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InterviewC à vous (sur YouTube)· 27 octobre 2025 58 minComplaisantDivertissement

Le casting 5 étoiles de « La femme la plus riche du monde » - C à Vous l’intégrale - 27/10/2025

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Patrick et Lorrain aux côtés de Zoé, notre cheffe cette semaine. - L.Sénéchal: Qui va nous mettre à la diète.

Pourtant, dans ces citrouilles de saison, il y a du fromage. - Zoé La Diet: Sinon, ce serait triste. Rocamadour et comté, j'ai fait un petit mix.

Ca va super bien avec la courge. - L.Sénéchal: Je mets la pointe finale pendant ce temps. - Zoé La Diet: Avec des petites noisettes, le persil.

Et dedans, il y a une farce jambon-champignons. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. Un film librement inspiré de l'affaire Bettencourt. Il est bien question d'un photographe accusé d'abus de faiblesse pour avoir soutiré près de 1 milliard d'euros à la richissime patronne d'un grand groupe.

Mais d'abord, l'histoire d'une rencontre entre une femme et un dandy qui l'a séduite. - Vous êtes la femme la plus riche du monde. Ca vous évoque quoi? - "Riche", le mot n'est pas très joli. "Fortunée", c'est mieux.

Jérôme, avec ce bouquet, je ne vois pas Guy. Si vous pouviez enlever tout ça. On se croirait à l'aéroport d'Honolulu. - Cette photographie raconte parfaitement la femme que vous êtes. - C'est qui, ce photographe? - Pierre-Alain Fantin. - Ce que je veux voir, c'est une héroïne. - Il a une réputation épouvantable. - Je ne photographie pas les gens, je les emporte. - Et voilà. - Ca me gêne... - Mais arrête de glapir, Guy. - C'est exact, vous glapissez.

Vous penserez à me faire le plein. - Ca n'est pas mon travail. - Ca vous plaît? - C'est magnifique. - Virez-moi cette croûtasse.

Vous n'avez rien à faire là, la bonnicherie. Dehors! - Allez, raus!

Grâce à vous, c'est comme si je revivais. Ah, les voilà! - Elle est là, ma petite chérie. - Vous avez toujours été comme ça? - Je vais vous aider à déverrouiller tout ce qu'il y a de fermé en vous. - C'est vous qui avez la clé.

Je vais vous faire un contrat de 10 ans pour vos créations. 2 millions par an, ça vous paraît une somme raisonnable? - Il est hors de question que je passe une seconde de plus avec ce pique-assiette. ...

Ce matin, elle avait mal au dos. - Bah, on tourne en rond. Le petit coucher de la reine... - Ne te lance pas dans une guerre contre Marianne.

Elle s'aveugle, elle s'égare, mais elle revit. - Pourquoi, à un moment donné, ne pas s'arrêter? - Je veux savoir jusqu'où où ça peut nous mener. - Je ne veux léser personne.

Il y a assez d'argent pour tout le monde. - A.-E.Lemoine: "La femme la plus riche du monde", par T.Klifa, en salle mercredi.

Une comédie mordante où il est question de désamour et d'ambivalence entre richesse et pouvoir. L.Lafitte et I.Huppert forment un couple improbable et explosif.

Ils sont nos invités aux côtés de R.Personnaz, très inspiré en majordome qui vole au secours de sa patronne. Bonsoir, Isabelle.

On est ravis de vous accueillir tous les 3. Bienvenue. Ravis de parler de ce film qu'on a tous adoré.

On l'a découvert à Cannes, présenté hors compétition. On l'a revu avec plaisir, porté par une troupe d'acteurs formidables. Vous trois, mais aussi André Marcon, M.Foïs, M.Demy.

Il n'empêche, Isabelle, vous êtes seule sur l'affiche de ce film, comme pour mieux symboliser la solitude de cette femme, la plus riche mais aussi la plus seule au monde? - I.Huppert: Oui, mais elle ne le reste pas longtemps.

Elle rencontre Fantin. Moi, je m'appelle Marianne Farrère. Il peuple son monde d'innombrables personnages.

Il la fait rire. Il l'emporte. - A.-E.Lemoine: C'est une femme qui n'est pas une victime, que vous campez dans ce film. - I.Huppert: Pas du tout.

Elle est seule, mais elle était prête à le rencontrer. C'est une femme de pouvoir, une femme forte. Mais elle accède à un autre bonheur, une autre joie. - A.-E.Lemoine: On la découvre punk, en quelque sorte. - I.Huppert: Oui.

Elle a beaucoup d'humour. Elle est son meilleur public. Quand il lui débite ses horreurs, elle est prête à les écouter et à en rire. - A.-E.Lemoine: Si elle est sous l'emprise, c'est sous celle du charme de Fantin, qui la décoiffe au sens propre et au figuré. - Je peux vous décoiffer?

Vos cheveux, c'est pas possible. - Qu'est-ce qu'ils ont? - Ils sont morts.

C'est mou. Ca respire pas. J'ai vu des poupées bas de gamme dont les cheveux étaient plus vivants.

Qui est l'assassin? - Le coiffeur de l'Alma. - Tout s'explique!

La tueuse. - Qu'est-ce que vous faites au rayon jouets à votre âge? - Je ne draguais pas, rassurez-vous.

Touchez pas vos cheveux. Touchez pas cet animal mort. Et ne faites pas la gamine. - Vous me faites rire! - A.-E.Lemoine: Vous riez encore des horreurs que vous débitez.

On voit que vous vous êtes amusé comme un fou à camper ce personnage. Vous vous êtes inspiré de B.Tapie...

On se souvient de la façon dont vous aviez abordé B.Tapie. - L.Lafitte: Disons que je travaille de la même façon.

J'ai regardé un peu l'original, mais pas...

L'idée n'est pas de faire un biopic. Et T.Klifa nous a pas demandé un copier-coller des protagonistes de l'affaire.

