Au Ministère des Outre-mer pour la signature des Contrats de convergence et de transformation
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30E. MacronFait
« On ne fait pas d'économies sur les Outre-mer. Et il n'y en aura pas de faites. »
- 3:30E. MacronFait
« Les engagements, si je puis dire, physiques, parce que, je regardais les chiffres, je n'ai pas beaucoup d'exemples dans notre histoire contemporaine d'un tel engagement d'un gouvernement. »
- 5:00E. MacronChiffre
« Avec les 700 millions d'euros du PIC, de santé avec ce que nous avons investi en Guadeloupe, comme à Mayotte. »
- 5:30E. MacronFait
« Les emplois francs, d'économies avec la réforme des outils fiscaux. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... -E.
Macron : M. le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs les présidentes et présidents, mesdames, messieurs les parlementaires, mesdames, messieurs les maires. Majesté, merci d'être là.
Ca me touche beaucoup que vous soyez présent. Mesdames, messieurs les préfets, cher amis. Je tenais à passer...
Pardon de vous avoir fait un peu attendre. L'agenda était bousculé. Le Premier ministre et la ministre, les ministres, ont tout dit.
Donc, je ne vais pas répéter ce qui a été, avec beaucoup de talent, rappelé à l'occasion de ces signatures et de ces textes importants que sont les contrats de convergence et de transformation avec les Outre-mer. Mais je tenais à être là d'abord pour marquer un engagement collectif et rappeler ce qu'est l'engagement de la nation tout entière et ce qu'est la France tout entière, cet archipel dont nous parlions il y a quelques mois ensemble. En effet, vous êtes tous réunis ici, élus régionaux, départementaux, intercommunaux, avec une partie importante du gouvernement emmené par le Premier ministre pour faire avancer ces contrats, qui sont les 1ers, en vertu de lois qui ont été préparées et votées dans la mandature précédente, c'est dans un esprit de continuité que nous devons aux Outre-mer, et avec la charte 5.0, qui est, elle-même, en avance sur notre temps et qui marque aussi une volonté d'ambition au carré "pour ces territoires.
Alors, je vais pas ici revenir sur chacun des dossiers que vous avez évoqués, mais je voulais simplement partager avec vous quelques convictions. D'abord, ces contrats sont là pour dire qu'il n'y a pas, dans nos territoires d'Outre-mer quelque fatalité que ce soit. Et on ne peut pas accepter, s'habituer à des situations de retard, de décrochage, quel que soit le secteur.
Et donc, l'Etat est et sera au rendez-vous. D'abord parce que, j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, le Premier ministre est en train de terminer la copie budgétaire pour l'année prochaine et les années à venir. On ne fait pas d'économies sur les Outre-mer.
Et il n'y en aura pas de faites. Contrairement à ce que j'entends parfois. Ne pas faire d'économies, ça veut pas dire pour autant qu'on ne change rien, parce que c'est comme si tout s'était bien passé jusque-là.
Non. Mais la politique qui est menée pour les Outre-mer n'est pas une politique d'économies ou de rabais. Plus que cela, ce que nous avons signé aujourd'hui, ce que vous avez signé, c'est un engagement de 2,1 milliards d'euros pour les territoires ultramarins pour des projets nouveaux, une ambition nouvelle pour, justement, des énergies renouvelables.
A l'Education en passant par la Santé, aux nouvelles mobilités, montrer que nous avons ces ambitions lorsque ces projets sont portés par le territoire. Je ne reviens pas sur la méthode qui a été adoptée, les Etats généraux que nous avions conclus ensemble à l'Elysée. Mais, ce que viennent marquer ces contrats signés aujourd'hui, c'est cet engagement de l'Etat, de tout le gouvernement, aux côtés des territoires ultramarins.
