Le vin de demain sera-t-il bio ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] bonjour à tous soyez les bienvenus dans terre à terre les missions qui vous donne envie d'agir et de réagir en matière d'écologie on s'intéresse aujourd'hui au marché du vin sachez qu'on presque dix ans la consommation du vin bio dans le monde a presque doublé et en parallèle en france en particulier les conversions de viticulteurs se sont accélérées il nous intéresse de savoir à quoi ressemblera la carte des vignobles demain le vin conventionnel plus standardisés appartiendra t-il au passé on fait le point d'abord entre le vin bio bio dynamique et levain naturel dans ce teradata signée chloé juhel qu'est ce qu'un vin bio pour obtenir ce label il faut ni pesticides ni engrais de synthèse pour la culture de la vigne et il faut ajouter une quantité de sufit très réglementée lors de la vinification deux cas particulier il ya le vin labellisé issus de l'agriculture biologique sa production n'obéit qu'à la première règle et levain naturel aucun produit n'est ajouté à la terre et à la vigne en dépit de ce lourd cahier des charges de plus en plus de viticulteurs français se convertissent le bio représente aujourd'hui 11 % du vignoble nationale et la demande est au rendez vous les français boivent de plus en plus de vin bio en 2020 le marché a frôlé le milliard d'euros de chiffre d'affaires le vin bio à consommer bien sûr avec modération et il le vin de demain et pour réagir à cette consommation de vin cette consommation plus saine j'accueille l'un des experts du vignoble français ambassadeurs du languedoc roussillon son château l'hospitalet a été désigné meilleur vin rouge du monde c'est un grand viticulteurs gérard bertrand bonjour bonjour lui dit busch est bienvenu merci de nous éclairer d'abord sur un sondage 41 % des français considèrent que la certification vin bio d'un vin est un critère d'achat à part entière c'est ce que vous constatez très nettement aujourd'hui en fonction de vos ventes aussi oui on a vu en france une explosion de la demande de produits bio et c'est vrai que que ce soit dans la grande distribution chez les cavistes et maintenant aussi dans les restaurants toutes les catégories de bio se sont développées du bio jusqu'à la biodynamie en passant par le bi friendly et 20 aussi nature les vins sans sulfites une vraie émulation autour du bio ce qui est une bonne nouvelle alors c'est une émulsion ça c'est vrai mais il ya aussi des labels qui parfois nous désarçonnent alors est-ce qu'on peut y voir plus clair aussi avec vous entre le vin bio et le vin bio dynamie alors qu'est ce que c'est la différence ça c'est important pour le les consommateurs de comprendre qu'en fait la biodynamie c'est l'homéopathie par les plantes pour les plantes donc en fait c'est comme l'homéopathie pour les êtres humains c'est à dire que en plus de stopper l'utilisation de pesticides d'herbicides on travaille avec le calendrier lunaire qui a été créé par une dame s'appelle maria tous et a fait on fait différente pulvérisation de produits comme l'achillée millefeuille comme le chêne etc nous on a démarré avec deux hectares en 2002 et aujourd'hui on a quasiment 1000 hectares en bio dynamie dans le languedoc roussillon pour de la région de narbonne est ce que c'est réservé à une élite ce vin bio dynamique où se vend bio aujourd'hui pour dire les choses clairement aujourd'hui le vin bio il coûte à peu près 20 à 25% plus cher qu'un vin conventionnel mais il a d'autres atouts d'autres attraits c'est bon pour la planète est bon pour le consommateur la biodynamie aujourd'hui c'est une petite frange c'est à peu près 5 à 10% du bio et c'est très important parce qu'en fait l'inra a publié une étude extraordinaire elle dit que dans les sols conventionnel il ya entre 500 et 1000 le lien entre les micro organismes et les bactéries pour le bio c'est quasiment 2000 et la biodynamie ses 47 1000e lien donc ça veut dire mieux plus de matière organique et plusieurs de matières organiques mieux c'est pour le sol et mieux c'est aussi pour stocker le carbone ça veut dire que le vin conventionnel c'est le présent mais est-ce que ça va devenir très rapidement le passé et que le vin bio ou biodynamique les vins naturels vont prendre le pas sur un marché français et européen ou international oui d'abord je crois qu'il faut pas opposer les vignerons les ceux qui sont en conventionnel aujourd'hui on fait beaucoup d'efforts pour limiter leurs intrants leurs