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interviewBackseat· 11 avril 2026 46 min

Au cœur de Beyrouth bombardée - l'Actu de la semaine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Moi, j'aurais aimé passer des jours sur cet immeuble ici dans un monde idéal. J'aimerais pouvoir retrouver tous les noms des familles qui ont vécu ici. J'aimerais m'attarder.

On les voit ici, les les effets personnels des habitants qui ont été soufflés. J'aimerais bien regarder qu'ils étaient, avoir leur histoire. Nous, on pense que c'est pas Boloré qui va vous aider à vous y retrouver là-dedans.

On a besoin d'une émission indépendante. C'est de plus en plus difficile de trouver des partenaires pour financer Backseit. Si vous pensez qu'elle a sa place dans le paysage médiatique sur internet, soutenez Baxit, participez à son financement.

Alors, on va parler d'un sujet important puisque Donald Trump, le cri haut et fort, les États-Unis auraient remporté la victoire face à l'Iran dans la nuit de mardi à mercredi. Le président américain a annoncé un cessé le feu de 15 jours dans la guerre qu'il menait au côté d'Israël contre la République islamique et ses alliés dans la région. Ça avait commencé le 1er mars dernière, rappelez-vous, quelques heures plus tard, malgré les conditions du CC le feu, Israël a mené sa plus grande frappe coordonnée contre le Liban.

Ces frappes dans le centre et le sud de Beirout euh ainsi que dans des villes et des villages de l'est et du sud du pays ont tué 254 personnes et blessé plus de 1000 autres en une seule journée. Pour en parler, on retrouve en distance et en direct de Beirout un tonner d'applaudissement pour Arthur Saradin. Salut Arthur, est-ce que tu m'entends bien ?

Ah merde, c'est Alors, on a perdu Arthur, visiblement, la connexion en direct de Beyout peut-être un petit peu difficile. Effectivement, je le présente quand même à Arthur et journaliste correspondant au Liban pour plusieurs médias français dont Radio France, Libération ou encore LCI. Euh, est-ce qu'on a réussi à récupérer Arthur ?

Ou on est en train d'essayer. Salut Arthur, est-ce que tu m'entends bien ? Ouais, je t'entends très bien.

On t'entend super bien ici à Avignon. Arthur, merci beaucoup d'être avec nous en ligne. On sait que tu es très sollicité et que la situation doit être assez difficile sur place à Beou.

Question pour toi d'abord, est-ce que tu es en sécurité Arthur ? Alors oui, on a eu quand même il y a quelques minutes des ordres d'évacuation de la banlieue de Beouille. C'est pour ça je vous parle un peu en marchant parce qu'on est parti avec des confrères de cet endroit où on était en train de de travailler.

Euh la situation, elle est hyper volatile ici. C'est-à-dire que on a entendu, on nous a rapporté beaucoup de bombardements dans le sud du pays. On sait qu'ils vont être amenés à se poursuivre aujourd'hui dans la capitale.

Sans doute dans la nuit, on a entendu nous plein de frappes la nuit dernière en plus des opérations qui avaient été menées dans la journée qui avait fait plusieurs centaines de morts. Donc on est en sécurité mais on sait pas quand ni quand ni où. l'armée israélienne pourrait frapper.

Donc il y a encore beaucoup d'incertitude de ce que tu nous dis. Est-ce que Israël continue ses bombardements aujourd'hui ? Alors oui, elle les poursuit.

Par exemple, aujourd'hui, il y a eu un bombardement contre le dernier pont dans le sud du Liban qui menait dans cette région. Donc même le un communiqué de l'armée israélienne avait été publié où l'Étatmajor israélien se se tarit justement d'avoir isolé cette région du reste du pays. Là, je voulais vous montrer, c'est aussi pour ça que je marche un peu.

Le l'enjeu aujourd'hui pour les Libanais, c'est de fouiller les décombres des frappes d'hier. Par exemple, là, je suis dans un quartier qui s'appelle, je sais pas si vous voyez derrière moi. Ouais, c'est des imes entiers qui ont été bombardés.

Donc la défense civile, elle est toujours dépêchée, hein, vous voyez. Il y a des secouristes derrière moi, il y a des voisins qui essayent de retrouver un peu dans les décombres bien des effets personnels et en fait depuis ce matin, bah tout le Liban est mobilisé pour essayer de réagir aux frappes d'hier. J'en ai parlé un petit peu justement dans l'introduction de ces frappes d'hier, mais pour nous rendre compte, est-ce que tu peux nous dire à quel point elles étaient massives, importantes ces frappes ?

Ben, je vais vous donner un exemple. Par exemple, là, on est donc dans ce quartier du nord de Beout. ça n'a jamais été touché pendant la guerre de 2024 et par le passé c'est un quartier qui a toujours été épargné.

Vous voyez c'est des bâtiments qui sont plutôt derrière ces classe moyenne supérieure. Il y a quand même des très vieilles bâtistes qu'on voit voilà typique de l'architecture des routes centinaires. Et c'est un immeuble derrière moi ici qui a été entièrement effondré.

C'est-à-dire que je crois qu'il faisait cinq étages. Il y avait hier quand j'ai étant la nuit 20 personnes qui avaient été tirées des décombres, 7 qui s'y trouvait encore. Et d'après là les secours de la défense civile à qui j'ai pu parler avant de venir, il y a encore cinq personnes qui sont sous ce sous ces gravas.

Euh, ils ont seulement pu, voyez, derrière moi, un peu déblayer la route, mais c'est quelque chose qui est euh euh ingérable pour un pays comme le Liban, qui est encore failli, qui a du mal à justement euh pouvoir dépêcher autant de personnel médical euh pour euh pour euh faire face à la situation. Pour vous donner un exemple, au Liban, on n'a pas de banque du sang, par exemple. Donc hier, il y a eu des appels dans tout le pays pour que les habitants viennent donner leur sang parce que les hôpitaux étaient débordés et que c'était impossible pour eux de répondre à la demande avec plus de 1000 blessés qui arrivaient de de partout dans le pays.

Alors qu'est-ce qu'on sait ? Qu'est-ce qu'on comprend des objectifs d'Israël dans le sud du pays ? Apparemment ils veulent faire une zone tampon, c'est-à-dire qu'il rassent des villages entiers.

L'idée, c'est que donc ça fait beaucoup de réfugiés, mais plus personne pourra y retourner de ce qu'on comprend. Mais euh pour ce qui est de Beou, même Beoute sud euh on continue à essayer de décapiter le esbola de tondre la pelouse. C'est ça qu'on comprend, c'est une expression qu'ils utilisent eux ton de la pelouse.

C'estàd de temps en temps, il faut continuer à éliminer des chefs pour que ça ne C'est ça qu'ils sont en train de faire là en ce moment à Beou. Oui, c'est vrai. C'est il y a une double stratégie en fait.

Alors, il y a celle du sud qui est une stratégie colonisation, occupation, annexion. On verra ce que ce que ce que ce que ça donnera. Moi j' j'appelle surtout ça une stratégie de décivilisation parce qu'on empêche en effet aux civils de revenir et en plus de les prendre pour cible dans la région, on détruit les infrastructures civiles, on rase méthodiquement leur maison.

