Cinéma : "Les Sept de Chicago" d'Aaron Sorkin
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tous les vendredis la grande table laissent place à la parole critique toutes les semaines nous parlons de l'actualité culturelle avec des professionnels de la profession de part et d'autre du journal de la rédaction deux disciplines différentes avec des critiques affecté par la crise bien sûr désolé par le confinement mais qui résiste pour proposer des choses à voir à lire et à écouter [Musique] la critique et lucide gobain [Musique] aujourd'hui sous les feux de la critique des tribunaux le fbi a et des fauteuils vides et même donald trump tout à l'heure deux séries celle que canal+ propos sur les rapports de la maison blanche et du fbi eyes comme il roule et puis in doing avec nicole kidman et hugh grant mais pour l'heure place aux cinémas je suis en compagnie de jérôme même si le vide critique de cinéma et de thierry chèze rédacteur en chef du magazine première et critique cinéma ouest-france tout de suite un petit point qu'on serait en passe et de faire sur ce qui se passe pour le cinéma après la nouvelle du rpt confinement les salles de cinéma ont finalement fermé à nouveau les distributeurs repousse les sorties des films prévus pour cette fin d'année richesse de quel oeil à ce que vous voyez la situation c'est triste et assez inquiet il y avait une bonne chose dans tout ce marasme c'est que les entrées avaient l'air de repartir ce qui prouve que on ne va pas au cinéma comme nous resterons à voir certains films il se trouve que certains films alors albert dupontel avec adieu les cons antonette dans les cévennes certes mais ceux-ci adolescents de sébastien lifshitz à l'effet des scores sans doute supérieure à ce qui aurait été fait sans ce sens là il faut dire qu'il y avait aussi pas de blockbusters américains et que c'était oui mais j'aurais pu ne pas venir malgré tout ça pour être casse donc le lien n'est pas cassée simplement c'est vrai que pour tous les exploitants notamment qui ont fait tous les efforts possibles pour tous les distributeurs qui ont fait tous les efforts possibles on a l'impression que cet argent était vraiment m'y investis pour rien et l'énergie pour recommencer sera difficile après le cinéma contrairement aux autres en france à tout jeu c'est toujours mieux sorti je dirais parce que les professionnels sont plus soudés entre eux les plus gros et les plus petits et que les différents métiers sont soudés entre eux j'ai peur envers certaines réactions que ce ce qui marchait comme ça soit en train un peu de se défaire exploitons et distributeurs par exemple puisse rentrer dans une espèce de combat pour une survie et qui mettrait le cinéma a mal il ya beaucoup de films qui sont sortis directement sur plateforme il ya disney a annoncé par exemple que le prochain pixar qu'on attendait beaucoup sortira sur dix n'est plus directement alors que ça devait être une des grosses sorties de cette fin d'année j'ai entendu ce matin valérie lemercier el kihal anvers a annoncé que son fils malinké une sorte de biopic comique de céline dion qui devait sortir en novembre elle veut absolument le maintenir en salle et pas le sortir sur plateforme mais on voit en fait que ça disney à 7 à cet avantage pour eux et cet inconvénient pour nous d'avoir la plateforme qui vont être sortir plein de beaucoup d'eau de films américains n'ont pas dire que la question ne se pose pour le james bond où on sait que les plateformes ont fait des offres délirante en terre est pour l'instant vers londres résiste le cinéma français des films qui sont sortis sur les plates formes pendant le confinement s'appelle forte brutus du césar aujourd'hui bronx d'olivier marchal on ne peut pas dire que ce soit à la hauteur du film de valérie lemercier donc je pense qu'il ya quand même d'autant plus que valérie mercier a commencé à faire des avant premières à commencer à projeter son film à la presse que les rumeurs sont bonnes ça me paraît qu'on peut en france on a un attachement à la salle malgré tout et on a un cinéma qui est quand même plus d'auteurs que de simples producteurs qui fait que ça peut tenir pour un petit moment encore jérôme monsieur reach la perspective de ne regarder des films que sur petit écran comme d'ailleurs le film dont on va parler dans quelques instants un film de sorkin ça vous fait quoi bras forcément c'est pas c'est pas ultra réjouissant après je suis d'accord avec tout ce que disent