Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 juin 2026 26 min

Prix de l'alimentation, scandale dans nos rayons

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Dans la banlieue de [musique] Tourcoin chaque semaine, Fatima a la même habitude. Je vais récupérer des paniers que Lidel met [musique] à disposition quand c'est des fins de quand la date est proche, quand les légumes commencent un peu à se ramollir. Des paniers pricassés.

Je sais qu'il y a pas beaucoup de paniers à disposition. Du coup, je préfère y aller le matin pour être sûr d'avoir d'avoir quelque chose quoi. Trois à si cagettes maximum de fruits et légumes invendus sont mises à disposition chaque jour par ce supermarché.

Si Fatima parvient à en acheter une, elle aura de quoi couvrir les besoins de ses cinq enfants et de son mari pour une semaine. J'ai trouvé vraiment une grande cagette avec, regardez, des fraises. Ça, on connaît les prix des fraises, hein, pour pas, c'est une grande cagette quand même.

Alors, j'ai des petites barquettes de champignon bio. Voilà, ça, j'en ai plusieurs. J'ai des concombres aussi.

Vous êtes contente ? Ah ouais, mais vraiment ? Ah vraiment ? 2 € pour tout ça et c'est des il y a beaucoup de produits bio à l'intérieur donc super, je suis super contente. [musique] Ces dernières années avec l'inflation, le cadit de Fatima a été divisé par 3 et la mère de famille a dû s'adapter.

Il faut que je vois ce qui est bon ou pas. Voilà ça par exemple, on lave tout ça, ça s'en va. Et ça c'est des champignons.

C'est des champignons bio. Fatima et son mari vivent avec moins de 2000 € par mois. Lui est retraité, elle aidante pour sa fille polyhandicapée.

Mettoi bien. Ça va ? Elle va prendre son bain et ensuite elle va dîner.

Les bons légumes et les bons produits pour ma fille, je crois que ça peut ça peut l'aider à aller bien. Manger sainement, c'est quand même un droit fondamental pour être bien dans mon corps, pour bah pour que bah pour que la petite famille se porte bien. Je trouve que ce qu'on pose sur la table, c'est important.

Ah oui ouioui pour bien manger on ça on sacrifie pas mal de choses. On le fait mais c'est pas normal. Mais se battre contre qui et contre quoi ?

Contre les grosses enseignes contre qui en fait on va se battre. [musique] [musique] Se battre contre la vie chère c'est la promesse des enseignes françaises de la grande distribution. Mais qu'en est-il réellement ? [musique] Pour comprendre comment sont fixés les prix, il faut se rendre dans les rayons de nos supermarchés car c'est chaque enseigne qui détermine le prix final des produits que nous consommons. [musique] Aujourd'hui, nous suivons Audré de l'association de défense des consommateurs [musique] Foodwatch.

Depuis des années, elle dénonce l'injuste prix de notre alimentation. Le Nutella, c'est un produit appel phare de la grande distribution que les consommateurs ont envie d'acheter et qui doivent être disponibles dans les rayons. Les distributeurs ne margent quasiment pas sur ces produits-là puisque les prix de ces produits sont tellement connus que ils sont à peu près au même prix entre les distributeurs et donc que les marges, elles vont devoir se faire sur d'autres produits pour compenser celles qui ne sont pas faites sur ces produits d'appel. [musique] Une fois votre caba rempli de gâteau, soda et pâte à tartiner bon marché, c'est au rayon des produits frais que votre note de course peut considérablement augmenter.

Les distributeurs vont avoir tendance à marger beaucoup plus sur les rayons des fruits et légumes, des produits frais, locaux et encore plus sur les rayons biologiques. On estime que aujourd'hui les marges sur les rayons de fruits et légumes, ça va être jusqu'à 40 % en plus. Il y a même certains légumes qui vont aller jusqu'à 67 %.

