"Il faut absolument que les salaires augmentent" : Serge Papin |LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Qu'allez-vous faire face à la crise de pouvoir d'achat historique ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Quelles aides sont prévues pour les carburants et les bas salaires ?
- 1:26FerméeÉludée
La classe moyenne est-elle la plus touchée par la baisse du pouvoir d'achat ?
- 2:07RelanceRéponse partielle
L'État joue-t-il suffisamment son rôle d'amortisseur ?
- 2:47OuverteRéponse partielle
Qu'allez-vous faire de plus pour le pouvoir d'achat ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Faut-il augmenter les salaires nets ? Comment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Chiffre
« Les familles françaises ont perdu 1200 € en moyenne depuis 2024. »
- 0:15Fait
« Depuis 2019, les salaires réels sont en baisse. »
- 0:20Fait
« Le pouvoir d'achat baisse 2 années de suite, ce qui n'est pas arrivé depuis 1960. »
- 2:47Fait
« Il faut absolument que les salaires augmentent dans ce pays. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Qu'allez-vous faire ? Qu'allez-vous faire vous, ministre du pouvoir d'achat ? Qu'allez-vous faire ? Les familles françaises ont perdu 1200 € en moyenne depuis 2024. Révélation du monde ce matin. La France traverse une crise de pouvoir d'achat historique. Depuis 2019, les salaires réels sont en baisse. C'est extrêmement rare. Et le pouvoir d'achat baisse 2 années de suite, ce qui n'est pas arrivé depuis 1960. Qu'allez-vous faire ? J'ai vu l'article du monde qui est effectivement bien documenté. Qu'est-ce qu'il dit cet article au fond ? et qu'on fait face à une crise géopolitique sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale. Ça ça a des conséquences bien sûr, ça a des conséquences sur
l'attentisme des entreprises, ça a des conséquences sur l'incertitude des entreprises, donc sur l'investissement, sur l'emploi, sur la rémunération bien sûr. Et puis on vit une instabilité politique. Alors, face à ça, qu'est-ce que fait le gouvernement ? Qu'est-ce que fait l'État ? il joue un rôle d'amortisseur quand même parce que en fait le problème principal pour l'instant c'est les les carburants. Donc il y a des aides qui sont faites au niveau des des carburants pour faciliter ceux qui travaillent pour le on va y revenir. Il y a aussi des primes d'activité sur les bas salaires. D'accord parce que c'est une moyenne dont dont on parle hein. On est d'accord sur les Non mais attendez, c'est la
classe moyenne qui a le plus celle qui gagne autour du salaire médian 2200 € mois. Alors voilà, alors on est aussi vous parlez on parle du salaire médian, moi je parle par exemple du SMIC. Le SMIC il a augmenté depuis le début de l'année de 3 40 % donc là voilà on on ça ces salaires là sont préservés. Ce pouvoir d'achat là il est préservé. Il y a la prime d'activité aussi qui a été portée jusqu'à pourrait être gelé euh qui pourrait être désindexé. C'est pas la même chose. C'est pas la même chose. Mais là on est vous parlez du PLF 2027. Là je vous on parle de de c'est l'article dont vous parlez c'est tout de suite et maintenant hein. Et donc ça la prime d'activité a été une compensation. Il y a les chèqus énergie qui sont aussi une compensation. Donc l'État en fait
qu'est-ce qu'il fait l'État ? Non mais qu'est-ce qu'on fait ? Non mais qu'est-ce qu'on fait là déjà ? l'État dans cette crise géopolitique, dans cette stabilité politique, il joue un rôle d'amortisseur et ça voilà quand même quelque chose et et avec des comptes publics qui sont qui sont quand même permésister, vous le savez très bien monsieur le ministre, il y a des gens qui sont en crise, qui sont en colère, qui sont certains on va y revenir des je vous de la question qui sont descendus dans la rue même des pompiers, nos héros encore de cet été et qui disent "Ce n'est pas suffisant, il nous faut plus, donnez-nous plus et vous verrez les questions de français honnêtement celles qui vous sont adressées ce matin, elles sont poignantes, elles donnent la chur de poule et donc ils nous disent
