Outre-mer : coopération et intégration régionales
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Donc la délégation sénatoriale Zoutremè a adopté ce matin le 3e volet de son étude triénale sur la coopération régionale par bassin océanique. C'est vrai que nous avions euh retenu une approche par bassin pour mieux coller aux réalités de chaque bassin.
Chaque outreem évolue aussi dans un environnement régional spécifique avec des opportunités comme des contraintes de coopération qui varient d'un espace à l'autre. Donc euh ce rapport sur l'océan euh Pacifique concerne donc la Nouvelle-Calédonie, la la Polynésie française et walis et Futuna qui constitue un ensemble où la présence française euh dans l'océan représente à lui seul le tiers du globe et qui concentre aussi des enjeux géopolitiques majeurs puisque euh comme le disent tout tous les observateurs Maintenant, le centre du monde, le bassin pacifique et et particulièrement la région pacifique qui est d'une superficie de la taille de l'Europe uniquement pour la Polynésie française. L'étendue est immense. la les zones exclusives sont immenses et nous avons aussi noté mais les rapporteurs vous l'expliqueront plus en détail les enjeux aussi des puissances de certaines puissances dans cette zone.
Donc nous sommes guidés par une conviction commune. Il y a un intérêt réciproque pour la France d'une part et pour les autres mères à ce que ces derniers soient davantage intégrés dans leurs air géographique. Pour les territoires ultramarins, la coopération régionale doit favoriser l'insération dans l'environnement immédiat et soutenir un développement endogène dans le respect des identités locales tout en créant un facteur de stabilisation et de sécurité. et pour la France et pour l'Union européenne puisqu'il ne faut pas oublier que l'Union européenne est présente dans les trois océans grâce au territoire ultramarin rattaché euh français à la France.
Donc, ce sont des outres mèes qui doivent être mieux intégrés et qui renforcent aussi la crédibilité, l'influence et la dynamique de développement à l'échelle du bassin, en particulier via les coopérations euh sectorielles. Pour ne citer que quelques que quelques exemples, l'ouverture sur l'espace se fait grâce grâce à la à la Guyane pour tout le bassin, les projets du bassin européen. Donc sans plus attendre, je vais laisser la parole à nos trois rapporteurs Guillaume Chevrulier, Solange Nadie et Rachid Temal qui présenteront leurs travaux sous la houlette de notre rapporteur coordonateur qui sera qui assurera la conclusion Christian Comban, que je remercie pour avoir pu se mobiliser malgré ses fonctions très éminentes au côté de notre président. président Gérard Larfé.
Donc c'est la magie du direct. Bonjour à toutes et tous. Donc l'idée c'est de vous présenter quelques propositions avec mes mes deux autres collègues pour ensuite vous permettre plutôt d'avoir un échange.
Euh premier élément qui que je voudrais évoquer sur ce changement de paradigme en tout cas une forme de révolution cernicienne. L'idée c'est de ne plus regarder seulement les autres mèes de vue de Paris mais qui est bien ce double regard et finalement ce j'ai envie de dire une forme de duo pour approcher ensemble le fonctionnement. Donc pour ça l'idée c'est aussi de faire évoluer dans cette révolutionnicienne l'État. d'abord l'état parce que je crois que c'est important quelques propositions, je vais en je vais en faire deux trois.
La première, c'est qu'on souhaite organiser puisque commençons par le parlement et l'idée c'est que le le parlement organise chaque année, notamment le Sénat euh un débat sur notamment la stratégie la stratégie extérieure pour les outresemes, donc sur la question des outresemes. faire aussi en sorte que doréen avant la stratégie pour les autres mès, on l'a vécu notamment sur la stratégie pour le Pacifique, soit travailler dès le départ avec les collectivités concernées et ne pas revivre ce que nous vivons ce que notre stratégie actuelle, c'està-dire qu'elle a été les collectivités n'ont ni été associées dans la construction, dans la pensée, dans la doctrine, ni même pu débattre et même voter. Donc c'est ça un changement.
Troisème élément, c'est de faire en sorte qu'il y ait parce que il est important d'avoir une présence française forte, c'est un c'est la France. Donc c'est un lieu comme le disait la présidente, c'est entre guillemets le nouveau monde. C'est le centre du monde d'aujourd'hui.