Donc ça montre bien à quel point ces produits les plus sains sont inaccessibles financièrement. Au moment de régler ses courses, le consommateur de produits frais et sains aura donc tendance à payer beaucoup plus cher. On sait par exemple qu'en 2022, les distributeurs ont acheté pour 18 milliards d'euros de fruits et légumes aux producteurs et que les consommateurs en quête ont payé 22,7 milliards d'euros.

Ça ça montre bien la différence parce que pour des produits qui ne subissent pas de transformation industrielle pour lesquels il y a pas d'intermédiaire à part un emballage, on sait pas en fait expliquer pourquoi il y a cet écart et cette hausse de prix si importante. Selon quel critères les distributeurs décident-il des prix ? C'est cette question qui intéresse la sénatrice écologiste Antoine Gull, rapporteur d'une commission d'enquête sur les marges. [musique] C'est vrai que c'est un système, j'allais dire quasiment perdant perdant quoi pour en tout cas pour les les consommateurs et pour et pour les les agriculteurs.

Et pourquoi je dis ça pour les consommateurs ? Parce que les produits peu transformés sont souvent des produits les plus margés par la grande distribution. Et ça c'est problématique.

C'est problématique parce que là aussi le consommateur final est un peu biaisé dans son choix parce que on va lui proposer des produits ultra transformés pas très chers et des produits sains non transformés très margés. très margé, ça ne veut pas dire qu'ils sont très chers payés à l'agriculteur. Ça veut dire que la marge qui est faite dessus va venir compenser l'absence de marge sur les autres produits très transformés dont nous parlions.

Pourtant, la France tente depuis des années de mettre de l'ordre dans les prix. Une loi, la loi égalim protège même la rémunération des agriculteurs. Ce que dit Égalim, c'est plutôt que de mettre un prix et de voir à la fin ce qui revient à l'agriculteur, on va faire la la constitution du prix en marche avant.

On va partir de l'agriculteur, du prix de l'agriculteur et c'est ça qui n'est pas fait. ces lois puisqu'il y a plusieurs lois égalimes ne sont pas respectées. [musique] Pour comprendre comment la loi française peut être contournée, il faut plonger au cœur des négociations commerciales qui ont lieu chaque année entre représentants des producteurs et de la grande distribution. [musique] Monsieur Lambert, bonjour.

L'accès au box de négociation est interdit aux journalistes, mais nous avons décidé de vous en montrer une reconstitution. Merci de me recevoir. Ben, je vous en prie.

Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est notre petite nouveauté et vous m'en direz des nouvelles. D'accord.

On regardera ça un autre moment. C'est pas l'objet du jour. Olivier Loriol, ancien de la grande distribution, représente un acheteur d'une enseigne leader dans la guerre des PRIBas.

Vincent Tribou, comédien joue un industriel d'une PME qui travaille avec des produits essentiellement agricoles. Vous avez reçu nos nouveaux tarifs, hein, donc avec cette hausse et donc c'est vraiment pas de gaié de cœur et si je viens aujourd'hui, c'est pour voir comment ensemble on peut aborder ce sujet. Ah ben il y a pas de sujet hein.

Il y a pas de sujet. Moi, je vous l'ai déjà dit, on est dans une période où même vous voyez mon boss, vous le voyez la télévision, il vous dit que il y aura pas de rediscussion des tarifs. Donc pour 2026, les prix sont figés, on se reverra pour 2027.

Monsieur Lambert, vous savez très bien que s'il y a une hausse inhérente au transport, les engrais, les matières premières agricoles ont augmenté. Non, je je vous demande vraiment de Vous êtes les seuls à m'envoyer une hausse aussi importante. 3 % c'est c'est totalement décent la conjoncture actuelle.

Euh l'autre point, c'est que euh vous êtes déjà euh entraîné à ce qui est des crises. La guerre de l'Ukraine saviez déjà que ça pouvait augmenter très vite. Euh mais monsieur Lambert, vous par rapport à Égim, vous êtes bien engagé à pratiquer un tarif euh juste.

