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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 14 mai 2025 38 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & élections

Affaire Bétharram : François Bayrou en défense...et en attaque | Ça vous regarde - 14/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous le climat de tension pendant l'audition ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    François Bayrou évoque un moment libérateur. Vous partagez ce sentiment ?

  • 9:00FerméeRéponse partielle

    Si vous aviez agi à l'époque, pensez-vous avoir pu éviter d'autres victimes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir amené ce livre sur Mélenchon ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été satisfait de cette audition ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé de cette audition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 24:00François BayrouFait
    « Elle a affabulé devant la commission. »
  • 27:00François BayrouFait
    « Je sautais le portail. Peut-être j'ai sauté le portail ce jour-là pour lui parler. »
  • 30:00François BayrouChiffre
    « Le département qu'il présidait avait financé Betaram à hauteur d'un million de francs. »
  • 36:00Périne GouletFait
    « L'article 40 ne concerne pas les professeurs du privé parce que ce n'est pas considéré comme des fonctionnaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue si vous nous rejoignez. On est donc ensemble pour une demi-heure. On va revenir en longueur dans cette émission spéciale.

Ça vous regarde, vous l'avez compris. On va revenir en longueur sur cette audition de François Baou par la commission d'enquête parlementaire dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Betaram. Je vous l'ai dit 5h25 d'audition.

Que faut-il en retenir ? sa version des faits a-t-elle convaincu ? Nous aurons les premières réactions politiques évidemment et les réactions de nos invités en plateau.

Nous sommes avec Eric Arasus. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes un ancien élève de Betaram. Vous êtes une des quelques 200 victimes à avoir déposé plainte dans ce dans ce dossier. Et puis Mathilde Goaneek, bonsoir.

Vous êtes journaliste à Média Part et vous avez participé à l'enquête qui a été menée par votre journal sur cette affaire Betaram. Une enquête qui a d'ailleurs été évoquée par François Baou. On va on va en parler avec vous dans un instant.

Et puis deux députés vont nous rejoindre. Goulé pour le modè et Aida pour le Parti socialiste de députés qui ont participé à cette audition du premier ministre et qui sont donc en chemin entre la salle d'audition et nos studios. Elles vont arriver d'ici quelques instants.

Et pour commencer, on prend la direction de la rue de l'université pour aller voir Clément Perou. Clément, vous êtes donc devant le bâtiment où où s'est tenu cette audition de François Bairou. Exactement.

Rue de l'université juste en face du palais Bourbon. Vous voyez, de nombreux journalistes sont encore présents. Les députés commencent à sortir et les premiers répondent aux questions des des journalistes.

Ce sont les députés qui étaient présents et qui ont donc participé à cette audition de François Bairou. Vous l'avez dit Clément, une audition fleuve près de 5h30. C'est très rare d'avoir une audition aussi long surtout quand il n'y a qu'une seule personne qui est auditionnée.

On a senti que François Baou s'était préparé enfin a-t-il dit dès qu'il a pris la parole. Je vais pouvoir m'expliquer et François Baou qui a donc répondu en longueur aux questions qui lui ont été posées, revenant sur la chronologie des faits de façon très minutieuse apportant également des documents qu'il a diffusé euh dans la salle d'audience. On l'a senti très pugnace avec des réponses parfois extrêmement longues qui allaient vraiment dans les détails.

Ce qu'on a ressenti aussi clairement dans cette audience, c'est de la tension. tension entre François Bairou et les coprapporteurs, notamment le rapporteur Paul Vanier, c'est un député de la France insoumise qui avait plusieurs fois interpellé dans l'hémicycle François Bairrou sur l'affaire Betaram. Et bien François Bairrou l'a accusé, je le cite, de malhonnêteté.

Il a estimé qu'il manipulait ses propos, qui lui faisait dire ce qu'il ne disait pas. Il y a eu vraiment des scènes très tendues, y compris aussi avec la présidente de la commission sur le fond. François Bairou n'a rien lâché. il s'en tient toujours à sa version des faits.

Non, il n'est pas intervenu dans l'enquête. Non, il n'avait pas plus d'informations à l'époque que celle divulguée par la presse. Il y a eu, vous le savez au cours de cette audition, certaines personnes qui ont témoigné et qui ont mis en cause François Baou.

Il a et bien estimé qu'il s'agissait là d'affabulation euh balayant finalement d'un revers de main ceux qui l'accusaient dans ce dossier. Merci à vous Clément Perot, donc rue de l'université euh devant cette annexe de de l'Assemblée nationale. Alors on va revenir bien sûr en détail sur ce qu'a dit François Bairou pendant pendant cette audition mais un mot peut-être d'abord si vous le voulez bien sur la façon dont il s'est exprimé sur le climat qui a régné pendant cette audition climat qui évoqué à l'instant Clément Perot.

On commence par vous peut-être Éric Arasus. Euh comment comment jugez-vous ce climat de tension euh qui a été permanente hein pendant toute l'audition ? Mais je pense déjà que c'était une audition qui était attendue.

Ça faisait longtemps qu'on avait cette date. On attendait que c'était le Premier ministre aujourd'hui qui venait euh euh dire ce qu'il avait fait lorsqu'il était en responsabilité. Il a déjà il faut il faut le rappeler, il a été président du conseil général des pieres Atlantiques.

