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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 17 novembre 2025 19 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Kiev va acquérir "jusqu'à 100 Rafale" avec armement complet : ce qu'il faut savoir|LCI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Ensuite, on prend tout de suite la génération d'après, c'est-à-dire qu'on prévoit les rafales sans rafales, c'est énorme. »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « Ce qui est énorme, mais c'est ce qu'il faut pour la régénération de l'armée ukrainienne. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons ces derniers mois déployé nos Mirages et donc on prépare la prochaine génération. »
  • 6:00Magalie BartesFait
    « pourquoi cette séquence est aussi importante ? »
  • 7:00Sylvia AmiconFait
    « c'est vraiment un accord d'armement historique. »
  • 10:00Général ChevanciFait
    « il faut pas voir ça comme euh un changement militaire. Ça va d'abord être un changement politique. »
  • 11:00Général ChevanciChiffre
    « il faut 3 ans pour fabriquer un rafale, faut pas l'oublier. »
  • 12:00Marion BuchetFait
    « À court terme, pas forcément grand-chose puisque effectivement comme on l'a vu avec le général, il va falloir les produire. »
  • 13:00Arthur KonixbergFait
    « est-ce que la France a les moyens de son ambition envers l'Ukraine ? »
  • 15:00Vincent CruséFait
    « il est évident qu'on va être obligé un peu de se mettre un coup de pied aux fesses. »

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France n'avait livré ses armes à l'Ukraine, le fleuron de l'armement [musique] français. Paris va vendre 100 avions de chasse rafale à Kief avec leurs armements associés. Un contrat scellé ce matin sur la base de Villa Coublé dont Vladimir Zelenski s'est félicité après avoir été accueilli en personne par Emmanuel Macron à sa descente d'avion.

Tout un symbole sur le tarmac sans rafale. C'est une nouvelle étape pour notre industrie, pour notre peuple, a déclarer [musique] le président ukrainien et au micro de LCI et TF1 Emmanuel Macron a confirmé l'importance d'une telle commande. Ensuite, on prend tout de suite la génération d'après, c'est-à-dire qu'on prévoit les rafales sans rafales, c'est énorme.

Ce qui est énorme, mais c'est ce qu'il faut pour la régénération de l'armée ukrainienne. Nous avons ces derniers mois déployé nos Mirages et donc on prépare la prochaine génération. C'est aussi une opportunité pour pour le rafale et et pour d'Asso.

Propos recueilli par Michel Scott. Interview à retrouver en intégralité aux 20h de TF1 ce soir pour décrypter ce qui se joue dans cette séquence historique. Accueillons le général François Chevanci.

Bonjour. Consultant géopolitique pour LCI. Magalie Bartes, bonjour.

Éditorialiste international pour notre antenne. Marion Buchet, bonjour. expert aéronautique, ancienne pilote de chasse Vincent Cousé, bonjour. expert en renseignement.

Je rappelle votre dernier ouvrage. Comment vivre dans un monde en guerre aux éditions la jeune martinière ? Et Arthur Konixberg, bonjour, fondateur d'Eurocréative, spécialiste de l'Europe centrale.

Alors, Sylvia Amicon dans un instant va nous expliquer précisément ce qui va être livré à l'Ukraine en terme de rafale, de bombes, de drones, de système de défense aérienne. Mais d'abord Magali, pourquoi cette séquence est aussi importante ? Elle est importante parce que elle permet euh d'afficher le soutien de la France sur le long terme à l'Ukraine parce que euh ce matin sur cette base de Villa Coublé, en fait, on avait un mini salon de l'armement avec tout ce que peut proposer euh l'armée française. pour se rafale évidemment des radars, des intercepteurs, de la protection aérienne et ce qu'a dit Emmanuel Macron avec ce cette lettre d'intention hein de de livraison de de 100 jusqu'à 100 rafale, c'est vraiment que la France est là sur le long terme pour épauler l'Ukraine.

C'est un un un contrat qui va s'étaler sur une dizaine d'années. C'est un horizon vraiment qui n'est pas immédiat. Mais l'idée c'est de bien c'est bien d'offrir des garanties aussi de sécurité à l'Ukraine pour le long terme d'arriver à à fournir à Volodimir Zelanski avec la France et puis avec d'autres pays.

On sait que la Suède va aussi livrer des avions de chasse à l'Ukraine de fournir à à l'Ukraine une véritable flotte aérienne pour se protéger et dissuader. Et ce qu'a beaucoup dit aussi Emmanuel Macron lors de la conférence de presse au côté de Volodimir Zelenski tout à l'heure dissuader aussi dans quelques années peut-être qu'une fois qu'un CC le feu a été trouvé la la Russie d'attaquer à nouveau. Donc il y a cette perspective de plus long terme puis il y a cette perspective de plus court terme avec aussi les drones qu'on va essayer de livrer bien plus rapidement à l'Ukraine.