intrants chimiques en particulier c'est qu'il ya 30 ans mais c'est moins bien qu'il y a c'est mieux qu'il y a trente ans et c'est moins bien qu'il ya 60 ans puisqu'il ya 60 ans tout était bio quasiment et donc oui le bio va peut-être sera pas la norme mais sera l'une des normes les plus importantes c'est à dire qu'aujourd'hui le consommateur le plébiscite parce qu'il a confiance oui avec tous les labels que vous avez énuméré les flyers met au bio dynamie vins naturels un tout petit point parce qu'on va en parler au gré de cette émission faut être très clair là-dessus et d'un naturel ça veut dire on travaille avec rien du tout vraiment ça veut dire qu'en fait d'abord vous utilisez bien sûr comment bio aucun intrant chimique et ensuite durant la fermentation vous travaillez avec des levures qui sont les levures indigènes et après vous mettez pas de sulfite dans le vin donc ça veut dire qu'on est sur le fil du rasoir donc contrairement à ce qu'on pense c'est très compliqué à faire parce que l'on travaille sans filtre pour arriver à garantir une qualité et le gars est de qualité qui soit durable et je pense que c'est passionnant parce qu'on révèle vraiment et on renforce le côté du fruit gérard bertrand vous travaillez dans 14 domaines planté dans le massif de la clape près de narbonne et vous fait les vendanges depuis que vous avez dix ans ce savoir-faire et cet attrait 1% en plus pure plus naturel vous l'avez vu clairement évolué oui nous on a démarré en 2002 et j'ai lu le livre de steiner et j'ai été impressionné par la profondeur du message qui rudolf steiner c'est celui qui a créé la biodynamique et je me souviens très bien car les produits chimiques sont arrivés au début des années 80 on nous a vanté un mérite beaucoup plus facile et qui garantirait des récoltes en or c'est vrai qu'on a fait des progrès en termes de quantité mais on a développé une standardisation du goût d'une part et d'autre part on est passé du stade de survivants indécent l'inculte non à tirer les leçons en tout cas de cette surexploitation de cette standardisation du goût on va revendre une femme que vous connaissez peut-être vigneronne dans le val de loire et fondatrice du salon dive bouteille on y va gérard bertrand je vous présente notre seconde invitée et sylvie au jour en jour sylvie vous qui comme citoyenne journaliste est désormais fermière vous avez des vignes dans le tour est il prêt de près de saumur j'ai de la loi au dessus de la loire avait accompagné l'évolution de la consommation de vin l'évolution de la consommation des français leur appétit de vin bio vous diriez ça comme ça l'évolution natalité lente ou rapide elle est évidente de toute façon et puis elle va pas s'arrêter et c'est tant mieux notre métier c'est la viticulture c'est un secteur agricole qui consomment beaucoup beaucoup de pesticides trop plus de bio c'est aussi moins deux rivières polluées et c'est aussi on parle souvent de la pollution des océans de la pollution de l'air mais la position de la terre c'est un vrai problème parce qu'elle nourrit la terre cette prise de conscience elle est ancrée mais elle est ancrée aussi maintenant dans les stratégies de conversion des viticulteurs vous en accompagné beaucoup gérard bertrand vous noté des très clairement ce que dit sylvie ce n'est pas qu'un appel des citoyens c'est aussi un appel de la terre ou à essayer les deux en fait il ya une prise de conscience des vignerons qu'il fallait changer de modèle qu'on est allé trop loin dans cette filière et c'est vrai qu'il faut les aider parce qu'en fait pendant trois ans quand tous les temps conversion c'est difficile de valoriser ce travail et c'est au début que le ça coûte le plus cher parce qu'il faut avoir beaucoup plus de personnel il faut avoir aussi plus de matériel donc nous on a fait des contrats dix ans avec les vignerons oui pour les aider à passer en bio et ensuite on les garde après pendant les sept années qui suivent les trois ans de conversion pour l'heure commercialiser leur vin et bien sûr leur garantit des prix du bio dès le départ on a besoin de ce soutien qui vit aux roues oui on en a besoin on a besoin d'être aidés on a besoin d'argent on a besoin aussi d'être convaincu pour vers tyran vignoble c'est déjà quelque chose on a des exemples de deux camarades qui dont l'équipe ne voulait pas passer en bio mais il voulait pas pourquoi par peur du rendement justement ensuite qu'ils endurent du surplus de travail et puis aussi du risque ont subi un