J'ai pris comme base d'inspiration de petites interviews que j'ai vues de lui. Après, j'ai laissé mon imagination travailler. J'avais fait comme ça pour Tapie, mais ce sont des personnalités très différentes, même si les 2 ont un désir de transfuge de classe, de s'extraire de leur milieu et d'atteindre des sphères auxquelles ils n'étaient pas destinés. - A.-E.Lemoine: Mais en gardant leur nature et en faisant valdinguer les codes.

Il les explose tous. C'est jubilatoire. - L.Lafitte: Il comprend vite qu'il y a une appétence pour ça.

Il suffit de voir le regard d'Isabelle. D'un coup, elle a 12 ans. Elle rit.

C'est ça qui est bouleversant dans leur relation, dans ce qu'il provoque chez Marianne. - P.Lescure: C'est librement inspiré, mais comme je suis d'une génération cousine de François-Marie Banier, l'inspiration...

Il va être content de pouvoir rire comme ça. Vous avez eu des échos de lui? - L.Lafitte: Non.

Je pense pas qu'il ait vu le film. Ca m'intéresserait qu'il le voie et qu'on déjeune. Il m'invite, bien sûr! - I.Huppert: Le film n'est pas à charge.

Tout le monde a ses raisons. - P.Cohen: Il laisse ouvrir un certain nombre de facettes.

Il y a le charme, mais aussi la filouterie du personnage. - L.Lafitte: Disons qu'il accepte beaucoup. - P.Cohen: Il demande et prend beaucoup. - I.Huppert: Il y a une confusion sur ce que signifie l'argent.

Son entourage pense qu'on lui prend. Elle pense qu'elle le donne, à juste titre. - A.-E.Lemoine: L'emprise, elle la sent presque de la part de sa fille, qui veut maîtriser ce qu'elle fait de son argent. - I.Huppert: Oui, parce que l'argent dépensé devient tout d'un coup une agression contre sa fille.

L'aspect affectif prend vite le pas dans le film sur l'aspect financier ou politique. Même si l'argent exprime les sentiments...

Ce que la fille ne supporte pas, c'est le désamour que lui impose sa mère. - P.Cohen: Pendant que Fantin joue la provoc, Jérôme, le majordome, c'est vous, Raphaël, est le gardien de ce monde feutré. - Qu'est-ce qu'il a, monsieur Jérôme? - Il n'aime pas trop la façon dont vous parlez à madame. - Vous écoutez aux portes, c'est mal.

C'est une dispute de couple. Vous êtes chevaleresque. Je relève le défi.

Faites-moi mal. Alors? - Tu vois, là?

Je te pète le bras. - Qu'on ne me touche pas! Je suis un enfant battu! - P.Cohen: Vous n'avez pas le beau rôle.

Ce n'est jamais avoir le beau rôle d'être le rabat-joie face au type qui provoque l'hilarité, le bonheur, la joie. Mais il y a une vérité et une profondeur dans ce personnage, qui croit réellement qu'il a une mission. - R.Personnaz: Exactement.

C'était assez touchant. Il y a une forme de naïveté dans sa loyauté. Il croit que cette famille a besoin de lui, qu'il est le garant des codes.

Quand il voit le personnage de Laurent arriver, il le voit comme une menace et il essaye de conserver au maximum les codes de cette maison. Il vient tout exploser en permanence. Laurent s'en donne à coeur joie dans ce genre de séquences. - A.-E.Lemoine: Vous en avez rajouté un peu? - L.Lafitte: Pas tant.

C'est un personnage qui est beaucoup sur l'énergie, très tactile. Il faut rester tout le temps connecté à ses partenaires et que ça provoque des réactions. On a travaillé tous ensemble. - R.Personnaz: Il s'agissait pas de cabotiner. - A.-E.Lemoine: Mais on comprend pourquoi cette femme donne de l'argent à Fantin.

Je pense que j'aurais été aussi généreuse que vous si j'avais eu de quoi. - P.Cohen: C'est une information importante! - A.-E.Lemoine: Ca fait avancer le schmilblick!

Pardon, c'est ma pierre à l'édifice. - I.Huppert: Le film le fait d'autant mieux comprendre qu'on comprend bien qu'au fond, dans un premier temps et peut-être même par la suite, elle pense faire du mécénat.

En assouvissant son ambition artistique à lui, elle exprime une part d'elle-même. C'est pour ça qu'on n'a pas le sentiment qu'elle se fait voler quelque chose. C'est elle qui le décide, dans un premier temps. - A.-E.Lemoine: Fantin et votre personnage ne sont pas si différents, en réalité. - R.Personnaz: C'était intéressant. - L.Lafitte: C'était les 2 transfuges de classe de l'histoire.

Mais mon personnage... - R.Personnaz: Refuse absolument ce que je suis. - L.Lafitte: Il n'aurait jamais voulu atteindre ces sphères en étant majordome.

Il y a beaucoup de mépris. Mépris et désir. Ca crée des situations tendues. - A.-E.Lemoine: Ambiguës.

Pourquoi êtes-vous blond? Vous dites que ça vous fait ressembler à E.Lucet.

Je ne sais pas très bien comment elle le prend... - R.Personnaz: C'était intéressant, ce blond.

Ca raconte quelque chose de cette famille et de certaines périodes troubles. Ca lui donne aussi une place à part. On accepte ça d'un majordome dans ce genre de famille.

A priori, ça ne peut pas exister. Ca ne correspondait pas à la réalité, mais ça servait le propos. - L.Sénéchal: C'est aussi une coquetterie?

Au-delà de vos personnages, c'est tout un milieu qui est croqué dans le film. Celui des ultrariches, de la très haute bourgeoisie, parfois un peu hors sol. Assez de privations!

Ton premier million. A ton âge, mon père m'avait donné ça. Ne dépense pas n'importe comment. - Merci, Marianne. - Mais tu plaisantes?! - Il sera peut-être un jour à la tête de la boîte.

Il faut qu'il apprenne à gérer son argent. Et puis c'est un test. S'il le dilapide, on va bien s'amuser. - Et toi, tu en as fait quoi, de ton premier million? - Je l'ai toujours.