Euh vous savez que pour nos produits, qu'est-ce que vous êtes en train de me dire là ? Une forme de menace, il y a le fait de dire que vous voulez faire appliquer le code de commerce. Alors, je vais vous mettre très à l'aise tout de suite.

Euh, faites-le. mon département légal va être ravi de ça et en fonction de ça, on verra ce qui se passe. D'accord ?

N'oubliez pas simplement une chose, c'est le consommateur qui est en face de vous et de moi. Là, je suis nature et craque. Tu m'as brisé.

Ça va ? Olivier Lauriol connaît parfaitement ses techniques de négociation. Il prépare aujourd'hui les industriels de l'agroalimentaire à mieux les affronter.

Comment vous une hausse de tarif quand elle est en partie justifiée par l'augmentation du blé, des transports et cetera, bah ne doit pas être discuter. Or, c'est pas tout à fait comme ça que les choses se passent. La grande distribution, elle essaie fondamentalement toujours de jouer et c'est la technique de négociation de jouer sur le fournisseur pour qu'il ne pense pas que cette loi va le protéger véritablement, qu'il y renonce de lui-même.

En fait, c'est ça la stratégie de négociation et de façon à lui laisser penser que là où il espère une négociation normale, fondamentalement, il l'aura pas. Au Sénat, nous avons montré cette reconstitution à la sénatrice Antoine Gul. Ça correspond à ce qui nous a été dit tout au long de cette commission d'enquête et la manière dont cela nous a été relaté, dont les négociations se font.

Je pense qu'il y a une grande euh une grande violence dans les négociations liée au déséquilibre euh de puissance entre l'un et l'autre, hein, puisque euh bien entendu, lorsqu'une PME se retrouve devant un distributeur, et bien le distributeur a dans ses mains 40 % du chiffre d'affaires de la PME. Et donc bien entendu que la PME n'a aucun pouvoir de négociation. Cette forme d'intimidation, c'est une manière de contourner la loi et c'est rendu possible par la concentration euh de la grande distribution.

Ces dernières années, les grandes enseignes ont même décidé de se regrouper pour peser ensemble dans les négociations qu'elles mèneent face à certaines entreprises. Des discussions qui ont lieu en dehors des frontières [musique] françaises. Carrefour et coopérative U négocient aujourd'hui à Madrid, Leclerc à Bruxelles, [musique] Intermarché au champ et casinos à Amsterdam.

Ces lieux sont appelés des centrales d'achat. Un industriel de l'agroalimentaire qui connaît bien les pratiques de ses centrales [musique] a accepté de nous en parler sous couvert d'anonymat. Pour éviter toute représaille, ces propos ont été répétés par l'un de nos journalistes.

Ces centrales européenne euh sont un moyen pour les distributeurs français de s'affranchir du droit français qui est davantage protecteur de la relation commerciale et des filières agricoles que le droit d'autres pays européens. On a des enseignes qui ont des pratiques qui sont assimilables à des pratiques de voyou. Aujourd'hui, il y a de moins en moins de négociations, c'est-à-dire queon vous soumet un planning de négociation, on vous soumet une date butoire et on vous soumet des sanctions qui sont immédiatement applicables.

Voilà, des arrêts de commande, du dééférencement. Le fait est qu'à un moment donné, vous avez 25, 30, 40, 50 % de vos commandes qui du jour au lendemain s'arrêtent. Le dééférencement qui entraîne lorsque vous travaillez sur des catégories de produits frais, la destruction de produits.

En fait, c'est de l'humiliation. Des témoignages comme celui-ci, la sénatrice en a entendu plusieurs au cours de ses auditions. Pour avancer dans son enquête, Antoine Edgul a donc décidé de réaliser une série de visites surprises à des industriels.

Ce matin, elle a accepté que nous la suivions. Parmi tous les industriels que nous avons auditionné, il a été fait mention par exemple de rétorsion, de beaucoup de d'actions de rétorsion. Donc nous ce que nous cherchons à savoir c'est à objectiver ces actions de rétention.

