johanna, merci beaucoup. C'est un message [applaudissements] un message en même temps encourageant et c'est vrai que vous baissez jamais les bras a priori. Euh si on se remet sur l'Europe, juste avant de vous donner la parole Johanna et d'avoir une expérience encore de terrain sur l'Europe. Ellisabeth, est-ce que vous avez l'impression que l'industrie européenne peut aller vers un peu plus de puissance avec notamment tout l'arsenal juridique qui arrive ?

On parle de l'IA, en gros c'est la loi d'accélération industrielle. Est-ce que ça ça peut apporter des éléments pour vous donner des coups de pouce ? Je vais vous dire le l'Europe de l'industrie, elle existe, elle est pas perdue. Et quand on regarde à la valeur, par rapport à la valeur, effectivement, on pense que l'industrie européenne à peu près 15 % de l'industrie mondiale. En valeur, elle est probablement 25 %. C'està-dire que l'Europe fabrique de la valeur. Il faut surtout qu'elle continue à la fabriquer cette valeur l'Europe.

Mais ça veut dire que c'est pas perdu et que au milieu d'une Chine qui est surindustrialisée et qui a réalisé son industrialisation dans tous les métiers du monde et pas seulement dans un ou deux, effectivement, on a le challenge est difficile mais quand on voit cette Europe qui s'est faite à bas bruit avec plus ou moins les pays de l'est, plus ou moins les pays westernes avec des choix différents et cetera, aujourd'hui essayer de faire de cette cartographie quelque chose qui soit un vrai puzzle conforme et bien et un peu plus raccroché, je dirais de part et d'autres.

Je pense que c'est un vrai travail et ça m'intéresse beaucoup de voir monsieur Séjourné y travailler parce que c'est exactement ça le message qu'il a aujourd'hui. D'accord. Très bien. Donc c'est encourageant encore une fois. Merci beaucoup pour ces messages. Johanna Cunica donc expérience terrain aussi. Donc vous vous avez une entreprise suédo-polonaise. Comment ça se passe et qu'on voit un peu se dessiner cette industrie européenne qu'on pourrait imaginer en piochant un petit peu par-ci parl toutes les bonnes compétences et les investissements ? Bonjour. Merci.

Permettez-moi de me présenter la société je représente aujourd'hui c'est société TLC Suédois polonais comme vous avez mentionné et nous sommes basés en Pologne toute la infrastructure et nous sommes heureusement un des trois des plus grands euh fournisseurs et fabricants des métallurgies en Europe et c'est le dernier rapport qui était sorti en fin 2025 et ça existe seulement trois sociétés cette taille Ça veut dire plus de 600 personnes et et plus de 75 millions chiffres d'affaires. Qu'est-ce que on fabrique tous les ans ?

fabriquant de tous les éléments légers des laciers plateforme escalier et par rapport de notre situation pour un instant nous sommes j'étais interrogé tout à l'heure par journaliste pour un instant nous sommes pas touchés par les situations par la guerre voilà même par rapport des prix des métal et des des serreries Ça ça reste ça reste pour un instant stable. Nous sommes pas touchés. Et par rapport de qu'est-ce que vous avez dire ? Je suis vraiment ra, vous avez raison, il y a manque énorme par rapport des des gens qui sont formés et c'est très difficile d'avoir gens dans travail dans notre métier.

Par contre, compétitivité aussi euh il faut travailler, il faut vraiment se mettre, il faut il faut se mettre à la guerre et et investir et se développerle tous les jours et même par rapport des États-Unis en Chine. Alors, comment ça se passe par rapport justement à l'agressivité de ces politiques commerciales, des droits de comment on peut se défendre par rapport à ça ? Je vais pas dire c'est agressivité. Je pense aujourd'hui euh je veux dire un petit peu avec des des des euh des corbanisations, qu'est-ce que nous sommes obligés et nous sommes en face ? Nous sommes un petit peu plus longs par rapport des vitesses. Qu'est-ce que donne Chine aux États-Unis là-bas et dans cette pays ?

Ils avaient s dit voilà maintenant aux États-Unis, maintenant Chine c'est maintenant à nous et et il vraiment fen par contre moi j'ai l'impression peut-être c'est votre sentiment aussi comme avec toute cette décurbanisation des des des normes qui on va y aller parce que meilleur gagne c'est meilleur gagne et on doit aller on doit montrer comme nous sommes vraiment meilleurs on faire attention à environnement et cetera meilleur gagne. Mais si on va tellement sur notre charge, tellement de normes qu'on doit suivre, tellement de dépenses, chaque certificat, chaque épreuve coûte extrêmement beaucoup l'argent et chaque année h c'est plus en plus.

Et pourquoi nous sommes plus euh compétitif compétitifs ou les autres sont plus compétitifs parce que c'est moins cher. Oui, forcément. Forcément. Alors, on avait cette table ronde qui était dédiée ce matin aux normes et aux réglementations. On a vu qu'il y avait des points positifs et des points négatifs aussi, mais c'est sûr qu'il faut pas en ajouter trop. Euh, quand on parle de souveraineté, bah secteur clé de la souveraineté, c'est les paiements. Vous me voyez venir, Philippe Lolani, donc vous êtes à la tête du GU carte bancaire. Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça s'est passé ? Le développement est globalement plutôt pas mal.

Donc c'est bien d'avoir un retour d'expérience euh sur ça. Bon alors déjà bonjour à toutes et tous et ouais carte bancaire. Alors c'est notre bien commun à tous. On l'a oublié souvent d'ailleurs. Voilà Natacha a décrit les les thèmes de la de la chimie de l'industrie nucléaire de l'énergie. Enfin, on voit bien que sur le thème industriel, il y a quand même eu des points de faiblesse, voir des d'émissions industrielles depuis 40 ou 50 ans. Euh le paiement est un exercice intéressant parce qu'il est entre l'industrie, il est né de l'industrie et il est dans les services. En gros, je représente l'ensemble des des paiements français he retail, c'est retail le paiement de madame Michu, quoi.

Et hier, le président Macron faisait l'introduction du sommet carte bancaire et on a rappelé l'histoire. En fait, c'est une collaboration privée publique française qui est née de la de la recherche puisque c'est nous qui avons inventé à la fois la carte puce par Moreno Bulls Schumberger mais on avait aussi le brevet de la carte SIM téléphone avec Alcatel. On a perdu la carte SIM avec un choix de Alcatel Industrie sans usine. Voilà, c'est un mauvais choix. Oui, très mauvais choix. Euh et derrière on a gardé aujourd'hui les cartusces euh et l'innovation des États-Unis a dit "Prenons le digital et tout." Bon, mon message est de dire la carte c'est pas un gare, c'est totalement souverain.

Euh et il faut regarder sur vos cartes si vous avez le petit CB parce que je vais vous expliquer que cette histoire, les puces que vous avez sur votre carte, s'il y a CB sur votre carte, elles sont totalement souveraines, elles sont fabriquées par des ETI, y compris françaises.

La filière que Pierre Bergoi, l'État en 1984 a dit bah puisqu'on a inventé cette technologie, rassemblons nous industriel banque au service des commerçants et des citoyens pour faire profiter territorialement de cette innovation notre territoire et nos citoyens dans une sécurité puisque GIE carte bancaire n'est pas mercantile, c'est un groupement d'intérêts économiqu et sous le regard du régulateur de la la Banque de France On est suivi sur la fraude aujourd'hui CB c'est deux à [rires] trois fois moins fraudé que quand vous n'avez pas CB sur votre carte. Donc Visa Master, ils font beaucoup de publicité mais quand vous avez pas CB, vous êtes deux fois trois fois plus fraudé.

Deuxièmement, pour un commerçant c'est 10 fois moins cher en moyenne. Donc c'est des milliards de PIB qu'on conserve si on en a. Donc à l'origine du modèle, très bon modèle relutif industriels majeurs, Bull Schlumberger créent une innovation avec des chercheurs et crée des tas de petites ETI. qu'à l'époque Worldline un Gico j'ai malto c'était des petites ETI et elles ont grandi de niveau mondial donc jusqu'en 2000 c'était génial en 2000 on fait l'euro, on vous donne des billets, on nous donne des billets, on fait le CPA, les corporates, tout va bien, les salles de marché, tout et tout le monde oublie la carte. Donc on n pas fait l'ope de la carte.

Heureusement, on a gardé CB donc on a nous on a nos rail de paiement au sens SNCF. Nur moment, on peut se demander pourquoi on n' pas fait l'Europe de la carte. Si on creuse, on voit qu'à Bruxelles, il y a plein de gens qui ont dit "Non, non, non, non, l'innovation viendra des États-Unis, l'Europe". Donc, on a démissionné. Et puis en 2015, on a vendu Visa Europe. On avait 20 %, c'était une association Visa, on avait 20 % de Visa. Nous les banques européennes, pas les françaises, les banques européennes. Bon, on l'a vendu 21 milliards, ça vaut 120 milliards, on a perdu 100 milliards, personne l'a dit à l'Europe. Voilà ce que j'explique, c'est pas voilà, il y a eu quand même des erreurs.

On n pas fait l'Europe de la carte et on n pas fait on n pas gardé les parts qu'on avait et donc nos fintech ont eu du mal à se développer sur les paiements. Néanmoins 50 % des fintech sont sur le paiement. Néanmoins, il y a encore plein de jeunes pousses qui travaillent sur le paiement. Territorialement, c'est important. On sait émettre des puces, on sa on est on sait émettre des petits terminaux de paiement, vous savez. Et ben, il y a à la fois les acteurs historiques, les ingénicaux, mais il y en a voilà de de l'Iran Neptins dans le territoire. Et puis on parle d'environnement favorable, on parlait de recherche.

J'ai une filiale à Can et à Campan faut savoir qu'il y a l'ENSAN qui est une une école historique qui a trois trois trois trois filiales. J'étais par un de la pro nucléaire, télécom et monétaque. Faut savoir qu'Apple est venu tester ses ses systèmes Apple Pay à quand dans ma filiale de test, enfin dans notre filiale G c'est ça à nous tous hein.

et que et que la responsable mondiale de la frotte de visa sort de l'anci enfin voilà je dire mon propos est de dire l'environnement et donc mon message est à la fois de dire et le message du président de la républicar c'est dire attention il y a des filières vitales et puis il y a des filières moins vitales ou on a parlé du nucléaire on a parlé de la défense trapier a un peu le même discourage et sur certaines filières vitales va falloir investir et va falloir défendre ce qu'on a donc CB pour le paiement c'est vital parce qu'au bout du paiement Macron disait c'est le dernier kilomètre de souveraineté y compris de l'industrie parce que quand vous payez à un moment et vous payez en euros ou en dollars et donc il y a monnaie et paiement et aujourd'hui la grande bataille dans le paiement, elle va être sur tabcoin euronumérique.

Est-ce qu'on rembourse la dette de notre ami Trump, ami entre guillemets ou est-ce qu'on remet de la remet de la monnaie et du PIB chez nous en Europe ? Donc c'est des grand c'est une super voilà et euh envolé histoire et à l'intérieur vous avez dit he il y a eu des bonnes des mauvaise décisions et j'ai envie de vous faire réagir peut-être en commençant par vous Élisabeth si vous aviez des éléments à donner ou des conseils aux décideurs publics ou aux ETI industriels sur l'industrie. Qu'est-ce que ça serait ? De quoi privilégier ? Vous avez déjà donné quelques éléments mais qu'est-ce que ça serait ? Chérie, il y a pas de recette.

On a tous des métiers qui sont différents les uns des autres, mais je pense qu'on est quand même à un moment où les transformations et les évolutions vont être absolument fondamentales. C'estàd qu'il y a un tournant qu'il faut pas louper et qui est aujourd'hui et qui est pas demain. C'est vraiment le moment de faire des de faire des des vraies réflexions stratégiques dans nos entreprises. C'est vraiment le moment de faire des transformations parce qu'il y a un acteur nouveau qui s'appelle l'intelligence artificielle et que celui-là, il va changer beaucoup de choses et qui va changer complètement bien sûr la façon dont les tâches vont être réalisées.

Il va changer aussi bien sûr la façon dont on va concevoir, dont on va et cetera. Donc ça c'est cet acteur là nous devons le prendre en compte et nous devons l'intégrer et nous devons former nos équipes à ça pour qu'elles soient accueillantes. Donc il faut s'y mettre au plus vite quoi. Voir le sûr. Et et si vous voulez sur le plan européen quand je vois ce que nous avons vécu nous avec à la fois des usines en France, des usines en Allemagne et des usines en Roumanie et en République tchèque, donc je comprends très bien la situation dans laquelle vous êtes parce que je la partage totalement.

Euh je je me dis euh faisons de ces éléments-là qui sont assez différents les uns des autres, faisons quelque chose qui puisse maintenant converger. C'est pour ça que euh cette par exemple cette Roumanie où nous avons nous des équipes importantes et où nous avons vu pendant 10 ans les salaires augmentaient obligatoirement, c'était pas un choix, c'était obligatoire de 15 % par an, mettant maintenant les opérateurs roumains presque à un niveau de notre Europe de l'Ouest. Je me dis c'est une chance, ne le considérons pas comme une malchance.

Considéronsle comme une chance d'avoir maintenant une Europe industrielle qui s'homogénéise et dans lesquels je dirais il y a maintenant des niveaux d'investissement qui sont bons partout et dans beaucoup de lieux. Moi je suis frappé chaque fois que j'en vais en Roumanie de voir les usines ultra modernes qui se mettent à côté pour l'automobile pour bien des métiers. Et donc je me dis c'est le moment avec l'IA plus cette homogénéisation qui s'est faite à bas bruit plus ou moins bien mais qu'on a faite quand même tous les uns et les autres en particulier dans les ETI parce qu'on était vraiment contraint pour avoir des prix de revient.

Je crois que c'est le moment maintenant vraiment de faire un un vrai travail stratégique et c'est pour ça que moi j'ai une grande espérance dans ces 10 ans qui viennent. H Johanna, vous êtes d'accord plus se converger, se coordonner plutôt que se faire concurrence parce qu'il y a un peu un peu de ça en Europe. C'est un peu ça la voix. la coordination et le fait d'être plus cohérent et de se coordonner entre vous pour travailler sur l'industrie. Tout à fait. Tout à fait. C'est en fait c'est trois domaines qui vous avez déjà nommés qui ça développe. C'est défense, c'est enutique et c'est nucléaire.

C'est ces trois domaines qui sont dans notre voilà dans notre pipeline qui on se concentre effectivement c'est trois qui vont se développer avec I effectivement nous sommes capables de analyser documentation ou créer documentation ou ou ou ou transformer les documentations selon besoin beaucoup plus vite. Nous sommes beaucoup plus efficaces et effectivement on y va de cette direction. Donc Lia, très important hein, vous le vous la citez à nouveau. Philippe, qu'est-ce que vous auriez à conseiller ou quelle recommandation à un décideur public ou bien une ETI industrielle ? On a parlé de l'IA, de la coordination, pu faire concurrence de marcher tous ensemble. Ouais.

Alors, j'ai pas vraiment de conseil à donner aux ETI, hein, nous on les accompagne, mais c'est intéressant les discussions qu'il y a eu toute la journée sur la réglementation. Je vouis juste faire remarquer que pour les banques et je vais avoir du mal à vous émouvoir évidemment vu les résultats des banques, mais pour les banques, il y a une surcharge également réglementaire qui finalement est très difficile parce qu'elle a des conséquences très fortes sur notre capacité à accompagner l'industrie. Donc il y a quand même un sujet alors il y a on va dire le marché des capitaux et tout ce qui a été promu par Dragy et l'État qui est qui est en cours.

Mais globalement, si je reviens à mon métier à moi en affecturage, on a une industrie du factoring qui est à mon avis unique dans le monde. Si vous allez vous financer pour ceux qui ont des filiales aux États-Unis, si vous allez vous financer le cycle d'exploitation aux États-Unis ou dans d'autres géographies, c'est beaucoup plus coûteux et beaucoup moins couvrant. On fait de la BL là-bas, c'est relativement coûteux. On prend des garanties sur à peu près tout. Donc les facteurs français et européens plus largement ont développé un savoir-faire. C'est très mal traité d'un point de vue prudentiel, c'est-à-dire que l'équity qu'on est obligé de mettre pour prêter est très lourd.

Donc c'est un message, si vous me donnez la parole pour pour donner un message et on discute avec Bruxelles sur le sujet. Il faut absolument reconnaître la réalité du risque. Donc ça c'est ça c'est ce qu'on peut faire. Et ensuite, on a une mission nous on a le produit le plus robuste et le moins risqué de l'univers bancaire. C'est une réalité puisqueen fait on s'assoit sur un collatéral qui est très très fort. Donc notre mission nous c'est de le rendre fluide pour accompagner les ETI.

Et dans nos portefeuilles, ce qu'on voit très clairement, c'est que les ETI qui sont à l'international, elles se comportent financièrement beaucoup mieux évidemment que celles qui sont cloisonnées sur un marché domestique qui ne croi pas. Donc notre métier nous, c'est d'accompagner, de financer les créances qui sont nées à l'étranger. Et donc, on accompagne les ETI dans 30 pays aujourd'hui. Donc, si je le traduis en message pour les décideurs publics, c'est peut-être d'accompagner les ETI à exporter, à s'internationaliser un petit peu plus facilement. Philippe Lolani.

Philippe Lolani, en un mot, si vous aviez un décideur public devant vous, vous lui diriez faites un peu moins d'erreurs parfois peut-être. Non, je plaisante euh mais qu'est-ce que vous lui diriez ? Non, mais à soit à soit tes forces en filière vitale. Identifie tes filières vitales, je parle crée des environnements favorables de l'innovation, des de la recherche aux ETI, y compris territorialement. Va chercher à Bruxelles aussi de l'épargne. Il y en a flèche ton épargne sur ces et il y a voilà et joue à Bruxelles. Voilà. réglemente un peu pour arrêter Chine et Amérique sur certains éléments, en particulier la data. Je au niveau du paiement, le sujet c'est plus le paiement, c'est la data.

C'est ce qui c'est le paiement, c'est les premières sources de données qui enrichissent les modèles d'IA et qui vont déstructurer nos économies de demain. Et puis je rebou sur la recherche, regarde derrière la montagne, va après. Après, l'IA, c'est le quantique. Aujourd'hui, nous en paiement, on est déjà sur les la la rupture, le futur bull européen est possible. Il est possible sur la génération d'après pas sur la génération de logiciel américain d' amérien et donc voilà je dirais faut aller très loin faut aller vite quoi. Faut prendre une longueur filière. Oui mais en en prenant aussi la base de la recherche de la territorialité des ETI. Enfin voilà comme l'histoire du paiement l'a montré.

On a eu des champions mondiaux sur de la base de recherche et on n'est pas mort. Et alors pour l'Europe et ben l'Europe il faut la faire avec ceux qui veulent. Aujourd'hui il y a sur le paiement il y a 20 pays qui n'ont plus absolument de souveraineté sur le paiement. Donc s'ils nous demandent de les aider on peut les aider. S'ils veulent pas qu'on les aide. les pays-Bals sont vraiment ils voulaient plus de cash maintenant ils veulent du cash. Donc c'est si on nous demande il faut pouvoir aider et puis peut-être interconnecter puis il y a l'euronumérique et on a des wallet européens qui se mettent en place.

Voilà mais mais au moins ayons notre souveraineté territoriale et puis partageonsla défendonsla investissons et partageonsla. Voilà mon message sans oublier les générations suivantes. Faut toujours regarder derrière la montagne. Voilà, ça c'est bien. Les générations suivantes aussi, [rires] c'est important surtout si on veut attirer des jeunes dans l'industrie. Natacha Poloni peut-être en en positif, peut-être en conclusion parce qu'on a entendu quand même des raisons d'espérer. Là, on vient d'entendre l'épargne. J'entends beaucoup de volonté, beaucoup d'énergie, beaucoup de réussite aussi et beaucoup d'envie de réussir ensemble au niveau européen.

Une petite conclusion sur ces points qui la bonne nouvelle. c'est qu'il y a tout à faire et qu'on peut le faire et qu'en effet les éléments qui viennent d'être mis en avant nous démontrent une chose, c'est qu'il ne nous manque que la volonté politique. Trois points. Premier point, qu'est-ce que c'est que la souveraineté ? Pourquoi on parle d'industrie ? Pourquoi on parle de croissance, de choses comme ça ? C'est pas juste parce que ça va nous permettre de gagner mieux notre vie, de consommer. Ce n'est pas ça le but. Le but c'est d'être libre, c'est de pouvoir décider de notre destin. En effet, un pays qui ne produit plus n'est pas libre.

Nous l'avons vu quand il s'est agit d'aller demander des masques et des des respirateurs parce que nous n'en produisions plus. C'est vrai pour l'industrie si nous n'avons plus de défense, si nous n'avons plus de d'industrie pharmaceutique, c'est vrai pour l'alimentation parce que dans une sur une planète à 10 milliards d'habitants, si nous n'avons plus d'agriculture et d'industrie agroalimentaire, nous serons en cas de crise et bien démunis et personne ne viendra nous aider. Bref, c'est pour ne pas sortir de l'histoire et pour pouvoir maîtriser notre destin. Le 2è point, que faire à l'échelle française ? Puisque je disais qu'il s'agit d'abord de cela.

La France a cette particularité d'avoir pendant des années oublié ce principe fondamental de liberté et d'indépendance. Et bien, en effet, ça a été esquissé. C'est-à-dire qu'il faut centrer toute la puissance publique sur la protection de la production sur le sol français. La détermination de filières qui sont des enjeux vitaux sur lesquels l'État doit servir de garantie, doit travailler avec les régions pour définir les bassins de de développement. Ça veut dire flécher l'épargne. En effet, 6250 milliards d'épargnes qui vont dans des trous noirs, c'est une question de fiscalité.

Le problème, c'est que on a une puissance publique qui a déterminé une aide fiscale pour l'assurance vie sans jamais se demander derrière quelles allaient être les conséquences. Il va falloir sortir de là. De même, on a évoqué la formation, c'est absolument fondamental. Il faut redevenir une nation d'ingénieur, de producteur. Ça commence dès le plus jeune âge. C'est une habitude. Alors, [rires] ça fait partie des choses. Il y a en effet à développer une appétence pour la science, pour la connaissance, pour la raison. Et les femmes, les filles ont un rôle essentiel à jouer dans ce domaine-là. Enfin, ça nécessite de jouer sur la commande publique.

Un exemple précis, en Allemagne, on a entre 60 et 80 % de la commande publique qui va vers des entreprises allemandes. En France, c'est 15 à 20 %. C'est un problème de politique d'achat. C'est un problème juridique aussi. C'est-à-dire que pour palier les risques de corruption, on a juridiquement mis en œuvre des règles absurdes comme par exemple la responsabilité pénale du donneur d'ordre qui peut être attaqué pour corruption même quand il n'y a pas la moindre preuve de début de volonté de corruption. Donc tout le monde était étanisé, on va au moins 10 ans. C'est tout cela qu'il faut revoir. Et vous voyez que les solutions, elles sont là. On peut les mettre en œuvre.

On peut aussi décider par exemple de conditionner les aides aux entreprises au rapprochement des chaînes de production et de la recherche parce qu'en effet quand on fait partir les chaînes de production en croyant qu'on va garder la recherche la la valeur ajoutée, en fait c'est faux. Il l'ind quiconque connaît l'industrie sait très bien que c'est en ayant les chaînes de production à côté qu'on peut faire une recherche efficace. Bref, cette politique là peut-être menée à l'échelle française. Pourquoi c'est important ? parce que nous devons peser en Europe et pour ça nous avons besoin de rétablir notre balance financière. Et pour ça et bien pourquoi il faut peser en Europe ?

parce que notre conception de la souveraineté est importante. C'est-à-dire que nous avons des choses à dire au reste de l'Europe. Quand nous voyons certains pays européens qui continue à faire des partenariats. Par exemple, je pense à R méal avec unil ouid Martin quand on voit des pays qui continuent en fait à acheter par exemple des armes américaines alors même que nous voyons le danger qu'il y a à dépendre des États-Unis, il faut nous parler entre pays européens sur ce que c'est que l'avenir de l'Europe en terme de puissance et d'indépendance.

