Carole Delga, 8 mars exposition inauguration et interview
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Nous sommes bien sûr très attachés à la région d'Occitanie et à l'égalité des droits entre les femmes et les hommes et nous souhaitons aussi faire tout un travail de fond auprès des jeunes et c'est pourquoi avec le dispositif Génération Égalité, c'est plus de 230 000 lycéens et lycéennes qui ont suivi des actions de sensibilisation, de formation pour s'interroger sur la place des femmes et des hommes dans notre monde.
Madame Delga, le 8 mars, on a envie que ça appartienne à l'histoire quelque part. Est-ce qu'il faut une ambition politique pour que ce 8 mars appartienne complètement à l'histoire, qu'on n'ait plus à parler de ce droit des femmes, que ce soit une évidence ?
Ce qu'il faudrait, il faudrait que l'égalité femmes-hommes existe réellement et qu'il n'y ait pas besoin d'une journée pour le rappeler que cela devienne naturel, que les jeunes filles prennent leur destin en main, qu'il n'y ait pas de phénomène d'autocensure et qu'il y ait une réelle égalité dans le monde. Il faut rappeler quand même qu'il y a encore aujourd'hui, au 21e siècle, des femmes qui n'ont pas le droit de voter ou de passer leur permis de conduire. Donc je pense qu'il faut toujours avoir espoir que ce 8 mars appartienne au passé, mais on va en avoir encore besoin pendant quelques dizaines d'années.
Sur deux territoires, il faut commencer par donner l'exemple, ne serait-ce qu'avec l'égalité salariale ?
Oui, alors l'égalité salariale à la région, elle existe bien entendu, parce que quand on est dans un milieu public avec des fonctionnaires, la rémunération est liée à un grade, à des fonctions. Donc il y a une totale égalité salariale entre les femmes et les hommes ici à la région Occitanie, mais on doit la développer dans des entreprises, aussi dans des associations, et donc nous avons encore du travail à faire. Moi j'ai eu la chance d'être en fait soutenue dès mon premier mandat électoral, et avant j'avais eu dans ma carrière professionnelle des postes à responsabilité.
Ce sont toujours des hommes qui m'ont donné ma chance quand j'ai dirigé des entreprises, par exemple de travaux publics, et bien j'étais souvent la seule femme dans le staff de direction, et ce sont parce que des hommes ont voulu me faire confiance. Et en politique, mon premier mandat de maire aussi, c'est parce que ce sont des adjoints qui voulaient à tout prix que ce soit une jeune femme de 35 ans qui devienne maire de Marthre-Tolozane.
Et puis dans le cadre de mes différentes fonctions politiques, j'ai vraiment rarement ressenti de la discrimination liée à mon genre, mais en revanche, pour pouvoir accéder au poste de présidente de la région, c'est là où quand même le sexisme est apparu, parce que c'était inconcevable pour certains hommes qu'une femme puisse être à la tête d'une région de 6 millions d'habitants. Il y avait là vraiment un vrai machisme. D'ailleurs aujourd'hui, je vais encore être une fois de plus la seule candidate pour les prochaines élections régionales. Donc on voit bien encore qu'on a beaucoup de progression à faire.
Vous avez souligné être la seule candidate. Quand est-ce que la campagne commence pour vous ?
Vous savez, la situation sanitaire, la situation économique, elle demande d'être concentrée au travail et pas tellement d'être dans la campagne. Non, non, non, non, non, non.
Carole Delga