Chacun connaît les enjeux. À la fois c'est 60 % du PIB également qui y passe, 30 % de la population. Donc l'idée c'est de faire en sorte qu'un ministre délégué des affaires étrangères en charge du Pacifique.
Certains évoqueront un vieux il y avait déjà eu un secrétaire d'état. Nous nous pensons qu'un ministre délégué permettrait comme ça d'avoir un ministre qui circulerait dans ces zones là. il pourrait avoir des relations d'un meilleur niveau, on va dire, avec les différentes les différentes les différents gouvernements.
Et puis dernier point aussi, imaginer que comme l'Europe s'est construite à partir du charbon et de l'acier, on peut aussi imaginer une forme de marché commun dans cette zone-là pour faire en sorte qu'il y a ces doubles intégration entre les trois collectivités mais également les trois collectivités avec l'ensemble des pays autour fait en sorte qu'il y a un marché commun sur la question des transports parce qu'on bien que sans transport que ce soit pour les hommes ou ce soit pour les marchandises point de salut dans cette zone. Voilà quatre recommandations et je laisse maintenant la parole à mes collègues. Merci beaucoup.
Bonjour à tous. Solangen Nadie, sénatrice de l'archipel Guadeloupe. Alors euh je vous remercie d'être là parce que ce rapport que nous remettons euh aujourd'hui est le dernier euh d'une série, le 3e pour la coopération régionale en Nutrem.
Alors euh pourquoi ce rapport et pourquoi avoir euh accepté euh d'être rapporteur euh pour cette partie le Pacifique puisque moi je suis du bassin Atlantique parce que euh parmi les trois rapporteurs, je suis la manifestation ultramarine bien évidemment. Sénatrice de l'Argipel Guadeloupe. Je connais les difficultés ultramarines, je connais nos réalités et pas seulement nos spécificités mais nos réalités. et vous dire que euh avoir accepté de faire un rapport euh sur la Nouvelle Calédonnée, c'est accepter de découvrir un autre territoire que le mien, d'autres réalités que les miennes en tant qu'ultramarine.
Et donc nous avons euh pu lors de plus de 60 auditions parce que je je rappelle que c'est un travail quand même qui a été bien mené, mené avec finesse, mener bien au fond des choses et chercher à comprendre chercher à comprendre la réalité dans ce bassin pacifique. Alors mes collègues l'ont dit précédemment, la présidente l'a rappelé, mon collègue Rachid Tema l'a rappelé. Il s'agit de renforcer l'influence de la France par le rayonnement de ces outremères.
Souvent on dit que la France et le gouvernement, l'État dit que la France est dans tous les océans. Oui. D'accord.
Mais aussi clarifier, rationaliser les financements nationaux. Pour rayonner, il faut aussi accompagner accompagner dans les projets. Nous avons plusieurs recommandations.
Moi, je vais m'attarder sur trois ou quatre recommandations et à l'issue euh de ces auditions, nous dirons que la première euh pour moi recommandation, c'est organiser tous les 3 ans un sommet pacifique France Union européenne au niveau des chefs d'État et de gouvernement. Pourquoi ? parce que le modèle sous le modèle de du sommet France Occéanie, nous pouvons, c'est l'occasion pour les autorité française de dire de dire comment elle accompagne, comment l'État accompagne ces territoires dans le Pacifique pour euh pour améliorer la situation surtout des populations et faire évoluer les relations à l'international.
Euh deuxème recommandation que je vais citer, c'est promouvoir la francophonie. en impliquant les territoires français du Pacifique euh dans ce mouvement. Et pourquoi ?
Est-ce que nous souhaitons en tout cas, c'est le souhait des rapporteurs dans ce rapport, c'est développer cette relation partenariale entre l'État français et ce territoire dans le Pacifique. Autre recommandation, c'est doubler la dotation annuelle du fond pacifique. Alors, ce fond pacifique qui offre la possibilité de faire émerger des solutions concrètes, souvent innovantes, elle permet aussi de confronter les populations d'Océanie.