Dernier point, donc à l'échelle européenne, il faut là aussi considérer que le rôle même, l'existence de l'Union européenne, c'est de préserver l'indépendance des citoyens des pays européens. donc de définir les éléments sur lesquels nous ne devons pas dépendre d'autrui. Or, pour l'instant, nous ne faisons pas ça et j'en veux pour preuve par exemple le débat sur la préférence européenne. Alors, c'est formidable, on commence enfin à parler de de préférence européenne. Sauf que nous venons d'apprendre donc que le Vietnam, la Corée du Sud, le Mexique sont dans l'Europe. Voilà, c'est un problème géographique assez étonnant. Oui, raison.

Mais donc, puisque nous avons des accords de libre échange avec et bien tout cela va rentrer directement. Donc, il n'y aura pas de préférence européenne. Je termine par un point. On a cité deux domaines dans lesquels avait été préservé une industrie fondamentale, la défense. Le nucléaire. Bah, la défense est un domaine hors marché. Le nucléaire ça relève d'une planification d'État et actuellement, il y a une une enquête de l'Union européenne sur les aides d'État versé à EDF pour notre filière nucléaire.

C'est-à-dire que nous avons là aussi un travail à faire pour rappeler euh à la Commission européenne, à l'Europe que il faut arrêter d'être obsédé par le consommateur, la concurrence intraeuropéenne et il faut penser en terme de champion, en terme de planification sur le long terme pour notre indépendance. il en va du projet européen. Or, nous avons quelque chose à dire au monde. Nous avons une vision du monde qui vaut le coup d'être défendu, mais ça ne se passera pas sans entreprise, sans production. Merci beaucoup. Je pense que

4:17:45
Non speech

[applaudissements]

4:17:48
Alain Marty

ça valait les ça valait les 5 minutes de débordement. Je pense que on sera pardonné parce qu'il y a eu beaucoup de messages très clairs et je vous en remercie. Positif aussi, réaliste mais positif aussi. Et je vous remercie beaucoup. Et je passe la main à Alain Marti puisque maintenant on va parler de changement d'échelle des ETI si j'ai bien compris dans la prochaine table ronde. La la seule chose d'Atcha l'ODAS qui est quand même le sujet numéro 1 du European Summit. Donc l'audace va prendre un petit micro qui n'est pas abonné au magazine l'audace. Bon gros marché potentiel quoi. Donc tu l'as lancé il y a très peu de temps. C'est un trimestriel c'est ça ? C'est un trimestriel papier.

Le numéro 1 est sorti le 1er décembre, le numéro 2 le 2 mars. L'idée est de dire que euh nous ne sommes pas condamnés à voir le déclin. C'est un c'est une revue qui a pour vocation de rassembler tous ceux quel qu'ils soi qui pensent que nous n'allons pas nous résigner, que nous pouvons redresser l'économie notamment en défendant la production sur le sol français et donc en débattant argument contre argument du temps long. Et pourquoi c'est une revue papier ? Parce que quand on défend la production et bien on décide de mettre en œuvre un processus de production.

On fait travailler un imprimeur, un papetier, des distributeur de presse, des diffuseurs de presse, des librairies et on irrigue le territoire et c'est un phénomène vertueux. Bon, j'ai juste oublié le prix de l'abonnement. Combien ça coûte l'abonnement au magazine de là ? L'abonnement, c'est pas cher. L'abonnement n'est pas cher parce que c'est une revue qui fait 148 pages, 64 € par an. Mais allez surtout dans les maisons de la presse, dans les kiosques, dans les librairies pour l'acheter. 15,90 € c'est un cadeau étant donné tout ce qu'il y a dedans en réflexion, en intelligence et en richesse. Voilà. Et en plus on voit de Latacha en photo. Merci Natacha, le magazine l'audace.

4:19:35
Non speech

[musique]

4:19:38
Alain Marty

6e table ronde de loi la plus intéressante Skalup grandir ensemble pour en parler donc dans l'ordre d'apparition. D'abord Alexandre Pébro. Alexandre, tu viens nous rejoindre le président du conseil de surveillance de Tofais. Euh ensuite Christian Menard est avec nous également associé gérant chez Transaction et compagnie super boîte. Ensuite nous avons Alexandre Fam Alexandre Alexandre Fam qui est le président le fondateur aussi de Bertam Group. Euh Mathieu Estoin, le directeur exécutif du conseil chez BPI France et Benoît Chasseguet qui est le président de Chub France. On a un super plateau.

Juste avant, en mise en bouche si je puis dire, on va accueillir euh Emmanuel Millard, secrétaire général du groupe Hendrix et Yvon Farnou, président du comité éditorial de la DFCG. DFCG étant le club que tous les DAF des ETI doivent rejoindre. Absolument Emmanuel hein, c'est indispensable.

4:20:33
Non speech

[musique]

4:20:35
Alain Marty

Vous avez 5 minutes pour brosser le portrait de l'Europe dans 300 ans. OK. Alors, bonjour à tous. Alors, on va rentrer dans le du sujet. C'est un réel plaisir pour nous d'être ici avec vous dans ce lieu mythique qui est la Sonne où l'on pense à venir depuis 8 siècles. Je dis ça en saluant le le statut de descart. Il il t'embrasse aussi. Oui. Ouais. Et justement, nous allons parler d'avenir de l'avenir économique de technologique et stratégique de l'Europe, de notre capacité collective à faire émerger des scalupes de rivaliser avec des géants mondiaux.

Ce sujet n'est pas seulement un sujet de scalup, c'est aussi un sujet de souveraineté, un sujet de puissance, un sujet de compétitivité pour nos entreprises, nos territoires et nos industries. Alors, la question qui se pose, comment l'Europe peut-elle encore gagner la bataille des scalup ? Qu'est-ce qu'une Scalup ? Une Scalup n'est pas une start-up qui a réussi ou qui a grandi. C'est une entreprise qui a trouvé son marché, qui a prouvé son modèle économique et qui maintenant doit passer à l'échelle. Alors, vous allez me dire qu'est-ce que c'est que passer à l'échelle ? Et ben ce passage à l'EL, c'est un changement de nature.

On passe de l'innovation à l'industrialisation, du produit à l'organisation, du fondateur au leadership collectif. Et en 2026, ce passage à l'échelle se fait dans un contexte nouveau. On constate trois phases. La phase une donc c'est la phase d'hypercroissance. Nous sommes dans la en 2025 c'était la phase 2, la phase de correction. Et nous arrivons à la phase 3, l'échelle de la maturité, de la croissance raisonnée, une croissance plus disciplinée, plus robuste et plus durable. Et enfin, je passe pardon. Merci. Il reste 2 minutes 59. On avait 5 minutes.

Donc on va essayer de faire très vite [rires] non juste simplement pour parler d'un écosystème donc aujourd'hui qui est qui est plutôt mature euh on va passerystème mature qui est piloté principalement par les les grands indices Nex 40 et FT 120. C'est à peu près 120 scalup aujourd'hui en Europe. Un peu plus de 10 milliards d'euros de chiffres d'affaires consolidées. C'est 25 licornes françaises. Donc on est plutôt plutôt bon et un peu plus de 50000 emplois qui sont concernés. Paris, c'est euh 8 milliards d'euros de levée de fond en 2025, ce qui est également positif.

Et comme vous le voyez ici, 60 % du la répartition sectorielle, c'est de l'intelligence artificielle et puis principalement de la Greetech et de l'énergie. Voilà, tu peux y aller. Ça marche. Ça marche. Alors, ça c'est l'autre. Oui. Alors, à l'échelle européenne en 2025 a marqué un vrai rebond. près de 60 milliards investis tiré des méga levés en IA. Le Royaume-Uni reste en tête avec 22 milliards de levées mais la France et l'Allemagne convergent autour de 8 milliards. Donc en le couple franco-allemand pèse à environ 16 milliards. Ce qu'il est important de de dire également c'est que quelles sont les clés du scaling réussi ? Du scaling réussi pardon c'est il y a deux phases importantes.

La phase start-up où on va se concentrer sur le produit c'est le plus important. On va également se concentrer sur le marché domestique ou devoir faire ses preuves sur ce marché et puis surtout c'est l'équipe fondatrice qui fait complètement la différence en phase d'amorçage. En phase de scaleup là on est on passe sur des fondamentaux qui sont complètement différents. C'est une excellence opérationnelle c'est une expansion internationale c'est indispensable avec parfois plus de 50 % du chiffre d'affaires qui est réalisé à l'étranger. Et puis évidemment, c'est là que viennent les problématiques et les joies du recrutement de postes stratégiques CFO, CEO, CIO et cetera.

Donc on est vraiment sur deux phases qui sont complémentaires mais qui sont également indispensables. Alors, quels sont les défis majeurs ? Le premier défi, c'est la rentabilité. Le temps du gross costé. Les investisseurs veulent une trajectoire claire vers les bid positifs et c'est une bonne nouvelle. Cela crée des entreprises plus solides. Le deuxème défi, c'est l'intégration l'IA. L'IA apporte un gain de productivité estimée à plus de 17 % 2026. Le 3è défi, c'est l'accès aux infrastructures. Nous manquons de data center souverain. Nous manquons d'énergie décarbonée à coût compétitif et les certificats SOC 2 ISO 27001 deviennent des préroquis éliminatoires pour vendre en Europe.

20 secondes pour terminer. Euh [rires] parfait Manuel. Ouais, je vais faire vite. Alors là où c'est important également, c'est la phase financement. On voit que 2025 était compliqué, 2026 réserve effectivement un certain nombre de probl de problématiques. On distingue trois phases pour faire vite. La première phase, c'est une phase de plutôt de financement abondant où on a des ventures capitaux et et des business angel qui peuvent venir accompagner les entreprises.

une deuxième phase euh un peu plus de je dirais de milieu de chaîne où là il peut y avoir des mouvements avec les ventures cappitaux européens avec les fonds américains et heureusement et je sais qu'il y a des représentants de la BPI dans cette salle BPI France et le Scalup European Fund qui peuvent intervenir et qui peuvent injecter de la liquidité pour effectivement soutenir le marché. Donc ça c'est important. Et puis enfin pour les meilleurs d'entre elles, les meilleurs scalup, c'est l'IPO initial public offer, l'introduction en bourse où là effectivement on on saute une autre dimension. Mon cher Yvon, en parallèle, la dette explose.

La venture dette représente plus de 40 % du capital investi et le revenu base financing devient un outil stratégique pour les SAS à revenu récurrent. Nous entrons dans un modèle hybride. Moins de disution, plus de discipline et plus de sophistication financière. Alors, au risque de me répéter ce matin, les choses ont été annoncées. La complexité du marché européen, elle est clair avec une fragmentation assez forte liée aux 27 pays. Ça a été rappelé. Également des problématiques de droit de TVA et de droits de de de des droits de de mutation. Compliance qui reste lourde.

On a essayé de donner un petit peu d'espoir ce matin, mais ça reste quand même très compliqué, il faut le dire en tout cas sur le marché européen. Et puis la différence avec les États-Unis, c'est que c'est un marché avec une seule langue, avec une seule monnaie. un seul cadre fiscal. Donc voilà, donc on est sur deux marchés complètement différents et l'Europe en tout cas doit pouvoir faire ses preuves sur ce domaine-là. Dernier point euh [raclement de gorge] merci Yvon. Euh l'ambition européenne 2030, elle est là, elle est importante. Ça a été rappelé notamment avec ce projet de ce projet de statut de l'entreprise européenne.

C'est beaucoup de résilience, un modèle post-crise qui est assalisé sur la rentabilité, un petit peu moins sur l'hypercroissance. Alors pour conclure, je dirais que l'Europe ne manque pas de talent, elle manque de gérant à nous de les construire. Bravo ! Ben bravo, c'était presque trop court. Bravo Yvon ! Merci Emmanuel ! Merci Yvon ! Bravo à tous les deux !

4:27:43
Non speech

[applaudissements]

4:27:45
Alain Marty

Merci en tout cas pour ces chiffres et cet éclairage pertinent. Alexandre, un mot sur ta société. Donc toi, tu es dirigeant du LETI, tu es aussi vice-président de Croissance Plus. Est-ce que quand tu as commencé à créer ton groupe, c'était déjà une TI où tu as grandi ? J'avais grandi euh on est parti à deux euh il y a 8 ans euh ce mois-ci c'est on on fête notre 8e anniversaire. On est vraiment une scalop puisqu'on fait aussi notre 8e acquisition. On est parti, on est parti à deux et notre message c'est ça. Faire lancer une scalope européenne, c'est possible mais en plus ça vaut la peine.

C'est possible parce que j'ai quitté Orange dans un secteur où il y avait les les pas de d'indépendants, c'était que des opérateurs internationaux, des filiales de grands groupes de télécom et qui connectaient tous les téléphones dans le monde et il y avait pas d'indépendant et en revanche, il y avait des petits à vendre. Et l'occasion ça a été que un des petits avant c'est une plateforme digitale qui était connectée avec le monde entier mais qui était trop petite était et qui était à vendre.

Donc je dis "Ben c'est mon métier, je vais quitter Orange." Et grâce au fond qu'il y a autour de nous, grâce à tous les euh conseils et consultants, banques, audit qu' a autour de nous, des avocats, on va pouvoir faire, je voyais cette possibilité de faire cet opérateur indépendant qui rivaliserait avec les autres grands. On a aujourd'hui 500 millions de chiffres d'affaires, 400 personnes. Nous sommes le troisème opérateur mondial mais le premier indépendant. Et ce qui s'est passé au début de ces 8 ans, c'est quand on est tout seul d'aller voir les fonds et de dire au fond j'ai une idée, voilà mon idée.

Et les fonds disent et ben on est on vous accompagne et venez avec la promesse d'achat et le jour de la promesse d'achat vous aurez l'argent. Et c'est ça qui s'est passé un par un. Ils m'ont dit oui. Ça commen avec la Score qui nous a accompagné, Denis Kessler à qui j'ai vendu l'idée que puisqu'il était assureur d'assureurs, il a il fallait qu'il accompagne un opérateur international d'opérateur à Paris. Et c'est comme ça que on a commencé. Grâce à lui, il nous a promis 10 %. C'est a emmené les autres fonds qui nous ont accompagné en disant si ce Scor accompagne les autres viennent. CCLAD nous a accompagné Troc Cadero et Swen.

Donc un par un, ils sont venus et du côté des vendeurs, ils ont dit euh c'est là que ça a pris du temps, c'est la réglementation européenne, c'est les télécom. Ça nous a pris 18 mois de convaincre le premier vendeur, la Royal Capienne, de vendre un entrepreneur qui allait avoir des fonds. Ça a pris euh dans le même temps, il fallait il y a SFR qui a été mis en vente, le Portugal et euh la République dominicaine, ça en a fait quatre. Et comme c'était toujours à la promesse d'achat que j'aurais l'argent et pour financer ces quatre du diligence avec les auditeurs, les avocats, j'ai hypothéqué l'appartement parce que m carré l'appartement, il faisait combien de mètres carrés l'appartement ?

L'appartement était assez grand pour les jumeaux parce que c'est le moment on se pose toujours la question où sont les enfants c'est l'avantage de de devenir entrepreneur après 45 ans. Les jumeaux avaient 17 ans, ils passaient leur bac. J'aurais dit "Écoutez, je pense que vous allez avoir votre bac juste l'année prochaine, s'il vous plaît, faites des études ailleurs." Donc, tu as tout hypothéqué pour financer le début quoi. J'ai tout hypothéqué pour financer le début et comme ça a duré 18 mois ce portage puis 18 mois ou comme vous poulez manager, il y avait des haut débats.

Heureusement qu'on était deux, Patrick George qui est le CEO aujourd'hui qui est celui qui est allé signer l'Australie à l'autre bout du monde et bien on s'est aussi serré les coudes et on s'est dit non mais on essaye et puis le moment de l'hypothèque de l'avortement éta un moment important parce que c'était soit je le faisais soit bah il fallait que j'aille chercher un job et je me suis dit je peux quand même pas aller jusqu'au bout tout essayer ça va ça va tenir ça fait 12 mois déjà mais je suis sûr qu'on va y arriver Voilà. Ton épouse t'a soutenu ou alors tu as divorcé ? Mon épouse mon épouse a soutenu, c'était c'était chacun son tour.

Elle a dit "Bon écoute, tu as été à peu près raisonnable ces dernières années. On était rentré des États-Unis il y a 25 ans." Donc elle savait que de toute façon, on avait envie de de faire quelque chose d'entreprenant et donc elle a été avec moi aussi tout le long. Le gros message qu'on a aussi, c'est que une fois que ces 18 mois se sont passés et qu'on a signé, on a signé les quatre d'un coup, c'estàd qu'une fois qu'on a eu les hockets de tous les bords, puis après euh on s'est lancé avec le les régulateurs avec les régulateurs les régulateurs français européens, ils nous ont donné leur OK tout de suite parce que comme on était européen, bah nous il connaissait, on a eu le OK en un mois.

Ce qui fait que euh on a eu d'abord les équipes de SFR et en revanche pour avoir le hockey américain parce que les Américains aussi sont lent hein. C'était le premier mandat Trump d'ailleurs, ils nous ont pris 10 mois pour nous donner le même OK. On est passé devant 16 agences fédérales juste pour nous réconciller les uns et les autres avec l'Europe. L'Europe est lourde. L'Europe doit accélérer. Mais Dieu merci, les Américains sont des très bons compétiteurs aussi quand il s'agit d'administration.

Christian euh donc associé de transaction et compagnie, tu connais bien toutes ces problématiques, les moments de bascule entre la croissance qui est subie ou qui est choisie, c'est pas facile hein. Ouais. Bonjour à tous, merci euh de nous accueillir. Euh et effectivement donc Transaction et Compagnie est une société de conseil en fusion acquisition et nous aidons justement en fait des entrepreneurs, des entreprises à des moments clés de leur développement et notamment sur des opérations de haut bilan et à la recherche de financement. Euh ce qui ce qui me frappe en fait, c'est que aujourd'hui le capital est abondant.

Euh il y a beaucoup beaucoup de capital pour financer les entreprises euh sous différentes formes. Ça part de la dette jusque à l'équity hein, jusqu'au fond propre. Et en réalité, il y a quand même un paradoxe, c'est que les entreprises françaises, le ministre ce matin le le le rappelé, les entreprises, beaucoup d'entreprises françaises de PME sont sous-capitalisées et pour autant elles font pas appel à ce capital aujourd'hui qui est disponible et pour autant en fait pour grandir, il faut être bien capitalisé et être bien financé. Donc il y a ce premier paradoxe qui est peut-être du côté des entrepreneurs.

Le le deuxième peut-être paradoxe, c'est que effectivement il y a beaucoup de capital qui est disponible aujourd'hui sur le marché mais ce capital il est probablement trop concentré en fait sur certains secteurs d'activité. Euh je m'explique euh la tech euh la santé, le business, le B2B à l'inverse et on on l'écoutait dans le panel précédent, en fait euh il y a des secteurs d'activité qui sont assez malheureusement délaissés euh par euh par euh le le capital en fait hein, le capital investissement comme l'industrie l'industrie ou le B2C. Et donc là, je pense qu'il faut quand même rétablir un certain équilibre dans le modèle de financement des entreprises des PME.

Je reviens en fait sur votre question qui est comment on passe en fait à l'échelle euh avec ou pas du capital he parce qu'après tout on peut se passer de de capitaux de capitaux propres qui viennent de l'extérieur. Je pense que la clé c'est quand même d'abord le projet en fait hein. Il faut avoir une clarté en fait de son projet de sa vision stratégique et en fonction de ça en fait on va définir bah quel est le bon type d'investisseur qu'on va accueillir à son capital. Est-ce qu'on ouvre le capital de manière minoritaire, majoritaire ? Le deuxième élément clé, c'est quand même la gouvernance.

Jusqu'à présent, bah vous étiez seul au capital de votre entreprise et puis à un moment, il y a un investisseur extérieur qui rentre au capital, il va falloir lui faire une place et trouver un équilibre en fait dans la gouvernance, dans le fonctionnement. il va pas gérer au quotidien votre entreprise, mais il va falloir trouver un équilibre dans le fonctionnement euh avec le ou les inv le ou les investisseurs. Je pense que voilà, donc il y a il y a un capital abondant, il faut aussi savoir ce que vous voulez en terme de développement. Est-ce que il s'agit plus d'un développement euh domestique ? Est-ce qu'il s'agit plus d'un développement international ?

et vous allez pas faire appel en fait à la même catégorie d'investisseurs. Euh il y a également des investisseurs qui ont des approches très sectorielles, qui peuvent apporter également du no à des automatismes sectoriels et aider des entreprises à franchir des étapes parce que elles ont beaucoup de vécu sectoriel en France, en Europe et donc ça permet d'accélérer. Je finis en fait sur un point qui me paraît important. Euh bah ouvrir son capital aussi, c'est pas uniquement à une banque, à un fond d'investissement. C'est peut-être aussi de réfléchir à comment ouvrir son capital à ses salariés euh pour les motiver, pour assurer une meilleure attractivité de ces PME.

Euh et je pense que ça c'est clé parce qu'on on on écoutait ce matin un défrain aujourd'hui à l'embauche dans ce ou en tout cas à l'attractivité dans les PME ou les ETI, c'est la méconnaissance en fait des salariés euh de ce type d'entreprise. Et donc je pense que c'est un facteur d'attractivité, c'est un facteur de rétention et et ça permet aussi bah voilà de d'avoir des salariés qui ne sont pas uniquement des salariés mais qui sont aussi d'une certaine manière des actionnaires et de partager un peu la valeur aussi he ce qui c'est pas négligeable quoi. Alexandre femme il y a beaucoup d'Alexandre là un mot sur parcours entrepreneur. Toi tu es dans la tech à mort l'intérim.

Alors oui, alors pas la tech à mort uniquement. Là, on change l'univers puisque j'ai fondé le groupe Mister Temp il y a maintenant 16 ans dans un secteur qui est extrêmement concurrentiel qui est celui du recrutement et du travail temporaire. Et pour me différencier par rapport à mes grands concurrents américains, suisse ou néerlandais, j'ai fait deux choix. Euh le premier c'est de miser sur la technologie effectivement où j'ai aujourd'hui une soixantaine de développeurs qui n permettent de trouver on va dire humblement des candidats un peu plus vite, un peu plus pertinent et de façon un peu plus compétitive que mes concurrents.

Mais le deuxième choix important c'est ne pas faire que la tech, c'est de miser aussi sur l'humain avec un ancrage territorial de proximité extrêmement fort via un réseau de franchisés, ce qui est assez original dans mon secteur. Donc aujourd'hui 250 franchisés un peu partout en France, Italie, Espagne et très récemment également en Allemagne. Quel est le droit d'entrée ? C'est 25000 €. Et la redevance annuelle toujours 95 % c'est enentaux de 5,5 %. J'ai tout un dossier si tu intéresses, je peux te le donner tout à l'heure à la traite avec des gens qui gagnent en moyenne 1100 € effectivement par an. Donc c'est effectivement c'est quand même un retour sur investissement qui qui est séduisant.

Pren donner quelques chiffres, puisqu'on parle chiffre, le groupe aujourd'hui c'est 530 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est à peu près 10000 personnes qu'on fait travailler tous les jours dans des secteurs extrêmement différents. Près de 13000 entreprises conservent chaque année allant de beaucoup de TPE, quelques PME et TI qui sont dans la salle aujourd'hui que je salue et des très grands groupes comme Carrefour, Valeo, la Poste ou autres.

Et c'est vrai que c'est un parcours qui a été assez complexe parce que on est vraiment dans un secteur qui est dans qui il y a beaucoup de concurrence mais je dirais que les les évidment les choses très complexes sur le financement, on peut en parler sur les variations réglementaires parce qu'on est vraiment au cœur entre le droit du travail de la paye de tout ce qui est de plus national en Europe. Donc lorsqu'on va appréhender le secteur ultra temporaire en Italie, Espagne ou Allemagne, on voit qu'on fait face à des réglementations extrêmement différentes.