Vous savez que dans la foulée de ce déjeuner qui est en cours à l'Élysée entre Volodimir Zelanski et Emmanuel Macron, il y aura aussi un un forum sur les drones avec une rencontre entre les industriels français qui et justement leurs homologues ukrainiens pour essayer de voir quel genre de coopération il est possible de mettre en place et ça le plus rapidement possible. Sylvia, bonjour, vous nous avez rejoint pour la première fois. La France va donc vendre à Kief des rafales mais aussi des drones, des bombes, des systèmes de défense aérienne.

Expliquez-nous. Alors, c'est vraiment un accord d'armement historique. Effectivement, jamais on a parlé autant de vendre autant de rafales depuis qu'il existe et c'est la première fois que l'Ukraine se dote de ce fleuron de l'aviation de combat français.

Et déjà, on en vend beaucoup he des rafales puisque le carnet de commande de d'Assu est plein. Se pose quelques questions Marialine, comment livrer ces avions à temps ? On se projette sur un nourison.

Magal disait d'une dizaine d'années dans cette lettre d'intention. Il ne s'agit donc pas de de parer à l'urgence sur le terrain mais plutôt de garantie de sécurité et surtout qui va payer ? Autre question fondamentale.

Alors on commence par la première, comment livrer ? Pas question de puiser dans les stocks hein de l'armée française puisque la commande équivaut au nombre de ces avions en service actuellement dans l'armée. Et puis il faut savoir qu'il y a trois avions bientôt qui pourront sortir tous les mois de l'usine de Mignac.

Il est question que cela monte à 5 avions, donc plus de 50 par an, mais il y a déjà des commandes en cours. En juin dernier, par exemple, l'usine d'assaut devait encore livré 239 rafales dans cet accord d'armement. Marialine figure aussi l'armement qui est associé, hein, donc les missiles.

Le président parlait tout à l'heure des Hamur qui sont des bombes guidées françaises qui pourraient être livrées dans les trois prochaines années. Il y a aussi le système de défense santé aérienne santé de nouvelles génération à le Mamba. Il est en cours de développement et dispose de capacités d'interception étendues contre les missiles.

Il était exposé tout à l'heure à Villa Coublé. Figure aussi dans cette déclaration d'attention d'autres systèmes de radar et de drone. Sylvia, ceci étant dit, qui va payer ?

Alors, j'imagine qu'on va en débattre sur le château après [rires] pendant un certain temps. En tout cas, la réponse n'est pas très claire. Voilà. sans la maintenance, l'appareil nu, sans la formation des pilotes, les armements associés et cetera, bien ça vaut un prix minimum de 80 millions d'euros.

L'Ukraine n'a évidemment pas les moyens d'acheter ces avions. Plusieurs possibilités he solliciter les Européens tout en sachant qu'il y a d'autres avions de combat en Europe hein. Il y a aussi l'Euro Fightor, l'avion suédois Grippon et d'ailleurs effectivement le Vladimir Zelenski a signé le mois dernier une lettre d'intention envie en vue d'acquérir 100 à 150 de ces avions produits par SAB.

Il existe euh au sein de l'OTAN un système qui permet aux Ukrainiens d'acheter des armes américaines et ce sont les Européens qui financent. Pourquoi pas euh pourquoi ne pas appliquer ce système aux armes européennes ? Autre moyen de paiement, Pascal Perry en parlait tout à l'heure sur notre plateau, les intérêts des avoirs russes bloqués en Europe.

Ça produit entre 3 et 4 milliards d'euros chaque année, mais on sait que les Européens sont loin d'être d'accord sur ses avoirs et c'est là que le babless. Merci Sylvia pour ce point qui permet de de cadrer notre débat. Général Chauvancy, qu'est-ce que ça va changer cette commande historique ?

Al, d'abord, il faut pas voir ça comme euh un changement militaire. Ça va d'abord être un changement politique puisque c'est on affiche clairement le soutien qu'on apporte à l'Ukraine. Euh, ça a été dit, hein.

Il faut des années avant de produire tout ce qui est demandé. Euh, il faut d'abord définir le financement. C'est la lettre d'intention qui a été signée n'est pas un contrat.