Donc, nous souhaitons vraiment que cette dotation annuelle augmente au-delà de de ces critères budgétaires que nous connaissons actuellement. Et enfin, moi je retiens une autre recommandation et qui est essentielle, c'est adapter les financements de l'Agence française de développement. souvent dans nos territoires, l'Agence française de développement est juste à côté d'un territoire français et pas dans ce territoire français.
Donc nous souhaitons en tout cas que cet instrument financier soit utilisé pour les territoires ultramarins et régulièrement dans le Pacifique. Je vous remercie. Mesdames, messieurs, bonjour.
Guillaume Chevrolier, sénateur de la Mayenne. en complément des des propos de notre présidente et de mes collègues rapporteurs, j'aurais insister sur nos recommandations qui qui poussent à ce que nos outremères soient bien sûr c'est une force, une chance pour pour la France mais la France est dans l'Union européenne et l'Union européenne manque de visibilité dans le bassin du Pacifique comme ça avait déjà été notifié également sur les autres bassins. Donc pour accentuer cette visibilité et cette influence politique de la France et de l'Europe dans le le Pacifique, il nous a paru important de formuler des recommandations très concrètes et avec notamment sur la la prochaine programmation euh pluriannuelle du cadre financier 2028-2034, d'avoir une répartition qui permette d'avoir davantage pour cette partie du monde d'avoir deuxièmement une souplesse plus importante dans le les enveloppes territoriale pour être au plus près des attentes et des investissements du territoire et troisièmement une fusion des enveloppes dites régionales et interrégionales en une seule dédiée à la coopération.
L'idée c'est vraiment d'avoir pour les pays et territoires ultramarins d'être mieux intégrés dans la gouvernance européenne. Et on le voit, on parle de l'importance de l'Indo- Pacifique aujourd'hui avec les compétiteurs, la Chine d'un côté, les États-Unis de l'autre. Il y a euh on a pu le ressentir au travers des échanges aussi avec euh les pays voisins.
Euh il y a une attente euh d'Europe d'une 3e voie, d'une voie d'équilibre et donc ça doit se traduire par de l'influence politique. Mais l'influence politique, elle est réelle quand il y a de l'investissement. Et donc c'est aussi euh ce qu'on pointe dans nos propositions avec euh une représentation systématique des représentants des PTOM dans les comités de pilotage et de suivi des programmes intéressants le Pacifique.
également une inflexion des priorités actuelles vers les priorités définies par les PTOM de la région, c'estàd s'appuyer sur sur les attentes, les attentes avec des enjeux économiques d'infrastructure bien entendu. C'est l'Europe dans le monde et c'est très proche aussi de de ce qu'on appelle l'agenda Blue Pacifique 2050. Et enfin, les programmes horizontaux comme le mécanisme pour l'interconnexion pour l'Europe dont l'enveloppe va être multiplié par de doivent prendre en compte les priorités des PTOM en matière de transport.
La mobilité est essentielle bien évidemment pour le développement endogène de ces territoires, une connectivité numérique et également sur les énergies et nous proposons que les cofinancements puissent être relevés à la hauteur et au niveau des des enjeux et des projets dans le Pacifique. Et pour conclure et ensuite pour laisser place à vos questions éventuelles, il y a une recommandation très très forte pour poser les bases d'une future politique européenne de voisinage ultrapériphérique. C'est vrai pour le bassin du Pacifique, mais on l'a également notifié sur les les trois autres bassins, mais on le voit, c'est c'est un levier important d'influence, de développement, de rayonnement de la France et de l'Europe dans cette partie du monde.
Merci de votre attention. Peut-être poser une question sur ce trisème rapport et je ferai la si tu veux. D'accord.
Donc mais mettezvo mettez s'il y avait des questions Y a-t-il des questions ? Juste déjà une précision combien c'est actuellement la dotation du fond pacifique ? Alors il faudrait que je regarde 1 voilà c'est ça.
Il est en baisse. On l'a baissé 3 million 3lion2 il est passé 188 près de la moitié. Bonjour Jean Fato pour outreem 360 sur le marché commun des transports aériens.
