La nomination d’Anne Le Strat à la tête de l’OFB passe mal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Midih 14h [musique] Sud Radio, la France dans tous ces États. La nomination de l'écologiste Anne Lat à la direction de l'Office français de la biodiversité, l'OFB ne passe pas auprès des agriculteurs en raison de ses engagements militants. À tel point que le gouvernement a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête administrative sur sa nomination.
Pourquoi un tel rejet ? On en parle avec le président de la coordination rurale, Bertrand Vantau. Bonjour.
Bonjour. Bonjour Bertrand Vantu. Oui, c'est quand même alors on n'est pas on n'est pas une surprise prêt, une contradiction prêt.
Euh l'Office français de la biodiversité, bon c'est un organisme qui a le mérite d'exister et au moment où on est quand même en conflit avec le le monde agricole, entre le le l'exécutif et le monde agricole, euh ça vous chatouille que ce soit madame Amélie le le Strat Anne pardon Anne Lestrat qui soit qui soit nommé à cette direction. Ah mais ça c'est pas que ça nous chatouille à l' C'est que c'est comme c'est comme une si on a envoyé une bombe comme celle d'Hiroshima sur l'agriculture française. C'est c'est une catastrophe.
C'est une provocation. Donc pour vous c'est une provocation presque. Ah mais c'est une provocation mais de toute façon ce qui avait été dit lors du congrès, lors de mon élection du congrès à Ho disant qu'ils étaient en train de vouloir convier toutes les strates de décision, ben regardez on fait 2 mois de manifestation et on nous nomme le strat à la tête de l'OFB.
Donc le message qui envoyé, il est pas bon. et et en particulier on dit "Ah bah on va ouvrir une enquête mais il y a besoin d'ouvrir une enquête pour savoir qui a nommé madame LRAT à la tête de l'OFB. Là c'est le deuxème ça veut dire qu'on se fout encore de nous parce que tout le monde sait comment elle a été nommée et partie.
Il a pas besoin de faire une enquête. Ça veut dire que aujourd'hui ben le premier ministre et la ministre de l'agriculture ben doit nous dire qu'il a nommé. Bertrand Ventau Bertrand Vantau rappelez-nous qui est Nostrade.
Qu'est-ce que vous lui reprochez ? Ben en fait, elle a eu un passé euh engagé à Europe écologie les vers. Elle est très proche d'exction Rebellion euh qui a un mouvement et des soulèvements de la terre qui sont des mouvements ben euh entre guillemets un peu terroristes et qui sont anti-agriculture classique.
Euh donc elle a un passé lourd de militants écologistes, elle a été engagée, elle a même été euh elle a même été élue à la mairie de Paris. Mais ça c'est c'est mais et c'est quelqu'un qui est profondément du du lieu de l'écologie décroissante. C'est c'est ça donc le signal qu'on envoie aux agriculteurs pour leur dire on va essayer d'arrêter d'un peu de vous en vous embêter compagnie avec l'OFB.
On nous envoie quelqu'un qui vient du milieu écologiste radical et pensée décroissante. Je vais pas faire l'avocat du diable Pervantau mais le domaine de la biodiversité on va dire qu'elle est un petit peu chez elle quelque part. Elle a elle a quelques raisons d'être d'être compétente.
Euh elle est pas plus compétente que les agriculteurs pour faire la biodiversité. Ce sont d'abord les agriculteurs, les forestiers et les propriétaires des temps euh qui sont aujourd'hui les fabricants de la biodiversité comme on la connaît aujourd'hui qui sont capables de la conserver. C'est les gens qui viennent nous l'expliquer alors qu'ils ne savent pas ce que c'est que façonner du paysage, euh entretenir du paysage et surtout payer des impôts locaux sur des terres quand on est propriétaire ou quand on est fermier.
Je veux dire euh aujourd'hui le vrai sujet c'est qu'on n plus mettre chez nous en étant propriétaire de fonciers avec des gens comme ça. Bertrand Ventu expliquez-moi quel est l'impact de l'OFB, l'Office français de la biodiversité sur l'agriculture française ? C'est un organisme qui a un pouvoir de décision, d'orientation dont vous avez besoin vous pour conduire vos vos exploitations agricoles ?