qu'allez-vous faire de plus ? Je vous relais cette question. Je sais qui vous savez c'est un gros enjeu le pouvoir d'achat c'est l'enjeu des présidentiels. Il faut absolument que les salaires augmentent dans ce pays. Ça c'est tout l'enjeu. Pour que les salaires augmentent, il faut que les entreprises dégagent des des marges de manœuvre. Donc c'est c'est tout l'enjeu. Il faudrait que les salaires nets augmentent. Ils sont trop il y a il y a il y a il y a ça faire comment alors ? C'est la c'est la question de la présidentielle. Et quelle est votre position à vous ministre du ch ? Moi moi je je et ben je pense qu'il faut qui il y a trop enfin l'écart entre le salaire brut et le salaire net est trop important. Aujourd'hui, c'est à peu près 51 %. Donc il faut qu'on revoit bien sûr
le financement, il faut qu'on revoit le financement des retraites, le financement aussi de la santé qui est porté par les charges sociales aujourd'hui. C'est un modèle qui est rendu au bout. Et donc alors c'est une option c'est une option l'augmentation c'est proposé par des candidats à la présidentielle. Effectivement s'il y avait une augmentation de la TVA à 20 % il y a plein de de de candidats à la présidentielle qui le proposent. C'estàd qu'on augmente la TVA à 20 % de manière à alléger les charges sociales. Pourquoi pas ? C'est une option. Mais en tous les cas, c'est la seule façon de s'en sortir au niveau du pouvoir d'achat, c'est d'augmenter les salaires. Et puis 2è 2è deuxème option, moi je milite aussi pour qu'il y ait un partage de la valeur.
Il faut qu'il ait alors participation, intéressement, que les fruits de la croissance bénéficient au salariés aussi. Je milite aussi pour que l'épargne salariale se se développe. Donc c'est aussi une option. Mais pour ça, il faut que les entreprise fasse des résultats, qu'elle puissent créer de la valeur. Donc vous voyez c'est tout un enjeu aussi de de stabilité économique et de stabilité politique. Il faut qu'on on voit parce que beaucoup de choses vont se décider à l'hône de la présidentielle. Question des retraites pour trancher en 2027. Le TVA social ce sera 2027. Ça nous renvoie quand même dans quelques mois. Je voudrais savoir juste pour mesurer la situation pour les Français. Est-ce que en attendant le la crise du pouvoir d'achat va s'aggraver et dans quelle mesure et à quelle
vitesse ? Quels sont les chiffres dont vous disposez ? À quoi faut-il pour les Français que nous regardent se préparer leur prix de l'alimentation par exemple Alors les prê [raclement de gorge] alors l'inflation dans selon l'INC en France ça va être aux alentours de c'est ce que les chiffres de l'INC 2,1 peut-être un peu plus mais voilà l'inflation alimentaire et il en a été question dans votre émission juste avant on est pour l'instant sur une inflation qui est de l'ordre de 1 % donc il y a pas eu de dérapage des prix de l'alimentation parle en moyenne pas dire qu'ici ou là il y a pas eu des prix comme je pense le prix de la tomate a augmenté Voilà. Mais on peut dire que le prix d'autres produits ont baissé en moyenne, c'est 1%. La projection c'est quoi ? À quoi
faut-il se préparer ? C'est ça la question. Bah ça va dépendre bien sûr de la crise que est-ce que la continuité ou pas de la de la crise géopolitique pour ce qui concerne la la partie alimentation, il y a des négociations qui vont s'ouvrir là à partir du 1er novembre. Donc il va y avoir euh évidemment demander au distributeur d'en faire un peu plus sache pas c'est votre partie vous avez pas compte système est-ce que vous allez demander au distributeur de moi je suis ministre du pouvoir d'achat ministre du commerce et ministre des PME donc vous voyez j'ai j'ai les casquettes qui sont je dois tenir compte un petit peu de tout donc je sais que la production agricole a besoin aussi d'être accompagné je sais que l'industrie agroalimentaire a besoin d'être accompagnée et en même temps