Donc c'est la complexité d'aller mutualiser des investissements technologiques dans des réglementations différentes, c'est un vrai challenge pour nous. Mais tà dire que le plus compliqué pour nous, ça a quand même été des de garder une agilité, c'est que quand on doit effectivement passer de 0 à 500 millions effectivement euh en en 15 ans, euh on doit changer en permanence l'organisation que l'on a en interne et ce qui est encore plus dur, changer parfois les personnes. Certaines personnes effectivement ont pu grandir avec l'entreprise. J'ai toujours dit mon premier salarié est toujours avec nous aujourd'hui.

Mais malheureusement, il y a des gens qui sont très très bons à une période de l'entreprise à qui on doit dire et c'est toujours un arrachement malheureusement tu n'es plus la bonne personne pour la suite de l'aventure. On l'a toujours fait trop tard mais c'est toujours été des choix difficiles à faire. Alexandre est-ce que toi aussi tu as hypothéqu l'appartement ? Est-ce que tu as eu la trouille ? Est-ce que tu as échoué ? Parce que tout va bien, tout va bien. Mais c'est pas ça la vie malheureusement. Ça monte, ça descend et compagnie hein. Oui. Alors moi je lui a quelque part peut-être la chance ou l'inexpérience d'avoir en fait déjà monté une start-up la première bulle internet.

Non mais du coup alors j'étais alors j'ai une expérience traumatisante. Je salue Pierre Olivier qui a vécu cette expérience avec moi il y a quelques années et j'ai tenu lorsque j'ai monté le groupe Mister Temper une forme de liberté. Natacha Poloni parlait tout à l'heure de la liberté qu'on doit conserver en tant qu'entre en tant que que nation. Euh je pense qu'en tant qu'entrepreneur, je voulais garder une liberté et donc j'ai fait le choix de ne pas faire de lever de fond et maintenant on appelle ça bootstrap mais à l'époque c'était un peu moins cool que ça. Euh mais simplement la la ma meilleure garantie de liberté c'était d'avoir des vrais clients, d'être rentable dès le premier jour.

Le groupe a toujours été rentable. J'ai toujours été obsédé par le cash, toujours eu trop de cash. Les financiers m toujours dit "Mais qu'est-ce que tu fous tout cet argent ? Écoute, c'est mon assurance, on garde là et et c'est pas quand on enfin, j'enfonce des portes ouvertes, he, c'est pas quand on a besoin d'argent qui font mieux, voilà, on sent mieux et on peut investir de façon sereine et c'est un principe je dire assez sain, ce qui m'a pas empêché également quand même pour rebondir ce que tu disais de de faire le choix également d'ouvrir mon capital effectivement à des fonds préqui.

Il y a de cela aujourd'hui j'ai commencé il y a 8 ans maintenant donc on sur le deuxème deuxème round qui nous a permis de mettre un peu d'huile dans le moteur quand même pour investir à l'étranger ou sur la partie techno. Donc c'est le l'équilibre qu'on a récupér un peu de sous au passage quand même non ? euh aussi au passage évidemment de sens se dérrisqué. Personnellement, c'est aussi des points importants en tant qu'entrepreneur, c'est pas euh tapis et puis on met sa vie en jeu avec sa famille, ses enfants et cetera. Je pense que l'entrepreneur, contrairement à ce que les gens peuvent parfois l'imaginer, c'est quelqu'un qui est fondamentalement averse au risque.

Il cherche à limiter au maximum les risques qu'il prend. Euh euh et d'ailleurs, je pense que c'est moins risqué aujourd'hui d'être entrepreneur que d'être salarié dans un grand groupe. Mais c'est une opinion très personnelle. Mathieu, des entrepreneurs, quoi que tu es salarié, c'est bien, tu te fais virer, tu vas au prudom.

4:42:04
Non speech

[applaudissements]

4:42:05
Alain Marty

Euh Mathieu, donc tu peux réagir sur les les deux profils entrepreneurs qu'on vient de voir. Euh des gens comme ça, d'abord tu les aimes et tu les accompagnes avec une activité conseil chez BPI France qui est pas forcément l'activité la plus connue du groupe, hein. Oui, absolument. Alors, bonjour à toutes et à tous. D'abord, je voudrais rappeler que la la mission de BPI France, c'est d'accélérer les entreprises et de faire agrandir les entrepreneurs. Donc, c'est vraiment notre cœur de mission.

Euh derrière par rapport à ce qui nous réunit aujourd'hui et les ETI, euh je dois dire qu'on a aussi une ambition très très forte chez BPI France, c'est euh que dans les 10 prochaines années, il y ait 30 % de TI en plus en France et qu'on double la taille des ETI françaises, hein. Et tout ça évidemment pas tout seul. Nous, on est là avec notre boîte à outils euh capital, dette euh conseil, mais aussi avec tout un écosystème.

Alors après si je reprends effectivement je m'inspire de des témoignages ce que l'on voit nous pour la la réussite du scale dans dans les ETI hein, il y a quatre il y a quatre axes très très importants issus de notre expérience sur nos portefeuilles à la fois d'investisseurs et et bancaires. Le premier c'est que la croissance elle s'accélère très vite grâce au MN.

Donc nous on aime le M&, on aime les ETI qui veulent faire du MN et donc on a à disposition le continuum capital, dett et conseil à la fois pour accompagner chaque année des centaines d'entrepreneurs dans la recherche de cibles et après pour l'intégration aussi une fois que le D est conclu pour l'intégration l'entreprise parce que le succès c'est aussi cette intégration là donc c'est pas que du financier c'est beaucoup de conseils hein effectiv Comme tu le disais, c'est un peu moins condu. Moi, je suis le directeur exécutif du conseil chez BPI France. C'est c'est aujourd'hui on est devenu une ETI hein cette activité là.

Je le dis à mes équipes, on est passé de quelques centaines de missions de conseil à 8000 missions de conseil et donc aujourd'hui c'est absolument majeur dans la capacité d'appui à la transformation en particulier des ETI hein. Donc le premier patterne c'est le MN pour accélérer. Le deuxième c'est l'excellence opérationnelle. On on l'a vu là euh on a très à cœur l'industrie chez BPI France. Il y a beaucoup d'industriels dans cette salle, on les a vu ce matin. Et donc il faut se rappeler combien dans un modèle social qui nous est pas favorable en France l'excellence opérationnelle et la ligne de vie essentielle pour réussir. Et donc ça veut dire ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il faut la bonne organisation, il faut le bon management, il faut les bons process, il faut la bonne culture d'entreprise. Que ce sujet-là, c'est pas le sujet l'excellence opérationnelle, c'est pas le sujet du directeur technique ou directeur des opérations. C'est une culture d'entreprise. Ça va du patron de la patronne effectivement au technicien de surface. On on se rappelle euh c'est c'est la culture la culture Toyota hein qui sont toujours après 30 ans les champions du monde de l'automobile he faut se le rappeler.

Donc le le LINE pour nous c'est essentiel, c'est aussi une des cœurs de mission d'accompagnement de tous nos portefeuilles hein pour que on maîtrise bien ce sujet à tous les niveaux et que ça soit bien que les bonnes pratiques se déploient dans les ETI et les grosses PME. Donc ça c'est le 2è axe pour bien scaler et c'est l'axe qui va permettre une croissance rentable parce que si vous allez euh racheter une société, si vous allez élargir votre gamme de produits et cetera, faire de l'innovation, si vous maîtrisez pas l'excellence opérationnelle, euh vous n'allez pas faire une croissance rentable.

Et nous, en tant que investisseur banquier, on n'aime pas la croissance qui n'est pas rentable, hein, évidemment. Euh donc, maîtriser cette excellence opérationnelle. L'autre élément important, nous sommes aussi la banque de l'innovation et les ETI. On on parle souvent des start-ups. Euh nous BPI France, le portefeuille de start-up effectivement est beaucoup plus petit quelque part que le portefeuille de PME de TI que nous avons dans nos portefeuilles bancaires et investisseurs. Le ratio de sur les investisseurs, il y a on va avoir 150 participations, on en a 800 plus de plus de 900 sur de la PME et de l' TI hein. Donc ça c'est c'est important.

Et les ETI qui réussissent, c'est aussi les ETI qui innovent, qui sont dans une amélioration continue et donc on les accompagne aussi là-dessus sur leur stratégie d'innovation pour mettre en place les bonnes pratiques. On peut les rapprocher de certaines start-ups. Donc c'est aussi un 3è ADN des euh des ET qui réussissent. Et d'ailleurs, nous avons deux exemples ici de TI qui maîtrisent bien la technologie, qui l'ont bien intégré et qui ont innové dans leur façon de faire. Donc ça c'est le 3è axe. Et le 4è extrêmement important, c'est l'international. On en a largement parlé ce matin pour nous une croissance durable et surtout un mot que j'ai pas trop entendu, une résilience des ETI.

H, ça passe par l'international. Les meilleurs ETI que l'on constate aujourd'hui, c'est qu'elles ont réparti en fait leur activité sur plusieurs géographies et notamment plusieurs continents, hein. Et pour nous, c'est assez essentiel. On va de plus en plus accompagner les ETI dans ce mouvement. Là, cette année, on lance d'ailleurs un accélérateur Asie pour emmener 20 tiers industriels et faire en sorte qu'elles aient une stratégie de développement. très activable et qu'elle gagne 3 5 ans sur leur déploiement nazi.

C'est un peu contreintuitif mais en Asie aujourd'hui, il y a une très forte croissance, il y a beaucoup de talent disponibles, il y a une grosse technologie et finalement on a plus grand-chose à perdre parce qu'ils sont très forts déjà. Donc il y a beaucoup à prendre et et à gagner dans cette zone. Voilà. Donc ceux qui sont intéressés, faut faut venir vers nous. Mais l'international c'est absolument fondamental. Donc le MN, l'excellence opérationnelle, euh l'innovation et euh l'international pour nous, c'est ça les clés de la réussite. C'est ça qui ferait que vous allez doubler la taille de vos ETI euh ou bien que vous allez passer de PME et ETI.

C'est l'impression aussi Mathieu que dans une autre vie, tu étais entrepreneur donc tu sais de quoi tu parles aussi quoi. Tu l'as vécu quoi. Euh oui, absolument. J'ai eu le plaisir de de monter deux start-ups. Alors, j'étais dans l'univers start-up euh pas dans le domaine du TI mais effectivement et j'ai eu euh une belle start-up qui était revendue à corps et une qui a craché. Donc une bonne moyenne. Euh Christian, juste avant de donner la parole à à Benoît, un petit commentaire sur la la croissance externe. Est-ce qu'on peut se développer sans croissance externe ?

Parce que parfois, j'ai quelques exemples d'entrepreneurs ici qui ont plein de sous à dépenser et les fonds les motivaient à acheter acheter pas forcément très bien puis à la fin ça marchait pas, il se faisaient engueuler. Compliqué. histoire, non ? Alors oui, hein, je crois qu'il faut pas être dogmatique. On peut évidemment se développer par croissance organique et pas par croissance externe obligatoirement. H je pense que le socle c'est quand même d'abord la croissance organique. C'est à partir du moment où vous avez un bon socle de croissance organique que vous pouvez envisager la croissance externe. La croissance externe, elle doit pas se substituer à la croissance organique.

Je pense que là-dessus, il faut être il faut être très clair. Néanmoins [raclement de gorge] euh quand on fait le constat euh je dirais un petit peu plus macro, la France est un petit pays hein, 67 millions d'habitants et je la euh et l'Europe c'est quand même le terrain de jeu naturel d'une d'une ETI ou d'une PME qui veut passer euh au stade de TI. Donc il faut croître à un moment donné et la plupart des ETI que nous avons accompagné ont à un moment donné de de leur vie, de leur développement cru par croissance externe. Alors, il faut pas le faire n'importe comment. Il faut garder une discipline financière.

Euh mais euh mais le MN est est un pilier assez essentiel dans le développement notamment à l'international. Il est toujours plus facile en fait d'aller acheter un concurrent à l'international que de s'y implanter parce que ça prend énormément de temps. Au autre point peut-être, je pense que faut pas voir uniquement le MNA comme un outil offensif, c'est aussi un outil défensif hein, pendant que bah vous faites pas de M&, les autres en font euh les autres en font en Europe, les enfont en Chine. Vous avez également des concurrents aux États-Unis, eux grandissent, ils sont bien capitalisés, ils sont et donc ce sont des compétiteurs qui avancent également très très vite.

Donc je crois qu'il faut pas le voir uniquement comme un sujet offensif. Et enfin, j'ai de manière peut-être plus conjoncturelle euh les valorisations bah aujourd'hui sont normalisées hein. Depuis maintenant 2 ans, les multiples ont beaucoup baissé et pour les entreprises en tout cas qui ont les moyens de financier de de leurs ambitions qui sont qui sont bien capitalisés, bah c'est peut-être le moment aussi de passer à l'offensive. Benoît, avant de parler de la structuration, les clés pour structurer une croissance durable, un mot peut-être sur sur CH parce que en France, tu es une ETI, donc tu comprends aussi par nature les patrons d'OTI. Exactement. Bonjour à tous.

Euh exactement, bon je suis une filiale d'un groupe international hein. On est présent dans 54 pays, 60 milliards de chif d'affaires. Mais c'est vrai que en France, on est 400 personnes, on fait un petit peu plus d'un milliard de chiffres d'affaires et c'est vrai qu'il y a beaucoup de problématiques depuis que je suis ici depuis ce matin que j'ai entendu qui nous concernent complètement. C'est je suis mandataire social aussi. Donc il y a des responsabilités qui sont attachées. On a parlé d'attractivité aussi des talents. Alors vous imaginez, je travaille dans l'assurance. Donc voilà, c'est juste l'attractivité qui qui est rêvé tout petit de bosser dans l'assurance. C'est ça.

Non, il vaut mieux pas faire de sondage. Maintenant, il y a des très beau métiers dans il y a Charles BFO, le président du groupe NR mais là c'est il y a très beau métier dans les assurances évidemment. Donc euh donc euh oui, il y a des problématiques que que qu'on a euh à en tout cas à voir et et c'est vrai que c'est intéressant de du coup d'être ici. Donc moi, je vais parler, comme je suis un assureur, je vais parler de risqu. Alors je veux pas que ce soit trop anxiogène parce que c'est bien les prévoir justement ces risques pour pouvoir euh pour pouvoir les régler.

Euh et je vais vous parler de façon générale parce que il y a des risques qui sont, on va dire, installés déjà depuis longtemps et puis il y a aussi des risques un peu émergents, hein. Donc euh on les voit. Euh le premier d'ailleurs et c'est celui d'ailleurs dans les dans les baromètres qu'on fait tous les ans, c'est celui qui apparaît en premier, c'est le risque cyber. Alors on a parlé de technologie, on a parlé d'investissement et cetera, mais c'est vrai que c'est un risque qui revient depuis déjà au moins 8 ou 9 ans. Donc parmi les, on va dire le le risque le plus important euh et pas seulement d'ailleurs en France he dans dans le monde entier.

Euh juste quelques chiffres parce que c'est vrai qu'il y a il y a une explosion quand même hein très clairement en tout cas des sinistres euh plus de 100 milliards de sinistres par an hein donc dans le monde entier avec des contradictions aussi quand même qui sont liées à ça surtout par rapport à l'assurance. Euh juste en France à peine 10 % des sociétés en France sont assurées euh donc contre le risque cyber. Exactement.

Euh après si si on on regarde un petit peu dans les grands risques hein, les fameuses grandes entreprises là là effectivement la plupart des grandes entreprises se sont équipées dans les dernières années hein très clairement et pas seulement d'ailleurs en en assurance hein aussi dans la prévention parce que c'est c'est important les deux sont liés lorsqu'on descend un peu lorsqueon parle justement de vous he les on va dire un petit peu moins de la moitié des qui sont assurés donc ça progresse en plus combien ça coûte une assurance une bonne assurance ça dépend de la taille et ça dépend de ce que vous faites et ça dépend de vos activité, ça dépend d'un certain nombre de Ça va être compliqué pour moi de vous sortir un prix là, donc de sortir un petit devis, un petit devis pour la route en direct.

Mais mais d'ailleurs c'est c'est très bien d'en parler parce que c'est vrai que jusque là il y a quelques on va dire il y a quelques années, c'est vrai que s'assurer pour le le risque cyber était compliqué puisque on recevait, j'imagine que vous avez tous reçu des questionnaires incessants. Enfin c'était impossible finalement de de sortir un prix en tout cas rapidement. Ça s'est beaucoup simplifié, c'estàd que c'est beaucoup plus facile maintenant de sortir des prix.

Donc et en plus et c'est pour ça que je parle beaucoup de ça parce que et là je parle pour pour ma profession, pas seulement pour moi, c'est vrai que maintenant l'importance c'est pas forcément de s'assurer, c'est aussi de travailler sur la prévention. C'est c'est vraiment la sécurité. Et juste une chose, 32 % des des ETI l'année dernière ont été attaqués. 32 % 32 % donc un certain nombre d'entre vous ont été attaqués. Alors après c'est plus ou moins et effectivement l'impact est plus ou moins. Après le deuxième que je voulais partager un peu avec vous c'était tout ce qui était effectivement les risques climatique.

On est on en parle beaucoup mais c'est quand même assez conséquent et en montant juste en France en 2024 c'est plus de 6 milliards he quand même de dommage hein. L'année dernière un petit peu moins. 5 milliards. Mais c'est vrai que on va dire que même si la fréquence augmente la la on va dire l'impact aussi augmente beaucoup. C'est-à-dire que on voit les 10 dernières années, on va dire en France, c'était entre 3 et 4 milliards par an et là maintenant ça a quasiment presque doublé. Donc l'impact est vraiment important et et c'est vrai que c'est quelque chose qu'il faut considérer, qui est identifié très clairement mais c'est quelque chose qu'il faut considérer.

Et puis le troisième ce que je voulais et c'est vrai qu'on est en plein dans l'actualité, c'est les risques géopolitiques et d'ailleurs qui se regroupent avec le cyber par exemple. vous savez qu'on on est en guerre hybride et et effectivement on est aussi attaqué par certains de nos voisins et donc on est évidemment on subit les conséquences donc donc et ça c'est une particularité actuellement parce que moi ces risques je les connais depuis très longtemps. Ça fait 38 ans que je suis dans le métier mais la particularité qu'on a maintenant c'est que tous ces risques interviennent en même temps.

C'estd que c'est c'est ça le et et lorsque vous êtes dans une scale up parce que c'est de ça dont on parle c'est des choses qu'il va falloir considérer de plus en plus. Alors ça ce sont des risques. Alors dans la géopolitique effectivement il y a des problématiques, on en a parlé d'ailleurs de matière première. Les problématiques en plus pour un assureur, c'est quand même important, c'est les problématiques d'inflation puisque là on a réussi quand même à juguler l'inflation en France depuis quelques temps.

Faut pas rêver hein, dans les mois et les semaines qui vont arriver, l'inflation va va redémarrer extraordinairement et donc c'est vrai que ça va avoir un impact sur tout le monde hein évidemment et notamment sur nous hein et sur nos bilans. Donc ça c'était on va dire les les risques qu'on connaît avec la particularité le fait qu'il soit amalgamé. Il y a des risques aussi qui sont un peu sous-estimés. Et on en a parlé un petit peu quand même dans les dans les dans les panels ce matin. C'est vrai que il y a d'abord les risques de de responsabilité, c'est-à-dire que et de pédal, tu veux dire pédalis, c'estàd que vous on a parlé beaucoup de normes.

C'est vrai que les normes et les on va dire les implémentations de normes, c'est vrai que bah vous êtes, j'imagine beaucoup d'entre vous êtes des mandataires sociaux et vous avez des responsabilités en tant que mandataires sociaux d'être en place en fait ces normes et donc vous avez l'obligation aussi de bah de vous assurer. C'est-à-dire que moi lorsque j'ai pris la direction puisque je mets en intersel aussi en France, la première chose que j'ai fait mais parce que évidemment en tant qu'assureur bah j'ai été voir ma police d'assurance.

Il y a une particularité aussi en tant que responsable, c'est que même lorsque vous sortez de cette responsabilité, lorsque vous quittez en fait, vous pouvez toujours être poursuivi pour les actes antérieurs. Exactement. Et ça dure et ça peut durer pendant beaucoup d'années. Donc ça c'est sous-estimé. On le sent quand même qu'il y a il y a de la sous-estimation. Et la le 2è et on en a parlé aussi un petit peu et c'est vrai, c'est au niveau de la gouvernance et et surtout euh de l'innovation. C'est-à-dire que l'IA, c'est formidable. Évidemment, on investit tous dans l'IA.

C'est quelque chose qui va euh je crois que c'est le panel d'avant qui disait que effectivement ça va transformer nos vies, ça c'est clair. Ce qu'il faut dire, c'est que ça va aussi s'accompagner de responsabilité. C'est-à-dire que l'IA de plus en plus va faire des choses que l'humain faisait avant. Et malheureusement, si l'A fait des erreurs, qui va être responsable ? Ce ne sera pas Jemen, ce ne sera pas Claude, ce sera pas tous ces gens-là, ce sera vous. Et et là par contre en tant qu'assureur, c'est pour ça que j'en parle, c'est ouvert. En tant qu'assureur, on n'a pas de réponse. Non, là on ne sait pas on ne sait pas jusqu'où ça va aller.

Évidemment, ça va dépendre des investissements et de l'impact que ça va avoir évidemment sur les transformations, mais clairement c'est quelque chose qui va revenir dans les années qui viennent de façon assez importante. Merci en tout cas Benoît pour ce témoignage d'ex enfin avis d'expert on va dire. Pour terminer, euh deux trois idées chacun en 30 secondes sur euh qu'est-ce qui sur lesquel les points sur lesquels on peut travailler pour le prochain submit 1 11 mars 2027. Euh les points pour que pour qu'une TPE devienne PME, une PMETI, une ETI un grand groupe. Et comme ça tout est réglé. Alexandre Fbro. Oh euh plusieurs idées.

Le premier c'est l'alignement de des intérêts quand on est une scalop et ETI. Ce qu'on a de particulier donc c'est qu'on a besoin d'argent de l'extérieur et donc il faut être aligné avec les fonds et c'est là que le partage de la valeur avec les salariés avec le management est critique et nous ça a été une condition de succès. C'est que tout le monde était aligné, tout le monde est actionnaire ou touche une partie de la valeur de l'entreprise et c'est beaucoup plus facile pour expliquer les efforts qu'il y a à faire. Au contraire pour avoir plus qu'on attendait. C'est la première chose et c'est une des valeurs de croissance plus et c'est une des valeurs européennes aussi.

Deuxième chose, c'est dans la simplification hein pour l'année européenne. Le 28e régime, c'est génial. Si on avait pu faire l'équivalent [raclement de gorge] du Dware Incis de le faire en Europe, on va enfin euh le faire. C'est le deuxième souhait et il est en cours. Le troisème, ben c'est pour avoir plus d'argent pour continuer et avoir des scalopes européennes. Bah c'est l'Union des marchés de capitaux. Avoir plus d'argent sur place, pas être obligé d'aller le chercher ailleurs. C'est mon troisème souhait. Très bien Christian, toi qui est de jolies lampes d'Aladin, un souhait. Alors, un souhait, c'est peut-être le fléchage de l'épargne financière.

Aujourd'hui, il y a 6000 milliards d'épargne financière des Français en fait qui qui dort sur des contrats d'assurance vie. Je vais finir là-dessus. Je pense que c'est quand même un peu plus enthousiasmant de financer des des scalup des entreprises, des ETI plutôt que la dette des États. Hm hm. Alexandre II. [applaudissements]

5:00:19
Non speech

[applaudissements]

5:00:21
Alain Marty

Non, je vais revenir sur ce qui a été dit au panel précédent. Je pense que en Europe et en France en particulier, on a beaucoup d'idées évidemment, on a pas mal d'aide effectivement, mais un point qui nous manque beaucoup, c'est effectivement la commande, la commande publique et la commande des grands groupes qui est quand même indispensable pour finalement financer l'innovation, les recrutements et l'avancée. C'est que c'est dommage effectivement que parce qu'on a des règles d'achat qui sont un petit peu trop strictes effectivement qu'on puisse pas dans une préférence communautaire européenne ou alors pour nos PME, ça serait effectivement génial. Bonne remarque, bon point.