Quand je regarde les chiffres, budgétaires, ils sont là, les projets sur lesquels le Premier ministre et la ministre sont revenus, ils sont là. Et les engagements, si je puis dire, physiques, parce que, je regardais les chiffres, je n'ai pas beaucoup d'exemples dans notre histoire contemporaine d'un tel engagement d'un gouvernement, tous ministres confondus, aux côtés de la ministre des Outre-mer, peut-être même de président dans ces deux 1res années et demie, s'étant autant déplacé, étant allé au contact des territoires au moment où ils vivaient des difficultés, climatiques ou économiques, comme de manière régulière. Et cet engagement de tout le gouvernement et de votre serviteur, c'est aussi cette volonté que nous avons tous eue de prendre nos quarts, si je puis dire, et de montrer notre volonté d'être, de faire, de faire avancer les projets, parce que, comme vous, je trouve aussi, parfois, que les choses vont trop lentement.
Donc, il faut aller en soutien, surligner, bousculer. Tout ça a été fait, est en cours, et, quand on parle d'école, de santé, de formation, avec les 700 millions d'euros du PIC, de santé avec ce que nous avons investi en Guadeloupe, comme à Mayotte, pour ne citer que 2 exemples, d'emploi avec les 0 charges patronales et les emplois francs, d'économies avec la réforme des outils fiscaux, les nouveaux outils présentés par Annick Girardin à la BPI, le coût de la vie, l'innovation, l'investissement public, les finances locales avec la mission importante confiée à Georges Patient et Jean-René Cazeneuve pour, là aussi, mieux prendre en compte les spécificités, les déchets, les pollutions à la chlordécone, la mobilité, je ne vais pas ici tout égrener, vous en avez parlé largement, j'ai eu l'occasion d'en parler aussi lorsqu'on avait fait le grand débat à l'Elysée. Néanmoins, malgré tout cela, je regarde avec lucidité ce que nos concitoyens nous dont dit lors des dernières élections européennes.
Ils ne nous ont pas dit : "Tout va bien, Mme la marquise." Ils sont peu allés voter. Et les extrêmes ont continué à gagner du terrain.
Et je le dis quelles que soient les formations politiques, quelles que soient les formations politiques qui sont ici représentées. Et donc, quelque chose s'est dit, en ne se déplaçant pas, en faisant certains choix, du malaise qui était là et du fait qu'on ne peut pas simplement se satisfaire de dire : "Regardez comment on se mobilise, on signe des textes, on est là." Non.
Donc, maintenant, il nous faut, tous ensemble, réussir à transformer les choses en profondeur. Je dis "tous ensemble" parce que je ne crois pas, je ne crois nulle part, je le crois encore moins dans nos territoires ultramarins, qu'il y ait, d'un côté, l'Etat, comme on dit trop souvent, c'est-à-dire le gouvernement, ceux qui le représentent sur le terrain et qui servent l'intérêt général et les élus locaux, parce que ceux-ci sont aussi l'émanation du suffrage universel. Quelles que soient les sensibilités politiques, à la fin, c'est tous ensemble qu'on réussit ou qu'on échoue.
Nous ne sommes pas en train de réussir aujourd'hui. Nous ne sommes pas en train de réussir. Donc, c'est un réveil collectif qu'il nous faut prendre aussi aujourd'hui avec la signature de ces contrats et la poursuite de changements qui ont été initiés, y compris dans les esprits, très profondément, mais de résultats qu'il nous faut atteindre.
Le changement très profond qu'il nous faut poursuivre, et c'est pour ça que je tenais à être à vos côtés et que je salue l'engagement du Premier ministre lui-même et, autour de lui, de tout son gouvernement. C'est de dire : "Nos territoire d'Outre-mer ne sont pas simplement "des territoires qu'on doit regarder "uniquement par rapport à l'Hexagone en disant quels sont les écarts, les différences." Ce sont aussi des territoires qu'on doit prendre comme des points de référence dans ce qu'est la France dans le reste du monde et jouer à plein leurs atouts.
