Christine Lavarde : « Il n’y aura pas de suppression d’agences à auteur d’un-tiers ».
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
De quelle lune souhaitez-vous parler parmi les unes de presse présentées ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les agriculteurs se remobilisent. Partagez-vous leur inquiétude sur la proposition de loi sur les entraves au métier d'agriculteur ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Le président de la République affirme que les dépenses publiques ne sont pas en roue libre. Vous y croyez ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La ministre des comptes publics évoque la suppression d'un tiers des agences de l'État. Qu'en pensez-vous ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Les collectivités locales craignent un tsunami budgétaire en 2026. Comment les aider ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Faut-il redonner des marges de manœuvre fiscales aux communes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Christine LavardeFait
« si on regarde euh notre socle de dépenses euh avant la crise sanitaire et notre socle de dépenses après la crise sanitaire, elles ont euh considérablement euh augmenté »
- 10:00Christine LavardeChiffre
« la dépense sociale pèse pour plus de 50 % dans la dépense publique »
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Christine Lavard, vous êtes sénatrice à l'air des hautes scènes. On commence en regardant les unes de la presse régionale. D'abord la une de la dépêche du midi.
Tracteur de la colère, ils sont de retour. Promesse non tenue. Sentiment de trahison.
Le président de la FNSE annonce de nouvelles mobilisations des agriculteurs à partir du 26 mai. La une de West France. Pourquoi les criminels ciblent les cryptomonnaies, les enlèvements et tentatives d'enlèvement de personnes liées au monde des cryptomonnaies.
Ces actifs numériques virtuels se multiplient ces derniers mois. Les entrepreneurs du secteur aussi entre colère et inquiétude et le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot les réunit aujourd'hui pour travailler à leur sécurité. Et puis la dernière, c'est celle de Sud-Ouest, les suites de l'affaire Betaram et de l'audition de François Bairou.
Leur réponse à François Bairou. Traité d'affabulateur par le premier ministre et témoin incontournable de cette affaire, un gendarme et une ex-pre à Betarab contre-attaque ce matin dans le journal. De quelle lune avez-vous envie de parler ? difficile parce que c'est pas des sujets qui sont au cœur de mon actualité à moi, mais en fait chacune je je la comprends parce qu'effectivement elle fait écho.
Et quand on voit les tracteurs de la colère, bah je pense que c'est directement lié à l'examen prochain la proposition de loi qui a été débattue ici sur les entraves au métier d'agriculteur et je enfin je partage hein que certains articles peuvent donner lieu à des débats et ne sont pas consensuels. C'està-dire qu'il y a pas un avis tranché pour ou contre. Celle de votre collègue le rend du plomb.
He notamment l'article sur la réintroduction de certains nicotinïdes né. Exactement. Et bon, hier la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a finalement adopté une dérogation pendant 3 ans il me semble pour la réintroduction pour dans certains cas particuliers de cet insecticide qui est interdit en France mais autorisé dans d'autres pays de l'Union européenne.
Et donc voilà. Je comprends que les agriculteurs au moment où ce débat va revenir à l'Assemblée nationale, bah finalement se remobilise à nouveau comme ils avaient pu le faire avant le salon de l'agriculture pour faire entendre leur voix et voilà pour dire qu'il y a peut-être des choses quand même à regarder dans ce secteur, sachant que bah comme un peu partout hein, le l'équilibre est difficile à trouver puisque d'un côté effectivement on est tous très attachés à notre souveraineté alimentaire, au fait que le métier d'agriculteur permette de vivre et en même temps il faut faire attention aux potentiels atteint à l'environnement et je dis bien potentiel parce que je voilà je voudrais pas caricaturer les propos de certains sur les conséquences des agriculteurs sur la qualité de notre nap fréatique et d'autres sujets. Alors on revient à un sujet que vous suivez de très près.
Ce sont les questions budgétaires et mardi soir sur TF1 le chef de l'État qui conteste l'idée que les dépenses publiques sont en roue libre. Elles le sont pour vous ? Ce qui est certain, c'est que si on regarde euh notre socle de dépenses euh avant la crise sanitaire et notre socle de dépenses après la crise sanitaire, elles ont euh considérablement euh augmenté lorsqu'on est on a commencé à à dire qu'on diminuait la dépense.
