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interviewyoutube.com· 19 décembre 2025 80 min

Quel cap pour le PS ? Olivier Faure face à l'Huma | ÇA IRA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir. Merci d'avoir répondu présent à notre invitation et bonsoir Émilio.

Salut. Comment ça va ? Ça va et vous ?

Oui ça va. Émilio Mélet reporte politique à la rubrique à la rubrique politique faut présenter les gens quand même. C'est c'est vrai.

Olivier fort comment ça va ? Parce que du coup on demand moi ça va quand je suis avec vous. Ça va très bien.

Enfin pour l'instant en tout cas. Bon voilà c'est ce que j'ais dire. On verra dans 1 heure et si ça va [rires] toujours.

Si ça va toujours. Évili je t'en prie. Oui Olivier Fort il faut que vous le sachiez vous êtes un cobail. le premier invité de Saira à se faire tirer le portrait, ce qui, sachez-le, n'est pas une chose facile avec vous.

D'ailleurs, si je travaillais pour un autre média, je décrirai par le menu votre air impassible, votre flegme insondable pour parler de la méthode fort. Mais à l'humanité, on ne verse pas dans la psychologie. Ici, il est question de politique, il est question d'idées.

Alors déjà, commençons par des faits. Après avoir travaillé avec Michel Rocard, Martin Aubri, François Hollande, Jean-Marquer vous devenez député de Sénémarne en 2012 puis premier secrétaire du Parti socialiste en 2018. à l'humanité pour ne rien vous cacher.

Ça fait quelques années, quelques décennies en réalité qu'on se demande où va le parti socialiste. Je fais de la pub pour un numéro du mois de juin. Donc je viens de le dire, en 2018 le parti, vous reprenez le Parti social est sur une ligne de rupture avec le quinquena social libéral de François Hollande, votre ancien boss qui devient donc votre meilleur ennemi au Parti socialiste. soutenz ensuite franchement plus vraiment à la présidentielle qui fait le pire résultat du parti socialiste à l'élection présidentielle 2022.

Euh et bien c'est aussi lors d'un virage à gauche avec la Nupess, une libération euh avez-vous dit à l'époque avant un autre virage plus au centre, un retour avec euh Raphaël Gluxman aux dernières européennes, puis à nouveau un virage à gauche pour former le nouveau Front populaire. Et voilà, maintenant vous faites une croix euh sur toute sur l'union de toute la gauche, pardon, en rompant avec la France insoumise sans qu'on comprenne trop exactement pourquoi mais on y reviendra tout à l'heure. Comme si d'ailleurs l'extrême droite était moins aux portes du pouvoir aujourd'hui qu'elle ne l'était en juillet 2024.

On pourrait parler de vos zigzags stratégiques. On pourrait aussi par appeler ça une forme d'habilet politique, une certaine plasticité, oseraiis-je ? Euh vos adversaires eux parlent même de duplicité.

Mais en tout cas, un autre fait, sous votre direction, le Parti socialiste a quand même retrouvé une voie audible dans le débat public, passant de 1,7 % à la présidentielle jusqu'à 67 députés aujourd'hui. Mais à quel prix ? Celui de la lisibilité peut-être, ce sera l'objet de cet entretien.

Et puisqu'on parle de lisibilité, comment ne pas commencer par les débats budgétaires ? Olivier Fort. Donc première question, les députés socialistes ont été élus avec l'étiquette du NFP pour euh sur un programme pardon de rupture avec la politique d'Emmanuel Macron en votant le budget de la sécurité sociale hier soir.

N'avez-vous pas seulement permis la continuité de la politique macronis seulement avec quelques horreurs en moins ? Bon, c'est bien, on dans le vif du sujet tout de suite. C'est parfait. [rires] On se dans le bain.

Bon, d'abord effectivement, moi je ne regrette pas ce que j'ai fait précédemment. Je suis un homme de gauche et je me suis battu sur un programme de gauche. Les Français ont voté et ils ont donné une assemblée qui est assez illisible, qui est en fait partagée en trois blocs et en réalité en plus que ça, mais un bloc de gauche, un bloc libéral et puis un bloc d'extrême droite.

Et donc nous sommes dans une situation où personne ne dispose d'une majorité absolue. Donc la question qui est posée, c'est est-ce que dans un moment comme celui-là, on dit qu'on ne peut rien faire, qu'on ne peut rien faire avancer, que rien n'est possible et dans ces cas-là, on attend une dissolution, une démission pour arriver à quoi ? Ça, vous me le direz parce que moi, je ne sais pas très bien ce que l'on peut faire espérer aux gens d'une dissolution.

Est-ce qu'on aurait une majorité de gauche qui suivrait une dissolution ? Est-ce qu'on aurait un président de gauche qui suivrait une démission avec une élection qui aurait eu dans 35 jours ? C'est ça ce que dit la constitution.

Macron démission ce soir dans 35 jours vous avez le premier tour. Est-ce que tout le monde pense ici qu'on aurait un président de gauche ? Un budget macroniste à quelques eurures en mois plutôt qu'une qu'une nouvelle.

Est-ce que c'est est-ce que c'est un budget macroniste FSS ? Quasiment un budget de droitece que je dis allé de quelques horreurs mais je peux vous faire la liste de ce qui de ce qui reste dans ce Allons-y. Faons la liste de ce budget de gauche en tout.

Donc c'est une baisse réelle du budget de l'hôpital. le le fameux d'â en réalité c'est bien c'est moins ce qu'il faudrait pour un fonctionnement [rires] attendez Olivier fort puisque vous voulez qu'on fasse un simple décalage de la du calendrier d'application de la réforme des retraites la tarification à l'acte dans le médicocial l'instauration d'un bonus malus à l'hôpital vous pouvez pas me dire que ça c'est un budget ça participe un budget de gauche non moi ce que je vous dis c'est que c'est un budget qui est un budget qui n'est ni celui de le cornu ni le nôtre mais ce que vous avez oublié de dire mais même quand vous dites un décalage sur la sur la réforme des retraites si vous voulez c'est un décalage ça m égal c'est un décalage. Mais c'est un décalage.

Ça dépend. Ça dépend de qui gagne l'élection présidentielle. Quels sont ces gens qui sont tellement persuadés qu'ils vont perdre l'élection présidentielle qu'il pensent que en fait en 2028 ça repartira comme avant.

Il y a des gens qui pensent ça, moi pas. Moi je me bat pour que la gauche gagne en 2027. Donc si la gauche gagne en 2027, la réforme bande c'est terminée pour toujours.

Ça dépend de nous. Et donc laisser penser que en fait on va de toute façon perdre et que la réforme repartira en 2028. Bah c'est une façon de dire qu'on a déjà perdu. ce n'est pas mon cas.

Ensuite, ce qu'on peut dire aussi, c'est que il y a des gens qui sont prêts à laisser filer le déficit de la SQ. C'est pas mon cas non plus parce que je sais aussi que si demain on a un déficit à 30 milliards, et bien vous aurez les mêmes qui viendront vous voir et qui vous diront comme hier Ronald Rigan et Margarette Satcher qui vous diront "Écoutez ça ne marche pas votre système." Celui qu'Ambrass Croisa a mis en place sur le programme de la base du programme du CNR à la libération c'est fini.