Euh ici à Beou, on a que des théories pour l'instant. Moi, je me souviens avec un ami hier, on s'est dit c'est le bouquet final, c'est-à-dire que on s'est souvenu qu'en 2024, l'armée israélienne, avant de signer un cesser le feu avait bombardé partout dans la capitale et on s'est dit voilà, c'est un peu leur leur au revoir. Ils vont faire des dizaines de morts voire des centaines et après tout s'arrêtera.

Et puis on a écouté les déclarations américaines qui nous disaient que non, l'armée israélienne était encore en tout cas avait encore leur soutien pour les opérations au Liban. Et donc c'est un peu difficile pour nous maintenant d'y voir clair. On essaie soit de de de parier sur le fait que c'est une manière de faire capoter les les négociations autour du CC le feu avec Tan en contraignant justement l'Iran à réintervenir dans le conflit au nom de son allié.

Ou alors on peut estimer que l'armée israélienne, on a feeling ses opérations militaires en Iran et qu'elle décide de peser de tout son poids au Liban dans des objectifs qui sont encore très très flous parce qu'en effet décapiter le Hzbolla comme c'est souvent matraqué par l'État major israélien, ça veut pas dire grand-chose. Le Hazbola c'est beaucoup de choses au Liban et d'ailleurs c'est plus qu'une organisation milicienne. Bien.

Euh merci. Salut Arthur. Bah déjà merci beaucoup de prendre le temps d'être d'être là avec nous.

Tu parles du Esbola et moi j'avais une une question pour toi qui j'imagine est difficile et qu'on va pas pouvoir y répondre facilement mais euh quel est la le sentiment de la population justement et plus particulièrement là où tu te trouves à Berour parce que c'est un peu particulier je sais dans la vallée de Baka ou dans le sud du Liban par rapport justement au Hzbolla. Il y en a beaucoup qui considèrent que finalement ils sont pris entre une espèce de tenaille et que c'est enfin voilà que le le Liban n'a rien à voir dans cette dans ce conflit avec l'Iran et que c'est à cause du Hzball là. Comment les gens le perçoivent sur place ?

Alors, il faudrait peut-être même un livre pour répondre à ça, mais c'est vrai que le Hazola c'est un point central de division au Liban et pour des raisons qui sont presque toujours légitimes, même si parfois elles se contredisent. C'est-à-dire que vous avez en effet des gens qui estiment que le Hazola a suicidé le Liban en rentrant dans la guerre. Et c'est vrai que l'action du Hzbola qui a été la sienne en en en rentrant dans ce conflit a été surtout pour ouvrir un front de soutien à son allié qui est Teran et qui est aussi son principal parrain puisque c'est grâce à lui qu'il est né et c'est Teran qu'il le finance.

Et donc beaucoup ont estimé que c'était pas un conflit qui concernait les Libanais et que le Hazola n'avait pas entraîné le pays entier dans une confrontation qui n'est pas la sienne et où le prix est celui de destruction massive pour les civils. Moi, je me souviens d'une déclaration qui avait été faite par le ministre de la culture Rassan Salamé sur France Interre il y a quelques semaines qui me semblait pas inintéressante parce qu'elle résumait bien ce qui était le Hzbolah. Il parlait de l'Iran et du Hzbolah et disait que l'Iran avait été les sages-femmes du Hzbolah quand il était né dans les années 80.

Et c'est vrai que si on considère que l'Iran est la sage-femme du Hzbllah, ça veut dire que le Hzballah a des parents. Et donc ces deux parents, c'est d'un côté un état libanais failli qui lui a permis d'exister parce qu'au Liban, tous nos partis politiques sont hérités des milices de la guerre civile. Et d'un autre côté, le Hazbola il est aussi né d'un autre parent, c'est l'occupation israélienne.

Dans les années 80, le Hazola il s'est créé, fondé, renforcé face à l'occupation israélienne. Plus l'armée israélienne menace le sud du Liban, plus le Hazola renforce sa base militante et se trouve des raisons d'exister puisqu'il donne presque raison à ses armes là où l'armée libanaise n'a pas les moyens de défendre le territoire. Arthur, on vient de l'apprendre pendant que tu nous parlais.

Benjamin Netaniaou vient d'annoncer qu'il demandait à ses équipes d'ouvrir des négociations directes avec le Liban. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ah ben en tout cas déjà ça veut dire que je la prends euh parce que il y avait eu depuis plusieurs heures en plus enfin non pas plusieurs jours parce que ça a commencé hier euh des appels vraiment internationaux à à faire euh à inclure le le Liban dans le sillage de la desescalade.

Il y avait le président libanais qui avait dit qu'il avait plus ou moins parlé avec toutes les chancelleries occidentales et reçu des échos assez positifs à ce sujet. Euh on sait que Emmanuel Macron, mais aussi euh le gouvernement espagnol et d'autres pays européens avaient poussé depuis 24 heures euh même Emmanuel Macron en agitant le le spectre d'un euh de revenir sur l'accord entre l'Union européenne et Israël pour obtenir un cess feu au Liban. Si euh Benjamin Netaniaahu justement va à l'étape des négociations, c'est quelque chose de très très nouveau parce que jusqu'à présent, depuis un mois de guerre et malgré les appels des autorités libanaises, l'armée Israël, enfin l'État israélien refusait catégoriquement d'entamer des négociations.

Oui, c'est compliqué comme situation notamment pour euh pour la France qui se retrouve allié d'Israël et soutien historique aussi du Liban. Euh, on en est où là exactement ? C'estd que l'axe de de dialogue avec le Liban, c'était de demander au Liban de désarmer le Esbola de de démanteler autant que faire ce peu lebola.

C'est pas un objectif réaliste ces jours-ci ? Oui et non parce que alors c'est pas réaliste de la manière où on présente les choses. C'est vrai parce que beaucoup par exemple de de puissances occidentales demandent à l'armée libanaise de s'en charger.

Et c'est vrai, dans un monde idéal, il faudrait que le Liban soit débarrassé de toutes ces forces miliciennes et un état qui soit réellement démocratique et pas hérité des seigneurs des guerres et que l'armée nationale comme n'importe quel pays ait le monopole de la violence et puisse être la seule au nom d'un gouvernement démocratique à pouvoir entraîner le pays ou non dans une guerre. Le problème, c'est que l'armée libanaise, elle a été historiquement euh affaiblie par les puissances occidentales. Pour être tout à fait honnête, depuis la création du Liban, les pères fondateurs du du Liban ne voulaient pas d'une armée très forte.

Ils avaient peur que dans un pays aussi confessionnel, ça crée du déséquilibre. Mais à vrai dire, depuis la guerre civile, les États-Unis qui sont euh les premiers pourvoyeurs de fonds pour l'armée libanaise ont toujours empêché l'armée libanaise d'avoir des drones anti missiles antirrone, d'avoir de l'équipement euh aérien. On n' pas de de de une aviation euh militaire au Liban.