Jean-Marc, ne me dites pas que vous êtes aussi choqué. -1 million à son âge? Et tu donneras quoi, à son mariage? - L.Sénéchal: Ils sont attachants.

On a presque envie que le petit jeune accepte le million. - I.Huppert: Chacun ses problèmes. - L.Sénéchal: On voit qu'ils sont déconnectés.

Ca reste une famille, un clan, avec des relations qui peuvent ressembler à celles qu'on peut avoir avec nos proches. - I.Huppert: Tout le monde ne donne pas 1 million d'euros à la majorité de son petit-fils.

Ce qui est sûr, c'est qu'à partir du moment où l'aspect affectif prend le pas contre tous les autres aspects du film, on atteint plus d'universalité dans le propos. Il y a cette relation assez épouvantable entre la mère et la fille. - A.-E.Lemoine: Il y a 10 ans, vous étiez déjà réunis au cinéma tous les 2, dans "Elle".

Il était déjà question d'emprise. Vous étiez déjà sous l'emprise toxique et très violente de Laurent. - I.Huppert: Une emprise dont j'arrivais bien à me détacher, quand même.

La vengeance s'accomplissait. - P.Lescure: Exactement. - A.-E.Lemoine: Pour ça, vous avez obtenu un César et une nomination aux Oscars.

Vous aussi, Laurent, une nomination aux César. Vous étiez pas hyper heureux de pas l'avoir. - L.Lafitte: Qui est heureux de pas avoir un César? - A.-E.Lemoine: Il y en a plein qui disent que c'est pas grave. - L.Lafitte: C'est pas grave! - I.Huppert: Et moi, pas un Oscar. - L.Lafitte: Ca dure 2 minutes.

Quand on dit pas votre nom, vous faites "zut", mais ça dure pas un quart d'heure. - A.-E.Lemoine: Donc cette année, vous n'animerez pas les César.

C'est B.Lavernhe, le maître de cérémonie. Vous n'en remettrez pas non plus.

Vous irez éventuellement en chercher un. - I.Huppert: On espère. - A.-E.Lemoine: Le film est formidable.

On n'a pas assez parlé des dialogues. Il y a un peu de Molière, dans les situations, c'est du théâtre. - I.Huppert: C'est vrai qu'il y a une théâtralité assumée et souhaitée.

Le film est un peu comme un conte, une satire. Ca permet beaucoup d'exagération, mais aussi de raconter beaucoup de choses avec plus de liberté. C'est pas un film sentimental ou dramatique, encore qu'il y a une dramatisation du comique...

C'est une tragi-comédie. - A.-E.Lemoine: "La femme la plus riche du monde", en salle samedi.

On a cité M.Foïs, A.Marcon et M.Demy, et vous 3. - P.Lescure: Beaubourg a fermé ses portes pour 5 ans de travaux.

Beaubourg a proposé ce week-end à des milliers de Parisiens un magnifique au revoir. C'était festif et musical. Le 2e plus grand musée d'art contemporain au monde a eu la bonne idée de coupler cet événement avec les 20 ans du label musical Because.

Tous les artistes du label étaient là, à commencer par C.Ringer. - C.Ringer: On a fait un beau concert. - Toutes les générations étaient là.

Qu'est-ce que ça vous a fait? - C.Ringer: J'avais pas remarqué.

Je suis contente de le savoir. Chou, Andy, dis-moi oui...

Andy... - P.Lescure: Samedi et dimanche, c'était gratuit pour toutes les familles.

C'est les vacances scolaires. Expos, animations, jeux. Le soir, c'était 40 euros pour une nuit de musique, proposée à 8000 personnes.

Pas une place debout disponible. Après l'énergie de C.Ringer, la douceur poétique de S.Tellier proposant de partager un titre de son dernier album, tendre et rêveur. - S.Tellier: Le soleil est rare...

On vit dans un monde tellement abominable que si on rêve pas, on étouffe. Et la tendresse, c'est la meilleure façon de se comporter avec les autres. Naïf de coeur... - P.Lescure: Au-delà de la fête de ce week-end, Beaubourg, le Centre Pompidou, est depuis 40 ans inscrit dans notre vie, la vie des Parisiens, et l'image panoramique de la ville.

Mais quand G.Pompidou a décidé de sa création en 74, jusqu'à la fin des travaux, en 78, on avait les réactions habituelles de tous ceux pour qui c'est trop tôt, trop tard, pas bien, moche... - C'est une boîte, comme une prison.

On fera des expériences sur les lapins comme dans les hôpitaux psychiatriques. - C'est quelque chose qui va fonctionner, mais est-ce aussi quelque chose où l'émotion sera respectée? - C'est le démarrage d'une époque. - C'est trop compliqué pour moi. - A première vue, c'est pas beau.

Ca me fait penser à un bateau de guerre. Nous vivons dans un siècle d'armature et de ferraille, et tout ce que vous voulez. - P.Lescure: J'imagine que G.Pompidou et sa femme Claude auraient aimé que toutes les générations se retrouvent ce week-end comme toutes les générations passant par Beaubourg.

La fin de ce week-end de fête, c'était samedi soir, vers 3h, quand, sans son casque, T.Bangalter a commencé à mixer sur le 1er titre des Daft Punk. Puisque je rendais l'hommage qui lui est dû à G.Pompidou, qui n'a pas vu l'inauguration, étant mort en 74, saluons aussi J.Chirac.

T.Bangalter a mixé sa voix sur l'un des derniers titres de Daft Punk. J.Chirac qui, à l'Assemblée, en 74, répondant à ceux qui critiquaient le projet Beaubourg, a eu cette phrase à garder pour l'éternité. ...

Bravo aux 2, Chirac et Pompidou, et à bientôt, Beaubourg. - A.-E.Lemoine: Merci.

Dans un instant, le Pas de côté de Patrick, consacré à Raphaël. D'ici là, "HMC". - C'était trop bien.

C'était hyper...

Cris de douleur. - Vite! - Pardon, il y a une infirmerie au bout du couloir.

Les accidents, c'est pas ici. - Elle est en détresse! - Elle serait pas miss, tu serais pas aux petits soins! - Je soulève le pied et je vais poser la glace.

Ca va aller. - Oui, pas besoin de cheville pour être secrétaire. Elle est pas astrophysicienne. - Ca va, les stéréotypes? - C'est un métier, pas une critique. - Vous faites quoi, dans la vie? - Je suis en BTS support et annexion managériale. - C'est une formation pour être secrétaire. - Ca consiste en quoi? - Optimisation des processus administratifs... - "Secrétaire". - Collaboration à la gestion des ressources humaines. - Ah bon? - C'est tout ça, être secrétaire.

Tu es méprisant. - Je ne sens plus mon pied. - Personne n'est méprisant. - Super.

Ah, merde. - C'est simple. On analyse des informations de manière systémique pour accroître la performance globale des organisations. ... - A.-E.Lemoine: "La femme la plus riche du monde" sort mercredi. - P.Lescure: Comme souvent, les films... - A.-E.Lemoine: Ca me ressemble tellement pas, de faire des erreurs!

On a adoré, à "C à vous". Il y a eu une réclamation. - L.Lafitte: Dites la vérité! - A.-E.Lemoine: Le Pas de côté de Patrick. - P.Cohen: Raphaël, un grand pas en arrière.

Il s'agit de vos premiers pas devant une caméra. Avril 98, vous avez 17 ans. La caméra était celle de Caroline Huppert, votre soeur, qui m'a confié un extrait du script avec vos premières répliques.

C'était dans un épisode de "Un homme en colère", une série de TF1 avec R.Bohringer. Voici la V4 de la scène 47.

Maison de disques, intérieur jour. La bande papillonne dans le magasin. La suite en images. - T'as trouvé un truc bien? - Non. - Regarde. - T'es cinglé, tu vas te faire gauler! - La dernière fois que mon père est venu me chercher au commissariat, il était fou.

Ca lui a coûté un max. - Je trouve pas ça drôle. Je me casse. - Pour qui tu te prends?

Bip des portiques. - P.Cohen: Vous avez vu la perfidie du personnage?

Je sais pas si vous avez gardé le 1er script de votre carrière. Voici la page qui correspond à cette séquence. Commentaire de C.Huppert, avec qui j'ai échangé ce matin: "Il est très amusant de constater que ce garçon très sympathique a commencé par interpréter un petit voyou qui volait des disques, un voyou qui aimait la musique." C'était un petit rôle. 2 jours de tournage.

Vous avez raconté ensuite que vous ne compreniez pas ce que faisait ce type qui vous suivait partout avec une perche... - R.Personnaz: Complètement paumé.

Je ne comprenais rien. Ca se voit, d'ailleurs. Je sais pas où regarder... - A.-E.Lemoine: Il y a un bon geste, quand même.

Le CD est dans le sac à dos. - R.Personnaz: Ca va. - P.Cohen: Et très joli garçon.

Votre histoire avec la famille Huppert ne s'arrête pas là. Vous avez fondé une société de production avec la fille d'Isabelle, Lolita, dans les années 2000. Vous n'aviez encore jamais donné la réplique à Isabelle.

Alors? - R.Personnaz: Et alors, c'est quelque chose d'assez impressionnant quand on n'y est pas.

Quand on y est...

C'est assez fabuleux de travailler avec Isabelle. C'est un peu gênant de le dire devant elle, mais pour constater à quel point elle est dans le présent et avec vous...

A aucun moment vous ne sentez toute sa carrière. C'est assez fascinant. On la suit et on se laisse porter.

Ca a été un bonheur. - I.Huppert: J'ai bien fait de venir.

Merci, Raphaël. C'est réciproque. Il est magnifique, dans le film.

Formidable. - R.Personnaz: Merci. - I.Huppert: Très inquiétant... - R.Personnaz: Très blond. - L.Sénéchal: Isabelle, vous poursuivez votre tournée mondiale avec "Mary said what she said", une pièce inspirée de la reine d'Ecosse, Mary Stuart.

Une pièce endeuillée par le décès du metteur en scène le 31 juillet. Un immense artiste qui disait faire du théâtre parce qu'il n'aimait pas ça. - Parfois, j'ai clairement à l'esprit pourquoi je fais une chose.

Parfois, c'est dans ce que je pense que c'est ainsi qu'il faut faire. Je pense qu'il faut qu'une chose soit ici et pas là. Par la suite, je rationalise.

Je travaille avec des acteurs professionnels comme avec des gens qui n'ont jamais joué. Ce qui m'intéresse, c'est le groupe de gens, l'histoire qu'ils font ensemble. En général, je n'aime pas le théâtre.

C'est pour ça que j'en fais. - L.Sénéchal: Extraordinaire.

Vous dites qu'il mettait une ambiance un peu étrange autour des acteurs. - I.Huppert: C'est le moins qu'on puisse dire.

C'était un être un peu surnaturel, Bob Wilson. J'aime bien qu'il dise qu'il comprenait pas forcément toujours ce qu'il allait faire. C'est après que...

Mais étant donné le grand formaliste qu'il était, c'était peut-être encore plus surprenant de le voir dire ça. En même temps, c'est quelqu'un qui, au fond, mettait en scène ses rêves, son inconscient, ses sensations... - L.Sénéchal: La première fois que vous l'avez croisé, c'était en Iran pour une représentation de 7 jours et 7 nuits sur les ruines de Persépolis. - I.Huppert: Oui.

Il nous a habitués...

Je pense qu'il a révolutionné...

C'est un mot un peu fort, mais il a modifié et marqué l'art théâtral. Bob Wilson est vraiment quelqu'un d'essentiel et de tout à fait extraordinaire. On est souvent dans une forme d'abstraction et en même temps, il y a tout le temps de l'émotion qui circule dans les spectacles de Bob Wilson.

Ca s'adresse...

C'est un peu avant le langage, à vos rêves, votre inconscient. C'est un théâtre aux fondements profondément perturbants. - A.-E.Lemoine: Laurent, à l'affiche de "La femme la plus riche du monde", mais aussi de "Marcel et Monsieur Pagnol".

Vous prêtez votre voix à l'écrivain provençal dans le film d'animation. - Excusez-moi, ça fait 2 heures que le train est bloqué à Lyon. Quand il repartira à Paris? - C'est marqué quoi, là? - "Gare de Lyon". - Elle se trouve où, la gare de Lyon? - A Lyon. - Eh bien non.

Elle se trouve à Paris. Sifflet. - A.-E.Lemoine: Vous n'aviez accepté que si vous étiez sûr que votre accent était crédible. - L.Lafitte: Il n'y a pas beaucoup d'oeuvres comme ça, qui sont associées à un son, à une musique.

Là, ça fait partie intégrante de l'idée qu'on se fait de Pagnol, même si on connaît pas très bien son travail. Il est tellement associé à cette région et à ce chant, presque...

J'avais un comédien marseillais qui m'a accompagné pendant les sessions d'enregistrement. - A.-E.Lemoine: Et qui vous arrêtait dès que ça n'allait pas. - L.Lafitte: Dès que j'étais un petit peu trop basque...

Rires. Il me ramenait du bon côté de la côte. - P.Lescure: En 2013, Raphaël, vous avez joué dans "Marius" de Pagnol.

Vous avez dû abandonner votre petit accent de la capitale. Vous jouiez avec une autre immense figure, D.Auteuil. - R.Personnaz: Grosse pression.

Mais je rejoins ce que dit Laurent. Daniel, c'était mon guide pour cet accent, pour ce chant qui accompagne profondément ces mots. Ca ajoute une profondeur à tous ses textes.

C'était un guide remarquable. Ca a été une plongée dans cet univers que j'ai découvert avec lui, "Jean de Florette" et "Manon des sources". - A.-E.Lemoine: Dans un instant, à vos côtés, un chanteur et un artiste indissociable de ces succès. - A.Chamfort: Où vas-tu, Manu, Manureva. ... - A.-E.Lemoine: Un succès qui ne fait pas oublier l'oeuvre de ce chanteur aux 50 ans de carrière, 16 albums, dont le nom de scène inspire certains jeux de mots potaches aux meilleurs. - V.Dedienne: C'est une blague qui me fait trop rire.

Je peux vous en faire un qui n'est pas...

Il faut deviner. Par exemple, si je vous fais "où es-tu Manu, Manureva". C'est Alain chante-fort. - A.-E.Lemoine: A.Chamfort nous présente un livre et un triple best of.

Un autoportrait en musique avec ses meilleurs titres, pas seulement les succès, glanés au fil de chacun de ses albums. Il est notre invité. Bienvenue.

On est ravis d'évoquer avec vous ces "Temps forts", une compilation de vos plus grands succès. On revient notamment sur votre nom de scène, qui a inspiré ce jeu de mots de V.Dedienne.

C'est à C.François que vous devez votre nom de scène? - A.Chamfort: Oui.

Je ne dis pas que ça, dedans. - A.-E.Lemoine: Mais vous le racontez. - A.Chamfort: Il voulait changer mon patronyme...

On parle de C.François depuis 40 ans...

C'est lui qui a trouvé mon nom. - A.-E.Lemoine: En référence à Nicolas de Chamfort, dramaturge et moraliste du XVIIIe siècle.

Je l'ai appris dans ce livre. On passe rapidement sur C.François, avec lequel vous avez sorti neuf 45-tours.

Ce répertoire qui vous a semblé rapidement un peu superficiel. Mais avant de le rencontrer, vous pensiez arrêter ce métier. - A.Chamfort: J'avais eu une 1re expérience de chanteur.

Ca se passait pas très bien du tout. Ca m'a mis en face de mes limites. Je me suis aperçu que j'étais pas fait pour ça. - A.-E.Lemoine: Vous disiez que c'était pas votre truc. - A.Chamfort: J'avais pas la mentalité, le caractère, la personnalité.

J'étais mal à l'aise. Je m'étais dit que je ferais plus jamais ça. En voyant bien plus tard la vie de C.François, je me suis dit que c'était quand même chouette, quand ça marchait.

Comme il m'a proposé de repartir pour un 2e essai, il m'a convaincu et j'ai recommencé. - A.-E.Lemoine: Chanter, c'était pas votre truc, mais la musique, oui.

Pianiste de formation. avec un groupe, Les Mods, au sein duquel vous étiez. Vous aviez tout juste 17 ans sur ces images. ... - A.Chamfort: Peuple méfiant, toujours pressé.

Moi, j'en ai assez. Je veux partir, partir loin. Oublier cette vie-là.

Tout quitter, partir sans rien. - A.-E.Lemoine: 1970, "Je veux partir".

C'était le titre de la chanson que vous interprétiez. Vous étiez, à l'époque, pianiste de J.Dutronc.

L'intro au piano de "J'aime les filles", c'est vous. - A.Chamfort: C'est emprunté.

C'est pas moi qui l'ai créée. C'est la fin de "J'aime les filles". - A.-E.Lemoine: Dans ce métier, ça reste encore le meilleur, J.Dutronc? - A.Chamfort: Il est tellement particulier, tellement singulier, tellement ailleurs, par rapport aux profils des chanteurs qu'on a l'habitude de croiser...

Ca a été un exemple de quelqu'un qui esquivait tout, qui avait juste envie qu'on lui fiche la paix. Malgré tout, il avait du succès parce qu'il avait du talent et un charme indéniable. C'était mon premier exemple. - A.-E.Lemoine: Vous êtes parti sur les routes avec lui.

Vos parents, qui étaient très inquiets, avaient demandé à rencontrer les parents de J.Dutronc? - A.Chamfort: Oui.

J'avais 17 ans... - A.-E.Lemoine: Je trouve ça mignon. - A.Chamfort: Ils se sont dit que si les parents étaient bien, le fils aussi. - P.Cohen: Une curiosité de votre carrière: en 71, vous avez remporté l'Eurovision.