Il a été député de la circonscription parce que moi je suis un ancien élève de Betaram donc la circonscription de Betaram. Je pense qu'on attendait vraiment ce moment depuis des semaines et des semaines. En tout cas, on a vu François Bairrou aujourd'hui qui était un peu mis devant le fet accompli si on peut le dire.

Alors, je vous interromps parce que François Bairou s'exprime devant les journalistes à la sortie. Pourquoi vous avez tout après cette audition fleuve ? Vous vous sortez comment de cette audition ?

Vous sentez comment ? Il me semble que c'est assez clair. Tous, vous tous la presse, vous aviez écrit que c'était l'endroit où on allait jouer la la responsabilité du gouvernement que là serait le moment de vérité et que grosso modo c'était fini pour moi.

C'est ce que vous avez tous écrit et publié. Il y avait des accusations qui depuis 4 mois sans que je puisse jamais répondre, pas une seule fois parce que où répondre et à quoi ? On a eu là pour la première fois la possibilité d'apporter non pas des dénégations, non pas des arguments, mais des preuves.

Et fait par fait, événement par événement, accusation par accusation, on a pu montrer que tout était sans fondement. Et ce qui était plus choquant pour moi, c'est que les victimes étaient totalement absentes de ces questions. Les garçons, les filles qui sont pris dans des choses aussi lourdes et aussi terrible et et insupportable était pas question, il était question depuis 4 mois d'ailleurs que du premier ministre et du fait qu'il fallait le faire démissionner, abattre le gouvernement et après celui-là en abattre un autre. ce que ce qui a été montré qu'ils ont il y a des dizaines de milliers en tout cas il y a des milliers de tweets de qui ont été lancés depuis des mois pour expliquer que j'avais menti ou que je n'avais pas protégé les enfants ou que je ne Et on a pu montrer que tout ça était faux était faux avec des faits avec des preuves des dates Et donc oui, pour moi c'était un moment un peu libérateur en dépit de en dépit de du chagrin que me cause la situation ou les souffrances de ceux qui ont été ceux et celles qui ont été pris dans tout.

Est-ce que désormais vous espérez ne plus en entendre parler et pouvoir vous concentrer sur d'autres choses ? C'est derrière vous maintenant. Euh vous êtes très optimiste.

Je je pense en tout cas que beaucoup de Français qui depuis 4 mois, ça veut dire 16 semaines ou 18 semaines recevait ces messages âgés continu, comme il y a pas de réponse possible, ils finissent par penser qu'il y a pas de fumée sans feu, y compris des gens que j'aime et que je connais qui disaient quand Même s'ils affirment tout ça, bah c'est qu'il doit y avoir quelque chose de vrai. Monsieurou, excusez-moi. Si vous aviez agi à l'époque, est-ce que vous pensez pas en tant que ministre et aussi en tant qu'élu local que vous aurez pu changer les choses et éviter d'autres victimes ?

Monsieur, vous n'avez pas assisté à cette audition parce que si vous aviez assisté, vous auriez fait comme tout le monde constater la somme des actions qui ont été les miennes instantanément. comme ministre instantanément, j'ai agi dans les 48 he le jour où on a appris qu'il y avait une plainte sur ces sujets. Et donc cette cette affirmation là qui est une accusation, elle a été démentie par toute cette séquence.

Si vous y aviez assisté, vous l'aurez, vous avez amené le livre Lameute pour vous. Vous voyez la pâte de Jean-Luc Mélenchon derrière cette commission Betar ? Non, il se trouve que je connais Mélenchon depuis longtemps et que je ne résume pas l'action de ces groupes à la personnalité de Jean-Lucchon.

Vous avez pourquoi l'avoir amené ce livre ? Ben, je l'ai amené parce qu'il y avait des phrases dans le livre qui correspondaient exactement à ce qu'on était en train de vivre. Par exemple, le fait que vous n'avez pas besoin d'être de bonne foi.

Ah bon ? Alors si une commission d'enquête n'a pas besoin d'être de bonne foi, alors qu'est-ce que ça veut dire ? Donc de ce point de vue là, vous savez, moi je fais pas de personnalité, je sais ce que c'est la politique à peu près, mais je sais ce qu'est l'injustice et ce qui au au long de ces ça a duré quoi 5h et demi cette commission d'enquête.

Vous êtes bavard aussi quand même hein. Qu vous êtes bavard de la discrétion des fois ? Non, ben c'est c'est la première fois que je pouvais me défendre depuis 4 ans.

Depuis 4 mois. On vous a sollicité complément d'enquête justement pour avoir un retour. Oui.

Bien justement, je choisis les émissions dans lesquelles je cette commission était très à charge. Cétait à charge. Pas de souci.

Voilà donc pour cette réaction du Premier ministre. À l'issue de son audition par la commission d'enquête parlementaire, un premier ministre satisfait de cette audition, on a pu montrer que tout était sans fondement. Ce sont ces mots.

Il évoque un moment libérateur et il estime que les victimes, à ses yeux, n'ont pas été assez présentes dans le cadre de cette audition. Périne Goulet nous a rejoint. Bonsoir.

Bonsoir. Député du groupe démocrate et porte-parole he de votre groupe et vous avez donc assisté à cette audition. Oui, on vous a même entendu prendre la parole.

Euh, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Qu'est-ce que vous en retenez ? Alors, moi ce que j'en ai pensé, c'est qu'on a pas beaucoup parler des victimes.