C'est simplement on va étudier les différentes phases pour mener à bien ce projet. Ensuite, comme ça a été dit aussi, en gros 45 avions produits par an du côté de chez d'assau avec déjà 240 à à exporter. Bah avant qu'on dégage des lignes de production, ça pendant un certain temps, il faut 3 ans pour fabriquer un rafale, faut pas l'oublier.

En revanche, d'Assu a ouvert en 2025 une nouvelle usine à Sergie, effectivement ultra moderne pour contribuer à la fabrication des des rafales. qu'en fait pour nous il y a un intérêt c'estàd qu'on va développer cette industrie et soutenir encore plus d'assaut qui a quand même quelques difficultés non pas financière ou de production mais dans sa concurrence avec les Européens notamment dans le casadre de l'avion du futur d'o qui veut garder sa place hein comme leader européen de l'aéronautique. Donc ça va le conforter parce que quand même quand on voit tous ces avions qui vont être fabriqués construits, c'est quand même une énorme influence.

Alors quand je parlein ça veut dire aussi on fait c'est pas les Américains qui vont faire la loi forcément en Ukraine si on arrive à leur vendre euh ces avions. Donc on va contrecarrer la dépendance ukrainienne aux Américains. Et on a bien vu qu'avec les Américains, il fallait quand même se méfier avec tous les moyens qu'ils ont l'ego pour nous empêcher d'utiliser leurs armements en temps de guerre.

Donc ça ça va être bien aussi. Et puis un autre on a on a parlé des drones. Alors je vais un peu rebondir un peu sur les drones.

Euh alors je suis pas certain que ce soit nous qui serions les plus mieux placés pour fournir des drones aux Ukrainiens aujourd'hui que quand même les Ukrainiens ont largement montré qu'ils étaient nettement meilleurs. En revanche, on est aussi dans la coconstruction ou la cofabrication des drones parce que les Allemands sont en train de construire des usines, ils sont en train de prendre le marché, de travailler avec les Ukrainens et en fait je pense qu'on est aussi dans une concurrence franco-allemande sur le domaine des drones et des armements en général. Je parai pas des chars, il y a une concurrence interne et je crois que si on met tout ça ensemble, on voit bien la difficulté et la position surtout du président de la République qui est en train de mettre la France en position de leader.

Et maintenant, il va falloir défendre la place. Et bien, partons sur le terrain du conflit retrouver nos envoyés spéciaux Gwendoline de Bonau et et Vincent Wartner. Gwendoline, pourquoi l'Ukraine a tant besoin de nos avions rafales ?

Alors, d'abord, le président ukrainien Volodimir Zelenski veut à l'avenir une flotte de chasse avec un objectif euh de 250 appareils. Alors, pourquoi le choix de 100 rafale euh pour atteindre cet objectif ? Premier point, ce qui est capital pour les Ukrainiens quand ils pensent leur avenir, notamment militaire, hein, et ça tout le monde vous le dit, c'est la question de la souveraineté.

L'Ukraine ne veut pas se retrouver avec uniquement des avions américains parce que le pays se retrouverait et bien à la mercie à la mercie totalement de décision américaine. Les F16, les MIG et les Mirages que possède actuellement l'Ukraine sont plutôt des avions de transition qui auront fait leur temps d'ici quelques années. Donc l'Ukraine veut diversifier sa flotte avec une logique opérationnelle. des avions Suédois Grien qui sont des avions vraiment toutterrain qui peuvent atterrir et décoller dans des conditions très difficiles et qui sont faits pour remplir des missions à l'intérieur du pays et des rafales parce que le rafal est un avion qui est essentiellement pensé pour les frappes dans la profondeur et ça aujourd'hui c'est un pilier de la stratégie ukrainienne.

On le voit bien avec les frappes sur les infrastructures pétrolières sur le territoire de la Russie. par conséquent posséder sans rafale appareil qui est fait pour porter le feu en territoire ennemi. Et bien c'est aussi pour l'Ukraine un outil de dissuasion dans son architecture de sécurité future.

Merci beaucoup Gwendoline de Bonau avec Vincent Wartner depuis Kief. Marion Bûcher, parole d'ancienne pilote de chasse. Qu'est-ce que ça va changer dans le ciel ukrainien ?

À court terme, pas forcément grand-chose puisque effectivement comme on l'a vu avec le général, il va falloir les produire. H les livrer, former les équipages et euh et les mécaniciens, même si euh la question de la production va être importante, c'est donc 36 mois entre le premier la première feuille d'aluminium qu'on reçoit jusqu'à la livraison de l'avion. Euh mais euh par contre la livraison de drone qui a été présentée en premier par le président lors de la conférence de presse peut effectivement être une aide à plus court terme.