Alors on a absolument pas besoin de l'OFB. L'OFB a surtout des missions de contrôle, des missions de police environnementale. C'est sa mission première et c'est surtout une fois de plus un organisme qui devient un doublon d'état qui coûte extrêmement cher, qui a une s'il est mal piloté peut être extrêmement néfaste et l'agriculture française est entravé de de nombreux sois.
Je vais vous prendre un exemple très concret qui se passe aujourd'hui sur le territoire de la Nouvelle Akitaine. Vous aviez une entreprise de drainage qui s'appelle C drainage qui a été perquisitionnée sur ordre du parquet de la Rochelle et aujourd'hui vous avez 200 et 200 agents de l'OFB qui sont en train de venir me regarder si les drains sont conformes ou pas. Pas des parcelles agricoles.
Ils ont déployé 200 personnes pour voir sur des sur des parcelles qui ont été draînées. Est-ce que vous imaginez si on mettait les mêmes moyens même sur le narcotrafic ou la sécurité en zone rurale, les choses s'amélioraient très très vite. Voilà.
Donc il y a deux choses, il y a deux il y a deux choix qui sont en train de se passer. Il y a euh voilà l'écologie qui punit l'agriculture et ben on leur met tous les moyens de police nécessaire et puis pour nous aider à encore produire et ben on a aucun moyen. Euh vous expliquez ça par la pression de quel intérêt économique ou politique vous pensez que la FNSA serait derrière ou elle-même n'est pas d'accord avec cette orientation de l'Office franc français de la biodiversité ?
Alors, je je trouve la réponse. Alors, bien sûr, on a fait un communiqué de presse en demandant euh le positionnement euh dans le même sens que le nre, c'est-à-dire euh la démission euh la démission ou du moins la radiation euh d'un strate de la tête de l'OV et puis euh et donc on a fait un communiqué en demandant de se positionner et la j'ai lu la réponse de la FNSEA qui reprend pas les termes qu'on dit qui sont bien sûr effectivement ils sont pas contents mais elle a un malaise aussi hein. Oui.
Oui. Oui. Non mais non, le problème qu'il y a c'est que quand on regarde le la composition du conseil d'administration de l'OFB, alors effectivement c'est pas le monde agricole qui pèse le plus dans l'organisation mais il y a un représentant de la FNSA et il y a un représentant de chambre d'agriculture de France.
Donc la FNSEA, je suis quand même surpris, c'est peut-être que c'est le cas hein, je suis quand même surpris que la FNSEA a pas été au courant de cette nomination en étant à l'intérieur du conseil d'administration. Donc voilà, moi ce que je demande en particulier à Arnaud Rousseau et et Sébastien Winsor qui est président de Chambre de France, c'est d'appuyer notre demande à ce que madame LRAT quitte l'OFB le plus rapidement possible. Bon Bertrando, vous avez vu qu'il y a quand même une réaction du gouvernement qui a été interpellée et une voilà, il essaie de savoir qu'en quelles conditions madame madame Lostrat a été nommée.
En tout cas voilà, ils réagissent. Vous Oui, si vous voulez, c'est quand même assez surprenant qu'au plus haut niveau de l'État, on sache pas comment est nommé une directrice de l'OFB. Donc ça, je trouve ça assez surprenant mais en tout cas effectivement faut qu'ils réagissent mais la meilleure réaction, ils peuvent nous apporter une réponse claire.
Ou alors ça veut dire et c'est bien ce qu'on dit nous à la CR que les satellites de l'État dont font partie l'OFB, l'ANCS, euh l'agence de service et de paiement sont des choses qui sont totalement en liberté euh gérées par eux-mêmes, recentré sur eux-mêmes en sous l'autorité de l'État. Donc c'est extrêmement dangereux. Regarde ce qui vient de se passer à l'OFB.