Est-ce que les compagnies aériennes de la région ont été approchées ? ainsi que les gouvernements parce qu'il y aura peut-être forcément une question de de fond public pour accompagner une desserte par exemple entre Tahiti et Wallis parce que au niveau de la rentabilité c'est peut-être pas naturel. Il y aura peut-être enfin c'est une nécessité de de lien mais il y aura peut-être pas de rentabilité pour les compagnies donc elles auront besoin d'un accompagnement public.
À ce stade l'idée à ce stade l'idée c'est que on est c'est un rapport parlementaire, on fait des propositions. On a pu constater nous-même en nous en rendant sur place c'est que il y a des difficultés de transfert d'ailleurs entre Wallis et Foutain par exemple. Donc on voit bien que la question des connectivités alors pas seulement aériennes seulement il y a aussi maritime elle est centrale pour le développement de la région entre les territoires français et globalement avec l'ensemble des pays aussi.
Donc nous c'est une idée qu'on appelle le neveux. Ensuite, il faut construire le dispositif et effectivement dans cette sorte de marché commun comme je leur dit quand c'était le fa et le charbon, il y a pas forcément de rentabilité immédiate. Donc il faut construire des dispositifs, faut construire un modèle.
Mais la question qui nous est posée, c'est est-ce que sur le principe quand on parle d'intégration, c'est nécessaire ? réponse est oui. Après, il y a c'est un rapport, il faud on pourra la dégation pourra travailler dessus bien sûr en lien avec les collectivités, bien sûr en lien avec les compagnies mais c'est un modèle que nous proposons comme nous proposons d'autres propositions à ce stade.
Donc on n'a pas eu ce débat là avec elle, mais on a bien noté que dans toutes les consultations, dans tous les échanges, la question simplement de se rendre d'un point A, un point B pour la vie économique, pour la vie juste, pour les études, pour même la vie familiale, c'est un problème. Pour avoir du commerce et développement avec les pays à proximité, c'est un problème. Donc c'est pour ça que nous on pense que c'est une initiative qui serait fédératrice de lien mais aussi de modèle économique à trouver.
Si si je peux me permettre de rajouter, je pense que dans le bassin, c'est le premier la première difficulté, c'est un territoire insulaire et la difficulté de la relation ne serait-ce que par le maritime ou l'aérien, c'est la première difficulté et qui empêche toute coopération. Si nous ne donnons pas les moyens d'assurer cette continuité euh continuité territoriale entre dans le bassin même, ben nous ne pouvons pas commercer, nous pouvons pas parler de coopération régionale. Il faut vraiment attirer l'attention sur cette difficulté de transport déjà inéril et difficulté vers le national pour aller puisque nous sommes partis avec la délégation en Nouvelle-Calédonie et seulement à Wallis parce que Futuna restait inaccessible pour nous au regard des difficultés.
Il faut 3 jours, il faut prévoir bien à l'avance et ce n'était pas possible pour nous. Donc nous n'avons pas pu aller à Futuna. Oui Wallis mais pas Futuna.
Donc c'est une difficulté qui est majeure et pour euh la population puisqu'il faut savoir que euh à Wallis le bateau ne vient qu'une seule fois, qu'une seule fois par mois. Donc c'est une difficulté dans le bassin. La coopération ne pourra pas se faire sans améliorer cette continuité territoriale.
Voilà. Euh bonjour Éline UIS du médiaire 360. Également j'ai une question concernant la création, la volonté.
Vous préconisez un ministre délégué dans le Pacifique. Est-ce que ce nouveau poste vient en supplément de l'ambassadeur de coopération régionale qui existe déjà ou qui le remplacera ? Oui.
Oui. Non, on considère justement que pour accentuer l'influence et la présence, le poids d'une personnalité politique à l'échelle gouvernementale est plus fort qu'un fonctionnaire malgré toutes les qualités d'un fonctionnaire diplomate. Ça c'est aussi une orientation stratégique forte que donnerait la France de de nommer un membre du gouvernement qui qui pourrait avoir des relations avec ses homologues dans dans la zone et donc pouvoir c'est faire une tournée, échanger, avoir des relations politiques là où les ambassadeurs ont des relations diplomatiques.