Euh vous le disiez, les Ukrainiens ont une très une industrie de défense et de drone notamment très développée, mais on a quand même des atouts en France. Je pense à la société Altares qui qui développe des drones intercepteurs de drones. Faut savoir que actuellement sur lors des raides menées par la Russie, on a plus de enfin quasiment 500 projectiles, voir parfois plus, qui peuvent atteindre l'Ukraine, que ce soit des drones ou des missiles et que en fait si on essaie de détruire ça avec des missiles Mica qui équipent le rafale, ça va être une hérésie économique puisque chaque missile coûte 600000 €.

Donc euh les drones peuvent par contre être quelque chose qui aura un effet à plus court terme. Mais la question Arthur Konixberg, c'est aussi est-ce que la France a les moyens de son ambition envers l'Ukraine ? parce qu'on on sait que ce sera dans quelques mois quelques années hein cette livraison de de rafale et aussi qui va les payer question il y a plusieurs questions he je c'est la question la plus dure surtout que personnellement je pense que la France a plus de moyens que d'ambition dans son soutien à à l'Ukraine sur effectivement cette question de qui va payer euh c'est 100 rafales enfin c'est jusqu'à 100 rafales c'est encore un peu flou euh là est toute la question et effectivement se pose la question lorsque le président de la République répond à cette question lors de la conférence de presse et évoque les différents systèmes de financement et qu'il évoque par exemple safe.

Le progr c'est un programme de financement européen pour les pays européens pour leur réarmement et cetera. ne voit pas bien dans quel cas euh les pays européens pourraient utiliser les subventions qu'ils reçoivent de l'Europe pour acheter des rafales français et les donner à l'Ukraine. Si c'est l'Europe également ou les pays européens qui doivent financer ces ces rafales, se pose aussi la question de la concurrence européenne.

C'est-à-dire que pourquoi les Allemands, les Italiens, les les Espagnols qui ont l'Euro Fighter accepteraient que de l'argent européen aille dans une centaine de rafales pour pour l'Ukraine ? Il y a aussi cette concurrence là. Donc effectivement sur le financement c'est assez flou.

Mais moi je rejoins complètement ce qui a été dit. L'enjeu de cette visite aussi, il y a cette annonce de cette centaine de rafales qui évidemment fait la une, mais ce qui se passe de plus important à mon avis, c'est sur les drones. C'est sur les drones, c'est sur la création d'un partenariat stratégique de long terme entre des industriels français et des industriels ukrainiens.

Même si le général Chevani nous disait finalement c'est comme les Ukrainiens qui sont plus en avance que les Français. Les Ukrainiens, je je suis je suis d'accord avec le général, mais les Ukrainiens sont très demandeurs de coproduction, de corréation et surtout parce qu'ils savent que dans certains domaines, notamment peut-être l'intelligence artificielle, il y a des Français qui ont quelques atouts. Altares était évoqué, Altares est déjà en Ukraine.

C'est-à-dire que Altaares est une société qui la nuit dans le ciel ukrainien fait la chasse au shaide. Et c'est-à-dire qu' ils savent qu'aujourd'hui leurs outils, leurs drones, leurs logiciels sont capables de détruire des chaines dans le ciel ukrainien. Donc aujourd'hui avec euh cette montée en puissance, ces partenariats entre français et ukrainien, ça va certainement permettre à cette société de demain produire de plus en plus de drones et de les livrer à l'Ukraine.

Et ça c'est essentiel. Ça c'est du court et du moyen terme et ça c'est essentiel aujourd'hui pour la défense et l'architecture de sécurité de l'Ukraine. Sur le reste effectivement c'est très intéressant d'un point de vue de la communication stratégique et politique parce que c'est une réponse de Macron et Zelenski à la volonté du Kremelin de dire demain après la guerre, il faudra une Ukraine démilitarisée.

Et là, c'est une réponse à la fois de Macron et de Zelenski et des Européens, des Suédois qui l'ont fait il y a quelques semaines de dire "Non, l'Ukraine sera très armée armée par les Européens demain pour faire face potentiellement à la menace russe si cette guerre venait à s'arrêter." Vincent Crusé. Oui.

Alors, d'abord, il faut bien préciser que ce n'est pas un contrat ferme, hein, c'est une date d'attention. Oui, c'est act en fait, on formalise des négociations qui sont en cours, notamment des négociations qui vont porter sur un élément important qui va être l'échéancier, hein, comme on en a parlé sur ce sur ce plateau, savoir à à à quel terme, moyen, long terme. Moi, je crois qu'on va il est évident qu'on va être obligé un peu de se mettre un coup de pied aux fesses.