On ne peut plus. Donc sur les retraites capitalisation, sur la solidarité vous aurez le système assurel. Voilà ce qui nous est aller à droite ou à droite quoi.

Il y a pas de possibilité d'autres choses. Et ça c'est ce que eux diront. C'est pas ce que je dis moi.

Oui mais là qui vient d'être voté est un budget comme de droite. Franchement on est on a doublé le budget de l'ondame enfin on a doublé donc l'objectif national d'assurance maladie. On a été exactement au niveau de ce que demandait la féation hospitalière de France.

On a fait en sorte que y compris une partie des demandes syndicales soit satisfaites. Pas doublement des franchises médicales, pas de désintexation des pensions de retraite, pas de désintexation des prestations sociales, c'estàdire les minimas comme les allocations. Pas une vitesse pas de nouvelles cotisation sur l'échec déjeuner et sur l'échec restaurant.

Pas en fait de cotisation prélevée sur les apprentis. C'est ce que je c'est ce que je vous disais Olivier Forcier que il suffisait au macronisme de mettre énormément d'eur dans le PLFSS pour que vous vous occupiez à à les détricoter plutôt que d'être dans la conquête. Mais c'est pas vrai en fait c'est vous qui écrivez le budget quand même.

Ils ont toutes ces mesures. Vous dites ce qu' n'y avait pas au départ. Donc plus plus ils en mettaient plus vous il vous faites comme si il ne s'était rien passé et y compris sur la suspension de la réforme des retraites.

J'y reviens à l'instant. Imaginez que nous soyons au pouvoir depuis 2022. Qu'est-ce qu'on aurait fait ?

On aurait fait taxe Zukman et peut-être que on aurait eu un mauvais président ou une mauvaise présidente qui aurait trouvé intelligent de dissoudre l'assemblée il y a un an et demi et peut-être qu'on aurait perdu l'élection. On ser on on serait serait trvé dans une situation où on aurait été confronté à ce qui est aujourd'hui la situation de la droite. Donc on serait arrivé devant le parlement, on aurait dit voilà notre budget, voilà ce qu'on veut et cetera.

Eux, ils nous auraient dit "Écoutez les amis, OK, mais on vote à une seule condition, c'est que vous suspendiez la réforme Zucman". Et là, on aurait dit "Bah non, on peut pas." Non, mais il faut imaginer ce que ça représente pour des gens qui se sont battus pour une réforme.

On n'est pas obligé de les de pleurer sur leur sort. C'est pas ce que je fais. Mais je dis simplement que ça n'était pas un acte anodin.

Ça n'était pas simplement un geste comme ça, un simple décalage dont on dit "C'est pas grave" et cetera. Pour ces gens, ça a été forcément un vrai problème parce que ils savent très bien que derrière la suspension de la réforme des retraites, il y a en réalité l'abandon de la réforme borne parce que plus personne n'en parle aujourd'hui et tout le monde sait très bien que dans la prochaine élection présidentielle, il y aura une confrontation entre des gens de gauche et des gens de droite et que nous ne défendrons pas le même projet et que même la droite a laissé tomber la réforme borne. Il suffit pour s'en convaincre de d'écouter ce que dit Gabriel Atal qui a lui-même déjà présenté sur les fonds bâtismux en bon laï qu'il est et bien il a présenté une nouvelle réforme des retraites ce qui veut bien dire que tout le monde a laissé tomber la réforme borne.

Ça c'est l'acquis de la période. Vos potentiels partenaires à gauche non n'ont pas du tout la même analyse que vous. Bah peut-être mais moi je vois ce que disent les syndicats.

Je vois que y compris ce que dit la CGT y compris ce que disent la CVT. Je vois que sur toute une série de sujets la CGT vous a jamais dit de voter la mais je ne dis pas que la CGT ou la CFDT ou quiconque me demand de voter quoi que ce soit. la en l'occurrence si mais non ils ont pas demandé à qui que ce soit de faire quoi que ce soit on ils ont des positions mais ils ne sont pas nos maîtres pas plus que nous ne sommes les leur et donc ce que je dis simplement c'est que quand j'observe ce que le monde syndical dit à l'issue du vote du PLFSS ce que j'observe c'est que ils se disent que heureusement qu'il y avait des gens pour négocier parce que c'est bien de dire on négocie pas tout le monde est à l'abri et on reste les mains pures mais enfin je vous renvoie à la pièce de Jean-Paul Sartre, les mains sales.

Il y a des gens qui effectivement acceptent de mettre les mains dans le cambouille. Là, c'est vraiment accompagné la politique néolibérale dont les gens n'en peuvent plus. Les gens ne peuvent plus de manière de manière, on a préservé les classes populaires et la classe moyenne de toutes les orreurs qui étaient contenues dans ce PFS.

Alors, on peut dire non, vous pouvez pas dire toutes les ors, il reste il y a énormément de choses pour l'hôpital, pour la santé, pour les bases des allocations pour les familles et cetera. C'est pas vrai ça. C'est pas vrai.

Ça sera une fake news. La réalité c'est que tous ceux qui ont aujourd'hui qui sont bénéficiaires en réalité parce que là il faut parler de choses très concrètes. On parle des gens qui avaient une majoration pour les enfants qui passaient l'âge de 14 ans et jusqu'à leur 18 ans.

Et donc c'était pour accompagner le passage dans l'âge préadulte parce que on considère que ça coûte plus cher. Les gens qui en bénéficiaient continueront à en bénéficier. Pour ceux qui n'en bénéficiaient pas, il vont perdre 1000 € par an. pour les autres.

Mais non, c'est pas vrai. Ça aussi il faut arrê de dire des bêtises. C'est pas vrai.

Ils sont ceux qui qui en bénéficient aujourd'hui continueront en bénéficier jusqu'à la fin. Les nouveaux entrants, les nouveaux entrants n'en bénéficieront pas. En revanche, vous avez pour le même montant un congé parental qui a été largement élargi aux hommes et permis d'être mieux et rémunéré.

Là aussi, il faut dire les choses telles qu'elles sont parce on y arrive pas. de de manière très pratique, est-ce que vous allez aller manifester est-ce que vous allez dans les sur les piquets de grève dans quelques semaines contre ce budget que vous venez de de voter sur le PFS ? Oui, il y a pas de piquet de gr sur le PFS ?

Oui. Oui. Mais sur sur le et notamment sur la sur les autres réformes qui pourraient venir puisque là vous avez fait un pas en avant du gouvernement.

Est-ce que vous vous allez continuer à aller en manifestation ou pas ? Bah bien sûr. Non mais enfin euh je reste un homme de gauche.

Je ne suis pas devenu macroniste et je suis dans l'opposition simplement. Mais comment comprendre l'opposition alors que vous venez de voter le PLFSS ? Vous vous voyez le la la dissonance que Oui, je vois bien la dissonance mais je vois surtout ce qui moi me paraît évident, c'est que une opposition ça veut pas dire des gens qui font rien et qui savent à rien.