En fait, on a juste écrété ce qui était vraiment les dépenses de gestion de crise, mais on a continué à garder tout le tout le reste. Et quand on a en gros un déséquilibre de 150 milliards entre les recettes et les dépenses, effectivement les dépenses sont en roue libre. Sur le notre modèle social, le financement de la protection sociale qui pèse gros dans cette question, Emmanuel Macron dit qu'il faut mettre en place une conférence sociale sur le financement de notre modèle.
Est-ce que c'est une bonne méthode ? Alors déjà, moi, j'étais assez euh interpellée par certains des graphiques qui ont été euh euh projetés euh mardi soir et j'ai vu d'ailleurs que les économistes eux-mêmes euh voilà semblaiit dire qu'on aurait pu agréger les les blocs euh différemment et que ça donnait pas exactement les carrés de toutes les couleurs et que ça donnait pas exactement la même photographie. Ce qui est certain, c'est que la dépense sociale pèse pour plus de 50 % dans la dépense publique.
Donc c'est c'est là où entre guillemets c'est certainement le plus facile d'obtenir des économies d'ampleur tout en bougeant plus marginalement euh le panier de dépenses que si jamais on va regarder ce qui reste par exemple dans la sphère du petit état où là on est à en gros entre un peu plus de 15 % de la dépense publique. Voilà, pourquoi est-ce que la sphère sociale est aujourd'hui un objet euh un objet d'attention ? Après, est-ce que ça doit passer par une conférence sociale ?
La conférence sociale va associer qui ? Les partenaires sociaux, hein, je suppose. On on est déjà voilà, il a pas précisé, mais on peut supposer que c'est ça.
Euh là, les partenaires sociaux sont en train de travailler sur la question des retraites qu'il a à l'intérieur de cette sphère sociale est même un très gros paquet. Euh mais après, est-ce que demain euh les partenaires sociaux sont les meilleurs interlocuteurs quand on va venir parler du panier de soins ? Je sais pas est-ce que c'est pas au professionnels de santé ?
Euh est-ce qu'on n' pas aussi euh besoin de repenser euh le fonctionnement euh de l'hôpital euh de la chaîne de santé et à ce moment-là, est-ce que c'est pareil, c'est les partenaires sociaux ou est-ce que c'est pas le monde de la santé lui-même qui doit être associé ? Voilà, c'est c'est bien de nous parler de conférence sociale. On a l'impression qu'à chaque fois qu'on a un problème, on recrée un outil, une conférence dont en plus là le contour est assez flou et pourtant euh le l'objectif temporel est lui très court.
C'est-à-dire que le PLFSS euh c'est présentation voilà septembre 2025. Euh et comme je l'ai dit hier à madame de Monchalin, ce qui serait quand même bien, c'est que tous les éléments structurants de réduction de la dépense, de réorganisation qui peuvent être portés soit par les textes de financement de la sécurité sociale ou de financement de l'État figure dans les articles initiaux de ces deux textes, c'est-à-dire qu'ils aient fait l'objet d'une transmission au Conseil d'État et qu'ils aient fait aussi l'objet d'une analyse d'impact complète de manière à ce que le Parlement décide en toute connaissance de de cause et et qu'on n pas des amendements comme ça au débuté déposés 20 minutes avant l'examen de l'article ou de la mission en séance. On va revenir sur cette audition d'Ameline Moncharlin dans quelques secondes, mais le chef de l'État pour financer la protection sociale, il a relancé un peu l'idée de la TVA sociale sans trop le dire.
Est-ce qu'il a raison de dire qu'il faut la mettre en place et taxer la consommation pour que tout ne repose plus sur le seul travail ? Alors, sur le sujet de la de la TVA sociale, euh la TVA présente euh l'avantage d'être un impôt à base large. Moi, je dis un impôt parce que finalement, on n'a pas le choix de le payer, hein.
Euh, donc un impôt à base large, donc un rendement élevé. problème, c'est que qui dit base large dit qu'il s'applique à tout le monde de manière indifférenciée, quel que soit le niveau de revenu, quelle que soit la qualité des produits qu'on consomme. Moi, je crois beaucoup plus finalement au à la taxe carbone qui permettrait quand même de donner un signal prix sur la qualité des produits qu'on consomme puisque finalement avec une TVA associale que vous consommiez que vous achetiez des chaussettes produites fabriquées dans une usine de textile dans le nord de la France, vous aurez un taux de TVA je sais pas de 22 % que vos chaussettes a été fabriquées par des enfants euh à partir de matière plastique produite de manière exécrable en déversant des tonnes de produits chimiques dans l'eau en Chine, vous aurez aussi un taux de 22 % et en plus je veux dire pour les consommateurs qui ont le moins de moyens, bah ils vont plutôt aller acheter ces chaussettes pourries parce qu'elles coûtent facialement moins cher.