C'est c'est un c'est beaucoup plus fort. Et puis c'est vrai que quand on regarde quand vous êtes dans certains sommets ou autres, quand on envoie nous un ambassadeur ou un fonctionnaire, la prise de parole de la France qui est une puissance donc présente de du océanique mais aussi une puissance mondiale bah intervient tout en bas. d'avoir un ministre, c'est forcément un niveau plus important et puis comme disait mon collègue, bah quand un ministre se rend, il voit les chefs d'état.
Donc et puis je crois que c'est aussi une marque de respect aussi par rapport au aux autres, aux pays autres d'avoir une personnalité de ce rang-là. Et on sait très bien aussi que un simple un ministre que nous avons aujourd'hui l'utre de des affaires étrangères par définition il doit couvrir l'ensemble du monde et on peut pas juste dire il fait une tournée 3 jours dans telle ou telle partie du monde pour voir deux pays. Donc nous considérons que il faut sortir de cette logique de coût d'éclat ou de présence de saut de puce pour justement entrer dans un dispositif qui est de relation plus régulière, plus opérationnel et donc c'est en cela queon pense que ça réhausse notre présence et ça réhausse la qualité de l'échange dans cette logique de coopération régionale.
Question ? Il y a pas de question en ligne. Est-ce qu'il y a une autre question dans la salle ?
Puis après de toute façon on a vos dispositions avec la présidente pour s'il y a d'autres questions plus tard. Voilà. Bon, on va laisser la parole et donc il est très bien et pour en commander plusieurs pour les offrir à Noël.
Vous verrez ça c'est c'est un très beau cadeau à faire en tr tomes. Bien chers amis, moi j'interviens un petit peu en clôture de ce cycle triennénal puisque en 2023 lorsque la lorsque Michine la présidente a pris cette responsabilité, elle a souhaité donner un éclat tout à fait particulier. euh à cette problématique de nos outres qui reste une chance formidable pour notre pays, mais en individualisant bassin par bassin le travail et vous voyez à la qualité des documents que vous avez pu consulter qu'il ne s'agit pas d'une promenade en mer mais au contraire de d'un travail approfondi qui passe en revue toutes les problématiques, les progrès mais aussi les propositions que le Sénat est en mesure de faire.
Je voudrais du reste au passage souligner l'effort particuliers que le Sénat a mis dans l'exécution de de ce travail qui je ne vais pas le mettre en comparaison avec nos collègues députés, mais je veux souligner euh euh si on peut le dire quand même, euh mais je je souhaite véritablement insister sur la qualité de la qualité de ce travail. Alors, vous savez lorsque nous avons donc moi-même je n'interviens au titre des responsabilités qui sont les miennes que pour analyser la coopération interrégionale, c'estàd quelle est la place de ces territoires dans leur propre environnement régional entouré qu'ils sont de pays souverains et et donc comment s'établit cette relation ? Et donc euh le constat que nous avions fait euh il y a 3 ans et même auparavant, c'était que bien évidemment euh ces territoires étaient que très faiblement intégré dans l'environnement régional.
C'est-à-dire qu'il y avait insuffisance des relations politiques, économiques, sociales, sécuritaires avec les pays qui les qui les environnent. Or, tout le monde peut comprendre que ce n'est qu'à l'avantage à la fois de ces territoires et de la de la métropole que un approfondissement de ces coopérations interrégionales peut intervenir. Pour les territoires, bah c'est bien sûr une chance supplémentaire de développement, une chance économique, une chance aussi de promouvoir et de mettre en avant la dimension culturelle, la dimension identitaire de chacun de ces territoires qui ne sont pas les mêmes.
Qui ne sont pas les mêmes. Et c'est pour ça qu'il est toujours difficile de parler de l'outre mer comme si c'était un concept. C'est à la fois il y a des causes communes et des des ratios commun, mais il y a aussi beaucoup de différence euh entre tous ces territoires.
Et donc euh ça c'est ce sont les avantages pour les territoires. Mais pour la France bien évidemment c'est aussi un instrument d'influence. Et Dieu sait si par les temps qui courent, après les les après euh les désagréments que nous avons connu en Afrique, nous avons besoin euh de maintenir cette influence euh à travers le globe puisque finalement la répartition de l'ensemble de ces territoires couvre tous les océans et donc il n'y a évidemment que que des avantages.
