Femmes et sciences : Sylvie Retailleau, ancienne ministre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers collègues, nous avons le plaisir d'accueillir ce matin au sein de la délégation et dans le cadre de nos travaux sur la thématique femmes et sciences, Sylvie Retaillot, ancienne ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, ancienne présidente de l'université Paris Saclet et actuellement professeur d'université. Madame la ministre, je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence parmi nous ce matin. Je précise que cette table ronde fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat.
Et la délégation en droits des femmes est bien suivie, je dois vous le dire. Nous avons entamé nos travaux le 13 février dernier à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de sciences avec la présentation du rapport de l'Académie des Sciences publié en juin 2024 intitulé Sciences. Où sont les femmes ?
Les femmes représentent moins d'un/3 des chercheurs scientifiques en France et ce chiffre stagne ces dernières années. Elles sont encore moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité au sein des laboratoires de recherche ou des départements de recherche et développement des entreprises. Cette sous-représentation est la conséquence d'une insuffisante orientation des filles vers les filières et spécialités scientifiques au lycée puis dans les études supérieur, mais aussi de différences de représentation et de résultats entre filles et garçons dès l'école primaire, en particulier en mathématiques.
En 2023, la France ne comptait que 13 % d'étudiantes universitaires diplômées dans les domaines des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques. estime contre 40 % d'étudiants diplômés. Par ailleurs, 45 % des filles élèves de terminale n'avaient choisi comme aucun enseignement de spécialité en science contre 28 % des garçons.
Et parmi celles qui se lancent dans des carrières scientifiques après leurs études, il semblerait que près de la moitié d'entre elles quittent le monde scientifique au cours des 10 années suivantes. S'il est très important de lutter contre les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge, il faut également s'assurer ensuite que celles qui choisissent les filière scientifiques y trouvent durablement leur place. Au cours de nos travaux, nous chercherons donc à répondre aux questions suivantes : comment amener davantage de filles vers les mathématiques et les sciences dès le plus jeune âge et tout au long de leur scolarité ?
Comment encourager les jeunes filles et femmes à poursuivre une carrière scientifique et à prendre des postes à responsabilité ? Comment mieux valoriser des rôles modèles de femmes scientifiques et lutter contre les stéréotypes à tout niveau ? avec les quatre rapporteurs désignés par la délégation sur cette thématique, notre collègue Marie Hashliman, Joseline Antoine, Lord Arcos et Marie-Pierre Monier présentes à mes côtés.
Il nous a semblé important d'entendre Sylvie Retaillot qui est une physicienne reconnue et qui en tant que ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche entre 2022 et 2024 a été au cœur des politiques publiques pouvant avoir un impact sur la place des filles dans les filières scientifiques. Madame la ministre, vous aviez ainsi déclaré lorsque vous étiez en poste au gouvernement : "En tant que ministre, je travaille à créer les conditions pour qu'il y ait plus de femmes qui choisissent les métiers de sciences et de la technologie. C'est essentiel car avoir plus de femmes scientifiques permettrait de réduire les biais apportés par les modèles uniquement masculins.
On ne peut que partager. Madame la ministre, je vous laisse donc sans plus tarder la parole et je laisserai ensuite le soin à mes collègues rapporteurs de vous poser des questions. Merci madame la présidente, mesdames les sénatrices, monsieurs, messieurs les sénateurs.
D'abord, je voudrais vous remercier pour cette invitation sur une question qui me tient particulièrement à cœur et qui finalement est d'actualité mais d'actualité depuis des décennies en particulier en France mais aussi dans beaucoup de pays d'Europe et en particulier pays occidentaux dans lequel la question femme et sciences se pose depuis un certain nombre d'années. C'est pour ça qu'il faudrait qu'on essaie de la résoudre encore et encore. Alors peut-être préciser avant tout dans mes propos parce que je crois que c'est important que évidemment je vais limiter mais je pense que pour vous c'est évident mais je préfère le dire le terme science aux sciences naturelles au domaine des sciences et technologies qui est vraiment le problème qui pose ce problème dans la présence des jeunes filles et des femmes puisque toutes les sciences et les sciences humaines et sociales sont bien sûr des sciences et c'est peut-être la présence masculine qui serait peut-être à interroger.
Donc comme on est sur femme et science, je voulais préciser ce domaine de science. Nous ferons bientôt une délégation au droits des hommes pour que ils puissent enfin se développer. Alors je je vais peut-être une fois n'est pas coutume, mais je l'ai fait plusieurs fois puisque je porte pas mal ce sujet en ce moment.
Commencer par une anecdote que probablement certains d'entre vous ou certaines d'entre vous connaissent mais qui est pour moi assez représentative. Vous racontez une petite histoire. Un père et son fils ont un grave accident de voiture.
Le père meurt sur le cou et le fils grièvement blessé et transporté d'urgence à l'hôpital. Et là, sur la table d'opération, le chirurgien le voit et dit "Je ne peux pas l'opérer, c'est mon fils." Alors là, je suis sûr que pendant un instant, même cours, vous avez tous dit "Mais c'est pas possible, son père est mort." Oui, mais pas sa mère.
Et là, on voit qu'on est finalement tous et toutes, voilà confronté à peut-être un réflexe un peu automatique. Alors oui, mais en anglais c'est neutre et si on le traduit dans toutes les langues, ce problème là se pose clairement. Et en fait, c'est une histoire qui se raconte en anglais puisque c'est issu d'un livre, je vous donnerai, mais aussi d'Emmanuel Zolésio dans son livre chirurgien au féminin.
Et donc, elle a transcrit et comme vous le savez bah en anglais, il y a pas de féminin ou de masculin. Donc évidemment, je suis complètement d'accord avec vous et moi j'ai fait la même réflexion sur le coup, mais quand on le fait à l'international et de façon générale, on voit que là ça pose de toute façon un problème et même quelque part on a ce réflexe même quand on est dans une commission qui est femme et science, même quand on est préparé et absolument persuadé et je pense qu'on est c'est vraiment ancré dans des stéréotypes de genre. C'est clairement qui le stéréotype de genre ici c'est d'associer le métier de de chirurgien à des hommes.
Et ça c'est vrai dans beaucoup de métiers. Évidemment quand on les féministe parce que le français pour peut le permettre bien ça évite ses ses tendances, ses stéréotypes, ses biais. Mais il y a d'autres langues qui ne peuvent pas le permettre aussi et c'est pour ça que c'est important de le mettre en avant.
Alors, c'est effectivement, je vous disais Emmanuel Zolésio le le l'introduit son livre chirurgien ou féminin un peu de cette façon, prenant une histoire et il y en a d'autres. Et je voudrais dire que effectivement vous avez rappelé un peu mon cursus et dans ce que je vais vous dire, je vais beaucoup m'appuyer non seulement sur l'expérience de ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, donc je vais m'arrêter à ce périmètre parce qu'on pourrait parler beaucoup, je vais l'ffleurer, mais du rôle de l'entreprise, du rôle des métiers. Je vais vraiment accentuer sur ce périmètre de façon volontaire et on échangera sur sur le reste et puis aussi sur ma carrière puisque mon mon métier c'est cherche enseignante chercheuse physicienne mais dans le domaine de l'électronique et des anosciences donc plutôt en science pour l'ingénieur aussi.
Et donc vous comprendrez que dans ce secteur-là, j'ai été rarement la seule femme présente et quand j'ai pris des responsabilités au sein de l'université ou au sein de l'État, ben ça a été un peu la même chose. Alors vous l'avez dit, je vais pas le répéter, mais dans les métiers en sciences et technologies, les femmes sont effectivement encore très sous-représentées. Et le chiffre que vous donniez de 30 % de chercheuses au niveau recherche, en tout cas moins de 30 % en particulier dans ces pays occidentaux et bien c'est une étude en fait de l'UNESCO qui date de 2018 qui monte une carte du monde dans lequel il y a ses proportions inférieures à 30 % et on voit que même inférieur à 50 % c'est encore pire que ça.
Et on si on regarde depuis 2018 cette étude de l'UNESCO jusqu'à maintenant et bien l'évolution vous l'avez dit est très faible. C'est la même chose pour les filières de formation. Si là je focus en France puisque le terme de 30 % était au niveau mondial tout à l'heure dans les pays occidentaux, si je regarde au niveau français et bien je vois en 2010 on avait à peu près 27 % en France de filles diplômées de diplôme d'ingénieur.
J'ai pris cet exemple là dans les écoles de sciences et technologie en en ingénieur. Et en 2022, ce 27 % est passé à 29 %. Donc vous voyez qu'à ce rythme là, on atteindrait à peu près l'égalité, en tout cas la parité dans les écoles d'ingénieur en 2150 au moins.
Donc on peut y aller tout doucement et encore faut-il que ça y aille. Et malheureusement en ce moment, on voit plutôt même une chute de ces pourcentages. Même si ça évolue très lentement, ça montait doucement, c'est en train de redescendre.
Donc on voit que ce problème il est prignant, il est important et il dure depuis des années. Et pourtant la première chose que je sur lesquelles je sur laquelle je voudrais insister, c'est que les compétences qui sont nécessaires dans ces métiers de science et technologie n'ont rien à voir avec le genre. C'est montré, démontré scientifiquement et je crois qu'il faut le dire et le répéter en introduction de tout propos.
De plus, redire aux jeunes filles et à tout le monde que les talents féminins dans tous ces métiers d'ingénieurs, de chercheurs, dans ces domaines disciplinair sont vraiment extrêmement recherchés, particulièrement recherchés. Alors, on va se demander bah pourquoi ? Pourquoi est-ce que c'est très demandé ?
Alors, je voudrais d'abord le dire, c'est pas seulement pour gonfler les statistiques ou bien parce qu'on se prive de 50 % de la population, ce qui est déjà une raison forte. Mais et je crois que c'est plus important encore parce que notre présence, la présence des femmes comme des hommes mais des deux est primordial, vous l'avez dit, pour éviter les biais, les biais de société parce que si l'ensemble de ces secteurs, c'est-à-dire la physique, les mathématiques, le numérique, les sciences pour l'ingénieur qui permettent quelque part d'une partie de construction du monde aussi, et bien si toutes ces parties étaient couvertes uniquement par les hommes, il faut savoir que certains domaines de recher recherche n'aurait pas lieu, que certaines découvertes ne seraient jamais faites et que le monde serait construit par et pour les hommes. Et on a de très nombreux exemples dans les dans les programmations par exemple, vous savez des des climatisations, on dit souvent les femmes sont frileuses.
Bah en fait, pas du tout. Si la climatisation n'était pas programmée sur la température du corps des hommes qui est différente du corps des femmes, on dirait plutôt les hommes ont toujours chaud. Donc tout est une question relative.
Comme on a physiologiquement des différences, et bien quand c'est codé à partir de paramètres de références qui sont uniquement masculins, bien c'est sûr que ça change la vision du monde, ça change exactement les impacts sur la santé et ça change aussi les impacts bah sur finalement la façon de percevoir et de faire évoluer les choses. Alors comment ? Parce que pourquoi ?
OK, mais comment ? Et avant de faire un focus sur les femmes et la science, je pense pour deux raisons. D'abord, la situation géopolitique dans certains pays, je pense aux USA, mais aussi la Hongrie, l'Argentine ou d'autres, mais aussi la problématique plus générale qui se pose depuis quelques années.
C'est-à-dire que depuis quelques années, la notion d'attractivité pour nos jeunes femmes et hommes des sciences et technologies devient de plus en plus fortes et les raisons sont finalement très proches. C'est ce que je voulais démontrer pour ce qu'on je dirais on attribuait depuis très longtemps aux raisons pour les jeunes filles mais aussi aujourd'hui pour les jeunes garçons et les jeunes ne sont moins en moins attirés vers les sciences et les technologies aujourd'hui. Alors ça me pousse à aborder la question de façon plus large dans un premier temps.
Enseigner les sciences, se former aux sciences. Et c'est d'abord, je voudrais assister, un enjeu existentiel pour notre avenir. On est à une époque où il y a de différents défis sur lesquels on doit apporter des solutions que ce soit environnementaux, technologiques ou sociétaux.
Et clairement, ça nécessite des réponses audacieuses pour lesquelles les scientifiques, les ingénieurs, les inventeurs doivent jouer un rôle clé aussi dans ce contexte. La deuxième chose, c'est que c'est un enjeu de souveraineté nationale. La science et l'industrie structurent vraiment l'économie de demain.
Sans sans science, il y aura pas d'industrie performante demain. Et l'influence française en Europe et à l'étranger dépend aussi beaucoup de la science et de l'industrie. On se sert d'ailleurs pas assez de la diplomatie scientifique.
C'est aussi un enjeu de cohésion sociale et territoriale. Tout ce qui est laboratoire, entreprise, collectivité contribue pleinement aux dynamiques de tous les territoires. Et pour ça, les études et les carrières scientifiques et en particulier scientifiques, les maths, la physique sont pour moi porteuses d'ascension sociale ou en tout cas devrait l'être peut-être beaucoup plus facilement que les secteurs de littérature, de sciences humaines et sociales où finalement si on pas un background culturel et social chez soi, on a beaucoup plus de mal à réussir dans ces études-là.
C'est peut-être surtout un enjeu pour la démocratie. Évidemment, cela raisonne particulièrement aujourd'hui. Et à une époque où les crises qu'elles soient politique, climatique, sanitaire, social bouleverse l'équilibre de notre monde et surtout déplace les exigences de vérité.
Et pour moi, plus que les sciences, la démarche scientifique qui est quelque chose d'important reste le meilleur moyen de conserver non seulement un esprit critique, de lutter contre les fausses informations et de permettre aux citoyens de faire la part des choses. Alors, sur cette question, je pense que le rapport science et société est important et il est intéressant de se comparer, non pas de copier, mais de regarder aussi comment la France se positionne concernant la confiance en la science. la place des sciences dans la société et en particulier la dans la part dans la population et je vais évidemment faire un focus sur les femmes et dans les métiers scientifiques et toutes ces questions et bien vous avez une enquête qui a été menée par l'OCDE, un rapport où on regarde un petit peu les pays de l'OCDE et on les positionne sur ces différentes questions liées à sciences et sociétés les uns par rapport aux autres.
Et je voudrais vous positionner le Portugal comme je vous l'ai dit par rapport à la France. Quelques chiffres de cette enquête d'OCDE. En 2022, au Portugal, 37 % des diplômés dans les stè sont des femmes.
Contre 31 en France, la moyenne l'OCDE, c'est 32 %. Le Portugal compte 42,6 % de femmes parmi les chercheurs. En France, c'est moins c'est un tout petit peu moins de 30 %. 36 % des Portugais souhaiteraient tout à fait en apprendre davantage sur les développements scientifiques contre 17 % en France.
La moyenne de l'OCDE étant à 16 %. Je vous rappelle c'est 36 au Portugal. Les Portugais fréquentent régulièrement des lieux de diffusion de culture scientifique comme les musées technologiques ou autres. 64 % le font régulièrement ou occasnialement contre 37 % en France en 2022.
Alors, je me suis demandé est-ce que le Portugal a toujours été comme ça ? Est-ce que c'est où est pourquoi ? Et donc, j'ai regardé des chiffres un peu avant et sur ce point les 64 % de de visites dans les cultures dans les lieux de culture scientifique en 2005 c'était 5 %.
Donc le Portugal est passé de 2005 à 2022 de 5 % des Portugais qui fréquentent des lieux à 64 %. Alors, on peut se demander comment. Voilà.
Et la principale raison, alors s'il y avait qu'une raison, qu'une solution, je pense qu'on l'aurait trouvé et on l'appliquerait depuis longtemps. Évidemment, le problème des femmes et des sciences, c'est un problème complexe, ça je veux le dire. Il y a pas de une solution magique.
C'est un problème que on va le voir, enfin pour moi, doit se prendre à différents niveaux tout au long de la scolarité, voire tout au long de la vie pour les femmes, pour les hommes et cetera et cetera. Mais euh je pense qu'au Portugal quand on regarde ce qui s'est passé, la principale raison pour moi a été la mise en place en 1996 d'une agence nationale pour la culture scientifique et technique, Sciences Aviva qui existe toujours sciences vivantes, qui a déployé un programme d'activité scientifique extrascolaire mais très novateur. Pour moi, d'abord le le Portugal a fait le choix d'une politique publique qui a été déployée sur le temps long.
Et ça, c'est un point fondamental. Ça ne se résoudra pas, je vous l'ai dit, c'était un problème qui date depuis longtemps et on ne pourra pas résoudre ça sur des temps courts, des temps je dirais de personnalité politique, mais plutôt des temps d'une politique portée sur une politique interministérielle. Ça aussi c'est fondamental de l'enseignement secondaire, même primaire.
J'en parlerai jusqu'au supérieur en passant par la culture et piloté non seulement au niveau national mais avec un maillage très serré au niveau territorial avec des structures de gouvernance locale. L'interpénétration entre ces sciences et la société se fait donc au Portugal depuis le plus jeune âge, l'école primaire avec une approche expérimentale, une exposition régulière de tous les portugais à la culture scientifique. On les prend jeunes et on ne les lâche jamais.
L'impact a été considérable aussi bien sur les biais de genre, sur l'autocensure des jeunes filles envers les sciences, sur l'ouverture de l'esprit critique et au niveau de la population sur la confiance en la science. Alors, il est clair qu'enseigner les sciences doit commencer dès le plus jeune âge et pour moi, l'étape de l'école primaire, et encore une fois, faudra pas les lâcher, est essentielle. Euh c'est pour moi un des problèmes qu'il faut résoudre rapidement.
En effet, l'ensemble des sciences se pose dès le primaire. On acculture nos jeunes en primaire et tout au long du cursus du secondaire. Je voudrais insister sur le fait qu'actuellement 80 % des étudiants qui intègrent les masters d'IMEF he ce sont les masters d'enseignement qui forment les futurs enseignants au primaires et au secondaires.
Mais ceux qui sont pour la formation des professeurs des écoles sont issus de licen sciences humaines et sociales ou droit économie gestion 80 %. Ça veut dire avec une culture en mathématiques, en sciences et en technique quasiment totalement absente de leur cursus depuis 3 ans. Et quand je dis depuis 3 ans, je suis encore gentil parce qu'encore faut-il qu'en première et en terminé, ils aient suivi des options de ce type-là.
Donc la réforme de la formation des enseignants du premier degré mais aussi du second degré mais là en l'occurrence du premier degré doit donc pour moi permettre aux professeurs des écoles d'acquérir ce bagage, ce solide bagage pluridisciplinaire. C'est essentiel correspondant à toutes les matières enseignes à l'école primaire dont les sciences et pas que les mathématiques même si c'est une base, je parle bien des sciences parce qu'on a trop un tropisme très jeune sur le côté mathématique au sens très voilà théorique du terme font partie. Alors, c'est effectivement ce que l'on a travaillé avec le ministère de l'éducation nationale dans la réforme qui devrait sortir là, qui est dans les tiroirs avec cette formation sur le cycle licence sur le premier cycle pluridisciplinaire.
Et je crois qu'il faut avoir une attention particulière sur l'approche, la façon d'enseigner des sciences et la façon d'introduire les sciences même dans la formation des enseignants. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut casser plus que le fait d'apprendre, c'est important, c'est des enseignants, ils vont transmettre.
Donc, mais ce qu'il faut casser, c'est quelque part ce blocage vis-à-vis des sciences que l'on connaît particulièrement en France et qui est présent dans la plupart des professeurs des écoles qui sont de bons professeurs des écoles mais qui ont cette crainte, cette peur de faire des sciences parce que de tout petit eux ils ne se sentaient pas à l'aise avec ce domaine. Donc voilà, il faut essayer de casser ça. Alors dans ces formations, il est aussi crucial de sensibiliser tous les enseignants, dès le primaire, je répète, à l'existence de biais envers leurs élèves et leur fournir les outils pour les reconnaître et les surmonter.
Je parle de biais de genre dans les attentes et les encouragements qu'ils ont vis-à-vis de leurs élèves. Je parle aussi de temps d'attention et d'interaction en classe, comment on interroge aussi bien les filles et les garçons sur tous les sujets, sur l'évaluation et la notation. On a tous vu et je peux en témoigner faisant des ateliers en primaire pendant depuis 15 ans.
En 2000 à peu près 19, je faisais encore des ateliers et j'ai encore vu des bulletins où bien vous savez les filles, même les meilleures au sens de notes sont sérieuses et motivées et les garçons intelligents et brillants. Et donc c genre de bia conscient ou inconscient, c'est quelque chose que l'on voit encore et qu'il faut bah dont il faut prendre conscience. Ces biais peuvent avoir un impact significatif sur l'estime de soi, sur la motivation des élèves et donc sur leur orientation, mot clé pour le futur.
En promouvant une éducation équitable et inclusive sur différents volets, nous pouvons effectivement aider tous les élèves à atteindre leur plein potentiel et surtout indépendamment de leur genre. Alors évidemment dans tout cela, l'orientation est clé. l'orientation depuis le jeune âge de différentes façons en introduisant les disciplines mais aussi en finalement leur les sensibilisant aux différents métiers.
Et l'attractivité des métiers en lien avec les sciences est un autre point important, peut-être plus en lien avec le secondaire. Peut-être faut-il leur poser d'abord leur question à eux les jeunes qu'imaginent-ils lorsqu'ils pensent au métier d'ingénieur ou de chercheur ? Et bien ces métiers quand on leur pose la question peuvent leur paraître assez abstraits ou bien difficiles à appréhender avec souvent un sentiment faux ou vrai mais en tout cas c'est le sentiment qu'il ressort et souvent chez les jeunes filles d'un de compétition individuelle.
Alors là je voudrais bien dire les deux mots parce que dire que les jeunes filles et les filles ont peur de la compétition c'est faux. Regardons les études de médecine. Il y a pratiquement des jeunes filles et plus dur et plus compétitif que la première année de médecine, il y a pas.
Donc c'est pas un problème de ça les classes prépa. C'est que la compétition elle est pas vue de la même façon et c'est pour ça que c'est cette compétition individuelle pour pas atteindre les mêmes objectifs qui sont peut-être quelque chose qu'il faut travailler, leur présenter et faire autrement. mais aussi les métiers industriels qui paraissent encore aujourd'hui comme des métiers industriels du 20e siècle, parfois manquant de sens et de cohérence avec la vision qu'ils ont de notre futur.
Ou bien, côté chercheur un travail un peu solitaire à chercher des réponses à des questions complexes et parfois où il leur semble sans savoir vraiment pourquoi. Donc donner du sens d'une façon ou d'une autre. Alors, leur montrer dès le collège au travers de ces stages de découverte de métier, mais aussi des rencontres parce que effectivement le lien avec les rôles modèles, les rencontres et tout type de rôle modèles est important mais aussi les exemples adaptés que ce soit dans les livres, dans les supports médiatiques, que ces métiers sont des métiers à impact mais des métiers à impact aussi pour l'avenir de notre planète, pour la qualité de vie des individus ou encore les inégacités sociales, c'est-à-dire dire en lien avec leurs aspirations et les aspirations de la société.
Alors bien sûr, mettre en avant les femmes en science, ce qu'on appelle les rôles models, ben il faudrait le faire et d'autant plus qu'il y en a et il y en a depuis très longtemps mais on en parle peu. Alors je vais pas vous les citer mais juste vous en dire deux, on peut en trouver plein mais dire que depuis 1842 par exemple et même bien avant, c'est une femme qui a écrit les premières lignes de code des premiers algorithmes en informatique là où il y a si peu de femmes aujourd'hui. La conttesse Adab Iron de Lovelace, c'est elle qui a programmé la première machine mécanique à calculer, la machine de Babade.
C'est une informaticienne. Et on a encore Lise Mner pour la fission nucléaire, Rosaline Franklin pour la découverte de l'ADN, Joseline Bell pour les premiers Pulsars, Marc Gautier pour la trisomie 21 et je peux en citer des dizaines. Et parmi celles que j'ai cité, pourquoi celle-là ? parce que elles la plupart de celles-ci ont été flouées de leur prix Nobel.
Et quand on regarde la médaille fils de mathématique, la fameuse, et bien la première, il n'y en a eu que deux femmes jusqu'à présent. Une qui était avec Hugo Dumidi, le copain il y a pas longtemps, mais la première c'était en 2014 et c'était Maria Mirzakani qui a eu la première femme Primédafield de mathématique. Donc évidemment, c'est symbolique mais ça veut dire beaucoup. beaucoup.
Je voudrais aussi dire que dans des figures industrielles d'entreprises, dans les métiers dans ces domainesl aujourd'hui la PDG d'Orange, Christelle Edman, Catherine McGregore, la PDG d'Angji ou bien encore Cherille Sandbert qui était l'ancienne dirigeante de Facebook et qui a écrit un livre très intéressant sur ben finalement les femmes à des postes de responsabilité et de leadership. Et c'était mon deuxième propos. Alors, j'ai pas le temps mais je pourrais vous le dire de vous raconter un des anecdotes qui est dans ce livre de Cherille Sandberg mais qui est très représentatif de la manière dont les femmes en leader en responsabilité ou qui ont réussi dans leur carrière sont perçus.
Et c'est une étude de la Harvard Business School très connue qui démontre un petit peu ça en fait. Bref, qui montre que quand les femmes brisent les stéréotypes de genre traditionnel, quand elles osent afficher leur réussite professionnell, et bien souvent elles en payent le prix. Elles sont taxées d'autoritaires, parfois agressif.
Bref, souvent on dit pour la même fonction, la même chose. Bon, avec elle, ça devrait être difficile de travailler. On l'entend et on le vit.
Alors, je voudrais revenir pour finir sur quelques actions par rapport évidemment ayant été ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui ont été mené pour améliorer la reconnaissance des compétences et de la présence des femmes et en particulier dans ce secteur de l'enseignement supérieur et la recherche. Le premier levier a été le renforcement progressif du cadre réglementaire des politiques d'égalité professionnelle dans l'enseignement supérieur et de la recherche. Je voudrais évidemment, on a eu les lois Sauvadées 2012 Suro 2013, la loi de transformation de la fonction publique en 2019 et la loi de programmation de la recherche en 2020. et je pourrais vous en parler avec des chiffres puisque on a fait un bilan sur 3 ans de cette loi que qui aurait dû vous être envoyé, mais là aussi je vous signale que c'est dans le tiroir ont permis la mise en place d'actions qui veillent à l'égalité homme-femme et à l'amélioration des carrières féminines.
Alors, par exemple, dans la loi de programmation, il y a eu une opération dite de repamidage ayant l'objectif de rendre effectif cette égalité homme-femme au niveau des promotions et en matière de déroulement de carrière et de rémunération. Alors cette nouvelle voie de promotion, c'était nouveau, a été particulièrement favorable aux femmes. Quelques chiffres en 2021 et 2022, on a observé que dans les promotions 52 % de promus alors qu'elle représentait environ 45 % du vivier et des candidats.
Donc plus de promus que des candidats, ça c'était jamais vu. En 2023, la part de femmes promues était de 54 %. Donc ça continue hein, c'est pas juste alors qu'elle ne représentait que 44 % de candidats.
En général les années d'avant, on avait moins de promus que de candidats, largement moins. Là on dépasse depuis les 3 ans avec cette nouveautre forme de promotion. Le second levier, c'est celui d'une meilleure reconnaissance ou connaissance de la situation professionnelle des femmes dans l'enseignement supérieur.
Depuis 2016, le ministère publie chaque 8 mars une étude qui est intitulée les chiffres de l'égalité. Donc c'est un petit recueil. C'est un outil précieux pour mettre en avant les disparités dans les choix d'orientation, mais surtout leurs conséquences sur la sous-représentation des femmes dans les filières scientifiques, mais aussi à des postes de responsabilité.
La loi Rixin de 2021 a fait un pas supplémentaire pour lever les freins à la mixité des filières et pour accélérer cette égalité économique et professionnelle. Le ministère a élaboré trois décrets, trois décrets d'application qui imposent la production d'indicateurs relatifs à l'égalité des chances entre les femmes et les hommes au niveau des CPGE, les classes préparatoires, mais aussi dans tous les établissements publics de recherche et de tous les établissements d'enseignement supérieur. Le troisème levier, c'est la mise en place d'une approche globale et transversale des politiques publiques.
Alors, ça se traduit comment cette approche ? Premièrement l'annonce qui a été faite par Ellisabeth Born lorsqu'elle était première ministre en 2023 juin 2023 de la l'action tête pour toutes. Donc tech pour toutes prévoit d'accompagner à horizon 2026 10000 jeunes femmes qui souhaitent commencer à poursuivre ou poursuivre des études d'ingénieur.
Donc ça va de l'étude jusqu'à l'insertion au premier poste. Alors ensuite pour finir, des actions concrètes ont été menées dans l'amélioration des conditions du travail des femmes dans l'enseignement supérieur. Donc depuis 2019, le ministère a accompagné 181 établissements pour l'élaboration de leur plan d'action pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Donc chacun doit avoir ce plan d'action ou ce schéma directeur. À partir d'octobre 2021, le ministère a déployé un plan de lutte contre les violences sexuelles sexistes et sexuelles dans l'enseignement supérieur. Je voulais finir par ça parce que pour moi, aussi bien dans l'enseignement supérieur, l'éducation nationale et les entreprises, c'est un point primordial pour aussi favoriser les le travail des femmes.
Donc cette l'objectif qui a été de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre ces VSS en infusant vraiment un changement de pratique, une professionnalisation dans les établissements, un renouveau des comportements à tous les niveaux. Donc pour ça, on a augmenté le budget alloué au au combat contre les VSS. Euh on a mis des postes spécifiques dans tous les rectorats pour aider les établissements à se professionnaliser sur cette thématique et à suivre les cellules qui ont été développées dans les établissements.
Et on a fait chaque année une campagne de communication à la rentrée universitaire en début d'année contre évidemment pour la lutte contre les VSS. Alors, vous le voyez, l'attractivité des sciences et la présence des femmes dans les sciences, c'est lié à différents acteurs. C'est un combat de tout petit jusqu'à l'insertion professionnelle et évidemment dans les entreprises et dans les employeurs, j'en ai moins parlé ici, c'est moins dans mon domaine de périmètre de précédent, mais ont un rôle fondamental à jouer.
Chaque rôle est donc important et je crois que ce qui est important à voir, c'est que l'enjeu demande une réponse globale. une réponse globale avec un impact fort et donc de combiner différentes actions qui permettent de toucher un nombre important de jeunes, de famille, le rôle de la famille est important évidemment de de d'employer dans l'éducation nationale, dans l'enseignement supérieur puis ensuite du positionnement et de l'évolution de ce que permet les dans la vie euh professionnelle dans les entreprises. C'est une chaîne indispensable complémentaire entre l'État et les acteurs de terrain, entre les pouvoirs publics et les entreprise.
Chacun d'eux ayant un pouvoir d'agir à leur niveau et un pouvoir de coordination. Et je voudrais finir au niveau de l'État pour dire que le travail en interministériel pour moi est important. Le travail de l'État et que les collectivités est important et ensuite le travail de terrain de chacun des acteurs de petit jusque au monde professionnel est essentiel.
Je vous remercie. Merci beaucoup. C'était vraiment très intéressant et très complémentaire euh de ce que l'on a pu entendre.
Alors alors je vais vous avouer quelque chose. En vous écoutant, j'ai compris que j'avais failli être victime d'un biais quand j'étais au collège. Non mais c'est fou parce que figurez-vous que j'étais plutôt bon élève et d'ailleurs on va y revenir sur un autre sujet et mais assez remuante, on va pas tout à fait et probablement pas sérieuse et comment vous avez dit et motivée enfin franchement pas dans le moule.
à tel point que quand il s'est agit, c'était à ce moment-là en 3è qu'on choisissait l'orientation pour le passage en seconde C, le directeur qui trouvait que j'étais pas conforme voulait m'empêcher de passer en seconde C et c'est mon prof de français étonnemment et c'est pour ça que je vais y revenir qui a dit si elle alors verrien vous imaginez bien ils avaient fait déjà tout le monde si elle ne passe pas je remets en cause tous les autres passages et on peut recommencer à a il m'a sauvé parce que je suis devenue ingénieure en travaux publics figurez-vous donc c'est bien d'avoir fait plutôt cette filière-là Mais mais effectivement et c'était un problème de comportement et c'était pas du tout un problème de capacité et je vois que finalement ce comportement était probablement un peu masculin. Le fait d'avoir deux frères m'avait dû être un modèle. Mais ça me permet de de rebondir.
Nous avons fait une table ronde. Alors tout d'abord je vais vous dire nous avions Carole Matelin, la première présidente de l'académie de chirurgie. Donc c'est pour ça que nous nous pensons chirurgiennes maintenant.
Euh mais nous avons noté quelque chose, c'est que quasiment euh toutes celles qui étaient présentes auraient, si elle n'avait pas eu un professeur qui les a orienté vers une filière scientifique, choisi les lettres. Est-ce que c'est aussi votre cas ? C'est vraiment une une question.
Euh ensuite, j'ai pu voir madame Combe. Oui, c'est François Combe, je dis pas de bêtises. François Combe euh qui nous disait que lors de l'étude du de l'Académie des Sciences, comme l'étude avait porté sur plusieurs années, y compris l'année du Covid, ce décalage des petites filles entre le début et la fin du CP vis-à-vis des mathématiques, on l'avait pas vu lorsque l'école était à la maison.
C'estàd que le biais vient plus sûrement de l'école que de la famille. Et ça, j'avoue que ça a été une grande découverte pour moi et c'est important me semble-t-il. Euh et puisque vous avez parlé de l'effet Mathilda, je voudrais et et effectivement euh signaler à tout le monde et on me l'a signalé le le soir du dîner avec François Scombe, une pièce de théâtre qui s'appelle Le prix actuellement justement euh où la la physicienne euh qui à ce moment-là avait découvert la fission vient voir l'homme qui va recevoir le prix pour lui expliquer ce qu'il lui doit et qu'il ne veut pas reconnaître.
C'est Pierre Arditier d'une Michael et d'ailleurs bien sûr et donc voilà donc je pense que d'ailleurs ça pourrait être une de nos sorties un soir. Euh donc voilà mais je vais laisser maintenant la parole à mes collègues Lord Darcos. Bah de toute façon, je pense que tout le monde a plein de questions à vous poser.
Merci madame la présidente. Bon, moi j'ai un prisme un peu particulier he parce que vraiment je connais Sylvie depuis longtemps et je sais le travail qu'elle fait. Sachez que lorsqu'elle était présidente de l'université Paris Saclé et au moment où on parlait pas forcément des violences sexistes et sexuelles dans tous les secteurs, elle organisait à chaque fois en fait des jeux de rôle, je me souviens d'une d'une journée absolument incroyable à l'université et elle interrogé beaucoup et professeurs, étudiants, chercheurs sur ce sujet depuis très longtemps.
Donc vous avez été précurseur chère chère Sylvie. Euh alors je bien évidemment on va sûrement avoir à revenir sur le Portugal, mais de ce que j'entends, c'est en fait euh une fête de la science, une main à la pâte plus plus en fait depuis le plus jeune âge. En fait, c'est nous on a l'impression de de de travailler dans un monde de bisous nours à côté parce que c'est d'ailleurs la fait de la science, on l'a déploré hein, perd un peu de son sens, mais est-ce que c'était vraiment c'est dans ce sens-là ? dire aussi que euh vous nous avez beaucoup soutenu quand on avait euh vous étiez ministre euh interrogé Papend sur l'arrêt des maths dans la réforme du bac et voilà, vous aviez vous-même essayé de de de tirer la sonette d'alarme et c'est très bien si dans les prochains programmes on va pouvoir revenir dessus.
Moi ce qui m'inquiétait beaucoup c'est que c'est un cercle vicieux. On est déjà à trois quatre promos, donc sans ces maths. Euh et ce sont pour certaines des futurs professeurs des écoles qui du coup ne seront absolument pas n'ont pas d'appétence non plus à enseigner les mathématiques à leurs élèves puisque ils auront elles-mêmes elles-mêmes auront été dégoûtées ou en tout cas auront été très distendues par rapport à cette à ces enseignements. la LPR, je me souviens de nos discussions ensemble et certaines chercheurs et notamment d'Achmie des Sciences nous ont parlé.
Est-ce qu'il faudrait soulever le la question du quota dans les concours euh et à quel niveau ? Parce que voilà, finalement, est-ce que c'est comme ça aussi qu'on peut y arriver ? Donc je voulais vous entendre là-dessus et puis j'ai rencontré l'autre jour la nouvelle présidente du HCRS qui d'ailleurs avant-hier pleurer au téléphone puisque elle connaît pas forcément le monde politique.
Elle était persuadée que une fois que la décision à l'Assemblée nationale de supprimer le HRS avait été voté. Alors le HRS c'est la les tout ce qui sert pour évaluer en fait tous les établissements publics de recherche et on nous en commission le haut conseil scientifique. C'est ça.
Parce que comme on le H H HS euh et on l'a on vient de la de l'élire hein. Euh c'est une femme en plus qui ne vient pas du serrail ce qui est formidable parce qu'elle va un peu mettre des coup de pied dans la familière sauf qu'il donc il y a 2 jours l'Assemblée nationale a supprimé comme ils ont supprimé laadè et cetera donc en commission. Voilà.
Mais enfin, elle elle qui elle qui elle qui n'y connait rien. Non, mais elle qui n'y connait rien, tu vois, elle était complètement paniquée. Bon, était chez euh voilà, elle était exactement.
Mais quand je l'ai rencontré, elle m'a dit qu'il y avait en fait des évaluations au sein de cette autorité sur le genre et qu'au fond, ça ne sortait jamais et qu'on les et et que ces évaluations en fait étaient mis derrière le fagot. Donc je le dis d'ailleurs à ma chère Kate, peut-être que ça vaudra peut-être le coup en tout cas de l'interroger, mais est-ce que vous en aviez conscience et si vous aviez eu vent qu'en fait ces étudesl du HRS ne sortaient jamais alors que c'est dans leur leur prescription de devoir évaluer les genres. Voilà, c'est comme vous souhaitez.
Je peux commencer commencer au moins les donc merci beaucoup pour ces questions pointu et alors sur les choix des carrières scientifiques et le rôle des des des professeurs, je pense que c'est classique. Alors moi je suis pas du tout d'une famille scientifique et même pas le bac. Enfin moi chez moi, personne a de diplôme et je ne connaissais pas.
En fait, je voulais faire chirurgien médecine et donc je m'étais inscrite en terminale à la fac qui était à côté de chez moi parce qu'à l'époque on avait pas beaucoup de forum et cetera et pour faire chirurgien. Et c'est mon professeur de mathématiques qui en terminale a convoqué mes parents en disant tout tout tout non, il faut pas qu'elle aille faire médecin, il faut qu'elle aille faire des maths et cetera et cetera. Voilà pour peut-être des mauvaises raisons d'ailleurs puisque la discussion avec ma maman, ça a été quand même prof de math pour une femme c'est mieux.
Je vous fais pas de dessin que chirurgien. Bon mais voilà et comme à l'époque bon moi j'étais une bonne élève aussi en math et pour moi les maths c'était d'un jeu enfin quelque chose que j'aimais prof de math ça me disait bien aussi et on est assez on était à l'époque il y a 40 ans assez obéissante donc je suis partie en classe préparatoire c'est mon prof de ser de mathématiques qui m'a fait rentrer en classe préparatoire parce que tout était fait déjà c'était avril mai et du coup voilà il a pris le dossier en main il m'a fait rentrer et il m'avait dit tu as un an d'avance si ça te plaît pas c'est pas grave au bout d'un an tu reviendras faire chirurgien médecin. Bon, quand ça marche à peu près, euh on revient pas quoi.
On continue. Euh en tout cas à mon époque, on était discipliné. Quand on réussit à peu près bon, on recontinue et puis vraiment et en fait je suis allant classe prépa pour faire professeur de mathématiques.
Et euh et encore une fois, en terminal, vraiment les mathématiques me semblaient plus un jeu et une curiosité, quelque chose. Je avais du mal à comprendre qu'on aime pas parce que moi ça m'amusait beaucoup. Et euh et du coup là, j'ai découvert les mathématiques de haut niveau et en particulier quelque chose qu'on appelle la topologie.
Et je peux vous dire que là, je me suis aperçu que je n'étais pas faite pour les mathématiques, les vrais. Et c'est comme ça que je me suis orientée vers la physique qui était des choses plus concrètes qui me permettaient de comprendre, de découvrir. Et pour moi c'était ça me faisait rêver quoi.
C'était quelque chose où j'arrivais à à donner une explication à des choses un peu extraordinaires. C'était mieux qu'un film de science-fiction. Donc voilà, donc ça se fait par effectivement des chemins et moi j'insiste toujours de dire euh la France est très en silo.
