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interviewFrançois Ruffin· 7 mars 2026 3 min

Le premier crumble de ma vie !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je touille, je mets tout le beurre alors. Ouais, tu peux mettre tout et et tu travailles délicatement. Alors toi Boris, l'alimentation c'est ton truc.

Ça fait une vingtaine d'années, ouais. Donc à 22 ans, tu étais comme moi à à 50. Exactement, je ne savais pas cuisiner et avec deux amis, on avait cette cette envie, cette volonté de monter un bistrot, un café café restaurant à la Guillotière à Lyon.

Donc 10 ans dans dans ce bistrot à proposer des bons produits aux habitants du quartier. Je me suis dit bah en fait, c'est pas mal mais je touche des publics qui sont déjà sensibilisés, qui ont déjà conscientisé cette question d'alimentation. Comment aller plus loin et c'est comme ça qu'on qu'est né Vrac par la suite.

Vrac, c'est de l'achat groupé de nourriture, d'aliments que vous allez cuisiner derrière parce que c'est pas du tout fait. Derrière, il faut bosser. oui, c'est beaucoup de produits bruts, des des fruits et légumes, des légumineuses, des céréales.

Vrac, ça existe ici mais ça existe en 120 endroits dans le pays. Dans 120 quartiers, on est dans 23 métropoles. On est aussi à l'île de la Réunion depuis depuis une année maintenant parce que la précarité alimentaire est encore plus forte avec des produits alimentaires qui coûtent 30-40 % plus cher que qu'en métropole.

Dans un autre saladier, ajoutez la farine, l'huile, le sucre et mélangez à la main. Première étape, c'est ton resto. Ouais.

Deuxième étape, c'est Vrac. Troisième étape, tu crées celui-ci. Et ça, ça veut dire "table" en espagnol mais ça veut dire quoi pour ?" Maison engagée solidaire de l'alimentation.

Alors je mets ça, je fais quoi avec ? Alors, saladier farine. !

Ensuite, c'est comment on tire le fil. En fait, on a des personnes qui sont dans la précarité mais nos paysans sont aussi dans la précarité. Donc on a aussi organisé beaucoup de rencontres à la campagne à la fois pour voir comment sont produits ce qu'on met dans nos ventres et puis comment vit le producteur.

Et ça, c'est c'est génial. La suite logique, c'était comment porter politiquement tout ça. Donc je suis passé plus sur une phase plaidoyer à essayer de convaincre les ministères, de convaincre les députés de travailler sur cette question-là.

Et et puis bah là, il y a un an et demi, j'ai basculé de l'autre côté. Je me suis dit peut-être que ça ira plus vite si j'étais au cœur de de cette machine. Et toi, ministre de l'alimentation, tu fais quoi ?

On travaille trop l'alimentation en en silo. On va parler de la de l'agriculture d'un côté, on va parler de la santé de l'autre, on va pas se parler du marketing. Moi, je mettrais vraiment la première chose, c'est on se pose et on écrit une grande loi-cadre sur l'alimentation où on va retrouver à la fois les questions d'interdiction du marketing publicitaire à destination des enfants.

On va pouvoir parler de d'alimentation ultra-transformée, de transparence des marges. Il faut vraiment qu'on tire Il y a plein plein de fils différents qui nous empêchent de bien nous nourrir. Avec un État qui encourage, qui facilite, qui cherche les acteurs locaux qui ont envie de mettre la main à la pâte et c'est le cas d'aujourd'hui. [rires] Bon, je crois qu'on a plus une pâte brisée que Maintenant, je je L'objectif, c'est de détacher tout ça et le mettre au fond du bac, on est d'accord.