Elles sont peut-être certainement moins durab parce que moins solides. Donc je suis pas sûre qu'en plus ça n'ait pas des conséquences sur notre commerce extérieur et autres parce que finalement ça va venir renchérir le coût des produits euh français de qualité. versus les autres et donc et en plus on cache l'impact carbone.
Donc voilà, moi je crois beaucoup plus à ce mécanisme qui a commencé à être installé au sein de l'Union européenne mais on n' pas encore été assez loin et d'ailleurs on voit bien qu'aujourd'hui si on regarde le budget de l'Union européenne c'est pas cette recette qui va permettre de régler notre problème budgétaire et là c'est c'est le sujet des prochaines semaines. Alors, parmi les pistes du gouvernement pour éduire le déficit, diminuer d'un tiers les agences de l'État. Mais comment ?
C'est ce que vous avez cherché à savoir hier en auditionnant la ministre Amélie de Monchalain. On va voir les temps forts de cette audition avec Quentin Calmé. [Musique] Bonjour Quentin.
Bonjour Arian. Bonjour Christine Lavarde. Quentin.
La ministre des comptes publics était très attendue hier au Sénat notamment pour chiffrer les économies à réaliser en supprimant ou en rationalisant le travail de certaines agences et opérateurs de Exactement. L'exécutif qui planche sur le sujet des agences de l'État depuis le passage de Michel Barnier à Matignon, les deux gouvernements successifs depuis l'automne qui parlent de faire des économies, de réduire la dépense de l'État en réduisant la voilure de nombreuses agences. Quand on parle de ces agences, de quoi parle-t-on ?
On parle par exemple de LAAD qui travaille sur la transition écologique aussi l'agence pour la biodiversité mais aussi des opérateurs comme Météo France ou encore VNF voie navigable de France qui gère les fleuves les canaux et cetera et cetera des agences dont il est d'ailleurs difficile de chiffrer le nombre il y en aurait au total entre 1200 le nombre varie elles ont été créées au fil des années pour gérer telle ou telle politique publique et Amélie de Monchalin elle parle de plusieurs milliards d'euros d'économie à réaliser en repensant le travail de ces agences. Voilà, c'est là qu'on va gratter un peu et que ça va ça va se compliquer. Vous allez voir la ministre des comptes publics, elle s'est peut-être un peu emballée, on peut le dire comme ça, le 27 avril sur ces news quand elle a eu cette expression.
Regardez, nous allons d'ici la fin de l'année proposer dans le budget 2026 qu'un tiers des agences et des opérateurs de l'État qui ne sont pas des universités soient fusionné ou supprimé. une phrase qui a beaucoup fait réagir à la clé selon la ministre 2 à 3 milliards d'euros d'économie pour le budget de l'État. Hier en audition, il a beaucoup été question de ses propos.
Le moins que l'on puisse dire c'est que cette ambition, ce niveau d'économie à réaliser laisse les observateurs sceptiques. La ministre a précisé ce qu'elle souhaite faire écouter un extrait d'audition d'hier. Nous n'avons pas dans cette affaire un objectif comptable, chiffré au doigts mouillés en se disant il y a qu'à annoncer 3 milliards et on va les faire.
C'est pas ça l'approche. Je n'ai pas comme projet de me lancer, comme je dis parfois dans un exercice de serpette ou de tronçonneuse en disant je veux supprimer 10000 emplois, j'arrive pas à le faire dans les ministères, il y a qu'à le faire chez opérateurs. C'est pas mon approche.
Notre approche c'est une approche d'efficacité. Les agents de certains opérateurs voient bien comme nous le voyons, qui sont parfois confrontés à beaucoup de redondance, beaucoup de lourdeur, beaucoup de complexité et qu'au fond, je partage avec eux l'idée qu'ils doivent pouvoir fournir un service public de grande qualité et d'efficacité. Donc ça c'est pour la vision macro comme a dit la ministre, c'est-à-dire la vision d'ensemble.