Est-ce qu'elles ont eu lieu ? Et si oui, qu'est-ce qu'elle représente ? Qu'est-ce qu'elle représente en terme de chiffre d'affaires pour un industriel ?

Oui, bonjour. Ici Antoine Edgul, je suis rapporteur pour la commission d'enquête du Sénatin. Vous avez rendez-vous ?

Non, nous n'avons pas rendez-vous. Pouvez-vous l'informer de notre présence et lui dire que nous aimerions rencontrer ? Ah super, merci.

Pour nous, la visite s'arrête ici. Un mois plus tard, Antoine Edgul nous dévoile les documents qu'elle a collecté au cours de ces déplacements. Alors, vous voyez ce premier document par exemple, c'est un document de déférencement partiel de produits.

Donc ce qui signifie des référencements partiels, ce qui signifie que le distributeur a choisi d'enlever un certain nombre de références de ces rayons parce que la négociation n'avance pas assez vite à son goût. Voilà. Et nous en avons plusieurs de ce type là.

C'est un sujet qu'il va falloir documenter de manière importante parce que c'est des pratiques, j'allais dire qui s'imposent de plus en plus dans les négociation euh à tel point que j'ai l'impression qu'il y a même une mécanique qui a été mise en place par les par les centrales d'achat pour pouvoir juste appuyer sur un bouton et déférencer. [musique] Au cours de ces auditions, la sénatrice a obtenu des révélations [musique] de la part de l'une de ses centrales d'achat, celle de Michel Eddouard Leclercée à Bruxelles. [musique] Nous avons reçu ici le directeur de Rélec, votre centrale d'achat, qui nous expliquait qu'il ne respectait pas la loi française.

Qu'avez-vous à répondre à cela ? Alors d'abord moi je respecte la loi française. D'accord.

Ensuite, on peut contester une loi française sans être un un brigant. D'ailleurs, les lois sont votées souvent avec des majorités faibles et donc il y a des gens qui sont contre des lois quand bien même elles sont adaptées. Donc on les applique mais on n'est pas forcément pour.

Le directeur de ici ne nous a pas dit qu'il contestait une partie de la loi française, qu'elle n'était pas adaptée. Il nous a dit qu'il ne respectait pas la loi française. Et si lui ne respecte pas la loi française, cela signifie que vous ne respectez pas non plus dans la mise en rayon des produits qui eux vont aller respecter intégralement la loi française.

Ce le contentieux qui est en cours, si j'ai bien compris, c'est de savoir quelle est la législation applicable à une société qui est basée en Belgique. Quand on est en Belgique, il pose la question de il pose la question. Non, non, mais on va vous préciser la question.

La question n'est pas de savoir si elle est effectivement basé à Bruxelles respecte ou pas. Le la question est de savoir les marchandises qui transitent et qui sont achetées par le Règ et qui reviennent en France dans les rayons des magasins français. Donc là, eux, nous la question que nous nous posons respecte-t-il la loi française ?

Et comment est-ce possible si ils ont été achetés dans le cadre d'une négociation qui ne la respectait pas ? Mais la réponse est claire. Les représentants de cette société belge disent qu'ils sont sous le droit belge.

Donc vous Non mais tournez pas autour du pot. Ça il y a un contentieux le la justice dira ce n'est pas la question monsieur le président mais si vous voulez pas répondre à la question on a compris. D'accord.

On a répondu que vous ne voulez pas répondre. Alors c'est merci beaucoup. Merci à vous.

Alors entre Michel Édouard Leclerc et vous, qui a raison ? Alors c'est toute la question de l'extraterritorialité de la loi. C'est-à-dire que moi, je veux pas qu'on nous impose la loi belge, par exemple.

Il y a pas de raison que nos produits qui sont vendus en France dans nos supermarchés respectent la loi belge. Ils doivent respecter la loi française. D'autant plus, je le dis, s'ils sont produits en France avec de la matière première agricole française, là ça devient une évidence.