La France est un pays où on met des gens dans des tiroirs, où les parcours sont très linéaires ou en tout cas la reconnaissance du parcours d'excellence est un parcours très linéaire et je crois que c'est une erreur en particulier au 21e siècle. Et les parcours se font aussi d'opportunités, on le voit. Et je pense que le parcours non linéaire accompagné avec une vraie orientation mais laisser les jeunes pouvoir se tromper et ça c'est important pour les filles, c'est essentiel dans un parcours d'enseignement.
Voilà. Alors le Covid, les décalages math, la famille et l'enseignement, je crois que tout le monde en prend un peu hein dans les orientations et les biais. La société, l'école, la famille.
Après, ça dépend voilà quelle mais famille, dans quel milieu on a une chance un peu d'évoluer et culturellement et cetera. Donc voilà, mais c'est clair que les biais à l'école et c'est pour ça que la formation des professeurs des écoles, la façon d'interroger quand il y a des sciences dites dures, naturelles, c'est plutôt les garçons. Alors moi je l'ai je l'ai vu hein, je fais des ateliers en primaire, je me mettais en fond de la classe et je notais à chaque fois comment la la professeure des écoles a interrogé ou le professeur des écoles.
C'est clair quand on parle de train, de d'énergie et cetera, on interroge plutôt les garçons. Si on parle d'histoire ou autres, c'est les filles et d'ailleurs les mains se lèvent aussi différemment et beaucoup plus facilement chez les garçons. Donc tout ça c'est des choses dont il faut prendre conscience parce que souvent c'est de l'inconscience.
Enfin on en a pas conscience. Moi aussi au début vraiment je n'avais pas conscience de ces genres de biais. Et donc je pense que l'école ayant beaucoup des plusieurs élèves c'estàd qu'on se on n pas le temps de focaliser et cetera, ben effectivement si on fait pas attention ça favorise encore plus ces biais de genre et de voir.
Ce que je voulais revenir en lien c'était le côté effectivement la réforme, les mathématiques et tout. Bon oui, il faut remettre des sciences et des maths au niveau, mais je crois très sincèrement que cette réforme n'est pas la cause aujourd'hui profonde du fait que les filles font des sciences ou pas ensuite après le bac. Cette réforme a mis en exergue plutôt au lycée le fait qu'elles abandonnaient les maths quand elles avaient le choix.
Mais en fait, elles elles prenaient les maths parce que ben comme elles sont souvent bon scolaire et tout, ça leur ouvre des portes. Ça leur ouvre des portes. Voilà.
Mais elle est lâchée après. Pourquoi ? parce qu'en fait le choix était fait bien avant et donc cette réforme même si elle a mis en exerg et si on arrive à résoudre le problème plus en amont, oui, elle va poser des problèmes mais je pense qu'à l'instant té elle ne posait pas en fait dans le la poursuite d'études, les files allaient tout le temps autant en médecine, autant en droit et cetera et toujours pas en numérique et cetera.
Donc l'entrée dans le supérieur n'a pas été vraiment modifiée dans les choix. Ce qu'on l'a vu, c'est que le choix est fait plus tôt. Évidemment, si ce choix ne qui peut se faire plus tôt ne se fait pas comme ça et qu'on arrive à corriger dès le primaire cette barrière et cetera, là ça deviendra encore plus problématique et ça créera une barrière supplémentaire.
Mais mais je crois vraiment que la problématique, elle vient d'avant. Donc on l'a accentué mais elle est c'est pas ça qui crée la problématique. Voilà.
Alors le le le Portugal, la fête de la fête de la science, est-ce que c'est une fête de la science perpétuelle ? Oui et non parce que je pense que c'est vraiment un maillage territorial entre la fête de la science et un moment effectivement c'est la fête de la science mais c'est pas fête FA TES et là je dirais c'est plutôt de la fête de la science FAES plutôt que voilà c'est c'est plus la main à la pâte alors après il y a différents types ça peut être du musée ça peut être des ateliers il y a plein de choses mais la en France aussi on a les CSTI on a des musées peut-être pas assez mais on en a je crois que la grosse différence, c'est que ils se sont articulés, ils ont travaillé ensemble. C'est-à-dire que les associations qui font un travail fantastique en France et je voudrais vraiment leur rendre hommage sur tout ce qui est médiation et cetera, mais le lien entre le scolaire, l'éducation nationale où et bien chaque année, au moins deux fois par an, ils vont dans ces maisons de façon obligatoire depuis la primaire jusqu'au lycée.
Le lien avec le supérieur où les doctorants, les chercheurs viennent interagir avec les associations, ces maisons des sciences pour donner l'état de l'art. Ça c'est important. C'est pas déconnecter de la science. de là où se fait l'état de l'art de la science et le lien avec les territoires, les politiques et cetera, c'est ce triptique- làà pour moi qui est la différence et évidemment la durée, le long terme.
Et donc la événement où on vient et d'ailleurs viennent que les gens qui ont pas besoin de venir parce qu'on ne touche, c'est ça surtout le problème de donc il faut aller là où on touche les gens qui n'irent pas vers les endroits scientifiques. Et là c'est qu'en emmenant les enfants bah quand il rentrent à la maison le weekend, ils ramènent les parents parce qu'ils veulent montrer aux parents ce qu'ils ont découvert et vu. Et quand ils le font tous les ans pendant 20 ans, deux fois par an, et ben obligatoirement ça change la culture globalement de la population.
Alors sur les quotas et les concours, la LPR ou autres, le problème de mettre les quotas au concours, moi j'étais contre parce que je pense que c'est pas efficace au concours parce qu'il y a pas le flux. On va me dire c'est toujours pareil, il y a jamais le flux mais au bout d'un moment. Oui, mais ça veut dire qu'il faut agir avant.
Donc c'est pas au moment des concours dans les entrées d'école ingénieur quoi que on peut réfléchir aux critères de sélection et je pense que il faut que les écoles réfléchissent et c'est un peu comment on change de référentiel, comment on change de paradigme et ça c'est vrai pour les rentreres au concours pour tout mais c'est vrai aussi dans les promotions, dans ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur. Vous savez les femmes parce qu'on leur dit il faudrait que vous vous vendiez plus, faudrait que vous questionnez moins, que vous doutiez moins. Mais non, le doute c'est très bien.
C'est peut-être les hommes qui devraient plus douter. Et le doute n'est pas en contradiction avec la décision. On peut douter et savoir prendre des décisions.
On peut avoir de l'intuition et être très rationnel. Moi, j'ai be enfin je marche beaucoup à l'intuition pour autant plus rationnel. Voilà.
Et donc ce n'est pas contradictoire et je pense que ce sont des qualités ou des défauts, ça dépend comment on les utilise, complémentaires et qui justement forment les les binôes très fortement. Et ce syndrome de l'impost, c'est juste parce que on s'aligne sur finalement des normes sociétales qui sont très masculines par rapport à la façon de s'imposer en réunion, la façon de prendre la parole, la façon de prendre la décision et cetera. Non, que se questionner, douter, faut le revendiquer.
Ça fait partie d'un mode de leadership qui je pense est intéressant. Et donc c'est c'est la même chose pour les rentrer dans les critères école et cetera. réfléchir à de changements de référentiel, à de prise en compte des critères qu'ils soient genrés social ou autres, hein, sociaux ou autres, je pense que c'est quelque chose d'important.
Après euh on avait réfléchi à un peu regarder les quotas plutôt en sortant de bas type classe prépa ou autres, c'est-à-dire pour déjà augmenter le flux au départ parce que au niveau des écoles, c'est trop tard, on n pas le flux. Et là voilà, je pense que c'est comme tout, faut vraiment y réfléchir. Et en plus le point pour lequel on avait pas continué ça parce que moi j'étais prête à regarder, à justement soit expérimenter en disant bah je ne sais pas si c'est bien ou pas bien, c'est il y a toujours du plus et du moins mais en tout cas il faut regarder.
Et c'était en non c'était en fait on avait pas continué parce qu'il y a un problème de d'anticonstitution. Enfin voilà, ce n'est pas donc en fait on ne pouvait pas euh tester, expérimenter sur ces problèmes de quota. Et sur la CRS, oui, je n'étais pas au courant.
Alors oui, les critères sont dedans, ça je sais. Et d'ailleurs dans nos ayant fait plusieurs évaluations d'établissement côté présidente et côté chercheuse et cetera, je peux vous dire alors oui, la CRS en fait évalue à la fois les établissements donc sur leur gouvernance, leur façon de piloter l'établissement, la gestion de l'établissement mais aussi les laboratoires, la recherche donc sur le niveau de la recherche mais la façon de gérer un laboratoire, la vie dans le laboratoire évidemment la partie scientifique et aussi les formations, donc les critères de qualité des formations, comment sont évolué les formations. Donc dans nos établissements d'enseignement supérieur et de recherche, il y a trois évaluations qui sont à des périodes parfois différentes.
L'établissement, les formations et la recherche. Donc c'est assez lourd. Euh, il y a de nombreux tableaux à remplir.
Il y a des visites de comités sur site, que ce soit dans les laboratoires, sur les formations ou dans les établissement euh avec un comité et euh à regarder aussi bien l'opérationnel, la stratégie et la CHRS ne doit pas juger de la politique donnée, mais de la manière de la développer, de la mettre en œuvre et de la déployer et des résultats qui sont attendus. Est-ce qu'on les obtient ou pas ? Donc c'est c'est vraiment un gros travail de la part des des établissements et qui nous permet tous les 5 ans puisque c'est ce qui va servir à faire le contrat quinquénal avec l'État tous les 5 ans de faire un bilan complet et une évaluation de de l'établissement et qui est basé sur une partie qui est une auto-évaluation.
Et aujourd'hui dans les critères des évaluations dans les trois domaines, il y a des critères liés à l'environnement, la transition écologique, des critères liés au genre, tout ce qui est genré aussi bien dans les les RH, les ressources humaines que dans les formations et cetera. Donc ces critères, elles existent et elles sont dans nos dossiers de base. Donc quand on reçoit par exemple sur les formations et tout, on a parfois des retours sur ce point.
Mais je ne savais pas, enfin je demanderai à Coralie Chevalier qu'il y avait des évaluations peut-être spécifiques sur le genre plus ciblé et qui n'étaient pas sorti. Ça alors là je l'apprends parce que pour moi ce critère faisait partie des évaluations que je connais et que j'ai faites aussi de l'autre côté de la barrière. Donc ça c'est effectivement un point de regarder et si ça existe, il faut s'en saisir.
Joseline Antoine. Merci madame la présidente. Comme toujours, je vais très concise.
Non non non, c'est c'était pas c'est pas ça mais je suis toujours très concise. D'abord, merci beaucoup de d'être parmi nous ce matin. en complément, on parle beaucoup de l'abandon, enfin l'option le caractère optionnel des mathématiques sur les sur le lycée.
Euh on parle moins euh et on en parle très peu euh depuis la rentrée 2023 comme quoi la technologie n'apparaît plus dans l'emploi du temps des classes de 6e. Or, vous le disiez vous-même, euh plus c'est tôt et mieux c'est. Donc je pense que quand la réforme a eu lieu, vous étiez en charge si je ne m'abuse sur le calendrier.
Non, vous enfin vous étiez pas en charge mais vous étiez au gouvernement pardon. Voilà à l'enseignement supérieur. Oui.
Oui. Je savais madame Darcos que madame était à l'enseignement supérieur et n'était pas ministre de l'éducation nationale. Il y a pas de souci là-dessus.
Euh donc je voulais savoir quel était votre avis parce que je pense qu'il y a eu des discussions et quel était votre positionnement. Euh ce qui nous avait été donné comme réponse, hein, quand on questionnait euh le ministre de le de l'éducation nationale pour le coup et pas vous-même, euh c'était que euh on avait détecté euh des faiblesses en français en math dans euh les classes primaires et que de ce fait, on passait la 6e à vouloir consolider les mathématiques et et le français et que de fait, on enlevait la technologie pour de redonner du temps avec de biais une réforme de l'enseignement technologique en euh bah pour les trois autres années du collège, c'est-à-dire 5e, 4e et euh 3e qui ne rentre en place que maintenant puisque c'était évolutif 24 25 26, je crois que pour la classe de 3e ça ne sera qu'en 26. Donc on a une génération là de 4 5 ans qui n'a pas eu en 6e qui qui suit enfin voilà, il y a il y a il y a il y a il y a un vrai souci quoi.
On a une espèce de trou dans la raquette euh générationnel de l'enseignement de technologie au niveau du collège. Donc je voulais avoir votre votre avis là-dessus et puis sinon vous avez répondu à pratiquement toutes mes interrogations. Donc je n'ai pas d'autres questions.
Du coup, Marie-Pierre, je partage tout à fait la question, enfin en tout cas la préoccupation de ma collègue parce que vous avez bien insisté sur l'importance de faire des sciences, de faire des maths, que ce soit en premier ou en second degré. C'est la preuve de math qui parle mais et que c'est vrai que ça commence par ça déjà. Donc il faut parce que moi je sais qu'avec mes collègues par exemple on se bagarait beaucoup en 6e sur le nombre d'heures 3h 4h de math et on nous expliquait pour diverses raisons et parfois des moyens aussi qu'on ne peut pas mettre.
Bon bref, je reviens sur les mathématiques. Donc en première, c'est bien obligatoire, c'est vrai, mais ça ne l' plus en terminal. Et et c'est vrai que beaucoup de professeurs des écoles il faut espérer que dans leur formation future, puisque cette réforme devrait se mettre en place, ils auront une formation mais c'est essentiel qu'ils aient d'abord cette appétence mais aussi cette connaissance et qu'on dédiabolise, moi j'étais pronomade, dédramatisques.