qu'au niveau du pouvoir d'achat il pour faire n'importe quoi. Donc il y a une négociation qui va démarrer et moi je veillerais en particulier à ce que les PME françaises soient bien considéré dans ces négociations. Alors je dois le dire, je suis très ambitieuse pour vous ce matin. J'ai quand même beaucoup de questions vraiment parce qu'elles sont toutes concernantes. Le pouvoir d'achat, on voit émerger dans les dernières pistes. Là le le budget présenté c'est demain. Il y a des pistes qui émergent. Il y a notamment une piste sur la taxation sur les produits sucrés. On parle des gâteaux, de la pâte à tartiner ou de la simple purée de carottes même sans sucre ajouté. C'est ce que je disais. Est-ce que nous vous confirmez que c'est sur la table ? Écoutez, il y a un problème dans ce pays
d'obésité, de diabète euh et donc de consommation excessive de sucre. C'est pas sur la table d'aujourd'hui ce dont vous parlez. Ça fait plusieurs années qu'on en parle. Moi, je suis pas pour qu'il y ait une augmentation des produits. Il y a un débat aujourd'hui et ce débat, il va être porté parce que le projet du PLF qui va être présenté, il va faire l'objet d'un débat démocratique. Donc qu'est-ce que c'est qu'un produit euh trop sucré ? Euh bah, c'est un produit qui fait que les enfants, notamment euh dans les produits qui sont que qui sont concernés en ça fait partie des choses qui sont sur la table. Sur la table. Vous êtes fondamentalement d'accord avec cette idée même si vous pos non en fait pardon on a mal entendu point d'occasion je
vous demande j'insiste sur est-ce que vous êtes oui ou non d'accord avec une telle je suis pas d'accord pour les taxes moi je vous dire l'agroalimentaire des gens en train de monter en pression disant sur les je sais je sais j'ai je suis pas pour les taxes en même temps moi j'ai des enfants dont un ados tu vois qui mange aujourd'hui vous savez que un un un gamin de 9 ans aujourd'hui. Il a mangé autant de sucre à 9 ans que son grand-père qui a vécu toute une vie. On a un problème quand même de consommation sanitaire selon. Bah il y a il y a cet enjeu. Oui. Parce que il y a trop d'obésité et trop de diabète. Alors moi j'ai pas dit que il fallait forcément passer par les taxes. Mais en tous les cas voyez ce matin ça permet d'ouvrir le débat. Alors voilà il est ouvert. Il faut
parler aussi des du carburant quand on parle de pouvoir d'achat en ce moment. D'ailleurs, vous l'avez effleuré il y a quelques instants. Question très concrète. Les grands rouleurs ont-ils demandé désormais en masse leurs aides. Il y a une semaine encore au fer de ma part 10ion8 des personnes ne l'avait pas fait. Est-ce que c'est en train de s'arranger ? Oui, ça change bien sûr parce que la la première vague qui était de 20 centimes, bon euh il y a eu un apaisement au mois de juillet. Donc on a ouvert le guichet au mois de juin. Au mois de juillet, on s'est dit tiens, ça y est, le détroit d'ormous est ouvert, ça va aller mieux. Là, on voit que l'horizon malheureusement est bouché. On est passé de 20 centimes à 40 centimes. On est passé de 3 millions d'ayant droit à
quasiment 6 millions. Ça veut dire que tous ceux qui sont en dessous euh de 2050 € nets par mois vont bénéficier de cette aide de 40 centimes. C'est très simple. Il en deux clics sur info.gouv.fr. Une fois que vous êtes dedans, c'est déclaratif, vous bénéficiez des 40 centimes pour peu que vous rouliez 30 km. Ils sont beaucoup plus nombreux aujourd'hui et j'en profite puisque pour ceux qui écoutent et qui sont concernés et ben allez-y, vous y avez droit. Euh allez sur info.gov.fr et une fois que vous êtes dans le site et ben c'est mécanique si ça dure après le mois de décembre sujet c'était les retards de on a eu des des témoignages dans cette matinale d'entrepreneurs qui appelaient Aine en disant "J'ai eu des aides en avril depuis le mois de mai, je ne vois