D'autant que dans les temps que nous vivons, les circonstances, j'allais dire la géostratégique internationale s'est considérablement dégradée. Elle s'est dégradée au niveau du climat, elle s'est dégradée au niveau de l'insécurité, du développement des narcotrafics, le développement des influences qui ont pour conséquence parfois de tenter de déstabiliser notre propre pays par intermédiaire de ces territoires qui sont moins défendus et moins moins sensibles si vous voulez, moins moins proche de la métropole. Et donc tout ceci crée des circonstances euh qui nécessitent effectivement de revoir le message, de revoir l'ensemble du dispositif.
Alors, au terme de ces de ces trois années et de ces trois études, de ces trois rapports qui apportent une lecture vraiment tout à fait passionnante et décoiffante, j'allais dire, de nos outres mèires, nous moi j'en tire un certain nombre de conclusions. Tout d'abord, je l'ai dit, la pertinence de ces travaux et je j'en rends hommage à la présidente et à l'équipe des rapporteurs parce que bah, j'allais presque dire, il fallait oser, c'est pas très facile. Et vous voyez par la liste des auditions, les rendez-vous, les voyages qui n'ont pas été bien simples à à monter, cette pertinence des travaux s'est avéré plus réel plus réelle que jamais.
La conclusion générale, vous l'avez vu à travers les interventions, c'est qu'il faut complètement changer le modèle, changer le modèle de développement et décoré, découpler en quelque sorte cette le développement et l'avenir de ces territoires avec l'hexagone dans les pratiques actuelles. Ça ne veut pas dire de couper les ponts, mais ça veut dire de d'imaginer un nouveau modèle. Alors, il ne faut pas rejeter le bébé avec l'eau du bain car il y a eu quand même beaucoup de progrès qui ont pu être fait.
J'en cite quelques-uns, le renforcement du réseau diplomatique qui était quand même un élément important avec la nomination de ces ambassadeurs, même si à juste titre mes collègues ont souligné la faiblesse que représente un ambassadeur par rapport à des ministres quand il y a des conférences internationales dans toutes ces instances et de sa s'il y en a, bah il faut que des ministres parlent à des ministres et non pas à des fonctionnaires, quel que soit le mérite de cela. De la même manière euh il y a eu la mise en place de conseillers diplomatiques dans ces territoires et euh il y a eu aussi un effort des collectivités territoriales qui souvent ont déplacé un certain nombre de de fonctionnaires dans les pays voisins. Mais là encore, voyez-vous, au lieu de d'envoyer des gens de Paris, pourquoi ne pas plutôt envoyer des gens originaires de ces territoires ?
Qui connaît mieux la Martinique quelqu'un origine de Martinique ? Enfin, ça tombe un peu sous le sens. Mais c'est pas comme ça que le management des personnels se fait au qu d'ors et donc là je pense que nos suggestions et nos rapports doivent pouvoir influer sur ce sur ce mode de travail.
De la même manière, il il nous apparaît, c'est le rôle du Sénat de mettre le doigt dessus que le centre de gravité de la politique extérieure française ne passe pas systématiquement en insérant la problématique des outresem. et on l'a vu dans la définition de la politique de l'Indo-Pacifique où euh la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie ont été traité de manière assez étrangère et je rappelle je nous rappelions dans notre séance de travail ce voyage à Sainte-luie de la de la présidente de la Commission européenne, madame Van Derlen qui est venu parler à Sainte Lucide de dans le cadre de du sommet Union Union européenne caricom et n'a même capacité les territoires qui étaient qui étaient à quelques dizaines centaines de kilomètres comme quoi il y a effectivement un recentrage tant de la France que des institutions européennes et sur l'Europe ce que nous souhaitons dire depuis le début c'est qu'il ne faut pas il faut que les que le cadre européen soit un cadre gagnant gagnant et que ce ne soit pas la multiplication des contraintes. Tout le monde se souvient de l'exemple donné par George Patient qui expliquait qu'en Guyane, le statut européen empêche la Guyane de contracter des marchés de fourniture de carburant avec le Vénézuela tout proche et les obligait à aller s'alimenter en Écosse ou au Danemark.