réchauffement climatique ont su bien une violence climatique et ses traits des années comme cette année on a commencé par des gels affreux parce que la vigne est trop en avance justement à cause de ce réchauffement aussi on vit vraiment une époque pas formidable et malgré tout cela vous avez choisi vous de vous engager dans cette dimension dans ce métier à quel moment vous avez eu le déclic sylvie pour moi la biodynamie c'est d'abord ces données c'est des ondes parce que le la vigne c'est de la photosynthèse et ce qu'elle reçoit la douceur qu'elle reçoit d'air c'est pour ça si je pense que la main féminine c'est assez important et tout ce qu'elle reçoit grandi avec ça cette communion avec les éléments et le parcours de sylvie doit vous faire et à cheikh jarrah vertes font parler la même langue quoi parce que en fait il n'y a pas de grands et de petits vignerons y a que des bons vignerons des gens passionnés moi quand j'ai démarré j'avais un petit vignoble alors forcément comme c'est mon métier à plein temps et qu'on a eu un peu de succès même s'il a été lent à venir au s'est développé puis parce que j'étais dans une famille de vignerons et de négociants donc c'est une autre démarche c'est sûr que quand on fait deux mille bouteilles ou 3000 on n'a pas la même démarche commerciale que la mienne qui suit dans 75 pays mais toutes les démarches sont louables et puis puis moi je trouve ça formidable parce que ça encourage aussi des gens qui sont en train d'essayer de se reconvertir ou des pluriactifs de se lancer dans la viticulture et ces gens là souvent il apporte quelque chose parce qu'ils ont des idées nouvelles et c'est un peu ce qui vous est arrivé ouais moi ce qui m'est arrivé des rencontres oui voilà c'est fait ça pour le fin du fin naturelle pour le goût du vin parce que parce que on a du mal à voir autre chose après et pour le goût des gens aussi parce que ça monte enfin on parle de passion effectivement et mary de gens libres et qui font qu'ils font les choses jusqu'au bout alors vous êtes producteur est aussi négociant 35 millions de bouteilles vendues par an alors évidemment il y à des clients de ce vin conventionnel la part de bio dont c'est bien aujourd'hui on est à plus de 50 % bio et quand on cumule les différents labels entre le beau le bio le bifff lundi puis la biodynamie ce qu'on est leader mondial en biodynamie on a quasiment 1000 hectares en bio dynamie donc donc ça fait plus de 60 pour ça mais en fait moi j'ai démarré la biodynamie sur deux hectares et je me suis rendu compte que les vins étaient meilleurs que les verts avec un potentiel de garde plus important est quand même temps ce que disait sylvie mes collaborateurs ils sont ravis parce qu'en fait ils n'utilisent plus de produits chimiques donc ils sont en connexion directe avec le terroir et donc on a renforcé vraiment ce goût du terroir est ce qu'on peut dire ensemble parce que c'est aussi la réflexion de notre émission que le vin bio le bien naturel c'est le vin d'avenir c'est ce que vous souhaitez bien sûr mais ce que vous est ce que vous le pensez ce que vous leur je souhaite même à tous les vignerons d'enfer de la nature et oui et d'ailleurs il ya une récente étude de chercheurs français qui ont croisé des notes de grands critiques et il apparaît que les vins bio et en biodynamie sont mieux notés clément conventionnelle on va illustrer notre discussion avec ce reportage de chloé champions qui est allé près de tours rencontré la famille breton qui cultivent qui vinifie la vigne et qui s'est converti à la culture biologique et biodynamique depuis quasiment 30 ans c'est un domaine reconnu pour ses vins naturels justement reportage au coeur de ce vignoble est en pleines vendanges regardez d'après les chercheurs les origines du vent prennent place est mille cinq cents ans avant notre ère dans les montagnes du proche orient bien avant l'invention des pesticides et des intrants pourtant les archéologues sont formels les hommes ont toujours ajouter diverses substances pour contrôler le goût du vin alors finalement qu'est ce que le vin doux naturel et at il jamais vraiment existé depuis 1886 près de tours la famille breton cultive et vinifie lavigne converti à la culture biologique et biodynamique depuis 1990 le domaine est maintenant connu pour ses vins naturels un vin naturel c'est un vin qui est vinifié sans intrants et si possible jusqu'à la mise en bouteille son souffle donc l'idée d'abord première c'est d'avoir des sols sains