Ça veut pas dire des gens qui se contentent simplement de dire on veut rien parce que on veut rien. Moi, je pourrais faire exactement l'inverse, si je pourrais dire "Mais alors dans ces cas-là euh les insoumis, ils sont maintenant au RN parce qu'ils ont voté avec l'ORN. Donc ils sont avec le RN ?" Non, ils sont pas avec l'ORN.

Et donc moi je ne suis pas non plus avec les macronistes. Il faut vraiment on est des parlementaires donc on a des choix à faire et moi je défends l'idée que le parlement il sert à quelque chose et que les députés quand ils peuvent obtenir quelque chose ils sont là pour obtenir pas simplement là pour dire non parce qu'on peut dire non mais on dit non avec qui ? dit non avec le RN et donc on est très content on dit on a tout fait tomber mais pour arriver à quoi à ce que le RN progresse plus vite moi c'est pas c'est pas ma tas Olivier Fort est-ce que vous vous comprenez par exemple pour les personnes qui ont subi 10 ans de violence sociale macroniste que ça puisse être insupportable le même un début de compromis avec ce avec ce gouvernement est-ce que ça vous l'entendez ?

Je l'entends, je le comprends et je de façon je l'accepte aussi mais je défends ma position parce que ce que je dis aussi c'est que moi je préfère négocier avec un pouvoir qui est un pouvoir finissant crépusculaire plutôt que d'avoir demain la enfin l'absence totale de capacité à négocier avec Jordan Bardella. Enfin vous imaginez justement le le parti le Parti socialiste de toute façon a presque toujours négocié avec le capital. il a peut-être parfois réussi à avoir des petites miettes aussi mais mais pour mais là le même le le capitalisme ne donne même plus rien même la taxe du il était 2 % c'était déjà rien ils n'en veulent pas donc pourquoi vouloir continuer à négocier avec le néolibéralisme aussi puissant que la macronie mais parce que vous vivez dans un monde qui est en fait c'est soit l'idéal soit le réel.

Ah ben non, mais c'est des combats que la gauche devrait porter. Mais c'est des combats qu'on a porté, qu'on continuera à porter. Mais je vous rappelle simplement qu'on n' pas gagné l'élection présidentielle et qu'on a pas gagné l'élection législative.

Alors, il faut soutenir le gouvernement actuel. C'est ça. Mais c'est parce qu'on on ne le soutient pas.

On fait en sorte que le pire soit évité. Ça ça s'appelle pas un soutien. Je vous renvoie à ce que je viens de dire.

Est-ce que quand vous votez contre avec l'ERN, vous êtes soutien du Est-ce que ça ne fait pas aussi monter l'extrême droite justement ? c'est on va dire trahison comme certains beaucoup le le nom parce que des ses promesses pas tenues, le fait que la gauche soit justement un petit peu se laisse bah fait des choses avec la macronie dont dont les gens n'en peuvent plus. Est-ce que ça ça fait pas monter l'extrême droite droit avec l'extrême droite ?

Ça vous gêne jamais en fait ? Vous dites pas tiens je suis pas en train d'aider parce que mais pour l'instant ce que je vois c'est que tout fait monter l'extrême droite et que parce que c'est pas aussi une gauche qui a renoncé mais une gauche qui ne joue pas son rôle qui ne vient pas au parlement pour obtenir des sujets enfin c'est une gauche qui ne sert à rien et si le parlementarisme ça ne marche pas quel est celui qui viendra vous voir à l'élection présidentielle en vous disant mais écoutez vous avez bien vu qu'il y a pas de majorité absolue pour la gauche ou pour la droite ça ne marche pas le seul qui peut vous garantir une majorité absolue c'est moi Jordan Bardella parce que le RN il a à 40 %. Est-ce que en Et là vous direz quoi ?

Vous direz "Ah ben peut-être qu'il a raison dans ces cas-là. Non, on il a pas raison. Donc le parlement, il doit fonctionner queles que soient les majorités qui sont données ou pas les électrices et les électeurs.

Nous, c'est pas moi qui ai choisi ce parlement. Si j' choisi ce parlement, j'aurais dit il y a une majorité de gauche point barre. Mais vous donnez pas du je respecte le droit des français.

Le du grand amout c'est ce que pensent certains de vos partenaires, notamment les écologistes. Il y a un désaccord d'analyse sur ce qui fait monter le rassemblement national. Vous vous considérez que c'est l'instabilité en gros qui je schématise cette instabilité.

Je schématiser beaucoup là. En tout cas, eux considèrent que c'est ce type de budget qui fera progresser l'extrême droite. Mais est-ce qu'en acceptant de discuter avec ce gouvernement plutôt que dans une position d'opposition franche et presque totale à ce gouvernement, vous donnez pas du grain à moudre à ceux qui disent que c'est le retour de du fameux UMPS que le rassemblement que le FN propageait à l'époque ?

Vous voyez bien que nous ne sommes pas au gouvernement. Nous ne gouvernons pas avec eux. Nous n'avons rien demandé et nous défendons des positions qui sont des positions de gauche.

Donc en fait, je vois pas très bien où est le sujet. Si on était dans une coalition, si Sébastien le Cornu avait dit "Tiens Olivier Fort, est-ce que tu ne veux pas rentrer au gouvernement ?" et que j'avais dit "Bah tiens, pourquoi pas ?

Je savais pas quoi faire donc j'ai accepté une voiture avec un girophare." Là, je comprendrai. Vous diriez "C'est une trahison.

Ce type est parti se vendre pour un plat de lentille. C'est pas ce que je fais. Je n'ai rien, je ne me suis pas vendu.

Je suis identique à celui que j'étais la veille. simplement dans l'instant parce qu'il n'y a pas de majorité et que ce parlement que les Français ont choisi, je suis obligé de le respecter, je le respecte et je fais avec ce que je peux, c'est tout. Euh Olivier Fort, on voulait vous vous montrer euh on a deux extraits à à vous montrer sur lequel on aimerait vous faire réagir.

C'est que les gens quand ils voient Manuel V à la télévision, ils disent "C'est ça le PS et ils pensent que le PS c'est des gens qui sont juste en dans attente de trahir quelqu'un et qui pensent que en fait il y a toujours quelqu'un à trahir." Mais c'est pas vrai. Ceux qui sont restés au PS, je vous le dis, ils sont pas restés au PS pour que ce soit.

Ils sont ils sont restés pour leur conviction. Peut-être même s'il vous appelle les uns ou les autres, il vous dira que vous pourrez faire quelque chose sur les retraites, que vous aurez un peu d'argent pour faire sur le SMIC ou que vous pourrez faire un peu quelque chose sur n'importe quoi. La seule condition, c'est que vous rapportiez le scalpe du Front populaire, que vous puissiez dire qu'il n'y a plus de majorité de gauche dans ce pays et que désormais à nouveau ceux qui ont été battus à trois reprises dans les urnes sont à nouveau la majorité de ce pays et c'est à eux de gouverner.

