Violences, Mohamed Amra, attentat raciste… l'interview en intégralité d'Éric Ciotti
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Écetti. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans tout le monde veut savoir, président du groupe UDR à l'Assemblée nationale.
Vous publiez ce livre Je ne regrette rien aux éditions Fillard, le sous-titre l'heure est venu de dire pourquoi ? On en parlera dans un instant. Pourquoi vous ne ne regrettez rien sur ce que vous racontez dans dans votre livre ?
Mais d'abord quelques questions d'actualité. D'abord sur les suites de ce qui s'est passé samedi après la victoire du Parissaint-Germain de nombreux heures et violences et le garde des saut qui propose de durcir le code pénal. Fin du surcis peine minimale.
Euh vous qui n'arrêtez pas de dénoncer sur les plateaux le laxisme du gouvernement. Bon bah là il il parle comme Eric Siotti Géral Darman si si vous m'autorisez quelques secondes plus légères des félicitations adressées à Loï Boisson qui nous a enthousiasmé cet après-midi et qui est nissoise. Donc c'est une fierté française et c'est une fierté nissoise.
Voilà pour le le la parenthèse nissoise. Je précise que vous serez sans doute candidat aux élections municipales dans un an à Nice qui est essentiel et pas qu'une parenthèse. simplement bien sûr que j'adhère au diagnostic que fait le garde des saut sur la nécessité d'avoir des peines plus efficaces surtout plus exécuté mais j'ai envie de dire c'est dommage que Gérald Armanin ne soit pas au ministère de la justice.
C'est dommage qu'il n'ait pas été 4 ans ministre de l'intérieur. C'est dommage qu'il n'ait pas été depuis 8 ans ministre d'Emmanuel Macron. Euh j'ai l'impression que ces discours euh qui ne se résument finalement qu'à des paroles euh les Français ne les entendent plus.
Euh ce qu'ils veulent face à la gravité de la situation. Ce qui s'est passé samedi soir nous a choqué, a choqué les Français, euh a été diffusé dans le monde entier. Appelle appelle des actes mais pas aujourd'hui.
Rappelez-moi rappelez-moi Eric Seti. Qui a supprimé les peines planchées ? Qui a supprimé les peines planchées ?
François Hollande qui a supprimé les peines planchées et c'est c'était Nicolas Sarkozi non avant Nicolas Sarkozy a installer les peines planchées. Alors pardonnez-moi, c'est sur la double peine Nicolas Sarkozy, donc simplement sur la question de la de la sévérité de la justice. Les peines planchées, nous les avons voté sur les peines planchées.
Vous avez raison sur la double peine à l'été. Vous avez aussi été aux fonction si j'ose dire et donc sur cette question de la responsabilité des uns et des autres pour revoir le code pénal, chacun doit sans doute regarder devant sa porte. Vous vous avez lu mon livre et j'y reviens en vérité.
Et bien sûr qu'on a euh et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai fait ce choix de rupture l'année dernière, il y a une part de responsabilité, je le dis pourquoi nous avons perdu en 2012 ? parce que la droite n'a pas été suffisamment de droite parce qu'elle s'est laissé quelque part imposer une domination intellectuelle de gauche. Vous avez raison de souligner l'erreur de la suppression de la double peine.
Je l'ai dit également pour la suppression des effectifs. Ces erreurs, c'est ce qu'on a reproché malgré beaucoup de de succès. C'est ce qu'on a reproché à Nicolas Sarkozy qui n'a pas gagné en 2012.
C'est sans doute parce qu'on n'est pas allé assez loin. Donc moi, je n'ai jamais été ministre donc mais j'ai participé à une majorité. Je n'ai pas voté la loi pénitentiaire de 2009 par exemple parce que il y avait justement l'installation du fait que la prison était une exception.
Alors que moi, je voudrais que ça soit la règle pour ceux qui commettent des crimes, des délits naturellement et notamment contre ceux qui s'attaquent aux policiers. Mais bien sûr, je les voterai mais c'est extraordinairement tardif et comment donner de la crédibilité à ceux qui nous proposent cela aujourd'hui alors qu'ils sont au pouvoir depuis depuis 13 ans depuis 13 ans Benjaminel. Je voudrais aussi vous entendre sur le cas de Mohamed Amra, le détenu qui va être extrait de sa prison de cond sur Sart pour être entendu par une juge d'instruction.