Enfin, vous étiez dans l'équipe... - A.-E.Lemoine: Oui, c'est dingue! - P.Cohen: Qui a gagné l'Eurovision.

Vous étiez choriste dans le groupe qui accompagnait la chanteuse Séverine sur la chanson "Un banc, un arbre, une rue. ...

Sous les couleurs de Monaco. - A.Chamfort: Absolument. - A.-E.Lemoine: On vous voit tout à gauche, là.

Vous êtes le plus grand des 4 choristes. - A.Chamfort: C'est ça. - P.Cohen: Smoking...

Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure? - A.Chamfort: A ce moment-là, je faisais des choeurs.

J'étais pianiste. Je faisais des choeurs pour pouvoir vivre correctement. On avait monté un groupe de choeurs avec ces 4 garçons et on enregistrait beaucoup d'orchestrateurs et d'artistes.

On tournait beaucoup dans les studios. - L.Sénéchal: Autre succès de votre répertoire, "Le temps qui court". - A.Chamfort: C'est toujours il y a 45 ans. - L.Sénéchal: On va faire un bond.

On va déjà se remettre cette chanson en tête. - A.Chamfort: Et c'est le temps qui court, court, qui nous rend sérieux.

La vie nous a rendus plus orgueilleux. Parce que le temps qui court, court, oh court, change les plaisirs. Et que le manque d'amour nous fait vieillir. - L.Sénéchal: Cette chanson a connu elle-même sa propre vie.

Elle a été reprise par le boys band Alliage, dans les années 90. C'était un peu plus rythmé. Je connaissais cette version avant de connaître la vôtre.

En 2006, les Enfoirés...

Et cette année, pour la 1re fois de votre carrière, vous avez participé aux Enfoirés. - A.Chamfort: Ce sera la 2e fois pour moi, en 2026. - L.Sénéchal: Ca vous rend heureux? - A.Chamfort: Oui.

J'ai pas voulu le faire pendant longtemps, parce que je me sentais pas très à l'aise à l'idée de faire une démonstration de générosité, mais je me suis rendu compte que j'avais tort. J'ai changé d'avis et je les ai rejoints avec plaisir. - P.Lescure: Là, on est au présent.

On a vu le passé. On voit l'avenir. Vous avez 5 enfants.

L'une d'eux, Tess, suit vos pas. - A.Chamfort: Elle a failli suivre mes pas. - P.Lescure: On a des images d'un jour où vous avez repris sur scène cette chanson. - J'ai passé mon doigt sur les microsillons autour de tes yeux, le long de ton front. - A.Chamfort: Mais aimeras-tu toutes les choses que le temps a gravées au plus profond? - P.Lescure: C'était au Trianon, à Paris. - A.Chamfort: Oui, pendant un spectacle.

Elle va plutôt vers le cinéma, Tess. - A.-E.Lemoine: Vous avez reçu 2 Victoires de la musique pour les clips de "L'Ennemi dans la glace" en 94 et "Pour les beaux yeux de Laure", en 2005.

Mais vous avez aussi été nommé en 2024 pour l'album de l'année avec "L'Impermanence". Vous êtes toujours en tournée avec ce projet. Etre entouré de la jeune génération, c'est une immense fierté?

C'est de plus en plus difficile de s'inscrire dans le temps? - A.Chamfort: Ce sera plus difficile pour les générations actuelles, j'ai l'impression.

Pour nous, on a eu l'occasion de pouvoir bénéficier de ce temps qui était à notre disposition. Il fallait aussi le capter et savoir prouver ce qu'on était capable de faire. Effectivement, au bout de...

Ca fait plus de 50 ans que j'essaye de faire des petites chansons et d'exister un peu. Savoir que le métier vous reconnaît, qu'on a une place comme ça et qu'on a encore une possibilité d'être entendu et de continuer à faire cette activité, c'est plutôt une fierté. - A.-E.Lemoine: Avec "L'Impermanence" en tournée en France, vous êtes à la Cigale en 2026.

Je vais offrir votre projet à Isabelle. - A.Chamfort: C'est pour ceux qui me connaissent pas très bien. - I.Huppert: Vous m'en voulez pas, j'espère. - A.Chamfort: C'est pour faire connaissance.

Désolé, j'en ai pas... - L.Lafitte: Je vais l'acheter, tant pis. - I.Huppert: Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Je vous en prie.

Tout de suite, le bonus de Lorrain. Avec les multiples casquettes de nos invités. - L.Sénéchal: Vous avez tous des talents cachés.

A.Chamfort, vous êtes aussi comédien. On vous a vu dans "Les Châteaux de sable", "Le Tableau volé" et dans le film musical "Don Juan" aux côtés de T.Rahim et de V.Efira.

Vous avez monté les marches de Cannes pour ce projet. Vous aimeriez incarner un tueur? - A.Chamfort: C'est toujours plus intéressant de sortir de ce qu'on est véritablement soi-même et d'essayer de bousculer un peu son propre caractère et sa propre personnalité.

Oui... - L.Lafitte: Je suis d'accord. - L.Sénéchal: Raphaël, vous avez découvert la musique, pour le film "Boléro".

Vous êtes devenu pianiste. Un an de cours de piano et 7 à 8 mois pour apprendre à diriger un orchestre. Tout ça pour vous glisser dans la peau de Ravel.

On vous voit avec un magnifique piano à queue. C'était pendant les préparations au tournage de ce film. Isabelle, vous avez souvent chanté sur la bande originale des films dans lesquels vous avez joué.

On a même retrouvé une archive où vous chantez une chanson un peu olé-olé de la fin du XIXe siècle. - I.Huppert: Elle tirait sa chemise en devenant rouge comme une cerise.

Il s'écria tout folichon: "Je n'ai jamais vu de si beaux nichons." - L.Sénéchal: C'est une chanson paillarde. - I.Huppert: Il fallait trouver, celle-là. - L.Sénéchal: Vous aimez bien vous ambiancer, comme on dit aujourd'hui. 2017, fête de fin de tournage.