Mais est-ce que c'était est-ce que c'était le jour pour parler des victimes ? Elles ont été au cœur de tout le travail de la commission d'enquête depuis des semaines. Mais enfin aujourd'hui, on cette commission d'enquête, elle est là pour euh faire en sorte de comprendre pourquoi des enfants euh n'ont gardé le silence pendant trop longtemps, pourquoi des adultes qui savaient n'ont pas emmené les fait vers la justice et pourquoi il y a eu ce silence coupable qui fait que on a pu en toute impunité mettre des coups et et avoir des violences sexuelles vis-à-vis de ces enfants.

Et pour vous, c'est cet aspect-là n'a pas été suffisamment évoqué. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, moi j'ai surtout vu euh desord, j'allais dire des des piétinements sur certains faits précis. Euh est-ce que on a rencontré le juge chez lui sur le chemin ?

Enfin, on parle de fait d'il y a 40 ans. Je veux dire, à un moment, mais vous étiez beaucoup plus dur dans dans le casre de l'audition. Vous avez parlé d'une audition lunaire relevant du procès politique.

Justement, c'est ce que je suis en train de vous dire. C'estàd qu'aujourd'hui on on a passé des heures au carré à parler de microsujet à savoir est-ce qu'il a parlé que le juge à tel ou tel endroit, est-ce que il a dit telle ou telle chose. On parle de fait d'il y a 40 ans.

Mais ces questions n'étaient pas légitimes à vos yeux quand on sait les responsabilités qu'a pu avoir François Baï à l'époque qui je le rappelle donc euh a été ministre de l'éducation nationale au moment où les premières plaintes ont été déposées et il avait plusieurs de ses enfants scolarisés dans cette é ministre de l'éducation nationale et pendant plus d'une heure on lui a reproché de ne pas avoir lu un travail d'un inspecteur c'est pas péjoratif mais d'un inspecteur de province c'est le premier niveau, j'allais dire d'inspection de l'éducation nationale. Il aurait fallu que ce premier niveau soit lu par le ministre de l'éducation nationale. Enfin, depuis quand un ministre de l'éducation nationale descend aussi bas dans les dossiers ?

Donc je je rappelle, il était ministre de l'éducation nationale et parents d'élèves. Oui. Mais aujourd'hui, on le voit bien, même sa fille le dit que elle n'a pas avoué à son père qu'elle avait été victime de violence.

Et quand on voit aujourd'hui tous les enfants qui sont victimes de harcèlement, qui n'en parlent pas leurs parents et qui finissent par se suicider sans que les parents se soient rendus compte que les enfants ét victime de violence, on sait très bien que les enfants arrivent à dissimuler les les violences sur lesquelles il ils sont ils sont souvent soumis. Et donc le vrai sujet que moi j'attendais de cette commission d'enquête, c'est de savoir ce qui a manqué à l'époque, voir s'il y a des choses législatives à bouger pour que aujourd'hui on nit plus de nouvelles victimes. Et ça, on l'a pas eu et je trouve qu'on s'est trop focalisé sur la personne de François Baou détriment. de regarder le système de l'époque, voir aussi pourquoi par exemple en 98 la le le signalement du procœur ne remonte pas comme il faut à la garde des sauts que la garde des saut n'informe pas forcément le député qui à l'époque François Baou.

On voit bien qu'on était dans une époque où la circulation de l'information était pas encore euh j'allais dire autant aussi intéressante qu'aujourd'hui. Mais aujourd'hui on a encore des problèmes, on le voit bien. Je veux dire moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est qu'on trouve les solutions pour lutter contre les violences dans tous les établissements où sont accueillis les enfants.

Parce qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas. On a encore trop d'enfants victimes de violence dans tous les établissements scolaires bien sûr mais également dans les foyers de son enfance. On va on va faire tourner la parole un peu si vous le voulez.

Je vous interromp je suis désolé. Pendant que vous vous exprimiez Aida Dadé nous a rejoint. Bonsoir.

Euh je rappelle que vous êtes donc député socialiste et que vous avez participé au côté de Périne Goulet à l'audition de du Premier ministre à l'int à l'instant. On vous a entendu d'ailleurs poser une question également. Peut-être un mot de ce que disait Périne Goulet à l'instant à ses yeux.

Il a pas été suffisamment question des victimes lors de cette audition du premier ministre. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Je le partage et le premier responsable c'est peut-être aussi François Bairou.

Moi, j'attendais de cette audition qu'elle soit un moment de vérité. François Bairou parce qu'il est avéré qu'il a eu des propos sur lesquels il est revenu puisse dire "Oui, c'est vrai, je n'ai pas suffisamment su entendre les alertes qu'il m'a été faite." Je suis désolé, je vous interromps, on va revenir sur ce que vous dites à l'instant, mais il y a la présidente de la commission d'enquête qui s'exprime en direct.

Monsieur, monsieur, allez, voilà. Je sais. Alors, tout d'abord, est-ce que tout le monde est en place ?

On prend le temps, prends le temps. Tout le monde est bien ? Je repose ma question.

Est-ce que le premier ministre a commis pour vous une parjure ? Est-ce que vous allez saisir le procureur de la République ? Alors, vous comprenez bien que à chaud, je ne peux pas répondre à cette question.

Ce que je peux dire clairement, c'est que de toute façon, nous allons réécouter les bandes sons, nous allons revisionner l'audition entièrement et nous prendrons les décisions qu'on doit prendre. Mais il faut nous laisser du temps. Nous avons jusqu'à la fin de la commission en fait et jusqu'au à la remise du rapport fin juin pour nous décider sur quelques décisions que ce soit de manière générale comment vous l'avez trouvé comment cette commission sépendu justement j'ai trouvé que la commission vous l'avez vu, l'audition a été très longue mais elle a été très importante.