C'est ensuite que cela se complique. Madame Lavarde, vous avez cherché à connaître les documents dont dispose la ministre comme par exemple la pyramide des âges, des agents qui travaillent dans ces opérateurs pour savoir par exemple si on peut attendre des départs à la retraite bientôt qui peuvent permettre aussi de faire des réductions si on supprime des postes. Vous avez aussi demandé s'il existait des documents pour noter la performance, l'intérêt des agences. pas de réponse.
Et quand la ministre a réaffirmé qu'elle comptait faire 2 à 3 milliards d'économies avec ce travail mais sur plusieurs années, et bien là ça s'est un peu tendu. Regardez un deuxième extrait de l'audition d'hier. Sur la seule idée que c'est en venant changer le fonctionnement, on va atteindre 3 milliards.
Aujourd'hui, nous on a aucun document qui nous permet de vérifier ce chiffre et de l'étayer. Donc et donc dans ces cas-là, quelle différence avec une stratégie de drabo et de serppe ? dit, c'est pas seulement un travail sur les organisations mais aussi sur le récautionnement de déploiement des politiques publiques.
Quelle différence avec un rabot ? Alors Christine Lavarde, est-ce que le gouvernement sait vraiment où il va avec ce travail sur les agences de l'État ? Il doit rendre un rapport, une liste en juillet prochain.
On a le sentiment d'un grand flottement pour réaliser ces économies avec des effets d'annonce et au final peu de précision au moment où vraiment et bien il faut présenter la méthode pour s'y prendre. Alors ce qui est certain, c'est que je pense que la ministre est pleine de bonnes volontés et ça je ne le remets absolument pas en cause et je pense que son sa détermination hier c'est vu dans l'audition à sa décharge. Et ça nous on le constate depuis les près de 4 mois qu'on travaille sur ces sur ces opérateurs, ces établissements.
Enfin, je j'utilise volontairement un mot assez flou puisqueeffectivement il y a différentes catégories. Il y a une méconnaissance de la sphère publique sur ces questions qui est gigantesque. C'est-à-dire que aujourd'hui, on en est encore à se poser des questions sur les données et sur les fichiers qu'on nous transmet qui sont sur lesquels on cherche juste à connaître la masse salariale, les dépenses de fonctionnement et les crédits de subvention pour faire simple.
Et ça encore suivant ce qu'on reçoit, tout n'est pas forcément cohérent. Donc après, alors je parle même pas de la connaissance des agents qui travaillent dans ces structures euh où là c'est c'est presque une boîte noire et quand bien même des outils ont été mis en place ces dernières années. Elle l'a rappelé hier mais voilà on se fa politiquement pourquoi est-ce qu'elle s'est engagé avec ses déclarations notamment sur le chiffre de 2 à 3 milliards alors que on le comprend en audition c'est très compliqué elle n'a pas les données.
Vous ne les avez pas non plus. Il va y avoir un travail de recensement très lourd pour l'administration pour ne serait-ce qu'identifier ces agences. Effectivement pour moi, il y a vraiment un travail de recensement très lourd que d'ailleurs les ministères n'ont pas pris le temps de faire parce que si jamais ils avaient voulu répondre précisément au courrier qu'on a adressé à chacun d'entre eux, ça nécessitait d'aller repartir à la première maille, c'est-à-dire celle de la tutelle et d'aller demander à chaque agent public en charge d'une tutelle de venir remplir mon tableau à partir des données disponibles dans les dossiers des conseils d'administration pour avoir vraiment une vision exhaustive et complète. par exemple sur la question de la de la pyramide des âges et de la connaissance des agents, sa nécessitait d'aller interroger les DRH de chacune de ces structures.
Et aujourd'hui, ce travail de fourmi, hein, personne en fait n'a pris le temps de le faire et pourtant il me semble que c'est une information très importante si on veut pouvoir euh prendre enfin donner des décisions éclairées et qui ont vraiment du sens. C'est effectivement, je pense que la ministre le 27 avril, elle a été un peu rapide en besogne. C'est-à-dire qu'elle aurait pu se contenter d'expliquer sa méthode, de dire ce que le gouvernement comptait faire, mais par contre donner des objectifs chiffrés. après donner des objectifs chiffrés et c'est ce qu'elle a eu du mal à reconnaître hier soir, c'est qu'effectivement on peut se dire que dans le cadre du PLF 2026, on doit faire euh 6 milliards d'économies sur les crédits gérés par ces euh agences opérateurs.
