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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 novembre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleLogement

Ian Brossat, porte-parole du PCF est l'invité politique de la matinale.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Que vont faire les députés communistes face au budget ?

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Le budget est-il un budget d'austérité ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    La taxe sur les multinationales sera-t-elle appliquée ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Les inégalités sociales ont-elles atteint un niveau record ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La fiscalité est-elle juste pour les classes populaires ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Le Sénat va-t-il détricoter le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Ian BrossatPromesse
    « Je ne pense pas que nous le voterons non plus. »
  • 1:15Ian BrossatFait
    « Certaines taxes votées par les députés n'auront même jamais d'application. »
  • 2:40Ian BrossatChiffre
    « On a atteint un niveau d'inégalité sociale qu'on avait pas atteint en France depuis 30 ans. »
  • 4:40Ian BrossatFait
    « Les mêmes votent en cadence le doublement des franchises médicales. »
  • 5:00Ian BrossatFait
    « On ne parle de folie fiscale que quand on touche aux taxes qui concernent les plus riches. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Yan Brosa. Bonjour Alex Bouillaguet. Le budget poursuit à son rythme à son chemin parlementaire.

Les groupes du socle les groupes du socle communet du projet de loi de finance. Vote qui doit avoir lieu normalement en tout cas avant dimanche. Ils avancent l'insincérité de certaines mesures adoptées.

Que vont faire les les députés communistes ? Je ne pense pas que nous le voterons non plus. La réalité c'est qu'il s'agit malgré tout, malgré un certain nombre d'avancées obtenues par la gauche d'un budget marqué par l'austérité, d'un budget qui de fait demande des sacrifices.

Oui, c'est un budget qui de fait demande des sacrifices supplémentaires aux plus modestes et surtout ne permet pas par exemple de remettre en cause les 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises sans contrepartie versé chaque année. Typiquement, si on avait envie de remettre de la justice dans ce pays, il faudrait remettre en cause ces aides publiques sans contreparties. Il n'est pas admissible qu'on continue à verser des milliards d'euros d'aide publique à des entreprises qui parfois licencient, font de l'optimisation fiscale, délocalisent.

Voilà une injustice à laquelle il faudrait s'attaquer et pour l'instant on ne peut pas dire que ce budget s'y attaque. Euh certaines taxes votées par les députés n'auront même jamais d'application. C'est ce que dit Sébastien Lecornu.

Il pense notamment à la taxe sur les multinationales qui doit rapporter peut-être éventuellement 26 milliards. Il a d'ailleurs saisi le Conseil d'État. C'est c'est une manière d'éclaircir les choses ou c'est un mépris parlementaire ?

C'est ce que disent certains de ces opposants. C'est un dénit de démocratie absolue et une forme de cynisme érigé en méthode. Voilà un premier ministre qui dit "On va laisser passer cette taxe et puis ensuite de toute façon on en appellera au Conseil d'État et on s'en débarrassera." Enfin, tout ça ressemble quand même.

Le Conseil d'État, il est pas politique. C'est une c'est une cour qui est censée effectivement faire la lumière sur ce qui est constitutionnel. Bien sûr.

Et moi, je ne contesterai pas le rôle du Conseil d'État. Simplement, le premier ministre a laissé passer tout ça et et il arrive après en disant "De toute façon, ne vous inquiétez pas, tout ça finira par disparaître de la copie de la copie finale." Et donc oui, tout ça c'est du cynisme, ça n'est pas sérieux.

Vous savez, la seule chose qui compte pour nous les parlementaires communistes, députés comme sénateurs, c'est qu'on remette de la justice dans ce pays. Il y a trop d'injustice dans notre pays. On a atteint un niveau d'inégalité sociale qu'on avait pas atteint en France depuis 30 ans.

Et tout ça est le fruit des politiques d'Emmanuel Macron. C'est ça qu'il faut remettre en compte. Mais Bercy rappelle quand même que l'objectif c'est le maintien du déficit à 4,7 % du PIB en en 2026.

Là on est plutôt à à 5 %. et et sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, ce déficit devait être limité à 15 milliards. Les députés l'ont poussé à 26 milliards.

Donc vous voyez que c'est pas un budget d'austérité ça. Ils sont magiques. Voilà des gens qui ont augmenté la dette du pays de 1000 milliards d'euros depuis 8 ans et qui ensuite expliquent qu'ils vont rétablir les comptes publics.

Si on veut rétablir les comptes publics, il faut regarder, je le redis, du côté d'un certain nombre de dépenses. Il faut arrêter de verser à jet continu des aides publiques aux entreprises qui de fait ne conduisent pas à de la création d'emploi. Faut remettre de l'ordre, remettre de la justice.

C'est précisément ce que nous voulons et aujourd'hui ça n'est pas le cas. On a un budget qui ne remet pas cette justice que nous appelons de nos vœux. Il y a quand même certains sénateurs, beaucoup d'ailleurs, euh qui dénoncent une inventivité fiscale.

Euh, on a quand même le sentiment que chacun parle un petit peu à ses électeurs. On se demande si les Français ils comprennent quelque chose. Est-ce que les députés ne sont pas tout simplement euh pour certains en train de voter absolument n'importe quoi ?

Non, mais vous savez, j'ai entendu un certain nombre de députés de droite dire que notre pays était atteint de folie fiscale. Les mêmes qui parlent de folie fiscale lorsqu'on envisage de taxer les multimillionnaires ou les milliardaires, ne parlent pas de folie fiscale quand on assomme de taxes les classes populaires et les classes moyennes. Les mêmes votent en cadence le doublement des franchises médicales.

Ça le ça ne leur pose aucun problème. Les mêmes votent l'augmentation des taxes sur l'abonnement de l'électricité et du gaz. ça ne pose aucun problème.