Et donc c'est difficile aujourd'hui de demander à une armée qu'on a historiquement affaibli de faire en une période réduite une action qui est celle du désarmement du Hzbola que l'armée israëlienne n'a pas réussi à faire en 40 ans et sans lui permettre d'avoir les moyens matériels justement de remplacer aussi le Hazbola au sud dans tout l'aspect sécuritaire pour protéger la frontière. Dernière question pour toi Arthur. Est-ce que tu peux te déplacer ?

Est-ce que tu réussis à travailler dans de bonnes conditions malgré tout ? pas trop parce qu'en fait c'est ce que je disais au début l'intervention c'est toujours un peu l'intime qui se mêle quand quand on couvre le Liban et journalistiquement il y a aussi un enjeu qui est difficile c'est celui de moi je dis toujours de trouver les mots à la hauteur de la vérité de la vérité qu'on a envie de documenter. Moi, j'aurais aimé passer des jours sur cet immeuble ici dans un monde idéal.

J'aimerais pouvoir retrouver tous les noms des familles que qu'on vécu ici. J'aimerais m'attarder, on les voit ici, les les effets personnels des habitants qui ont été soufflés. J'aimerais bien regarder qu'ils étaient, avoir leur histoire, les retrouver, nommer les blessés.

Mais le problème, c'est que hier, on a eu 100 frappes à travers tout le pays. On est beaucoup à avoir des proches déplacés dans nos maisons ou même certains journalistes à être déplacés. Moi, c'est pas mon cas.

Il y a vraiment quelque chose de très dur aujourd'hui à à documenter justement le Liban parce que bah on n pas le temps, parce que c'est trop violent, parce que c'est des enjeux qui nous dépassent et on essaie de raconter là comme j'essaie de prendre un peu le temps pour le faire un maximum de de de récits et de voies libanaises parce que c'est aussi parce qu'il y a ces récits qu'on arrive à à pas être sous enclave et à conscientiser un peu les les gens autour de de ce qui est en train de se passer ici et de de l'importance de de de de pas oublier ce pays quoi. Merci beaucoup Arthur Saradin d'être venu en direct de Beout sur Backat. On retrouve ton travail notamment dans l'IB.

C'est toi qui signe l'article qu'on retrouve à la une du journal aujourd'hui. On te retrouve aussi sur Radio France, sur LCI et sur Radio Canada. Merci Arthus.

Arthur, prends soin de toi et à très bientôt. Merci beaucoup. Merci à vous.

Salut Arthur. On va poursuivre sur l'Iran. On a entendu Donald Trump donc qui a fanfaronné en parlant d'une immense victoire.

Est-ce qu'on peut en douter avec ce cesser le feu ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui.

Non, c'est pas une victoire. Surtout si obtenir le truc, c'est la juste la réouverture du du des trois d'Ormous, c'est pas une victoire de fou. Il s'est fait entraîner là-dedans, il essaie d'en sortir.

Tu dis avec une taxe ? Avec une taxe ? Oui.

Tu parles dans le micro ? Avec une taxe par ailleurs. Oui.

Voilà. Parle dans Qu'est-ce que tu faisais ? Mais on mettait du rouge à lèvres.

Oui. Alors donc du coup Oui. parce que maintenant en plus l'Iran a obtenu en négociant de bah de de de dire qu'elle le contrôle parce qu'en fait de fait quand tu peux bloquer un truc c'est que tu le contrôles d'une manière ou d'une autre.

Donc là euh je sais pas où en sont les négociations. Il me semble que euh aux dernières nouvelles ça reprenait. Euh on en est où là euh directement là ?

Tu as quelque chose ou pas ? Non parce que tu avais des news là en direct. Non j'ai plus de news.

J'ai juste reçu l'information que Benjamin Netaniaou demandait à son cabinet d'ouvrir des négociations avec le Liban. Ce qui comme l'a dit Arthur veut tout et rien dire à ce stade. Ça veut dire quoi ? avec qui il va parler pour parler de quoi euh c'est lui qui bombarde.

Enf tu vois c'est ouais non mais globalement pour résumer pour les gens quoi. C'était une surprise les les capacités de résistance iranienne et ont surpris aussi les États-Unis. Israël était quand même à l'initiative ça commence à être beaucoup dit était quand même à l'initiative de ces nouvelles attaques.

D'ailleurs, ça leur permet aussi d'avoir les mains libres au Liban et cetera et bah c'est là pour l'instant il semble que ils ils soient un peu moins écoutés parce que Donald Trump voit ce que ça lui a coûté d'écouter Netaniaahu directement. Netanou était venu lui vendre un plan génial qui allait se terminer en 3 jours avec changement de régime en Iran et vous et vous vous allez pouvoir faire main basse sur ce sur quoi il faut faire main basse en Iran et nous pendant ce temps-là nani nanana ça se passe pas du tout comme prévu donc là la c'est une bésina un peu son voilà il fallait il fallait une porte de sortie assez vite parce que lui-même en interne ça devient très alors on va en parler de ça mais avant climarx avant d'annoncer son cesser le feu la veille quand même Donald Trump avait menacé de faire disparaître la civilisation iranienne. Fin de citation.

C'est quand même des propos du d'une portée incroyable. Ouais, c'était euh c'était quoi ? C'était sur Tru Social, c'est ça ?

Sur son réseau social à lui. Oua social. Ouais.

Je crois qu'en plus le tweet il se terminait par quelque chose comme vive le le peuple iranien. Enfin, c'était un truc délirant. Mais c'est vrai que là, j'ai l'impression qu'on enfin moi mon impression de manière générale, c'est un peu comme si on était des grenouilles dans un verre d'eau, tu vois.

Des grenouilles dans un verre d'eau chaude, tu sais, avec l'eau qui qui chauffe de plus en plus. En fait, on se rend pas compte qu'on est en train de bouillir. Euh, on est habitué à un niveau euh de enfin j'ai envie de dire violence, mais c'est même pas à la hauteur de ce que de barbarie, moi je dirais espace de de d'inumanité, de barbarie, de volonté, de destruction extrême de la part du du président de la plus grande puissance mondiale et d'autres personnes aussi.

Et et je pense que tout ça ça aurait pas été possible avant la guerre à Gaza, avant le 7 octobre et que en fait c'est c'est quoi ces trois dernières années ça ça fait 3 ans. Ouais. Ces trois dernières années nous a vraiment habitué acclimaté à être à entendre ce genre de choses et je pense que il y a 4 ans ça aurait pas ça aurait pas été la même chose et aujourd'hui on regarde ça comme c'était normal.

On voit ce que Trump parce que Non, non, je je suis d'accord avec toi. C'estàd que je je suis assez vieux pour me souvenir de la guerre en Irak et des discours que prononçait George Bush et que prononçait Colin Powell et cetera. C'était d'un niveau administration américaine, c'était poli bien élevé, ça disait des horreurs, mais c'était c'était c'était très différent.

Là, Donald Trump, il tweet des dingueries au milieu de la nuit quoi. Ouais. Ouais.

Et même parce que Bush c'est quand même c'est pas comment dire, c'était pas le plus intello des présidents non plus quoi. Mais quand il faisait son discours comme ça, c'était "On va aller les sauver." C'était un grand discours pseudohumaniste et cetera.