Et donc à ce moment-là, on le dit. Mais ce qu'il faut dire aussi, c'est que c'est 6 milliards d'économies. C'est pas 6 milliards d'économies de fonctionnement.
Il faut arrêter de de d'entretenir ce mythe. Et c'est ce qu'elle a fait en fait par cette déclaration. Il faut avoir le courage de dire que c'est 6 milliards d'aide qui n'iront plus au particulier aux entreprises, aux collectivités.
Mais ça veut dire que dans le budget 2026, elle sera pas en mesure de supprimer des agences de l'État. Est-ce que ça sera pas clair dans le budget ? Est-ce que c'est trop tôt ?
Ah mais de toute façon, hier elle est largement revenue sur ce chiffre d'un tiers parce que déjà elle nous a expliqué en fait que c'est 1/3 des objets qu'elle a identifié et d'ailleurs à ce stade, j'ai pas encore eu connaissance du fameux tableau où on les a classé. Euh c'est un/ers des structures qui feront l'objet d'une réforme de périmètre, ce qui ne veut même pas dire parce qu'elle nous a même exposer l'idée parfois de garder la structure mais de remettre le budget de la structure dans le ministère. Donc il y aura pas de suppression d'agence en fait.
Pas forcément. En tout cas, il faut pas ça faut pas s'attendre forcément et pas et pas à hauteur et pas à hauteur d'un tiers et puis en plus c'est qu'il y en a supprimer une agence. tout le monde pense qu'on appuie sur un bouton et que du jour au lendemain l'agence est supprimée.
Euh déjà, je ne suis pas convaincu que la loi de finance puisse tout porter, hein. On voit bien que le Conseil constitutionnel est très regardant sur les cavaliers législatifs et quand on parle de la réforme de l'État, c'est souvent il faut des textes adéquats. Donc nous on envisage d'ailleurs à ce stade de déposer une proposition de loi dans la suite des travaux des conclusions de la commission d'enquête pour porter les réformes de structure qu'on aura identifié puis ensuite OK, on appuie sur le bouton, on a supprimé la structure mais si c'est des agents publics de toute façon il va bien falloir les réaffecter quelque part.
Donc ils continueront toujours à à générer de la charge publique qui est liée à leur salaire. Alors effectivement, si on arrive à les redéployer ailleurs, on aura pas besoin de recruter à nouveau. Mais c'est du travail de longue haleine et finalement, elle était plus précise quand elle dit que c'est un travail à horizon de 2 3 ans que ce qu'elle avait pu dire le 27 avril où tout le monde a cru que c'était un tiers qu'elle allait tout vous révéler hier.
Oui, c'est aussi ce à quoi on s'attendait aussi. Quelle est l'ambition de votre commission d'enquête ? On se rend compte que c'est cafen la situation actuelle avec un empilement de politique publique et la création d'agences au fur et à mesure des années et maintenant une espèce de jungle de ces agences dont on arrive même plus à savoir qui fait quoi et combien de d'agents font quoi.
Est-ce queon peut s'attendre à des résultats concrets avec vos travaux ? Est-ce qu'il y a par exemple une liste d'agences superflu que vous allez nommer dans votre rapport en juillet ? Alors vous le dites, c'est Cafayen.
Moi je dirais même c'est tentaculaire. Et quand bien même avec le président de la commission d'enquête, on arrive presque à y consacrer de jours par semaine à faire des auditions. Je crois que les administrateurs nous ont dit que jamais autant d'auditions auront été menées dans le cadre d'une commission d'enquête.
On aura jamais réussi à épuiser le sujet et à regarder tout dans le détail. Donc après on fait aussi une partie du travail en en faisant des recherches sur internet pour aller vérifier que l'objet correspond au titre et que la structure bah finalement produit des choses en lien avec son objet parce qu'on c'est impossible de recevoir de recevoir tout le monde. C'est c'est c'est presque un scandale d'état ce qui se joue au ces agences.
Alors en tout cas, nous on a découvert et si vous avez suivi avec attention nos auditions, il y a quand même quelques perles qui ont pu être dévoilé enfin en tout cas au fil des auditions par des gens qui spontanément nous disent des trucs et là on se dit waouh donc on va essayer de les comme quoi et j'ai un exemple précis en tête par exemple quand on on travaillait sur le sujet de la sphère du travail et de la formation professionnelle quelqu'un nous a dit que on ne disposait pas d'une liste de l'ensemble des CFA donc des centres de formation par l'apprentissage en France, personne ne dispose de cette liste. C'est de l'argent public et il y en a d'autres comme ça. Donc on va essayer de tout recenser en dans notre rapport au moins pour montrer que le sujet est d'intérêt.