ou des sols qui sont travaillés en culture bio ou en biodynamie récolte manuelle évidemment la machine à vendanger est à proscrire puisque la porte du jus donc il faut sufit et apporter des intrants donc est l'unification son souffle le soufre ses corrosives ça détruit les muqueuses ce n'est qu'une fois c'est détruire l'estomac humour présente sur un bateau talent son souffle un tiers du volume ce qui est déjà beaucoup en sachant qu'on produit 80 une bouteille et les autres ils sont protégés à la mise en bouteille avec des doses homéopathiques c'est à dire un mot moins de 20 mg de ceux de total et rationnels ils sont à 70 80 avec une possibilité pour les vins rouges sont 10 mg laisse de total un argument de dire que les vins nature sont pas des vains autrefois il était tout naturel le souffle est arrivé au 19e siècle donc début du xxème ce vin naturel sans sulfites séduit de plus en plus de vignerons catherine breton épouse et collaboratrice de pierre nous explique que c'est aussi parce que les vins conventionnels sont bien trop contraint par les cahiers des charges des appellations d'origine contrôlée les cahiers des charges des appellations d'origine contrôlées sont très restrictives et un manque de liberté donc je comprends très bien qu'un jeune vire on n'a pas envie de forcément rentrer dans ses cahiers des charges et qui lui empêche en fait de faire le va qu'il a envie de faire donc les vignerons en fait ne sont plus capables d'avoir cette tolérance de la multiplicité de vin qui peuvent être présents sur une appellation et c'est vrai qu'ils ont tendance à se faire coincer dans ce que veut l'agriculture a tancé c'est d'avoir des bassins de production qui sont capables de faire des hectos aider hectos pareil pour satisfaire un marché qui de toute façon on ne veut pas de différence parce qu'à chaque fois qu'il ya une différence il faut recommencer le commercial levain naturel a le mérite de remettre en question les modes de production et de distribution conventionnel boire du vin naturel c'est surtout adhérer un autre système économique basé sur des valeurs humaines et écologiques il s'agit désormais de réconcilier les papilles avec ce qui se cache derrière les étiquettes voilà la famille breton son travail son enthousiasme vous les connaissez bien s'il vit j'aimerais bien être elle c'est aussi grâce à eux la sainte-catherine notamment que je suis allé un peu plus loin dans le vin naturel vont parler d'étiquettes tout à l'heure de la belle et de standardisation et ce qu'il faut avec cette tendance s'affranchir de sa justement de ces critères alors on a les aop les aoc mais s'affranchir de cet étiquetage peut-être un peu trop carcan pour pour ses consoles est aujourd'hui l'europe nous a imposé de plus en plus de normes le consommateur aujourd'hui il est il est qu'il est beaucoup plus cultivé qui a 20 ans donc moi je pense qu'il faut pas rajouter avec avec les normes dit encore avec les catégories il faut juste marquer ce qui correspond à la certification que vous avez sur l'étiquette et puis il faut laisser le consommateur faire le reste jean transaction parce que vous avez étiqueté vaut vendre les ventes france justement davantage de vins de france que c'est une nouvelle catégorie qui permet à ceux qui sont pas là le sérail ou ceux qui veulent pas respecter je dirais les pour les normes de l'appellation de ferme indifférent donc c'est une chance aussi parce que ça permet à ceux qui veulent faire par exemple actuellement les belges c'est une catégorie se développe nous on fait aussi de vin rouge donc élevée en revanche ce sont des raisins blancs vinifier comme des vins rouges on remet au goût du jour la tradition ancestrale des géorgiens qui ont créé ces premiers veille il ya plus de 5000 ha et donc c'est très intéressante parce que ça donne des goûts différents ils ce sont des veines qui ont à la fois les caractéristiques structurelles devaient rouge puis l'élégance d'un vin blanc mais en fait moi j'ai des enfants géorgienne ça donne des gammes aromatiques sait on est toujours là dans la découverte 3 et la place des femmes alors c'est intéressant parce que c'est une mission mixte pour le coup mais est ce que vous diriez sylvie aux gens pour voir aussi tous à s'épanouir autour de vous que le vin naturel favorise aussi l'arrivée où l'entrée des femmes dans ces métiers du vin on l'est tonnes plus non plus à au bureau à la comptabilité voilà on a découvert qu'elle avait quelque chose plus haut et je