rien venir. Est-ce que ça s'arrange là ?" Ça y est. Oui, tous les guichets sont ouverts. Ça y est. tous les guichets sont ouverts. Il a fallu pour certains guichets un petit peu de temps parce que bon c'est des systèmes d'information à mettre en place. Ça y est fait et maintenant la mécanique est en place. Donc ça ça tout ça roule bien. Encore une question très pratique. La prime euh pousser encourager les entreprises à fermer une pardon à verser une prime défiscalisée de 600 à 1000 €. 1000 € oui. Oui. Jus jusqu'à 1000 €. Jusqu'à 1000 €. C'est débloqué. Oui. Ça a été publié ? Oui oui oui. Ça ça là on peut le faire tout de suite là. Donc je les 600 € sans problème, les 1000 € donc c'est la proposition euh c'est jusqu'à n pas obligé des entoures sont pas obligés de faire 1000 € peuvent
voir puis il faut avoir le discernement qui c'est qui vient en voiture ou pas. Alors les entreprises elles se sentent un peu sous pression et elles entendent aussi qu'on leur parle d'électrification à l'avenir c'est l'électrification mais sa que certaines lèvent le doigt en disant d'accord mais nous on fait comment ? On a plus de sous, est-ce que vous allez nous aider ? Et est-ce que pour sortir ? Bien sûr, il faut s'immuniser contre la la dépendance aux énergies fossiles. On le voit bien. Donc moi, par exemple, pour le BTP qui j'étais avec eux hier soir, et bien on va débloquer une aide à l'électrification, par exemple des camionnettes de chantier jusqu'à 9500 €. Premier cas. Deuxème cas, on est en train de travailler avec un consortium bancaire. pour mettre à disposition des
prêts bonifiés. Après pour ce qui concerne les grands rouleurs, il y a l'électrif les leasing social qui permet d'avoir des voitures euh de électrique dans de très bonnes conditions. Donc vous voyez, il y a tout un dispositif pour les artisans, c'est ouverture d'un guicher d'électrification pour les artisans. C'est une annonce que vous nous faites ou 9000 jusqu'à 9500 € pour les camionnettes. Et le coût total de la mesure, c'est c'est aux alentours de 16 millions le guichet. D'accord. À partir de quand là là voilà c'est une annonce exactement c'est en route. Alors quand on parle carburant, quand on parle, on parle beaucoup de total. Oui. Et là ma question très directe c'est est-ce que vous manquez de courage Serge
Papin ? Je précise quand même ma question puisque je reconnais qu'elle est très directe. C'est Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT qui hier encore dans dans les rues de Paris disait il faut un peu de courage politique pour affronter Total. Vous vous avez déjà répondu "Je n'ai pas envie d'embêter Total. Manquez-vous de courage ?" Comme le dit la patronne de la CGT. Je pense qu'on a pas du tout la la même idée de du courage. Moi, je vais vous dire, j'ai géré des crises quand j'étais président de Systemmu. Ça m'est arrivé pas mal de fois. Là, on est au cœur aussi d'une crise. Quand on est au cœur d'une crise, on gère les priorités. On verra après la crise, on verra s'il faut discuter avec Total, avec les raffineurs, s'il y a eu des excès. Pour l'instant, Total a pris un engagement
donc de mettre le prix maximum à 2,25 € et 1,99 pour le peur de froissé total pendant la crise, j'ai pas non mais je pas mais alors pas du tout. Je veux simplement moi que cet engagement il dure tant que la crise dure. Euh on a on a la chance quand même, il faut le dire, d'avoir cette major qui fait du résultat dans le monde entier et qui permet de bloquer uniquement en France les prix. Bon, on verra après, il y aura il y aura des bilans qui seront faits, mais là, au cœur de la crise, moi je vais vous dire, je suis ministre du pouvoir d'achat. Je trouve que le le le fait que ça soit bloqué à 2,25 € c'est quelque chose qui rend service. J'ai encore pas mal de questions pour vous. J'avais pr je vous ai préparer
psychologiquement. Il y a de l'ambition ce matin. Allez-y. Les le gaz le gaz ça va être terrible. C'est un nouveau mur en terme d'énergie qui arrive. C'est demain le prix de référence augmentera de 6,3 % 1er octobre pour les entreprises que vous représentez dont vous occupez. Est-ce que vous allez aider ? Non mais c'est pour ça qu'il faut aller vers l'électrification. Pas le choix sur ce point là particulier. J'ai pas j'ai pas là de connaissance. d'aide spécifique, sauf à aller vers tout de suite l'électrification. Ça c'est des choses qui qu'il faut activer. Ça permet d'ailleurs les les je dis au passage les C2E permettent de financer toute l'électrification de ceux qui utilisent des énergies fossiles. Je pense notamment au boulanger dont avec lesquels je discute qui sont en train
