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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 septembre 2026 5 minFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

« La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée au moment de la présidentielle »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Fait
    « La question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée au moment de la présidentielle parce que c'est un grand sujet de société. »
  • 2:09Chiffre
    « Vous êtes bâchelier professionnel, vous allez faire une licence. La probabilité de succès en 4 ans c'est 4 %. 4 % 96 % d'échecs, il faut quand même le dire. »
  • 3:23Chiffre
    « En 2018, quand on avait lancé Parcours sup, il y avait 800000 étudiants sur la plateforme. Aujourd'hui, il y en a plus d'un million. C'est 200000 de plus. »
  • 4:00Chiffre
    « L'État réinvestit massivement dans l'enseignement supérieur et c'est une question qui se met massivement, ça veut dire c'est probablement plusieurs milliards d'euros qu'il faut mettre chaque année. »
  • 4:37Chiffre
    « Une réforme des bourses en supprimant en particulier les échelons qui sont des espèce de marches d'escalier et où on voit que la précarité se focalise en bas des marches de l'escalier. C'est une réforme qui coûte 400 millions d'euros à peu près par an. »

Temps de parole

  • ?100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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de tous les Beliers de poursuivre des études. Le BAC ne doit plus donner un droit d'accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Comment vous réagissez à ce rapport ? Alors euh deux choses. Il y a plein de propositions dans ce rapport du Sénat. La plupart de ces propositions, pour pas dire toutes, enfin il est pas question de les mettre en œuvre dans les 6 mois qui viennent. Donc parce qu'on parle aussi d'augmentation des droits, enfin il y a plein de sujets. Tout ça n'aura pas lieu dans les mois qui viennent. Bon, donc il sera pas suivi des faits avant la fin du coquant. Ser mais non, mais c'est parce que mais je pense que personne n'imagine que on va changer enfin avoir ces ces changements structurels euh à quelques mois d'une élection présidentielle.

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Moi je d'abord je loue la qualité du rapport. J'y retrouve énormément des sujets que je porte, je crois, de long terme, donc pas pour demain matin, mais de long terme. Je crois effectivement que la question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée au moment de la présidentielle parce que c'est un grand sujet de société. Pourquoi est-ce qu'on a une difficulté aujourd'hui ? On a des taux de succès du baccalauréat qui sont très élevés. 96 % à peu près euh pour le baccalauréat général, euh un petit peu moins pour les baccalauréats techniques et les baccalauréats professionnels. On a beaucoup de de bâcheliers professionnels qui décident de faire des études supérieures, euh donc des taux de

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poursuite d'études postbac qui sont extrêmement élevés et avec des gens qui sont pas forcément suffisamment formés pour faire des études. Et ça ça nous amène après à des taux d'échec qui sont considérables en licence. Et ce qu'on demande aujourd'hui à nos universités, c'est l'impossible. C'està-dire que c'est de prendre des étudiants qui ont des profils extraordinairement variés. Extraordinairement variés et de les faire et de les faire tous réussir. La vérité c'est que ça veut dire qu'aujourd'hui plus un diplôme assez exig. Je vais vous donner un exemple. Vous êtes bâchelier professionnel, vous allez faire une licence. La probabilité de succès en 4 ans c'est 4 %. 4 % 96 % d'échecs, il faut quand même le

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dire. Enfin, il y a quand même une gigantesque hypocrisie autour de ça. Donc de ce point de vue-là, moi je pense que le débat qui est posé par le rapport sénatorial, il est intéressant et il faut en parler. Mais mais juste le bac, le bac aujourd'hui c'est plus un diplôme exigeant, hein, plus un diplôme suffisamment exigeant. C'est pas c'est pas ça c'est enfin c'est pas ça que je veux dire c'est que je pense que quelque part le bac est probablement une condition nécessaire et suffisante au derrière il y a un taux d'échec dans les études et ben je pense qu'il faut mais je pense qu'il faut qu'on réfléchisse et peut-être qu'il faut mettre des années de propédotique des années de rattrapage post bac pour un certain nombre de bacs en tout cas pour être sûr que les gens qui

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s'engagent dans des études supérieures ai les moyens de réussir parce que sinon c'est une fausse promesse qu'on fait c'est une hypocrisie et donc je crois vraiment que ce sujet-là encore une fois c'est pas une réforme qui sera mise en place dans les mois qui viennent. Mais je crois que ces questions-là, elles doivent être discutées, elles doivent faire partie. Monsieur le ministre, vous vous parliez d'avoir les les moyens, c'est aussi les moyens financiers. Comment on doit concevoir un peu cette cette mesure prenée par la commission sénatoriale qui veut multiplier par 5 les frais d'inscription à l'université ? Est-ce que ça donne pas l'impression qu'on va faire une sélection aussi par l'argent ? Alors, c'est une autre mesure. Moi, ce que ce que je crois profondément, c'est

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que aujourd'hui, on est dans une situation où les établissement d'enseignement supérieur sont un peu en limite de fonctionnement. C'est-àdire que on voit bien les tensions budgétaires, on leur a demandé d'accueillir massivement des étudiants. Je voudrais juste rappeler un chiffre. En 2018, quand on avait lancé Parcours sup, il y avait 800000 étudiants sur la plateforme. Aujourd'hui, il y en a plus d'un million. C'est 200000 de plus. Enfin, c'estàd c'est quand même des augmentations qui sont quand même considérables et qu'il faut absorber. Donc on voit bien qu'on est en limite de fonctionnement. Il y a deux options, je dire enfin soit l'État réinvestit massivement dans l'enseignement supérieur et c'est une question qui se met massivement, ça veut dire c'est

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probablement plusieurs milliards d'euros qu'il faut mettre chaque année et la question peut être ouverte. Je veux dire enfin et c'est un débat qui doit avoir lieu. L'autre option c'est de dire alors je crois que augmenter les droits pour tout le monde, moi j'y suis farouchement opposé. C'est pas ça à mon avis le sujet est pas là. C'est de dire en gros simplement en fonction de vos revenus et ben peut-être qu'il y a des contributions qui peuvent être supérieures à celles qui sont dernière question et ça c'est quand même une vraie question. Oui parce que le et je trouve que cette question elle mérite d'être débattue. Ça pose ça pose la question de la réforme des bourses également qui est portée aussi dans le dans le rapport. Absolument. Absolument. Je pense qu'il faut aussi

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avoir à côté de ça une réforme des bourses en supprimant en particulier les échelons qui sont des espèce de marches d'escalier et où on voit que la précarité se focalise en bas des marches de l'escalier. C'est une réforme qui coûte 400 millions d'euros à peu près par an. Il est indispensable de la faire à un moment ou un autre. Je je voilà, il faut la faire. Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup.