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interviewRMC· 26 février 2026 19 min

"Racisme social", Parc des Princes, Bournazel... l'interview de Rachida Dati en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Rachida Dati. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes désormais ancienne ministre de la Culture, puisque depuis hier soir vous êtes pleinement candidate à la mairie de Paris et vous êtes par ailleurs déjà maire du 7e arrondissement. Emmanuel Macron vous a appelé hier soir ?

0:17
Rachida Dati

Non, c'est vu hier.

0:18
Présentateur

Mais il vous a rappelé hier soir en plus ?

0:19
Rachida Dati

Non, c'est vu hier, ça a suffi.

0:21
Présentateur

Vous vous êtes vu pour lui remettre votre démission ?

0:23
Rachida Dati

Je l'ai remis effectivement hier matin, puis après on a eu un entretien assez long tous les deux. Mais on se parle très régulièrement, Il vous a dit son soutien ? Oui.

0:32
Présentateur

Donc c'est vous sa candidate à la mairie de Paris ?

0:34
Rachida Dati

Je suis la candidate à la mairie de Paris, soutenue par Emmanuel Macron, de manière très amicale et aussi politiquement. Pour vous c'est une évidence ? Mais il l'a dit, il l'a exprimé, y compris dans un communiqué.

0:46
Présentateur

Et il vous l'a redit hier. Non, parce que c'est vrai que quand on écoute cette semaine les déclarations de Pierre-Yves Bournazel, qui dit je ne me rallierai ni à Grégoire, ni à Dati au second tour, Paris mérite mieux que le tic-tac stérile entre une gauche de l'échec et une droite des affaires. Depuis, il a d'ailleurs réitéré ses propos, il l'a redit dès hier soir. Les choses sont claires, restent claires. Je suis candidat pour gagner, par pour rejoindre Grégoire ou Dati. Vous lui dites quoi ? Vous lui dites tant pis pour toi ? Ou vous lui tendez la main ?

1:12
Rachida Dati

Non, mais vous savez, être candidat à la mairie de Paris, c'est sérieux. Il y a une certaine forme de gravité dans cette candidature. Vous vous préparez un projet, moi ça fait des années que je travaille sur ce projet, avec des Parisiennes, des Parisiens, avec des collectifs et des associations, mais aussi avec des agents de la ville, comme par exemple les agents de la propreté, et avec une équipe d'élus qui est ancrée, qui est expérimentée, qui connaît l'expérience de la gestion d'une ville. Non, je dis simplement, moi je ne vais pas répondre à des petites phrases. Simplement les masques sont tombés. Ça démontre quoi, Apolline de Malherme ?

Ça démontre que sa candidature n'est pas une candidature de volonté de l'alternance à Paris. C'est une candidature soit de l'échec, soit de la volonté de reconduire cette gauche. Et je vous le dis, Mme de Malherme, c'est une gauche radicale. C'est une gauche, c'est la même équipe en pire. Quand sur la liste de M. Emmanuel Grégoire, vous avez des LFI, Mme Simonnet, M. Sorel, qui effectivement n'ont pas reconnu le 7 octobre comme étant un attentat terroriste, antisémite, quand Mme Simonnet est soutenue par M. Jérémy Corbyn, qui est un antisémite notoire, qui a été même exclu de son parti. Pour cela, nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Donc moi, ce que je dis, aux Parisiennes et aux Parisiens, c'est soit vous voulez le changement et l'alternance à Paris. Et c'est la première fois, c'est historique. Tous les sondages, toutes les études démontrent que depuis 2001, c'est la première fois qu'à Paris, les Parisiens souhaitent cette alternance. Et donc, moi, je leur dis, le choix, c'est dès le premier tour, cette volonté d'alternance. Il faut qu'il y ait une dynamique du changement dès le premier tour. C'est soit le changement avec mon équipe et moi, avec un projet structuré, cohérent, travaillé, ou la gauche radicale à Paris.

2:55
Présentateur

Et on n'en aura pas pour 6 ans s'ils sont réélus. Mais au fond, je note quand même, Rachida Dati, que vous ménagez Pierre-Yves Bournazel. C'est-à-dire, est-ce que vous pourriez, vous, lui, il dit, je ne me raillerai jamais à Dati, mais est-ce que vous, vous dites, allez, au soir du premier tour, on se parlera, et peut-être même qu'on pourra travailler ensemble ?

3:15
Rachida Dati

Alors, moi, je fais une campagne de premier tour. C'est tous les jours. Là, ce matin, je suis sur votre antenne. Ensuite, j'ai des réunions. C'est tous les jours. C'est vraiment non-stop. Je parle aux Parisiens. Je parle à des collectifs, des associations, à des habitants, comme vous avez pu le voir. Par exemple, je vais dans le parc social. Mais il y a des gens qui sont tentés de voter pour Pierre-Yves Bournazel.

3:32
Présentateur

Est-ce que vous leur dites, votez pour lui, ou alors, si vous avez voté pour lui, je serai aussi là pour vous tendre la main en deuxième jour ?

3:39
Rachida Dati

C'est dès le premier tour. Je le dis aux Parisiens et aux Parisiens, le changement, la volonté de changement, la dynamique du changement, se jouera dès le premier tour. Et donc, il ne faut pas qu'il y ait des dispersions de voix. Parce que ça n'est pas une présidentielle. Ça n'est pas une législative. C'est une municipale. Et donc, nous souhaitons mettre toute notre force, toute notre énergie dans cette élection.

3:58
Présentateur

La question de Pierre-Yves Bournazel, en fait, ce n'est pas une question pour vous.

4:00
Rachida Dati

Non, parce que ceux qui veulent votre échec, ou qui veulent la poursuite, faire réélire la gauche, ce n'est pas mon sujet. Moi, je veux m'adresser à tous ceux qui veulent le changement. Ça a mis très mal à l'aise, Edouard Philippe. Edouard Philippe a fait un communiqué, parce qu'il a compris qu'il y avait un enjeu majeur à Paris. Et que l'alternance et le changement, je pouvais le porter. Et donc, c'est pour ça qu'il a fait un communiqué, pour, évidemment, rappeler à l'ordre Pierre-Yves Bournazel. Edouard Philippe, en responsabilité, il sait qu'il y a un enjeu majeur à Paris.

Et lui-même, s'il est candidat à l'élection présidentielle, il aura besoin aussi de tous ces électeurs de la droite et du centre. L'alternance ? Merci tous les électeurs qui veulent le changement à Paris.

4:40
Présentateur

Vous dites, Rachida Dati, avec moi, c'est l'alternance. Sur la question des valeurs, Pierre-Yves Bournazel, il dit, « Nous avons une différence de valeurs. Je ne pratique pas la brutalisation, l'intimidation, les menaces. » Il dit que c'est ça, vos valeurs, à vous. Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est quoi, vos valeurs ?

4:55
Rachida Dati

C'est comme quand M. Grégoire m'insulte de manière outrancière. Il dit de vous que vous êtes la peste brune. Oui, mais vous trouvez ça à la hauteur ? Quand vous connaissez ma vie et mon parcours ?

5:07
Présentateur

Qu'est-ce que vous lui répondez ?

5:07
Rachida Dati

M. Grégoire, c'est du racisme social. Moi, je vous le dis. Il y a un plafond de verre dans ce pays pour accéder à des hautes responsabilités. Et cette gauche, cette gauche de l'entre-soi, a toujours refusé. Il préfère des gens comme moi, comme étant des victimes, qu'on soit leur victime, ou qu'ils, à la limite, soient... C'est fini, c'est être clair. Pourquoi des gens comme vous ? Des gens comme moi, avec le parcours que j'ai pu avoir. C'est-à-dire que je serai à gauche... C'est-à-dire quoi ? Ça veut dire des gens qui s'appellent Rachida ? C'est ça que vous voulez dire ? Entre autres, avec mon origine, avec mon parcours.

Parce que moi, j'ai toujours refusé ces valeurs de cette gauche-là, qui considèrent...

5:42
Présentateur

Vous l'accusez de vous reprocher, au fond, de vous être émancipée d'une condition dans laquelle il trouvait confortable de vous laisser.

5:47
Rachida Dati

Mais moi, j'ai des gens de chez eux, de leur parti, qui me disent... Oui, mais maintenant que tu es arrivé là où tu es arrivé, est-ce que tu n'as pas le sentiment de trahir ta condition ? Mais quelles conditions, Mme de Malerme ? Je suis citoyenne, pleine et entière, comme eux. Et ils me dénissent cela. Et c'est pour ça que, d'ailleurs, ils ont beaucoup perdu... La gauche a beaucoup perdu, justement, en s'éloignant de cette valeur d'égalité, d'émancipation, de liberté. Ils se sont éloignés de ces valeurs. Regardez, la gauche, de plus en plus, elle s'est alliée à cette gauche radicale, qui est une gauche communautariste, pour ne pas dire séparatiste. Ce ne sont pas mes valeurs.

6:28
Présentateur

Vous l'accusez de racisme social, Emmanuel Grégoire. Un mot aussi sur Sophia Chikirou. Une autre de vos adversaires, c'est l'adversaire LFI, en l'occurrence, candidate pour la mairie de Paris. En réunion publique cette semaine, elle a eu cette diatribe contre les journalistes. Elle dit virer les fascistes des médias, parce qu'on n'en peut plus, des laquais, des fascistes, des plateaux télé. Vous n'êtes pas journaliste, dit-elle au parterre de journaliste qui est devant elle. Elle dit vous n'avez rien de journaliste, rendez la carte. Vous êtes des petits agents. Elle parle même de nazis à petits pieds. Qu'est-ce que ça vous a inspiré ?

6:59
Rachida Dati

D'après vous, ce ne sont pas mes valeurs. Ce n'est pas moi. Voilà. Mais il faut interroger. M. Grégoire, hier, a dit Mme Chikirou n'est pas mon adversaire. C'est Rachida Dati. Voilà. Voilà où sont les valeurs de M. Grégoire. Ce sont les valeurs de Mme Chikirou. Vous sous-entendez que, pour vous, au deuxième tour, ils s'allieront. Mais il l'a dit lui-même. Il a dit... Il n'a pas voulu répondre à cette question, mais il a déjà des LFI sur sa liste. Des ex-LFI ? Non. Ce n'est pas une rupture dans les valeurs. C'est une rupture avec des personnes. Ils ont quitté le Mélenchon. Ils n'ont pas quitté leurs valeurs.

Mme Simonnet, vous l'avez entendu, s'excuser ou remettre en cause son soutien, remettre en cause le soutien de M. Corbyn. M. Sorel, qui a dit que le 7 octobre n'était pas un attentat terroriste et antisémite ? Il dit, alors à ce propos,

7:45
Présentateur

Emmanuel Grégoire, qu'il a repéré sur vos listes une zémouriste qui soutenait Reconquête,

7:51
Rachida Dati

Souréa, Nadji. Est-ce que c'est vrai ? Elle n'est pas Reconquête. Elle est sur une liste du 13e arrondissement. Et elle n'est pas Reconquête. Il a retrouvé des tweets d'elle dans lesquels elle soutenait Éric Zemmour. Elle n'a jamais soutenu Éric Zemmour. Elle ne soutient pas Reconquête. Elle n'est pas Reconquête. Moi, je veux bien... Mais quand vous avez M. Béliard qui envoie des fichiers pour demander aux candidats de donner leur orientation sexuelle ou de dire s'ils sont racisés pour composer leur liste, c'est sorti dans la presse. J'ai vu ça hier dans le JDD. M. Béliard...

8:20
Présentateur

Vous leur reprochez de mettre les gens dans des cases. C'est ça l'idée ?

8:24
Rachida Dati

Voilà ce qui est devenu la gauche et voilà ce qu'est la gauche parisienne. C'est pour ça que moi je dis aux parisiennes ou aux parisiens, si vous ne votez pas pour le changement et l'alternance avec un projet cohérent, une équipe expérimentée, moi j'ai l'énergie, j'ai la vitalité, j'ai l'envie, je vais changer Paris. Je changerai Paris...

8:41
Présentateur

Pardon, Achille Lati, mais la vitalité, l'envie, ils peuvent tout se le dire. Sarah Knafo, d'ailleurs, en fait presque son slogan où tu as une vitrine de campagne.

8:51
Rachida Dati

On a un projet... Ça ne suffit pas. On a un projet structuré qui a été travaillé avec les parisiennes et les parisiens sur la sécurité, sur la propreté, sur la mobilité, sur le logement, sur la lutte contre la sécurité qui est un phénomène grave à Paris. Voilà ce qui nous dit.

9:05
Présentateur

La question de la sécurité, elle est mise en avant partout en France, par tous les Français qui disent que c'est l'une de leurs priorités aujourd'hui. Vous feriez quoi de différent ? Qu'est-ce qui changerait avec vous ?

9:17
Rachida Dati

Ben tout, tout. Moi, je fais de la politique pour cela, pour changer la vie des gens. Sinon, ce n'est pas la peine de se présenter à une élection. À Paris, entre 2019 et 2025, le narcotrafic a augmenté de 218%. Non, mais moi, j'ai compris sur le bilan. Ce que je voudrais savoir, c'est avec vous. Oui. Comment ce sera ? Les agressions sexuelles ont augmenté de 60%. Les atteintes aux personnes ont augmenté de 25%. Moi, je vais avoir une politique de lutte contre l'insécurité qui marchera sur deux jambes. Il y aura évidemment des caméras de vidéoprotection. Par exemple, les caméras de vidéoprotection à Paris, c'est de la vidéoverbalisation pour l'essentiel. Ce n'est pas de la vidéoprotection.

Il y a 7000 rues à Paris. Je mettrai 8000 caméras. Il n'y aura plus d'angle mort. Voilà ce que je propose aux Parisiens. Ce sera une police municipale armée, formée, équipée. Il y aura 5000 policiers municipaux armés, équipés, formés en appui de la police nationale. Nous aurons un centre de supervision urbain qui sera dans chaque mairie d'arrondissement. Aujourd'hui, quand vous êtes maire d'arrondissement, vous ne connaissez pas l'insécurité de votre arrondissement. Soit vous la prenez par la presse, soit par les habitants. Dans le 7e dont vous êtes maire,

10:26
Présentateur

l'insécurité, notamment autour du champ de Mars, est un problème réel, majeur

10:34
Rachida Dati

que disent les habitants. Oui, c'est le champ de Mars qui appartient à la mairie de Paris. Vous ne pouvez rien faire ? Monsieur Grégoire, non, c'est sous l'autorité de... Tous les grands espaces sont sous l'autorité de la mairie centrale. On a demandé des caméras de vidéoprotection, refus. On a demandé une police municipale dédiée au champ de Mars, refus. Et la délinquance explose. Vous savez que sur le champ de Mars, il y a des agressions sexuelles, pour ne pas dire des viols, tous les jours, Madame de Malheur, tous les jours.

Moi, je souhaite revégétaliser ce site, le rendre comme il était, un site patrimonial historique, et évidemment, avoir une grille patrimoniale qui puisse le collaturer, le fermer évidemment le soir, comme nous avons par exemple au Parc Monceau ou le Jardin du Luxembourg. C'est comme ça que vous rétablissez la sécurité. Et de mettre des caméras de vidéoprotection dans toutes les rues de Paris.

11:19
Présentateur

Il n'y aura pas une rue sans caméra ?

11:22
Rachida Dati

Parce qu'on évitera les angles morts. C'est ce que demandent les Parisiens. Ils veulent ressentir, revenir à un sentiment de sécurité à Paris. Ça sera avec moi. Ces dispositifs seront effectifs et efficaces.

11:33
Présentateur

Un sentiment de sécurité ou une sécurité réelle ? Une sécurité réelle. Rachida Dati, vous avez beaucoup parlé de la question des agressions sexuelles dans le périscolaire. 52 animateurs ont été suspendus en 3 ans, dont 13 écoles qui sont donc concernées en 2025. Vous dénoncez une véritable omerta à la mairie de Paris. Qu'est-ce qui ferait qu'avec vous,

11:54
Rachida Dati

il n'y aurait plus ces drames ? Aujourd'hui, le périscolaire, il est géré par la ville de Paris. Quand vous êtes maire d'arrondissement, vous ne connaissez pas les animateurs qui viennent dans vos écoles. Vous ne connaissez pas les activités de périscolaire qui sont dispensées dans vos écoles. Aujourd'hui, le périscolaire est morcelé. C'est 30 minutes par-ci, 20 minutes par-là, 40 minutes par-là. Vous ne pouvez pas avoir un périscolaire structuré et même structurant pour les enfants. Les animateurs, il y a 14 000 animateurs sur la ville de Paris, 11 000 vacataires.

Pas de contrôle avant le recrutement, pas de diplôme d'État et pas de contrôle inopiné ou de suivi au moment des activités du périscolaire. Si je suis élu maire de Paris, je reverrai totalement le périscolaire. Qu'est-ce que je ferai ? Je reviendrai à la semaine des 4 jours avec les études dirigées le soir où les professeurs des écoles sont très demandeurs. Ils peuvent donner des cours en heures supplémentaires le soir pour accompagner les enfants et toute la journée du mercredi, ça sera du périscolaire de qualité. Et ça, pour vous, ça évite les drames ?

D'abord, on les recrutera avec des diplômes d'État liés à la jeunesse, avec un contrôle avant tout recrutement, notamment avec le contrôle dans les fichiers et contrôle inopiné au moment des activités comme on le fait dans le cadre de l'éducation nationale quand il y a des inspections. Et ces animateurs scolaires, ce que je souhaite qu'ils soient le reste de la semaine, moi je suis pour une école inclusive et il manque beaucoup d'AESH à Paris.

Juste pour terminer, il manque beaucoup d'AESH à Paris, ces animateurs seront les animateurs du périscolaire le mercredi et le restant de la semaine pourront être AESH pour accompagner ces enfants qui ont besoin d'être à l'école comme les autres enfants. Est-ce qu'avec vous le PSG restera vraiment à Paris ? Moi je souhaite qu'il reste à Paris.

13:35
Présentateur

Vous étiez d'ailleurs au parc hier soir ? Non.

13:37
Rachida Dati

Là vous aviez... J'étais une réunion de campagne. Ça coûte combien un parc des Princes ? Alors sur les travaux, sur les travaux, aujourd'hui c'est 100 millions d'euros au moins pour refaire les travaux. Le parc des Princes est très vétuste.

13:49
Présentateur

Non mais je veux dire vous allez leur vendre combien ?

13:50
Rachida Dati

Non, justement. Il y avait eu une négociation qui avait eu lieu entre Mme Hidalgo et le président du PSG. Et en fait, les Verts ont empêché Mme Hidalgo de mener ces négociations alors qu'elle voulait le vendre puisqu'elle a demandé à mon groupe politique qu'on appuie ces négociations. Mais comme on ne connaissait pas les conditions ni les termes de la négociation... Mais là désormais ça fait vraiment partie de vos projets

14:13
Présentateur

et vous allez leur vendre combien ?

14:14
Rachida Dati

Alors justement, aujourd'hui, le parc des Princes est vétuste, il y a une partie qui est classée et il faut tout le refaire. Il faut évidemment voir le parc des Princes en soi et les abords. Moi je voudrais en faire un grand parc sportif auquel les Parisiens pourront avoir accès et un grand centre culturel qui soit intégré. On a commencé un peu à regarder...

14:33
Présentateur

Mais les négociations c'est aussi de l'argent. Oui. Est-ce que ça veut dire que c'est cet argent par exemple pour la réfection du parc des Princes qui va payer ? C'est vous ? C'est la mairie de Paris ou c'est le PSG ? Quand on achète, on fait des travaux chez soi ?

14:45
Rachida Dati

Si vous le vendez au club, évidemment, ils prendront en charge les travaux, bien évidemment. Et donc, je le dis, nous entamerons des négociations pour la vente du parc des Princes au club PSG parce que moi je souhaite que ce club reste à Paris.

15:00
Présentateur

Mais vous n'avez pas dit combien ? J'imagine que vous avez quand même réfléchi.

15:02
Rachida Dati

Eux, ils disent 40 millions, ça vous paraît suffisant ? Non. D'ailleurs, le chiffre qui est sorti n'a jamais été confirmé. On n'a jamais évalué en fait le prix du parc des Princes. C'est pour ça que je vous pose la question parce que c'est quand même essentiel. Oui, il y a une expertise. Vous lancerez une expertise. Aujourd'hui, nous n'avons pas les éléments. M. Grégoire et Mme Hidalgo, c'était M. Grégoire qui avait rencontré le président du PSG et effectivement, on n'a jamais eu les éléments d'évaluation de ce parc. Akimi a été soutenu hier

15:26
Présentateur

d'ailleurs par les supporters. Il est renvoyé devant la cour criminelle pour viol. Est-ce que vous aussi, vous lui dites votre soutien ?

15:33
Rachida Dati

Moi, je le connais et je trouve qu'il faut respecter la présomption d'innocence. parce qu'en tant que quelqu'un n'est pas condamné, il faut respecter la présomption d'innocence.

15:39
Présentateur

Donc il peut continuer pour vous ?

15:41
Rachida Dati

Il n'a pas de condamnation.

15:44
Présentateur

Votre dernier acte de ministre de la Culture aura donc été de démissionner Laurence Descartes.

15:50
Rachida Dati

Elle a présenté sa démission. Oui, elle savait de toute façon

15:53
Présentateur

que vous la souhaitiez, sa démission.