des artisans boulangers qui qui pas qui qui vont passer du du four à gaz au four électrique. Monsieur le ministre, faut absolument que je vous interroge sur les retraites. C'était attendu mais Édouard Philippe Saet a présenté, c'était hier sa réforme des retraites proposant de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans. On parle de plan choc mais pour vous c'est un bon plan, c'est un mauvais plan. Il faut repenser les retraites. Il y a il y a de plus en plus de retraités, de moins en moins d'actifs. Donc mais 45 ans pour la durée de cotisation et l'âge de départ 65 ans, c'est c'est la bonne c'est une discuss Écoutez le le bon côté c'est qu'il met au débat une option qu'il veut lui défendre. et ben il réouvre ce sujet-là qu'il faut de toute
façon euh réouvrir parce qu'on a un sujet, on a un gros sujet avec le financement des retraites et tous ceux qui veulent euh euh essayer de faire diminuer la dette sans s'attaquer au sujet des retraites, ils n'y arriveront pas. Et après, on passe aux questions de français, mais euh on vit bien avec 2000 € par mois. C'est ce qu'a dit le ministre de l'économie. Moi, je rappelle que c'est vous qui avez un peu mis le débat des retraites avant l'été dans l'atmosphère. J'ai pas parlé de 2000 d'ailleurs parce que j'ai pas parlé Non, mais j'ai pas parlé de 2000. J'ai pas parlé moi j'ai parlé de la CSG. Oui, mais vous parliez de geler à partir de 3000. On est d'accord ? J'ai pas dit j'ai pas Non, mais moi j'ai dit qu'il fallait qu'il y avait un transfert générationnel à faire.
Pourquoi ? Parce que moi je suis à un âge où j'ai conscience que les actifs, les jeunes actifs ont besoin d'être aidés. Et moi ce que j'avais mis en débat c'est de dire au fond il pourrait y avoir un allègement de la CSG sur les actif et qui soit porté par des retraités. J'avais cité le chiffre à l'époque de 3000 €. C'était un peu un transfert générationnel. Pourquoi j'ai dit ça ? Parce que moi dans les discussions que j'ai avec des euh retraités, à partir du moment où c'est tracé et à partir du moment où ils se disent tiens ça va aider des jeunes et ça va pas dans un budget dont on sait pas où après où ça va aller, là il y avait une attention particulière. C'est c'est ça don après moi les les 2000 €
bon la question euh c'est toujours insuffisant. Bon, c'est clair. On avance sur les questions de français et et je vous l'avais dit, elles sont particulièrement touchantes ce matin et elles ressemblent surtout à des témoignage. Donc, on va prendre ce que je vais appeler le témoignage de Karine qui est à Toulouse. Karine, elle nous dit ce matin, moi je travaille en CDI depuis 4 ans dans une clinique. Je tousse 1435 € par mois. J'ai dû me séparer J'ai dû me séparer de de ma voiture. Je voudrais poursuivre parce que Karine, elle nous écrit un long message. Elle voudrait changer de quartier. Elle se sent en insécurité dans le sien. Elle ne peut pas. un T1 à Toulouse, à proximité de son travail, c'est 700 € par mois. Faut trois fois le voyer. Elle ne l'a pas. Elle a 52 ans. Elle a plus de
parents et en fait elle lance un crime ce matin. Et elle vous dit une chose, monsieur le ministre. Elle vous dit "La situation est devenue dramatique. Plus que des factures, plus que des factures, elle travaille psychologiquement usant. Elle est à bout Karine et elle vous demande ce qu'elle doit faire et ce que vous allez faire surtout." Oui, mais il y a alors euh théoriquement euh Karine, si euh euh elle peut avoir euh euh des aides à côté de cela hein, euh notamment des primes d'activité, elle y a droit hein. Après, je sais pas si elle vit seule ou si elle a des enfants. Elle est célibataire. Elle est célibataire mais euh théoriquement, elle peut aussi avoir des aides. Alors, effectivement, elle est elle est dans une clinique, donc ça veut dire qu'elle est être soignante. On