et thierry juste une précision c'est que ce qui se passe aux etats unis ce basculement vers les plates-formes en fait c'est plus un accélération vers une accélération très très brutal quelque chose qui de toute façon était en train de se passer et on parlait de disney tout à l'heure le truc c'est que disney a racheté la moitié des studios hollywoodiens donc de fait tout ce qui est tout ce qui était devenu le blockbuster aujourd'hui va se séparent piller complètement mais ça c'était un projet déjà de longue date c'est à dire que l'idée du blockbuster commun on appelle ça depuis dix ans le thème sport nos états unis c'est à dire le vraiment le haut de la pente le piquet de la tente on sort complètement de ce système là puisque le en gros il y aura plus de piquet la salle ne sera plus du tout le point de référence donc je pense que ça va changer quelque chose fondamentalement dans l'écologie du cinéma deux grands spectacles mais ça encore une fois le covin ne fait qu accélérer brutalement quelque chose qui est déjà en cours thierry chèze ans dernièrement oui je suis entièrement d'accord avec ça et je pense que le l'angoissé professionnels en tous les cas actuellement français de toute la culture c'est qu'il n'est même pas été cité au discours du président macron l'autre soir et on sait bien que les mots sont des symboles mais les symboles aujourd'hui sont forts et que l'absence de ce mot là a été très durement ressentie france culture la critique [Musique] lui c'est le congo on poursuit cette émission avec un film sorti sur netflix il ya quelques semaines les sept de chicago du scénariste et réalisateur américain aaron sorkin on le connaît aaron sorkin surtout pour sa série à la maison blanche mais aussi pour le film the social network sur le créateur de facebook mark zuckerberg un cinéma sont bavards cérébrale passionné par les institutions dans ce dernier film il s'intéresse à un procès celui de cet homme accusé d'avoir organisé les violences qui ont émaillé la convention démocrate de 1968 des activistes d'horizons variés issus du mouvement hippie de la gauche américaine étudiante globalement de la lutte contre la guerre au vietnam et des blacks panthère noire [Applaudissements] oh [Musique] [Applaudissements] un casting de luxe pour ce film on peut citer sacha baron cohen eddie redmayne mark rylance formidable acteur qu'on voit chez spielberg et même kevin cosner ses richesses un premier regard sur ce film darron sorkin moi je me suis moi je me régale de l'amour qu'il a des mots c'est à dire que il ya vraiment l'idée que la mise en scène passe par le dialogue l'idée là que la démocratie c'est aussi l'art du langage alors le premier regard c'est que évidemment quand un compte d'autres gens que lui s'empare de ces scénarios je pense évidemment à david fincher ça ça va beaucoup plus loin mais moi cela j'ai appris des choses et je me suis régalé il faut savoir que lorsqu'en 2007 spielberg l'avait proposé de réaliser ce film il avait décliné parce qu'il ne connaissait pas cette histoire mais j'étais un peu comme lui face à face à face au récit quand il a débuté chez eux même si le vix mois personnes en france a seulement raté pour être clair et au sens aussi où ça ça révèle quelque chose justement des limites d'arvidsson scénariste et surtout cinéaste va d'abord cinéaste et puis de manière plus surprenante scénariste les socios networks est un chef-d'oeuvre sa série à la maison blanche était admirable est malheureusement là on retombe sur un cliché dont il est difficile de se débarrasser mais en regardant la série je me suis dis parce que j'avais vu son premier film en tant que réalisateur s'appelle au grand jeu qui était quand même vraiment pas terrible mais je m'étais dit faut surtout pas tomber dans le cliché du cygne de scénariste avec les les les défauts qu'on a envie de voir dans les films le scénariste malheureusement et c'est exactement ça c'est à dire que sur la question de la parole selon parler thierry il s'est fait connaître en réactivant une vieille formule hollywoodienne du cinéma classique ont appelé le week end toc c'est à dire des personnages dans certains films de warnock par exemple la fille du vendredi souvent les scénarios de benech par exemple d'aider des scénarios dans lesquels la parole effectivement donne le mouvement donne l'élan à la mise en scène ce qui est aussi un peu de maires de vampiriser le travail de la mise en scène sauf que ces scénarios là il faut