M. Yannick Neuder - La grève des médecins libéraux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Madame la présidente, ma question s'adresse à la ministre de la santé. Alors que les médecins libéraux sont en grève, quelles mesures proposez-vous pour répondre à leur malaise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Chiffre
« 80 % des spécialistes ont fermer leur cabinet. 90 % des cliniques prévoient d'être à l'arrêt. »
- 1:41Chiffre
« 2 millions de consultations par jour et aux 2000 chirurgiens qui ont déjà fait le choix de s'exiler à Bruxelles. »
- 3:08Fait
« Il n'y a pas non plus de mesures supprimant le secteur 2. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci beaucoup madame la présidente. La parole est à présent à monsieur Yannick Neoder pour le groupe droite républicaine.
[applaudissements]
Madame la présidente, ma question s'adresse à à la ministre de la santé. Alors que nous nous souhaitons tous une bonne santé pour 2026, depuis hier, les médecins libéraux sont en grève. Ce n'est ni un hasard ni un mouvement d'humeur. C'est un signal d'alarme d'un système arrivé à bout de souffle. Je le redoutais il y a quelques semaines comme ministre. Les débats du PFS pour 2026 ont acté la fin d'un exercice qui ne satisfait plus personne, ni les professionnels de santé, ni la CNAM, ni le gouvernement, ni les parlementaires. Un exercice devenu purement comptable, sans vision pluriannuelle, sans perspective et désormais sans aucune adhésion. Nous sommes clairement au bout de ce modèle.
La colère est immense, profonde et largement partagée. Les blocs opératoires tournent au ralenti. 80 % des spécialistes ont fermer leur cabinet. 90 % des cliniques prévoient d'être à l'arrêt. Et que dites-vous à ces médecins qui prennent en charge 2 millions de consultations par jour et aux 2000 chirurgiens qui ont déjà fait le choix de s'exiler à Bruxelles ? Ce sont des faits et ils doivent nous alerter. Ce mouvement ne traduit pas une revendication catégorielle. Il révèle un malaise généralisé et un épuisement profond des professions médicales et paramédicales alors que la santé demeure l'une des premières préoccupations des Français.
Grâce à la mobilisation de notre groupe et de son président avant Noël, nous avons pu palier au moins à une injustice du PLFSS, son article 24 qui pointait du doigt la médecine de ville de manière uniforme, absolue et sans différenciation territoriale. La santé continue trop souvent à être regardé uniquement comme une dépense et non un investissement sur l'avenir sans véritable politique de prévention. Ma question est simple.
Êtes-vous prêt à ouvrir sans délai une concertation, un véritable duen des professions médicales et paramédicales pour refonder la confiance, repenser les règles du jeu et redonner du sens et enfin une perspective durable à notre système de santé dans l'intérêt de nos patients ? Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Stéphanie Rist, ministre de la santé. Merci madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le député Neder, mesdames et messieurs, permettez-vous moi de vous souhaiter une très bonne année et aussi une très bonne santé.
Ça me permet de rassurer nos concitoyens puisque il est vrai, depuis hier, les médecins libéraux de notre pays sont en grève et évidemment nous avons avec très souvent eux-mêmes pris des mesures pour que la continuité des soins puisse se faire. Donc c'est important de pouvoir rassurer nos concitoyens sur le fait qu'ils peuvent être soignés malgré la grève et nous devons respecte évidemment ce droit de grève. J'ai de nombreux échanges avec les médecins depuis ma prise de fonction et évidemment j'entends leurs craintes et leurs incertitude. Je voudrais le dire ici parce que vous me demandez ce qu'on peut leur dire.
Monsieur le ministre, je je voudrais ici redire parce que beaucoup de fausses informations circulent. qu'il n'y a pas dans ce texte budget de la sécurité sociale que vous connaissez bien, monsieur le ministre, pour l'avoir un peu préparé. Euh il n'y a pas les mesures qu'il craignent, il n'y a pas de euh sanction quand le dossier médical partagé n'est pas rempli. Il n'y a pas non plus [grognement] de mesures de interdiction de prescription ou de limitation de leur liberté de prescription. Il n'y a pas non plus de mesures supprimant le secteur 2. On entend ces derniers temps beaucoup de fausses informations et je voudrais, il est important pouvoir les rassurer.
Au-delà de ces craintes, effectivement, il y a ce qui se passera dans l'avenir et notre système est basé sur la négociation conventionnelle et je le redis ici, il me semble important de recréer cette confiance autour de la négociation conventionnelle. Le chemin n'est pas perdu, je le crois. Et euh d'ailleurs, ce budget de compromis qui a été voté par une majorité de cette assemblée permet de revaloriser les médecins au 1er janvier puisqu'une enveloppe de 340 millions d'euros était dans ce budget de la sécurité sociale. Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. de la part.