Bertrand Besancenot : «Même une opération limitée dans le détroit d’Ormuz serait risquée»,
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
simplement, on voit bien les uns et les autres tentent de dans cette opération de guerre de ner d'avancer de de prendre un pion. Alors, d'un côté, on voit le président Trump dit "Bon mais écoutez, je vais déjà faire passer les bateaux neutres sous protection américaine." Sur quoi immédiatement les Iraniens répondent en disant "Mais naturellement, si vous essayez d'intervenir militairement dans le D3, et bien nous nous agirons au bord." Donc, pour eux, il y a pas de neutralité.
Non, non. Exactement. Et donc apparemment, s'il y a eu effectivement la frappe d'un bateau, apparemment c'est plutôt la version des Émirats, c'est-à-dire un pétrolier qui a été touché.
Je ne crois pas que les Iraniens auraient tiré immédiatement sur un bateau militaire américain. Mais enfin euh c'est c'est à vérifier. Et du côté iranien, ce qu'on voit également, c'est qu'ils ont fait une proposition en disant "Bah, écoutez, il faut que toute l'affaire soit réglée d'ici un mois." Euh mais quand il parle de l'affaire réglée, il parle de détroit d'Ormuse, la levée des sanctions et cetera, il ne parle pas du nucléaire, c'est-à-dire qu'ils en restent finalement à leur position qui est de traiter plus tard euh les autres sujets à commencer par le nucléaire.
Donc si vous voulez, on est toujours dans cette guerre d'usure. On a l'impression que les deux protagonistes savent très bien qu'il y a pas de véritable alternative parce que l'autre alternative serait effectivement très dangereuse pour tout le monde. Enfin, ça serait un risque d'escalade majeur.
À moins que ce soit une opération limitée, mais même une opération limitée dans des trodormus par les forces américaines serait elle-même risquée. Donc effectivement, je crois que pour le moment, on est un peu encore dans la guerre des des déclarations et des petites tentatives pour voir jusqu'où on peut aller. Ouais.
Xavier Bertrand