Voilà le calcul présidentiel et voilà ce que nous n'accepterons jamais parce que je sais que du profond de même, aucun socialiste n'acceptera jamais de devenir le supplétif de la macronie. Voilà ce que je sais parce que nous sommes socialistes. Alors est-ce qu'on doit croire le Olivier Fort de 2022 de 2024 ou celui qu'on a aujourd'hui en face de nous ?

Mais c'est le même. Je Est-ce que jamais euh je suis désolé, qu'est-ce que je dis là ? Je dis simplement que nous ne serons pas, c'était à l'époque la question de savoir si on rentrait dans un gouvernement avec si on acceptait de casser le Front populaire pour rentrer dans un gouvernement.

Est-ce que nous sommes rentrés dans un gouvernement ? Est-ce que je suis en train de vous parler en vous disant que je suis arrivé avec une voiture de fonction, avec des policiers qui me suivaient et avec la avec le salaire d'un ministre, je suis resté député. Je n'ai trahi personne.

J'ai simplement fait en sorte de défendre des convictions qui sont les miennes dans un parlement qui n'est pas le C'est pas une question de poste Olivier Fort ce que vous expliquez notamment dans le deuxème extrait, c'est de dire que ce que veulent les Macronis c'est diviser la gauche pour montrer qu'aujourd'hui elle n'est pas en capacité de gouverner et que c'est eux qui devraient le faire. En l'occurrence la position que vous avez eu qui était de celle de ne pas censurer Sébastien le corn de numéro 2 du nom puisque le premier avait avait chuté de lui-même et de négocier avec lui. C'est de fait que vous devenez les supplétifs de cette politique puisque vous Mais en quoi sommes-nous les supplétifs ?

On n'est pas du tout vous leur permettez de gouverner et vous avez été élu en disant la rzez dites-moi ce que vous voulez. Vous voulez qu'on dise que il faut une dissolution tout de suite ? Vous voulez que il y ait pas de budget ?

Vous voulez queon bloque le pays ? Dites-le parce que ce sera plus simple. Parce que moi je Mais en fait le problème dans la vie c'est que on choisit pas simplement de faire uniquement ce qui nous plaît.

Donc on peut dire "OK, c'est mal, il faut taper comme des sour et cera mais on et là vous prenez la carte de la respectabilité mais c'est la respectabilité vis est-ce que c'est pas aussi justement aux yeux plutôt de du patronat, de la bourgeoisie et cetera, mais est-ce que les gens justement veulent pas autre chose ? Et peut-être que c'est bloqué tout le pays et peut-être que c'est pas de budget mais et qui c'est mais qui seront les victimes du blocage de tout le pays ? Parce que par exemple, si on avait décidé de faire là, on décide de tout on décide de tout bloquer.

Oui. Euh je parle au parlement, qu'est-ce qui se passe ? En fait, il y a une loi spéciale sur le PLF et il y a des ordonnances sur la sécurité sociale et ça on repart sur le projet initial.

C'est le gouvernement tout seul qui agit. le PLF par exemple le PL permettrait son adoption ou pas parce que c'est la question qui va se poser le PLF est assez réglé le PLF pardon pour nos viewurs c'est le plan de le P pardon le po le projet de loi de finance c'est le budget de l'État voilà est-ce que ça vous allez le voter ou pas c'est aussi des questions déjà répondu très clairement jamais nous ne voterons favorablement au budget parce que nous sommes dans l'opposition et que voter un budget de l'État c'est appartenir à la majorité ce qui n'est pas notre cas ça n'empêchera pas de chercher à négocier, d'essayer d'éviter au maximum ce qui p on est de nos services publics, de la transition écologique, des plus jeunes. Il y a des des sujets sur lesquels j'essaierai de négocier parce que dans un ben si d'aventure ils avançaient suffisamment, une abstention est envisageable, ça n'ira pas au-delà.

Euh et est-ce que éviter la dissolution, c'était une manière aussi de sécuriser les tous les postes de t les députés qui sont déjà en place, c'est au moins d'être sûr que vous avez ces ces ces députés là parce que vous avez peur de les perdre. Ce sera assez minable, non ? C'est la question qu'on vous pose.

C'est déjà vu. Alors euh c'est déjà vu mais enfin je vous enfin quand même là aussi euh si on se dit les choses, si vous regardez au moment où on fait ce choix-là, tous les sondages prédisent que nous allons augmenter notre nombre de députés et que ce sera au détriment d'autres à gauche peut-être, mais que nous nous allons progresser. Donc on aurait pu faire ce choix-là qui était un choix purement partisan en se disant tant mieux, on va reprendre un peu de du poil de la bête sur l'eau des autres.

On ne l'a pas fait. Et je peux vous dire que dans toutes les familles politiques, je dis bien dans toutes les familles politiques de la gauche, il y a des gens qui sont venus me dire euh merci d'avoir fait le boulot pour nous parce que eux n'avaient pas envie d'y retourner. Donc ce n'est pas du tout parce qu'on cherche à éviter une élection.

De toute façon, l'élection la lieu l'année prochaine. Gagner un an, perdre un an, c'est quoi la différence ? Donc c'est pas du tout la question.

Olivier Fort, on avait aussi envie de de vous parler de de la rénovation idéologique du Parti socialiste et de la direction que que vous preniez. Au dernier congrès, vous avez promis une refonte donc doctrinale et et un travail est censé aboutir d'ici quelques semaines. Pour vous, c'est quoi être socialiste en ce moment dans la période ?

Bah, c'est ce que nous avons enfin c'est le simplement le retour à ce que nous avons été parfois. Euh parfois nous avons dérapé mais pour moi rien n'a changé depuis Joress et Bloom en fait c'est dire des choses un peu concrètes le sur le pro mais tout simplement la défense de celles et ceux qui n'ont que leur phas de travail pour vivre la défense de ceux qui ont besoin de la solidarité nationale pour continuer à survivre et la défense d'un idéal qui est un idéal qui prend sa source dans la République sociale de Jorès à laquelle on rajoute aujourd'hui la République écologique parce que Jor était l'homme de son siècle. Il avait deux questions majeures à son époque. la question du régime politique, il a choisi la République plutôt que la révolution et puis ensuite il a choisi donc la démocratie et puis il a choisi puisque la question sociale était une question qui était une question nouvelle en tout cas qui se posait de manière différente avec l'émergence du capitalisme et donc il ne connaissait pas l'entreposine et à la République sociale il faut rajouter l'adjectif écologique parce que désormais nous savons que le capitalisme n'est pas seulement prédateur du travail humain, il est aussi prédateur de la nature et que nos ressources ne sont pas infinies et donc il faut à un moment en tenir compte.

Olivier force à n'importe qui à gauche aujourd'hui pourrait le dire mais tant mieux. Bah alors pourquoi il faut pourquoi il faudrait toujours chercher à se diviser ? Moi je suis d'accord pour qu'il y a des gens à gauche qui partagent mes avis.

Mais mais il y a pas d'identité spécifique socialiste. Ça c'est qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui vous différenciez d'un écolo, d'un communiste, d'un insoumis ? Ah bah moi je suis partisan en fait si vous voulez qu'on fasse le congrès de tour à l'envers, je suis prêt.