C'est très important. et de mettre les élèves en confiance pour qu'ils aient envie d'en faire et qu'ils sachent que oui, c'est possible de faire des mathématiques euh de comprendre. Bref, je suis d'accord avec vous sur les indicateurs, c'est essentiel et vous avez répondu alors sur le HCS.
Voilà. Euh c'est essentiel parce que ça montre les choses. On sait vraiment où on en est, ça le pointe et ça permet de mieux argumenter.
Après moi j'avais quelques questions. Je crois qu'à l'université Paris Saclé, je crois pas que vous en ayez parlé mais si vous comme vous avez dit beaucoup de choses que c'était très dense, j'ai essayé de noter. Vous avez été à l'initiative d'une maison d'initiation et de sensibilisation des sciences. dédié aux écolers, aux collégiens pour encourager justement des jeunes filles à se tourner donc vers les sciences et le plus prisonnage si vous voulez nous en dire deux mots.
Lors a évoqué les côt, moi je suis un pur produit de la parité hein, sans parité en politique, je n'y serai pas. et j'ai découvert justement avec tous les travaux qui sont faits depuis 2014, je suis élu au sein de la délégation, combien c'est c'est compliqué pour nous les femmes en en général, j'is de dire dans à peu près tous les domaines. Donc elle a au niveau des quotas peut-être plus haut, je pensais au Ben oui, peut-être après.
Est-ce qu'il y a un moyen de les introduire quelque part pour que ça ça soit Vous vous étiez, si je ne me trompe pas, dans un domaine de recherche qui était lié à la physique liée à l'ingénierie électronique. ça et je crois qu'il y a beaucoup d'hommes, vous vous l'avez dit, est-ce que ça a constitué un frein à votre carrière ? Comment rendre réussir à rendre enfin bon, vous avez belle carrière mais enfin voilà votre sentiment là-dessus.
On nous a aussi euh au on a eu des retours de l'Académie des Sciences sur la recherche et les publications qui sont moteur d'évolution de carrière et qui pénalise là aussi euh les femmes. Est-ce que vous avez Et puis il y avait une table ronde organisée par l'association des femmes dirigeantes de l'enseignement supérieur de la recherche de l'innovation à l'été 22. vous étiez présente et vous avez insisté sur quelque chose de bien particulier qui était la nécessité d'apprendre à ne pas endosser certaines tâches notamment administratives dont leur père masculin ne veulent pas s'encombrer.
Comment diffuser ce discours ? J'avais envie de dire vous en avez parlé les vous avez comment détruire ce biais ? Moi je dirais les stéréotypes de genre c'est voir et c'est comme les métiers.
Quand vous avez parlé des métiers, il y a encore dans la tête de beaucoup de gens et de parents parfois des des métiers qui sont féminins et d'autres qui sont masculins. Voilà. Merci à vous madame la ministre.
Merci beaucoup madame présidente. Alors la techno classe 6e, enfin je vais globalement j'ai pas pour être franche à ce moment-là d'abord je devais être au début dans les discussions. J'ai pas eu l'occasion autour de la table de participer avec le ministre à ces discussions là autant sur les maths parce que ça avait un impact sur l'orientation.
C'était première terminale donc au SUP. Là c'était la 6e au niveau du collège. Donc je n'ai pas été j'ai pas eu cette occasion et comme il y a eu après les maths, on a beaucoup travaillé sur parcours sup, on a fait de l'orientation et cetera, c'était vraiment je voulais essayer d'avoir donc j'ai beaucoup plus travaillé sur la partie pour être tout à fait franche et donc je ne peux pas vous dire je peux vous dire ce que je pense mais je ne peux pas voilà je ne me suis pas exprimée en tant que gouvernement au sein du gouvernement.
Je voilà, je différencie bien les deux et je pense que en fait euh et c'est ce que vous dites et c'est cette ce continuum qui doit se faire donc il doit pas y avoir d'arrêt quelle que soit la façon de le faire. Je pense qu'il faut pas aujourd'hui au 21e siècle différencier les sciences et les technos voir mathématiques, sciences et technologie surtout quand on n'est pas dans les notions de spécialisation. Après évidemment plus c'est pointu, plus là évidemment quand on apprend on est mais en tout cas dans le plus jeune âge si on veut attirer nos jeunes vers les métiers sciences dure naturelles et cetera avec les maths, l'info, le numérique et cetera, les la physique, voilà euh et les technologies, euh c'est c'est peut-être ce qu'il faut, c'est ne pas les siloter et je pense que ça pourrait être une occasion de revenir enfin de réfléchir avec le fait queon fasse ce trou par rapport à l'enseignement technologique à comment on doit d'abord enseigner.
Moi, je suis persuadé que en particulier dans le supérieur mais plus on apprend trop de choses à nos élèves qu'il faut leur apprendre les bases. Ça c'est fondamental. Sans les bases, on fait rien.
Et ça sert aux citoyens et ça sert aux spécialistes. Donc ça là-dessus, il y a une méthodologie scientifique et cetera. Mais ensuite, on en fait des clones en tant que prof, professeur.
Souvent, moi j'ai la première hein euh euh quand j'étais plus jeune, en vieillissant, on se pose plus de questions peut-être ou alors je sais pas. Mais euh j'essayais, ça me semblait tellement important de leur transmettre ce que moi je savais par rapport à ce qu'on pouvait faire. En fait, ça va tellement vite la science, les technologies que finalement ce qu'il faut leur apprendre, c'est de la méthode, c'est des bases et c'est apprendre à apprendre.
Et je crois qu'on doit revenir à ça, apprendre à apprendre et avoir une vision non pas science, mathématiques, technologie, en tout cas dans la période de l'attractivité, mais plutôt l'ensemble des trois. Et donc quelque part, vous allez perdre des études des élèves si vous faites des sciences ou des maths un peu trop théoriques au départ et cetera. Vous allez en faire plaisir à certains parce qu'ils arrivent à ce moment-là, ils ont la maturité et puis un jeune, il est pas pareil à 10 ans 14 ans.
Chacun est très donc c'est et c'est la difficulté de l'enseignement et de l'enseignement supérieur aujourd'hui qui s'est massifié, c'est comment on arrive à gérer les différents profils des étudiants pour leur amener à la réussite. Et oui, il faut différencier, mais il faut différencier avec des passerelles, avec des opportunités à leur donner et pas différencier avec des des des blocage, c'est-à-dire en leur fermant des portes, mais en leur faisant passer par des chemins de traverse qui va leur amener peut-être avec un nom de plus, mais peu importe à leur ouvrir ces opportunités. Et cette flexibilité de l'enseignement, que ce soit dans les parcours ou que ce soit dans les disciplines ou la matière à enseigner, je pense qu'on l'a pas beaucoup en France et c'est beaucoup dans d'autres pays.
Je pense à des pays du Nord, au Canada où ils ont cette plasticité de l'enseignement, aussi bien dans la façon d'apprendre, dans l'apprentissage, dans la façon de présenter les disciplines ou dans la façon d'orienter et d'accompagner les élèves dans leur parcours professionnel, enfin de de d'étude. Et c'est pareil, je pense que est-ce qu'il faut remettre la technologie telle qu'on l'a connu nous ? Je pense pas.
Par contre, est-ce qu'il faut remettre quelque part une un suivi et penser le parcours de l'élève dans les domaines des sciences dures avec les maths évidemment qui sont la clé en science dure de tout mais tout le monde va pas être mathématicien voire même physicien mais leur donner cette clé de compréhension pour être un citoyen éclairé c'est fondamental et ça passe par les maths mais pour être un citoyen, ça parle par la science et la technologie et donc pour moi ça va avec. Donc je pense qu'il faut revoir repenser la façon de le faire. Il faut les réintroduire mais pas de la même façon sur les quotas de Alors la miss.
Merci de me poser cette question. Euh merci beaucoup parce que effectivement l'or le sait c'est un une maison qui me tient particulièrement à cœur. Quand j'ai pris la présente de Paris Sud en 2016.
Alors moi je je fais de la médiation scientifique depuis très longtemps, 2005 et je fais des ateliers dans les primaires, collèges, lycées, mais vraiment des ateliers type main à la pâte en primaire et des exposés des voilà en en collège et j'ai recommencé là avec grand plaisir et euh et en fait j'ai créé deux choses quand j'ai été à Paris Sud et Paris Saclé, c'est cette mis cette maison d'initiation et de sensibilisation aux sciences qui est une maison où on reçoit deux classes par jour en fait qui fondent de la science ces technologies pluridisciplinaires. Donc c'est pas un atelier sur les maths ou un atelier sur la physique, c'est un atelier sur l'énergie, sur les nanos, sur voilà l'histoire des nombres. Voilà par exemple mathématique et et je sais plus mathématiné et cuisine ou voilà, on mélange les disciplines, on montre les métiers et on les fait maniper.
Donc expérimental, un type à la pâte et ils font par eux-mêmes, ils ont une démarche scientifique et cetera. Et donc c'est encadré par des doctorants. C'est une originalité parce que pour moi c'était aussi important de former les chercheurs à la médiation scientifique et ça ça se fait dès le doctorat.
Et un doctorant qui sait expliquer quelque chose dans son domaine, qui sait l'exprimer simplement, je pense que c'est fondamental quel que soit ce qu'il fait par la suite. Donc on les forme à la médiation. On a des partenariats avec le palais de la découverte, on travaille avec beaucoup d'associations, les petits débrouillards, planètes sciences, enfin énormément d'associations et qui nous aide à former les doctorants à la médiation scientifique.
Donc on forme les doctorants qui en casadent les ateliers mais on en forme d'autres. Et ensuite par exemple sur une classe, il y a quatre doctorants qui encadrent une classe et le l'atelier est réalisé sous l'égur, enseignant, chercheur, ingénieur donc issu d'un laboratoire. Donc pour être vraiment à l'état de l'art qui ensuite suit l'atelier mais ne va pas l'encadrer à chaque fois puisqu'on a deux classes par jour toute l'année et ce sont les doctorants qui dans leur cadre du 16e doctorat donc le 16e doctorat c'est un peu je sais pas si comme avant les moniteurs qui faisaient de l'enseignement les 64 heures d'enseignement et bien aujourd'hui au lieu de faire de l'enseignement ils font de la médiation scientifique et ça moi j'ai été on a été à Paris Sud des premiers quand j'étais doyenne de la fac des sciences on a mis ses doctorant on leur a donné la possibilité de faire de la médiation vers les scolaires au lieu de faire de l'enseignement vers les étudiants.
Donc on et et je pense que c'est vraiment important de d'acculturer tous nos chercheurs et donc ça commence au doctorat à cette médiation scientifique et puis le lien avec les enfants. Quand vous avez un étudiant de 20 ans qui passe des messages et qui les encadre et ben il s'identifie beaucoup plus facilement que quand c'est moi qui l'encadre, ça c'est sûr. et le message passe beaucoup mieux.
Ça apporte beaucoup à l'étudiant, au doctorant et ça apporte énormément. Et à la fin, on a des petits gamins qui viennent leur dire "Tu crois que moi un jour je peux être comme toi ? Comment tu as réussi à faire ça ?" et cetera.
Donc quand ils viennent poser cette question, bah vous vous dites "On a on a cassé quelque chose." Et les filles aussi. Alors moi je suis en train de monter et ça ça se discute aussi un atelier sur l'IA pour les jeunes filles, l'intelligence artificielle avec deux doctorantes et on va essayer de monter cet atelier pour des collégiennes sur de tr jours que pour les filles.
Alors ça se discute la mixité. Est-ce qu'il faut que pour les filles, pas les filles ? On va le faire parce que l'a alors c'est clair quand moi j'ai fait plein d'ateliers c'est les garçons qui lèvent la main quand ça mélangé et pour autant voilà je dis pas que je suis pas pour la mixité bien évidemment que je suis pour et que il faut faire très attention à manipuler ça avec précaution mais là on pense que sur l'atelier on veut voir comment on va l'expérimenter en tout cas comment les jeunes filles réagissent comment vraiment et on va faire les deux mais c'est très clair moi je l'ai fait sur des choses très technologiques très et les jeunes filles s'expriment sont peu àentes à prendre la main.
Donc on va essayer de le faire aussi. Et la question de comment mener cette ces ces expérimentations, ses ateliers, ses travaill avec les filles, sans les filles mixcité, c'est une vraie question aussi que l'on doit se poser. Je crois que la réponse n'est pas si simple de dire non oui.
C'est quelque chose que il faut qu'on travaille. Alors, est-ce que donc voilà la miss et l'idée c'est euh enfin moi je vais je me suis beaucoup réinvesti dans tout ce qui est sciences et société la femme et sciences mais aussi la médiation et tout et c'est de voir on on a ces maisons dans plusieurs il y en a à Grenoble à Marseille comment on arrive un peu c'est un peu les le travail normalement des CSTI avec Universciences et cetera mailler tout ça au niveau territorial mais le coordonner et les mettre en lien comme je disais avec le scolaire et avec l'enseignement supérieur. Alors le est-ce que j'ai eu des freins dans ma carrière dans vu que j'étais physicienne en électronique nanotechnologie nanosciences et que j'ai pris des responsabilités.
Personnellement, tant que j'étais enseignante chercheuse, j'ai eu de la chance. Je suis toujours tombée dans des équipes où moi j'ai deux enfants aussi de filles. Et ma priorité quand mes filles sont nées, c'était mes enfants sont et je partais du labo à 6h30.
Voilà. Alors, c'est vrai que je me remettais à bosser une fois qu'elles étaient couchées à 9h jusqu'à minuit, 1h voilà, mais j'avais une flexibilité d'horaire qui me permet d'être le soir pour les devoirs et c'était important et j'ai la chance d'avoir de partager avec mon mari toutes les tâches ménagères. Donc quand je dis je rentrais, bah lui aussi ou une un ou l'autre en tout cas.