Dans le rapport, il y a une recommandation qui est qu'une entreprise qui achète de la matière première agricole française à 80 % qui produit sur le territoire français et qui vend ses produits en France doit négocier en France. [musique] Une vingtaine de solutions a été formulée par la sénatrice pour rendre notre système alimentaire plus juste. [musique] Entre autres, un affichage obligatoire des marges sur les produits [musique] non transformés.

Dans les rayons, une [musique] marque a déjà fait de la transparence à priorité. Bonjour monsieur, vous connaissez la démarche Kit patron, le lait qui est rémunère au juste prix des producteurs et les productrices. Bonjour madame.

Bonjour. Vous connaissez c'est qui le patron ? Vous cherchez du lait peut-être ?

Moi je suis consommateur, je suis pas du tout salarié d' de cqu patron et donc on a voté nous consommateurs un prix garanti de 54 centimes au litre h pour pour les producteurs. C'est quoi actuellement les les producteurs ? Ce qu'il perçoivent, vous le savez ?

Alors ça dépend de qui achète par exemple Lactel Candia, ils sont pas ils sont beaucoup plus bas parce qu'en fait on a un accord qui nous lit. Quel que soit le le montant du prix du lait au cours du lait, en fait le prix est garanti. Ça a un accord et c'est toujours 54 centimes.

Le point de départ en fait c'est la rémunération des productrices et des producteurs. Je vous assure qu'après quand vous ouvrez une brique de lait le matin, vous voyez plus la brique de lait de la même façon quoi. C'est bah écoutez merci pour je prendre.

Voilà. Si Eric vente aujourd'hui les mérites de la marque, différence. Alors, il y a du là, il y a du demi crémé, ça c'est du entier, ça c'est du sans lactose.

Cet ancien expert en marketing a d'abord été méfiant comme de nombreux consommateurs. Merci beaucoup. Merci madame.

Merci pour eux. Merci. Bonne journée.

On a des profils comme je l'ai été avec le scepticisme et le doute de savoir si réellement on est dans une démarche qui est euh qui est certifiée enfin du moins qui est garantie pour le le consommateur et d'avoir la certitude que les centimes supplémentaires sont bien fléchés vers les producteurs. Donc ça faut l'expliquer, faut prendre le temps de l'expliquer mais c'est pas c'est pas impossible quoi. C'est ça prend du temps, c'est de la pédagogie, ça prend un certain temps, mais on va y arriver.

En 10 ans, c'est qu'il patron est entré dans toutes les enseignes de supermarché, devenant la nouvelle marque alimentaire la plus vendu. Carrefour a été le premier distributeur à y croire, un paris payant pour le magasin. Le lait c'est qui patron ? les demi crémé hein puisquon parle de cette référence là donc est dans le top 50 de nos ventes hypermarché et ce top 50 là est pris sur les 77000 référence que j'ai dans un dans un hypermarché quoi.

Ça rend heureux un directeur de magasin, ça rend heureux un producteur et ça rend heureux un consommateur. Dans le modèle économique de la marque, pas de budget pour la publicité. C'est la clé d'un prix qui [musique] reste accessible pour le consommateur. 8 25 9.

Sophie, [musique] elle aussi engagée dans la démarche a pris l'habitude de le vérifier. C'est vrai qu'en hyper on n pas les moins chers mais dès qu'on est dans des grandes villes et des petites surfaces, c'est impressionnant. On peut être clairement les moins chers sur des rayons.

En terme de prix, on s'aperçoit que le produit c'est Kit patron est pas voilà, on dit toujours c'est plus cher, c'est plus cher. En fait non, on s'aperçoit que sur les produits comparés des produits d'autres marques, on a le produit est parfaitement bien placé. [musique] C'est qu'il patron est une coopérative de consommateurs.

Ses membres bénévoles sont aux commandes de la marque. [musique] Ce matin, nous suivons Sophie et Éric. Alors cesse quoi.