Euh c'est une demande très bien scoupe. Merci Olivier. Bah je suis prêt en fait.

Moi, j'ai pas de problème en fait. Je considère que ça fait trop longtemps que communistes et socialistes savent plus très bien pourquoi ils s'opposent. Donc moi, je suis partisan de refaire un grand partie de toute la gauche qui comprennent les écologistes aussi.

Ça m'irait très bien. J'ai pas de problème. Je considère qu'à l'inverse, les égoïsmes partisans qui créent souvent des dissensions qui sont liées à la volonté de chacun de survivre face aux autres pose problème.

Donc je n'ai aucune difficulté avec ça et j'ai pas de problème pour me confondre avec des communistes, avec des écologistes qui sur bien des points de vue partagent ce que je dis. Après, il y a des différences de sensibilité. On est parfois ou bah les insoumis, c'est différent.

C'est vrai. C'est c'est les cousins éloignés. Donc en fait, et pourquoi justement ?

Mais pourquoi ? Parce que ils ont un programme social-démocrate qui est même moins radical que celui du PS dans les années 80. Donc pourquoi est-ce que LFI sort de cette définition que vous donnez du socialisme ?

Parce que nous n'avons pas le même rapport notamment sur les questions internationales. Moi, je ne me reconnais pas du tout. Pourquoi en fait sur une présidentielle, ce serait très compliqué d'être derrière un candidat unique de la gauche ?

Tout simplement parce que sur les questions internationales, il y a de vrais désaccords entre Jean-Luc Mélenchon et ce que je porte. Sur quoi exactement ? Je on n pas son rapport à la démocratie, son rapport à la Chine, son rapport enfin lui il considère que Taïwan c'est une c'est une aberration de l'histoire.

Moi, je considère que Taiwan est une démocratie et que on doit la défendre face à la Chine, face au régime de Pékin, face à Singping. Je ne suis pas un fanatique de cette route de la soie qui cherche à réinstaller. Je ne suis pas d'accord avec la façon dont ils soutiennent aujourd'hui le régime de Vladimir Poutine.

Le régime de Vladimir Poutine aujourd'hui. Vous considérez que la France insoumise ? Ah pardon, les Chinois, je crois que vous parlez de la France insoumise chinois.

Mais mais du coup Olivier Fort, on a on a l'impression vu de de l'extérieur que aujourd'hui le Parti socialiste cherche à redevenir le parti hégémonique à gauche en basant toute sa stratégie sur sur l'ant mélanchonnisme et et vous êtes en train, vous l'avez dit il y a quelques minutes de dessiner une sorte d'arc à gauche clairement c'est c'est soit Lfis et du coup les verts les communistes, les socialistes que vous appelez à se mettre ensemble. Est-ce que ça ça peut faire une vraie stratégie par la gauche ? C'est pas une stratégie, c'est un constat.

En fait, Jean-Luc Mélenchon ne fait rien. Il aurait pu, il a été à un moment enfin à deux reprises, le candidat qui était le mieux placé au premier tour, qui a fait 19 % puis 22 %, il aurait pu chercher à rassembler l'ensemble de la gauche et devenir celui qui l'incarnait. Mais c'est pas ce qu'il a fait.

Il a cherché à consolider son propre socle et à soumettre les autres forces à sa volonté. Mais moi, je ne fonctionne pas comme ça. Est-ce que je veux devenir hégémonique ?

La réponse est non. Moi, je me satisfais tout à fait d'un débat permanent avec d'autres forces à gauche qui ne sont pas le Parti socialiste et avec lesquels je dois composer. C'est comme ça que ça se passe parce que nous sommes arrivés avec des identités différentes, avec des histoires différentes, avec et puis euh je suis un démocrate.

Donc pour moi la démocratie c'est pas simpement Mélanchant pour vous c'est pas un démocrate. Bah je sais pas, il a un mouvement qui est pas très démocratique en tout cas. Je juste pour pour reprendre sur ce que défend le le Parti socialiste, donc vous avez confié le travail de rénovation idéologique à l'urodéputé Chloé Ridel et elle répondait ceci dans une interview il y a pas de temps.

On va l'écouter. La vérité euh si on veut être honnête, c'est que souvent quand on demande aux gens dans la rue de nous citer la dernière proposition qu'ils ont dans la tête euh venant du Parti socialiste, parfois et souvent même ça remonte à la campagne de Béloam en 2017, le revenu universel ou encore la taxe sur les R. Donc on a aujourd'hui le un défi qui est de se réidentifier réidentifier les propositions qui sont celles des socialistes auprès des Français.

Alors du coup, quelles sont les idées typiquement socialistes depuis depuis 2017 ? Quelles sont les idées des socialistes ces dernières années ? Les idées fortes que vous voulez porter ?

Mais même ces derniè derniers jours en fait quand vous regardez ce que nous avons porté sur la sur le budget, nous avons été ceux qui avons remis sur la table la taxe c'est venu de notre cité d'été à Blois où nous avons présenté un contreprojet dans lequel il y avait une part importante du financement qui était réalisé. cette taxe Zukman. Nous avons proposé au même moment de faire en sorte que les salariés gagnent tout de suite du pouvoir d'achat en faisant des taux différencier de CSG pour que il y ait un gain immédiat pour les salariés.

Voilà, deux idées. Tout ça, c'est pas les grandes conquêtes sociales auxquelles aspire le Parti socialiste. Clairement, c'est pas le projet.

C'est pas le projet. On Chloé Ridel est chargé dans le moment, c'est pas moi ce soir qui vais vous annoncer tout ce qu'on va faire puisque ça va être fait dans les prochaines semaines. On aurait bien pris un scoup.

On voudrait justement savoir quelles sont les grandes conquêtes sociales qu'on pourrait peut-être aller chercher à gauche. Vous posez la question pour le socialiste, la réalité c'est que vous pouvez poser la question aux Français quelle est la grande conquête sociale des communistes, des écologistes, des insoumis. Ils seront ils auront beaucoup de mal à vous dire quoi que ce soit parce que la seule chose qui a fonctionné y compris à notre c défendant pendant la campagne c'était pe avoir des propositions de réduction de temps de travail ou de par exemple qui l'apporte aujourd'hui en fait la réalité c'est que en fait moi je ne sais pas mais moi il me semble que les gens ont retenu de la compagne du NFP la progression de la réforme borne les 1600 € pour tous les salariés au SMIC et après peut-être chacun a choisi deux ou trois mesures dans ce qu'il avait compris de ce qu'on nous dision mais la réalité c'est que la gauche elle ne peut pas être identifiée effectivement qu'à des taxes.

Elle doit être aussi là pour promouvoir de grandes avancées. Des grandes avancées en faudrait dans le logement par exemple c'est une évidence que nous devrons proposer des choses fortes sur le logement et comme quoi par exemple bah par exemple c'est pas ce soir que je vous le dirai mais je vous donne quand même mon état d'esprit [rires] quand même. On aimerait bien avoir on aurait bien voulu puis on a envie de parler de fond politique mais moy d'esprit il est le suivant c'est que vous êtes né riche et vous avez la possibilité en réalité de vous loger parce que vous avez quelqu'un qui vous a permis d'hériter d'un logement peut-être même de deux logements et vous allez même réussir à capitaliser en faisant payer un loyer à quelqu'un qui n'a rien reçu en héritage.