Mais on se partageait et quand j'étais mini, je peux vous dire que quand je partais le matin, il il a jamais d'un côté comme de l'autre, il il a jamais oublié de me dire "Est-ce que tu as bien mis la lessive en route ?" et c'est très bien. Donc voilà, c'est ça va dans les deux sens.
Je veux dire à un moment donné, ça a été vrai quand j'ai été jeune pour mener ma carrière et ça a été vrai quand j'ai pris des responsabilités même au plus haut niveau où voilà, il a gardé pour et et je trouve ça très sain, très bien d'avoir ce partage quel que soit finalement où il y a des périodes où évidemment l'un va plus donner que l'autre mais de façon globale. Donc moi, j'ai eu cette chance familialement et aussi professionnellement. Tant que j'ai été enseignant chercheur, j'ai pas vraiment souffert de ça et ma carrière mais je l'ai vu autour et en fait rétrospectivement c'est ce que vous disiez, vous l'avez dit et je l'ai dit et ça c'est on s'en rend compte avant.
C'est que moi j'étais très investi en enseignement. Pour moi, l'enseignement, les étudiants, c'était important et c'est vrai que ben là où les hommes même autour de moi, mes collègues n'allaient pas dans tout ce qui était les problématiques de handicap, les commissions du handicap, les commissions pour le côté social, pour la formation même des étudiants, le suivi, la réussite, l'orientation, là on est que des femmes autour de la table en réunion. C'est une majorité, pas que mais c'est une majorité.
Et moi, je me suis beaucoup investi parce que mes collègues, il y avaient pas de souci pour qu'ils aillent en conseil de laboratoire sur le côté de la recherche. Ça, il y avait aucun souci. On avait toujours des volontaires pour aller sur le côté de la recherche, de l'innovation ou la gouvernance dans les conseils de l'université.
Moi, je n'y suis jamais allée avant d'être doyenne de la fac des sciences. Je n'ai jamais mis les pieds dans un conseil de l'université parce que j'étais dans les conseils de formation et cetera et cetera. Et c'est là où on voit quand on parle finance, quand on parle recherche, quand on parle gouvernance, on est majorité des hommes autour de la table.
Et je peux pas vous montrer mais j'ai une photo de ma première conférence de presse en tant que présidente d'université Paris Saclé la première fois où il y a on est 14 établissements. Je suis la seule femme au milieu de 14 hommes et le matin le matin tu te rappelles ? Et le matin, je me suis dit, je m'étais mis un peu comme ça en bleu marine et devant la glace, je me suis oups, je me suis vu avec mes collègues, mes partenaires et je suis allé mettre une veste rouge en me disant voilà donc vous et je pense que c'est représentatif et je dis souvent que l'égalité au niveau responsabilité est vraiment à des postes et quand les hommes auront besoin de se mettre des vestes rouges, on aura passé un cap et et je pense que c'est symbolique quelque part.
Et oui, plus je suis montée en dans des postes de responsabilité, plus j'ai ressenti, je dirais pas un voilà, mais plus j'ai ressenti une sorte de patriarcat parfois bienveillant mais très fort. Donc le fait que moi j'ai pris des responsabilités en 2011 doyen de la fac des sciences peut-être un peu plus jeune, j'avais 40 ans donc à l'époque. Alors être jeune et femme, enfin jeune tout est relative mais plus jeune et femme ça cumule.
Et donc oui le côté attends Sylvie, on va te dire comment il faut faire. T'inquiète pas, je vais t'aider. Je l'ai vécu mes 10000 fois et en tant que ministre, en tant que présidente, voilà ce que j'appelle plus du patriarcat. et on n jamais la légitimité acquise.
C'est on arrive, on a un titre, je peux vous dire qu'une femme, elle doit faire ses preuves avec ce titre. Alors qu'un homme, il arrive avec son titre, c'est acquis a priori. Et ça c'est la souvent en tout cas autour de la table, lui il pense dans sa tête que c'est àquis a priori et ça se sent dans la posture et dans la prise de parole autour de la table.
Une femme, elle doit faire ses preuves et elle les fait souvent en connaissance des dossiers et cetera, mais elle n'a pas la légitimité par le titre, mais sa légitimité souvent par son travail et sa compétence. Et là aussi, je pense que c'est une bonne chose. Au début, je me disais quand même dur et en fait je trouve que ça donne une sorte de durabilité à notre position.
Et je crois que le fait de le baser, moi ça a toujours été ce que j'ai essayé de faire sur une sorte de crédibilité, de confiance, et bien ça permet de d'inciter le respect et la durabilité. Et pour moi, c'est des mots clés quand on est dans le la leadership et je crois que c'est des mots qui sont liés à un leadership peut-être parce que on doit se le gagner euh cette crédibilité, cette légitimité et à la fin on en perçoit aussi la façon dont on y est arrivé les avantages et pas que les inconvénients. Mais évidemment, il en faut un équilibre parce que le problème c'est que ça forme ça ferme des portes à beaucoup et ça c'est un vrai problème.
Voilà. Donc je pense que c'est un changement de culture. C'est euh aussi euh y arriver en bossant peut-être beaucoup plus qu'un homme.
C'est-à-dire que moi ça faisait là 30 ans 20 ans que j'avais pas pris beaucoup de vacances et cetera, que le soir c'est plutôt 4 5h par nuit que 7 8h et du coup on fait la recherche, la formation et tout ce qui est autour. Et parce que vous l'avez dit, le dossier recherche est important dans l'enseignement supérieur à la recherche et comme les femmes vont s'occuper des étudiants parce que eux ils sont là, ils ont besoin, vont s'occuper des autres, souvent il y a une pénalisation et pour avoir des promotions, pendant très longtemps, la partie formation et autres a eu du mal à être connu de façon équilibrée dans un dossier d'enseignant chercheur. Donc ça c'est un travail qu'on a mené depuis très longtemps, qui est pas encore complètement acquis mais de la reconnaissance de l'ensemble des tâches par exemple dans le métier d'enseignant chercheur.
Et cette reconnaissance de toutes les tâches enseignement collectif collectif et cetera, bah quelque part c'est aussi une reconnaissance du travail au niveau genré quelque part. Donc c'est important. Marie de Hashiman, notre dernière rapporteur.
Merci madame la ministre d'abord pour cette ce témoignage extrêmement vivant, accessible et profond et jusqu'à certaines relectures que vous nous proposez par exemple sur la question du doute avec une vision beaucoup plus positive de ce doute qui est finalement très cartésien et donc assez important dans notre culture aussi littéraire et scientifique. Merci aussi d'avoir posé un discours sur l'attractivité des métiers en nous expliquant que la façon dont on parlait des métiers scientifiques et technologiques était aussi importante quant à l'intérêt que les jeunes filles pourraient leur accorder et ce qui nous laisse eu égard à la transition écologique et numérique qui se présente avec de nombreux défis ce qui nous quand même des possibilités importantes d'orienter davantage de jeunes filles vers ces ces métiers et vers les carrières d'ingénieurs notamment. Alors, vous avez évoqué plusieurs pistes pour améliorer le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui.
Je voudrais vous interroger sur l'égonditionnalité qui est pour les personnes qui vont réécouter nos nos débats euh la la l'idée de de soumettre à des conditions de parité la distribution d'aide publique, donc des conditions de moyens ou de résultats. Est-ce que dans vos fonctions, vous l'avez expérimenté à la fois en tant que président de l'université Paris Saclé, mais aussi en tant que chef d'un département ministériel et quel est votre ressenti par rapport à enfin votre analyse par rapport à l'égonditionnalité puisque c'est assez en en à la mode he notamment au CNRS. Et puis vous avez aussi évoqué votre carrière de d'enseignant, de chercheurs lorsque nous avons auditionné le l'Académie des Sciences.
Nous avons eu un échange sur les l'effet de biais euh de la parité, enfin de l'exigence de parité dans la composition des juris qui pouvaient mener les femmes chercheures, enseignants chercheurs euh à à à abandonner ou à donner moins de moins de temps, à consacrer moins de temps à leur recherche. Euh c'est toute la question de des quotas qui peuvent avoir des des effets négatifs alors queils servent un intérêt positif. Est-ce que quelle est votre vision sur ce sujet et comment faire en sorte que les éléments alors j'aime pas beaucoup les discriminations positive mais enfin tous les éléments qui peuvent nous permettre de donner plus de visibilité aux femmes euh et servir la parité éviter qu'il y ait des effets de biais qui les desservent au final.
Je vous remercie. Donc je pense que les deux questions que ce soi les conditions de d'attribution, de financement ou les effets, c'est comme tout, je pense que on le voit bien pour que ça bouge, quand on montre tous les chiffres que je vous disais qu'on atteindrait la parité dans les filières d'ingénieur en 2150, si ça va à ce rythme là, il faut des incitations. Et toute la problématique, moi je suis comme vous, c'est l'équilibre de ces incitations.
C'est-à-dire que je pense que les le fait d'avoir mis dans les compositions de jury les comités de sélection par exemple pour les postes des conditions de parité comme dans beaucoup de bordes et cetera, c'est une très bonne chose. Il fallait le faire parce que sinon ça ne change pas le regard pour pouvoir changer les critères. Pour autant, il faut garder un petite marge de de liberté.
Je prends les mathématiques hein qu'on connaît bien. Ben les comités de sélection chez moi en mathématiqu pour qu'à chaque fois il y ait des femmes en parité, c'est pratiquement impossible dans l'enseignement supérieur. Le numérique, l'informatique, c'est la même chose.
Donc de toute façon, on les trouve pas. Alors moi encore dans mon domaine, c'est compliqué mais on arrive. Moi, j'ai été dans tous les comités, on est tout le temps.
Et là, en tant que je reviens, je reçois tout de suite un mail de on est un groupe dans ma section de dire "Est-ce que tu veux bien reparticiper au comité de sélection nationale et tout ?" On a besoin de femmes tout de suite. Donc, ce besoin parce qu'on est très sollicité et effectivement crée ce biais de se dire on nen peut plus, on va passer nous on a de la recherche à faire, l'enseignement, nos temps pour avoir la parité dans les comités et cetera.
Donc à un moment, je pense qu'il faut le faire parce que sinon on ne fait pas bouger les choses. Mais euh je sais que moi en tant que présidente de l'université, je poussais au maximum pour voir comment on pouvait garder cette parité dans les comités parce que c'est important. Puis à un moment donné à l'impossible nul n'est tenu et quand on a fait son meilleur effort que vraiment on a ce souci et qu'on l'a poussé, ce n'est pas au détriment de de personnes qu'on va pouvoir le faire.
Donc c'est voilà ce côté, je pense que les lois les c'est important, mais ce côté faire confiance pour pouvoir l'appliquer intelligemment pour éviter les biais et avoir ses équilibres euh si on a l'impression que c'est vraiment considéré, si c'est vraiment considéré, on peut faire confiance à la façon de l'appliquer. Et donc voilà, je pense qu'on sait faire, en tout cas moi je l'ai pratiqué longtemps dans les comités de sélection, dans dans tout ce qui est à l'université, là où il y a besoin de parité. Évidemment, on le présente devant les conseils, on rend des comptes ce qui nous oblige à montrer pourquoi, comment et cetera.
C'est fondamental. Et puis une fois qu'on a vu pourquoi, comment et qu'on a essayé, on explique aussi pourquoi on a pu déroger. Parce qu'à un moment donné, on va pas pénaliser celles qui sont là à tous les comités.
C'est juste impossible. Voilà. Donc c'est c'est cet équilibre, c'est le problème de mettre des quotas partout et cetera.
Euh c'est moi quand j'ai été professeur nommé professeur, enfin on passe un concours hein de professeur, donc c'est pas nommé, c'est on passe un concours au national et à et au local. À l'université Paris- Sud qui est quand même une des grosses universités en France, c'était en 2000. J'ai été pendant 2 ans ou 3 ans la seule professeure de mon université dans ma section. femme, je parle femme hein, femme.
Pourtant, c'est une grosse université, c'est pas une petite université. Donc ensuite, il y en a une deuxième qui est arrivé au bout de deux ou 3 ans. Mais je crois que pendant 2 ans, j'étais C'est ce qu'on appelle la 63e section en électronique, électrotechnique, automatique.
Vous voyez, rien que les noms, ça sonne très masculin, ça fait rêver. Et bien, j'ai été effectivement la seule femme nommée. Donc en fait, pour faire partie des comités de sélection des professeurs, ben pendant 2 ans, j'étais toute seule.
Alors, on a des extérieurs évidemment, mais donc je faisais tous les comités de sélection, c'est pas possible. Donc c'est vrai que ce sont des billets qu'il faut maîtriser, corriger, mais ce qui n'empêche pas, je pense d'avoir effectivement pas tout le temps, c'est pour ça que les quotas faut regarder où et cetera, mais des fois il faut impulser et je pense que c'est là où les lois, les décrets sont fondamentales et on a vu les progrès qui ont été faits grâce à ça. Et puis des fois, c'est peut-être réfléchir aux critères d'admission et de regarder de faire évoluer les critères d'admission sans même mettre des quotas.
Mais effectivement, il faut faire quelque chose. Alors, les conditionnements de financement ou autres euh dans quand j'étais présidente de l'université, c'était sur les postes et les promotions. Donc le fait d'avoir un suivi genré et qu'on on rendait compte au conseil académique de du suivi genré sur tout ce qui est ressource humaine, on était même avec les composantes et cetera, moi avec un retour sur effectivement quand il y avait des problèmes de de résultats sur le genré de dire là il y a un problème.
Donc alors on l'a jamais fait mais c'était une carotte on va dire pour pouvoir essayer de dire il y a un effort clairement à faire parce que ça marche pas. Donc sur les ressources humaines, je pense que c'est là où dans les établissements, il y a quelque chose à suivre, à regarder et avoir un retour concret avec la carotte et le bâton quand nécessaire. Le le mieux, c'est de faire marcher la carotte et de faire évoluer les choses, mais il faut les deux, sinon ça marche pas.