Euh alors, je voudrais pas comparer des choses qui ne sont pas comparables. On a mis en place un plan Notre-Dame euh pour reconstruire Notre Dame en 5 ans. serait bien qu'on mette en place un plan rafale qui coordonne tous les services de l'État autour de la DGA, peut-être la DGA pourrait être pilote sur l'affaire et qui mettent en place des moyens exceptionnel d'instant parce que il y a 400 entreprises disait Dominique Jean-Domet sur LCI qui sont liées à la fabrication de ces rafales.

Justement, on a besoin de coordination, on a besoin oui 30000 pièces, 400 entreprises, on a besoin de de coordination de de la part de l'État. Euh d'abord euh l'enjeu est à la hauteur parce que avec cette commande, cette future commande de sans rafale, ça ferait l'Ukraine, ça ferait de l'Ukraine notre premier client à l'export euh devant euh devant donc les 80 les 80 des Émirats Arabes Unis, hein, les 80 rafales déjà commandés par par les Émirats. Donc voilà, l'enjeu l'enjeu est important au-delà au-delà du symbole politique puisque c'est évidemment un symbole politique puisqueeffectivement sur les question beaucoup plus pragmatique le le la question des des drones qu'on avec avec ce forum cet après-midi sera sera beaucoup plus efficiente.

Mais néanmoins, c'est finalement ce qu'a ce qu'a recherché il y a quelques semaines Zelenski qui n'a pas obtenu avec les tomas haw aux États-Unis qu'il obtient avec les rafales aujourd'hui en France. Justement sur la question des moyens, écoutez ce que disait Jérôme Bélanger, notre chef d'étatmajor de l'armée de l'air et de l'espace auditionné par l'Assemblée. Idéalement, le format pour l'armée de l'air et de l'espace en terme de rafale, c'est 230 idéalement.

Voilà. Si on démutualise les contrats opérationnels, il nous faudrait 45 avions supplémentaires. Et effectivement, ce que je vous avais dit, c'est que nous continuons de compenser ce manque par une surutilisation donc de la flotte rafale à hauteur à peu près donc de de 15 %.

Le nombre de rafales est déjà trop juste pour tenir dans la durée. Les rafales sont déjà trop utilisés avec une sureactivité d'environ 15 % nous dit-on. Alors, est-ce que d'assaut aviation a les moyens de fournir euh ce qui nous manque à la France et à l'Ukraine ?

Alors, d'abord euh je vais un peu rebondir. D'Assu est privé et DAO sait vendre des avions, il sait trouver les ressources dès lors que on veut bien lui garantir l'argent pour ses commandes. Voilà, l'État donne l'argent, Dassura faire.

C'est pas l'État qui va et pas forcément DGA qui va s'imisser me semble-t-il. Je crois que d'Assis grand aujourd'hui de pour dire non, je veux ou oui, je veux. Il l'a montré d'ailleurs avec le scaf il y a pas si longtemps me semble-t-il.

Donc on a quand même une grosse entreprise qui est capable de fonctionner en large autonomie. Voilà. Maintenant oui, on va avoir un problème avec t tous ces rafales à fabriquer, mais il y aura des choix à faire.

Mais de toute façon, on est bien dans le geste politique dont on a parlé, le geste politique et la réalité industrielle. Euh il est certain qu'à 45 avions produits par an, comme c'est à peu près le cas aujourd'hui, qu'on en a en gros 240 250 dans l'exportation sur des contrats fermes. Ça veut dire qu'on a 6 ans sur les lignes de production qui sont déjà euh bloqués et en rajouter une centaine, je vois mal comment on peut produire plus.

Sauf que ce que j'ai tout à l'heure. Il y a déjà une usine qui a été construite par d'Ass pour 100 millions d'euros quand même à Sergie. Euh donc il y a déjà une usine.

Donc quand on parle d'industrialisation ou de réindustrialisation, on peut même supposer, même si ça prend du temps et on revient problème du calendrier que oui d'assau doit être capable de mettre les outils qui iront bien pour fabriquer, mais à condition qu'on lui garantit les commandes. Et la question qui a été évoquée tout à l'heure qui est intéressante, je concluraai là-dessus. Euh est-ce que dans 3 ans le paysage politique qui soit en France ou en Ukraine n'aura pas tellement changé que finalement ça remettrait en cause un certain nombre de projets ?

Ce qui donne quand même donne ça impose finalement à Dasso aussi de prendre quelques précautions pour s'assurer de la durabilité du contrat.

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