al'inverse le la puissance d'un grand metteur en scène pour en quelque sorte dompter la puissance du scénario quand il est seul aux commandes ce qui se passe là je trouve que le film se heurte à deux deux écueils le premier c'est un écueil de mise en scène pourquoi parce que justement c'est un film de procès donc c'est un dispositif statique et qui à ce titre est encore plus exigeant du point de vue de la mise en scène il ne s'est clairement pas quoi en faire dire qu'on a droit à des contres champ pendant à peu près tout le film pas des champs contrechamps par nos plans tout le film l'autre problème pour moi c'est un prime dramaturgique et là qui a trait aux sujets c'est que les films de procès en général sont intéressants quand il ya un enjeu une énigme est quelque chose qui est constamment relancé par les différents des positions ici on est dans le cadre de ce qu'on aurait appelé dans les allées sont 10 une fiction gauche bontin voilà donc c'est dire que la seule le seul sentiment qui est laissée au spectateur un sentiment d'indignation constant qui finit presque par s'annuler parce qu'au fond il s'agit de représenter l'arbitraire du pouvoir et qu'à chaque fois on a l'impression qu'une brèche est en train de s'ouvrir l'arbitraire du pouvoir retomber est ce que veut montrer sorkin c'est que cet arbitraire là était à peine croyable le problème très concret du film c'est que du coup ils n'arrivent pas à nous faire croire à ces situations là moi je ne crois pas à ce que je vois alors que je sais que l'histoire est vraie et passionnante thierry chèze nom alors je suis entièrement d'accord sur l'idée de la réalisation c'est de moi j'avais vraiment trouvé le grand jeu d'un ennui total et là je me suis beaucoup ennuyé là le plaisir que j'ai moi et c'est quand même dans sa dans sa direction d'acteur c'est à dire qu'il ya aussi des raids mal de personnages qui est le plus fort qui le plus payant c'est sacha baron cohen vraiment kiki mais que moi j'ai découvert complètement sacha baron cohen c'est un acteur qui joue borat qu'on connaît dans un revoilà bruno très journée et zahia burlesque et qu'ils la jouent en habit of man c'est à dire le leader du mouvement hippie voilà et qui est donc et on peut le lire comme vraiment d'ailleurs un miroir par rapport à son propre travail c'est à dire que le lac quand on le voit sur scène notamment dire des choses on a l'impression de voir un spectacle et je trouve que en fait c'est la mise en abyme c'est ce que ce film raconte c'est pourquoi il est fait pas n'importe quelle période le fait que ce film sorte alors que les élections vont avoir lieu c'est aussi une volonté il raconte aussi tout à travers ses personnages tout ce qui était la gauche à l'époque mais tout ce qu'est la gauche aujourd'hui on peut dire de dub hayden donc c'est une ligue en fait moi j'ai goûté ce film par moments presque malgré lui mais avec ce plaisir quand même des comédiens je trouve qu'il résonne fort quand même ce procès au delà d'ailleurs des élections américaines aujourd'hui on même en france sur l'espèce de crainte d'une gauche qui se coalisent ray de cette espèce de mise dans un même sac récemment de en effet de partis politiques de syndicats étudiants qu'on dise la mort gauchisme qu'on commence à agiter comme un drapeau rouge bon alors peut-être que ce contexte la mime a procuré un intérêt pour le film mais les tensions dont vous parlez qui vous manquent avoue jérôme silovic elle existe dans les dialogues entre c'est à dire que la question c'est est ce que tous les sept vous vous êtes coalisés est ce que tous les stades vous vous êtes organisé malgré vos différences idéologiques malgré vos différences de classes pour créer de la violence et là il ya de la tension quand même un petit peu giro même si il y en a sur le principe et pour moi c'est là où l'on retrouve à nouveau un problème de mise en scène c'est que quand quand thierry par les mises en abyme pour moi y ait une forme de mise en abyme aussi qui est complètement involontaire dans le film c'est à dire que on parler du personnage de sacha baron cohen mois là où je trouve que le film est mort dans blessé quand l'impression qu'ils sont tous déguisés ont l'impression qu'ils sont déguisés j'ai un doute sur le ton en fait qu'à choisir orkin parce que lui express à part évidemment pas seulement à dire que pour le coup le pour ma la mise en abyme là où elle se trouve c'est que sacha baron cohen joue l'artiste pendant tout