Et dans le côté ministère et établissement euh alors moi j'ai pas eu le temps de tout lui mettre et en particulier mais c'est les contrats d'objectif de moyens et de performance dans lequel voilà je suis très heureuse d'être auditionné bientôt sur ça parce qu'il y a beaucoup de choses qui se disent qui pour moi ne sont pas exactes. Dans ces contrats, ça ne touchait pas du tout 0,8 %. Enfin, ça c'est faux.
Le contrat c'est 0,8 % ou 1 % de plus et c'est 10 % de fonctionnement de plus en fait parce que la masse salariale c'est fixée hein, c'est figé donc si on regarde vraiment ça fait mais le contrat il portait sur beaucoup plus de choses et le contrat il y avait les on demandait de discuter et de mettre dans le dossier de l'établissement des points sur la transition écologique donc qu'est-ce qu'ils font comment ils forment tous les étudiants de premier cycle et cetera donc on avait mis des points très très clairs et des objectifs très très clairs et sur les points sur le genre ou sur c'était des choses sur lequelles on avait une rubrique, on va dire, d'égalité, d'évolution et cetera. Donc sans aller pour l'instant à dire que ça conditionné le l'argent là, n'empêche que le fait de d'être d'avoir ces ces ces ces critères, ces objectifs dans le contrat d'objectif de moyens, pour l'instant, il y avait surtout la partie transition écologique mais on l'ouvrait à tout ce qui était parité, social, handicap et cetera. On voit que ça peut donner par la suite un levier sur le financement aussi à en donner plus ou à en donner moins s'il y a vraiment une problématique au niveau de l'établissement.
Et c'est pour ça que les VSS, moi j'avais rajouté une somme d'argent non négligeable par rapport aux contraintes budgétaires pour les violences sexuelles et sexistes pour essayer et ça c'était discuté aussi dans les compes de voir comment ils installaient une cellule, quel progrès sur la professionnalisation, le lien avec les postes qu'on avait rajouté dans les rectorats et cetera et cetera. Donc c'est un levier et ça peut être présent dans les compes, dans les contrats d'objectif, de moyens et de performance. Des questions de nos collègues aussi.
Alors, Olivier Richard a demandé la parole. Est-ce que des collègues masculins voudraient parler ? Parce que je vous en prie, Marc Laménie.
Donc voilà, Olivier Richard, Marc Laméni. Merci madame la présidente, madame la ministre, votre passion est remarquable. Je ne m'y attendais pas, je dois vous l'avouer.
Et deuxième aveu, lorsque vous avez raconté votre compte sur la maman chirurgienne, j'ai simplement cru que l'enfant avait deux papas à moi. Euh et là, mon voisin m'a dit "Tu es encore plus woke que ce que je croyais." Il m il m'a dit ça.
Alors, ma fille aussi, ça c'est fait. Euh donc diplomatie scientifique, évidemment, je pense que euh c'est un enjeu absolument primordial. Vous avez évoquer les États-Unis, je crois que la présidente de cette délégation me parlait hier de 5000 scientifiques à accueillir en Europe.
Il faut absolument trouver un moyen de se coordonner, c'est maintenant ou jamais. J'entendais le weekend dernier euh un scientifique qui commentait l'arrestation et le renvoi euh d'un scientifique français, je crois qui allait à Houston euh et qui a repris l'avion, qui a fini par reprendre l'avion retour euh parce qu'il avait exprimé des désaccords dans un milieu personnel. J'ai cru comprendre que c'était sur son ordinateur.
Va falloir réfléchir probablement au niveau européen, mais c'est maintenant ou jamais. Il parlait de souveraineté. Évidemment, la recherche est un domaine où la souveraineté est au moins est très importante comme en matière militaire.
Diplomatie scientifique, ça passe par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Votre ministère était-il en vous parliez d'interministériel, on avait un problème de financement de financement énorme. Je suis allée à Istanbul, j'ai découvert un institut français de recherche avec des gens très motivés et à peu près 10,50 € pour faire tout ce qu'il prévoyait de faire.
Et c'est pas le ministère de l'Europe et des affaires étrangères qui est saigné à blanc. chaque année qui peut qui peut soutenir les forts de guerre. Euh évidemment, ce sont des des biais de diplomatie très importants et on s'en rend compte quand ils sont fermés par des régimes avec lesquels on n'est pas d'accord.
Par exemple, en Iran qui a fermé notre institut sans que personne n'en parle. Euh et j'en viens, je parle vite. Voilà, je voulais je voulais attirer l'attention sur le fait que 14 % des étudiants en France dans le secondaire sont étrangers.
Là encore, c'est un levier euh diplomatique énorme et ça peut être aussi un moyen de défendre et de porter à l'international des valeurs de de défense des femmes, des droits des femmes et woke en général parce que après avoir été formés chez nous, ils repartent généralement dans leur pays et là encore on peut construire des ponts et ça me paraît être un levier important. Merci. Alors pardon.
Oui, très rapidement. Merci madame la présidente et merci beaucoup aussi madame la ministre pour le faire avec beaucoup de compétences et et et passion. Euh alors moi, j'aurais une ou deux interrogations un petit peu.
Bon, vous avez évoqué l'exemple du Portugal que très tôt, il faut susciter des vocations chez les plus jeunes pour vraiment dire que c'est important de faire des études vraiment scientifiques et et vraiment féminisé et et donc à l'échelle de notre pays parce que vous avez en charge un un très gros budget sur le budget de la notion, la mission enseignement supérieur et recherche, c'est en gros le 5e 4e ou 5e poste ministériel en masse financière. Donc c'est réellement important. Donc et avec aussi beaucoup d'emplois ETP comme on dit avec des opérateurs importants puisque tout le monde universitaire recherche c'est les opérateurs et donc quel comment à ce moment-là susciter l'évocation au niveau même des écoles élémentaires ? collège lycée puis je prends mon exemple dans les Ardenes, on a la chance d'avoir une centrale enfin une directrice dame directrice de centrale nucléaire.
Donc c'est pas banal. Donc je prends souvent cet exemple parce que je dis c'est à travers des exemples comme ça et des témoignages concrets vécus que ça peut chez les plus jeunes susciter des vocations. Donc voilà c'est cette articulation entre le premier poste budgétaire parce que on parle de finance mais malheureusement tout est financier même si il y a tout l'aspect humain aussi qui est essentiel. euh comment financer euh comment arriver à à je dirais à à mettre en évidence euh sur le budget et là à ce moment-là éducation nationale euh pour arriver à à à faire passer les messages et susciter des vocations chez les euh jeunes jeunes filles.
Merci. Bien sûr, Gilbert Favre que euh je suis peut-être le doyen dans cette dans cette salle, mais j'ai retrouvé et je vous remercie euh dans vos propos des lourdeurs euh aussi bien familial que professionnel. Je parle de du personnel de l'éducation nationale que que j'ai connu.
Moi, je suis d'une famille de paysans où les lourdeurs sont encore plus fortes que dans les autres secteurs. Et c'est vrai que aujourd'hui encore, je me pose la question de savoir au-delà du de la parité qui progresse entre les garçons et les filles, si effectivement le ministère de l'éducation nationale dans notamment les systèmes qui sont mis en place pour l'accès à l'enseignement supérieur, Je je pense à Parcours sup qui qui me paraître une machine infernale qui euh ne nous donnera pas forcément ce que nous attournons de lui. Euh je me demande si là-dessus aussi il ne faudrait pas faire beaucoup de progrès.
Alors après sur les parc sur les lourdeurs familiales, on a une société qui évolue beaucoup. On a de plus en plus d'étrangers en France, c'est une bonne chose. Mais là aussi, il y aura sans doute des recherches à faire.
Euh bon là, on est ici dans une dans une commission très particulière euh qui euh euh s'attache à euh comprendre et à améliorer des situations euh entre les hommes et les femmes. C'est très intéressant dans une assemblée qui est une assemblée qui est très majoritairement composée d'hommes encore que actuellement je crois que nous sommes au tiers de femmes. C'est un progrès déjà important mais tout ça tout ça m'a beaucoup intéressé.
Je vous en remercie madame la ministre. Voilà. Ah oui bah oui Jean-Michel Arnaud.
Ouais ouais bah ça c'est sûr. Ouais non ça ça va pas. l'occasion de me Oui, d'abord merci de de votre témoignage euh qui fait écho de longues discussions que j'ai avec deux de mes filles qui sont enseignantes professeurs des écoles et professeurs de sciences économiques et qui par certains aspects recoupent ce qu'elles me disent régulièrement, c'est le manque de confiance d'ailleurs queles que soient les disciplines d'un certain nombre de nos jeunes dans la capacité à se promouvoir et à se hisser hors du cadre familial d'origine. la grande attente également de l'interconnexion de la de de la discussion sur des aspects très concrets de leur vie avec leurs enseignants.
Vous y avez fait allusion donc retour d'expérience capacité aussi à échanger. J'aurais peut-être une question qui est simple et à la fois compliquée si vous me le permettez. On est quand même tous chamboulés quand on a eu la situation internationale par certaines idéaux que l'on porté quand on était plus jeune et tout tout tout est un peu remis en cause.
Projet européen, la mondialisation qui serait vertueuse et cetera et cetera. Euh moi, j'ai deux questions. Donc en fait, c'est d'abord un, est-ce que vous avez eu le sentiment de de pouvoir peser sur les enjeux que vous avez porté avec force et conviction aujourd'hui dans le cadre de votre engagement ministériel ?
Euh où est-ce que les difficultés auxquelles vous vous considérez que les femmes sont exposées, les filles, nos filles sont exposées dans leur parcours professionnel, notamment sur les métiers plus techniques, plus scientifiques. Est-ce que vous l'avez ressenti euh dans dans votre engagement de femme venant de la société civile ? Euh et dans votre engagement ministériel et de euh est-ce que vous pensez que la mélédiction que vous nous avez rappelé euh attendre 2150 pour avoir une parité peut être uniquement avec la force de l'idéal euh contrarié ?
Juste ma ministre pour vous dire que nous allons avoir bientôt une table ronde avec les écoles d'ingénieurs justement parce que certaines ont quand même fait ont déjà mis des actions en place pour que on évite d'attendre 2150. Merci beaucoup pour vos questions. Alors le premier point sur les lien, je vais l'appeler comme ça entre le ministère de l'enseignement spéal MEAE et tout ce qui est Vous avez pris l'exemple de d'Istanbul.
Moi quand j'ai été ministre, je suis allée la première année à Istanbul à Galatasaray. Donc, j'ai demandé au président d'y aller pour faire un discours à l'université de Galatasaray devant le ministre turc de sur la liberté académique. Voilà, donc c'était pour moi un grand moment et c'était un moment important parce que les gens les gens qui sont à l'université de Galatasaray étaient en difficulté, pas que financière.
Alors, j'ai aussi aidé j'ai aussi aidé beaucoup financièrement l'université francourque enfin l'université Galatasaray puisque je suis allée voilà parce qu'il faut aussi mais c'était je dirais plus grave que financière parce que c'était une liberté académique attaqué c'était un problématique comme on le vit aujourd'hui d'autres sur la façon de travailler la façon de ne pas pouvoir travailler et je pense que d'avoir la ministre qui vient et qui tient un discours sur la liberté académique en présence au premier rang du ministre. Je pense que ça leur a fait du bien et moi aussi. Donc voilà et ça n'empêchait pas d'emmener aussi des moyens pour cette université puisque c'est l'université en lien avec la France alors qui qui mais qui est à Istanbul aussi.
Donc j'y suis allé aussi qui est à côté de l'ambassade, c'est l'institut qui est sur le terrain de l'ambassade à côté. Tout à fait. Voilà, donc on y est allé.
Donc c'est un institut qui dépend du CNRS aussi, on en a discuté. Ils sont très en lien avec l'université de Galatasaray aussi he pour le lien. Donc et pareil ça va dans la même enfin tout ce que je dis ça ça englobe l'institut et l'université sont très très en lien et sur ces messages de liberté académique en particulier tout ce qui est recherche c'est vraiment un institut sur des sciences humaines et sociales.
C'est tout ce qui est anthropologie et cetera. Donc vous imaginez sur des secteurs d'autant plus mais vous le connaissez délicat pour ces problématiques-là. Donc je vois bien et euh pour moi c'était important d'aller donc je suis allée je vais pas vous dire mais dans beaucoup d'autres aussi pour porter ça et c'était quelque chose d'important et euh quand je suis arrivée dans ce ministère ayant été présidente et et cetera, je pense que ce ministère pour qu'il puisse être plus fort et exister son premier atout c'est d'être interministériel.
Il est au cœur il devrait être et il doit être au cœur des ministères. C'està-dire qu'il y a de la recherche en agriculture, évidemment, en santé, même en culture, en industrie et cetera. Donc, il doit être en lien pour la formation.
Il y a des écoles d'agriculture qui dépendent du ministère de l'agriculture et cetera. Enfin, je vous des donc il doit être en lien avec à peu près tous les ministères et je pense que c'est ce qui doit faire en coordonnant en étant d'où la MIRS et pas le MR. Il y a souvent hein cette ce mélange quand on parle de financement de diminution de l'enseignement supérieur à la recherche, c'est la MIRS et c'est pas le ministère de l'enseignement supérieur à la recherche obligatoirement.
En tout cas, c'est pas le même périmètre et pour autant c'est important qu'il ait ce lien. Et le lien avec le MEAE était que pour moi capital par deux choses. D'une part, le développement de l'international et de l'Europe.