Je suis pas certaine qu'on arrive à l'épuiser, mais j'espère qu'au moins on arrivera à faire un peu de lumière dessus. Mais on suivra avec attention la fin de votre travau. Vous avez une date de remise du rapport ?
Ah de toute façon au plus tard le 4 août, mais je vous rassure, ce sera beaucoup plus tôt. Puis surtout le 4 août, c'est pas un bon jour. Donc ça sera plutôt ça sera dans la avant la clôture de la session parlementaire première quinzaine de juillet.
Exactement. Voilà. À tout à l'heure Quentin.
On se retrouve dans une demi heure. Voilà, on se retrouve dans le club des territoires. On parlera de la guerre interne pardon de la compétition interne entre Bruno Rotaillou le voquer pour la présidence DLR.
On va en parler dans quelques secondes mais on va continuer à parler des questions budgétaires. C'est aussi l'actualité de la presse régionale. On va Orléan.
On retrouve Alexandre Charier. Bonjour Alexandre. Merci d'être là avec vous.
On continue de parler de cette préparation du budget 2026 et les collectivités locales sont inquiètes pour leurs finances. Oui, vous l'avez dit effectivement le le budget 2025 a été a été difficile à boucler et le gouvernement est déjà parti à la chasse aux économies pour 2026. Euh cette semaine François Bairou avait avait convoqué une conférence sur les finances publiques qui a été qui a été plutôt boudé par les maires et les élus locaux.
Euh le maire d'Orléan euh donc euh dans dans notre département du Loiret parlait déjà l'année dernière de tsunami pour les finance local quand il était euh question d'une d'une économie de 5 milliards d'euros qui était euh qui était demandé. Aujourd'hui, on on est euh sur un coup de rabot qui pourrait être de l'ordre de 8 milliards. Comme beaucoup de départements, le Loiret aujourd'hui se dit se dit à l'OS au niveau de son de son budget.
Euh l'année dernière, ça s'est traduit par des euh par des coupes budgétaires assez euh assez drastiques euh et très concrètes, hein. Euh par exemple, le budget euh la subvention allouée au planning familial a été réduite de 10 %. Euh le budget d'évolu à l'entretien des routes a été réduit de 40 %.
Tout ça pour euh arriver à une économie d'un peu plus de de 20 millions d'euros. Euh tout ça pour vous demander madame Lavare. Euh est-ce qu'il faut que les citoyens pour qui les communes, les départements sont souvent le premier maillon de la chaîne quand ils ont besoin de soutien ?
Est-ce qu'il faut que les citoyens s'habituent, se préparent à un niveau de service dégradé en 2026 et dans les années qui viennent euh du fait de ces économies qui sont demandées aux collectivités locales ? Alors cette question en fait, elle est en lien indirect aussi avec les travaux de la commission d'enquête puisque ce qu'on constate c'est qu'aujourd'hui il y a quand même un peu un émettement de l'action publique. Euh rien n'est simple. euh et notamment les collectivités, les de premier niveau, je veux dire les communes passent un temps fou à faire des dossiers, plusieurs fois le même dossier pour aller chercher 3 francs ici, enfin 3 € voilà des donc elles gagneront quand on aura simplifié la manière de rendre l'action publique, elles gagneront du temps et elles pourront aussi redéployer des moyens par ailleurs.
Après euh les la comment dire la situation des collectivités locales n'est pas la même par enfin n'est pas la même. C'estàd que suivant les échelons, on n'est pas du tout dans la même situation. On le sait tous hein, les départements et vous parliez du département du Loiré mais j'aurais pu abonder dans votre sens en parlant de la situation du département des Hautsenes qui a toujours été considéré par tout le monde comme un département extrêmement riche.
Euh l'année dernière euh le département a clôturé son exercice en situation euh euh déficit et c'est lié à deux événements. Euh l'envolée très forte de ces dépenses d'action sociale qui touche l'ensemble des départements et puis un département qui plus que les autres encore a été touché euh par le retournement de la croissance économique et la chute des droits de mutation. Et donc on voit bien que pour une structure, le département qui finalement a ses recettes euh complètement liées euh à un marché spécifique qui est le marché de l'immobilier et en parallèle des dépenses qui elles sont des dépenses sociales euh donc s'envolent et parfois même pour des causes qui lui sont euh complètement exogènes. la question des mineurs non accompagnés.