le film jul saltimbanques et la révélation à la fin ou dans les derniers moments c'est qu'en vérité c'est un intellectuel et qu'il est alors ça c'est vraiment klich absolue de ce genre de film de procès politiques américains c'est qu'il est l'héritier de lincoln john key à tour était connu comme un grand blagueur et un orateur formidable bon moi je sens surtout à ce moment là aaron sorkin faire son faire un plaidoyer pro domo quoi c'est à dire que c'est lui à ce moment là bas mais je trouve qu'à une sorte de ton un peu un peu près ce que rigolard un peu lointain moi qui m'étonne parce que c'est un film qui est de toute évidence sincèrement militants etc etc mais en fait quand un scénariste veut faire un film comme ça en général il se repose sur quoi il se repose sur le montage c'est à dire il faut que tout le montage soit perpétuellement narratif en gros le modèle c'est scorsese ou sa seré pitié anderson aujourd'hui c'est ce qu'essaie de faire sur qu'initie faut avoir beaucoup de style faut être un grand cinéaste pour réussir ça pour moi c'est complètement raté si riche elle sur le régime d'image dont il ya en effet le film de procès et y'a bon moi je c'est là que je trouve ça un peu plus malheureux en général des flashbacks de scènes d'action de révolte de discours qui se situe donc en 68 à washington ah oui à washington pendant la convention démocrate je trouve que ça fonctionne mais une fois encore je vraiment la mise en scène en effet pâti dire que c'est toujours un petit peu scolaire c'est à dire qu'il ya un côté pédagogique dont ce film qui est sans doute lié au fait que lui-même ne connaissait pas l'histoire et y rentrer et donc la pédagogie se retrouve aussi dans une mise en scène où ces flashbacks arrive note de quelque chose quand même d'assez convenu elle pétille on est on est plus on est vrai sont nés dans une wii dans une espèce de redondance permanente alors c'est moi je suis d'accord c'est que celle là elle marque en soit elle réveille un peu d'ailleurs le elles sont un peu pour réveiller le procès et s'est presque des scènes qui qui qui ont fait fonction là je dirais est plus que nous à nous aussi après dans leur réalisation là encore voilà jeu ça me sens portée par je pourrais être plus énervé par ce qu'a fait danny boyle sont steve jobbs par exemple qui est un mais qui au moins secoué quelque chose où on n'aurait pas cet avis plus je suis vraiment je trouve le plus sympathique mais je pourrais être au moins dany boon était pour ou contre là je suis bien au contraire au milieu oui non mais c'est difficile évidemment les intentions sont sont très louable après je trouve qu'il est quand même justement sur l'effet miroir avec le contemporain je le trouve un petit peu balourd pour ne pas dire très bas lourds par moments typiquement quand bobby seale ce le le leader des black panthers se fait étrangler en plein procès où on atteint déjà très bien compris de quoi on parle on le sort du procès parce qu'on sait ça en attitude ne convient plus on les ramène on le ramène le bayonne on l'étrangler et sorkin se sont obligés de rajouter une réplique d'un personnage qui va demander qu'à new breed can you brive qui en l'occurrence le personnage de l'avocat principal qui est mark rylance donc cette année et qui est complètement sous-exploité aujourd'hui à hollywood on veut le voir partout thierry je remercie libère il va rebâtir et c'est vrai parce qu'il a il a été il a été révélé je rassure tout le monde pour des espions jacques damas où il était admirable c'est un acteur moi j'ai tenu pour vous dire pourquoi je dois voir les un peu méchant avec le film et c'est vrai que je me suis assez ennuyé de face au film mark rylance pour moi c'est un bonheur constat et puis c'est quelqu'un qui joue tellement avec les autres c'est à dire que ça c'est sans doute l'habitude de 6 des seconds rôles mais je trouve qu'il est il a une présence dingue et en même temps sans éclipser les eaux ce qui est quand même très compliqué il fait pas un numéro mais même quand il est dans un coin de concevoir qu est-ce qui va son regard sur les autres est vraiment et ça dans un film de parole que d'un seul coup en comédiens portent des regards et je pense qu'il a cette fonction là lui aussi fait du bien à cette race est assemblé sa voix son timbre addiction qui sait si c'est quelqu'un qui avec je sais pas s'il vient du théâtre je connais pas son parcours mais qui a quelque chose du théâtre classique presque