Et ça c'est quelque chose auquel je suis très attaché, sur lequel je me suis beaucoup impliquée à l'Europe et au niveau international et d'autre part sur le développement de la diplomatie scientifique. Et d'ailleurs avant de partir, on a nommé Thierry Merval avec le MEA comme ambassadeur diplomatie scientifique, quelque chose qui n'avait pas été réactivé depuis des années et des années. Donc c'était quelque chose qu'on a porté et je crois que je suis la première ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche depuis très longtemps à avoir été faire un discours et voir en juin l' juillet quand ils réunissent tous les COCAC ou les attachés scientifiques au ministère et les ambassades les ambassadeurs à faire un discours sur l'enseignement supérieur, les grandes orientations, leur grande restructuration devant les attachés scientifiques des ambassades.
Et avant que je parte, quand il y a eu la dissolution, je devais le faire devant les ambassadeurs cette année-là, mais il y a eu la dissolution avant. Voilà. Donc oui, c'est important.
Oui, travailler avec le MEAE qui porte certains instituts à l'international, que ça soit franco-allemand, que ça soit et cetera, c'est quand même capital parce que ça ne peut pas se faire sans le MESR. et on a essayé de renforcer et de rendre quand on a moins de moyens et ben il faut se les coordonner eux et nous et donc de faire les choses de façon coordonnée. C'est ce qu'on a fait avec Sorbonne université par rapport à leur université qui est délocalisée.
C'est ce qu'on a fait et cetera. Donc oui, on a fait ce travail et il en reste à faire bien sûr mais je pense qu'il est capital. Donc merci de donner l'occasion.
Et euh dans les étudiants étrangers, vous en avez parlé plusieurs euh que ce soit dans le scolaire ou que ce soit dans l'enseignement supérieur. Donc je vous invite à écouter mon discours des vœux de Avant que je parte de 2024 qui était le jour du retour sur la loi immigration euh par le conseil. Donc ce jour-là, j'ai fait un discours des vœux.
Donc je crois que si vous écoutez mon discours de vœux, vous aurez la réponse et pour moi, oui, c'est un en enseignement supérieur et recherche, c'est un secteur international dans notre ADN et donc les étudiants servent d'ambassadeur et servent aussi de capitaliser pour la suite, l'avenir justement, de leur apporter une éducation, une ouverture autre pour certains et de créer ce lien d'ambassadeur et d'attachement à notre pays et à l'Europe pour créer des liens bah des liens constructifs pacifique et qui permettent d'avoir un autre monde que celui que malheureusement voilà ce se ce parfois tourne aujourd'hui. Alors sur la partie euh sur le budget, vous le passez de de l'éducation nationale qui est pas mon budget mais ou du MESR. L'éducation nationale est un très gros budget effectivement mais le MESR c'est à peu près 25 milliards d'euros donc aussi.
Euh donc vous l'avez dit vous-même, ce budget il est très alors en tout cas dans le dans l'enseignement supérieur à la recherche qui est différent dans l'éducation nationale, nous c'est un budget qui va vers les opérateurs, que ce soit les organismes que ce soit et c'est une très bonne chose. On ne peut pas parler de liberté académique et tout sans parler d'autonomie. Je ne comprends pas les gens qui sont contre l'autonomie.
Après, qu'il faillent la réguler, qui faillent pas faire n'importe quoi avec l'autonomie, je dis pas le contraire. Mais euh c'est quelque chose qui est très fort au niveau des performances de nos établissements et aussi de leur liberté académique essentiel à la recherche. Donc pour moi, tout ça est un tout.
Donc il faut euh que ça aille vert et que ils arrivent à gérer intelligemment et de façon plus professionnelle, mais ils se sont beaucoup améliorés depuis ces 10 années euh cette masse salariale. Et quand vous enlevez le budget de la masse salariale des emplois et euh le budget, je dirais des dépenses incompressibles un petit peu des établissements, bah en fait vous voyez que par rapport au budget que l'on donne aux opérateurs, on les donne pas comme ça, on les donne avec des contrats quinqueno, on les donne aujourd'hui avec des contrats d'objectif de moyens et de performance et cetera. évidemment pour faire des projets mais finalement très contraints par rapport aux dépenses obligatoires, aux dépenses incompressibles et à la masse salariale.
On peut dire qu'on peut économiser de la masse salariale et cetera. Un moment on pourra pas économiser de la masse salariale et augmenter le nombre d'étudiants comme on l'a fait depuis 10 ans et avec des profils variés qui demandent effectivement un enseignement plus individualisé. Donc il faut être cohérent avec les deux.
Et du coup la marge de manœuvre sur le budget une fois qu'on a les équipements de recherche parce qu'il y a beaucoup d'autres choses et ben elle est assez faible aussi bien au niveau du ministère qu'au niveau des établissements. Alors après il y a les appels, il y a quand même d'autres choses hein qui permettent de faire des choses avec les appels à projet même si il y a des lourdeurs, on va pas en parler là mais ça donne des masses d'argent quand même. Et je pense qu'effectivement on a fait alors sur le sur la partie je vous dis j'ai augmenté les budgets du VSS des violence sexuelle et sexiste de façon non négligeable.
On a porté beaucoup très fortement politiquement par exemple le prix Ren Jolio Curry. Vous me posiez la question est-ce que je pense que j'ai fait quelque chose enfin on est-ce qu'on a pu j'ai le sentiment d'avoir pu peser et c'est la même chose que comment j'ai utilisé les budgets ou comment. Il y a deux choses peser dans les budgets mais peser aussi politiquement.
Et je pense que pour le sujet femme et science et tout, c'est quelque chose de très fort de le porter et de le porter de part effectivement le côté donc j'ai travailler sur la formation des professeurs des écoles. Si ça a pris du temps, c'est parce que l'enseignement supérieur à la recherche et en particulier mon enfin la ministre et mon cabinet et se battu pour qu'elle reste dans les universités et avoir ce parcours pluridisciplinaire représentatif des professeurs des écoles de du 21e siècle. Donc ça c'est quelque chose qu'on a porté réellement sur l'évolution des formations des professeurs primaires et secondaires.
On n' peut-être pas fait beaucoup de bruit médiatiquement mais on a fait beaucoup de travail de fond. C'était un peu ma méthode. Et de la même façon, les prix Ren Jolio Curry, le tech pour toutes ce qu'a présenté Ellisabeth Bor, ça a été travaillé dans mon ministère, ça a été confié à la fondation Inria et derrière c'est toute une planification qui a été faite sur les études mais aussi sur l'insertion et sur l'orientation.
Il y a aussi un gros travail avec l'industrie. J'ai participé avec Bruno Lemire, Roland l'escur à beaucoup de forums dans lequel les industriels, l'entreprise pour justement les rôles modèles mais aussi l'incitation au métier scientifique. On l'a fait à Ber, on l'a fait à beaucoup d'endroits.
Donc je crois que oui, il y a eu un je crois qu'il y a un portage politique et aussi d'orientation des moyens, de prise en compte d'indicateurs, de mise en compte par exemple les décrets d'application de la loi c'est ce qu'on a fait nous par exemple les aider les les établissements à avoir des schémas directeurs sur le plan égalité homme-femme, on en a fait 180, c'est pas rien. Donc c'est cet accompagnement qui a été quand même enlevier et il en reste à faire, ça c'est clair. Mais oui, je crois qu'on a on a pu peser quand même et faire des choses concrètes de fond et sur lequel ça reprend un peu ce que je vous ai dit dans mon introduction et les propos discutés.
Alors, je voulais revenir sur vous disiez les lourdeurs familiales et tout et je je vous rejoins sur tout l'ensemble de vos commentaires peut peut-être rebondir sur parcours sup. Mon dada aussi un de mes vous dites cette machine infernale sur lequelle il y a peu de progrès à faire. Alors moi je suis absolument pas d'accord.
Et euh voilà, je pense que je ne sais pas par quoi on pourrait remplacer parcours sup. J'aime bien tous ceux qui disent il faut l'enlever ou quoi, mais par quoi remplacer ? J'ai connu à PB, je l'ai connu en tant que mère euh dans ma famille, j'ai fait deux filles.
J'ai connu APB en tant qu'enseignante, je connais Parcours sub, j'y retourne et je peux vous dire queen tant que ministre, mon mari qui est aussi enseignant, j'ai suivi par Cours sub de ce côté-là pour voir les améliorations. Donc du côté opérationnel et du côté voilà. Et euh parcours sub, c'est peut-être complexe parce que notre offre de formation est devenue complexe parce que aujourd'hui toute euh famille, tout élève en France peut avoir accès à toute l'information territoriale, ce qui était pas le cas avant.
Avant, on se tournait sur le territoire là où on pouvait et surtout suivant la famille dans laquelle vous étiez. Moi, je peux vous dire, mes parents il connaissaient pas. À part la fac à côté, je ne savais pas qu'il existait des écoles ou autre chose.
Voilà. Aujourd'hui, parcours sup, c'est un outil d'égalité et quand je vois qu'on en fait un totem politique alors qu'on devrait continuer à se battre pour l'améliorer parce que je ne vois pas du tout par quoi on peut euh le remplacer, c'est quelque chose qui me désespère et je pense que aujourd'hui parcours supi, il faut continuer à l'améliorer. Oui, il y a encore des choses mais on y a travaillé.
Vous avez des équipes incroyables derrière euh en tête de Jérôme Teyard à qui je rends hommage qui travaille sur Parcours Suppu années. Les améliorations de Parcours sup, au niveau des informations, au niveau de l'ergonomie, l'individualisation est faite. Je dis pas qu'il y a pas encore des améliorations à fait, hein, mais ça a été une amélioration le jour et la nuit entre 2018 et 2022 ou 2024.
Euh, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on trouve les informations, on a des fiches sur chaque formation. Chaque formation explique les critères de sélection. Il y a des rapports, il y a un comité d'éthique.
Euh voilà. Et c'est une mine de données. Et de cette mine de données, on en a fait un outil d'orientation.
Et à partir de parcours sup, on a fait quelque chose qui s'appelle mon projet sup qui est accessible depuis la seconde puis aujourd'hui parcours sup est accessible depuis la seconde et première parce que comme c'est lourd et compliqué pour prendre en main le le le l'outil et cetera et on en a sorti des données évidemment anonymes pour en faire un outil d'orientation et à partir des données de l'intelligence artificielle aujourd'hui dans mon projet SU qui a été testé quand j'étais ministre dans la région de Bordeaux dans plusieurs lycées et bien les étudiants peuvent dire ben Moi, j'aimerais faire tel métier, tel métier. Voilà mes notes actuellement. Donc il a les informations sur les métiers, il a les informations sur la poursuite d'étude et surtout on lui dit "Ben, tu veux faire preuve de math, tu as 8 ans math, tu vois.
Alors, je caricature, hein, mais là, ça va être un peu difficile. Les derniers qui ont été pris dans les filières de math, bah, ils a fait tant de moyennes. Donc, si tu veux faire preuve de math, tu es en seconde, vas-y.
Tu as intérêt à progresser. C'est-à-dire que ils anticipent en seconde pour qu'il y ait une orientation active et que aussi une prise de conscience des élèves de leur famille parce qu'il suffit pas de vouloir, faut aussi pouvoir et que à un moment donné dans le supérieur, il y a pas de baguette magique. C'estàd on peut pas prendre des élèves et des étudiants qui n'ont pas les prérequis et d'un coup les faire réussir.
Ça, on sait pas faire, on saura jamais faire et on pourra tout nouveau nous faire les lois qu'on veut, on pourra pas le faire. Par contre, de pouvoir agir en amont, de pouvoir orienter, de pouvoir leur donner les prérequis, d'ajouter une année supplémentaire, d'adapter les parcours et de dire aux gens ce qu'il en est, ça on doit pouvoir le faire. Et parcours sup, c'est une mine d'or d'information pour pouvoir l'utiliser.
Et encore une fois, je ne dis pas qu'il y a pas encore des améliorations à faire. Je suis la première à avoir embêté toute l'équipe pendant 2 ans et demi pour les refaire. Mais ce que je veux rendre hommage, c'est les évolutions de cette plateforme, les progrès et l'amélioration continue qui a à faire, la mine d'information et surtout mais si on l'enlève, par quoi le remplace-t-on ?
On reviendra en arrière. Et donc je pense que critiquer par cour en disant là il faut l'améliorer, là il faut l'améliorer au combien parce que c'est quelque chose de très compliqué. Mieux accompagner en amont au combien peut-être encore mieux former les professeurs en lycée pour l'accompagner au combien ?
Et donc pour moi aujourd'hui, c'est pas sur parcours sup et l'insertion qu'il faut travailler. C'est vraiment sur l'orientation en amont et comment l'utiliser à partir de la seconde voire avant. Voilà, je je me permettais de faire une parenthèse.
Non mais vous avez bien fait. Je crois que j'avais côté passionné. Bravo !
Ouais, il y a pas de problème. En tout cas, merci beaucoup et alors je voudrais malgré tout rebondir sur les 5000 chercheurs. Ce chiffre c'est nous a été donné par Françoiscombe et je pense que à l'échelle européenne, on doit vraiment pouvoir le faire et ce serait une façon de choisir notre camp.
Et si notre camp pouvait être celui de l'intelligence et ensuite de la performance, et bien ce serait dommage de s'en priver. Mais Françoiscombe était beaucoup plus ambitieuse que ça et vu qu'elle avait Aurore Berger, notre ministre au droits des femmes et moi à ses côtés, elle nous a lancé un défi et en disant "Mais puisque vous y croyez, faites donc rentrer de la liberté académique dans la Constitution." Faisons une petite référence à l'IVG qui est déjà rentré dans la Constitution.
Donc voilà. Donc je vous le dis, elle nous a lancé un défi. Bon, je suis pas sûre d'être prête à le relever immédiatement, mais pourquoi pas.
Euh donc mes chers collègues
Dominique Verien