Municipales : Macron sauvé par l’Iran ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'éditeur politique sur Europe avec le Figaro. Bonjour Alexis Braz. Bonjour Dimitri.
Bonjour à tous. On on l'oublierait presque. Nous votons dans 10 jours pour les municipal alors que l'on ne parle plus que de l'Iran.
Alexis, on se souvient que la dernière présidentielle 2022 avait été totalement parasitée par le conflit ukrainien. On est 4 ans plus tard Alexis. Le phénomène peut-il se reproduire ?
Bah c'est vrai Dimitri que quand on pense à 2022, il y a de quoi s'inquiéter parce que en matière de campagne étouffé et d'élection escamoté ben on a jamais fait mieux. Cette submersion totale du débat présidentiel par la question ukrainienne a permis à Emmanuel Macron d'être réélu sans faire campagne ni défendre le début du commencement de quelque chose qui ressemble à un programme. Bon, ça lui a pas vraiment porté bonheur puisque sans projet niveau contrat passé avec les Français.
Il s'est trouvé fort dépourvu quand la bise politique fut venue. Enfin, il a été réélu. Et c'est vrai qu'on peut se poser la question : "Va-t-il cette fois être sauvé par l'Iran ?" Vous savez ce que disait Jaskirac Dimitri ?
La prévision est un art difficile, surtout lorsqu'il concerne l'avenir. Et bien pourtant, je vais prendre le risque d'en faire une de prévision. Non, je ne crois pas un instant que le miracle ou le cauchemar, c'est chacun selon son point de vue, puisse se renouveler.
Et pourquoi donc, Alex ? Et ben tout simplement parce que l'Iran n'est pas l'Ukraine et parce que les municipales ne sont pas la présidentielle. Que s'est-il passé avec la crise ukrainienne en 2022 ? un phénomène bien connu de la science politique que l'on appelle l'effet drapeau.
Quand un événement extérieur intervient qui inquiète le pays, une guerre, une crise internationale, les électeurs aperés ont tendance à se réfugier dans les jupes de celui qui paraît comme le mieux à même de les protéger, le pouvoir, le gouvernement, le président. C'est ce qui s'est passé en 2022. Cette irruption de la guerre en Europe a fait peur légitimement aux Français qui ont craint d'abord une extension du conflit puis ses conséquences économique et Emmanuel Macron drappé dans ses habits de président protecteur a habilement joué de la menace russe pour ramener les électeurs à lui.
Mais rien de tel aujourd'hui. D'abord parce que l'Iran s'est loin et que personne ne croit que les Mola vont envahir notre pays. D'ailleurs, à la différence de 2022 où les partis étaient divisés, rappelez-vous, entre prorusse et anti-outine, la guerre chez nous n'est pas aujourd'hui vraiment un sujet de débat politique.
Il n'y a que Jean-Luc Mélenchon pour pleurer Layatola Rameney. Le RN, par exemple, est à peu de choses près sur la ligne consensuelle d'Emmanuel Macron. Et même si la crise iranienne devait avoir des effets économiques sur l'activité ou le prix d'énergie, on voit mal comment les électeurs pourraient en tirer des conséquences politiques à Bordeaux, à Lyon, à Nice ou à Paris.
En faveur de qui ? Contre qui ? On on parle pas d'une élection nationale mais de 35000 élections locales.
Croyez-moi, les 15 et 22 mars, la sécurité dans les villes comptera bien davantage que celle du Moyen-Orient. Donc dans 10 jours, vous ne croyez pas, Alexis une vague Macron ? Non, pas du tout. pas plus d'ailleurs que je ne croise à une vague anti Macron euh qui serait pourtant davantage dans l'ordre des choses puisque les municipales sont traditionnellement le moment d'un vote sanction contre la majorité du moment seulement voilà pour sanctionner les candidats du pouvoir ou au contraire pour les soutenir bah il faudrait que ces candidats existent et cette absence en dit non il n'y a quasiment pas de candidat macronis estampillé renaissance dans les grandes villes violette pilbout à l'île qui est loin d'être favorite.
Thomas Casnav à Bordeaux, HansY Mess Guerre Plus. Alors, il y a les candidats à horizon comme Christian Esrosim. Enfin, ils sont prêts à tout pour faire oublier qu'ils ont été macronistes.
Bref, l'implantation locale du parti présidentiel est à peu près nulle et ça la guerre en Iran n'y changera rien. L'invincible, c'est un beau nom pour un sous-marin. Mais ça fait bien longtemps que dans les profondeurs du pays, le macronisme a été coulé par le fond.
L' dit politique sur Europain. Merci beaucoup Alexis Brezet. Yeah.
Emmanuel Macron