Je crois très profondément à cela. Lorsque le président de la République française, il est au G20 et qu'il parle au Brésil, c'est pas tant Paris qui l'intéresse que d'avoir, face à lui, une puissance amazonienne. Et c'est un atout, dont on connaît tout l'intérêt, cher Rodolphe, cher Président, mais dont, ces dernières décennies, on n'a pas suffisamment tiré tout l'avantage, ce qui est aussi une autre manière de regarder le développement du territoire, d'en développer les potentialités, d'utiliser cette réserve formidable de biodiversité.
Lorsque je serai, dans quelques semaines, au sommet des Nations unies pour parler climat avec, à mes côtés, le Premier ministre de Jamaïque, il regarde la France comme une puissance caraïbe. Il la regarde pour, uniquement, les beautés de Paris et les paysages de l'Hexagone. Et il sait qu'il a, là-bas, des territoires ici représentés, cher Président, qui sont dans les spécificités caribéennes, mais qui vivent aussi la vulnérabilité de ses terres, la nécessité de construire des solutions de résilience, des opportunités, économiques, de recherche, climatiques, touristiques et une volonté de construire un espace collectif où on peut peut-être aussi penser, par exemple, les investissements de santé qu'on fait comme des éléments d'attractivité pour nous, pensant nos partenariats avec la région, en faisant payer, comme il se doit, ceux qui viennent d'en bénéficier.
Penser, aussi, notre ambition climatique ainsi portée parce que nous en avons vécu ces dernières années, le président le sait aussi, les conséquences. Lorsque je serai, d'ici à la fin de l'année, à La Réunion et à Mayotte, mais j'y serai en tant que président qui peut échanger, comme il y a quelques semaines, avec le président de Madagascar, avec le Premier ministre indien, avec lequel on en a reparlé, une vraie puissance indo-pacifique, c'est-à-dire portant l'ambition de territoires qui rayonnent dans un espace que nous devons reprendre à sa due proportion, où la France représente plus d'un million, cher Président, de concitoyens, si on considère La Réunion ou Mayotte, mais, également, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, les Terres australes et antarctiques françaises, notre relation et cette place si importante avec Wallis-et-Futuna, ça fait de nous une puissance indo-pacifique. Une puissance qui est, aujourd'hui, parce que nous avons décidé d'en jouer, parle différemment à l'Inde, à l'Australie, à la Nouvelle-Zélande, mais également au Chili, parce que toutes ces puissances-là veulent s'affranchir d'une forme d'hégémonie maritime et stratégique que la Chine installe dans la région et se dit : "Avec qui je peux travailler ?" "Qui a 8 000 soldats dans la région ?" "Qui a des porte-avions qui peuvent croiser au large de nos territoires ? "Qui a la possibilité de déployer des câbles de manière stratégique et indépendante ?" "Qui a la possibilité "de partager la même vision que moi "géostratégique, "de ce qu'est à la fois la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique ?" La France par ses Outre-mer.
Nous étions il y a quelques mois au Canada. Les choses ne sont pas toutes réglées. Mais nous savons que nous sommes vus comme une des puissances de cette plaque aussi parce que le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon est là.
Saint-Pierre-et-Miquelon, qui, qu'il s'agisse de la pêche, des sujets géostratégiques, frontaliers, nous place dans la région. Sur chacun des territoires que vous représentez, il y a cet archipel France que j'évoquais qui dit quelque chose d'une stratégie nouvelle que notre pays doit porter pleinement et assumer, qui est une forme de conversion du regard que nous nous devons à nous-mêmes, mais où les seules dépenses ne sont pas simplement des dépenses pour rattraper des retards, mais porter des ambitions. L'ambition numérique que nous voulons porter dans certains territoires, quand c'est celle qui irrigue tout l'océan Indien, n'est pas la même qu'à Paris ou qu'à Nice.