n pas le détail pour le coup. Elle nous précise juste qu'elle travaille dans une clinique Karine, non ? C'est sûr. Bon, c'est le sujet des à 1435, Karine, elle est au SMIC. Donc voilà, c'est des salaires qui sont insuffisants, je suis d'accord avec vous. Et ça nous renvoie euh à à à la à l'augmentation des salaires qu'il faut sans doute revoir l'augmentation, vous y êtes favorable. Non, mais il faut qu'il y ait une augmentation des salaires nets. C'est tout le débat qui va y avoir au niveau des présidentiels. Et moi, je évidemment je milite pour que il y ait une augmentation du salaire net dans le pays. C'est sûr. On prend maintenant la question, le témoignage de de Joël de 7 qui nous dit
ceci qui nous dit "Je gagne 2000 €. J'ai alors euh Joël, c'est ça ?" Ah bon ? Euh est-ce qu'il ne serait pas plus intéressant de demander le RSA et de rester chez moi plutôt que de continuer à travailler dans ces conditions ? Et c'est là que je précise que Joël, il gagne 2000 € il a 1500 € de charge. Il nous précise que il est fonctionnaire territorial, il est à 80 km de son domicile, il paye 500 € de carburant par mois et si sa voiture tombe en panne, il peut plus travailler, il ne pourra pas la remplacer. Il vous dit il vous dit donc est-ce que ce serait pas plus intéressant pour moi de rester au RSA chez moi ? il a le droit à l'a rouleur, hein. Euh donc euh il peut aussi demander euh l'électrification euh de sa voiture. Il sera aidé dans le cadre du
leasing social et puis euh il aura pas alors moi je lui dis à Joël, il aura pas la même chose euh en avec le RSA euh que s'il a son salaire de 2000 € aujourd'hui. Non, c'est pas il y a pas cette compensation là quand on ne travaille pas. Non non mais vous comprenez la la Oui mais je comprends je comprends. Non mais c'est tout l'enjeu, écoutez, il va y avoir le débat au présidentiel, c'est tout l'enjeu du pouvoir d'achat et de l'augmentation des salaires. C'est le débat est parti, comment on augmente les salaires nets ? Voilà, c'est la c'est la vraie sujet. C'est le vrai sujet. Mais effectivement, vous renvoyez au présidentiel. Bah je dans l'urgence, on peut plus rien faire pour les Français. Si on a on a nos amortisseurs qui sont en place, je les ai dit, aide au grands rouleurs pour
les carburants, prime d'activité, voilà, partage de la valeur que moi je je encourage bien sûr, mais le débat sur la couverture des coûts, des retraites, de la santé, de l'aide sociale qui dépendent des charges salariales et des charges patronales, il faudra leur discuter. Encore une question bonus, on a très peu de temps, mais Franck de Lyon s'adresse aussi peut-être à à l'ancien responsable de Système, patron de Système que que vous étiez. Pourquoi ne pas bloquer les prix de certains produits de première nécessité ? Ben écoutez, les produits de première nécessité, euh la grande distribution aujourd'hui, elle fait euh des des efforts euh euh de de marge sur ces prix-là, hein. Moi, euh j'ai des
discussions euh avec les distributeurs pour et certains le font déjà, pour ce qu'il y ait euh un panier dit sain et qui soit proposé à prix coûtant. Voilà, donc ça c'est des discussions que l'on a. Je sais que certains distributeurs le font. On suivra les négociations qui reprendront et vous viendrez peut-être nous en parler à ce moment-là. Moi, j'aime bien donner rendez-vous comme ça, on s'engage ensemble. Vous l'avez aperçu he en direct, c'est Nicolas Dos qui a fait son entrée. Bonjour Nicolas. Question. Oui. Oui. Allez, vous êtes face au ministère papa. Juste une information qui pour l'instant n'a pas été commentée. Est-ce que vous confirmez que dans le budget 2027, un effort de 3 milliards d'euros supplémentaires sera demandé aux entreprises en limitant les allègements
