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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 8 novembre 2025 3 min

«On continue à mettre la pression sur Shein», assure Sébastien Martin, ministre chargé de l’I

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

gouvernement était extrêmement ferme. On avait engagé une première démarche. On a dit à Chine, vous avez 48 heures pour supprimer les produits que moi j'ai appelé les produits de de la chronique de la honte, la poupée, les armes et puis encore d'autres choses qui sont découvertes un peu plus chaque jour.

Donc la DGCCRF a constaté que tous ces produits avaient été enlevés de la plateforme, mais ça n'enlève rien à tout ce que nous avons engagé en parallèle. h euh il y a des démarches devant les tribunaux, il y a une démarche au niveau européen, il y a une démarche auprès de l'ARCOM, il y a ce la poursuite d'une surveillance extrêmement étroite de de Chine. Donc il est pas aujourd'hui il est pas question de dire "Bon ben, c'est bon, on a ruré les poupées et deux trois trucs et et c'est terminé." Non, on avait demandé à ce que ça soit cela soit fait sous 48 heures.

Ça a été fait. Mais toutes les autres procédures dont je viens de de vous parler euh notamment auprès du des tribunaux pour faire cesser de graves dommages à l'ordre public qui sont en cours d'instruction ne sont absolument pas arrêtés et on on met la pression sur Chine et on continue la pression sur Chine parce que au-delà de ça, il y a plein d'autres débats dont on va parler. J'entends votre fermeté évidemment qui est qui est réelle, mais est-ce qu'il ne fallait pas justement aller encore plus loin, c'est-à-dire se dire voilà de toute façon c'est pas possible chez nous, Chine, il en est hors de question, on on arrête complètement cette marque dans notre pays.

Ça c'était pas envisageable par exemple. Bah, vous savez, on on essae le gouvernement de respecter le droit. D'accord.

Je sais pas ce que vous diriez si on respectait pas le droit. Quand on lance des procédures pour dire sous 48 heures, vous devez retirer certains produits que les choses sont faites. Si euh quelque part vous respectez pas vous aussi la procédure que vous avez engagé, vous n'êtes plus crédible.

Mais maintenant, il y a d'autres procédures qui sont engagées, y compris auprès de la Commission européenne qui a d'ailleurs reconnu la gravité de la situation parce que honnêtement fermer éventuellement l'accès à Chine depuis la France, ça n'aurait pas beaucoup de sens. Ça n'aurait pas beaucoup de sens. Je comprends.

C'est donc un tournant quand même cette affaire Chine face à notre nos relations face à la Chine. Mais vous savez, moi en tant que ministre de l'industrie euh je me bats avec Roland l'escur, avec toute l'équipe gouvernementale pour que au niveau européen on sorte d'une forme de naïveté. En en en lisant la presse, je je voyais que le patron de Chine expliquait ce que veulent les clients nous lui offrons.

Je suis pas sûr que les clients français ils veulent des gens qui sont payés 25 € la journée. Je suis pas sûr que les clients français ils sachent les conditions environnementales dans lequelles tout ça est produit. Et heureusement qu'il y a eu cette réaction.

Je veux aussi saluer la réaction des parlementaires. Je vois le député Antoine Vermorel qui a été très en en en offensive sur ce sujet. Il y a aussi la taxe sur les petits colis.