15:55
Rachida Dati

Non, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Moi, j'ai trop de respect pour les gens et les personnes engagées. Quand vous êtes président du musée du Louvre, ce n'est pas anecdotique. Et donc, quand il y a eu ce vol spectaculaire qui a choqué la France entière et bien au-delà de ses frontières, il était important de connaître les causes de ce vol, ce qui a permis ce vol, les causes, les dysfonctionnements, les failles, évidemment, dans ce grand musée qui est le plus grand musée du monde, qui est aussi notre fierté nationale, mais qui est reconnue aussi partout dans le monde.

16:22
Présentateur

En tout cas, pour vous, il est saint qu'elle est démissionnée ?

16:24
Rachida Dati

On a mis en place, j'ai demandé à mettre en place des actions et des mesures d'urgence. 17 mesures ont été mises en œuvre. J'ai constaté qu'il y avait une gouvernance à revoir, et une organisation à revoir, notamment de mettre en priorité la sécurité et la sûreté dans les établissements, dans ces grands opérateurs. La priorité, ça n'a pas été trop la sécurité du bâtiment ou des œuvres, ça a été d'abord la sécurité des publics, notamment quand vous êtes dans des contextes de lutte contre le terrorisme. Donc, on a mené à bien cette réorganisation, il y a une nouvelle gouvernance et là, on a évidemment nommé un nouveau président.

16:59
Présentateur

Vous avez le sentiment de partir du coup, de ce point de vue-là, le travail accompli ? Vous ne serez pas au César ce soir ? Comme pour le musée d'Orsay. Vous ne serez pas au César ce soir ?

17:07
Rachida Dati

On s'interroge. Ah ! Non, mais normalement, je ne devais pas y être parce que j'espérais une passation de pouvoir pour tout vous dire aujourd'hui.

17:15
Présentateur

D'accord, mais ce n'est pas sûr. S'il n'y a pas de passation, vous y serez. En fait, vous aimeriez ne pas y avoir à y aller ?

17:20
Rachida Dati

Non, mais moi, quand c'est fini, c'est fini. Donc, vous n'avez pas envie d'y aller ce soir ? Non, moi, je lui ai respecté. Vous savez, avoir été ministre de la Culture, vous ne pouvez pas imaginer, c'est une des plus belles missions que j'ai eues dans ma vie. Pour cela, je serais infiniment reconnaissante au président Macron. J'ai cru que quand il m'a donné, il m'a proposé d'être ministre de la Culture, franchement, je me suis dit que ce n'est pas mon univers, ce n'est pas mon milieu.

Et je trouve que c'est le ministère qui m'allait le mieux parce que c'est un ministère régalien, c'est un ministère de la cohésion, de la lutte contre les fractures, de la lutte contre le communautarisme, de la lutte contre toutes les formes de séparatisme. Quand on atteint les libertés de création, de programmation, moi, je suis très fière d'avoir permis et contribué très fortement à la démocratisation de la culture et notamment dans les territoires ruraux. C'est ma grande liberté. Merci, Rachida Dacine. Également sur la restauration et la protection du patrimoine. Je suis très fière, évidemment, de cela. Juste avant de vous laisser, pourquoi vous ne voulez pas débattre ?

Non, mais moi, les débats... Si vous avez peur de quoi ? Ah bon, j'ai peur de rien. Ce n'est pas ça que... Mais je vais vous dire, aujourd'hui, les conditions de respect des personnes n'y sont pas. Je serai forcément la cible des autres candidats. Ça ne m'intéresse pas. Là, vraiment, tout mon temps, c'est pour les Parisiens. On verra au deuxième tour. Mais c'est des grands... Vous avez vu Lyon,

18:37
Présentateur

vous avez vu Marseille, je serai à Nice lundi. Oui, mais...

18:39
Rachida Dati

C'est des grands moments démocratiques. Est-ce que la démocratie, ce n'est pas d'accepter de débattre ? Oui, moi, la démocratie, c'est d'écouter les Parisiens, de débattre avec eux. Moi, me faire engueuler par les Parisiens, ça ne me gêne pas. Vous avez vu, j'ai débattu pendant trois heures sur votre antenne avec des Français et des Parisiens ou des Franciliens que je ne connaissais pas. Et toute tendance politique confondue, toute condition. Et j'adore ça. D'abord, c'est ce qui fait nourrir mon engagement politique. Et donc, je préfère débattre avec les Parisiens et les convaincre pour qu'ils votent utiles pour le changement dès le premier tour et dès le 15 mars.

Merci beaucoup, Rachida Dacille,

19:12
Présentateur

d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Donc, candidate à 100% à la mairie de Paris. Il est 8h48 sur AMC et BFM TV.

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