britannique shakespearien sais c'est assez impressionnant bond sur les acteurs pour le coup on peut quand même hâte rattraper le film et sur la direction d'acteurs les avoir fait jouer tous ensemble viennent quand même dû univers assez différent c'est pas mal tiré à moi je trouve que c'est ça c'est rassembler des familles différentes où il ya quand même un plaisir alors malgré le côté gris mais je sais qu'au début fait un peu bizarre mais il ya ce gars calme ce plaisir à jouer ensemble il ya ce plaisir à donner la réplique on peut parler du rosaire gordon-levitt aussi dans le jeu le procureur pierre j elle a exactement et je trouve que c'est quand même un cinéma d'acteurs parce que c'est moi c'est ce qui m'avait manqué dans le grand jeu par exemple j'avais trois que jessica chastain et elle a même jessica chastain que dans tous les films que j'avais vu avant et dans tous les films que j'ai vus après dell là je trouve qu'il se passe quelque chose quand on se mélange jérôme monsieur vite sentiment peut-être juste un mauvais sur le personnage de joseph gordon lewitt choc c'est dommage parce que moi il me manque ici quelque chose qui normalement était pourtant typiquement la patte de sorkin c'est à dire le dilemme moral de ce personnage on aura l'occasion de parler de ça dans la deuxième moitié de l'émission avec la série sur james comique et pour moi et beaucoup plus réussie justement c'est que c'est un personnage quelque chose qui s'annonce au début du film passionnant sur son dilemme à lui et je pense que malheureusement le film n'en fait pas grand chose les sept de chicago d'aaron sorkin est disponible sur netflix france culture la critique lucile comeau pour tout vous dire on devrait vous parler d' adn de maïwenn évidemment le film n'est plus en salle j'espère qu'il ressortira et qu'on pourra en parler parce que je crois que jérôme silovic avait très très très envie de vous en parler mais je vous ai demandé de venir avec chacun un autre film disponible en ce contexte thiery chaise vous recommandez vous aux kings of state thaïlande le dernier film de judd apatow sortie en dvd le film était sorti cet été il était passé un peu à la trappe en france j'ai l'impression que je l'avais même pas vu thierry chèze c'était quand même le temps des jours heureux comme disait quelqu'un c'était le temps où universal studios a décidé de sortir en france un film directement sorti en plateforme aux états unis c'était le retour de john à pato derrière la caméra dans les films en france de d1a bateaux n'ont jamais des succès énormes réalisateur aux producteurs voilà alors ce qui est intéressant c'est que c'est adam mckay qu'il avait théorisée il lui et l'avait dit voilà avec l'arrivée d'obama à la présidence de la république américaine tout un pan de la comédie américaine a perdu son inspiration et elle l'a pas retrouvée avec trump parce que c'est tellement fou en soi que c'est compliqué et c'est ce qui se passe avec à pato qui faisait donc c'est lui 40 ans toujours puceau c'est le producteur deux frangins malgré eux supergrave qui donc a quitté ses rives du comique pour le comique pour quelque chose on agisse plus dramatique est là donc c'est l'histoire alors autobiographique ou presque de pete davidson que nous on ne connaît pas en france mais qui est un comédien de stand-up reconnu aux états unis qui joue son propre rôle ou presque est à dire que le dieu son propos rôle il joue il joue un tatoueur en cas donne d'un d'un autre graal que de monter sur scène qui aiderait un restaurant mais c'est la même logique et là où toute la puissance comique en fait de da pato se retrouvent dans des petites choses et ils osent ils osent être émouvant il ose être émouvant tout en racontant toujours parce que c'est toujours des films de bond ce personnage à travers tous les gens qui lui sont proches sa petite amie sa mère et ce puzzle fonctionne alors c'est toujours un peu long certes mais je pense que je trouve bien c'est que il prend son temps pour faire ici il n'est pas dans l'obsession justement de 2,2 il faut être efficace à tout prix moi j'ai été voilà extrêmement ému j'ai découvert un acteur et j'ai redécouvert un cinéaste qui c'était pour moi un peu perdus depuis une dizaine d'années jérôme sommes tout à fait d'accord avec avec la fin avec ça c'est que moi bateau j'ai beaucoup aimé beaucoup défendu au tout début 40 ans toujours puceau ce un très beau film super g et c est pour moi les deux ces deux derniers