Je l'ai trouvé confus, imprécis, parfois même grossier et un peu plutôt agressif à notre égard. J'ai trouvé que nous nous avions mené notre nos travaux aussi sereinement que d'habitude avec beaucoup de sérieux de avec la même méthodologie que l'on utilise depuis plus de 2 mois et nous avons auditionné plus de 100 personnes. Il faut le rappeler parce queon a été quand même beaucoup attaqué sur notre méthode.

Nous avons les deux rapporteurs Violette Spilbou et Paul Vanier et moi-même vraiment auditionner le premier ministre comme nous avons auditionné tous les autres toutes les autres personnes. Donc clairement nous on est au travail, on continue, on poursuit. C'est voilà, nous allons bien sûr digérer cette audition, réécouter cette audition.

Le but, vous le savez, je pense que vous le savez clairement, c'est de trouver des mesures gouvernement et de l'État pour qu'il n'y ait plus ces violences envers les enfants, pour protéger les enfants, pour protéger les élèves. La preuve aussi qui est en est que nous avons auditionné le la toute première audition, ça a été les collectifs de victimes. Nous avons auditionné les victimes et ce c'est cette audition qui nous guide dans notre commission d'enquête.

C'est cette audition qui est la clé, la première audition qui est la clé de toute la commission et de notre vouloir agir. François Beou a fait sienne l'idée de euh d'Alain Esquer qui est de créer un conseil de un comment dire un conseil euh des victimes. Euh est-ce que ça c'est une idée sur laquelle vous pouvez le rejoindre ?

Écoutez, vous savez une commission d'enquête c'est 6 mois de travaux. Nous allons revisionner toutes les enquêtes, toutes les les auditions et nous allons faire des préconisations. Nous avons déjà beaucoup de pistes pour les préconisations et nous verrons les le type de préconisation mais les préconisations essentielles, c'est comment l'État, comment l'éducation nationale contrôle les établissements privés et les établissements publics.

C'est les modes de contrôle. Voilà chers collègues, merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Voilà donc pour cette réaction de la présidente de la commission d'enquête parlementaire. Une réaction peut-être Aida Adisadé.

Est-ce que vous partagez ces mots très durs prononcés par cette présidente de commission d'enquête qui parle de d'un premier ministre confus, imprécis, parfois grossier, agressif à son égard à elle, à l'égard des deux rapporteurs de la commission ? Oui, on sentait que le Premier ministre avait préparé cette audition avec une seule ligne. La meilleure défense, c'est l'attaque.

Et il a entièrement basé euh ses réponses sur le fait qu'il était la victime, la principale victime. Et c'est pour ça que je suis profondément choquée par le fait que lui-même dit "On a très peu parlé des victimes" et il a dit quelque chose que je n'arrive toujours pas à digérer qu'au final c'est peut-être grâce à lui qu'on s'est autant intéressé à cette affaire. Il y a eu une une de libération avant qu'il soit premier ministre.

Monsieur Beou à ce moment-là aurait pu parce que c'était un établissement qu'il connaissait parfaitement bien, ces trois enfants étaient scolarisés, prendre contact avec les premières victimes, se soucier de cette parole qui émergeait la une de libération bien avant qu'il soit premier ministre. et et et là, j'ai trouvé ça grossier, honteux et indigne. J'ai pas j'ai des mots encore plus durs que la présidente.

En même temps, les faits ont été révélés il y a plusieurs mois et monsieur Vanier s'en est préoccupé uniquement quand François Baou était premier ministre. Je pense que c'est dans ce sens-là qu'il a voulu le dire. Bien entendu, on est bien d'accord que c'est pas grâce à lui en tant que tel c'est la commission d'enquête qui était ciblé par François ou Paul.

Mais aujourd'hui, on voit bien que on essaie d'instrumentaliser parce que avec dès la deuxème la première question gouvernement non enfin je pense que Rou l'a très bien dit quand du départ on l'accuse d'avoir couvert des pédo criminels. Dire à un moment on voit bien qu'on cherche pas la vérité. Moi aussi comme vous, je cherche la vérité mais aujourd'hui pour chercher la vérité faut la chercher sereinement et pas arriver avec des conclusions déjà faites.

Or monsieur vous aidé à chercher la vérité si vous voulez il y a 3 jours, monsieur Vanier disait déjà de toute façon on va prouver qu'il a menti et qu'il a fait 14 mensonges. On on peut pas commencer une audition où on dit il de toute façon il a menti. C'estàd que les conclusions sont prêtes avant même l'audition.

Et aujourd'hui on avait on pas d'accord avec madame la présidente, c'est que justement il était très précis. Il a emmené des faits, il a démontré un certain nombre de fausses informations et ça je crois que c'est important. Alors justement, on va réécouter et nos téléspectateurs aussi qui n'ont peut-être pas suivi l'intégralité de cette longue audition.

Donc retour sur cette audition de 5h30 avec Hélène Bonduel. La salle d'audition est déjà comble lorsque le Premier ministre arrive. François Baou s'est préparé.

Devant lui, le livre Le silence de Betaram d'Alain Esquer et la meute, une enquête sur la France insoumise et c'est Paul Vanier qui ouvre le bals. Monsieur le Premier ministre, le 11 février dernier, ici même à l'Assemblée nationale, vous avez déclaré, je vous cite, "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à forcerie sexuelle. Jamais.