Mathieu, moi je suis d'accord avec ce qui a été dit. Je renforce le message. Drainer l'épargne vers l'entreprise, c'est fondamental. D'autant qu'aujourd'hui la plupart de l'épargne français, elle financent le Nasdaq et les boîtes américaines. Donc on a on a un vrai challenge au niveau européen. Il faut qu'on est des très gros fonds européens aussi pour prendre le relais des séries D, des séries E dans certains domaines. Notamment, on parlait de la DIPTtech tout à l'heure, c'est fondamental si on veut conserver les technologies d'avenir.

Et puis peut-être un un sujet qui est le sujet de la gouvernance sur lequel j'amène tout le monde à à réfléchir dans les dans le passage des étapes de l'ETI qui grossit. Cette question de la gouvernance, ne pas rester seul, pouvoir bien structurer une gouvernance qui passe peut-être du d'une gouvernance 100 % familiale à une gouvernance avec des administrateurs indépendants, un advisory board. Aujourd'hui, on a commencé à déployer ça nous dans les programmes accélérateur ETI, hein. Vous avez accès à ça. Euh, on va le déployer.

D'ailleurs, c'est en mode stand de l'one pour les ETI qui le souhaitent et donc d'avoir accès à des grands professionnels, des anciens patrons qui peuvent vous aider et faire en sorte que de vous challenger sur un terme de sujet sur lequel vous pouvez pas partager avec votre codire et vous pouvez peut-être pas partager avec la gouvernance telle qu'elle existe. Donc cette réflexion sur la gouvernance à long terme pour être garante de la création de valeur, elle est aussi fondamentale et je vous dise pas ça parce que je suis prof à l'IFA. Je crois qu' terrien sera là, il va intervenir à l'occasion de la 8e conférence. Merci en tout cas Mathieu Benoît.

Euh voilà les deux trois axes de réflexion. Juste je je vais revenir sur le financement parce que c'est vrai que en tant que compagnie d'assurance, une grosse [grognement] partie quand même de ce qu'on fait, c'est de financer aussi. C'est-à-dire que en France, en 2025, 1500 milliards ont été investis dans l'économie productive, donc en France par les compagnie d'assurance. Donc c'est vrai que le financement aussi c'est important pour nous.

Juste juste un souhait parce que c'est vrai qu'on a parlé de Skalop, c'est vrai que l'assurance est souvent considérée comme un coût donc euh et peut-être de temps en temps avec raison, mais je pense que les entreprises qui finalement euh intègrent l'assurance dès le départ c'est et dans leur stratégie surtout de de de surtout spécifiquement lorsqu'elles grossissent, lorsqu'elles veulent croître justement, sont généralement celles qui sont les plus résilientes et et et particulièrement lorsqu'elles vont à l'international par exemple. Donc c'est vrai que mon souhait moi c'est c'est que justement bah l'assurance devienne vraiment vraiment une part de cette croissance entière.

Bon tous les cinq là on compte sur vous pour être avec nous le 11 mars 2027 pour la 2e édition ou pas ? J'attends un grand oui là bien sûr. On les applaudit. Merci et [musique] on se retrouve à nouveau pour une nouvelle table ronde. Alors on en a beaucoup parlé déjà. On a parlé d'IA, on a parlé de plein de choses, mais sur l'innovation, on va y consacrer une table ronde complète. Et pour cela, j'accueille tout de suite Eva Aubri, avocate associée de CMS Francis Lefèvre. Bonjour Eva, installez-vous. Arthur Barichard qui est directeur du conseil de l'intelligence artificielle et du numérique. Bonjour et bienvenue. Installez-vous.

Raphaël Sanchez, présidente Gené qui propose des logiciels de gestion de la chaîne d'improvisionnement. Vous allez nous expliquer ça et je vous laisse vous installer. Et Aud Vicer qui est directrice générale de Market Paytech qui propose des prestation en matière de service de paiement. Bienvenue à vous quatre. Alors, comme je le disais, on a parlé déjà un peu d'innovation, mais juste pour dresser un peu le le tableau comme d'habitude, on peut dire que par exemple euh près de 35 % des ETI du secteur de l'aéronautique française étaient engagés dans des activités de RED en 2020 contre 23,6 % de d'ensemble des entreprises du secteur. Donc, elles sont devant.

Euh et on voit que l'Europe dispose de de d'ETI avec les ETI d'un potentiel d'innovation conséquent, recherche développement, brevet, chercheur de haut niveau des talents. Donc on voit que les atouts ne manquent pas. Et pourtant, et on l'a dit plusieurs fois, l'Europe peine souvent à rivaliser avec les États-Unis ou la Chine. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que l'Europe est mal positionnée de ce côté-là ? Est-ce qu'elle arrive pas à à pousser l'innovation comme il le faudrait ? Est-ce que on peut libérer davantage l'innovation au sein des ETI, la financer davantage ? C'est ce qu'on va voir avec vous.

Et je vous propose de commencer avec les entreprises parce que c'est toujours assez parlant de voir ce qui se passe au niveau des entreprises. Et je me tourne vers vous donc Raphaël Sanchez, comment est-ce que vous traitez la question de l'innovation chez vous, chez Gené, avec qui vous travaillez ? Et si j'ai bien compris dans nos échanges auparavant, il y a un petit question de souveraineté quand on parle de numérique, quand on parle de tout ça parce qu'on est très dépendant des États-Unis, de la Chine, ça surprend personne. Comment on fait avec tout ça ? Comment vous traitez ces questions là ? Merci. Bonjour à toutes et à tous. Donc merci de nous recevoir.

Alors en premier lieu générique, ce qui nous sommes, on est effectivement une entreprise de la tech française qui propose des logiciels dans la logistique, la supply chaîne et la finance. On a la chance euh d'être présent physiquement dans 12 pays à travers le monde et majoritairement en Europe. Donc on est une ETI hein de 1000 personnes européenne. Alors l'innovation hein, j'ai tendance à dire que nous notre métier dans la tech évidemment c'est de produire de l'innovation. Par contre avec qui on le fait ? Avec nos clients. Puisqu'on a une vision extrêmement pragmatique de la chose. C'est ce que je qualifie l'innovation de terrain.

Nous notre objectif c'est d'innover mais de la commercialiser le plus rapidement possible. Alors, on s'appuie sur nos clients mais pas que. Vous avez raison un écosystème et notamment les géants américains. Pourquoi ? Parce qu'ils nous fournissent la puissance de calcul pour pouvoir exécuter ces applications et aider nos clients à grandir et à s'étendre. Alors, c'est vrai qu'il y a un sujet de dépendance. Moi, j'ai tendance à dire qu'on a surtout, on va dire, un sujet, une problématique de taille. Et ça a été évoqué précédemment. Pourquoi ?

Parce que vous voyez, Générix a trois grands concurrents américains qui se partagent à eux seuls l'ensemble des États-Unis, là où nous une société, une TI comme Générix, on a un concurrent en France et les trois Américains. Quand on va en Allemagne, on a un concurrent allemand et les trois Américains. Quand on va en Espagne, générique a son concurrent espagnol et les trois américains. que notre marché il est fragmenté et si vous voulez le vrai sujet de taille est critique puisque nos concurrents américains bah il dépense 3 4 5 fois notre chiffre d'affaires en red en recherche et développement.

Donc le sujet de souveraineté, je crois que Natacha Poloni l'a dit, c'est la liberté, c'est la capacité à financer cette innovation. Et là aussi, c'est pas évident hein, avant nous, il y avait la BPI qui était là, donc on allait faire le tour des banques, des prêteurs pour trouver des moyens de financement. Et figurez-vous que là aussi, l'année dernière, on a eu beaucoup de chance puisqu'on s'est adressé finalement aux Américains, à six Américains, on a eu 5 offres supérieur à 100 millions dont dont celle qu'on a accepté à 150 millions d'euros. Donc, on peut financer l'innovation.

Alors, une fois qu'on a dit ça, oui, il y a une dépendance technologique et financière, mais le plus important et pour conclure, c'est qu'il y a quelque chose d'assez révolutionnaire pour nous en tout cas, c'est l'intelligence artificielle. Pourquoi ? Parce que nous notre outil de production c'est du code. On fait des zos et des 1. Et l'intelligence artificielle si vous voulez comme si j'avais mis l'ingénieur supplémentaire avec le QI d'Enstein pour nous aider à développer des applications et là ça nous remet peut-être un peu plus sur la même ligne de départ que certains géants américains.

Donc on envisage l'avenir on va dire avec optimisme grâce à LIA notamment dépendance technologique dépendance financière les atouts de l'IA. C'est comme ça que vous ressentez les choses de votre côté au Vicer donc chez Market Paytech. Oui. Alors peut-être quelques mots sur Market Pay tout d'abord. Donc Marketpay est une fintech de paiement né d'un grand retailer français. On est présent en Europe sur 10 marchés. On va revenir sur le côté multilo de de l'Europe. Et donc on fournit des solutions de paiement aux commerçants, aux institutions financières et aux distributeurs. Voilà.

Donc on a 400 400 personnes donc un peu plus petit que que vous présents euh donc dans 10 marchés et avec des gros centres de développement en France à Camp, on en parlait précédemment euh à Paris mais aussi en Pologne, en Lituanie, au Danemark. Donc vraiment un acteur européen avec toutes les problématiques et toutes les opportunités que cela que cela apporte. Donc sur la partie innovation, je dirais qu'on est presque condamné à à innover bah [grognement] de par la taille qu'on a mais qui est aussi à la fois un atout.

C'est-à-dire que comparé à à des acteurs typiquement institutions financières beaucoup plus fortes, beaucoup plus grosses avec de plus gros capitaux, finalement on a une agilité, une rapid une rapidité de décision qui nous permet d'innover, qui nous permet de tester, parfois de se tromper mais en tout cas en tout cas d'avancer. Et ça, je dirais que c'est un atout clé qu'on a euh en matière en matière d'innovation de par notre taille et cette agilité. Ça, je pense que c'est c'est essentiel.

Après, effectivement, le passage à l'échelle, c'est un des des gros enjeux, une des grosses difficultés qu'on qu'on rencontre avec à la fois cette ambivalence évoquée aussi ce matin par euh lors d'un notre panel. Finalement, l'Europe, on est 27 mais c'est 27 marchés unitaires. C'est pas un marché européen. En tout cas, dans le paiement, c'est clairement pas le cas. Et je pense que je d'autres se reconnaîtront dans cette salle.

Ça veut dire un investissement pour chaque nouveau nouveau marché et on est confronté aussi finalement à une compétition à chaque fois sur dans chaque nouveau pays, une compétition locale très finalement petite mais locale et passer à l'échelle en disant en fait on veut devenir un géant européen. Ça veut dire qu'il faut être aussi fort que 27 acteurs locaux et aussi que les géants américains qui sont aussi présents en Europe. Donc le challenge est quand même de taille. D'où cette obligation d'innover, de se démarquer, de capitaliser sur sur nos forces, c'est euh et à la fois innover dans notre capacité de développement.

Donc là, on rejoint effectivement l'intelligence artificielle, l'automatisation, réfléchir à des solutions parce que on parlait aussi des normes et des la réglementation euh un peu plus tôt. Bah là aussi, c'est à la fois un bon vecteur d'innovation parce que bah parce que on n pas le choix que de trouver des solutions qui nous permettent de à la fois répondre à la réglementation qui est assez forte dans le domaine du paiement bien entendu aux normes qui sont multipliées par le nombre de pays. Euh et voilà, une nécessité là aussi pour passer à l'échelle de nous trouver les moyens d'être plus efficace et aussi innover. Mais l'innovation utile, là je je rejoins ce ce point-là.

C'est pas innover pour la beauté du geste, c'est innover pour vendre, pour vendre mieux, moins cher, se démarquer. Et là, on le fait enfin pour moi, c'est on innove pas seul. On innove beaucoup avec nos clients, avec nos partenaires. On parlait effectivement de la facturation électronique, ben ça nous a permis d'accompagner nos clients qui s'occupent de la facturation électronique et qui ont attaché la brique paiement à leur propre offre de valeur. Donc finalement, on leur a permis à eux d'innover et de nous embarquer au passage. Euh on a accompagné un autre un autre client sur là aussi qui construit des bornes de paiement. On a incorporé le paiement des bornes pardon de commande.

Vous allez chez euh tout ce qui est fast food, vous commandez votre menu. Souvent c'est digital. Finalement, il y a même plus de terminal de paiement. Maintenant, vous payez directement sur la borne. Bon, donc là, il y a toute une réflexion industrielle. Trouver la borne, comment ça fonctionne, ajouter le paiement et ça on l'a construit ensemble avec le le software, notre brique paiement, le hardware. Donc, on est capable d'innover tous ensemble. J'ai j'ai juste une question en réaction avec ce que vous disiez sur la concurrence européenne. Est-ce que c'est pas euh paradoxal quand même ?

Parce que s'il y a pas de concurrence, bah il y a peut-être un peu moins d'innovation, mais et est-ce qu'on peut éviter de se faire concurrence tout en innovant ? Au niveau européen, je parle. Euh alors oui, la concurrence c'est sain, ça permet de se dépasser, ça permet de repousser les limites, ça permet d'innover. Euh après, ce serait mieux d'avoir une concurrence en une fois au aux bornes de l'Europe et finalement de construire ces géants européens pour pouvoir avoir les moyens de se battre avec des géants américains. Donc les champions européens à venir quoi. Ouais, je partage le point de vue. Je pense qu'on a tout intérêt à à créer des champions, des Airbus.

Je pense que si Airbus n'existait pas, Boeing serait encore plus fort que ce qu'ils sont. Ce qui est assez rigolo avec l'Europe, c'est que oui, il y a une concurrence en Europe, les Européens mais également les Américains. Et c'est quand nous on va vendre hors d'Europe qu'on a une proposition de valeur européenne. Ça veut dire quelque chose d'être européen. On a fait un dossier en Argentine. Être européen une proposition de valeur. Quand je suis en Europe, être européen a moins de valeur et souvent j'ai des Américains en face. C'est paradoxal, non ? Intéressant en tout cas l'image qu'on a.

Arthur Barichard, vous êtes à la tête du conseil donc de l'IA et du numérique, donc bien placé hein pour parler de de souveraineté dans ces domaines. Si on peut revenir sur de la sémantique, soyons un peu sur ça. Quand on parle de souveraineté, qu'est-ce que ça veut dire réellement ? Et est-ce qu'on peut imaginer une souveraineté 100 % Europe ? Est-ce que c'est souhaitable ? Est-ce que c'est faisable ? Est-ce qu'on est sur le chemin ou pas ? quand on voit que bah on est obligé d'aller chercher des outils, des applis qui appartiennent plutôt aux Américains ou aux Chinois. Merci beaucoup pour pour l'invitation.

Euh donc effectivement Arthur Baréichard, directeur du conseil de l' numérique qui est le tank du gouvernement sur ces questions de transformation de numérique et d'intelligence artificielle et la souveraineté est au cœur des réflexions actuelles. En réalité en France elle est assez prignante depuis plusieurs années. Je pense qu'on avait moins d'écho dans certains pays, compris au sein de l'Union européenne quand on évoquait les enjeux d'autonomie stratégique. Euh la géopolitique [raclement de gorge] et les événements récents ont quand même aidé à pousser cet agenda. Mais qu'est-ce que c'est ?

Enfin, c'est c'est assez simple et je pense que vous venez de le décrire et pour une entreprise être souveraine, c'est déjà avoir le choix. C'est la capacité d'innover, d'être libre de le faire et de ne pas innover dans un environnement qui n'est pas le vôtre. Et c'est l'échelle macro comme l'échelle micro, mais ne serait-ce qu'un qu'un auto-entrepreneur qui veut créer des contenus sur une plateforme en ligne, si il innove pas chez lui à l'heure actuelle, il innove réseau social ou sur YouTube et si demain la plateforme décide de tripler les prix, derrière, il n'a plus de marge. Donc être souverain, c'est est-ce que à quel moment je suis libre d'agir et de faire ?

à l'échelle de l'État, c'est un petit peu différent et plutôt que d'être de parler de souveraineté, c'est comment réduire nos vulnérabilités et sur le numérique, elles sont encore nombreuses. C'est c'est un fait. Si on parlait d'intelligence artificielle, il y a quand même des motifs d'espoir sur certaines couches de la chaîne de valeur à l'image des modèles. Aujourd'hui, on a moins de crainte quand même d'avoir au hasard juste chat GPT ou Claude. Il y a des acteurs alternatifs aux États-Unis, il y en a qui ont percé. En France, on a évidemment Mistral. Au Japon, vous avez Sakana et aï, au Canada, vous avez Koir.

Mais sur d'autres segments, et si on prend par exemple le cloud, qui est un exemple que vous connaissez toutes et tous parfaitement, on a encore plus de 70 % de nos données en Europe qui sont aubergées aux États-Unis et avec une offre, même s'il y a des acteurs français, européens qui sont positionnés, on connaît tous pour la plupart au VH, c'est une grande vulnérabilité et je passe sur les enjeux évidemment plus hardware de semiconducteur et cetera. Et est-ce que est-ce que c'est rattrapable ça ? Est-ce queon a perdu la la course ou est-ce qu'on peut rattraper un petit peu ce retard ou en tout cas cet état de fait ? Il y a il y a deux choses. Est-ce que c'est rattrapable ?

Oui, il faut tendre vers ça. Mais la réponse, enfin, si on est tout à fait honnête, c'est il serait illusoire de penser que du jour au lendemain, on peut être souverain. Et d'ailleurs, je pense qu'on ne sera jamais 100 % souverain sur l'ensemble du stack. Et d'ailleurs, il y a aucun pays au monde à part probablement la Chine et les États-Unis qui qui peuvent prétendre l'être. La question c'est d'être plus autonome et probablement d'avoir une autonomie numérique ouverte et des partenariats ciblés avec d'autres pays qui sont dans la même situation que nous et qui poursuivent vers cette fameuse 3e voie qu'on essaie d'incarner depuis des années.

Euh le Canada, le Japon, la Corée, euh l'Union européenne et d'avoir des partenariats plus ciblés. Maintenant, la prise de conscience est réelle et de fait on œuvre au quotidien avec des initiatives concrète. Il y a un observatoire pour la souveraineté numérique qui a été lancé qui vise à identifier justement auprès des PME, TPE, ETI, grand groupe et aussi au sein de l'administration parce que la souveraineté c'est aussi une question pour les agents publics au quotidien. Jusqu'à très récemment, on utilisait tous discrètement le chat GPT aussi pour faire nos notes, he ce qui est pas glorieux, mais c'est un fait. Euh donc d'identifier, on fait tous hein. Finalement, on le fait tous.

Sauf que bon, quand c'est des notes pour le ministre, c'est un petit peu moins sympa, mais euh mais quand il s'agit de réduire les vulnérabilités, il faut déjà les évaluer concrètement et euh et après, il y a des décisions fortes qui doivent être pris en terme d'accompagnement et de politique industrielle, mais aussi en terme de de régulation. Et il y a des débats à l'échelle européenne qui ont été initiés. Il y a eu un sommet sur la souveraineté numérique à Berlin en novembre dernier et qui pose très clairement la question du faut-il instaurer une préférence européenne dans les marchés public sur le numérique ?

La France est hyperante désormais là-dessus, les Allemands un peu moins à l'heure actuelle mais c'est un débat qui je pense c'était un gros mot il y a quelques années objectivement au sein de l'Union européenne et maintenant on conçoit que c'est une façon de se protéger. Juste pour terminer au sein du conseil vous aviez vous avez fait aussi une consultation auprès des citoyens et on voit qu'il y a des fortes inquiétudes sur ces sujets de souveraineté. Enfin c'est pas étonnant puisqu'on en parle de plus en plus.

Ouais, clairement c'est une consultation citoyenne il y a quelques mois euh pour bâtir notre programme de travail et euh à 60 plus de 60 % quand on parle des enjeux liés euh au numérique dans l'économie, ce qui ressort c'est les inquiétudes en matière de souveraineté. C'est moi j'ai pas le choix pour ma suite office, j'ai pas le choix pour héberger mes données, quelles sont les alternatives et cetera. Donc à nouveau et sans même parler de solution, on voit que la prise de conscience est est réelle et qu'elle est en France à l'étranger, mais qu'elle est aussi chez tous les acteurs désormais. Hm. Donc il faut agir. Eva Aubri, vous êtes avocate associé.

Euh est-ce que vous voyez ce type de dossier ? Euh est-ce que vous traitez ce type de dossier lié aux dépendances qu'on a et qui peuvent être sujetes à à contentieux, j'imagine ? Et puis j'avais envie de vous demander puisque là on parle de régulation, beaucoup de régulation, est-ce que ça empêche le business ? parce qu'il y a toujours cette idée aussi l'Europe veut réguler mais du coup elle se prive un peu de business. Comment on fait ? Qu'est-ce que comment on agit de ce côté-là ? Merci merci pour l'invitation. Donc effectivement je suis avocate associée au sein du cabinet CMS Francis Lefèv. Donc en deux mots pour vous situer mon activité.

Donc CMS, c'est un réseau d'avocat de cabinet d'avocat essentiellement au sein de l'Union européenne et un réseau d'avocats d'affaires. Et Francis Lefèvre est un cabinet historiquement de fiscaliste. Donc on arrive à la fiscalité au cours de cette journée et nous accompagnons nos clients à la fois sur leur question fiscale mais aussi sur tout le le droit des affaires qui qui concerne les ETI puisque nos nos principaux clients sont les ETI et leurs dirigeants. Alors, les questions de souveraineté dans les dossiers, moi je suis une technicienne du droit, donc c'est pas quelque chose sur lequel je pourrais élaborer de d'un d'un point de vue économique.

En revanche, ce que je peux dire, c'est que le législateur essaye peut-être efficacement, on peut en discuter, mais en tout cas essaie de proposer des dispositifs aux entreprises d'aide à l'innovation et de soutien de l'innovation. D'une part, du côté des dépenses, donc vous connaissez tous hein le crédit d'impôt recherche et je pense on y reviendra peut-être après que vous l'utilisez alors est-ce que suffisamment ou pas ?

Euh et puis côté aval lorsque la recherche a a atteint ses objectifs et a abouti euh la fiscalité des revenus issus de la recherche et notamment des produits de la propriété industrielle puisque nous avons depuis quelques années un régime qui a été réformé que vous connaissez peut-être qui est le régime qu'on appelle de l'IP Box. Donc le régime de taux réduit d'impôts sur les sociétés, sur les produits de la propriété industrielle. Donc souveraineté, c'est je pense que vous avez des intervenants qui sont bien plus à même de répondre à cette questionlà, mais incitation à plus de souveraineté et donc à plus d'innovation. Oui, le législateur œuvre dans ce sens-là.

Alors au niveau français, oui, euh la question c'est est-ce qu'on a une uniformisation au niveau européen et est-ce qu'on est efficient dans la façon dont on fait les choses ? Première réponse à la première question, non, il y a pas d'uniformisation puisquil y a autant de système de crédit d'impôt recherche et de d'incitation à la recherche qu'il y a de pays au sein de l'Union européenne. Et et est-ce que on peut aboutir à quelque chose d'uniformisé ? Pour l'instant, c'est pas à l'ordre du jour. Et alors, est-ce que côté financement, les ETI sont particulièrement ciblés ? Vous avez parlé du crédit d'impôt recherche, du crédit d'impôt innovation.

Est-ce que il y a des dispositifs spécifiques ou pas ? Ou est-ce que les ETI arrivent à piocher dans ces propositions de soutien à l'innovation ? Alors, les le crédit d'impôt recherche ne vise pas spécifiquement les ETI. Donc, ça c'est un c'est un point important. Et dans les chiffres que l'on a euh le crédit d'impôt recherche, c'est environ 30000 entreprises qui en bénéficient. C'est plutôt des grandes entreprises. Alors euh oui, mais c'est surtout les PME, c'est-à-dire que dans ces 30 dans ces dans dans ces 30000 sociétés, vous avez essentiellement euh des PME plus de la moitié qui qui en bénéficient.