Là, on est dans totalement autre chose. Et de tweeter que le président tweet anéantir une civilisation pour qu'elle ne puisse jamais renaître de s'étendre. Enfin, c'est vraiment du discours génocidaire quoi.

Enfin, c'est Alors, Léa, on a vu aussi que les délires de Trump commençaient à diviser au sein de son propre camp à lui. Et oui, figurez-vous. Oui, oui, oui.

Mais pas que au sein du camp républicain parce que ça c'est quelque chose qui n'est pas tout à fait récent. Enfin, Trump n'a pas n'a pas toujours fait l'unanimité auprès des Républicains. Euh mais là, la fracture commence à à vraiment se se s'empirer.

Et là où c'est assez marquant, c'est que chez les pires gugus des magas, voilà, là aussi c'est pas non plus voilà les plus les plus smartes de la bande, il commence à avoir un certain nombre de d'influenceurs, d'influenceuses qui le lâchent. Alors, il y a eu des politiques qui avaient fait campagne avec lui. Je par je pense à Marjorie Teller Green qui l'a lâché depuis un certain temps déjà.

Mais il y a aussi voilà des inf influenceureuses, j'ai oublié le nom de la meuf qui était chez Fox News sans dit quelque chose. Bref, quelqu'un qui vraiment a toujours été pour Trump, l'a soutenu, euh qui se dit féministe. On a un gros doute, je dois vous avouer, euh qui l'a vraiment soutenu jusqu'au bout, qui commence à dire des trucs en mode elle fait des elle fait des des lives sur YouTube où elle est en mode faut arrêter avec cette connerie et il commence à questionner même son état de santé mentale au sein même de la magasphère en disant ouais il y en a même qui considèrent qu'il faudrait peut-être le le impeach c'est des républicains qui disent ça parce que j'ai vu que les démocrates avas Ah c'est les magas [ __ ] c'est des magas donc c'est c'est c'est ça qui est ouf quoi.

Et pourant euh pour autant bon on voit que les magas euh j'ai vu un un sondage de la BBC là qui est sorti disait disons que à 80 % euh soutiennent quand même l'invasion de l'Iran, ce qui est en train de se passer et cetera. Attends 80 % des des Magas. OK.

Mais tu parles aussi des électeurs normaux. Non non, juste des magas pour le coup. Donc c'est un peu sa base.

Mais non, mais pardon, excuse-moi. Ce que je veux dire, c'est les les gens qui ont voté pour Trump ou alors tu parles du parti des magas au sein du parti républicain. Des magas au sein du parti républicain.

Ouais. Euh pas forcément très nombreux mais qui sont quand même sa base solide. Euh eux commencent à effectivement se poser des questions sur la pertinence de cette de cette guerre.

Déjà il avait dit qu'il arrêterait toutes les guerres. Il avait dit "Moi, je ferai pas comme mes prédécesseurs, je vais pas envoyer nos enfants à la guerre. Voilà, America first, je vais pas envoyer nos enfants à la guerre." Ça commence quand même à avoir des répercussions aussi sur le coût de la vie parce que aux États-Unis, ils seront très dépendants du pétrole.

Donc ça ça a une répercussion directe et dans les portees-monnaaies. Ça ça pour le coup ça ça c'est c'est très visible et très concret pour les Américains et les Américains. Et puis ben il y a effectivement term ils ont ramené des corps.

Il y a eu des morts américains. Exactement. Alors que ils avaient ils avaient enfin il avait promis que ce serait plus le cas.

Et puis il y a effectivement les midterms qui arrivent en novembre. Euh mais c'est assez intéressant parce que il y a aussi des élections qui vont avoir lieu en Israël en 2026, des élections assez euh assez euh assez importante pour euh pour euh Netaniaahu et on voit que des deux côtés, que ce soit aux États-Unis mais aussi en Israël, plus les élections arrivent et plus ils se radicalisent dans leur positionnement comme si finalement c'était le seul truc qui pouvait un peu les sauver, qu'ils essayaient de s'accrocher au pouvoir. Alors, c'est vrai que bon, l'Israël, il est quand même assez bien soutenu par la classe politique actuelle qui est clairement plus dans son sens que la classe politique, ouais, mais la base pas toujours.

Mais voilà, la base pas toujours. Bon, après, il faut voir la réalité. Il y a quelques activistes mais ils se font réprimandés de suite.

Enfin, la population israélienne et on le voit globalement plutôt plutôt favorable plutôt contre l'Iran et plutôt plutôt favorable à l'intervention effectivement. Mais euh et les seuls qui essaient de porter un discours un peu différent et euh et qui sont fondamentalement contre se font euh réprimandé très rapidement. Donc c'est aussi très difficile d'avoir une parole libre en Israël.

Et euh et en fait on on je pense qu'ils sont tous les deux en train de s'enfermer dans une espèce d'obsession du pouvoir sans savoir trop quoi faire face à Guan parce que tu posais la question est-ce que c'est est-ce que c'est une réussite ? Non. Et pour Israël ?

Non plus. Ouais, c'est vrai. Usul, on on on l'a dit, il y a ceux qui commencent à douter du côté du campaga, mais à l'inverse, il y en a qui vont encore plus loin que Donald Trump, je pense, à son secrétaire à la défense.

Oui, oui, oui. Non, ben on est les États-Unis là sont en en mutation depuis la réélection de Trump au point que ça tout ça ne se fait pas sans des évictions successives de tous ceux qui sont pas trop d'accord et notamment dans l'armée. Il y a une transformation de la culture dans l'armée.

J'ai les États-Unis ont toujours été relativement barbares en terme de de pratique militaire. On se souvient du napalme au Vietnam et cetera. On se souvient de de Guantanamo Aboub.

Enfin, je veux dire, il y a quand même une culture de la violence dans ce pays qui est un pays de violent, un pays avec une culture d'armes et cetera. Mais c'est pas encore assez pour Pit Exet qui est le donc le le ministre de la guerre maintenant s'appelle comme ça. Avant c'était secrétaire d'État à la défense, maintenant c'est ministre de la guerre.

Il avait convoqué, vous vous souvenez peut-être il y a quelques mois, il avait convoqué tous les généraux quit allaient faire revenir des pays où ils étaient postés. Ah oui, la grand la grand-messe à la con là. Exactement.

Il avait il avait fait un long discours. J'avais écouté en entier. C'était assez fascinant parce que ce mec Pitex vient de la télé hein.

Il vient de la télé. Donc il avait fait un il avait fait un speech pour expliquer que c'était fini maintenant les gros, les femmes, la diversité, les machins. Et là récemment, il y a un chef d'étatmajor qui a démissionné parce qu'il a refusé de d'annuler quatre promotions de femmes de noir que lui demander d'annuler euh Pit Exet.

Ah lui il a dit "Non, je vais pas annuler ça. Enfin, c'est des promotions réglo quoi. Mais il y a donc voilà, il y a une reprise en main aussi de l'appareil militaire dans pareil il y a les règles d'engagement qui sont évoquées par Pitex en disant "On va arrêter d'être gentil".