Il y a 260 km entre la prison et le tribunal judiciaire. Et vous avez au gouvernement deux ministres qui euh visiblement ne sont pas tout à fait alignés. Bruno Retaillot qui euh euh considère qu'il est trop dangereux de de l'extraire de sa cellule, qui veut que la juge d'instruction se déplace ou qu'il y ait une une visioconférence.
Gérald Darmanin lui assume ce déplacement, je le cite, dans des conditions de sécurité hors norme. J'imagine que sur ce coup-là, vous êtes plutôt du côté de de Bruno Rotaillot. Naturellement, je suis du côté du bon sens.
Euh on se rappelle euh malheureusement ce qui s'est passé de façon tragique et qui a côté euh la mort à à deux agents pénitentiaires pour un précédent transfert totalement irresponsable euh d'Amra. Et là, on va recommencer. Mais mais sincèrement, est-ce que le magistrat ne peut pas se déplacer plutôt que mettre un dispositif de sécurité qui va mobiliser peut-être une centaine de policiers qui va faire prendre des risqu la justice est indépendante ?
Le garde des saut ne peut pas donner d'ordre à la juge d'instruction de faire une visoconférence ou d'y aller. À un moment, il faut arrêter avec les délires, quoi. Voilà, c'est à la juge d'instruction de se déplacer et pas de faire déplacer pendant plusieurs centaines de kilomètres un cortège de policiers, faire prendre leur faire prendre des risques, faire prendre des risques aux agents pénitentiaires.
Enfin, qu'on on vienne un peu sur terre quand même, qu'on arrête de marcher sur la tête quoi. Et puis il y a Eric Sioti l'horreur a pugé sur argent un attentat raciste. Isem Miraoui, un tunisien de de 46 ans qui a été tué par balle.
Des vidéos racistes avaient été publié avant et après les létirs par le suspect Christophe B. 53 ans. Des insultes ouvraz les guillemets, contre les les bicos, les islamiques.
Ouvrez les guillemets, c'est l'allégance au bleu, blanc rouge. Euh une question générale, comment est-ce que vous qualifiez la menace de l'extrême droite et du terrorisme d'extrême droite puisque le parquet national antiterroriste a été saisi dans cette affaire ? Moi, je ne sais pas s'il y a de menace de terrorisme d'extrême droite.
En tout cas, je condamne bien évidemment avec la plus grande force ce crime odieux, ce crime raciste. Et j'espère que bien entendu, l'auteur a été interpellé par le GIGN que je félicite euh que la justice sera rapide et sera d'une fermeté implacable. C'est insupportable.
Mais est-ce qu'il y a en France, parce que vous disiez, je posais la question de la qualification, est-ce que est-ce qu'il y a bien un risque de terrorisme d'extrême droite en France ? C'est au magistrat de de le dire. Il y a des groupuscules d'extrême droite qui sont euh naturellement dangereux.
Je sais pas, l'enquête le dira si euh ce criminel av appartenait à un groupe d'extrême droite. S'il y a une organisation terroriste derrière, si c'est un acte individuel en état de cause, rien ne peut atténuer la gravité. le terrorisme droite, il y a des gruscules d'extrême droite qui peuvent présenter des risques comme il y a des gruscules naturellement d'extrême gauche, moi je ne dis c'est difficile à dire qu'il y a du terrorisme je ne dis bah on a plus l'habitude de voir du terrorisme islamiste ou du terrorisme ou de terrorisme d'ultragauche, mais tous les actes qui sont qualifiés de terrorisme doivent être combattus avec la même force.
Il doit pas y avoir des nuances. euh ce qui est condamnable et ce qui doit être combattu euh d'où que cela viennent, c'est l'acte bien sûr. Je vous ai bien écouté Ericti et et vous disiez au sujet de de ce ce crime raciste, les mêmes qui disent pas d'amalgame à force de fait d'hiver et de crime, je pense à Thomas, je pense à Lola et qui là aujourd'hui font une accusation générale, c'est totalement insupportable en référence notamment à ce qu'a dit Olivier Fortisme d'atmosphère, a-t-il dit, la mort de Lola et Thomas sont des drames absolus et on en a d'ailleurs souvent parlé sur ce sur ce même plateau, mais il y avait pas de motivation idéologique là, semble-t-il et plus que semble-t-il puisque parce que d'ailleurs le parquet national antiterroriste s'est saisi.