Vous avez les grands groupes et vous n'avez qu'une part très résiduelle à peu près 15 % de de de sociétés qui sont des PME. Donc est-ce que les les ETI pardon, qui sont les ETI ? Donc est-ce que les ETI s'emparent suffisamment de ce dispositif qui est le crédit d'impôt recherche ? Je ne sais pas mais peut-être qu'il y a il y a il y a des réflexions à mener au niveau des ETI pour vérifier que ce système est suffisamment bien utilisé en interne. Euh alors est-ce qu'il y a pas un frein dans la complexité du dispositif ? Alors, il est facile à énoncer, hein, le crédit d'impôt recherche, c'est un crédit d'impôt de 30 % des dépenses de recherche.

Donc, c'est quand même un un une aide assez massive. Euh mais ensuite, bah c'est évidemment sa mise en œuvre comme toujours qui est source de complexité, de difficultés, de réflexion et parfois de contentieux. Et donc l'administration fiscale est évidemment extrêmement vigilante, sachant qu'en terme de chiffre, à nouveau, le crédit d'impôt recherche c'est par an une créance des entreprises sur l'état de 7 à 8 milliards d'euros. Et quand on voit cette année que la surtaxe d'IS qui a touché les les grandes entreprises et parfois des PME hein, puisque le seuil d'assujettissement c'est le milliard 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, on voit à rapporter exactement cette somme-là.

Donc le la recette de la surtaxe est égale à la créance de crédit d'impôt recherche qui est dû par l'État aux entreprises. Donc on a un système de vaste communiquant et on peut se dire que finalement la fiscalité est très élevée en France et qu'on a par ailleurs des dispositifs qui essayent d'atténuer cette fiscalité. Donc on fait un peu l'un et un peu l'autre et j'ai mes témoins de terrain Raphaël Sanchez et et de Vicard. Est-ce que vous avez recours à ce type de dispositif ? Est-ce que c'est le parcours du combattant ou est-ce que c'est accessible pour vos entreprises ? Alors oui, [raclement de gorge] on y a on y a recours.

On y a recours pour la France parce que c'est un dispositif effectivement très intéressant mais très franco-français alors qu'on a pas mal de de enfin on travaille encore une fois j'ai des centres de développement aussi à l'étranger. Donc je pense qu'il y aurait un intérêt à pouvoir bénéficier aussi de ça une échelle un peu plus un peu plus large, un peu plus européenne, un peu plus unifiée. Mais oui, on y a recours et on est accompagné aussi. Il y a des il y a des des PME, des ETI qui accompagnent les entreprises comme nous pour faire cette déclaration puisque finalement on on peut en bénéficier mais il y a tout un formalisme à mettre en place qui est pas forcément notre métier.

Enfin puis surtout on a autre chose à faire que remplir des dossiers administratifs. Et donc donc voilà, on est on est aidé pour sur cette partie-là par des gens dont c'est le dont c'est le métier. Et finalement, ça nous permet aussi d'identifier des terrains et des je dirais des presque des des gisements, peut-être un peu moins, mais mais en tout cas, on peut faire de la recherche sans le savoir, un peu comme monsieur Jourdin. Et donc, c'est toujours intéressant de pouvoir en tirer des bénéfices. Ça ouvre des opportunités. Raphaël, c'est pareil pour vous ou alors ? Pas du tout, pas du tout mais on doit pas être très doué, hein, clairement.

On va peut-être créer d'ailleurs un agent IA pour faire la déclaration de CIR, je ne sais pas. Mais pour nous, c'est Cafka. Alors peut-être que j'ai trouvé pire puisque on a essayé de regarder un peu ce qui se passait en Europe et on nous a présenté un programme qui s'appelle le PRI, le programme européen de recherche et l'innovation. Présentation un peu longue mais pas de problème. J'avais une boîte de Dolipran, donc je suis [rires] allé jusqu'au bout. Et là aussi un peu compliqué mais certainement on a besoin d'aide. OK, ça c'est certain.

Mais là aussi ce que je veux vous dire et c'est un message important, c'est que il y a possibilité de faire plus simple, certainement d'être mieux accompagné parce qu'on bénéficie d'aide d'autres pays. Je pense notamment au Québec, à Montréal où on a une centaine d'ingénieurs où là on bénéficie de programme extrêmement simple, extrêmement rapide. Donc si le Québec arrive à nous accompagner, je suis sûr et certain que notre pays d'origine, la France et qui plus est l'Europe, sera capable de le faire également. Adeva et Arthur peut-être une réaction. Est-ce que c'est possible de faire plus simple ? Est-ce que c'est possible de faire plus unifié ?

ce que vous disiez he que c'est pas encore qu'on on en prend pas forcément le chemin mais ça serait plus facile pour les entreprises. Alors ce que ce que je dis à mes étudiants c'est c'est ça vient de Maurice Cosian qui est un éminent fiscaliste qui n'est plus parmi nous mais peut-être que vous l'avez étudié à la fac pour les juristes. C'est Maurice Canion avait dit on va on va abroger le code général des impôts. On supprime tous les impôts existants et on va créer la taxe sur le parapluie. Donc chaque propriétaire de parapluie va payer une taxe pour financer euh les les dépenses de l'État.

Et donc bah les les anciens combattants ont levé la la main en disant "Mais moi, je voudrais une exonération pour parce que parce que j'ai pas les moyens de payer cette taxe." Et puis les familles et puis c et puis ça et puis on arrive avec 2350 articles dans le code général des impôts, 10000 décrets d'application, 20000 textes et cetera. Donc oui, la la le vœup pieux serait de simplifier tout ça, mais notre système fiscal est tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il a évolué au gré des années et au gré des de l'évolution aussi des acteurs. Et donc, on pourrait peut-être faire mieux, mais en tout cas, s'il y avait une recette, je pense que le gouvernement l'aurait l'aurait l'aurait trouvé.

Compliqué de faire simple. Je voulais parler aussi des ressources humaines en matière d'innovation. On en a parlé hein pendant la journée, c'est pas toujours facile de trouver de former des compétences ou d'avoir des compétences, des talents qui sont déjà formés. Euh peut-être commencer par vous Arthur. Qu'est-ce que vous avez comme diagnostic un peu là-dessus ? Est-ce que c'est facile de former les gens ? Est-ce qu'on est en retard au niveau français, européen ? Comment ça se passe ? Parce qu'on a on a des beaux cerveaux, paraît-il. Paraît-il, qu'ils vont un peu ailleurs parce qu'ils sont captés par de l'argent. Mais qu'est-ce qui se passe réellement ? Vaste sujet.

Ils vont ailleurs parce qu'ils sont mieux payés hein aussi. C'est c'est assez assez simple. Et si si vous allez dans d'autres pays pays en voie de développement, ils nous disent on a marque que vous nous piquiez vos cerveaux et nos cerveaux partent aussi ailleurs. Mais sur le numérique, oui, on a des atouts en matière de formation et historique. Après, le sujet n'est pas simple parce que les besoins sont réels mais en réalité et on voit bien en ce moment que les débats sont assez animés sur l'avenir des mutations de l'emploi du travail avec l'IA. On entend un petit peu tout et son contraire et c'est normal parce qu'il y a pas un consensus très clair.

Les premières tendances ça y est commencent à se dessiner réellement dans la silicone vallée. On voit véritablement la pyramide des talents un peu se tari à sa base à savoir notamment dans les métiers de l'informatique où les profils junior désormais sont moins recrutés au profil des agents IA et cetera et ce que cherchent les entreprises, ce sont des profils plus seiors qui sont capables de d'encadrer ces pratiques et à terme de créer ce métier un peu de superviseur d'agent il a euh bon ça pose des plusieurs questions et une part on a quand même souvent tendance à surestimer les conséquences sur le court terme.

Si vous prenez le patron de d'anthropique Dario Amodei, ça fait 2 ans qui dit qu'on est sur le point de bannir le métier de développeur qui en aura plus dans 6 mois. Certains disent qu'il faut même plus faire d'études. C'est pas ce que je considerais mais mais euh donc on on surestime le court terme. À l'inverse, je pense qu'on on sous-estime sûrement le long terme. Il va avoir de réelles et profondes euh transformations. Et donc former, adopter, oui, mais observer aussi qu'est-ce qu'on adopte aujourd'hui ? On lance beaucoup de plans d'adoption de l'IA et on dit "On a raté le virage de la robotique il y a 20 30 ans, on a perdu beaucoup de points de compétitivité.

Euh est-ce que l'IA générative et l'avenir et le changement de paradigme qu'on prévoit ? Bah si vous demandez à Yan Lequin, il dit "Non, c'est déjà mort, c'est pas ça l'avenir." Euh donc ce qui veut pas dire qu'il faut pas l'adopter dans les process. Et on voit bien que les agents IA, on fait des gains de compétitivité de temps énorme. Mais il va falloir former au métier de demain aussi. et les entreprises, je pense, sont en train de réfléchir à comment créer de la valeur en ayant ce bon équilibre, qui former, qui recruter et et c'est un sujet très important mais sur lequel franchement le consensus est pas encore très formé. H oui, c'est ce qu'on voit passer dans les les études.

Là, on parle de 5 millions d'emplois qui seraient impactés. Qu'est-ce que vous en pensez donc côté entreprise OD et Raphaël ? difficile d'envisager toutes les modifications, les évolutions que Lia va donner sur ces métiers. Comment on forme ou on récupère des compétences pour l'innovation, pour tout ce qui est recherche développement. Comment vous procédez ? Alors sur les les compétences, c'est pas ce qui m'inquiète parce que je pense qu'en France et en Europe, on a quand même des bonnes écoles, des bonnes formations, on a des gens qui ont peut-être bien faites, donc on les trouve et on a les capacités de d'adaptation et vous vous arrivez à les garder ? On arrive à les attirer.

On parlait pas mal pareil de de Normandie. Donc nous on a j'ai des pas mal de développeurs à camp. Donc effectivement on arrive à les attirer. Pareil en Pologne, pareil en Lituanie, même des femmes, enfin même beaucoup de femmes, j'ai beaucoup de femmes développeurs en Lituanie plus qu'en France. Donc on arrive à les à les à les attirer. Après je dirais qu'il y a plus un sujet très concret, pragmatique et bassement matériel, mais sont le coût les charges. Enfin, je parle pas de salaire parce que finalement presque à la fin, je vais mieux payer enfin point de vue salaire de du développeur, je pense que nos Polonais sont pratiquement mieux payés que nos canais.

euh en revanche, ils vont coûter beaucoup moins cher à l'entreprise. Donc là, je dirais que c'est quand même enfin voilà, on a un vrai challenge en France de pouvoir euh attirer et finalement mieux rémunérer aussi nos nos talents euh sans pour autant assassiner les entreprises. Je pense que c'est c'est un point sujet charge sociale. Ouais, tout à fait. Exactement. Euh et ensuite c'est comment former, continuer à former, continuer à maîtriser et dompter, je dirais l'IA parce que on est qu'au début, il y a plein de choses, enfin j'ai aucune idée de comment on utilisera l'IA dans ne serait-ce que l'année prochaine euh et encore moins dans dans 5 ans. On va découvrir, il faut tester.

Là aussi, on revient avant de mettre des normes, c'est déjà de d'expérimenter. Je pense que c'est c'est clé et de trouver les usages. C'est en faisant qu'on va les qu'on va les découvrir. Mais je pense qu'on a des capacités justement pour dompter, pour apprivoiser et pour maîtriser cela. Raphaël, pareil même difficulté à à continuer à former sur une matière qui finalement évolue chaque jour. Alors en fait même approche, c'est-à-dire que pour nous d'ailleurs, on se pose même la question si le DRH de demain c'est pas le DSI, le directeur informatique ou si c'est pas la réciproque. Donc je suis assez d'accord moi sur la partie expérience.

Vous savez, il y a beaucoup de gens aux États-Unis qui se déplacent dans des taxis autonomes. Moi, j'ai pas trop envie d'observer. C'est-à-dire que j'ai envie de monter dans le taxi et de voir comment ça se passe. Et je pense que pour l'IA, c'est pareil. Il faut qu'on apprenne à nos collaborateurs de travailler avec l'IA. D'ailleurs, on reçoit l'IA aujourd'hui comme des candidats. On a fait faire des entretiens à Copyot, à Claude, à Jemini. Ils ont tous leur style d'ailleurs, même en soft skill, c'est assez impressionnant. Donc il faut vraiment avancer. Moi je pense que ça va bouleverser nos vies à toutes et à tous hein. J'ai deux garçons et on en parle tous les jours.

Et d'ailleurs ça me rassure parce que eux ils utilisent l'IA. On est assez d'accord et notamment dans l'Haïti c'est vrai qu'on est à la recherche de seior pour superviser les il y a toujours la question du si j'ai plus de junior comment j'ai des seiors ? Mais de la même manière quand je vois les juniors et là je repense à mes enfants, ils sont incroyables. Donc on se met en garde nous aussi les seiors pour adopter l'IA très rapidement parce que les challenge il est pas que sur les juniors, il est en haut. Et là aussi si on veut gagner cette course et ben il faut adopter ça très rapidement.

Et donc la formation, les universités, l'IA doit être intégré extrêmement rapidement et je pense notamment à l'Europe sur cette matière. Eva, un commentaire sur les ressources humaines, sur les compétences. Alors, il y a plein de choses qui me viennent, c'est [rires] difficile de de faire le tr ce que j'avais prévu de dire, c'est que les cotisations sociales en fait de nos chercheurs, la part employeur est finalement compensé par le crédit d'impôt recherche de 30 % dont je vous parlais. Donc on arrive au même constat qu'il y a une cotisation qui est créée et un un système qui permet de d'atténuer les faits pour les entreprises.

Et après sur l'IA et et les politiques de recrutement, nous dans les cabinets d'avocat, c'est effectivement un un enjeu, un challenge et nous sommes ETI nous aussi. Donc c'est c'est important de c'est c'est amusant de partager ça avec vous parce que sur les les matières juridiques, on a ce challenge là à gérer auprès de nos jeunes évidemment mais qui seront nos seniors de demain. Donc on ne peut pas faire abstraction de leur formation.

D'autant qu'on revient au sujet de la souveraineté, c'est-à-dire que si on donne toute notre donnée, nos données qui sont traitées ailleurs, mais on va perdre notre matière et notre souveraineté, y compris sur des domaines juridiques qui sont aujourd'hui préservés puisque chaque État a son droit et a son dispositif juridictionnel propre. Alors là, j'ai envie avec les 4 minutes 58 qui restent de refaire un tour de table sur deux questions principales puisqu'on parle d'innovation, le levier principal qui vous semble nécessaire d'activer pour libérer l'innovation au sein des ETI.

Et puis peut-être une idée pour le prochain le second sommet européen des ETI qui a lieu le 11 mars l'année prochaine. S'il y a des choses justement innovantes à partager, qui veut commencer rapidement ? C'est toujours les femmes. Non, on peut faire Raphaël cette fois-ci parce que là c'est CTA. Aucun problème. Donc nous vous l'avez compris, c'est l'IA. Alors je vais plutôt m'attacher à l'idée. Ce qui serait sympa, ça serait pourquoi pas de faire ce sommet européen des ETI avec les ETI françaises, pourquoi pas en Allemagne, en Espagne, ailleurs en Europe. Et la réciproque est vrai. Je pense qu'il faut se regrouper, travailler ensemble et créer vraiment les champions européens.

En tout cas, c'est notre conviction. Donc il y a peut-être quelque chose à réfléchir derrière ça. Merci. J'aurais dû passer en premier parce que [rires] il a piqué mon idée. Il vous a piqué l'idée. Non, le le sujet du champion européen, enfin je pense que c'est c'est vrai. On voit que ça va vite, que l'innovation quand même, quoi qu'on en dise, c'est enfin il y a beaucoup de choses qui viennent des États-Unis avec tout ce qu'on en sait et toute la les limites que ça peut avoir. Donc c'est comment réussir à garder cette souveraineté, à construire à l'échelle européenne. Après, l'indépendance un coût, la souveraineté, c'est un coût. Donc ça c'est un vrai sujet politique également.

c'est est-ce qu'on est prêt et est-ce qu'on a les la volonté euh et les moyens de nos ambitions ? Ça, je pense que est-ce que est-ce que c'est un coût ou c'est un investissement à terme ? Alors, c'est un investissement mais il faut voilà, c'est les moyens derrière qui sont qui sont à mettre je pense. Donc là aussi à l'échelle européenne parce que c'est pas on y arrivera pas on y arrivera pas sinon.

Et en revanche, message peut-être positif et d'espoir, c'est que je pense que euh bah nous ici présent les bah les ETI, on a les moyens parce que on est agile, on a des cycles de décision encore une fois qui sont très rapides et ça je pense que c'est une énorme chance et ça ça dégage un vrai potentiel. Donc on a les moyens d'innover, on a l'agilité et on a la volonté. Donc je pense que voilà, il y a une volé déjà pas mal c'est déjà pas mal comme atout. Arthur peut-être un un levier vraiment pour libérer l'innovation pour les ETI. Ouais. un un levier et une idée pour le prochain sommet. Le levier mais je raisonne pour moi. Donc pour les pouvoirs publics, je pense que la clé c'est l'éducation.

l'éducation parce que peu importe l'IA de demain qu'elle soit lié à générative lié à physique que ce soit des opportunités ou des risques parce que moi je travaille beaucoup sur les risques de l'IA ceux qui sont sortiront le mieux les pays qui sont sortiront le mieux seront les sociétés les mieux éduquées pour faire face au risque pour saisir les opportunités et cetera et que c'est un que c'est un enjeu qui se développe dès le plus jeune âge. une idée pour le prochain sommet.

Je pense que la question de la souveraineté, elle est très pertinente et le président de la République avait été très clair à Berlin, c'est que les pouvoirs publics peuvent faire mieux, doivent faire mieux pour la souveraineté avec des régulations plus adaptées, plus propices et plus incitantes. Mais c'est aussi un sujet sur lequel enfin dont doivent se saisir les entreprises directement. Et pour ça, il y a évidemment le sujet du financement. Euh et c'est pas un sujet franco-français, hein, c'est il fautrer pour un marché plus unifié à l'échelle européenne. Et il y a euh le sujet de du modèle. Qu'est-ce que c'est qu'une souveraineté pour une entreprise française et européenne ?

On parlait d'Airbus et cetera. Airbus, c'est aussi monté parce qu'à un moment donné, il ils ont identifié une faille de marché. Il y a pas de moyen courrier. La 320, les États-Unis ont dit "On n'y croit pas, aujourd'hui c'est l'avion le plus vendu au monde." Et donc un sujet qui est propre aussi aux entreprises et comment se positionner plus souvent. Merci Eva. Évidemment, en tant que juriste, je vais quand même revenir sur l'empilement des normes parce que c'est vrai que je je conçois que dans les ETI et même les grandes entreprises aussi, enfin toutes les toute entreprise a besoin quand même de de de moins de normes et surtout de moins de fluctuation dans les normes.

C'est c'est vraiment nous sommes sembl champion de de transformation des régimes, des réformes successives, des dispositifs qui rendent qui qui s'attaquent à la confiance et qui donc probablement ont un effet sur l'investissement dans nos entreprises. J'ai l'impression que vous êtes des satisfaits là par ce message. [rires] Merci beaucoup en tout cas. Merci à vous toutes et enfin à vous quatre pour ces informations sur l'innovation et on sent qu'il y a des messages quand même qui sont passés. Merci beaucoup.

5:40:23
Non speech

[musique]

5:40:29
Alain Marty

8e et dernière table ronde les entreprises familiales. Une chance pour l'Europe. Il y a pas de point d'interrogation. Alors pour en parler, j'appelle Denis Terrien, le président de de l'IFA qu'on peut applaudir chaleureusement. de l'itérien

5:40:42
Non speech

[applaudissements]

5:40:46
Alain Marty

Olivier Schiller qui est le président de Septodon et le vice-président du Béti Olivier. Bravo

5:40:53
Non speech

[applaudissements]

5:40:54
Alain Marty

Jean-Charles Simon, avocat et président de Simon et associé Jean-Charles qu'on peut applaudir aussi. [applaudissements] Paolo Benassi. Alors lui c'est le patron de TI le plus gourmand du monde. Les glaces à Borino. Paolo, on l'applaudit à Paolo [applaudissements] et aussi une femme merveilleuse qui préside une belle ETI, Jeanne Lemoine du groupe Lemoine. [applaudissements] Donc les ETI, on en a abondamment parlé, plus de 60 % des entreprises en France, la moitié des emplois privés. On va faire un petit panorama de État des lieux avec Denis. D'abord un petit mot sur l'IFA. Tout le monde ne connaît pas encore l'IFA, ce qui est une erreur d'ailleurs. C'est quoi l'IFA ?

Lifa, l'Institut français des administrateurs travaille sur la gouvernance d'entreprise depuis 20 ans et nous réfléchissons sur les bonnes pratiques de gouvernance, notamment sur les les ETI et les entreprises familiales. Nous formons et nous travaillons en lobbing vis-à-vis du gouvernement. Alors euh des lieux, tu as quelques données peut-être à nous montrer, à nous communiquer. Absolument. Je sais pas si les slides vont être montrés. Pour l'instant, tout est parfait sur la technique. Voilà. Donc les entreprises familiales ne sont pas un segment économique parmi tant d'autres. Elles sont le pilier stratégique de la France pour notre économie et aussi pour sa résilience.

Elle représente 71 % des entreprises et 65 % du PNB en France. Mais au-delà de ces chiffres, elles incarnent quelque chose de plus rare encore, la capacité à durer. Euh de plus, les outils font vivre des territoires locaux. On en parlait tout à l'heure sur la Normandie par exemple. Euh elle crée de l'emploi local, elles s'inscrivent dans le temps long et surtout elles ont une capacité unique qui est de transmettre.

Ayant été PDG d'une boîte d'une ETI dans le nord, je peux vous témoigner que les discussions que j'avais avec les parties prenantes n'étaient pas que sur les résultats trimestriels dans lequel il fallait quand même faire, mais elles étaient sur les emplois créés dans le bassin d'emploi. Elles étaient sur la vision à long terme et qui allait me succéder. Aujourd'hui, le véritable enjeu n'est pas uniquement la performance des ETI familiales. Le véritable enjeu est leur continuité et leur transmission.

h d'ici 203000 entreprises vont devoir être transmises et c'est une ETI sur de Etchouons collectivement sur ce sujet ce n'est pas seulement un sujet économique, c'est un risque systémique, une destruction forte d'emplois en France, une perte de savoir-faire et une fragilisation des entreprises. Car on sait que même les grosses entreprises ont tout un tas de TI et ETI familial qui sont autour d'elles. L'Institut français des administrateurs que j'ai l'honneur de présider travaille plus de 20 ans à structurer et professionnaliser la gouvernance en France et la transmission des ETI est aujourd'hui au cœur de nos priorités. Merci Denis. Olivier, ravi que soit parmi nous l' Olivier.

Un petit mot sur Septodon qui est une belle ETI de croissance surtout pour qu'on peut mal au dents par exemple tu vois. Et puis après l'étude est-ce que tu mènes avec Brio avec Dauphine ? Oui tout à fait. Merci. Merci Alain. Bonjour à toutes et à tous. Oui, ma force principale, c'est avoir eu des grands-parents intelligents qui ont créé Septodon en 1932. Donc moi, je suis la 3e génération. Nous sommes aujourd'hui leader mondial sur le marché des antientaires. Donc c'est grâce à nous que vous n'êtes pas mal aux dents quand vous êtes chez le chez le lentiste. Regarde tous ces sourire, ils sont merveilleux quand même. C'est hein.

Et puis on a aussi une large gamme de produits décidés aux antistes en dehors du du pain management, du contrôle de la douleur. Et nous avons développé récemment une activité de sous-traitance dans le domaine de l'injectable avec notamment un accord avec Moderno au Canada puisque le Canada voulait être autonome dans la production des vaccins contre contre le Covid. Donc nous avons fait l'année dernière 577 millions d'euros de de chiffre d'affaires. On a pratiquement triplé de taille en en 12 ans. 96 % du chiff d'affaires est fait de France à l'international et pourtant 40 % de nos salariés de nos 2700 salariés sont en France.

