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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 12 mars 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransports

Prix des carburants : "Les trésoreries ne suivront pas" pour les transporteurs routiers si la hausse continue

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 15 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Quel impact pour vous après 12 jours de guerre ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des entreprises qui ont les moyens de faire des stocks et d'avoir des stocks en amont, justement, pour ces éventuelles périodes de crise ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que les prix sont toujours à la hausse ? Est-ce que vous avez vu une inflexion depuis un jour ou deux avec la multiplication des contrôles, justement, sur les prix ou certains distributeurs qui annoncent aujourd'hui des baisses ? Est-ce que ça se voit déjà ou pas ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Parce que l'État vous a clairement dit non, il n'y aura pas d'aide. Ça, c'est avéré, c'est sûr, c'est définitif ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Répercuter cette hausse sur vos clients, c'est possible, ça ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Que représente le transport dans le coût des marchandises ? C'est beaucoup, c'est pas beaucoup ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Le prix du carburant qui nous est livré dans nos cuves, dans nos entreprises de transport, a flambé dès les premiers jours. »
  • 0:35Invité politiqueChiffre
    « On était à plus 10, plus 20 et aujourd'hui on conjointe plus, 30%, parfois plus dans nos livraisons en cuve. »
  • 0:46Invité politiqueChiffre
    « Ça se calcule d'entreprise en entreprise en fonction de la consommation mais certaines entreprises, par exemple, ont pu débourser 12 000 euros de plus sur une première semaine, ce qui est insupportable. »
  • 2:39Invité politiquePromesse
    « Non. Non, non, les trésoreries ne suivront pas. »
  • 3:54Invité politiqueChiffre
    « C'est très peu, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Au maximum, dans le prix d'un produit, le transport représente 3%. »

Temps de parole

  • Invité politique75 %
  • Présentateur25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21. Combien de temps pourront-ils encore rouler les transporteurs inquiets face à la montée des prix du carburant à cause de la guerre au Moyen-Orient ? Bonjour Florence Berthelot. Bonjour. Vous êtes déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers. Quel impact pour vous après 12 jours de guerre ?

0:25
Invité politique

En fait, l'impact a été très rapide dès les premiers jours puisque le prix du carburant qui nous est livré dans nos cuves, dans nos entreprises de transport, a flambé dès les premiers jours. On était à plus 10, plus 20 et aujourd'hui on conjointe plus, 30%, parfois plus dans nos livraisons en cuve. Et vous avez chiffré le manque à gagner global pour le secteur ? Ça se calcule d'entreprise en entreprise en fonction de la consommation mais certaines entreprises, par exemple, ont pu débourser 12 000 euros de plus sur une première semaine, ce qui est insupportable.

0:55
Présentateur

Et vous, vous n'avez pas de réseau de distribution différent, de tarif différent par rapport aux particuliers qui se fournissent dans les stations-services ?

1:02
Invité politique

Alors, on a un tarif différent sur la fiscalité mais qui intervient plus tard avec des remboursements qui sont demandés. Mais pour l'instant, nous n'avons pas de tarif différencié. Nous avons même un tarif qui est plus élevé concernant ce qui se passe en stations-services.

1:17
Présentateur

Est-ce qu'il y a des entreprises qui ont les moyens de faire des stocks ? Et d'avoir des stocks en amont, justement, pour ces éventuelles périodes de crise ?

1:24
Invité politique

Le stock, c'est la taille de la cuve. Et la taille de la cuve, elle a été calibrée pour, justement, alimenter les camions selon les besoins hebdomadaires des entreprises. Donc, on peut éventuellement faire quelques stocks mais il est impossible d'en faire de manière très importante et pour de très très nombreux jours. Donc, c'est en flux très tendu.

1:43
Présentateur

Est-ce que les prix sont toujours à la hausse ? Est-ce que vous avez vu une inflexion depuis un jour ou deux avec la multiplication des contrôles, justement, sur les prix ou certains distributeurs qui annoncent aujourd'hui des baisses ? Est-ce que ça se voit déjà ou pas ?

1:55
Invité politique

Alors, ça ne se voit pas forcément pour nous dans la mesure où les contrôles ont porté sur les stations-services, ce qui est bien d'ailleurs un de nos problèmes parce que nous demandons à ce que ces contrôles portent aussi sur la distribution en cuve. Parce que vous pensez qu'il y a des hausses abusives ? C'est qu'on soupçonne qu'il y a quelque chose qui ne va pas et la colère des transporteurs, c'est que le conflit a à peine commencé, les prix augmentent tout de suite et quand la crise s'arrête, parce que malheureusement, ce n'est pas la première, les prix mettent beaucoup de temps à baisser et c'est difficilement supportable, notamment pour les trésoreries.