Monsieur le Premier ministre, maintenez-vous aujourd'hui sous serment devant notre commission d'enquête cette déclaration ? Oui, je maintiens que je n'étais pas informé au-delà des journaux et au-delà de ce que j'ai fait comme ministre de l'éducation nationale. L'audition se transforme rapidement en passe d'armes avec le corpporteur insoumis.

Monsieur le député, je regrette, je ne me laisserai pas entraîner par vous. Ma version n'a pas varié. Vous m'interrogez vous en montant à la tribune pour m'accuser d'avoir protégé des péd criminels.

Vous je peux vous le ton est donné et il ne va pas changer. Monsieur Vanier, je connais parfaitement votre méthode qui commence à apparaître de manière absolue. D'ailleurs, cette méthode, elle est exactement décrite dans cet excellent livre et il dit "Vous n'avez pas besoin d'être de bonne foi, irrité, parfois embrouillé.

Le Premier ministre s'en prend en réalité à la commission d'enquête et à son objectivité, allant même jusqu'à remettre en cause le témoignage souserment de la professeure lanceuse d'alerte Françoise Gulung. J'affirme que cette dame, je veux pas je veux pas utiliser le mot de mentir. Je déteste ce mot que vous utilisez tant.

Elle a affabulé devant la commission. Nous savons que nous avons le premier ministre en face de nous et c'est très important d'être juste et factuel dans les questions que nous vous posons. Mais à l'inverse, je je vous demanderais effectivement de de ne pas considérer que tout ce travail est à charge contre vous.

Finalement, durant toute l'audition, l'attention aura été palpable entre le premier ministre et les membres de la commission d'enquête. Ce sont deux réponses qui sont Éric Arasus. Alors, on sait que François Baou a est toujours nié avoir été informé de quoi que ce soit à l'époque des faits, notamment quand il était ministre de l'éducation nationale.

Sa ligne de défense aujourd'hui, ça a été la même. Il a martelé tout au long de l'audition que les seules choses qu'il a su, il les a apprises dans la presse. Est-ce qu'il vous a convaincu là-dessus ? pas vraiment puisque à l'époque moi j'étais en classe avec son fils entre 93 et 96 à Betaram et on a alerté même sa son épouse nous faisait la catéchèse intervenait donc le mercredi on a alerté plusieurs fois moi je vous rappelle avoir dit mais qu'est-ce qu'on peut faire sur ces violences physiques lors parce qu'il y a il y a pas que à l'internat il y avait aussi lors des cours de sport et on a alerté plusieurs fois on a demandé à à vous avez alerté c'est vous êtes tourné vers qui vers les adultes puisquon a jamais écouté la parole des enfants.

C'est ça qui quels adultes ? ben vers les intervenants extérieurs, c'est-à-dire les professeurs, vers euh les intervenants ponctuels, donc les gens de la catéchèse, les gens du sport, de l'amicale des sports, tout ça. Et en fait, on a alerté à multiples reprises, sauf qu'on a jamais écouté la parole des enfants.

Tout à l'heure, quand vous entendez qu'on entendait pas la parole des victimes, le le la c'est effectivement François Baou a dit vers la fin de son intervention lors de l'échange avec les députés, aucun des enfants n'en parlait. Pourquoi ? Il faut voilà, il faut comprendre pourquoi ils n'ont pas parlé. vous dites sûr que si qu'on a parlé en fait, on a alerté l'infirmière scolaire à de multiples reprises et on a on a le réseau des victimes de Betaram, il est constitué depuis 4 5 ans maintenant.

Aujourd'hui, on a construit un groupe Facebook, je crois qu'on est plus de 300 personnes dedans et en fait ça a toujours pris de l'ampleur sauf qu'on a jamais été entendu parce que médiatiquement on arrivait pas à avoir des relais. La seule chose qui arrive aujourd'hui, c'est que comme il est grâce à lui, comme il est premier ministre, on arrive à médiatiser la chose mais sauf que on a on arrivait pas euh des années après, on a toujours parlé de d'imprescribilité face au frais que qu'on puisse porter plainte. En tout cas, Mathilde Gohanc, euh vous avez été mis en cause par François Baou pendant son audition, pas vous personnellement, mais le journal pour lequel vous travaillez, Média Part, vous avez participé à l'enquête de Média Part avec deux autres journalistes, je crois.

Tout à fait. Oui, Rouet et David Perotin. Qu'est-ce que vous répondez à cette mise en cause personnelle ?

Euh bon, le fait d'être d'attaquer Média Part, c'est très habituel. Donc là, il y a rien de spécifique à François Bairou. Après, c'est moi je trouve que c'est grave sur la presse.

Euh mais rappelle, il vous a accusé donc de diffamation. Il n'a pas déposé plainte pour diffamation mais il voulait le faire sur le fait que vous affirmiez que le département qu'il présidait avait financé Betaram à hauteur d'un million de francs. Oui.

Alors il annonce qu'il veut porter plainte pour diffamation contre nous en le 11 février enfin au début de de l'affaire. Or cet article dont il parle nous le publions en mars. Donc je pense qu'il s'emmêle un peu les les pinceaux à nouveau.

Je dirais euh et donc oui voilà. Moi je trouve que c'est grave toujours, c'est grave d'attaquer la presse. Je crois pas qu'on soit comme certains ont plaisir à le dire monsieur Sarkozy par exemple que nous soyons une officine.