Donc on voit comme beaucoup d'entreprises familiales que nous contribuons à un investissement en France, à la création d'emplois et puis à la réduction du déficit du du commerce extérieur. Nous avons pour projet de d'investir 40 millions d'euros sur notre site de Saint Mort des Faussé. Donc investissement qui sera entièrement dété. Tu as hésité Olivier avec un autre site pas forcément en France ou tu t'es dit pour moi c'est une évidence j'investis en France ? En fait euh comme une partie du site euh est vieillissant, soit il fallait arrêter notre captivité en France, soit il fallait euh faire cet investissement pour conserver la critique.

Donc peut-être que si Septodon avait appartenu euh à un fond de pension américain ou à un groupe euh chinois, peut-être que l'investissement n'aurait pas été fait en France. Mais enfin pour moi, ça n'avait pas c'était pas une enfin on n'a pas du tout envisagé cette possibilité quoi. Daine, tu as créé une chair ? Alors, j'ai créé une chair parce que j'avais été nommé ambassadeur aux ETI en en 2000 en 2020 euh pour euh maintenant c'est François Luscan qui m'a qui m'a remplacé.

Et euh le le mandat qui nous avait été euh confié par le gouvernement avec une co-ambassadrice, une magistrate de la Cour des comptes qui s'appelle Jean Mariepros, c'était de créer en France un environnement qui soit plus favorable aux ETI, hein. On a vu que le nombre d'ETI a a évolué de façon positive. on est passé de 5000 à 7000. Donc ça a été positif et un des actes sur lequels nous avons travaillé, ça a été de mettre à jour le le beau FIP, le bulletin officiel des finances publiques sur le BTC du trail avec notamment les avancées de l'Olimpie PAC.

Je me suis aperçu à l'époque que l'administration, notamment la direction de la législation fiscale avait une connaissance très faible euh de des entre familiales. Donc c'est pour ça qu'on a fait une chair à à l'université Paris Dauphine. Pourquoi Paris Dauphine ? parce qu'on voulait vraiment des chercheurs publics parfaitement objectifs he dont les résultats pouvaient pas être remis en cause. Cette chair a été financée grâce à DMEN, la BNP, Siselet, Tuan Acurass, AIA, le FBN que que je remercie.

Et les chercheurs ont eu accès à l'ensemble des danes statistiques secrètes, hein, donc des des millions d'informations confidentielles et ils ont pu donc à partir de là développer un algorithme pour distinguer les entreprises familiales des non familiales et cela a donné lieu à 11 lettres de recherche que je vais partager avec vous. Alors si vous en savoir plus, vous pouvez aller sur le site Dauphine entreprise familiale et là vous aurez le détail de toutes les études hein. Vous verrez c'est c'est passionnant. Mais bon en synthèse la lettre numéro 1 portait sur les entreprises familiales dans le monde. Qu'est-ce qui les distingue des entreprises ou non familiales ?

Alors première distinction c'est l'actionn l'orientation à long terme l'orientation multigénérationnelle qui est différent de ce que peut avoir par exemple un fond de private equity. Ensuite, c'est l'identification de l'entreprise à la famille, d'où l'importance attachée à la réputation de l'entreprise. C'est c'est très important au valeur et puis aussi à l'ancrage territorial. Ça sent que si quelque chose arrive à l'entreprise, hein, si si s'il a un problème éthique par exemple, et bien la réputation de la famille va s'en trouver impactée. Et puis enfin, ça on le sait, c'est tous les défis liés à la transmission.

tu l'as dit euh tu l'as dit de filles opérationnels, financiers et puis fiscaux. La lettre numéro 2 était portait sur les effets du droit et de la fiscalité des successions sur l'investissement. Donc là, c'était très intéressant. Il a été démontré qu'il y avait un lien précis entre bah le taux des droits de succession et puis l'investissement et que si les taux les droits de succession étaient trop élevés, il y avait une baisse de l'investissement qui a été chiffrée à 40 %. Donc on voit que c'est très très important. La lettre 3 portait sur les relations sociales au sein des entreprises familiales. Fait-il bon travailler dans une entreprise familiale ?

Alors, une première constatation, c'est que les actionnaires familiaux ont l'essentiel de leur patrimoine concentré dans l'entreprise et donc ils ont une aversion au risque, la volonté vraiment d'avoir une gestion prudente et donc d'ou moins de faillite et aussi une meilleure protection pour les salariés. Les objectifs d'entreprise familial, on l'a vu précédemment sont pas uniquement financiers. Ils veulent avoir un impact positif notamment sur leur salarié, d'où l'importance et la qualité de la relation sociale. Et ce qui a été mesuré hein, c'est qu'il y avait une meilleure sécurité de l'emploi, moins de précarité, plus de CDI, moins de licenciement.

Il y a aussi une plus grande satisfaction au travail he ça a été mesuré. En moyenne, les salariés d'entreprise familiale ont un taux de satisfaction plus élevé que dans les autres types d'entreprise et ça se traduit par moins d'absentéisme, moins 18 % d'absentistes, moins de grèves. Alors, la contrepartie dans le haut de la rémunération des rémunérations euh dans la pyramide des des salariés, c'est que dans le haut, les rémunérations sont un petit peu inférieures. Je reviendrai pas sur la lettre 4 sur les empreintes macroomiques des entreprises familiales en France puisque ça a été traité par Denis.

La lettre 5 porte sur l'impact de l'actionnariat familial sur l'internationalisation des entreprises. Alors on voit que leurs performances financières sont bonnes mais que malgré tout en moyenne elles sont moins internationalisées que les autres. Et une des raisons qui peut expliquer cet écart, c'est qu'il y en a beaucoup qui sont dans le secteur de la distribution et forcément un centre Lecler et ben va vendre localement sur son territoire mais ne va pas ne va pas exporter. Sur l'innovation, alors il y a des effets un peu contradictoires.

Il y a d'une part le temps long qui peut encourager les entreprises à à innover hein, sachant qu'elles sont prêtes à avoir un Pays-Basc d'autres types de d'actionnariat. Par contre, un certain côté traditionnel peut brider l'innovation. Donc en moyenne, on voit pas de différence significative entre les entreprises familiales et les non familiales. Ce qui était cependant mis en avance et que les innovations dans les entre familiales sont plutôt incrémentales que des innovations de de rupture. La lettre numéro 7 portait sur le poids des entreprises familiales en en Europe. 74 % sont contrôlés par des familles, 74 % des entreprises avec un seuil de contrôle de 50 %.

Mais ce qui est très intéressant, c'est que seulement 58 % des entreprises familiales sont dirigés par un membre de la famille. 42 % sont dirigés par quelqu'un qui n'est pas familial. Et en moyenne, on voit que les entrevistes familiales qui sont dirigées par des nonmembres de la famille sont plus performantes. Et pourquoi ? Bah parce que quand le dirigeant est pas bon, il est dégagé plus facilement s'il fait pas partie de la famille que s'y fait pas. C'est plus simple le dimanche midi quoi. Ou c'est ça c'est ça le dimanche midi quand il y a la réunion familiale ça crée moins de Ah quelqu'un qui n'a pas été viré. Oui Olivier.

Et alors ce qui est très intéressant aussi dans cette étude, dans cette lettre numéro 7, c'est que euh justement quand on avait interagié avec Bery, ils nous ont dit "Oui, mais tout le monde sait qu'elles sont moins performantes que les autres, que leurs résultats financiers sont moins performants." Ben, il a été montré statistiquement que c'était faux, que les performances financières des emprises familiales étaient supérieures ou égales au non familial. La lettre numéro 8 porte sur, il y en a 11, porte sur la résilience des entreprises familiales. Est-ce qu'elles sont plus résilientes que que les autres ?

Alors, leur horizon de de long terme, les meilleures relations qu'elles ont avec les parties prenantes, hein, les salariés, les clients, les fournisseurs puis aussi une prente réactivité leur permett de mieux traverser les crises et ça a été notamment démontré au moment de la crise sur le Covid. Ensuite, la lettre numéro 9 porte sur les successions des dirigeants dans les entreprises familiales. Alors, comme ça a été signalé, la démographie montre que ben beaucoup d'entreprises vont être transmises. De plus en plus dirigeants de plus de 60 ans sont à la tête des entreprises.

Et ça, c'est pas forcément un avantage parce que quand le dirigeant a plus de 60 ans et ben l'entreprise a moins tendance à à investir. On voit aussi qu'une accélération, il a été montré qu'une accélération de la concurrence va pousser un départ plus rapide. Voilà. Et en ce qui concerne mon entreprise pour faire le lien avec Septodon, moi j'ai atteint l'âge vénérable de 65 ans l'année dernière. Tu les fais pas ? Tu les fais pas ? Tu les fais pas. Merci Alain. Toi non plus. Ouais, mais moi je suis plus jeune [rires]

5:53:24
Non speech

[applaudissements]

5:53:25
Alain Marty

en tout cas. Euh donc pour la première fois depuis la création de Septodon 1932, c'est un nom familial qui dirige Septodon, un américain qui a déménagé à à Paris. La lettre numéro 10 est intéressante et je pense qu'il un certain nombre de de participants par exemple Emmanuel Desoulet de la BPI qui va être intéressé par cette par cette étude, c'est l'impact de l'entrée d'un fond de private equity dans la performance d'une entreprise familiale. Alors, il a été démontré que outre les fonds propres et la capacité d'endettement que génère l'arrivée d'un d'un fond de private equity, ben il y a aussi un apport d'expérience et puis de conseil.

Donc après l'entrée d'un fond en moyenne, l'activité est accélérée par rapport à ce qui se passait avant et les performances sont d'autant meilleures si le fond reste minoritaire. Si le fond est majoritaire, à ce moment-là, on a plus cet avantage. Par contre, il y a des risques importants de conflit d'intérêt d'où l'importance très grande des modalités de sortie du fond de façon à protéger l'actionnariat familial. La lettre 11 porte sur les performances environnementales des entreprises familiales. Alors, compte tenu de la réputation, de l'orientation à long terme, hein, on peut penser, on pourrait penser que les entreprises familiales sont plus actives dans la transition environnementale.

Ben ça a été démontré dans cette étude. Il a démontré que quels que soient les pays, queles que soient les périodes et ben toute chose est égale par ailleurs. Les entreprises familiales émettent moins de CO2 que que les autres. Donc plus il y aura d'entrée familiale, meilleur ce sera pour la planète. Alors, il y a d'autres d'autres études he le donc la la chair continue. Il y a d'autres études qui sont en cours comme par exemple qu'est-ce qui se passe quand une entreprise familiale est repris par un groupe non familial français étranger ? Quels sont les impacts en matière de création d'emploi et et d'investissement ? Ça c'est la saison 2 qui n'est pas encore qui n'est pas encore paru.

Olivier si tu les dirigeants entreprises de TI ici présent veulent soutenir cette chair, il tu accept des sous tout ça ou pas trop ? Oui oui bien sûr hein. Donc la chair fonctionne grâce au grâce au Mcenes. Donc si effectivement vous souhaitez participer, ben n'hésitez pas à prendre contact avec moi. Je et je ferai le lien avec les avec les les universitaires.

Mais en tout cas, on voit à travers ces études l'importance qu'ont les entreprises familiales en Europe, qui qu'il est essentiel que les pouvoirs publics européens, mais surtout français puisque la fiscalité reste nationale soutiennent ces entreprises, ces entreprises familiales et on ne va pas réussir à réindustrialiser la France en l'Europe et l'Europe sans sans les entreprises familiales. Merci beaucoup Olivier. On peut l'applaudir Olivier Schider

5:56:07
Non speech

[applaudissements]

5:56:09
Alain Marty

Jean-Charles euh Jean-Charles donc tu as fondé ce cabinet 6 mois associé he qui est leader en France un des leaders en France pour les PME 300 et les ETI. Alors à quel moment on pense à structurer sa gouvernance et comment gérer Olivier l'Évoqué les tensions entre famille et management parce que ça c'est pas facile non plus. Alors moi tout d'abord jearais faire quelques observations sur cette étude générale hein finalement parce que je pense que le sujet de la transmission des entreprises familial il y a il y a un certain nombre de de curseurs et de facteurs qui peuvent être différenciants et d'ailleurs, je lirai ces études que je ne connaissais pas avec attention.

D'abord, je pense que l'ancienneté, l'histoire de l'entreprise, c'est important. Une entreprise familiale qui a 30 ans, c'est pas la même chose qu'une entreprise familiale qui a 150 ans. Euh la taille de l'entreprise aussi la taille parce que il peut y avoir de des ETI de qui font un grand chiffre d'affaires, un fort chiffre d'affaires qui sont pas forcément de grande taille en fonction d'industriel, de services ou autres. le nombre de successeurs parce que ça c'est essentiel. Une entreprise familiale avec un successeur, c'est ça se gère pas du tout de la même manière qu'une entreprise familiale avec deux ou trois successeurs, des cousins et autres, hein. Et et ça, on le rencontre beaucoup.

Je pense que on gère pas non plus la transmission d'une entreprise familiale quand on est dans le nord, quand on est dans le sud, quand on est à l'est ou qu'on est à l'ouest. Et je pense que les mentalités, la manière d'apprécier ou d'apréhender le sujet de la transmission de l'entreprise familiale, il est radicalement différent. En tout cas, nous on est dans cette sep villes en France, on a 26 ou 27 bureaux qui sont comme des franchises, avocat à peu près une centaine d'avocats, plus les 300 avocats entre guillemets franchisés du réseau. Donc, on a une assez bonne vision en France de ce qui se passe en France.

notre plus grosse TI doit avoir doit faire à peu près 4 milliards et demi d'euros de chiffre d'affaires. Donc donc euh donc euh voilà, on est euh euh on a je pense un bon scope. Je pense aussi que euh le sujet c'est de savoir comment est cette ETI dans son écosystème. Est-ce que par rapport à l'activité, comment elle est dans son dans son écosystème national, local voire européen ? Je pense qu'on appréhende pas tout à fait la succession de non plus de de la même manière. la nature de l'activité bien sûr et puis la et puis la santé de l'entreprise. Tout ça pour nuancer pour nuancer un peu.

Alors le la question sur la structuration de la gouvernance, moi je dis toujours et et c'est vrai que c'est un c'est quand même l'expérience. Moi fait 40 ans que je suis avocat, hein. Donc j'ai j'ai réfléchi à tout ça au fil des années. La première chose, c'est l'anticipation. C'est essentiel. Le je vois là si on a une transmission se prépare à 5 à 10 ans, ben moi je crois qu'elle se prépare bien avant hein. Elle se prépare bien avant et et surtout comme je le disais tout à l'heure en fonction de est-ce qu'on a un successeur ? Est-ce qu'on en a deux ? Combien il y a de membres de la famille euh dans certaines régions de France ? Est-ce que ce sont des garçons ?

Est-ce que ce sont des filles ? Enfin tout ça c'est ça c'est une appréciation différente en fonction de en fonction de l'entreprise des gens de l'histoire comme je le disais tout à l'heure dans l'anticipation c'est essentiel. La deuxième le deuxième point qui me paraît essentiel, c'est la formation. Franchement euh mon conseil parfois des jeunes, ils ont 30 ans, ils ont 35 ans, ils ont pas encore 40 ans, ils sont ils vont être à la tête de l'entreprise. Parfois ils sont bien formés, parfois ils sont beaucoup moins bien formés.

Et quand ils sont beaucoup moins bien formés, ben vous savez, ils sont dans parfois dans des ils se retrouvent dans des situations de ils sont tétanisés, ils ont peur et et c'est pas simple. Donc la formation c'est essentiel pour structurer la gouvernance et pour la structurer au bon moment. Ensuite, je pense que la communication c'est essentiel hein parce que la quand on est une TI donc par définition une entreprise de grande taille la communication est essentielle. Et donc pour conclure sur ce sur cette question là le le l'anticipation c'est essentiel. Je dis souvent d'ailleurs qu'on commence toujours trop tard.

Bon, parce que on voit aussi ça s'entretient, le lien familial, le lien des successeurs, ça s'entretient. Faut éviter les ranqueurs, faut éviter les jalousies et ça c'est pas c'est pas de ou 3 ans la succession avant la succession. Ça se ça s'entretient tout ça et ça s'entretient euh au fil des années. Donc maintenir une cohérence une je dirais une cohérence générale, je dirais euh au niveau de de la succession pour mieux la transmettre et pour mieux structurer la gouvernance parce que euh ce que tu ce qui était le le l'autre thème, c'est que finalement euh aujourd'hui tout le monde va pas être successeur.

Certains l'entreprise est familiale, il y a un certain nombre de successeurs entre guillemets, mais en fait euh euh il faut l'organiser au plus tôt pour éviter de le subir. Et puis euh certains il faut il va falloir comme je dis, il va falloir séparer les rôles et les lieux. C'est-à-dire que euh tout le monde ne va pas tout le monde est souvent actionnaire mais tout le monde ne va pas être dirigeant. Tout le monde tout le monde peut être enfin certains peuvent être dirigeants mandataire social, d'autres peuvent être peuvent être salariés. Ça veut dire qu'il faut bien définir les droits et les devoirs de chacun. C'est essentiel. Et ça ça se construit. Ça se construit en amont.

Ça se prépare, comme je le disais tout à l'heure, en fonction de en fonction des fonds euh des formations de chacun parce que h la transmission d'une entreprise familiale, je crois ce qu'il faut ce dont il faut être conscient et ce que je dis souvent euh à ceux qui succèdent, on peut pas faire tout, on n'est pas capable de tout faire et il faut il faut à un moment donné connaître ses limites. Alors, j'étais attentif au nombre d'entreprises familiales qui sont encore dirigées par des membres de la famille et ceux qui ne le sont pas. C'est vrai que parfois il faut avoir cette lucidité hein de comprendre qu'on n'est pas capable qu'on n'est pas capable de tout faire. Voilà. Merci Jean-Charles.

Euh Paolo, alors qui a déjà mangé une fois dans sa vie au moins une glace à Morino ? Juste pour voir là. Pas mal, pas mal. Tu dois être très riche hein Paolo parce que là il y en a un paquet de glace quoi. C'est Alors raconte-nous. Alors, on va dépasser un tout petit peu, mais raconte-nous la genèse, l'historique de la création d'Amorino. Tu te balades le 15 août à Paris, il fait beau et tu es sur l'île Saint-Louis. C'est ça. C'est ça. Ben d'abord, bonjour à toutes à tous. Merci Alain pour cette opportunité. Et ben effectivement, à Morino est né en 2002.

C'est donc une entreprise familiale plutôt family and friends parce qu'on est deux copains d'enfance qui on a créé cette entreprise parce que mon associé Cristiano Sereni qui habitait déjà à Paris ben il s'est rendu compte qu'il y avait pas de bons glaces italiennes comme nous on a l'habitude de manger en Italie et donc il m'a proposé de m'associer à lui et donc [grognement] moi je suis reconverti j'ai appris le métier de glacier je suis voilà il y a 24 ans, j'étais sur le Saint-Louis a fabriqué les glaces derrière la boutique. Donc tu étais vraiment tu fabriquais quoi ?

Tu l' fabriqué donc je suis maître artisant glacier j'ai j'ai appris le métier donc j'ai j'ai fait tout depuis le depuis le début. Donc aujourd'hui à Morino pour donner quelques chiffres c'est euh 315 boutiques dans 24 pays et donc toutes les glaces sont fabriquées en France. Donc on fait des glaces, on a associé le ça warfare italien avec la des bons produits français. Donc on exporte plus de 65 % à l'étranger. Donc on est plus présent à l'étranger, donc on exporte beaucoup. Est-ce que tu exportes en Italie des glaces italiennes ? Bien sûr. Non non, ils adorent. C'est bien ça. Ça, on a beaucoup il savent pas. Ils savent pas qu'ils sont briqués en France. Ouais. [rires] Faut pas leur dire.

Non, non, n'écoutez pas, n'écoutez pas. Ouais. Ouais. Faut pas leur dire. Non, mais effectivement euh ça marche assez bien et voilà donc une belle histoire familiale. Combien de ch d'affaires au total ? Pardon ? Le chiud d'affair global c'est ben le ch d'affair des 315 boutiques c'est environ 250 millions. Donc on embauche, on a fait des glaces. Tout à fait. [rires] Et il juste la la marge sur une glace, ça m'a toujours intrigué ça. C'est une glace tu mets trois trucs. C'est quoi la marge sur une glace ? la marge à peu près à 80 % près, juste pour voir quoi. Ben, c'est environ 50 60 % une belle marge. D'accord. Ouais, ça va. C'est bien, non ? C'est bien ça. C'est mais voilà.

Et alors là, on parle de transmission. Donc toi, tu as des enfants, ton associé aussi et copains d'enfance aussi. Tout le monde se dit il faut transmettre. Et toi, tu en penses quoi ? Ben aujourd'hui, j'ai on se pose beaucoup de questions effectivement. Ben, on est à la première génération, on a des enfants, ben on se pose la question s'il vaut mieux transmettre, s'il vaut mieux céder. Donc on doit beaucoup à la France parce que c'est la France qui nous a permis de de de d'attendre ces ces jolis résultats.

Euh donc ça c'est un pays qui on est très attaché, on le doit beaucoup mais on est aussi euh euh très opportunistes et on voit un peu quels sont les avantages et les inconvénients entre transmission session. Aujourd'hui, la France c'est un pays qui est quand même euh je trouve qu'il y a une dicotomie entre le rôle de l'État et les entrepreneurs. Donc aujourd'hui, l'État euh est plutôt voilà intéressé à faire des recettes pour redistribuer. Euh aujourd'hui l'État dépense plus de test qui de test qui encaisse au niveau de recette. Aujourd'hui, les intérêts de l'État sont pas vraiment les mêmes que nous avons. Je parle de de nous les entrepreneurs.

Donc aujourd'hui, nous on est là pour pour se développer, pour créer de la richesse et pour embaucher de de monde, pour voilà pour créer de la valeur. Et je trouve qu'aujourd'hui le terrain est pas très fertile à ce niveau-là parce qu'aujourd'hui on vous savez très bien tous que la France est le pays qui est quand même le plus taxé euh en Europe. Si demain j'ai un accident, je dois laisser 70 % de mon patrimoine de toute la valeur que j'ai créé à l'État. Je sais pas pourquoi, mais il faut le faire. Euh si j'ai un holding euh euh il faut payer encore voilà, on a des discussions pour payer la taxe sur les holdings.

Voilà, je trouve qu'il y a un système euh qui peut aller jusqu'à la un peu à la voilà les personnes qui qui euh qu'ils investissent, qui créent la valeur, il se sont vu comme des gens euh qui doivent payer les taxes, ils sont un peu mal vu aussi. Donc je trouve qu'il y a ça motive pas quoi. Oui, ça ça m'a Oui, on peut applaudir. C'est c'est euh [applaudissements] Et donc nous on est là pour pour prendre des risques, pour créer de la valeur, pour voilà pour développer le pays parce qu'effectivement c'est c'est des entreprises qui qui génèrent du chif d'affaires, qui qui investissent, qui font tourner l'économie.

Euh et aujourd'hui effectivement on se pose la question déjà si nos enfants ils seront capables de de de de poursuivre l'activité. Effectivement, c'est très important de se préparer comme disait Jean-Charles. Donc effectivement, on a déjà un peu dissocié le capital, le pouvoir, les compétences par que c'est important effectivement des des de c'est pas parce qu'on est des bons entrepreneurs qui ont des bons gestionnaires.

Donc il faut structurer la société, il faut se préparer et pour la transmission euh voilà, on verra bien mais je pense que peut-être un jour on préférera payer la dernière taxe, payer l'exic taxe et peut-être aller ailleurs, céder l'entreprise puisqueaujourd'hui je trouve que le pays nous aide pas trop sous la transmission de l'entreprise, sous les investissements. Je trouve que il y a plutôt un frein, il y a plutôt on est vu plutôt comme des voilà comme des des personnes qui pe contribuer des machines à cache. Voilà, ça c'est un peu la vision.

Donc bon et avant de passer la parole à Indian Paolo, est-ce que les gens payent leur leur leur glace en cash ou ils utilisent les cartes de Philippe Lolani là des vraies cartes européennes ? Parce que ça a dû changer un peu ta comptabilité non ? Le fait qu'il paye tous en carte. Oui, ça change un peu mais pas pas tant que ça quoi. Et tu as compris qu'il y avait une seule carte qui était européenne qui fallait utiliser les autres. Allez Dian donc Jean pardon Jeanne alors qui a déjà au moins une fois dans sa vie nettoyé ses oreilles avec un coton tige ? Tout le monde Jean c'est ton métier c'est une belle ETI BTI de Normandie. On peut l'applaudir J de Boan.