Donc, on voudrait vérifier au moins si ces hausses sont justifiées. Ce qu'on constate ces derniers jours, c'est que ça n'augmente pas aussi vite que la semaine dernière mais ça reste à des niveaux extrêmement hauts par rapport à avant le début du conflit. Et si ça se maintient autour de 2 euros, est-ce que vous pouvez tenir le coup ou pas ? Non. Non, non, les trésoreries ne suivront pas. C'est bien pour ça que nous avons des réunions régulières avec le ministère de l'économie et le ministère des transports pour essayer de trouver des solutions.

Alors, si ce ne sont pas des aides, parce qu'a priori le gouvernement ne s'oriente pas dans cette direction-là, ça doit être des consignes qui sont données en direction des secteurs clients pour qu'on puisse faire soit des facturations intermédiaires avant la fin du mois, soit avoir d'autres mécanismes comme des surcharges. En tout cas, il nous faut un accompagnement de la part des secteurs clients parce que sinon, nous ne pouvons pas payer les livraisons de carburant qu'on nous fait, dont on nous demande qu'elles soient payées au comptant.

3:13
Présentateur

Parce que l'État vous a clairement dit non, il n'y aura pas d'aide. Ça, c'est avéré, c'est sûr, c'est définitif ?

3:17
Invité politique

En tout cas, ça ne prend pas cette direction-là en ce moment, à cette date. Maintenant, si cela dure, on verra bien. Et répercuter cette hausse sur vos clients, c'est possible, ça ? Nous avons des indices dans nos contrats de longue durée, sur les contrats annuels avec nos clients, mais cette indexation n'interviendra qu'à la fin du mois. Ce ne sont pas les mêmes délais, en fait ? C'est ça, il y a une temporalité différente. Or, nous, ce que nous voyons, c'est que ça augmente sur une semaine. Si ça rebaisse beaucoup, en fait, l'indice ne le montrera pas. Et nous aurons encaissé toutes les hausses sans pouvoir les répercuter. Que représente le transport dans le coût des marchandises ?

C'est beaucoup, c'est pas beaucoup ? C'est très peu, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Au maximum, dans le prix d'un produit, le transport représente 3%. Mais c'est un maximum. Et donc, vos clients, ça, 3%, ils ne peuvent pas l'absorber ? Pour les clients, le coût peut être plus important. Là, on parlait du coût final d'un produit. Et les clients, en général, sont extrêmement tendus dans les négociations tarifaires concernant le transport. Et toute hausse, pour eux, est difficilement supportable.

4:16
Présentateur

Et pour revenir à vos entreprises, ces difficultés, elles sont pour tout le monde, pour tous les transporteurs, les gros comme les petits ? Oui, absolument. Ce passé du pétrole, alors ça, c'est une solution de long terme. Mais est-ce que c'est quelque chose que vous préparez ?

4:28
Invité politique

Bien sûr, ça fait des années que nous travaillons sur la décarbonation du secteur, puisque nous cherchons à nous passer des énergies fossiles. On s'est déjà orienté vers le biogaz. On a des carburants qui sont liquides et bas carbone. Mais en fait, aujourd'hui, tout nous mène vers l'électrification. Sauf que c'est un sujet de très long terme, parce qu'aujourd'hui, un camion électrique est beaucoup plus cher qu'un camion diesel. Et il faut aussi des bandes de recharge partout sur le territoire.

4:56
Présentateur

Il est plus cher à l'achat, mais si au final, le fer rouler coûte moins cher, est-ce que ce n'est pas rentable ? Pas encore ?

5:02
Invité politique

Pas encore, tout à fait. Il faudra encore quelques années. Et il faut le déployer. Aujourd'hui, les immatriculations de véhicules électriques dans les poids lourds, ça ne représente encore que 2% des ventes. Mais ça dépend aussi de vous, ça. Ça veut dire que vous n'en achetez pas ? Quand il vaut 3 fois plus cher qu'un camion diesel et qu'on ne peut pas le financer avec la vente d'un camion diesel, oui, ça peut se comprendre.

5:25
Présentateur

Merci beaucoup, Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers. Vous étiez l'invité du 5-7.

Prix des carburants : "Les trésoreries ne suivront pas" pour les transporteurs routiers si la hausse continue · Pourquijevote