Nous sommes un journal sérieux qui publie des enquêtes sérieuses sur l'ensemble du champ politique et pas sur monsieur Baou en particulier maisond par ailleurs. Il attaque aussi le travail de la commission d'enquête. C'est un travail parlementaire.

Donc je pense que là on peut une forme de solidarité entre le travail parlementaire et le travail de la presse. Sur le fond. Qu'est-ce que ça veut dire parler des victimes ? rendre hommage aux victimes, c'est pas quelque chose d'éterré une victime.

C'est pas une commission d'enquête, c'est pas un travail de déploration ou de pur témoignage. C'est un travail de recherche de responsabilité et c'est ça qu'on attendait. Moi, j'étais très curieuse de savoir ce qu'il allait dire la recherche des responsabilités.

Pourquoi monsieur Baou est invité à cette commission d'enquête ? Pas parce qu'il est seulement parent d'élèves de de de Betteram. il est, vous l'avez très bien rappelé, président du conseil départemental, euh député, ministre de l'éducation puis maire de peau.

Donc c'est ça qui nous intéresse, c'est cette partie de sa vie qui nous intéresse. Et moi, je suis pas tout à fait d'accord quand il dit que c'est bon, on a bien compris, tout est faux. Qu'est-ce qui est faux dans ce que nous avons révélé depuis le depuis le début de l'année, dans ce que les travaux de la commission enquête ont révélé sur madame Gullum, sur le juge Mirand, sur le témoignage des gendarmes, sur les alertes des élèves qui ont porté plainte, qui ont parlé à de multip.

Alors, j'aimerais vous entendre Périne Goulet peut-être sur ce que vient de dire euh Éric Arassu sur le fait que ils ont parlé mais ils n'ont pas été entendus à l'époque. Oui, je pense que c'est le vrai sujet. Ils ont parlé contrairement à ce qu' air monsieur nous dit non mais monsieur nous dit qu'ils en ont parlé à l'infirmière scolaire.

Qu'est-ce qui est ressorti de l'infirmière scolaire ? Madame Gulun dit qu'elle savait qu'est-ce qui a été remonté à la justice. Je veux dire, on a quand même un vrai sujet, c'est qu'il y avait des adultes qui entendaient peut-être votre parole et et qui a agi ?

Personne. En fait, pourquoi il n' pas d'article ? Alors, la problématique, je me suis posé la question et en fait l'article 40 ne concerne pas les professeurs du privé parce que ce n'est pas considéré comme des fonctionnaires.

Non. Non. Ah, j'ai vérifié justement tout à l'heure et je pense que c'est un trou dans laqu va falloir que les enfants peuvent être signalés 40 pas au niveau de l'article et elles doivent les signaler quoi qu'il arrive mais pas au niveau de l'article 40 et peut-être que c'est notamment quelque chose qui va falloir bouger c'est-à-dire à partir du moment où on est en responsabilité d'enfants fonctionnaires ou pas dans les clubs de sport ou dans le dans le périscolaire comme on l'a dit il y aura il faudrait peut-être qu'on mette une une obligation de signalement ils sont payés par l'état ils sont agent public alors ça dépend les intervenants comme disait peut-être pas le sujet Moi le le sujet aujourd'hui c'est on avait donc vous le dites, il y avait quelques enfants qui ont parlé et personne n'a pu récupérer leur parole et la traité et le vrai sujet aujourd'hui c'est celui-là et on en a pas parlé on a pas du tout parlé lors de cette commission de comment on aurait pu capter la parole de ses enfants, pourquoi les adultes qui le savaient n'ont pas été en justice.

Mais c'est exactement ce que je disais dans la question que j'ai posé. Pourquoi les adultes qui savaient ne sont pas allés vers la justice ? Et c'est une vraie question personne ne parlait.

Le vrai problème, c'est pourquoi les enfants ne parlent pas ? Vous l'avez dit là maintenant, enfin juste avant votre déclaration et ça a été dit par monsieur Berou, ce qui est faux. Et on on maintenant on en est à benah, ils ont parlé mais les adultes à qui ils en ont parlé, infirmière scolaire, euh la professeure de mathématiques, madame Gulung, n'ont pas fait ce qu'il fallait faire.

D'autres adultes qui cumulaient des responsabilités. Donc, monsieur Baou, eux ont pu être alertés et n'ont pas cherché à aller plus loin, n'ont pas cherché à assumer pleinement les responsabilités que les citoyens leuront conféré. Monsieur Berou est pour le cumul des mandats.

Il a déclenché une blague et plus nous a dit trop tard une inspection mais quand il fait il a déclenché l'inspection. Je rappelle l'inspection 1996 première plainte déposée un peu avant un inspecteur. Alors contre ce moment c'est pas une inspection pour violer sur des faits de violence physique.

L'inspecteur pédagogique régional qui aujourd'hui regrette la manière dont il a mené l'inspection. Déjà, c'est pas un inspecteur général, c'est un inspecteur académique. Il a fait une inspection de quelques heures dans le rapport d'inspection.

Ça n'a pas été dit lors de la commission d'enquête. Je n'ai pas pu le dire. Madame Gulung est mentionné à plusieurs reprises.

Madame Gulung n'a pas été entendue pas 1 heure pas 5 minutes. Elle n'a pas été entendu sous prétexte qu'elle était en arrêt malade. Ce rapport remet en question le fait qu'elle était agressé François n'est pas responsable de l'enquête qui a été mené parpect du fait d'avoir diligenté non pas une inspection générale. une inspection générale, c'est plus de moyens, c'est plus important.