Vous dansez sur "Nuit de folie". Vous aimez aussi "Les Démons de minuit"... - A.-E.Lemoine: Quand on le met, tout de suite, ça déclenche... - I.Huppert: Mettez-le, vous allez voir... - A.-E.Lemoine: On l'a!

Qu'est-ce qui va se passer? Queue leu leu, Isabelle? - I.Huppert: C'est possible. - L.Sénéchal: Et vous, Laurent, vous poussez la chansonnette.

Vous serez Zaza dans la comédie musicale "La Cage aux folles" au Théâtre du Châtelet, à Paris. Il faut voir votre énergie au moment des répétitions. - L.Lafitte: C'est ma vie.

Demain, il sera déjà trop tard. Voilà pourquoi il est temps d'ouvrir le placard! Viens, viens avec moi sur tous les toits, crier: "J'ai le droit..." - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 4 autour du repas préparé par Zoé, notre cheffe de la semaine. - L.Lafitte: C'est le 3e jour de répétition qu'ils sont venus filmer.

On était en train de travailler. - A.-E.Lemoine: On trouvait ça déjà super. - L.Lafitte: C'est gentil. - A.-E.Lemoine: Il y a du stress, là? - L.Lafitte: Oui.

Je repère des trucs. Mais tant mieux si vous trouvez ça bien, déjà. - A.-E.Lemoine: On trouve ça super!

Alain? - A.Chamfort: C'est prometteur. - A.-E.Lemoine: J'aime bien.

On se croirait d'un coup à la "Star Ac'" ou à "The Voice". On vous prend dans notre équipe. Vous êtes parti en Angleterre pour vous former à la comédie musicale? - L.Lafitte: Je suis parti à Londres parce que j'ai trouvé qu'au conservatoire, il n'y avait pas assez de danse et de chant. - A.-E.Lemoine: Dans cette version de "La Cage aux folles", il y aura la scène de la biscotte, qui est restée mythique.

On la revoit en 1973. - Prends ta biscotte à pleines mains. Allez!

Rires. Prends-en une. Reprends-en une.

Tiens-la bien. Ferme, mais pas brutal. La biscotte de l'homme!

Avec tous les doigts dessus. Voilà! La cuillère, maintenant.

La confiture. Pas à 2 doigts, la cuillère. Pas comme ça!

Tenue solidement! Rires. Pas comme une cuillère à pot non plus. - Non, non...

Pas comme une cuillère à pot...

Il crie. Rires du public. - L.Lafitte: Qu'est-ce que vous voulez, c'est du génie absolu.

La scène de la biscotte existe dans une chanson, dans un numéro. Il y a rien de mieux à faire. Quitte à raconter à nouveau ces histoires, autant les raconter en comédie musicale.

On raconte la même histoire de manière assez différente... - A.-E.Lemoine: Elle prend ses distances par rapport à ce qu'on en connaît ici en France? - L.Lafitte: C'est une écriture anglo-saxonne.

C'est 10 ans après l'écriture en France. C'est une écriture un peu plus militante, même si ça reste un grand divertissement familial. Cette chanson qui s'appelle "I Am What I Am"...

A la base, c'est une chanson disco de G.Gaynor, mais ça revendique le droit à être différent. Il y a une dimension plus dramatique, dans la comédie musicale.

Mais il y a beaucoup d'humour, beaucoup de grands numéros. On est 30 sur scène, il y a un orchestre...

L'adaptation française par O.Py va être, j'espère, un très beau spectacle. - P.Cohen: A l'approche d'Halloween, vous pouvez nous confirmer une information sortie il y a quelques mois, Isabelle?

Vous allez incarner une sorte de vampire sur grand écran? - I.Huppert: Oui, oui, oui... - P.Cohen: Comtesse Dracula? - I.Huppert: Oui, c'est une revisite du mythe de la comtesse, la première femme vampire.

C'est une variation très libre, très joyeuse sur ce sujet qui l'est moins. C'est quand même une femme qui faisait mourir les jeunes filles les unes après les autres. Mais le film est plutôt très joyeux. - P.Cohen: Vous en parlez de façon réjouissante.

C'est avec plaisir que vous incarnez ce personnage? - I.Huppert: Oui.

C'est une cinéaste avec un univers très particulier, très baroque et très fou. Je n'ai pas vu le film. C'est la surprise. - P.Cohen: Très bien. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4.

Mercredi sort "La femme la plus riche du monde". Les "Temps forts" d'A.Chamfort sont disponibles en version vinyle, CD et dans un livre qui est entre les mains d'I.Huppert.

Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation à dîner. On conclut avec les actualités de Bertrand. - On y va?

Bravo. - B.Chameroy: Dis donc!

Bonsoir! Nous sommes le 27 octobre. A la une de ce lundi, la galère pour les vacanciers bloqués dans certaines gares en France.

Mais il y a pire: être bloqué, attendre dans un hôtel de fortune et se fader la caméra de BFM. - La petite famille qui est de l'autre côté, installée sur le lit, qui parle du projet prévu cet après-midi. - B.Chameroy: "Laissez-nous tranquilles, bordel!

On galère déjà assez comme ça." Ils ont tenté d'obtenir le témoignage, quitte à faire dire tout et son contraire à la même personne. - B.Chameroy: OK...

Le trafic devrait revenir à la normale dès demain. - L.Sénéchal: En fin de matinée. - B.Chameroy: Grosses pensées pour Daniel qui avait accepté de répondre aux questions des journalistes qui avaient vite oublié. - Il est aussi avec nous...

Je vous retrouve dans quelques secondes, Daniel. - B.Chameroy: On ne l'a jamais revu.

Sud Radio a donné la parole aux auditeurs et, pas de chance, ils sont tombés sur Père Castor, Stéphane. Je sais pas quel GPS il utilise pour son itinéraire de pensée, mais le logiciel a dû buguer. *-Je voulais parler de l'incarcération de N.Sarkozy.