Autrement dit, on ne parle de folie fiscale que quand on touche aux taxes qui concernent les plus riches. On ne parle jamais de folie fiscale quand il s'agit des classes populaires et des classes moyennes qui elles sont assommées de taxes et d'impôts. Et donc une fois de plus, la question c'est la justice.

La question c'est pas le niveau global de l'impôt. La question c'est qui assume l'effort fiscal ? Et bien nous nous disons que l'effort fiscal il doit d'abord être assumé par ceux qui ont beaucoup.

Le Sénat avec une majorité de droit devrait détricoter méticuleusement euh le texte de l'Assemblée nationale en effaçant notamment les concessions faites aux socialistes à commencer par la suspension euh de la réforme des retraites. Euh euh c'estes retour à la case départ. Ce qui se dessine au Sénat, c'est Massacre à la tronçonneuse.

D'ailleurs, Gérard Larchet ne s'en est pas caché. Euh il souhaite remettre en cause toutes les avancées qui ont été obtenues par la gauche à l'Assemblée nationale. Et le risque c'est qu'au sortir du débat sénatorial la copie soit pire que la copie initiale de Sébastien de Sébastien Lecornu.

Si c'est ça de mon point de vue le le Sénat se discréditera totalement parce qu'il se mettra en travers de la volonté populaire parce qu'il se mettra en travers de ce qui s'est exprimé au moment des dernières élections législatives, c'est-à-dire une envie de changement. Et bien, il ferait bien d'y penser à deux fois avant de s'engager dans dans ce bras de faire là parce que à mon avis le Sénat en sortirait très abîmé dans l'opinion publique. Tout semble quand même indiquer qu'aucun des deux textes he projet de loi de finance et projet de loi de finance de la sécurité sociale sera bouclé dans les délais.

Vous croyez Sébastien le cornu lorsqu'il jure qu'il ne n'utilisera pas les ordonnances ? Oh, je suis un peu un peu sceptique. Je suis un peu un peu sceptique.

Ce qui est sûr, c'est que le sujet n'est pas de savoir s'il y aura ou pas un budget pour la France. il y aura un budget et le gouvernement a évidemment par des moyens institutionnels le moyen d'imposer un budget. La question est de savoir si on aura un bon ou un mauvais budget.

Ben nous, notre rôle comme parlementaire communiste, c'est de faire en sorte que ce soit un budget qui épargne les classes populaires et les classes moyennes. Euh nous sommes à 4 mois des municipales à Paris. Rachid Adati domine le scrutin à ce stade.

Pour l'instant, la gauche par divisée. Est-ce qu'elle va réussir à s'unir avant le premier tour ? Et et derrière qui ?

D'abord, je vous le dis, Alex Bouyaguet, je suis convaincu que la gauche euh les socialistes, les écologistes, les communistes qui dirigent Paris depuis maintenant une vingtaine d'années seront unis au premier tour des élections municipales. J'en suis convaincu. J'y travaille jour après jour et je souhaite que cette union puisse se conclure d'ici la fin de l'année 2025.

Derrière qui est-ce que ce sera derrière Emmanuel Grégoire qui est le candidat socialiste ? Nous verrons bien. En tout cas, nous serons unis et l'avantage du scrutin municipal, c'est que c'est un scrutin de liste et ça permet à chacun de s'y retrouver.

Pourquoi ? Parce que je ne veux pas que cette ville soit dirigée par madame Dati qui est mise en examen pour corruption et trafic d'influence qui a tout à fait la possibilité d'être condamné l'année prochaine avec un risque, c'est qu'elle soit élumère au mois de mars et qu'ensuite elle soit démise de ses fonctions parce qu'elle aura été condamnée. Je ne veux pas de ça pour ma ville.

Je ne veux pas de ça parce que je tiens à l'honneur de Paris et que ce serait un déshonneur absolu que d'avoir une mère qui finit par être condamnée et démise de ses fonctions et les Parisiens doivent le savoir avant de voter. Vous dites gauche unie mais ce veut dire que ça va jusqu'aux insoumis. Est-ce que les insoumis seront aussi à vos côtés ? de de fait, les insoumis ont décidé de présenter leur liste.

Moi, je respecte leur choix et euh je ne ferai d'injure sur personne. Donc, nous devons la majorité municipale, socialiste, communiste, écologiste, nous nous présenter unis au premier tour et puis on verra bien pour ce qui concerne le second. Moi surtout, j'ai hâte qu'on parle du programme, des projets.

J'ai par exemple envie qu'on remette les enjeux du logement qui sont fondamentaux pour les Parisiens au cœur de la campagne. Faire en sorte qu'on ait du logement plus abordable, qu'on lutte contre les abus. Je fais d'ailleurs une proposition ici.

Je propose à Paris une police du logement qui permet de lutter contre les abus dont sont victimes trop de locataires, les loyers abusifs, les logements indignes, une police du logement pour remettre de l'ordre dans tout ça et remettre un peu de justice pour les loces. Un tout dernier mot, les communistes pourraient faire les frais de la montée en puissance des insoumis, notamment en scène Saint-Denis, Montreuil, Bobini, la Courneuve. Il y a aussi en Val de Marne à Ville-9u Saint-Georges ou encore à Vénieux dans dans le dans le Rô.

Comment vous expliquez cette montée en puissance des insoumis ? Moi, je n'explique rien. Je dis simplement aux électrices et aux électeurs, là où vous avez de bonnes équipes qui travaillent bien, qui mènent de belles politiques municipales, vous avez intérêt à continuer avec elle.

Ian Brossat, porte-parole du PCF est l'invité politique de la matinale. — Ian Brossat · Pourquijevote