Il y avait une motivation idéologique sur sur Thomas, on ne sait pas. Ah bah écoutez, je crois pas avoir je crois pas avoir vu le parquet national antiterroriste se saisir. Bah oui, mais on a vu la qualification assez tendu sur ce sur ce plateau.
Euh il y a des enquêtes qui ont été faites qui euh et il n'y a pas de et il n'y a pas de circonstan aggravante pour racisme retenu en qui porte sur un racisme antiblanc. euh sur sur Mais ça c'est c'est vous qui le dites. Le c'est c'est le jugement le le jugement le dira.
Je sais que vous faites partie de ceux qui ont voulu atténuer la gravité des faits à Créol et vous le refaites. Atténer la gravité des faits, c'est dire la réalité de ce qui a été documenté par les magistrats instructur pourquoi vous voulez atténuer la gravité de ce qui s'est passé à Créol pour dire que c'est moins grave que ce qui s'est passé dans le Je parlais de la comparaison que vous faisiez Ericoti entre des motivations idéologiques qui semblent apparaître et un drame absolu à Créol. Je n'ai pas entendu de la part de monsieur Olivier Fort.
Je n'ai pas entendu de la part des insoumis. La condamnation de ce qui s'est passé à Créol, le fait que ça soit un fait politique national, c'est fait dans le Var. Moi, je condamne les actes.
L'assassinat de crépaul, l'assassinat du Var sont tout aussi graves et doivent être condamnés. Donc, il y a pas de d'amalgame politique. En tout cas, dans mon discours, il y en a pas.
En tout cas, personne ici en tout cas Éc, personne ici n'at aucun drame. Moi, j'essaie juste d'en revenir. Non, pardonnez-onz-moi.
Moi, j'essaie juste j'essaie juste d'en revenir au fait regrette, on avait déjà éch au fait et là encore concernant l'horreur de la mort de Thomas. Absolument pas. Absolument pas.
L'idée c'est de revenir au qualification. Le deux faits sont aussi graves. On a un jeune qui est mort assassiné.
On a un un homme de 35 ans qui est mort dans le Var. Et moi je déplore ces deux morts et je ne fais pas de distinction ou de hiérarchie dans les victimes. Érictive à votre livre Je ne regrette rien aux édition Fayard.
Euh un plédoyer prodomo où vous félicitez de je cite la rupture du ridicule cordon sanitaire un élan historique. Alors certes, vous êtes à la tête d'un groupe de 16 députés. Enfin le le destin d'être un satellite du Rassemblement national quand on rêvait d'être ministre de l'intérieur.
Est-ce qu'on peut vraiment dire que c'est un un élan historique ? Bon, je vous laisse libre de vos qualificatifs. Il ne m'étonne pas de votre part.
Euh satellite du Rassembl nationale, c'est factuel. Non, je suis pas un satellite de personne. J'ai suis à la tête d'un parti politique, d'un groupe politique indépendant qui revendique une alliance avec le premier parti de France qui est le Rassemblement national qui est soutenu par des hommes et des femmes que beaucoup de commentateurs et vous en faites sans doute partie méprisent. les commentateurs si on voit le late 11 millions d'électeurs qui sont en permanence méprisés.
Bien moi, je considère que ces électeurs aujourd'hui ils sont majoritaires dans le pays et que cette alliance elle a rompu codes et elle est porteuse d'espoir. Vous savez être ministre de l'intérieur pour faire quoi ? Pour commenter l'actualité aujourd'hui ?
Pour être ministre de monsieur Bairrou. Je ne me vois pas ministre de monsieur Bairou. Je ne vois pas encore moins ministre de monsieur Macron.
La vraie alternance, elle sera en 2027. C'est là que tout se jouera. Aujourd'hui, ce gouvernement est un gouvernement d'intérimaire et je regrette sincèrement que mes anciens amis, ceux qui sont au gouvernement aujourd'hui, soit allés comme boué de sauvetage du naufrage macronisme.