Je suis allé visiter en début de semaine le château de Chambord. Un magnifique château. - B.Chameroy: Quel est le rapport?

Quel est le rapport avec Sarkozy, Stéphane? *-On parlait de l'incarcération de N.Sarkozy... - B.Chameroy: Tout ça pour en venir où?

Avance rapide. - Merci. On aura compris... - B.Chameroy: Non.

Personne n'a compris. C'était S.Bern.

La transition est toute trouvée. Autre information: le cambriolage au Louvre et cette question qui me taraude depuis des jours. Pourquoi les suspects ont-ils été arrêtés aussi longtemps après les vols de bijoux?

Eléments de réponse sur BFM. - Comment ça se passe? - En général, il y a une première question assez large... - B.Chameroy: Quelle peut être cette question assez large? - "Monsieur, étiez-vous au Louvre?" - B.Chameroy: Que peuvent répondre les suspects? - En général, la réponse est négative. - B.Chameroy: Tout s'explique!

Après le casse, la directrice du Louvre a été convoquée par les sénateurs pour une audition au cours de laquelle on a appris où l'argent a été mis ces dernières années. Ce n'était pas dans la sécurité. - La rénovation standard des couloirs de desserte et celle des sanitaires.

J'insiste sur ce dernier point. C'est très trivial, mais ces sanitaires étaient dans un état déplorable. - B.Chameroy: "Les chiottes étaient dans un état!

On a mis la thune là où il fallait!" Le réalisateur des Grandes Gueules sur RMC est sur une enquête lui aussi. - Ceux qui veulent se payer des objets aussi... - B.Chameroy: Il a zoomé sur tous les bijoux. - Des petits malfrats qui se sont dit: "On va se faire le casse..." - B.Chameroy: Il a un bracelet, c'est lui!

P.-J.Chalençon ne connaît plus une seule expression, à commencer par "abracadabrantesque". - B.Chameroy: On essaye avec "manu militari". "J'adore M.Mathy." Toujours pas...

Il aurait aussi pu participer à un autre programme bien connu, "Serge le Mytho". - A l'époque, j'en parlais avec un historien, ministre de F.Mitterrand.

Je l'adorais. J'étais très ami avec F.Mitterrand.

J'étais très ami avec C.Trenet. C'était ma famille.

J'ai connu J.Lang. Le président Macron m'a dit des choses très gentilles. - Vous avez son portable? - Bah, oui.

Pour moi, c'est naturel. - B.Chameroy: "Bande de ringards." - P.Cohen: E.Piaf aussi? - B.Chameroy: Et si on prenait des nouvelles de G.Collard?

Il était invité dans un blind-test organisé par franceinfo. - Ecoutez la musique. On va regarder l'image qui va apparaître. - C'est Marseille, bébé.

Wesh, alors ma race. Tranquille ou quoi? - Est-ce que vous reconnaissez? - AC/DC. - C'est Jul?

Je l'ai lu sur le papier. Quand on est marseillais, on triche à la belote. - B.Chameroy: Son livre n'a pas passionné les foules, même son propre auteur, qui a décidé de parler d'un autre sujet. - Vous utilisez des huiles essentielles?

Laquelle? - La menthe poivrée. - C'est très bien.

Vous avez raison. J'en utilise aussi. - B.Chameroy: Il connaît des huiles très particulières. - Je vous conseille aussi ylang-ylang. - Vous me direz tout ça à la fin de l'émission. - Nous, on y connaît rien. ... - On a lu votre livre, mais les huiles essentielles, on n'y connaît rien. - J'en suis passionné. - B.Chameroy: Dans un instant, l'Assemblée pour parler du projet de loi de finances.

Mais avant, je tenais à rendre hommage à C.de Courson qui était invité ce matin pour clarifier une situation. - Voilà...

Bien...

Bon...

Voilà...

Ben...

Voilà...

Bon...

Voilà...

Voilà. Bien. Après... ... - A bon entendeur, alors.

Je vous dis à bientôt. - B.Chameroy: On file donc à l'Assemblée.

Les députés préparent le nouveau budget. Une petite voix me dit que ça risque de prendre du temps vu le niveau d'intérêt que lui portent les députés AirPods. On ne juge pas les goûts.

Christophe Blanchet a été choisi pour présider la séance de vendredi soir. - Merci, madame. Il est retiré?

Eh bien. - B.Chameroy: Heureusement, il avait demandé à son pote de venir. - Je vais faire un pour et un contre.

Avis défavorable...

Donc...

On passe au suivant. - Donc il fait tomber tous les amendements de la discussion commune. - B.Chameroy: La prochaine fois, laissez le monsieur qui ressemble à A.Juppé faire le job à la place.

Le vice-président a tenté de faire régner l'ordre avec des explications limpides. - On est partis du principe qu'on faisait un pour et un contre. J'ai eu un pour, un contre, et un pour tout à l'heure.

Donc... - B.Chameroy: Les députés étaient en forme avec de bonnes blagues. - Merci.

Je connais très bien les pompes à chaleur. Non, je blague. - B.Chameroy: Christophe Blanchet bosse en famille. - Dans le sens des subventions. - B.Chameroy: E.Coquerel, courage, il reste plus que quelques jours. ...

Pour faire passer le temps, les députés ont décidé d'organiser une grande partie de "Pyramide". On se rappelle ce jeu. 4 briques avec la députée Brulebois. - Madame Brulebois. - Merci, monsieur le président.

Sécheresse, incendies, tempêtes, maladies... - Merci. - B.Chameroy: "Vous repartez quand même avec un four micro-ondes." Les députés ont des antisèches, comme moi avec mes fiches.

Quand la technologie fait défaut, il reste le papier. - En hausse par rapport à l'année 2023. On peut se dire qu'aujourd'hui...

On a eu 160 millions décaissés en 2024. - 380 millions de tonnes. Une baisse de 19 %.

Et pendant la même période, qu'est-ce qu'on a fait? Je vous donne les chiffres. La croissance de l'économie. - B.Chameroy: A demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation à dîner.