Genre jusque là ils étaient pis tu vois on va arrêter d'être gentil. C'estàd que les règles d'engagement ce qu'il faut le droit de la guerre en fait ce qu'on appelle le droit de la guerre ce qu'on a le droit de faire pas faire. Maintenant c'est fini.

On n'est pas des faibles. On s'en fout de ces histoires-là. Donc il y a une mutation de la culture américaine, mais là voilà c'est on est au bout d'une d'une longue période.

Je parlais du Vietnam avant, c'est pendant longtemps les États-Unis ont ont engagé leur troupe pour lutter contre l'URSS, les communistes et surtout les voilà de la Corée au Vietnam et cetera. Euh et après ils sont passés gendarmes du monde en organisant eux-mêmes la mondialisation et leurs adversaires à partir des années 90 ça a été tous ceux qui résistait à cette mondialisation d'une manière ou d'une autre hein qui n'étaient pas d'accord pour remettre leur alors Saddam Hussein ou je ne sais pas quoi, des pouvoirs autoritaires certes, mais ça s'est quand même beaucoup passé au Moyen-Orient hein, c'est quand même beaucoup passé là-bas et là on est à la à la fin j'ai l'impression quand même de ce de ce moment-là au point où cette mondialisation qu'ils ont installé qui était une mondialisation américaine, une mondialisation états-unienne sous leur contrôle et pour leur leur profit avec leur dollars et cetera. Ce trucl euh est-ce que ils sont prêts à le remettre en question ?

Je veux dire bloquer le D3 d'ormous, c'est aussi bloquer la mondialisation l'américaine et cetera. Non mais pardon. Oui, vas-y, vas-y.

Non parce que sinon moi je suis parti. Non mais en fait je sais pas si tu as lu ou entendu parler du livre d'Arnaud Orin qui s'appelle Oui, bien sûr. Bon bah Arnaud Orin il dit que c'est quoi ce livre ?

Euh alors pardon, ça s'appelle le capitalisme de la finitude. Voilà, Noura, c'est un économiste, un historien qui a donc écrit un livre sur euh là-dessus et pour lui euh là, on est entré dans une période justement qui est terminée. En gros, la période libérale qu'on a connu, elle est terminée et là on entre dans quelque chose de nouveau.

Et cette période où les États-Unis étaient les gendarmes du monde, euh où ils assuraient la liberté des mères parce que il y a un truc, moi il y a un truc qui m'a vachement marqué la lecture de de ce bouquin, c'est que depuis bon grosso modo les années 90, on parle du capitalisme financiarisé, on a l'impression que le capitalisme c'est gazeux un peu. C'est c'est des voilà, c'est ça existe pas, c'est virtuel. Mais en fait le capitalisme, il a pas tant changé que ça depuis le 19e siècle.

ça reste des gros bateaux, des grosses machines qui doivent passer dans des endroits, amener des marchandises d'un point A à un point B, du pétrole et cetera. Et en fait, quand on a plus cette liberté des mères, quand on a plus cette liberté qui est donc assurée par les États-Unis parce qu'ils avaient le leur puissance le leur puissance navale, on se retrouve dans un monde en fait où c'est plus le libéralisme et c'est pas en fait les États-Unis peuvent pas décider de c'est juste on est dans une le capitalisme c'est une énorme machine et les acteurs peuvent pas décider eux à eux tout seul comment fonctionne le monde aussi puissant soit-il. Et donc là en fait, on est on va on rentre, on est rentré dans une période qui euh bon alors Arnaudin il dit qui est plus plus tout à fait la guerre, plus tout à fait la paix, qui est juste un un endroit de de en gros de conflitualité permanente sur lequel on peut pas revenir à cet état libéral euh d'avant.

Hm. On a aussi noté que des grandes entreprises énergétiques profitent de cette crise sur le dos des citoyens et des contribuables parce que euh la fermeture du 3 d'Ormous, ça a provoquer une augmentation du prix de l'essence dans le monde entier euh y compris en Europe, euh y compris aux États-Unis euh avec les effets que ça a eu. Ça ça montre notre ultra dépendance aux hydrocarbures aussi.

Oui, ça c'est quelque chose enfin j'écouté Zucman, l'économiste Gabriel Zucman à la radio il y a il y a de tr jours et lui disait que en fait dans les années 70 quand il y a eu la crise du pétrole, les profits des grandes entreprises pétrolières ont été taxées à 90 % y compris aux États-Unis tout ça. Aujourd'hui, les grandes entreprises du pétrole se font un un argent monumental sur cette crise parce que voilà, ils augmentent les prix et cetera et ça ça passe globalement dans la poche donc des compagnies pétrolières mais aussi des actionnaires qui ensuite vont le mettre dans des paradis fiscaux. Euh en fait c'est pareil, c'est on est des grenouilles, quoi.

Enfin, on se rend pas compte de depuis les années 70 de ce à quoi on est habitué et de ce qui se passe en fait et de de vraiment je sais pas cet emballement capitaliste, ce capitalisme violent euh qu'on vit et on s'en rend même pas compte et aujourd'hui ça c'est on partout les grands patrons et et même des gens normaux vont dire que c'est absolument honteux, que c'est impossible de taper de de taxer à 90 % des profits. Mais c'est ce qu'on a fait dans les années 70 quoi. Et par ailleurs, je il y a il y a un truc sur toute cette question de l'essence et cetera qui moi me que que je je déplore vraiment qu'on ait pas vraiment de vraie discussion autour de de l'écologie.

Alors, on entend quelques personnes qui mettent quand même en avant le fait que il faut sortir de la dépendance aux hydrocarbur puisque donc là évidemment pour les gens qui ont pas le choix d'utiliser leur voiture, c'est dramatique l'augmentation du prix de l'essence. Mais euh il faut bien se rendre compte que l'État déjà l'État subventionne entre 10 et 15 milliards par an, je crois, de mémoire, euh les hydrocarbures. Et donc l'État subventionne ce ce secteur qui est en train de nous tuer tous et toutes. les gens sont dépendants à l'essence et on n'est pas capable de mettre en place des trucs assez vraiment on peut mettre des trucs hyper simples en place comme par exemple bon il y a cette histoire de leasing social là pour les les personnes les plus les les les plus pauvres pour permettre d'avoir accès à une voiture électrique bref pour en mettant 100 € par mois quelque chose comme ça mais moi j'aimerais bien que ce moment ce soit aussi l'occasion de parler du modèle dans lequel on est d'infrastructure parce que les infrastructures tant que ça va bien on les voit pas mais là ça va pas bien et on commence à se rendre compte que en fait notre organisation de la société elle va pas elle va pas du tout et typiquement le modèle de la voiture individuelle c'est quelque chose dont il faut parler et il faut parler il faut se rendre compte de toutes les ramifications que ça a il faut se rendre compte de l'organisation du territoire de où est-ce qu'il y a du travail de qui travaille dans dans ces travails là de comment on peut faire pour organiser la société différemment pour oui OK il y a un niveau d' d' d'électrification merci qui est important dans la voiture individuelle mais que le modèle de la voiture individuelle il faut réussir à en sortir parce qu'on peut pas être dépendant aux énergies comme on dépendant aujourd'hui c'est aller dans je complète il va on va on parle beaucoup d'électrification en ce moment parce qu'évidemment c'est une vulnérabilité que de dépendre autant des hydrocarbures.