Et donc ce qui se passe aujourd'hui, c'est que vous avez des générations et des générations qui s'empilent les unes par-dessus les autres. Et aujourd'hui, on est riche non pas de ces efforts, on est riche de ce que l'on a hérité. Et bien cette héritocratie a remplacé toute forme de méritocratie et c'est donc l'un des sujets qui me semble être majeur pour la prochaine élection présidente par du coup là juste est-ce que vous pouvez nous sortir une mesure forte que va porter le le parti socialiste là ?

Vous dites que je j'entends bien le processus dans lequel vous êtes lancé, mais vous vous pouvez pas nous dire ce soir une mesure forte, une croquette sociale que veut réaliser le le Parti socialiste ? Mais je enfin honnêtement, c'est pas que je suis c'est pas que je veille pas dire, mais c'est simplement c'est pas enfin c'est il y a un débat qui va avoir lieu dans nos murs. Je peux pas arriver là et faire comme si tout seul j'avais décidé de tout.

Donc je vous donne un état d'esprit, j'essaie de vous donner une orientation. Je pourrais vous dire que par exemple sur l'héritage, il y a des choses qui ne vont pas aujourd'hui et que la taxe enfin plutôt pardon par la texte le pacte du trail est une aberration quand vous avez des gens qui sont censés être à 45 % d'imposition et qui payent en réalité 4 et5 % parce que il bénéficient du pacte du tril sur la transmission d'actifs mais qu'on y introduit tout et n'importe quoi, compris le jet privé, l'hôtel particulier enfin j'en passou vous battre sur la question de l'héritage mais la question de l'héritage La question du logement, ça c'est deux questions mais un héritage universel peut-être proposé sur les droits nouveaux sur les droits nouveaux pour vous donner là aussi l'indication de ce que l'on veut faire. Il y a en fait aujourd'hui une question qui est une question qui est pendante que personne n'a réglé qui est la question des gens qui vont arriver à l'âge de la dépendance et donc il va falloir s'occuper de gens cette cette on parle de parfois de silver économie.

Et bien comment est-ce qu'on fait pour que ces gens-là ne soient pas victimes de prédateurs dans les épathes ? Comment est-ce qu'on fait pour le budget de l'hôpital pour qu'on ait des gens qui puissent être soignés correctement ? Comment est-ce qu'on fait pour que on ait toute une série de réformes qui permettent donc y compris aux anciens bah de vivre des jours heureux jusqu'à la fin ?

Olivier Fort, vous l'avez évoqué le programme du Nouveau Front populaire sur ce que les gens en avaient retenu. Il se trouve qu'il y a deux mesures qui n'ont pas été retenu qui étaient au départ été dans les discussion mais qui n'ont infiné pas été proposé aux français notamment parce que le Parti socialiste s est opposé. C'est une 6e semaine de congé payé et la nationalisation de Sanofi.

Pourquoi est-ce qu'à ce moment-là ça vous porte paraissait pas opportun 6e semaine de congé payé ? On se souvient que la 5e c'était François Mitteran. C'est donc aussi une conquête socialiste.

Pourquoi pas une 6e ? Pourquoi vous l'avez refusé ? Bah tout simplement parce que j'ai je pense qu'on n'est pas sur une île et que nous sommes ceux qui avons déjà fait les 35 heures, les 5 semaines de congé payé, la retraite à 62 ans et que donc à un moment il y a une question qui est liée aussi au temps travaillé dans une vie par les gens par comparaison avec ce que font tous nos voisins et nos concurrents à l'autre bout du monde et que si vous voulez que nous restions un moment avec un territoire qu'on réindustrialise et non pas un territoire qui progressivement se dévitalise, bah forcément, vous pouvez pas tout faire.

Voilà, c'est tout. C'est aussi simple que ça. Vous savez qu'il y a beaucoup de chômages aussi qu'on pourrait peut-être répartir le travail et baisser le temps de travail, mais que du coup, il y ait plus de personnes qui puissent avoir accès à un salaire d'abord et à un travail ensuite.

D'accord. Mais enfin euh j'essaie de raisonner euh comme quelqu'un qui rencontre toutes les semaines des industriels et des PME, des TPE, des patrons. Des patrons bien sûr.

Je rencontre quand on dit des industriels ou des PME, c'est c'est les dirigeants de ces mais pas seulement des salariés aussi. En fait, je rends compte je suis député, je dans une circonscription, je suis reprita d'un parti, donc je vois des gens très différents toute l'année et je leur parle et on peut pas mettre tout le monde dans le même sac. qu' y a des gens qui sont effectivement comme Bernard Ranite tout le temps et qui sont là au somum de enfin qui sont dans les hautes classements y compris mondiaux et vous avez la PME du coin c'est simplement peut-être de répenser l'organisation du travail quand on est un parti de gauche.

C'est quand même une question majeure de comment on peut organiser le travail effectivement au sein d'une entreprise mais aussi dans dans différents secteurs et et on sait bien que Bernard Arnaud n'est pas la même chose que un petit patron et tout ça mais il y a plein de questions comme ça qui pourraient aussi effectivement les questions des nationalisation question semaine de congé payé ou la 6e con semaine de congé payé c'est une réforme qui est uniforme. C'est pas simplement Bernard Arnaud euh c'est aussi en fait votre PME votre TPE peut-être qui est en concurrence avec l'autre bout du monde. Et donc vous dites en fait il y a un problème de tant travailler quand même enfin je le dis enf ce que vous devez aux socialistes et à ceux qui les ont accompagné je pense au parti communistes notamment mais enfin vous avez les 35 heur vous avez la retraite à 62 ans jusqu'à ce que Borne arrive et vous avez aussi 5 semaines de congé payé.

Dites-moi quel est le pays du monde où on a ça ? Oui mais si vous en trouvez un seul. Non mais un seul moi je peux vous opposer l'inverse Olivier Fort c'est aussi depuis depuis 30 ans.

Vous avez vu la fortune des milliardaires explosé je sais mais laissez-moi finir. Euh juste ça ça pose une question fondamentale. Vous dites que vous rencontrez des industriels que des grands patrons qu'il y a des il y en a justement qui font œuvre de blocage comme Bernard Arnaud et il se trouve que dans l'Humanité magazine celui que je vous ai montré tout à l'heure sur où va le PS on a j'ai interrogé l'un de vos plus proches au parti qui s'appelle Laurent Baumel.

Laurent Bomel qui incarne l'aile gauche ancien frondeur sous François Hollande et il disait que l'expérience montrait que les social que lorsque les socialistes gouvernent, ils ont du mal à résister à la pression des marchés financiers et que le PS au gouvernement déplace quasiment nécessairement mécaniquement le le curseur vers le social libéralisme. Mais est-ce que ça veut dire que aujourd'hui au vu de la pression de ces grands patrons, on est obligé de céder aux forces de l'argent en creux. J'ai l'impression que c'est ce que vous nous dites là.