6:08:04
Non speech

[applaudissements]

6:08:05
Alain Marty

Donc J tu es condondatrice et couririgante également de tes belle. Voilà, exactement. Je je rejoins un peu l'histoire de de Paolo. Je c'est une histoire qui a commencé en 1978 en Normandie par d'abord une toute petite petite PME et puis qui de fil en aiguille, quand on est dans le coton, c'est un peu normal, de fil en aiguille, on est devenu en croissance externe, en implantation d'usine, en croissance européenne et internationale.

Nous sommes devenus leader mondial, leader européen pardon et numéro 2 mondial dans notre secteur d'activité, c'està-dire le soin d'hygiène et à base de coton tels que les produits cosmétiques coton tige, disque à démaquiller et toute la gamme et nous vendons à la grande distribution exclusivement en marque propre. En marque propre, tu as quand même une marque qui est assez connue aussi hein dans le Ah oui, en peau douce aussi qui est une j'allais dire une légende. Absolument. Et la transmission des entreprises, c'est un des sujets. D'abord, est-ce que tu es présente dans combien de pays en Europe ? Alors, on est présent dans cin pays européens.

Tu as acheté une entreprise en Allemagne aussi, hein ? Oui, j'ai acheté une entreprise en Allemagne qu'il a fallu restructurer totalement et et il fallait fallu investir parce qu'il y ait pas d'investissement depuis 20 ans. Donc ce qui est intéressant, c'est de parce que le march les les Allemands sont beaucoup plus chauvins que nous les Français, hein. C'est le marché local, il doit être fabriqué localement.

H donc la seule façon de pénétrer la grande distribution allemande c'était d'avoir des usines en Allemagne notamment même pour des cotoniges même pour des cotoniges même pour des cotantiges des rêveux des cofland des Lidl en Allemagne bien sûr ce en France prennent les produits fabriqués en France mais il fallait pareil en Espagne Mercadon si on n'est pas installé en Espagne ça ne marche pas du tout la transmission comment tu vois les choses ben la transmission justement monsieur le disait tout à l'heure ça s'anticipe euh alors là nous avons anticipé largement puisque j'allais dire il y a à peu près presque 20 ans que nous avons commencé des premières de nations.

Alors après c'est un c'est tout à l'heure je comprenais parfaitement le discours de Paolo. C'est il y avait un discours d'abord sur l'univers économique français. Ça c'est ce sont des réalités. Voilà et l'univers italien est différent. Donc je comprends parfaitement les comparaisons qui peuvent être faites.

Maintenant, après nous on a un ancrage territorial très fort et cet ancrage territorial c'est vraiment j'allais dire quelque chose qui qui pour nous une TI devenue une TI c'est un lien fort avec notre notre nos nos collaborateurs mais avec aussi l'écosystème local et nous n'envisagions pas autrement mais après il faut une rencontre hein faut deux volontés la volonté entre évidemment les donateurs et la volonté aussi du preneur et il Il faut que le preneur, monsieur le disait tout à l'heure, être chef d'entreprise aujourd'hui, c'est prendre des risques, c'est se retrouver dans des situations et là aujourd'hui les crises se succèdent donc c'est se retrouver dans des situations qui sont extrêmement difficiles, délicates à gérer et j'allais dire s'y consacrer presque totalement.

Euh du reste, mon fils a très bien vu que la vie personnelle euh il il savait que c'était les enfants et le boulot, mais que tu l'as créé avec ton mari, c'est ça ? Oui. Et tu es toujours marié, hein ? Oui. Donc que que j'avais pas eu beaucoup de temps de vie et et que je m'étais consacré pratiquement famille et et et boulot et que weekend c'était boulot aussi et vacances, j'ai dû prendre des 15 premiers jours de d'affilé, je devais avoir près de 50 ans. Donc après c'est un c'est ce sont des choix. Je pense qu'on est animé par une passion quand on est chef d'entreprise et on a traversé beaucoup de crises d'adversité.

Euh il faut savoir justement c'est c'est l'agilité des ETI, savoir rebondir euh euh y compris un incendie qui a détruit une de nos usines qui a arrêté toutes les autres. euh ben repartir euh repartir et on a on est reparti en 6 semaines. Ce qui de mémoire d'assureur s'était jamais vu. Euh ça c'est pareil et ça c'est la cohésion avec nos nos salariés fait que cette cohésion elle est elle est non seulement mais elle a une correspondance dans le dans l'ancrage territorial, c'est que nos salariés ont un lien fort avec leur leur environnement et dans cet environnement nous nous travaillons nos fabricants de machines sont localisés à 5 6 km. sous-traitants pour les pièces détachées idem.

Donc c'est franchement euh j'allais dire une volonté. Tout à l'heure ce qu'on disait ce que disait Olivier par rapport au fait de l'environnemental. Nous, on a tout de suite décidé que on fabriquerait nos composants, c'est-à-dire on fabrique nos tiges, on garde notre coton, on fabrique nos boîtes et que tout cela on le mettrait dans j'allais dire implanter soit le même bâtiment, soit on on a construit des bâtiments. Donc parce que bah, j'allais dire pas de pas de frais de transport mais pas de carbonation non plus. Et ça, j'allais dire dès les années 80. Donc on parlait pas encore de RSE, on parlait pas encore d'environnement, mais pour nous c'était une logique, c'était une évidence.

Euh il y avait pas de question à se poser. Euh donc c'est vrai qu'en effet, je l'analyse de de la chair d'Olivier est parfaitement exacte sur ces entreprises qui sont vertueuses. Mais vertueuses dès le début quand on a cette passion d'entrepreneur ancré en soi, on est vraiment, j'allais dire dans la volonté de faire vivre son écosystème local.

On sait parfaitement que l'effet de ruissellement euh va exister, non seulement dans la création d'emploi, la création de valeurs, la création de produits, le savoir-faire qu'on va développer, on va pouvoir en effet permettre à des gens de on a notamment des collaborateurs qui sont partis à l'étranger et qui ont adoré cette expérience de de vie à l'étranger, de développer, de créer des des dans dans des usines à l'étranger, de d'apprendre à des collaborateurs notamment quand on a créé notre usine dans l'Estonie d'apprendre au collaborateurs estoniens euh tout ce qui concernait le process de la fabrication de la nappe qui permet ensuite la découpe des disques à démaquiller.

Donc tout ça, ce sont des process à la fois des process avant tout une âme. Et cette âme c'est celle des entrepreneurs. On est des bâtisseurs, des créateurs. Et quand on est bâtisseur créateur, ce qu'on a envie c'est que ça perdure pas pour laisser notre trace dans l'histoire mais pour que ça perdure pour l'écosystème local. C'est-à-dire qu'en effet les collaborateurs et ensuite les familles des collaborateurs et ensuite les familles des entreprises des PME et des autres étillers avec lesquels on travaille puisse elles-mêm bénéficier de cette pérennité. Bon Jeanne, tu es conscient d'être une femme formidable ou pas ? On peut la dire chaleureusement.

Non mais c'est vrai, elle est elle est absolument géniale. Enfin, c'est bon. Alors,

6:15:03
Non speech

[applaudissements]

6:15:04
Alain Marty

on devait parler du pacte du trail, de plein de choses, on aura pas le temps, tant pis. Donc un petit mot de synthèse et de conclusion. En tout cas, deux trois idées qu'on pourra développer abondamment le 11 mars 2027 pour la 2e édition du European Summit. Denis, deux trois pistes de travail pour que le alors de trois pistes de travail. Quand on parle de la transmission, la transmission ce n'est pas seulement un sujet de succession, c'est un moment de vérité pour une ETI familiale parce que c'est une transmission du savoir, du pouvoir et de l'avoir. Et on en a parlé avant, l'anticipation est vraiment la clé.

Donc on au sein de l'IFA, on a fait une étude avec tout un tas de d'entreprises familiales, c'est de 5 à 10 ans moyenne 5 ans, même quand c'est quelqu'un de la famille pour y arriver. Et pour y arriver, qu'est-ce qu'il faut faire ? les meilleures entreprises anticipent en ayant un conseil. Alors ça peut être un conseil d'administration, un conseil d'advisur, un comité stratégique, on peut l'appeler comme on veut, mais c'est important d'avoir une instance qui réfléchit là-dessus. C'est important d'avoir des administrateurs indépendants, la règle minimum c'est deux, et finalement organiser cette transmission.

Et le rôle du conseil est déterminant pour imposer ce temps long dont on a besoin pour organiser la séparation entre capital et pouvoir et pour structurer ce process de succession. Alors en quoi l'administrateur indépendant aide ? Il aide car il apporte le recul nécessaire. Moins d'émotions dont on parlait tout à l'heure quand tu parlais d'un DG qui n'est pas familial. Il aide parce qu'il objectivise aussi la décision. Est-ce que c'est telle personne de la famille ou une autre personne extérieure qui va aider ? Et elle sécurise la légitimité du successeur. Alors aujourd'hui, le rôle du est d'aider les ETI familiales à faire ça.

Donc non seulement on réfléchit dessus, on publie des papiers, on forme on forme on forme sur les retours d'expérience. Donc finalement la gouvernance fait toute la différence et c'est aujourd'hui décider d'avoir une bonne gouvernance aujourd'hui, c'est s'assurer que nos entreprises existeront encore demain. Merci Denis Olivier. En 30 secondes chacun les pistes de réflexion pour la le prochain rendez-vous. J'aurais juste appuyé ce que dit Denisier. Nous nous avons un advisory board avec h membres ma fille et se extérieurs.

Ça nous a apporté énormément en compétences fonctionnel sectoriel et ça oblige aussi les opérationnels quand il y a un gros projet à le structurer pour le présenter au bord. Donc c'est effectivement absolument indispensable pour que l'entreprise réussisse et se poursuive de nombreuses années encore. Jean-Charles, si on essaie de réfléchir à ce que peut être le prochain is summit puisqu'il sera le 11 mars he le 11 mars. En réalité, le je pense que le vrai enjeu, ce sera de savoir dans quelles conditions les candidats à ce moment-là et ensuite quelques mois plus tard celui qui sera élu, dans quelles conditions il va il va considérer ou pas la loi du trail ?

on en a paslé, c'est dommage, mais qui est l'outil finalement qui est un des outils qu'on est en train actuellement d'essayer de détruire parce que c'est ça le la de finance de 2026 euh donc du 21 février, promulgué le 21 février, il y a quand même un certain nombre de de resserrements je dirais sur l'application de la loi du trail. Euh chez nous, on essaie de se battre, on commence à mettre d'ailleurs en place les les nouveaux du trail que voilà actuellement, je crois que ce sera l'enjeu, ce sera l'enjeu, un des enjeux de la prochaine campagne. Est-ce que finalement euh on veut faire en sorte que euh les ETI restent dans le tissu économique à leur place, c'est-à-dire une place forte ?

déjà beaucoup apprécié tout à l'heure ce qui était dit sur le l'écosystème et le tissu local ou bien est-ce que finalement d'une certaine manière on va les détruire hein en en en resserrant encore davantage la loi et on la supprimera pas parce qu'on peut pas c'est pas c'est pas politiquement correct mais on la ressera encore davantage. Je pense que ça c'est un des vrais enjeux et que au prochain sumit il faut consacrer en en d'ailleurs on sera le 11 mars. Donc mars, tu peux convoquer, tu peux proposer à tous les candidats de venir ici tous et et et à tous les candidat de venir nous exposer leur projet. Certains qu'on va inviter, c'est sûr, pas forcément les autres. Paolo oui, les pistes là.

Là, déjà si on parle des ETI, on se compare avec l'Italie. En Italie, il y a beaucoup plus de TI. Il y en a il y en a de mémoire 7000 en France, 8000 en Italie. Ouais. Donc il y en a plus. Pourquoi peut-être le terrain est plus fertile ? Pour moi, s'il faut faire passer un message et faire laisser nous faire, nous on sait que voilà, on fait pour pas seulement pour nous-mêmes, mais on fait du bien pour euh pour la société parce que les nos intérêts sont les mêmes de tout le monde. Donc, il faut libéraliser les marchés de travail, les marchés de capitaux.

On a des excellents avocats, des banques d'affaires qui peuvent nous aider à transmettre, mais il faut un terrain qui puisse nous permettre de se développer, de après céder, transmettre mais dans des conditions plus faciles. Ouais. plus facile. Jeanne.

Alors, je je est-ce que j'oserais formuler un rêve, c'est-à-dire de dire une amélioration du pacte du Trail parce qu'on a failli tellement le voir détruit qu'on pourrait aussi rêver de le voir amélioré et de voir parce que en effet ce que tout à l'heure monsieur disait, euh le pacte du trail euh c'est en effet une façon, je veux dire c'est certains donateurs ne le feraient pas s'il y avait pas le pacte du trail et et surtout les preneurs ne prendraient pas parce que il pourrait aurer pas les moyens de de payer.

Donc je comprends tout à fait la la position de monsieur en disant "Oui, je vais donner mon et je vais payer des des taxes mais je vais peut-être faire l'exit taxe." Mais le sujet c'est celui-là, c'est combien ça coûte ? Ouais. Combien ça coûte ? et je le vois pour des générations, je parle beaucoup avec des d'autres chefs d'entreprise quand c'est 4e 5e génération, tout est organisé pour qu'en effet et notamment via des dividendes. Donc on a entendu qu'on allait la taxe duman par exemple, c'était le musée des horreurs.

Donc je on peut rêver au lieu de cauchemarder, on pourrait rêver de du trayil et merci monsieur Dutreil, du reste on pourrait rêver de le voir et merci le métier qui a bout de coup agi notamment pendant le budget 2026 pour que ce pacte ne soit pas endommagé et on pourrait rêver qu'il soit amélioré parce que je pense que ça faciliterait encore justement la l'augmentation des ETI. Merci beaucoup Jeann. Euh

6:21:42
Non speech

[applaudissements]

6:21:46
Alain Marty

c'est presque la fin en tout cas c'est la fin de cette table ronde. Aujourd'hui entre 8h et maintenant vous avez été 1500 personnes à participer à l'événement. 1500 les deux matin après-midi et on a dépassé un peu les 700 de TI quoi. Mais on est toujours resté à 10 pays. Donc merci en tout cas à tous les cinq et vous serez là l'année prochaine là le 11 mars ou pas ? Oui oui oui oui oui. Allez, on les applaudit, on va passer à la à la conclusion.

6:22:11
Non speech

[applaudissements]

6:22:11
Alain Marty

Alors alors donc j'appelle Frédéric Quirier, le le président de Poujoula et également coprésident du métien nous dire un mot. Fred qui doit être là et puis également Benjamin Dad, le ministre délégué en charge de l'Europe. [musique] Bienvenue à tous les deux. Frédéric, un mot de un mot de de près clôture et puis après Benjamin, les vrais propos et la clôture. Bah déjà, merci à Benjamin d'être présent. Bien entendu, je voudrais d'abord féliciter les organisateurs. Toi, d'abord évidemment Alain parce que c'est cet événement on en avait discuté il y a il y a 2 ans. C'est vrai. Et tu as réussi à rassembler quand même un effectif de TI. [applaudissements] Bravo à toi. On a réussi hein.

C'est vraiment collectif. Voilà. et et bien sûr, je voudrais remercier les les participants ministres évidemment premier ministre ce matin qui est venu nous parler Europe, les partenaires, c'est important de effectivement de les saluer parce que ils ont ils ont participé à ce à cet événement.

des participants thanks for guests for coming for European events and et puis et puis surtout dire que nos racines c'est l'Europe, c'est notre marché domestique donc voilà, tu as réussi en tout cas à rassembler et je pense que c'est vraiment un très très beau succès que cette cette première premier événement 2è édition c'est le 11 mars 2027 n'oubliez pas hein oui moi ce que je voudrais dire aussi c'est que c'est vraiment un événement qui à l'image des ETI, c'est des boîtes authentiques. C'est vraiment et j'ai beaucoup aimé tout à l'heure le l'entreprise de taille idéale.

Je pense que c'est effectivement un beau résumé de ce que nous sommes, des entreprises ancrées, responsables, tournées vers le long terme et qui sont le faire de lance de notre de notre économie. Je pense qu'il y a une vraie prise de conscience au niveau européen de l'importance de ces entreprises. Je voudrais d'ailleurs remercier les autorités françaises parce qu'elles ont beaucoup travaillé, il faut les en féliciter sur la reconnaissance de cette catégorie, son émergence. Alors, on est encore loin de l'étiage français hein, on est encore qu'à 1000 salariés, mais on va y arriver. Je pense que on était à 250, 7500, 1000. Bon ben les chiffres, on aime ça, on aime que ça monte.

C'est la le propre des des ETI. Et donc euh euh il faut continuer. Je pense qu'on est on est sur le chemin et on voit que nos collègues européens, ils l'ont confirmé ce matin, sont volontaires pour que cette catégorie soit reconnue. Et je pense que c'est là le le premier le premier sujet, enfin la première conclusion de la première table ronde. Je vais vous parler juste concret, on aime ça en tant que entrepreneur. Premier sujet, c'est la reconnaissance de la catégorie de mec caps parce qu'elle est vraiment importante et qu'elle va nous permettre de de progresser en tout cas dans les politique publique, dans l'accompagnement et et et la performance de nos entreprises.

Le deuxième point, c'est la norme. Là-dessus, effectivement, les autorités françaises ont aussi travaillé très très dur pour repositionner les périmètres de la CSRD, CS3D et cetera. Bon, il faut qu'on arrête la règle. On n plus capable, faut qu'on vous le dise, monsieur le ministre. Aujourd'hui, nos boîtes ne peuvent plus absorber de réglementation supplémentaire. Euh, il y a quelqu'un qui disait tout à l'heure "Lless form more jobs". Et je pense que c'est exactement ça. Laissez-nous faire, faites faisons-nous confiance collectivement. Nos nos entreprises se comportent de façon responsable. Elles sauront relever les défis dans le respect et et le positif. sur l'énergie.

Un élément très important, on est percuté évidemment actuellement par le sujet énergétique. Les ETI ont déjà entamé largement leur décarbonation. Pareil, c'est pas la peine de surréglementer. On est dans la dans le mouvement. Ça fait partie aussi de notre marque employeur. Enfin, on y est, ça y est. Donc ce sujet-là avance. Le 4è sujet, c'est les talents. On voit que l'économie est en train de changer. Il y a les la décarbonation. Il y a beaucoup d'enjeux qui qui aujourd'hui intéressent directement nos entreprises. Un des enjeux clés, ce sera la formation, c'est l'apprentissage. Ne gâchons pas ce ce cette ce dispositif.

On a beaucoup à gagner et et c'est grâce à ça qu'on va aussi pouvoir réindustrialiser le continent parce que c'est par là que passe le la la l'industrie. Le 5e sujet, c'est arrêter d'être collectivement naïf vis-à-vis de la compétition mondiale. On est aujourd'hui assailli, vous le savez, de colis venant d'Asie. On a des problèmes de souveraineté. Bon, il faut que l'Europe applique sans trembler le principe de la réciprocité et de la préférence européenne. C'est vraiment un sujet très important. Les Américains le font, les asiatiques le font. Pourquoi pas l'Europe ? On est le premier un des premiers marchés mondiaux. On a cette force. On peut peser dans les dialogues et dans la négociation.

Le 6e sujet, c'est la croissance. La croissance effectivement, bon c'est la compétitivité. On finance d'abord la croissance par les marges, par la compétitivité, mais c'est aussi les financements, c'est l'innovation, le capital. C'est vrai que le marché des capitaux européen est un objectif qu'il faut qu'on fasse avancer. C'est dommage que nos boîtes aillent aux États-Unis se faire financer alors que on a à mon avis toutes les partes nécessaires. C'est juste une question de fléchage et puis l'innovation. Nos entreprises, alors on parle beaucoup des start-ups mais les ETI sont extrêmement innovantes, toutes leur domaine, qu'elles soit dans le service, dans l'industrie.

Il faut simplement les accompagner. euh plus de grands plan sectoriel, donnons la chance à tout le monde. Et ça ça passe par tout simplement de la formation, de la compétitivité et cetera. Et pour terminer, un dernier point qui est vital, on disait 50 % de nos boîtes vont se transmettre dans les 7 ans à venir. C'est vital. Si on rate une transmission, c'est grave et c'est souvent irréversible. On a fait l'erreur en France de de casser la transmission dans les années 80. Ça a eu des résultats désastreux. On a désindustrialisé le pays.

Bon, on a aujourd'hui des dispositifs en place, le pack du trail, les holdings et cetera, c'est vraiment un sujet vital en France particulièrement, mais aussi c'est un sujet de vigilance à l'échelle européenne parce qu'on voit bien que c'est des sujets de tension. Donc, les dispositifs doivent être absolument protégés, sanctuarisés pour le prochain budget bien entendu et puis et puis bien au-delà. Voilà, je voudrais tout simplement dire que on a on a vu beaucoup de belles histoires aujourd'hui. Je pense que vraiment en écoutant les entrepreneurs de tous les pays, plein de produits différents, sa vie, son produit, c'est c'est impliqué et cetera.

On voit aussi qu'il y a beaucoup de de convergences entre nos entreprises françaises, italiennes, espagnoles et cetera. Ça aussi c'est très très positif parce que ça veut dire que pour les politiques, écoutez-nous, on est capable de vous donner un vrai diagnostic européen et et ça c'est bien lancé, c'est bien parti. La MID Cap, c'est vraiment la pépite de l'économie européenne européenne. Il y a vraiment voilà, faut fort le paris des ETI. La M cap européenne en tout cas doit devenir une réalité et puis on sera tous plus forts ensemble. Donc continuons le mouvement. C'était le premier voilà cette première opération était moi je pense une réussite. Et renforçons les liens entre nous européens.

On a tout à y gagner.

6:29:05
Non speech

[applaudissements]

6:29:07
Alain Marty

Merci Frédéric. Monsieur le ministre. Bien messieurs les coprésidents, mesdames et messieurs les parlementaires, chers membres du métiames et messieurs, bon déjà, je voudrais vous remercier pour l'invitation à clore ce sommet européen des ETI dans cet amphithéâtre magnifique et vous féliciter pour l'organisation de ce sommet, pour les travaux de la journée, pour les échanges qui ont porté sur des sujets clés pour notre compétitivité française et européenne en présence de nombreux partenaires européens.

que je salue sur des sujets comme la simplification, comme l'innovation ou encore la décarbonation ou la protection de la préférence européenne et je reviendrai sur tous ces sujets qui sont effectivement au cœur de notre agenda européen. Et j'y réfléchissais en venant ici, au fond, je trouve qu'on parle trop peu des ETI et vous savez mieux que moi, les ETI sont un moteur et une force majeure pour l'économie européenne. Mais je voudrais peut-être déjà commencer en vous remerciant tous pour votre engagement, pour votre créativité, pour votre prise de risque parce que fondamentalement, c'est ça qui crée la croissance, la prospérité et l'innovation de notre économie.

L'Union européenne, ça a été dit, compte aujourd'hui plus de 40000 M cap. Elle concentre 21 % du chiffre d'affaires, 17 % de l'emploi sur le continent alors qu'elle ne représente que 2,8 % des entreprises. En France, les ETI constituent un pilier essentiel de notre tissu productif avec des entreprises souvent familiales ancrées dans les territoires qui emploient plus de 3 millions de personnes et sont en grande partie tourné vers l'exportation. Les ETI européennes sont des entreprises innovantes qui investissent et qui portent notre capacité à produire et à maintenir l'emploi en Europe.

Mais ce sont aussi en particulier dans le contexte que l'on vit en ce moment des entreprises qui sont particulièrement exposées au choc énergétique, aux tensions géopolitiques, à une concurrence internationale de plus en plus intense, notamment en provenance de Chine où les conditions de production, de financement, de soutien public sont profondément différentes des nôtres.

et donc expose les nôtres à une concurrence souvent déloyale ou asymétrique entre la hausse des prix de l'énergie en raison du conflit au Moyen-Orient, l'insécurité tarifaire suite aux menaces à répétition de Donald Trump, il est évident que notre tissu de TI aujourd'hui peut être en danger et c'est pour face faire face à ce danger pour les protéger que nous portons un agend de compétitivité ambitieux au niveau européen.