Il y a pas qu'à l'OUB que des gens comme ça sont en train de rentrer pour nous empêcher de produire et pour stigmatiser l'agriculture. Il y a pas que là et c'est bien ce qu'on demande depuis le moment et c'était bien une principales revendications qui était de défaire les agences et les offices d'état qui sont des doublons qui coûtent cher et de les remettre sous les ministères de tutelle pour faire des économies et ces économies doivent aller aider les agriculteurs qui vont mal et à redresser la France agricole. Nous sommes d'accord sur cette sur cette priorité.
Bertrand Vonau, puisque vous êtes là, je je vous demande votre avis sur l'information qui signale que le gouvernement va donc lever les restrictions suite à la dermatose au vaccin, la dermatose nodulaire. Donc 500 départements vont être évacués de la zone et vont être mis en j'allais dire en normalité. C'est quelque chose qui vous rassure ou c'est pas totalement gagné ?
Je suis très inquiet sur la reprise virale dès la fin de l'hiver début du printemps qui risque de toucher d'autres départements et donc et continuer donc Mathos risque de continuer à se à se reprendre en France. C'est surtout ça qui m'inquiète parce qu'on aura pas vacciné en amont que le virus soit là. Alors c'était facile de le faire en période hivernale.
Donc est-ce que c'est une grande avancée ? Parce qu'en fait ça veut dire que Annie Genevar ne s'est toujours pas prononcé sur un protocole qui pourrait être différent, c'est-à-dire où on arrête d'abattre des animaux pour rien. Et surtout je sais pas comment la maladie si elle repart, si le virus repart va être maîtrisé aussi bien sur les territoires qui n'ont pas été encore touchés, c'est-à-dire au moins les 4/5e de la France, mais également sur les zones qui ont été juste vaccinées en particulier la première, la Savoie où qu'est-ce qui devient pour les éleveurs ?
Est-ce qu'il revaccine dès le printemps ? Et puis il y a une autre question qui est toujours pas réglée sur la dermatose, c'est les animaux qui vont être en estive en particulier dans le massif central mais aussi tous les massifs, mais en particulier ceux qui vont être en bordure d'Italie et également d'Espagne. Qu'est-ce qui va se passer quand les troupeaux seront vaccinés d'un côté et pas de l'autre ?
Il y a beaucoup d'inquiétudes à avoir. Je suis très inquiet que la que Annie Genevard n'ait pas permis de de vacciner toute la France avant le printemps. Je souhaite mais vraiment je le souhaite que le virus soit contenu.
Mais s'il l'est pas, ça va être une catastrophe au point et elle aura des comptes à angle sur la gestion de cette de cette maladie. On aurait des moyens de le faire là où non. Vraiment s'il y avait une décision politique de de passer à l'acte, on pourrait entamer une procédure de vaccination générale du cheptel Boivin français.
Mais bien évidemment, mais bien évidemment que c'est possible. C'est qu'une volonté politique, mais aujourd'hui, il faut pas se leurer. Il y a un poids des exportateurs de beau vent pour pas qu'on vaccine parce que il gagnerait un peu moins sur une durée.
Mais la vraie question, c'est ben la vraie question, elle est là. Donc, il y a une pression d'un certain monde économique pour pas qu'il y ait une vaccination et on se cache derrière son petit doigt en disant "Mais si on vaccine, on veut pas exporter." Mais l'Espagne vient de signer un protocole d'accord le 27 janvier que les Moxinés puissent rentrer en Espagne.
Donc c'est pas le problème. Il y a pas assez d'animaux à exporter donc ils plieront. Il y a pas de souci.
Il manque une il manque une volonté politique. Ce que dit la ministre de la culture si je consulte je consulte c'est pas à moi de trancher. Mais si quand on est politique on consulte et on tranche.
Elle doit trancher. Elle n'a pas envie de trancher et ça c'est extrêmement extrêmement p vous savez elle a consulté elle a consulté sur le ministrius corps. C'est une ministre qui consulte énormément.
Peut-être qu'un jour elle passera à des actes plus préignants. Bertrand Vantô, merci pour votre pour votre témoignage et votre et votre votre humeur hein. Je vois bien que vous êtes encore en colère et toujours vigilant et bien entendu Sud Radio est toujours là à votre écoute pour avoir votre votre témoignage.
À très bientôt. Так.
Xavier Bertrand