Mais il a commandé une inspection académique et maintenant on le sait, ça a été dit d'ailleurs ce matin. On sait désormais, c'était dit lors de la commission, moi je le savais mais là ça a été dit en commission d'enquête que les rapports d'inspection peuvent être caviardés selon les souhaits politiques et ça c'est un véritable sujet aussi sur lequel on viendra. Vous portez une accusation qui attend que François a caviardé le rapport.

Mais on sait je peux pas vous laisser dire ce genre de chos qu'on avance un peu et qu'on revienne sur la ligne de défense de François Baou si vous voulez bien. Je vais vous dire vous par responsables politiques qui doivent savoir de la vérité. On n pas mis tous les moyens pour trouver la vérité.

Alors, pas toutes pas toutes les deux en même temps parce que là on entend plus rien. Les faits sont complexes. Je je vais juste vous dire que même si on est élu, parfois c'est compliqué d'avoir les informations.

Dans mon territoire, dans ma circonscription et pourtant vous savez, je présente lagation au droits des enfants, ce genre de choses. J'y fais très attention. dans un établissement public d'un d'une commune de ma circonscription, un professionnel a violenté et agressé sexuellement un certain nombre d'élèves à l'heure actuelle il y a moins d'un an.

Je ne l'ai pas appris directement, je l'ai appris par des parents et par les psychologues qui recevaient ces enfants-là. Donc même des fois quand on est dans ces territoires, même qu'on est investi sur ce genre de sujet parfois on ne vient pas nous dire certaines choses. Vous n'étaz pas ministre deation ni présente du direct. peut-être pas éducation mais vous siégez comme moi en délégation dans les enfants dans mon département ils savent tous que je travaille sur ces sujetsl et d'ailleurs si les psychologues sont venus vers moi en me disant on a un sujet on reçoit beaucoup d'enfants qui sont victimes de violence dans un établissement et on a du mal à savoir on va en revenir à l'audition de François si vous voulez bien s'il vous plaît s'il vous plaît on va s'il vous plaît on va avancer on va on va en revenir à l'audition françou ligne de défense s'il vous plaît on avance on va revenir sur la ligne de défense de François Baou ou plusieurs auditions menées par cette commission d'enquête ont semblé la contredire et donc il a cherché à démontrer le contraire preuve à l'appui.

Je voudrais qu'on parle du juge Mirand. Hm hm. Pardon.

On va peut-être rappeler qui est le juge Mirande. Il a été en charge de du dossier judiciaire à la suite de la plainte pour viol contre le père Caricar en 97. Euh François Baou a dans un premier temps affirmé qu'il n'avait pas rencontré le juge Mirand en 1998.

Euh le juge Mirand l'a contredit devant la commission d'enquête. On va écouter la réponse apportée par François Baï aujourd'hui. Il dit que je sautais le portail.

Peut-être j'ai sauté le portail ce jour-là pour lui parler. Chez lui. Il dit dans son salon, je lui fais confiance.

Il m'a dit "Ma fille était là, elle est montée pour nous laisser tranquille." Donc ça devait être dans son salon, j'imagine ou dans sa cuisine. Je ne sais pas.

Je n'ai aucun souvenir de ça, mais je sais certitude, c'est qu'il ne m'a rien appris sur cette affaire parce que tout était dans le journal l'avant-veille. Mathilde Goanec, quand vous l'entendez euh sur cette ligne de défense, donc je résume hein, mais euh je me je ne me souviens pas, mais je fais confiance au juge Mirand s'il dit qu'on s'est rencontré dans ce cadre là et de toute façon, il m'a rien appris parce que tout était dans la presse de la veille. Oui, mais sauf que François lui-même a démenti cette version en disant qu'il ne l'avait jamais rencontré et c'est acculé qu'il dit qu'il finit par le rencontrer.

Par ailleurs, sa fille contredit le le ministre en disant que non seulement il a rencontré mais en plus il lui a confié avoir d'une certaine manière violé le secret d'instruction. Des gendarmes aussi confirment cette version. Donc en fait il y a quand même beaucoup d'éléments.

En fait tout le monde peut mentir et tout le monde peut se tromper. C'est ce qu'il dit. Mais là en l'occurrence tout le monde peut avoir des trous de mémoire parce que les fait tout peut avoir des trous de mémoire mais certains n'ont jamais varié.

Le gendarme Montag n'a jamais varié de sa version. Euh Mirand ne varie pas non plus sur sa version et il s'est exprimé dans la presse locale avant de s'exprimer euh sur Media Part. Donc il s'exprimé également sur sur certains certains médias nationaux.

Donc peut-être que tout le monde se trompe mais en tout cas c'est tout à fait légitime de poser la question et moi je ne considère pas que ce qu'il a dit ce soir délégitime ce qu'il ce qu'il ce que les autres ont dit de cette rencontre. J'aimerais qu'on qu'on évoque aussi Françoise Gulungon. On en a beaucoup parlé depuis le début de cette émission.