crois que le toucher féminin et l'intention féminine elle est très importante dans le genre c'est intéressant d'avoir ce regard de femme essaie et cette précision aussi il savoir faire féminin dans ses vignes oui en fait aujourd'hui la viticulture est ouverte ja on compte plus de femmes tellement que c'est devenu une norme les femmes aujourd'hui c'est une bonne nouvelle sont de plus en plus nombreuses dans la reprise des domaines ça se transmettait des finances et de père en fils et je trouve ça formidable moi je pense qu'effectivement c'est complémentaire parce que parce que les femmes et les hommes surtout en termes de dégustation une sensibilité à la mer qui est beaucoup plus importante les hommes quand y déguste en particulier les vins rouges au bout de deux milliards trois quarts d'heure quand on déguste on ressent pas la mer alors que la femme elle se sensibilité qui est différente donc oui effectivement c'était un manque de pas avoir autant de femmes dans le métier du vin mais ça a changé sylvie oseront gérard bertrand vous êtes avec nous on va s'interroger aussi sur les vins d'influents ceux présents sur les réseaux sociaux que favorise quels produits favorisent le bouche à oreille on va en parler dans notre tous terre-à-terre notre citoyenne du jour s'appelle fleurs godard bonjour fleurs vous qui sillonnait depuis plus de dix ans la france à la recherche des meilleurs vins naturels et qui en fait état également sur les réseaux sociaux alors les vins naturels d'abord font-ils des vins d'influencer la presse communauté en réaction notamment sur instagram je pense que c'est laid c'est un mode de production qui en tout cas est complètement nécessaire qui apparaît comme une réaction à des abus conventionnel qui ont été produits dans les années 80 principalement est que en ce sens là oui on peut on peut dire que l' influence du vin naturel et est plutôt dans le tourner vers la vie et qu'on est donc quelque chose à ces joyeux et est nécessaire que vous sentez vraiment dans les partages vous qui travaillez avec une quarantaine de domaines vous sentez que en relayant justement leur production il ya cet appétit chez les consommateurs pour ce vin naturel je pense qu'en ce cas il ya quelque chose de très clair c'est que j'ai jamais vu quelqu'un revenir aux vins conventionnels il ya un point de non retour dans le vin naturel dès lors qu'on a commencé à accumuler une certaine une certaine pratique à se faire une culture en tout cas voilà tech ont acheminé à un certain niveau dans le vin naturel il ya une élection physiologique du corps qui refuse de revenir en arrière et ça c'est très radical est clair pour tout le monde vous avez le sentiment puisque vous aussi vos compagnons et compagnes au nez avec ces vignerons décès et ses vignerons que ce vin naturel se démocratise et si oui est-ce qu'il se démocratise bien en france par rapport à vos expériences à l'étranger j'ai le sentiment qu'en france on a la conviction pour beaucoup qu on a 20 dans l'adn enfin ça c'est beaucoup un truc de la virilité aussi c'est très très attaché on a vraiment un problème français je pense avec l'idée de ce qui est très agressif et de ce qui vient bousculer un petit peu le cette idée de patrimoine culturel et vous entendez que c'est un peu plus un truc de bobos ou de marc genre en france et qu'à l'étranger c'est beaucoup plus ouvert justement je crois que ça s'adresse à une histoire de gens privilégiés parce que c'est essentiellement des consommateurs des consommatrices qui ont le temps et le luxe de pouvoir se poser ces questions-là de ce qu'ils vont voir et manger mais il ya il ya quand même quelque chose d'un petit peu plus réactionnaires je pense en france est plus attachée à ses traditions après paradoxalement c'est aussi un endroit où une produit historiquement énormément de vin nature mais alors comment vous donner envie vous sur instagram justement en tant qu influence du vin naturel comment on peut être ambassadrices de ce vin naturel ce que j'essaye de déconstruire c'est vraiment cette approche très très binaire du vin il ya beaucoup beaucoup d'expérience de vinification qui permet de mélanger des cépages de différentes régions des cépages de différentes couleurs et et voir différents contenants d'élevage et qui donne des choses vraiment très très surprenante et très très riche en terme de de goût et d'expérience et si vous deviez avoir un slogan nous donner un slogan autour du vin naturel justement pour pour réunir un