Et au fond, pardonnez-moi de cette référence, mais quel meilleur endroit pour échanger avec vous sur ces sujets puisque c'est ici dans cette salle à la Sorbonne que le président de la République a appelé à deux reprises en 2017, en 2024 à bâtir une Europe plus souveraine, plus compétitive et capable de tenir son rang et d'assumer sa puissance et de défendre ses intérêts comme d'autres puissances savent le faire sans naïveté, sans complexe dans la compétition internationale. il a défendu dans ses murs une idée simple mais exigeante. L'Europe doit redevenir une puissance productive.

H il nous faut investir davantage et ce sera l'un des enjeux bien sûr du prochain budget européen, le cadre financier puréannuel qui doit permettre de couvrir les besoins d'investissement dans la sécurité, la défense, le spatial, l'intelligence artificielle, le quantique, les technologies de décarbonation, innover plus vite, simplifier notre environnement économique et se protéger face à la concurrence des loyales. Çaen est suivi il y a près de 2 ans le rapport Dragy qui adressait un constat clair. Si l'Europe dispose d'atouts considérables, elle souffre également d'un déficit d'investissement, d'une fragmentation de son marché intérieur et d'une complexité réglementaire excessive.

Vous l'avez évoqué, entre 2019 et 2024, l'Union européenne a adopté 13000 textes législatifs, normatifs, réglementaires contre 5500 aux États-Unis. Alors que nous aurions dû être concentrés à innover et à accompagner nos entreprises dans la compétition internationale, nous avons produit de la norme et de la réglementation. Et je vous le dis très clairement, ce n'est pas avec de la réglementation supplémentaire queon que l'on va produire de la croissance. Fondamentalement, pendant longtemps, on s'est bercé d'un logiciel à Bruxelles qu'on appelait le Brussels Effect. C'est notre puissance, c'est notre capacité à produire et à exporter nos normes. Mais qui crée la norme ?

C'est l'innovateur, c'est la Silicone vallée, c'est celui qui crée et on s'est retrouvé à importer au fond les technologies des autres et à se et à renforcer notre dépendance à un moment où au contraire nos concurrents accélérés pour soutenir leurs entreprises. Et c'est pour ça que on voit en ce moment un changement de logiciel qu'il faut approfondir, sur lequel il faut accélérer, qui vise précisément à placer le sujet de la compétitivité du marché intérieur en haut de notre agenda européen et à simplifier. Alors, depuis la publication du rapport Dragy, des rapports l'État, nous n'avons pas chôé. La France a été faire de lance et a influencé le débat européen.

Nous avons eu des premières victoires. Je pense par exemple au début d'une politique industrielle européenne menée par le vice-président Stéphane Séjourné pour le pact pour l'industrie vert, des plans sectoriels pour l'industrie automobile, la chimie, l'acier. C'était, je le dis encore, impensable il y a 2 ans de parler de politique industrielle européenne, de parler de protéger nos filières stratégiques de clause de sauvegarde, d'investissement autant de mots tabou. Aujourd'hui, nous contribuons ensemble à une nouvelle étape de la construction européenne, décarbonation de l'industrie qui est au cœur de ces stratégies.

C'est un élément central pour bien sûr la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi pour notre compétitivité, pour la maîtrise des prix l'énergie et dans ce contexte bien sûr pour notre indépendance énergétique et stratégique. La crise actuelle bien sûr en est la preuve. Présentation des paquets de simplification que dans le jargon que je crois que maintenant vous maîtrisez tous, on appelle les Omnibus. Ouais. Donc on a un Omnibus par mois depuis un an dans différents secteurs comme l'agriculture, comme la chimie, l'environnement, l'intelligence artificielle, l'énergie, l'automobile ou encore la défense.

La simplification texte, vous l'avez mentionné comme la CSRD, la CS3D ou ici il s'agit très simplement de trouver l'équilibre le plus pragmatique possible. C'est une question de bon sens. Ça doit pas être une question d'idéologie sur la façon dont on continue à aller dans la voie de la décarbonation mais en le faisant toujours en gardant le pilier de la souveraineté et le pilier de la compétitivité. On va pas décarboner notre économie en désindustrialisant. On va pas décarboner en allant soutenir BYD au Tesla. On va le faire en accompagnant de façon la plus pragmatique nos acteurs économiques, nos ETI, nos industriels.

Et bien sûr, je pense à euh l'instauration d'un principe de préférence européenne avec la présentation en février euh dernier de l'accélérateur industriel par la Commission européenne. C'est une proposition qui va dans le bon sens mais qui mérite encore d'être affinée. Faut dire les choses clairement. Le made in Europe qui a été évoqué dans l'accélérateur industriel, c'est made in Europe plus tous les pays qui ont des accords de libre échange avec l'Union européenne. Un produit labellisé au Brésil ou en Inde, ce n'est pas de la préférence européenne. Donc nous, on est favorable à une préférence européenne qui ne soit pas une préférence mondiale.

Donc la préférence européenne qui doit aussi d'ailleurs être étendue à l'ensemble des secteurs stratégiques notamment la défense qui est un secteur pour lequel nous avons obtenu déjà des critères ambitieux lors du plan safe, les 150 milliards d'euros de près de la Commission européenne. Première fois qu'on a ce critère de préférence européenne pour un grand emprunt de la Commission européenne. il faut aller plus loin et on sera extrêmement vigilant sur l'application de ce principe dans tous les textes européens et bien sûr dans le prochain budget européen, le cadre financier pluriel.

Je sais que vous avez été particulièrement mobilisé avec le Mitel stand allemand pour pousser ce concept et je voudrais vous remercier et je le dis vraiment, on a besoin de vous. On a besoin que nos chefs d'entreprise, nos acteurs industriels, nos acteurs économiques se mobilisent et fassent entendre leur voix dans le débat public sur ces sujets avec parfois encore des acteurs politiques, des gouvernements qui peuvent être encore souvent dans le monde d'hier. Vous êtes confrontés au défi d'aujourd'hui, de demain. Vous créez l'innovation, la croissance d'aujourd'hui et de demain.

Donc on a besoin de vous de façon partenariale pour que vous fassiez entendre votre voix dans tous ces débats à Bruxelles et dans les capitales. Mais je le disais, il y a un changement de paradigme et de logiciel qui est en cours en ce moment à l'Union européenne mais je vais vous le dire franchement ça va pas assez vite. Il y a 2 semaines, le Conseil européen a appelé de nouveau la Commission à accélérer les travaux sur la simplification, sur la réduction de nos dépendances, sur les prix de l'énergie. 1 an, plus d'un an, 1 an et demi, c'est des vieux éléments de langage. Donc ça fait 1 an et demi maintenant.

Après la publication du rapport Dragiy, on est seulement à 10 ou 11 % des recommandations qui ont été appliquées. On a des dizaines de textes qui sont toujours dans les tuyaux de la Commission européenne, des centaines qui sont en cours de négociation au sein de nos institutions et pendant ce temps, les crises et les chocs se multiplient. Le monde, nos partenaires, nos concurrents, nos adversaires accélèrent et le risque de décrochage qui avait été identifié par Mario Dragy nous euh menace. Et c'est pourquoi je tiens aujourd'hui à apporter tout mon soutien à votre projet, celui de la création d'un MLE stand européen qui est fondé sur nos ETI.

Vous le savez, la France se bat pour faire reconnaître la spécificité des ETI au niveau européen sur le modèle du statut qui existe en France depuis 2008. Il y a un an, la France a porté la reconnaissance de ce statut auprès de la Commission européenne. En mai dernier, la Commission a répondu à l'appel en proposant dans le cadre de l'un de ces omnibus la création du statut de Small Meet Caps et l'adaptation de règles à la réalité de ces entreprises. C'est une première étape dans l'établissement de ce midle stand européen et la reconnaissance de leur rôle stratégique dans notre économie.

Mais là aussi, ça ne va pas assez vite et je regrette que le texte ne soit pas encore adopté presque un an plus tard. Il nous faudra aussi aller beaucoup plus loin pour soutenir nos ETI. En poursuivant la simplification en cours et en s'assurant de règles spécifiques pour les ETI. Je pense par exemple aux exigences de reporting. On peut pas traiter une PME NETI de la même façon qu'un grand groupe multinational qui a les moyens, qui a déjà la ressource, la main d'œuvre par exemple pour faire le reporting administratif.

Il est pas normal que en raison des faits de seuil, une ETI de 255 au lieu de 250 salariés soit soumis aux mêmes exigences qu'une grande entreprise en donnant aussi accès au financement et en accompagnant leur croissance en facilitant le passage à l'échelle ainsi que le passage à l'échelle des PME. Nos ETI comme nos PME, nos start-up ne sont pas seulement des acteurs économiques.

Je veux vous le dire, vous contribuez tous à notre souveraineté industrielle en maintenant des capacités de production et d'emploi sur notre territoire, à notre souveraineté technologique en développant des innovations et secteurs clés, à notre souveraineté énergétique en participant à la transition et la décarbonation et à notre souveraineté sanitaire alimentaire en sécurisant des chaînes d'approvisionnement essentielles. Vous êtes de ce fait des acteurs clés pour préserver notre industrie, notre autonomie et notre prospérité et donc pour bâtir une Europe plus souveraine et plus compétitive et vous pourrez compter sur notre soutien pour continuer à se battre pour les ETI européennes.

Je vous remercie.

6:40:50
Non speech

[applaudissements]

6:40:52
Alain Marty

Bravo ! [applaudissements] Super ! Bravo ! Bravo ! Bien, tout est dit. Rendez-vous l'année prochaine le 11 mars. Monsieur le ministre. Alors place maintenant donc au aux quatre Words qui vont intercé aujourd'hui.

6:41:12
Non speech

[musique]

6:41:15
Alain Marty

Le premier c'est celui de l'ETI. Alors ils sont très très beaux. Ça a été dessiné par Olivier Lapidus qui est français monsieur. Je sais pas si Olivier est arrivé mais il devrait être par là. Et on est très content d'avoir un créateur français. Tout à l'heure, on a rendu homage à Jean-Michel Ville qui fête son anniversaire aujourd'hui. Il a choisi la Sorbon pour être avec nous et là c'est Olivier Lapidus. Alors premier reward de l'I familiale performante, François Masson me rejoint, le CEO d'Excelia qu'on peut applaudir chaleureusement. François,

6:41:44
Non speech

[applaudissements] [musique]

6:41:47
Alain Marty

bravo François. Alors [musique] Exelia en en quelques mots. Bah alors, je fais du je suis la seule ETI européenne indépendante puisque j'en détiens la majorité du capital en Europe à faire du développement pharmaceutique. C'est-à-dire que tous les tests des médicaments sur les humains parce que il y a tout un cycle développement, je suis la seule, on va dire option souveraine 100 % européenne même si j'ai je me suis développé en Inde et aux États-Unis depuis et là capital en fait j'ai fait une levée de fond il y a 4 mois donc j'espère que vous avez voté pour Easo euh parce que ah ben on verra tout à l'heure. Voilà faut les mettre de bonne humeur hein. Je les ai au bord. Euh ouais.

Et donc tu les as au bord ? Je les ai au bord. Donc voilà. Donc vote votez pour eux si les votes ne sont pas clos. Alors François donc son nominé pour le TI familial performante le groupe sécher environnement Manutan et le coup le groupe Le Fèvre d'Allose. Donc trois belles sociétés trois belles ETI. L'enveloppe elle est où l'enveloppe ? Elle est où l'enveloppe ? Elle est où l'enveloppe ? Merci mademoiselle. Alors nous on est nouveaux Oscar. Donc voilà c'est à ce moment-là que je lis le le suspense à TC. Donc c'est la société Manutan qui gagne reward. Manutant avec Pierre Olivier. Pierre Olivier. [musique] Bravo !

6:43:24
Non speech

[musique]

6:43:28
Alain Marty

Alors Pierre Olivier, donc c'est c'est François qui va te remettre le Attends, je vais prendre ça. Moi, j'ai pris contact avec l'organisation un petit peu trop tard. On m'a dit trop tard pour compétiter. Enfin pour et donc du coup pour toucher ce trophée, je me suis mis sponsor. [rires] Donc maintenant l'année prochaine le 11, je reviendrai la semaine prochaine du coup demander voilà, on peut l'applaudir Pierre Olivier. Merci [applaudissements] beaucoup. Oui. Alors, un mot peut-être sur Manutand en une minute. Alors, Manu pour vous présenter, je vais faire très simple. Amazon est le manutant du B2C. Voilà, comme ça vous voyez ce qu'on fait. Ouais. Amazon, c'est français ça.

Donc, Manutant et le Amazon du B2B si vous préférez. Donc, on a aujourd'hui, on distribue des produits partout en Europe. On a une caserne d'entrepôt et ce que je voulais dire, c'est qu'on est très heureux d'avoir ce prix parce que l'entreprise a 60 ans cette année. Oui. Donc, tu vois, tu as un peu de temps encore pour le pour le G. tu auras peut-être pas la mais surtout donc on a été créé en 66 et on a ouvert notre première filiale en 74 en Angleterre donc pour une PME française dans les années 60 d'ouvrir une une filiale c'était c'était innovant et puis l'Europe nous a toujours fait passer un cadre un cap en 95 on a doublé taille en achetant une entreprise en Hollande.

L'an dernier on a fait une très grosse acquisition au UK. Donc l'Europe nous a toujours permis de nous développer mais aussi de grandir et de passer des étapes jusqu'à atteindre un milliard l'année dernière. et Pierre Olivier qui est toujours très impliqué au niveau des ETI notamment au sein du métier un vrai syndicaliste pour que les continuent perdure pour bondir sur les propos du ministre. Merci, félicitations. Merci à François et bien noté pour ton award quoi.

Deuxème award de l' TI française la plus européenne et donc là on appelle Fabrice Zera, le CEO de Ubisolution qu'on a abondamment tout à l'heure écouté et puis monsieur le ministre Benjamin qui vient parmi nous pour remettre donc cette cette distinction pour l'entreprise française la plus européenne. Ça ça vous concerne. Viens Fabrice surpris. Alors le le l'enveloppe l'enveloppe de voilà. Alors, il y avait trois nominés. Il y avait trois nominés. Trois nominés. C'était donc le groupe Epner a Poclin Hydrolx, Ophiliam Groupe et Ah oui, funéraire, c'est un marché porteur. Alors euh c'est c'est qui est qui est le vainqueur et puis c'est Benjamin qui va remettre le trophée.

L'ambiance est à son comble. Donc le vainqueur est le groupe Epner. Epner. Alors je sais pas si Jean-Thomas est là.

6:45:58
Non speech

[applaudissements]

6:45:59
Alain Marty

Jean-Thomas Schmitth, le président du groupe Epner, il est là. Voilà. Et donc c'est le ministre en personne qui va te remettre cette award, mon cher Jean-Thomas.

6:46:16
Non speech

[musique]

6:46:16
Alain Marty

Bravo [musique] Jean-Thomas. Merci monsieur, bravo Jean-Thomas. Alors, Epner en deux mots, euh ça a été créé il y a longtemps cistoire, hein. Alors, ça a été créé il y a 101 ans, euh très exactement et ça a été créé sur bah finalement la vision européenne puisque quand mon arrière-gr-père a racheté cette petite entreprise, elle était spécialisée sur le transit entre l'Allemagne et la France et qui est les Strasbourg, mais parce qu'il y avait plus de chevaux dans cette petite entreprise que le plus grand paysan de son village. Donc c'était déjà une histoire de de bataille entre 125 quand même pour les chevaux. Ouais. Absolument.

Alors aujourd'hui donc tu es dans le métier d'pnè parce que tu es voilà on te voit aussi beaucoup sur le plateau de télé. Malheureusement c'est c'est compliqué en ce moment hein. Bah écoutez [grognement] c'est compliqué maintenant c'est aussi notre métier de trouver des solutions quand c'est compliqué pour nos clients. Nous on est organisateur de transport, créateur de solutions pour nos pour nos clients quand ils ont des ruptures sur leur chaîne d'approvisionnement. Donc voilà, c'est des moments qui sont évidemment très difficiles, y compris pour nous, vous le voyez sur le carburant, mais en même temps, c'est notre raison d'exister. Donc merci Jean Thomba le dire. Merci Fabrice.

Merci Fabrice, merci monsieur le ministre. Merci Benjamin. Merci.

6:47:32
Non speech

[applaudissements]

6:47:33
Alain Marty

Euh 3èard, le TI de croissance, c'est Adrien Gilet qui là, le directeur de la stratégie de Business France. Adrien, il est où ? Il est là et on peut l'applaudir chaleureusement. Adrien, Valentine,

6:47:45
Non speech

[applaudissements]

6:47:45
Alain Marty

bienvenue parmi nous. Alors Business France, tout le monde connaît. Un petit rappel quand même en une minute, he il y a quelques qui défilent. Merci. Merci beaucoup. Business France effectivement c'est l'agence française pour le développement international. On est ravi d'être là. Merci pour l'organisation. On a une conviction chez Business France, c'est d'agir et de vous accélérer à l'international. Ça tombé, on en a parlé toute la journée. Donc on est là pour vous accompagner sur tous les marchés où on est présent. 53 pays, c'est un peu plus de 1500 collaborateurs et la nouveauté de l'année, c'est vraiment de dédier une stratégie pour les ETI.

Donc on va renouveler l'offre, on va inventer de nouveaux modèles et on veut aller encore plus loin ensemble. Ça tombe bien parce que le conseil présidentiel de l'Export nous a donné avec l'Élysée cette commande d'accélérer véritablement sur les ETI. Donc on est là pour ça, mobilise les équipes, la team France export et on a des belles réussites. Donc on veut continuer avec vous sur le long terme. Voilà. Merci beaucoup Adrien. Alors les trois nominés pour cette ti euh de croissance voir très recherché sont Scomor à deux dirigeants qui sont là et puis euh le DG European Digital Group avec le président Vincent qui est dans le coin.

Donc là le vainqueur qui est là voilà attention Adrien Buas France c'est une maison sérieuse. Donc on aura un vainqueur sérieux. Ê sérieux ? C'est un très bon client. [rires] C'est l'entreprise Socom. Bravo avec Frédéric Lescure, le président du conseil administration.

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Non speech

[musique] [musique] [musique]

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Alain Marty

Bravo Frédéric, on peut applaudir chaleureusement.

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Non speech

[applaudissements]

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Alain Marty

J'ai bien fait de venir. Alors Frédéric, un mot peut-être sur Scomor en il y a quelques slides qui passent également. Ben Soomor, c'est une entreprise qui a pas plus de 50 ans un peu plus de 50 ans ou que j'ai reprise il y a un pour moins de 30 ans. À l'époque, il y avait 27 salariés, on faisait 3 millions d'euros dessus d'affaires. Cette année, on va en faire 150 avec 500 collaborateurs. Nous, on adore la France, on adore innover en France. On a dit beaucoup de choses compliquées sur entreprendre en France, mais ça reste un millier, un pays merveilleux. On a des bons ingénieurs, on a des bonnes autoroutes, on a des téléphones qui marchent, des hôpitaux qui marchent, un climat fabuleux quoi.

On a plein de choses qui marchent très très bien. Pas un des grands vins et une grande gastronomie, c'est quand même aussi. Non, mais on a plein de choses qui fait que entreprendre en France quand on sait faire de la marge, ça marche. Mais c'est vrai que j'ai coutume de dire que à l'armée c'est marge ou crève. Chez moi, c'est mar c'est marche ou crève. À l'armée, c'est marge ou crève chez moi. Pourquoi ? Parce que la France, bah si on fait pas de marche, on pourra jamais payer tout ce que ça coûte. Elle coûte cher la France. Le bon sens près de chez vous Fr [rires] et voilà. Et donc aujourd'hui, on a euh je sais pas pour d'où vient tous ces chiffres là. C'est pas moi du tout ça hein.

Mais c'est pas grave. R5, c'est l'année prochaine, ça c'est quand Non, non, mais ça c'est pas du tout moi. Mais c'est pas grave. Ouais. Voilà. En tout cas, merci. Merci. [rires] Euh c'est bien toi Frédéric Lcure, c'est ça ? Oui mais c'était pas moi là. Mais c'est grave. Euh en tout cas merci à tous. Merci d'avoir pensé à nous. J'avoue franchement que j'ai je me suis pointé à 17h en disant que peut-être que je vienne quand même. Ouais. H Et donc c'est bon ça hein. C'est assumé. Là ça fait boss à mort. Il arrive à 17h. Là c'est Ouais. Ouais. Et donc ils m'ont un peu tané. Je me souviens un peu. Bon [rires] voilà en tout cas je suis là. Merci pour toutes les équipes un c'est incroyable. Voilà.

Bon mais on y est donc bra en tout cas Olivier Lapidus le trophée. Merci beaucoup.

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Non speech

[applaudissements]

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Alain Marty

Pensez amical quand même pour le DG pass qui était qui était en finale aussi avec des des entrepreneurs formidables. 4e et dernier award celui du fond d'investissement préféré des CEO de TI. Et donc c'est LC Marti. On s'est dit, on va prendre un monsieur un peu balaise pour ce trophée parce que les n'aiment pas forcément les fonds d'investissement. Euh Loï qu'on a entendu tout à l'heure, donc trois fois champion du monde de MMA, un entrepreneur sportif, quelqu'un comme on les aime. Alors l'enveloppe, elle est derrière toi. Voilà. Donc c'est vrai qu'on s dit est-ce que oui ou non on crée un award pour des fonds d'investissement ? On pense que oui.

Voilà, il y a pas que les boîtes familiales, on les adore, on en parle, mais il y a aussi des boîtes qui grandissent et heureusement qu'ils sont là souvent. Alors le les trois dominés, on avait Montefior, Euraso et Ticko. Alors tous ceux qui ont l'un des trois dans leur dans leur capitale espérait que ça soit le vainqueur. Bon euh [grognement] mon cher Loï, le vainqueur de cette édition en 2026 de cette award est donc le vainqueur est Montfior investissement. Panté Fior qui est représenté par François Mayard si j'ai bien compris

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Non speech

[musique]

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Alain Marty

qui remplace le président Éric Bismut. Voilà qui se substitute. [musique]

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Non speech

[musique]

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Alain Marty

Bonsoir François. On peut l'applaudir François. Bonsoir à tous. Tu as intérêt à dire que tu es heureux parce qu'il est trois fois champion du monde d' MMA. Alors Montor et les ETI, c'est une belle histoire d'amour. En tout cas, bravo hein. C'était une belle récompense. Ben écoutez, bonsoir à tous. Merci beaucoup. Effectivement, on est on est très fier. Monté fur, pour ceux qui nous connaissent pas, on est une société de capital investissement qui est indépendante, contrôlée par ses associés et qui est s'est créé il y a un peu plus de 20 ans avec une conviction très forte, c'est que on peut investir dans auprès des dirigeants de talent dans des projets de croissance ambitieux en Europe.

Il y a 20 ans, ils étaient trois, j'étais pas là. 20 ans plus tard, on est maintenant 70 dans tris pays, on gère 5 milliards d'euros. Mais la politique d'investissement est toujours la même. Et tout ce que je vois depuis le début de la journée quand j'ai écouté les différentes interventions et quand je vois cette salle bien remplie me rend plein de confiance pour dans l'avenir pour accompagner continuer à accompagner les dirigeants des des ETI françaises et européennes. Donc voilà, un grand merci pour ce prix don dont nous sommes très fiers. Bravo. Bravo François également. Merci beaucoup Louis d'avoir parrainé ce prix également. Euh donc c'est le moment le plus sympa de la journée, l'apéro.

Donc là on va déguster un champagne merveilleux, le champagne canard du ched. Il y a également quelques grands vins qui ont été sélectionnés par le par le one business. Et je vous donne rendez-vous donc alors notez bien, ça sera étonnamment le 11 mars 2027 pour la deuxème édition du Europene. On applaudit tous les intervenants à toute l'équipe de travail. Merci.

6:54:35
Non speech

[musique] [musique]