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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 2 janvier 2026 6 minContradictoirePortrait personnel

Valentin Foubert : "En saut à skis le mental est aussi important que le physique"

Au micro : Marion LourdesSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Bonjour Valentin.

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous percevez ce qui est plutôt un compliment a priori ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    C'est votre meilleure performance, un saut à ski de 140 mètres.

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on passe de skieurs lambda, comme je dirais, comme vous et moi, quand vous étiez enfants peut-être, à ce saut à ski ?

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Mais comment vous êtes-vous lancé dans ce club, au départ ?

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous plaît là-dedans ?

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Invité44 %

12,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Marion Lourdes, le 6-9.

0:08
Invité

Dernier épisode de notre série sur ces sportifs français en route pour les JO d'hiver de Milan-Cortina. Et ce matin, nous sommes avec Valentin Foubert. Bonjour Valentin. Bonjour. Un savoyard de 23 ans seulement et votre discipline, c'est le saut à ski. Meilleur vœu donc. On dit que vous êtes la pépite du saut à ski français. Comment est-ce que vous percevez ce qui est plutôt un compliment a priori ?

0:36
Présentateur

Alors moi, je ne serais pas d'accord sur ces mots-là. Je pense juste que pour l'instant, j'ai fait un début de saison assez incroyable. On verra pour la Suisse.

0:45
Invité

Vous avez signé par exemple il y a quelques jours, il y a deux semaines à peine, une place la meilleure que vous ayez eu dans votre carrière, place de quatrième au concours du Grand Tremplin de Klingenthal en Allemagne. C'est votre meilleure performance, un saut à ski de 140 mètres. On a du mal à se figurer la distance. Mais comment est-ce qu'on passe de skieurs lambda, comme je dirais, comme vous et moi, comme les Français qui ont la chance d'aller au ski, quand vous étiez enfants peut-être, à ce saut à ski ?

1:16
Présentateur

Eh bien, ça, je dois tout à mon club. De toute façon, notre club, il nous pousse un peu à tester à peu près tous les sports, en fait, quand on est jeune. Que ce soit le ski de fond, le ski ou bien le saut à ski. Et on va dire que j'ai bien aimé le saut, donc je suis resté en saut.

1:31
Invité

Mais comment vous vous étiez lancé dans ce club, au départ ?

1:34
Présentateur

C'est comme ça, un peu à Courchevel, 95% des enfants vont au club des sports, même je dirais peut-être 100%, je pense.

1:42
Invité

Oui. Et donc, vous vous lancez, vous commencez, vous choisissez le saut à ski parce que ça vous plaît. Qu'est-ce qui vous plaît là-dedans ?

1:48
Présentateur

En fait, moi, j'aime bien les sports de glisse, j'ai toujours bien aimé le ski. Après, le ski à le pas, moi, je vous avoue, je ne comprenais pas grand-chose quand j'étais petit, j'étais un peu dans les nuages. Justement. Oui, à planer et tout. Et j'avais des capacités un peu spéciales que le saut à ski demandait, donc la souplesse, l'explosivité, que mon premier coach a remarqué, donc Tony Deloppe. Et donc, il m'a dit de continuer là-dedans. Donc, j'y suis allé, la tête baissée et foncée.

2:19
Invité

Comment est-ce qu'on se prépare au niveau physique et au niveau mental aussi ?

2:22
Présentateur

Je pense que dans notre sport, le physique, c'est tout aussi important que le mental. En physique, on va faire un peu tout ce qui va être de l'explosivité. Donc, sur les musculations, on ne va pas mettre beaucoup de poids, mais on va plus chercher à faire des bons ou de l'explosivité. Pareil, on fait beaucoup de gainage pour réussir à tenir un peu notre forme de vol. Tout comme les chevilles, les chevilles, c'est aussi quelque chose qu'on travaille, à ramener à fond, à travailler le muscle.

2:51
Invité

Donc, vous faites des exercices pour les chevilles. Il faut se gainer pour être aussi aérodynamique, j'imagine. Et pour le mental ?

2:58
Présentateur

Le mental, moi, j'ai un psy du sport que je suis depuis maintenant trois ans. Il change beaucoup. Mais là, pour l'instant, j'ai trouvé un très bon psy. Du coup, on travaille les peurs, on travaille la confiance et on l'envoie.

3:14
Invité

Vous n'avez jamais peur ?

3:15
Présentateur

Alors, peur de ne pas réussir. Je n'ai pas peur de tomber.

3:19
Invité

Pas peur de la hauteur ? Pas peur de la vitesse ?

3:22
Présentateur

Non.

3:23
Invité

Peur de rater ?

3:23
Présentateur

Oui, peur de rater. En tout cas, c'est ça qui est drôle. C'est qu'on a plus peur des choses qu'on ferait mal que la vitesse. Par exemple, la vitesse, on dit souvent qu'il n'y a pas assez de vitesse, il n'y a pas assez de hauteur, il n'y a pas assez. On veut plus, ces choses-là.

3:39
Invité

La presse dit que la France attendait quelqu'un comme vous depuis dix ans. Pourquoi est-ce que la France n'était pas si bonne, pas si brillante depuis dix ans en saut à ski ?

3:49
Présentateur

Alors, moi, je pense que c'est plus au niveau des athlètes, on va dire. Dès qu'il y a eu un athlète qui est devenu assez fort, je prends l'exemple de Jonathan, il a arrêté assez vite. Jonathan Niroil, qui était devenu de plus en plus fort et qui a arrêté. Mathis Contamys, c'est pareil, parce que Mathis, je pense que ce qu'il voulait commencer, c'est une vie un peu plus normale, on va dire. Moi, je n'ai pas cherché à autre chose que le sport.

4:16
Invité

Votre premier coach dont vous parliez tout à l'heure, il dit qu'il n'aurait jamais parié un euro sur vous au début à cause de votre détachement, notamment. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez travaillé, ça ?

4:27
Présentateur

On va dire que c'est arrivé tout seul. Comme je disais, je n'avais plus la tête dans les nuages qu'être ici, dans le moment présent.

4:34
Invité

Et maintenant, à l'inverse, on dit que vous êtes perfectionniste.

4:37
Présentateur

Oui, oui, c'est un coup de dire ça.

4:39
Invité

Valentin Foubert, dans cette dernière ligne droite avant les JO, puisqu'on le disait, c'est dans à peine deux mois. Qu'est-ce que c'est votre programme ? Est-ce que vous allez faire une préparation intensive ? Vous avez des étapes particulières à suivre ?

4:55
Présentateur

Pour les JO, on a quand même, je pense, une semaine de préparation, un peu comme les Mondiaux. Donc on va bien s'entraîner, que ce soit physiquement comme mentalement, pour être sûr que la technique, on l'a toujours, entre guillemets, et qu'on avance sans regarder derrière soi.

5:13
Invité

Vous les sentez bien, ces JO ?

5:15
Présentateur

Oui.

5:15
Invité

On va vous souhaiter une très très bonne chance. Et puis bravo, Valentin Foubert, pépite du saut à ski français très attendu aux JO de Milan-Cortina. Ce sera dans moins de deux mois. Merci beaucoup de nous avoir répondu ce matin sur France Inter.

5:33
Présentateur

Yes, merci. Merci.

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