Mais c'est pas du tout ce que je vous ai dit. Enfin franchement si c'est ce que vous tiré comme conclusion c'est queous je vais me réexpliquer. Je dis simplement que les réformes qui sont uniforme et qui touche de la même manière la TPE et la multinationale, c'est un problème.

Vous ne pouvez pas faire en fait vivre la même chose des entreprises qui n'ont absolument aucun rapport entre elles. Autrement, vous irez vous faire les piquets de grève euh pour aller expliquer aux salariés que en fait bah ils sont plus on a délocalisé pardon et puis là vous am espagnols de de Pedro Sanchez lorsqu'il augmente le SMIC en Espagne il augmente pour toutes les entreprises. Oui mais attendez enfin moi je veux bien je suis d'accord avec Pedro Sanchez je suis même son vice-président au sein international socialiste.

Mais à combien il était le SMIC par rapport au SMIC français ? Ah mais attendez, c'est parce que le SMIC en fait c'est le SMIC il peut le faire parce que il est dans une situation moi je suis pour monter le SMIC par ailleurs je suis pour le SM à 1600 € mais ça touchera toutes les entreprises. Ça touche toutes les entreprises c'est vrai.

Donc pourquoi ça marche sur le SMIC et pas sur les autres ? proposition les autres quoi je quand je quand vous enfin vous voulez faire le SMIC à 1600 et puis vous voulez faire aussi de congé payé et puis vousz c'est aussi à 60 et puis aussi annuité et demi enfin je vois bien que en fait on peut accumuler oui et on cherche la grande la grande proposition du parti socialiste qu'on a pas encore trouvé du coup je vous ai déjà dit il a déjà dit beaucoup je vous ai parlé de l'héritage je vous ai parlé du logement je vous ai parlé du grand âge. réquisitionne tous les logements et puis bon le l'héritage on le juste Olivier F moi j'avais envie de revenir avec vous parce que vous en avez parlé tout à l'heure lors du dernier congrès donc vous avez dit que la social-démocratie de la Préger n'était plus en capacité de répondre au défis du présent et qu' fait pas qu'il fallait passer à la sociale écologie.

Qu'est-ce que ça veut dire ça concrètement la sociale écologie que que vous préparez ? Qu'est-ce que quelle est la réflexion derrière ? Bah la réflexion c'est que nous vivons dans un monde qui est un monde fini et que on sait bien que chaque année euh le mois, le jour à partir duquel la planète a donné plus qu'elle ne pouvait se régénérer se rapproche dangereusement du mois de janvier.

Et donc nous avons besoin forcément de penser autrement et que l'écologie est une autre façon d'interroger le capitalisme parce que ce sont là des forces prédatrices qui sont prédatrices du travail humain mais aussi de la nature. Et donc ces combats là se confondent. Qui sont les gens qui sont les victimes en fait aujourd'hui de la malbouffe ?

Qui sont les gens qui vivent près des périphériques ? Quelles sont les régions qui sont les plus touchées par le réchauffement climatique ? Quels sont les échanges inégaux qui vont se réaliser du fait du réchauffement climatique ?

Tout ça indique que la même direction, ce sont les mêmes victimes à la fois sur le plan du travail et sur le plan du climat. Et donc nous avons là un une identité commune qui euh des adversaires communs et des gens à protéger commun aussi. Et donc il a pour moi une forme d'évidence au fait que l'écologie et le social sont indissociables et que désormais ces combl doivent être complètement lié.

Mais mais du coup est-ce que cette sociale écologie elle vous paraît possible dans un parti où des cadres comme Carole Delga par exemple continuent de défendre des projets comme la 69 ? Bah moi, j'ai dit que j'étais contre mais je suis dans un parti démocratique. Pardon mais enfin je ne Mais est-ce qu'il y a pas toute une aile droite de votre parti qui de toute façon va pas permettre que de mettre en place une sociale écologie comme comme vous le disiez.

Vous avez vous pensez qu'il y a l'adhésion de l'ensemble du parti qui va qui pousse dans le même sens que vous ? Bah, je pense qu'il y a une majorité qui pense qui pense comme moi. Autrement, je seraiis pas premier secrétaire depuis 8 ans.

Et de la même façon que il y a ces projets là qui ont été des projets, enfin ce projet là qui malheureusement se prolonge contre la vie de tous les experts pour gagner un cradeur par une autoroute qui de mon point de vue n'a absolument aucun sens à l'heure où nous vivons. Mais je vois aussi que on a abandonné alors parfois sous la pression et d'ailleurs ça c'est plutôt à mettre au crédit d'Emmanuel Macron mais on a abandonné Notre Dame d'Éland. On abandonné le projet dans le triangle de Goness près d'intens lutte.

Oui, bien sûr. Non, mais je ne dis pas le contraire. Je dis que c'est le c'est toujours le problème, c'est que tout le monde veut faire de l'écologie chez le voisin et que quand on a besoin de faire un contournement routier, quand on a besoin de faire une autoroute et cetera, quand on veut creuser un tunnel, bon, on pense toujours que on a raison de le faire mais que c'est l'autre qui va s'arrêter.

Ben évidemment, à un moment c'est compliqué mais c'est une exigence que nous devons opposer à nous-même. De la même façon que sur le social, c'est une exigence qu'on s'oppose aussi. Est-ce que vous facile de ne rien faire ?

Est-ce que vous diriez aujourd'hui parce que certains écologistes continuent de dire "Mais la gauche n'a pas fait la gauche traditionnelle n'a pas fait sa révolution antiproductiviste notamment le Parti socialiste. Est-ce que vous vous direz aujourd'hui que le Parti socialiste a abandonné le productivisme ? Je crois que je sais pas si tout le monde a abandonné toute forme de productivisme, mais je pense que pour l'essentiel, les militants sont convaincu effectivement que nous ne pouvons pas continuer.

Mais le productivisme, pardon, mais c'est quelque chose qui a été commun à toute la gauche pendant des décennies. Pourquoi ? parce que nous étions là à dire que il fallait d'abord créer une richesse et ensuite le débat avec la droite c'était un débat sur comment se répartit les fruits que répartissent les fruits de la croissance.

Aujourd'hui notre problème c'est que nous avons besoin d'une croissance qui soit qui soit pas destructrice et donc il faut la repenser. Elle doit être bien sûr plus verte. Vous parlez de croissance verte c'est dangereux.

C'est des éléments de langage justement du néolibéralisme de de cette idée de croissance veracrochez pas à des mots. Je dis simplement que aujourd'hui bien sûr que il faut une croissance décarbonée si vous voulez pas dire croissance verte on peut pas un sens quand même. Ça représente aussi beaucoup de choses dans l'imaginaire des gens.

Oui. Enfin bon moi je ce que je dis simplement c'est que plutôt que s'accrocher à des slogans, faut s'accrocher à des réalités et se poser des questions qui sont des questions simples. C'est comment est-ce qu'on fait pour aller le plus vite possible vers une économie décarbonée ? parce que c'est en fait là on n plus à 2 degrés, on est parti pour 4 degrés à la fin de la C'est pour ça économie n'est pas le même mot que croissant.