Ça veut dire aussi arrêter le chauffage au gaz et cetera ça va avec he l'électrification c'est électrifier tous nos usages mais et donc ça va coûter un certain nombre de pognons hein et rajoutons à ça que on se dirige vers un été encore caniculaire évidemment le réchauffement climatique fait son œuvre et nous et il y a des besoins considérables. on va avoir des besoins considérables en matière d'adaptation au changement climatique puisque de toute façon il est là. Donc ça aussi c'est des besoins considérables et on se retrouve à un moment où les riches ne veulent pas payer.

Donc on va se retrouver en conflit. On est en conflit d'usage de la planète presque. Il y a un conflit d'usage de la planète entière.

Et donc tu as tout à fait raison. On va vers une crise, ce modèle est pas soutenable. Mais il est pas soutenable pas seulement écologiquement.

Il est pas soutenable socialement, techniquement si tu veux aussi et euh et politiquement en fait même géopolitiquement et géopolitiquement. Mais attends juste euh l'écologie c'est une question sociale quand même. Juste je sais pas parce que c'est un peu ce que je dis.

Non, non, mais oui, mais c'est c'est important de rappeler parce que tu vois, dans ces moments-là, on voit parce qu'on est là, oui, l'écologie c'est un truc de bobo, machin, un truc, mais non, enfin en fait, il faut bien se rendre compte que l'écologie c'est une question sociale et qu'on voit bien dans cette crise du pétrole et de cette dépendance euh euh typiquement à la voiture que en fait ces questions-là, elles sont hyper importantes socialement quoi. Il faut être capable de proposer un autre modèle de société pour moi, pour la gauche. Qu'est-ce que cette crise avec l'Iran ?

Qu'est-ce que cette crise avec l'Iran provoque dans la classe politique française ? Moi, j'ai l'impression les copains que la réponse est que dalle. En fait, j'ai l'impression que ça bouge pas beaucoup.

Il se passe des trucs en Iran. Ouais, d'accord mais là on est sur la commission euh m'qu sur la commission d'enquête. Je sais pas, on est sur de truc, on est sur la présidentielle, c'est l'absence de bah de prise de position ferme et de soutien de la France à l'égard du Liban notamment hein, ce que tu disais tout à l'heure euh la France.

Alors le fait qu'on ait envoyé le porta-avion Charles de Gaulle dans le la Méditerranée orientale, tu le vois pas ça comme un signe de soutien. En fait, le problème c'est que la France continue à fournir des armes à Israël. H voilà.

Oui, c'est même eux qu'on dit si c'est comme ça, on vous achète plus d'armes parce qu'il était pas cont c'est quand même assez problématique. Alors Jean Noël Barre qui condamne fermement les interventions. Enfin bon voilà, je pense que la France pourrait peut-être être plus comment dire par par ailleurs, elle était garante de la mise en place du CC le feu en 2024.

CC le feu qui n'a absolument pas été respecté à de nombreuses reprises par Israël. Ouais, il y a eu, je crois pendant l'intégralité du cesser le feu près de 1000 morts. Donc bon, pas ouf en terme de cesser le feu.

Et donc voilà, moi je m'interroge surtout avant de penser à ce que font les autres partis qui ne sont pas au pouvoir en l'occurrence à la réaction du gouvernement qui est quand même très inquiétante, très passive. Par ailleurs là sur les négociations qui vont commencer à à demain au Pakistan parce que il y a un cessé le feu de 15 jours entre l'Iran et les États-Unis, mais souscouvert de négocier un accord. avec des propositions qui ont été mises en mises sur la table notamment le déblocage du D3 d'Ormous avec la mise en place de cette taxe qui serait prélevée par l'Iran et les États-Unis.

Donald Trump se dit "Ah bah super, on va faire une joint venture". Vraiment, il a dit ça, on va aller récupérer 1 € 1 dollar pardon par baril de pétrole, ça fait 14 millions de dollars par jour. Pas mal.

Et il aimerait que ben du coup l'Iran lui reveste une petite une petite contribution. Très intéressant. On n pas parlé de la Chine aussi dans tout ça qui est très dépendante d'odréoccarbure à l'hydrocarbure iranien et tout ça pour dire que la France dit déjà que cette fameuse comment dire cette fameuse droit de douine en quelque sorte que ça rogerait l'Iran sur le pétrole serait un point d'achoppement sur la négociation de l'accord et que la France ne soutiendrait pas l'accord si jamais c'était négocié en ce sens.

Donc il y a quand même voilà, on dirait que la France est en capacité d'avoir une position ferme sur certaines choses et notamment des enjeux économiques. Mais quand il s'agit d'aller sauver une population qui est, on parle d'une guerre certes, mais en fait c'est une invasion, ni plus ni moins. Bon, on en entend moins parler.

Euh, on se souvient que le déclenchement de la guerre en Ukraine avait été un moment qui avait enfin ça avait été analysé comme étant un moment qui avait bénéficié à Emmanuel Macron parce que la 5e République étant ce qu'elle est. Le chef de l'État, c'est le chef des armées, c'est l'international, c'est les grands sujets, les grands discours, les allocutions à la télévision très sérieuses pour dire des choses très importantes. Est-ce que vous pensez que l'élection présidentielle de 2027 risque de se dérouler dans un contexte international tendu pour ne pas dire guerrier ?

Et si oui, est-ce que ça aura un impact ? Bien sûr. Ouais.

Tu penses ? Ah ouais. Ouais.

Et beaucoup plus que la dernière fois. Je veux dire, la dernière fois, en effet, le la campagne avait été percutée par l'invasion l'agression russe sur l'Ukraine et Emmanuel Macron, voilà, se posait en chef de guerre, je sais pas quoi, on se souvient des photos. Mais là, cette fois-ci, non seulement il sera pas là, mais en plus, donc il y a plusieurs projets qui vont se s'opposer.

Aucun n'aura plus d'autorité que l'autre. Là, Macron, il arrivé en position déjà d'autorité. Là, il va y avoir une vraie discussion sur quels sont nos rapports avec les États-Unis.

Est-ce qu'on veut ressembler plutôt avoir une diplomatie plus proche de celle de l'Espagne par exemple ou est-ce qu'on veut euh faire plutôt comme fait Méloni ? Euh il y a plusieurs modèle là qui s'opposent. Où est-ce qu'on fait comme Orban en ce moment ?

Euh on interroge pas mal Marine Le Pen sur sa proximité avec Orban euh parce que il y a Poutine aussi de l'autre côté. Donc et là c'est des questions qui vont à mon avis être beaucoup plus discutées que la dernière fois parce qu'il y a plusieurs modèles qui qui s'opposent assez assez clairement. On verra en tout cas et vous la suivrez sur backsit cette élection présidentielle bien entendu.