Ils seront emportés avec le macronisme. Vous savez, au mois de juin dernier, au moment de la dissolution qui nous est tous tombé dessus de façon impromptue, il y avait deux choix pour LR. Nous étions trop faibles pour aller tout seul aux élections législatives.
Il y avait donc c'est le cadre du scrutin législatif à deux tours. Il y avait deux choix d'alliance. Soit les patriotes s'unissaient.
C'est ce que j'ai fait. Soit il y avait une alliance avec les macronistes. C'est ce que monsieur Rota c'est ce que monsieur Voquier monsieur Larch Madame Pécrè monsieur Bertrand on préféré.
Vous parlez de vos anciens amis et effectivement vous êtes vous êtes sévère dans votre livre sur on verra qui a raison en 2027 et et on verra effectivement les barons de la droite ouvrez les guillumé Vasso intellectuel de la gauche Chirac et Sarkozy qui vous ont déçu. On parle souvent Eric Sioti de la question de la sincérité des responsables politiques. Alors certes vous avez effectué cette rupture il y a il y a un an mais pendant tant d'années vous avez tenu meeting avec eux.
C'était quoi ? C'était de l'insincérité ? Vous pensiez déjà la même chose mais vous ne vouliez pas franchir le rubicon ?
Non, j'ai assisté et j'ai j'ai tenté échoué de modifier cette engrenage du déclin. Je me suis battu à la tête des républicains. J'étais candidat à la primaire.
Vous vous en rappelez ? en tête du premier tour de la primaire de la droite avec des idées qui sont toujours les mêmes aujourd'hui. J'ai pas changé de valeur, j'ai pas changé d'idée, j'étais pour le droit du sang, j'étais pour qu'on rétablisse la double peine, j'étais pour l'expulsion immédiate des clandestins, j'étais pour la suppression des droits de succession, pour la flat taxe sur l'impôt sur le revenu.
Ce sont toujours mes idées et elles nourrissent le programme de l'R de l'intérieur. On s'est trouvé confronté, j'évoqué tout à l'heure nos fautes, nos échecs, au fait que ce parti est devenu peut-être avec la création de l'UMP une forme de partie centriste. Moi je considère qu'il faut l'UMP c'est 2002, vous y êtes resté pendant 20 22 ans.
Oui, mais c'est pas c'est pas facile pour c'est pas facile. Il y a eu la victoire de 2007. é7 député donc mon point de départ de mon engagement politique en tout cas en tant qu'élu il est là 2007 c'était un formidable espoir il y a eu ensuite les échecs de 2012 il y a eu j'ai beaucoup cru en François Fillon et puis il est arrivé ce que nous nous connaissons. un je dirais un traumatisme quelque part pour notre famille politique mais ça a été un regret pour notre pays parce que par rapport au macronisme et ce que cela conduit de négatif en terme d'impôts, de dettes, d'insécurité, de perte d'influence dans le dans le monde, je pense que François Fillon aurait été un excellent président de la République.
Ces occasions, elles ont été manquées. J'ai pris mes responsabilités. à vous poser là encore sur les qualificatifs que vous utilisez pour cette fois qualifier vos nouveaux alliés Marine Le Pen une femme d'état patriote Jordan Bardella quelqu'un au potentiel rare débatteur redoutable un orateur instinctif c'est c'est quoi c'est le le zel des nouveaux convertis ça fait un peu pardonnez-moi ça fait un peu faillot non je comprends que vous ne partagez pas ses qualificatif c'est pas ça mais quand on est aussi sévère avec certains et aussi l'udateur avec d'autres sans avec assez peu de de nuances ou de recul bon on se pose la Ça me surprend pas que vous ne partagiez pas ces qualificatif ne vous en déplaisent.
Ils sont sincères. Ils sont sincères. Donc il y a pas un petit côté faillot.
Il y a un côté ils ont des défauts. Marine Pen sûr qu'ils ont des défauts. On a tous des défauts.
Vous en avez vous en avez aussi. Je crois en avoir pointé quelques-uns ce soir. Mais la réalité c'est qu'il y a une alliance sincère, c'est qu'il y a eu un respect des engagements et les deux aiment la France plus que les petits arrangements de parti.
Yeah.
Éric Ciotti