de cotisation ? Ça a été fait après la hausse de SMIC en 2025. où on a gelé ces allègements qui auraient théoriquement dû augmenter le le chiffre circule de 3 milliards d'euros d'efforts supplémentaires sur les allègements de le le budget il va être proposé demain. Je vais pas vous faire aujourd'hui les commentaires de choses qui vont être portées demain par le premier ministre sur le budget. Je rappelle et je rappelle il y a des pistes comme ça mais je rappelle que ce budget on est dans un état démocratique donc il va être proposé d'abord à la représentation nationale et il va faire l'objet de débat de discussion potentiellement d'amendements. Donc le
budget qui va être présenté là c'est un budget qui est fait pour être discuté. Bon donc c'est ni confirmé ni attendons demain. Attendez. Attends, c'est pas long, hein. Ah oui, mais pour un journaliste 24 he c'est terrible. [rires] Constamment, les candidats aux différentes élections où les politiques sont sollicités. Que ferez-vous pour le pouvoir d'achat ? Que pouvez-vous faire pour le pouvoir d'achat ? Expliquez-nous quelle sera la solution pour le pouvoir d'achat ? Est-ce que le politique, qu'il soit aux affaires comme vous actuellement ou dans l'opposition a la main sur le pouvoir d'achat ? Est-ce que le pouvoir d'achat dépend de différents amendements qu'on glisse dans le budget ? Le pouvoir d'achat ne dépend-t-il pas d'autres choses dont personne ne parle jamais qui sont les gains de
productivité ? Oui. Bah le pouvoir d'achat, il dépend aussi d'une certaine confiance. Les on voit bien l'économie aujourd'hui, elle est dans la certitude, elle est dans l'attentisme compte tenu ce que disait tout à l'heure, crise géopolitique, instabilité stabilité politique dans le pays. Bon tout ça fait que ça bloque l'investissement, ça bloque l'emploi. Donc il faudrait s retrouver de la de la confiance. C'est l'économie c'est c'est ça, c'est de la confiance. Et à ce moment-là euh on repart en investissement et puisque vous parlez du mot productivité, il y a un gros enjeu dans le pays qui est notamment les plans de robotisation qu'il faudrait avoir pour gagner en productivité. Beaucoup de PME sont intéressés et moi je suis en train de travailler sur un suramortissement
pour la la robotisation et l'investissement dans les entreprises. Pas peinte. Donc il est question sur le fait d'un suramortissement pour l'inovation. Je me permets parce que le temps fil mais il y a deux chiffres qui viennent de tomber en direct. La baisse de la consommation 05 % un commentaire. Ouais. Alors, c'est la consommation de quand à quand ? De à quand ? Août. Ah, sur le mois d'août. Sur le mois d'août. Oui. Alors, c'est pas la baisse de la consommation sur l'année parce que sur l'année, elle tient bon. Mais euh peut-être en août euh je sais pas, il faudrait voir après euh ce que ça donne au niveau euh euh parce que le tourisme est plutôt moi j'ai les chiffres du tourisme qui sont plutôt bons. Il y a eu peut-être des arbitrages qui ont été faits au mois d'août.
Et le l'autre chiffre peut-être plus important, l'inflation plus 3 % sur un an en septembre. Oui. Alors ça veut dire que l'inflation est lig parlé de 2,1. Là il faudra voir ce que ça donne. Là aussi il faut lisser sur l'année mais de septembre à septembre 3 %. Oui, ça veut dire qu'il y a eu euh euh notamment à cause du carburant parce que la le vrai problème de l'inflation, c'est l'augmentation des prix du carburant, c'est le prix de l'énergie. Mais vous-même, en ben vous tous, vous aviez même sous-estimé euh cette cette inflaction. On a rien sous on a rien sous-estimé. Non. Après, moi j'ai les chiffres de de l'INC, on voit bien c'est en fait ce qui tire l'inflation, c'est encore une fois, c'est le carburant. La France est quand même le pays où il y a le moins
d'inflation en Europe. Si on prend par exemple l'Espagne qui caracolle un petit peu en ce moment, son inflation dépasse 5 %. Ouais. Merci beaucoup monsieur le ministre d'avoir été notre invité aujourd'hui. J'avais dit hein, on avait pas mal de choses à voir ensemble. Oui av à peu près encore une dizaine de questions mais comme on s'est dit qu'on se revoyait bientôt j'ai bon espoir.
Serge Papin