Autre sujet qu'on voulait aborder, c'est celui de la proposition de loi dite Yadan. Parmi vous les viewers, il y en a peut-être qui ont signé une pétition dont on parle beaucoup en ce moment qui a recueilli un demi million de signatures. Cette pétition, elle s'oppose à une proposition de loi de la députée apparentée EPR Caroline Yadan.

Euh dans l'idée, ce texte de loi est censé combattre les formes renouvelées de l'antisémitisme en créant un nouveau délit euh réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d'un état ou de faire publiquement l'apologie de sa destruction ou de sa négation. Euh l'autre proposition, c'est d'élargir le délit d'apologie du terrorisme. Le texte est inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour euh les jeudis 16 et vendredi 17 avril prochain.

Euh si cette cette pétition qui vient d'atteindre un demi million de signatures va permettre l'organisation d'un débat sans vote à l'Assemblée nationale et c'est déjà en soit une victoire. Le fait d'inscrire à l'ordre alors c'est pas ouf, c'est pas c'est pas ouf. Voilà.

Mais déjà le fait d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale une discussion, même si elle n'est pas suivie d'un vote spécifique puisque le vote aura lieu sur la loi quand la loi sera discutée, euh moi je trouve que c'est plutôt une victoire du camp des gens qui s'opposent à la loi dent. Qu'est-ce que vous en pensez ? Peut-être qu'on a appris de ce qui s'est passé à partir de 2014.

C'est parti à partir du moment où on a sorti l'apologie du terrorisme du droit de la presse pour voilà un régime spécial où là bah vous l'avez vu récemment avec Rima Hassan pour apologie du terrorisme on peut être placé en garde à vue directement c'estàdire c'était un autre régime qui dans à l'époque voilà dans le climat de l'époque s'est passé parce qu'on se disait oui bah c'est pour les terroristes quoi. Voilà et quand tu quand tu dis aux gens c'est contre les terroristes les gens ils font bah oui bah les terroristes faut bien tous les moyens contre les terroristes. terrorisme et puis il y en avait d'autres qui disaient "Oui bah attendez parce que ça commence comme ça avec les terroristes puis ensuite ce sera peut-être les écoterroristes puis ensuite les militants politiques." Et là Carolinead propose d'étendre ça à ceux qui critiquent un pays.

Voilà et donc mais ça ça veut pas dire seulement il y aura un procès et cetera. Ça veut dire les flics peuvent sonner chez toi toc toc toc qu'est-ce que tu as posté et cetera pour un tweet pour un machin. Donc non c'est une on est dans on est dans un rissement très dangereux en matière de liberté d'expression.

Euh et et c'est c'est c'est ce que ferait un état policier quoi, littéralement. Donc évidemment les gens, je pense ont commencé à comprendre. Ouais, peut-être qu'il y a eu des déclics.

Peut-être que de voir des enfants dans des commissariats parce qu'ils étaient pas Charl à partir de 2015, ça a peut-être fait aussi un peu réagir et que pas être Charlie, c'était déjà apologie du terrorisme. Donc alors qu'est-ce que c'est que alors on verra ce que ça donnera à l'assemblée cette proposition de loi. Il y a dent il y a 120 députés qui sont cignataires essentiellement des macronistes mais aussi quelques socialistes comme Jérôme Gedge et François Hollande.

Va jamais s'en sortir de dire François Hollande mais genre c'est pas possible. Sortez-nous de ce cauchemar. Olivier Fort, le patron du PS, a assuré que les députés socialistes allaient voter contre.

Bon, alors c'est comme d'hab avec le PS, c'estàd qu'il parle pas d'une seule voix. Donc Olivier Fort, il a dit "On va voter contre. Euh Jérôme Arthur de la Porte, le porte-parole, il a dit que le groupe déciderait plus tard et euh et bah et au lan des GG, ça va être compliqué pour eux de voter contre.

Ouais, je vous juste vous rendez compte que laisser le pays au RN avec des lois comme ça déjà voté, c'est irresponsable quoi. Irresponsable. C'est clair.

Je suis bien d'accord. Les députés RN soutiennent le texte. Est-ce que c'est une manière de faire oublier Non, mais voilà, justement.

Est-ce que c'est une manière de faire oublier l'antisémitisme du FN ? Hm. Oh bah ils doivent Oui, je pense qu'ils y voient une opportunité effectivement en se disant c'est l'occasion peut-être de se racheter un peu.

Je voulais juste revenir sur un avis qui a été posté par la Commission nationale consultative des droits de l'homme que je je renomme ce soir en droit humain si ça ne vous dérange pas qui qui analyse ce texte et qui parle bien évidemment du glissement depuis 2014 dont tu parles les gens de l'atteinte à la liberté d'expression et cetera et cetera et qui revient en fait sur l'amalgame pardon de fait entre antisémite et antisionnisme. euh qui rappelle qu'il y a effectivement des actes antisémites qui ont été en qui sont en augmentation dans notre pays et que la seule réponse du gouvernement c'est euh ce texte que rien n'a été fait euh hormis ce texte qui en fait pose ben un gros gros gros gros problème. Euh il faut savoir qu'en plus il a quand même un peu évolué, il a été présenté en 2024 he il est pas nouveau, elle est pas nouvelle cette proposition de loi, je crois si je dis pas de conneries.

C'est pas quelque chose de nouveau. Et donc oui, ça fait longtemps que ça pousse ça fait longtemps que ça pousse pas mal. Euh donc voilà, l'affaire à suivre.

Moi, j'ai peur que ça passe en fait très sincèrement et peut-être qu'on aura une chance que ce soit retoqué par le conseil constite. Hm. On crois les Ouais.

Mais alors ça ça commence à poser un problème euh vraiment d'ailleurs, j'ai vu des constitutionnalistes euh en parler. J'ai même l'ancien président du conseil constitutionnel, Laurent Fabius en avait parlé publiquement, ce qui est très rare euh pour ce genre de personnalité, c'est que le Parlement se met de plus en plus à voter des textes anticonstitutionnels de manière parfaitement consciente en se disant on verra. Non mais voilà, on verra bien.

C'est le conseil qu'ite qui verra qui tranchera. En fait, ça te permet de faire une sorte de démagogie parlementaire. On va voter des trucs.

C'est le cas pour la loi AVA par exemple sur le harcèlement en ligne et cetera. Tiens, on va voter un truc. On se doute bien que ça va passer mais on va quand même le voter.

Comme ça, ça nous permet de faire des tweets pour dire "Regardez, le gouvernement agit, regardez la majorité agit et cetera." Oui, ça permet même autre chose pour ceux qui voient le coup d'après. C'est regardz après je vais pouvoir expliquer à mes électeurs que j'aurais bien pu vouloir, j'aurais bien pu faire autre chose à cause du Conseil constitutionnel. et qu' faudrait peut-être enfin en terminer avec le Conseil constitutionnel parce que le peuple s'est exprimé, le peuple veut ça.

Donc tant pis pour le Conseil constitutionnel. C'estàd l'idée c'est aussi d'affaiblir ce contrepouvoir. En tout cas, c'est c'est cette méthode finit par les par leur donner des arguments.