On en a euh parlé aussi dans le cadre du sujet qu'on a vu avec Hélène Bonduel, cette professeur de mathématiques qui a donc qui affirme avoir alerté François Baïou à deux reprises en 1994, par écrit en 1995 directement face à lui. Euh je vous propose d'écouter sa réaction euh à la suite de cette audition de François Baï. à quoi servirait de lui répondre quoi que ce soit alors qu'il est évident qu'il est dans le déni pourrait être la sienne que ça soit comme ministre de l'éducation que ça soit comme président du conseil région général euh et que ce soit comme parent d'élèv parce que visiblement comme parent d'élèves, il n'a pas eu l'air de s'intéresser à grand-chose.

Qu'est-ce que vous voulez qu'on réponde à un homme pareil ? Alors euh on la sent remonter Eric Arasus, vous la connaissez bien, vous l'avez eu comme professeur. Ce qui s'est passé pendant cette audition, c'est que François Baou a remis en cause euh son propre témoignage à elle euh se posant même des questions sur sa santé mentale à un moment.

En en fait, c'est grave de faire ça parce qu'en fait, on délégitime la parole d'une femme. Vous la connaissez bien, comment elle était perçue par les élèves à l'époque ? Mais rapidement, comme je vous disais tout à l'heure, rapidement, elle a été délégitimisée é dans son rôle de professeur parce que elle est arrivée euh en 94 et pardon et euh en fait rapidement, elle a eu sa voiture qui a été rayée parce que elle nous a euh vite donné le numéro de l'enfance en danger le 3919 et elle nous a dit de d'appeler parce qu'elle voyait qu'on était pas en condition d'étude.

Euh rapidement, elle voyait que à l'internat, il passait nous, on lui disait madame, ça va pas à l'internat, on était violenté, on faisait le piquet du au pied du lit ou on allait sur le péron pendant des heures et des heures. Pourtant, j'étais pas un élève turbulent. Donc euh j'avais été confié là-bas parce que ma mère était divorcée, elle voulait que j'ai une bonne éducation et euh il était question d'une agression physique contre elle dans l'enceinte de Betaram.

Le rapport de l'inspection académique affirme que sa version des faits est fausse. Vous étiez vous élèves à l'époque. Qu'est-ce qui s'est passé rappelle bien en fait le proviseur général le CPE maintenant c'est le nouveau nom CCPE a a motivé des élèves à à casser à cette dame.

En fait il y a une bousculade. Vous en êtes certain vous avez des preuves de ça ? Bah des preuves, il y en a pas mais c'est des discours parole contre parole.

Mais en fait le CPO de l'époque c'était Marie Paul de Ber, c'est la même personne qui a mis la gifle à à Marc Lacosser et en fait il c'est grave comme accusation. Bah pourtant c'est enfin François Gulung peut le dire enfin moi j'ai pas de contact avec François Gulung mais je pense qu'elle le dit aussi dans Media Part en fait. Elle elle le dit vraiment qu'à l'époque il y a des élèves qui ont bousculé dans la cour d'école vraiment orienté parce que elle voulait lancer l'alerte.

Oui. Et vous rendez compte de ce qui s'est passé en commission ? Je crois ça vous a choqué.

Vous êtes intervenu à ce sujet inter j'avais une autre question sur l'Immaculé Conception qui est un autre sujet mais qui est qui est très actuel mais je suis j'ai voulu revenir làdessus parce que j'étais extrêmement choquée par le temps passé par monsieur Bairou de manière préparée prémédité puisqu'il voulait projeter même la vidéo de son audition pour prouver que cette femme-là était une femme folle qui il est gentil dit elle ne mentait pas elle a fabulé comme s'il y avait une différence entre les deux termes. J'étais vraiment profondément choqué. Quel intérêt aurait eu cette femme à mentir ?

à dire qu'elle aurait écrit un croyer à monsieur Berou auquel il n'aurait pas répondu, qu'elle ait cherché à l'alerter, qu'elle ait parlé à sa femme qui n'avait pas réagi. J'aurais aimé vraiment qu' dise c'est vrai, je n'ai pas été assez attentif parce que c'est pas des enfants qui parlent pas. J'aimerais entendre Pine Goulet là-dessus.

Euh et quand vous entendez euh madame Guigou qui euh garde des sauts 2 ans après au moment de du dépôt de plainte sur les viols et les agressions sexuelles, alors que le procureur de peau dit qu'il a fait un signalement et que madame Guigoui, je l'ai pas reçu dire à un moment, moi je remets pas en cause le la parole de cette dame mais faire un courrier monsieur Baou l'a fait lui. Oui, mais moi je suis pas monsieur Baou, je peux vous avez remarqué mais non, je défends moi les enfants, vous le savez très bien et c'est dans ce cadre que je suis là. Mais en tout cas euh vous et moi qui faisons des parfois des inaugurations, on peut avoir des gens qui viennent nous parler, des fois on écoute plus ou moins parce qu'il y a deux personnes qui nous parlent.

Moi, je mets pas en cause de ce qu'elle dit. Ce que je veux dire c'est qu'à un moment aujourd'hui moi le vrai sujet c'est ce que je souhaite c'est que on arrête de de tout fixer par exemple sur François Baou et qu'on regarde ce qu'on fait pour que demain dans les établissements on obligé de de vous interrompre. C'est la fin de cette émission.

Merci à tous les quatre d'y avoir participé et merci à vous chers téléspectateurs d'avoir été fidèles à à LCP. Je vous donne un rendez-vous demain à 10h à suivre en direct sur LCP la conférence de presse de la présidente de la commission d'enquête et des deux corpporteur de cette commission d'enquête qui sera donc à suivre sur notre antenne. Bonne soirée, bonne nuit à tous. [Musique] He.