Et ben je pense qu'on est à côté. Hop ! Ils partent visiter la ferme de l'un de leurs fournisseurs laitier. [musique] [musique] Restauration.

Bonjour. Bonour alors. Et bon on va vous prendre deux moelleux c'est qui une patrouille et deux jus de pomme aussi.

Alors s'il vous plaît. Merci. Merci.

étant petite fille etè d'agriculteur, alors pas producteur de lait, mais ça me ça me touche quand même particulièrement de vraiment soutenir une démarche qui littéralement a pas grand-chose à cacher, hein. Donc donc moi, c'est vraiment la partie la partie transparence et nouveau modèle économique en plus évidemment de la juste rémunération au producteurs qui pour moi est est pas négociable. C'est des gens qui nous nourrissent et et le fait que ils puissent pas vivre de leur métier, ça paraît absurde.

Information, nous arriverons en garde de vivre chogé. [musique] Dans le limousin, Bastien élève une trentaine de vaches laitières. Allez, venez.

Allez [musique] allez allez on bouge là on y va. [musique] À seulement 20 ans, il est l'un des 2500 agriculteurs du réseau Squil patron. Et donc tuas quoi ?

Tu as la Primolstein et la normande ou que de la normande ? Non j'ai les deux la noir et blanche. Einstein et bah après la normande c'est aussi un choix de cœur parce que j'aime bien la race.

C'est la première fois que des consommateurs de la marque lui rendent visite. Ça fait plaisir de de voir qu'il y a des gens qui sont intéressés par nous par nos métier qui nous aide aussi à promouvoir la bah ce qu'on fait ce qu'on sait faire. Ouais, laisse le baisser pour pas que l'air faut que j'ai le moins d'air possible qui passe.

Bastien n'a pas encore de salles de trait robotisé. C'est donc manuellement qu'il doit installer la machine à traire sur chaque animal. [grognement] C'est manuel même si c'est assisté mais il y a la la manipulation, faut les brancher, faut les installer.

Il y en a une 27 30 à faire quoi. Donc ça prend du temps. Et demain matin 7h, demain soir 7h30 et tous les jours de la semaine, samedi dimanche compris.

C'est ça qui est important à comprendre, c'est que il y a pas de weekend. C'estàd que si il veut faire un weekend, bah il faut qu'il trouve forcément quelqu'un pour l'aider. Et ça c'est un coup. [musique] L'exploitation s'est transmise de père en fils.

Le père de Bastien a travaillé [musique] toute sa vie pour l'actalis certaines années sans pouvoir se rémunérer. C'est en 2019 que la ferme a rejoint le réseau séquil patron. Un choix qui a tout changé.

C'est réconfortant parce que là il nous paye un prix du lait qui est aujourd'hui au-dessus de notre prix de revient. Donc bon, on a tout à gagner et enfin on on peut continuer à travailler sereinement parce qu'en 2 ans 2019 et 2020, j'ai réussi à refaire la trésorerie et j'ai pu ensuite relancer un peu de d'investissement que je n'avais pas fait depuis 2014. Avant on l'avait pas ça.

Donc maintenant c'est à lui de d'avancer avec ce qu'il sait, avec ce qu'il a appris à l'école, avec les jours d'aujourd'hui qui sont différents d'il y a quand même plusieurs années et un prix quand même qui reste aujourd'hui attractif pour pouvoir travailler. Si la marque Squil Patron se fait petit à petit sa place dans nos rayons, la guerre des prix entre industriel et grandes distribution continue. En 10 ans, une ferme sur C a mis la clé sous la porte.

De quoi mettre en danger la souveraineté alimentaire de la France ? Alors, pour éviter la catastrophe, la sénatrice Antoine Gul a formulé une vingtaine de propositions. Son rapport rendu public.

Elle espère que le gouvernement apportera des réponses. Allez, allez, on y va les filles. He. [musique]