peu autour de vous de cette consommation waouh peut-être vive les bains libres vive les vins libre mais pas sans étiquette quand on achète un vin naturel il est aussi étiqueté il appartient quand même à un terroir au fond ou une association de terroir pour le définir une sorte de plus en plus des 2 système d'appellation du système dao c'est en fait qu'on connaît bien en france et qui avait une utilité une légitimité très forte quand il a été posé et qui aujourd'hui est plutôt un système de classement qui tire vers le bas en tout cas les les personnes que je représente donc qui prévalent en sortir pour pour pouvoir exprimer plus librement le terroir et le matériel végétal dont elle dispose merci de fleurs godard grossiste en vain spécialisés dans ces vins naturels vous 4 influence sur sur instagram je rappelle l'un des ouvrages pur jus cultivons l'avenir dans les vignes justement coécrit avec justin st lô aux éditions marabout merci pour ce terrain tertre à citoyens merci oui pour terminer sylvie augereau et gérard bertrand j'ai quelques petites questions sur l'évolution de notre rapport au vin on a parlé la part du vin bio de la biodynamie mais est-ce que la géographie viticole va changer pour vous gérard bertrand avec le réchauffement climatique écoutez la vraie réponse pour moi c'est d'avoir des sols vivants c'est à dire c'est de cultiver un bio ou en biodynamie parce que ça permet aussi d'avoir une plante amér santé de garder plus de feuilles pour protéger les raisins aussi de la chaleur est aussi cédé d'utiliser les bons ces pages au bon endroit c'est à dire que la tradition viticole et dans le monde il ya quasiment deux mille cépages fait qu' ils ont utilisé toujours les cépages locaux aujourd'hui a vu naître l internationalisation des cépages mais on voit bien que les vieilles vignes sont souvent des cépages ancestraux nous par exemple pendant du grenache on a du carignan des vignes centenaire au chili ont dû carmenère en argentine ils ont du mal bec donc favorisons aussi les cépages qui sont bien adaptés et au climat et au terroir ça aussi c'est une leçon d'humilité mais avec la baisse du rendement avec c'est difficile épisode climatique est-ce que de faits tout en étant plus éco responsable on va devoir vendre les 20 plus cher ce qu'il faut se faire une raison à ça mais je trouve que ce moteur il devient déjà en général c'est une vraie bonne question parce que les gens s'imaginent pas tout ce qui se passe derrière et au bout d un produit on est localisable français made in france donc il faut savoir le pays il faut il faut s'inquiéter quand on en est à moins de 5 euros bien forcément quelque chose qui va pas derrière et puis et puis on n'arrivera pas à augmenter le prix du vin parce que les gens n'ont pas et ça va faire la part belle aussi peut-être rien de conventionnel et après ça après ça il faut trouver les armes pour vous pour résister pour vous battre réinventer l'écosystème pour éviter la standardisation forcément on va recréer ces entités agricole et nous en tant que vigneron on doit aussi favoriser la biodiversité parce que aujourd'hui on a perdu 40 % des espèces à la fois sauvage et puis de biodiversité sur la planète et dans mon livre donc j'en parle mais c'est important de pouvoir de pouvoir retrouver cette biodiversité qui favorisera également une stabilité climatique voilà vous avez été très éclairant sur le vendent avenir serein de demain biodynamie vins naturels avec l'éco responsabilité à la fois de ceux qui le font et de ceux qui le consomment la nature au coeur c'est cette vision entrepreneurs engagés que vous décriviez dans cette émission gérard bertrand pour un monde meilleur ça c'est votre ouvrage qui relate votre expérience et puis votre rapport au monde celui de sylvie augereau avec les photographies de louis-laurent grand d'adam le vin parce qu'ils le font justement pour ceux qui le voient voilà on retrouve aussi votre itinéraire sylvie merci infiniment d'avoir été avec nous et puis je rappelle celui de fleurs godard pur jus vinification et son slogan vive les vins libre libre comme vous voulez démontrer merci beaucoup et nous étions au comptoir général à paris au bord du canal saint martin c'est le lieu qui nous accueillait qui partagent les valeurs de terre à terre n'hésitez pas à nous écrire sur les réseaux sociaux ou que nous suggérer des thèmes d'émissions réagir à ces propos évidemment cette émission est la vôtre merci et à très bientôt [Musique]
Xavier Bertrand