C'est euh c'est un énorme risque. En tout cas en parlant d'apologie du terrorisme parce qu'on en a parlé l'Eurodéputé insoumise Rima Hassan a été placé en garde à vue jeudi dernier pour apologie du terrorisme. sera jugé le 7 juillet pour avoir fait référence sur son compte X à un ancien membre de l'armée rouge japonaise, auteur d'un massacre perpété le 30 mai 2000 1972 dans un aéroport, l'aéroport de T Aviv en l'occurrence qui a fait 26 morts.

Euh c'est c'est on peut en reparler de ce de cette apologie du terrorisme qui est effectivement quelque chose de spécifique. Climarx, pourquoi est-ce que ça constitue un dévoiement des moyens de lutte contre le terrorisme ? Bah alors ça encore un coup de Hollande hein cette histoire hein franchement.

Mais non mais en vrai mais j'ai l'impression queul tu en as déjà un peu parlé avant mais en fait les outils de lutte contre le terrorisme c'est n'importe quoi. Juste on s'en sert pour bah typiquement pour attaquer Rima Hassan avec en plus des espèces de trucs de genre elle avait de la drogue sur elle tout ça enfin enfin c'est vraiment un niveau c'est c'est c'est terrible et moi j'ai là il y a pas longtemps j'étais invité à un événement où il y avait la journaliste Arian Lavrieux qui était là qui était journaliste d'investigation de disclose qui qui reparlait de ce qui lui était arrivé où elle pareil au nom de la lutte contre terrorisme elle s'était fait perquisitionner à son domicile. Elle avait fait de la garde à vue, tout ça, tout ça au nom parce qu'elle avait révélé des liens entre des opération en Égypte où l'armée française étaitù l'État français était impliqué.

Bref, mais tout ça pour dire que vraiment cette cette histoire de lieu contre le terrorisme aujourd'hui, c'est vraiment un cheval de 3 pour vraiment contourner bah oui les les droits individuels attachés à personne. Je sais pas si vous une garde à vue, c'est déjà une punition hein. Je sais pas si il y a des gens ici c'est pas censé l'être mais aujourd'hui la garde à vue c'est tellement banale en fait.

Moi je me souviens de Sarkozi qui chouinait sur ses gardes à vue, il les trouvait inhumaine et horrible. Et lui lui il disait que c'était déjà une punition la garde à vue et qu'on lui inflige ça à lui. Voilà.

Non mais Non parce que c'était tu vois ce que je veux dire sur le fait de quand tu vas en manif tu sais que tu as un risque d'aller en garde à vue. Tu vois tu sais que tu vas te faire taper. Tu sais que tu vas prendre des lacrimeux dans la gueule.

Enfin depuis les gilets jaunes c'est genre sais n'importe quoi. Et tu as raison. La garde à vue a été utilisée comme une punition ou comme une mise à distance.

On vous met en garde à vue comme ça vous allez pas en manif comme ça on est sûr que voilà. Donc oui, il y a un dévoiement complet de de la garde à vue notamment. Prima Hassan a porté plainte à son tour.

Elle dénonce une violation du secret de l'enquête qui la vise. La plainte vise notamment le porte-parole du ministère de la justice. Selon le cadre enchaîné, il aurait balancé des infos à des journalistes sur la garde à vue de Rima Hassan pendant la garde à vue de Rima Hassan.

Oui. C'estàd là, vous imaginez la pire garde à vue, quoi. En plus de ça, pendant ce temps-là, sa fuite alors il y a normalement on appelle ça le secret de l'instruction.

Non, c'est c'est ça le secret de l'instruction. tu es pas censé il est pas censé y avoir de fuite de de ce qui se passe en garde à vue, ne serait-ce que pour préparer ta défense machin. Et là le l'avocat Vincent Bringard a dit "Moi, j'apprenais des trucs dans la presse que je ne savais pas encore alors que ma cliente était en garde à vue et cetera." Pardon.

Ça veut dire je pense qu'il y a des gens dans les commissariats euh qui disent "Bah très bien, on a rima Hassan et ça communique à d'autres gens. Regardez, on a fouillé son sac, il y avait du CBD, il y a de la drogue. Voilà.

Et ensuite, ça a été ce qui est contesté par Rima dans le contesté non, il y a eu non lieu. Elle avait du CBD voilà voilà donc c'était pas ce truc là était faux de A à Z et plus et matraquage médiatique derrière le matraquage médiatique derrière le préjudice il y a un truc raciste derrière pour le coup. Évidemment.

Évidemment. Il y a il y a des gens avec qui on peut faire subir des trucs qu'on ferait peut-être pas subir à d'autres. C'est sûr.

Et Rimassan, il faut rappeler que là c'est pas la première fois qu'on l' il y a que qu'on l'a fait qu'elle comparait pour apologie du terrorisme. À chaque fois, elle a été relaxée. C'est-à-dire qu'à chaque fois, c'est pas très sérieux.

Par contre, il y a des il y a il y a elle est attaquée là-dessus pour ça et ensuite ça suit et elle est harcelée. En fait, elle est victime d'un harcèlement judiciaire parce que c'est une figure exposée institutionnelle quoi et institutionnelle et et grâce à ce truc de l'apologie du terrorisme. Il y a aussi une question il y a une question qui se pose aussi sur son immunité parlementaire.

Elle est censée en bénéficier. Normal. En principe, les parlementaires ne doivent pas pouvoir être placés en garde à vue, ne doivent pas être soumis à des enquêtes.

C'est une règle qui vise à protéger les représentants du peuple, les parlementaires contre les tentations d'un pouvoir qui ferait pression sur eux en agitant des menaces d' Oui. Non mais voilà, c'est ça c'est en l'occurrence pour des choses qu'elle a dites, des choses qu'elle a fait évidemment l'immunité parlementaire, ça marche pas tout le temps dans tous les cas et cetera sur des crimes de flagrance ou des choses comme ça. Tu peux évidemment te retrouver en garde à vue si tu si tues quelqu'un.

Bon voilà, tu tu vois ça ça peut arriver mais pour pour des prises de position politique, c'est un vrai problème. Si on commence à judiciariser le débat politique euh et puis apologie du terrorisme, moi si je dis que la résistance française était bien courageuse face au nazi, c'est apologie du terrorisme si on veut. Ça dépend, ça dépend qui est au pouvoir, ça dépend qui décide.

Tu veras demain si tu fais de la gardable. Ce truc-là, il faut le remettre en faut le remettre dans le droit de la presse, c'est-à-dire, on fera un procès plus tard si vraiment vous voulez machin, mais on puisse pas [ __ ] des gens en garde à vue direct pour ça quoi, en flagrance. Rien que le enfin le terme de terrorisme, en vrai, c'est hyper compliqué à décrire tout ça.

Enfin, c'est la cette souplesse permet de faire entrer tout et n'importe quoi. C'est quoi une apologie là ? En l'occurrence, elle a fait une citation d'un mec qui en effet a fait du terrorisme mais elle a fait une citation de ce gars-là.

Elle a pas dit euh bravo pour ce qu'il a fait à Tel Aviv en tuant plein de personnes. Elle a pas dit ça.