Et donc, c'est aussi ça qu'il nous faut réussir à convertir collectivement parce que c'est cette fierté territoriale que vous portez, et de la recherche, à la mobilité, au changement climatique, aux sujets géostratégiques, c'est cela, l'ambition qu'il nous faut porter et faire comprendre à nos concitoyens. Il y a encore trop de nos concitoyens qui, en quelque sorte, ont oublié cette fierté ou ne voient pas suffisamment cette part d'ambition française par-delà les mers et dans tous les continents qui est portée à travers nos Outre-mer. Et je veux que nous retrouvions la force, la vitalité, la vibration à la fois de cette diversité culturelle, historique, linguistique qui est la nôtre par nos Outre-mer, mais de cette ambition portée, qui est aussi la nôtre à travers tous les continents, parce qu'on y porte tous les défis.
Mais il nous faut, pour rendre cette parole crédible, pour accompagner cette conversion du regard et cette ambition, aller beaucoup plus vite pour avoir des résultats concrets. Et donc, ce que je nous demande, je vous demande, pour les prochains mois et les prochaines années, c'est qu'autour des ambitions ici signées, on puisse de manière beaucoup plus pratique changer la vie de nos concitoyens. On a signé, ces dernières années, quelles que soient les sensibilités politiques, beaucoup de textes, sans doute beaucoup trop.
On a pris beaucoup de déclarations. Mais la vie des gens n'a pas assez changé. La vie des gens n'a pas assez changé.
Et donc, tant que nos concitoyens ne verront pas que l'accès à l'école, la qualité des soins, des infrastructures, la cherté de la vie, parce qu'on aura assuré aussi dans le public économique, la bonne concurrence partout sur les territoires, qu'on sera sortis de certains mensonges dans lesquels on s'était enferrés, parce qu'on aura réussi en proximité avec l'ensemble des Ultramarins à bâtir des solutions qui changent le quotidien, alors, à ce moment-là, nous serons à nouveau crus. Aujourd'hui, je le dis pour nous tous, quel que soit le niveau d'élus, nous ne sommes plus crus. Et donc, au-delà de l'accompagnement de ces textes et de ces contrats, c'étaient ces 2 convictions que je voulais partager avec vous.
Cette ambition et ce changement du regard, auxquels je crois très profondément et que nous devons porter partout ensemble. Et j'ai commencé à m'y engager et vous me trouverez toujours à vos côtés pour cela. Et, en même temps, cette efficacité au concret pour changer la vie de nos concitoyens pour qu'ils recommencent à croire à ce qu'est l'action politique, c'est-à-dire la vie de la cité et que celles et ceux qui gouvernent la vie de la cité peuvent changer.
C'est ça, ce que nous leur devons, ce que nous nous devons à nous-mêmes. Je sais l'engagement qui est porté par beaucoup d'entre vous depuis, parfois, de nombreuses années pour y arriver. Mais nous devons réussir maintenant à mettre un coup d'accélérateur ensemble, à travailler mieux collectivement pour obtenir ces résultats.
C'est ça, ce qui est attendu de nous. Changer la vie pour le mieux dans les territoires qui sont les plus difficiles pour que les gens, parfois, se remettent à croire, à croire dans ce qui est pas seulement l'Etat, la nation française, ce qui fait sa trame, c'est-à-dire ces fils invisibles qui lient par-delà les mers et qui font qu'on est attachés à une histoire, à des principes, à des valeurs, à une solidarité et à une ambition. Etre avec vous aujourd'hui, c'était vous dire tout cela, de l'accompagnement que nous donnerons à ces contrats, aujourd'hui signés, mais de l'ambition au carré portée avec vous pour réussir.
Réussir. Et donc, changer les choses. Cette impatience, rassurez-vous, je me l'assigne avant toute chose à moi-même.
Je compte donc sur nous. Vive la république ! Vive la France ! (Applaudissements) (...) Merci à vous. (...)
Emmanuel Macron