Finalement, les départements subissent la présence des mineurs sur leur sol, mais ils ne sont pas responsable de l'entrée de ces mineurs sur le sur le territoire français. Donc la situation situation des départements est vraiment une situation un peu à part au sein des collectivités locales et on pourrait pas dire exactement la même chose des régions ou des intercommunalités ou des communes. Par contre, moi je crois très fortement et comme vous le dites, il est important de préserver une bonne qualité de service public au niveau des communes parce que c'est vraiment le premier échelon de proximité et que si on veut réconcilier les citoyens avec l'action publique, il faut qu'il puisse trouver une réponse sans avoir besoin de faire des dizaines de kilomètres pour pouvoir avoir accès aux différents services publics.
Un dernier mot, Alexandre, est-ce que Oui. Est-ce que ça passe par redonner des marges de leviers fiscaux au aux communes qui qui réclament depuis depuis la suppression de la taxe d'habitation qu'on leur redonne des outils de fiscalité ? Est-ce que pour vous c'est une bonne solution ?
Ah mais alors moi je n'ai absolument pas changé d'avis. Ma première question 2 jours après mon installation dans l'hémicycle porté sur la suppression de la taxe d'habitation qui n'avait été demandé par personne qui coûte désormais 24 milliards chaque année au budget de l'État. Donc ça enfin voilà si on additionne les 24 milliards depuis l'entrée en vigueur pleine de la réforme, on voit déjà qu'on a on aurait pas résolu tout notre problème mais on en aurait déjà résolu une partie.
Ensuite, moi je crois beaucoup au fait que il est important que chacun ait conscience de participer au financement des services publics et que aujourd'hui on a un impôt qui est concentré uniquement sur les propriétaires qui est de plus en plus concentré parce qu'effectivement un certain nombre de collectivités ben leur seule marge de manœuvre a été d'augmenter la la taxe foncière et puis par ailleurs et je le redis on a supprimé la taxe d'habitation paraît-il parce que c'était un impôt absurde. Et en fait la raison de l'absurdité de la taxe d'habitation continue à perdurer dans la manière dont on lève la taxe foncière. Donc si vraiment le parti du président de la République avait été cohérent jusqu'au bout, il se serait aussi attaqué à la taxe foncière.
Et sauf que je constate que d'année en année, on repousse la révision de l'assiette de la taxe foncière ne voulant pas ouvrir un nouveau chantier qui pourrait être explosif. Merci beaucoup. Merci Alexandre.
On regarde la une de la République du centre Loirée à le tour. C'est la seule course cycliste à étape organisée dans le département et débute aujourd'hui à Châtonov sur Loire. Merci beaucoup Alexandre d'avoir été avec nous très rapidement Christine Lavarne, il nous reste 30 secondes.
Demain, les militants LR sont appelés à voter pour choisir entre Laurent Voquier et Bruno Retaillon. Vous êtes revenu vous chez les Républicains. Est-ce que vous pensez que le parti sera uni dimanche soir ou est-ce que ce sera le début d'un deuxème match pour 2027 ?
Bah quand j'en quand j'écoute les déclarations d'un des deux candidats euh je peux avoir un un petit doute puisque voilà quand on dit dès demain s'ouvrira euh une nouvelle bataille pour l'élection présidentielle. Voilà, je je suis pas persuadée que ce soit le bon message à envoyer. Moi, je crois beaucoup que dimanche soir, une fois qu'on aura élu un nouveau président et j'espère très sincèrement que ce sera Bruno Rotaillot, il sera temps en fait de reconstruire un parti avec des idées, avec une ligne politique qui sera versée au débat national au moment de l'élection présidentielle de 2027.
Et aujourd'hui, moi à titre personnel, je ne sais pas encore qui je soutiendrai pour l'élection présidentielle. En tout cas voilà, je pas forcément Bruno Rot, il est pas candidat donc de toute façon je peux pas soutenir quelqu'un qui n'est pas candidat. Merci beaucoup.
Merci Christine Labarde d'avoir été avec nous. On va revenir évidemment sur cette course à la présidence DLR dans 20 minutes. Mais d'abord on va parler de la situation internationale.
C'est Nicolas Tanzer qui nous rejoint. Yeah.
Christine Lavarde