films en tant que metteur en scène était limite abominable mais vraiment je lui avais mis schummer c'est répugnant même le précédent et je pense qu'il s'est passé un truc tout bête ici c'est que soudain il à quelqu'un ou quelque chose un milieu à regarder qui est loin de lui c'est à dire loin de cette espèce de d'hygiénisme indécrottable que deux côtés brand bourgeoisie disneyland à l'américaine qui était devenu infecte dans ses derniers films et là soudain il regarde quelque chose de plus de plus crade de plus licencieux et je trouve qu'il le regarde bien il a raison bien regarder parce que c'est un acteur qui déjà physiquement est absolument passionnant à regarder et moi pour ressemble à quoi parce que moi je vois pas du tout qui est inédit ressemble un jeune homme très tatoué des yeux très globuleux un peu comme un simpson est liée à celle des chirons vraiment et je trouve que l'émotion qu'on avait pu apprécier dans les premiers films d'apatow qui deviennent très émouvant soudain le revient mais presque un peu par la bande elle revient d'une autre manière qu'avant elle elle ressortait de quelque chose de très nombriliste finalement il regarde et lui où il regardé son adolescence mire du soudain les regarde quelqu'un qui ne lui ressemble pas et de ce point de vue là c'est presque jamais dire pour moi la preuve qu'il est vraiment metteur en scène au fond dire qu'il sait à présent qu'il regarde vraiment thierry chaix je suis je suis entièrement d'accord et c'est exactement ça vraiment moi je suis d'accord sur crazy et me sur le précédent 40 en mode d'emploi où on se disait mais où il va aller quand on l'avait autant aimer c'est cette année c'est aussi quelqu'un qui monte sur scène tia kia qui a profité de pu tourner pour faire du stand up et je pense que ça aussi que casser quelque chose voilà c'est le retour enfin quelques choses redémarrent voilà quelque chose redémarrer pour quelqu'un qui a été à ce poids là au sommet le roi de la comédie américaine des années 2000 c'est bien toi redémarre en 2020 the king of fighters island donc le dernier film de judd apatow est sorti en dvd c'est sous le thème tous les cons viennent manger évident mais de trois heures en suisse mais là un camion ils voulaient m'emmener oui nous jérôme 1 vous êtes en train d'écrire un livre sur pialat et vous avez choisi de parler de ce film le gars yeux avec gérard depardieu c'est infini de 1995 qui ressort en dvd dvd en blu-ray tous les films de pialat par ailleurs sont censés ressortir avant l'été prochain en copie restaurée ce qui est une excellente nouvelle le garçon homo sapiens qui me bouleverse complètement pourrait tout à fait honnête rien que cet extrait la tête la scène depardieu qui déboule en plein milieu de la nuit chez son ex qui gardent leurs enfants avec un gros camion jouer qui rêvait tout le monde qui est lui même le gros camion c'est vraiment depardieu ça tout le monde le versant en deux mots qu'est ce qui est si beau dans ce film je pense que ça tient une espèce de drôle de paradoxe est que c'est à la fois le film servi nantes on pourrait dire qu'il est le moins abouti de pialat ça on le sait lui-même s'en désole il aurait voulu de remonter mais il est mort peu de temps après donc ça fait un peu fait de bric et de broc pialat une formule magnifique pour en parler dit que c'est un film avec un côté pâtés de sable donc la question qu'il faut se poser c'est ça c'est qu'est ce que c'est un film pâtés de sable et paradoxalement donc c'est un film qui est aussi probablement sont plus abouties abouti pourquoi parce que ce qu'il a toujours visé ce qu'il a toujours essayé de filmer ou de retrouver avec une grande mélancolie c'est quelque chose qui est de l'ordre de la première fois c'est filmé la vie comme la première fois ce qui a toujours été le modèle de pialat c'est le repas de bébé des frères lumière et le repas de bébé c'est quoi c'est louis lumière qui filme auguste son frère avec sa fille donc lui filmant sa nièce ce qui est essentiel ici évidemment c'est que puis elle a eu un enfant très très tard et c'est toujours beaucoup intéressé aux enfants toxines et à ce soudain il a le sien filmé et ça peut paraître un peu oui qu'on entend dans l'extrait c'est l'enfant de pias et voilà c'est ça et ça pourrait paraître presque un peu un peu cucul la praline de dire ça comme ça mais je pense qu'il ya quelque chose qui c'est qui a trouvé vraiment sa direction chez pialat au moment où il a pu filmer