Ça c'est on est dans le régime de l'absurde et donc c'est bien évidemment toutes toutes tous ces murs qu'il faut essayer de de de bouleverser. Alors il faut donc véritablement réintégrer cette préoccupation des outresemères dans les dans leurs différences en acceptant de leur donner beaucoup plus d'autonomie sur le plan politique au sens où ceux qui doivent représenter ces territoires dans l'environnement régional doivent être de mon point de vue natif et originaire de cela. Il faut aussi inciter bien évidemment à l'investissement économique parce que si nos entreprises qui bien souvent sont à la recherche de marché leur faire découvrir tous les avantages qu'il y a dans ces dans dans ces territoires et Dieu sait s'ils sont nombreux et là je pense qu'il y a un effort à faire de la même manière renforcer aussi le dispositif sécuritaire.
Nous avons vu et nous avons vu comment par exemple euh le nos excellents amis chinois suivait de près le résultat des référendums en Nouvelle-Calédonie se disant qu'il y avait peut-être une opportunité évidemment qu'ils auraient pu exploiter ou de la même manière les tentatives qu'il y a eu sur la Polynésie. Et moi, lorsque j'ai rencontré les dirigeants australiens, ils m'ont dit "Surtout restez, soyez vous-même et développez votre propre présence parce que sans ça, d'autres viendront vous remplacer." Et ça, c'est toujours la la dimension euh à la fois inquiétante mais qui est aussi constructive pour nous tous.
Alors, nous avons pour tout cela bah bien sûr la parole, ces rapports qui qui sont importants et qui j'espère feront date. Nous avons les lois de finances parce que derrière tout ça, il faut des moyens financiers. Euh selon j'ai rappelé le tout à l'heure l'importance de la de l'Agence française de développement et j'espère pour ma part que le nouveau directeur général va porter un nouveau regard hein sur ces aides.
Euh comme tu l'as dit ce c'est quand même le comble de voir que dans l'environnement immédiat de certains outresemèes de chez nous, l'Agence française de développement dépense plus d'argent dans ces pays que sur les outresem. prior charité bien ordonnée commençant par soi-même, on peut effectivement euh diriger euh l'action de l'AFD euh de manière un petit peu plus centrée. Et puis bien sûr, il faudra avoir une action sur Bruxelles parce que je vous l'ai dit, l'Union européenne est une chance.
Elle ne doit pas être un carcan. Elle ne doit pas multiplier les contraintes. Il y a déjà assez de difficultés et il faut aussi par ces temps de grande incertitude internationale et de conflits multiples renforcer et veiller à ce que ces territoires puissent eux bénéficier d'une des des pouvoirs régaliens de la métropole à savoir renforcer la sécurité.
On le fait à travers la loi de programmation militaire, vous savez, avec le de nouveaux patrouilleurs, enfin de beaucoup de moyens nouveaux sont en train d'arriver, lentement au rythme des crédits, mais le mouvement est donné. En tous les cas, je voudrais moi vous dire que au terme de ces trois rapports, c'est un travail exceptionnel que le Sénat a réalisé. Encore un immense remerci à notre présidente et à ses rapporteurs et à l'équipe des jeunes et moins jeunes qui ont aidé car tout ça ne s'est pas fait en claquant des doigts.
Mais vous pouvez plonger votre intérêt dans dans c dans ces documents et je pense que nous avons besoin de vous, nous avons besoin de la presse pour parler mieux qu'on le fait généralement de l'outre mer et je pense qu'il y a tant de choses à dire, tant de choses à découvrir. Moi je regrette, vous savez, je à titre de confidence personnelle, quand je suis arrivé au Sénat, chaque sénateur avait droit à un voyage à l'outreem pour mieux découvrir. Alors évidemment, les économies auxquelles on a dû procéder font que on nous a privé du voyage qui n'était pas un voyage touristique.
C'était un voyage de travail bien évidemment, mais je pense que il y a il y a beaucoup à découvrir, beaucoup à faire pour faire en sorte que ces territoires, quel qu'ils soient, quel que soit leur statut, soient les véritables diamants de la République française. Merci. Ah.
Micheline Jacques