cet enfant qui était le sien évidemment ça veut dire qu'ils le film n'est qu'une immense mélancolie parce que filmer cet enfant là ses fils mais aussi sa mort à venir est-ce que pialat a toujours fait c'est d'essayer de résumer cette question qu'est ce que c'est la vie telle qu'on peut la filmer en faisant en traçant une droite entre les enfants et les vieux dès son premier film dès l'enfance nue dont le titre est évidemment pas choisi par hasard c'est vraiment ça la nullité de l'enfance et celle du cinéma il ya ce lien entre les enfants et les vieux c'est tout ce qu'on peut sauver chez pialat adultes sont tous condamnés en gros on peut sauver les enfants et les vieux et dans ce film là pour moi il ya une image et une double image qui est qui qui fait de ce film un des plus grands films de l'histoire du cinéma français voire plus c'est qu'est ce que c'est que regarder la vie quand depardieu est avec son fils qui est en train de dormir il lui prend la main il la regarde mais il la regarde vraiment comment ne sculpte presque comme un chirurgien et s'étonne de ce que c'est qu'une main d'enfant quand son père meurt juste avant qu'il ne meure il prend sa main il la regarde exactement de la même manière et je pense que ça pourquoi est ce que c'est si grand c'est parce que c'est à dire exactement ce que doit être le cinéma pour pialat quand il parle des frères lumière c'est à dire ce regard de la première fois sur quelque chose qui ne se donnent qu'une fois qu'ils ne se donnent que la première fois alors message que ça absolument bouleversant ses richesses je suis tellement heureux d'avoir entendu cet extrait j'en ai aussi les larmes aux yeux c'est un film qui avaient été assaillies durement du léman à l'époque avait vu quelques très mal à vraiment dans libération je dis ça alors outre le plaisir que j'ai en tant que supporters des verts de voir dominique roche que jouer et ça ça fait plaisir coupable qui est formidable c'est aussi je suis entièrement d'accord à ce qui a été dit je dirais bon on pas mieux le plaisir que ce soit deux par dieu qu'ils soient là et on l'entend à cette voie là que ce soit lui le le relais de tout ça lui qui a qui accompagne père est lui c'est quelque chose qui déjà moi dès qu'il arrivait sur la manière dont il se tient non il se comporte en tout le film ps de maladresse en effet cet ogre qu'iront dans cette maison j'en ai encore des larmes aux yeux c'était son dernier grand rôle d'ailleurs depardieu n'a pas fini on est non publique en titres ces richesses vous êtes rédacteur en chef du magazine première entre autres comment vous voyez les semaines à venir d'un point de vue purement professionnel de critiques assez assez vide assez vide on attend tous la fin du mois de décembre moi j'ai du mal à croire que tout se remette en route aussi rapidement j'ose espérer que dans tous les cas j'espère pour les films comme adn pour garçons chiffon qui était sorti la queue de nicolas nicolas maury qu'on puisse repartir là il ya le sentiment d'une grande lassitude de tout le monde c'est à dire c'est comme un saut en parachute le premier nous a fait peur mais bon le deuxième on se souvient de tout ce qui s'est passé et le stop and go permanent parce que la crainte c'est qu'on peut reprendre mais quand ray arrête fait que tout le monde va être fragilisé frileux et qu'au bout de que ce soit financièrement ou moralement la seule bonne nouvelle c'est que les tournages continue alors comment elle ça se passe à dans quelconque est-ce qu'on peut tourner là alors non mais des écoles logiquement il faudrait que tout le monde soit testé au jour le jour après il ya un problème d'assurance qui fait qu'au bout d'un moment est ce que c'est bien le tester les gens parce qu' est-ce que c'est pas moi la c1 c'est un peu compliqué le en tous les cas nettoyage continuent est ce que je veux dire c'est que le en fait le problème pour le cinéma français ne va pas venir tout de suite il va venir dans un an deux ans trois ans parce qu'on sait que ce sont les entrées en salle de tous les films qu'ils financent donc voilà mais sur les tournages ça continue comme si de rien n'était pour l'instant en tous les cas si le vide qu'est ce que vous allez faire qu'est ce que je fais je regardais beaucoup de films chez moi merci beaucoup à vous tirer chaise merci jérôme aussi le vici la critique se poursuit dans quelques instants avec des choses qu'on peut encore voir chez soi à savoir les séries
Else Joseph