C'est c'est aussi une question. Mais mais justement dans Libération, vous dites que votre conviction est qu'un jour donc socialiste et écologiste devront se fondre dans une même formation politique. On a quelque chose à à vous montrer avec deux anciennes invités de de CRA.

Bah le capitaliste n'est pas un système stable. On a quand même fait un pas dans l'écologie qui est que on s'imagine plus tellement la possibilité d'une croissance verte. Il faut la fin du capitalisme si vous voulez.

Il faudra m'expliquer ce qu'on fait. C'est vous qui vous êtes plutôt tondelier ou Rousseau ? Olivier Fort de choisir mais enfin si vous voulez dans le même parti.

Ben je suis mais moi je suis pour que tout le monde soit là. Après, on a des sensibilités différentes. Comprenez que je ne suis pas adepte du caporalisme et que moi je souhaite qu'il y a des sensibilité différentes et dans une approche parfois dialectique, on avance parce que on arrive à se comprendre.

Il y a un débat aujourd'hui par exemple sur l'énergie. Il oppose de manière assez caricaturale le parti communiste aux écologistes. Est-ce qu'il faut supprimer les communistes ou supprimer les écologistes ?

Ben moi, je pense qu'il faut supprimer ni les uns ni les autres et que de toute façon, nous avons besoin dans un premier temps à l'évidence de passer par l'énergie nucléaire parce que nous avons une course contre la montre qui est engagée et que nous ne savons pas la gagner autrement que par une énergie de transition qui est le nucléaire. Donc bon, ça peut énerver, ça peut froisser. Peut-être qu'il y a des gens qui sont pas d'accord avec moi, bah il m'expliqueront comment ils le font.

Moi, je suis pas enfin je suis pas gourou. Donc euh en fait euh j'accepte y compris qu'on me contredise, j'accepte y compris qu'on fasse la démonstration qu'on peut faire autrement. Si on me montre qu'on peut faire autrement, j'y suis prêt.

Mais c'est c'était surtout par rapport à la sortie du capitalisme évidemment sur lequel s'oppose euh Marine Tondelier et puis Sandrine Rousseau. Vous vous êtes plutôt vous pensez qu'il faut sortir du capitalisme ? Euh là aussi qu'on me dise quel est le chemin en fait.

B vous êtes socialiste. Non, c'est un projet politique. C'est un projet politique.

Il s'oppose au capitalisme ou il s'oppose au capitalisme dans sa forme la plus brutale. Mais la réalité c'est que je ne suis pas je ne suis pas non plus soviétique s'il faut se dire les choses. Donc il y a pas d'entre deux.

Bah c'est enfin non mais euh moi je veux bien qu'on dise qu'on sort du capitalisme mais ça c'est des mots encore une fois. Ou le modèle coopératif qu'on l'entend continue de défendre socialist par exemple. Mais je défends le modèle coopératif, je défends le modèle mutualiste.

Est-ce que il est de nature aujourd'hui à remplacer complètement le reste de la par exemple du monde industriel ? Si vous me faites la démonstration que c'est possible demain d'y parvenir, je vous dis d'accord. Mais très concrètement, Arcelor Mital pardon, il y a une question qui se pose sur le le capitalisme mondialisé fait qu'Arcelor aujourd'hui va délocaliser en Pologne puis au Brésil euh enfin a priori à terme s'effondrier.

C'est que ça pose une question de souveraineté française sur sur l'acier notamment l'acier vert. Euh la question c'est se pose de nationaliser Arcelor Mital. J'ai voté la proposition de loi des insoumis.

Est-ce que vous iriez plus loin pour Il y a la question de l'étatisation de de tout un tas de champs de de l'économie ? François Mitteran en en 80, je pas vous faire le LU, vous le connaissez mieux que moi, c'est les les nationalisations de Thomson, des banques de GDF Suè, de Saint-Gobin et cetera. Est-ce qu'aujourd'hui le Parti socialiste plaide pour abaisser l'emprise du capital via des nationalisations ?

Euh, enfin, dans un monde idéal, on peut se poser la question "Mais en fait là, vous faites comment Moi je veux bien qu'on dise on va néoriser je sais pas je sais pas ce que vous voulez en fait des banques par exemple les banques si vous voulez d'accord mais propose certains à gauche he c'est pas non mais est-ce qu'on en a les moyens enfin moi je veux bien qu'on fasse des programmes où on se dise qu'on va se faire plaisir qu'on va dire que on va faire en sorte que demain tout soit parfait idéal et que c'est une question d'utopie aussi enfin c'est important d'avoir des objectifs et de Oui, des objectifs, c'est bien. Mais fais attention ce qui a rendu parfois les gens euh à juste raison ou pas, j'en sais rien, mais enfin très en colère, c'est d'avoir des gens qui leur promettaient des utopies et puis une fois confronté au réel se retrouver aussi face à des murs qui n'ont pas réussi à déplacer. avant le tournement de la rigueur, il y a eu des grandes il y a eu des grandes décisions.

François Mitteran en 80, il y a eu réduction du temps de travail, augmentation du salaire, nationalisation des banques. Donc c'est pas forcément des utopies. Oui mais enfin il y avait peut-être d'autres choix que le tournant de la rigueur.

Après ça c'est encore une autre discussion dans le sens où le parti socialiste a pu proposer des grandes mais là aussi vous proposiez quoi ? Parce qu'en fait, moi je veux bien qu'on fasse toujours comme si on était sur une île et que il y avait pas de de de concurrence européenne, mondiale. C'est pas qu'on doit se plier, c'est qu'on doit faire avec aussi un monde dans lequel on habite et qu'on n'est pas tout seul et que donc moi je veux bien que on raconte des histoires pour se faire plaisir entre nous et je suis prêt à les partager avec vous dans un monde idéal tout ce que vous me dites là.

Là, on est dans un monde mortifère quand même. C'est normal que les gens veillent se battre contre les personnes de gauche. Elles veulent plus de ce monde qui qui déjà détruit énormément.

Ben, on est dans un monde qui est un monde de prédateur. Il faut limiter et même arriver à annuler ces prédations. Mais est-ce queon est dans un monde mortifère ?

Je n'irai pas jusque là. Euh c'est un monde de prédateur, c'est quand même une vision aussi particulière de l'humanité avec des prédateurs. Mais je dirais pas que nous vivons dans un monde qui est un monde mortifère.

Euh on est dans l'un des pays où il fait le mieux vivre au monde. On a cette chance de vivre. On parle du monde quand même où il y a quand même guer des génocides.

Mais je veux bien mais on peut pas je sais bien que les Français ont le ont ont le moral des Pakistanais ou des ou des afghans en fait quand on regarde les sondages sur la vision qu'ils ont de leur propre pays. Mais ce que je dis c'est que bien sûr qu'il faut se battre et je serai le premier avec vous à me battre pour que on puisse lutter contre celles et ceux qui méprisent le travail humain, qui méprise la nature, qui méprise ce que nous avons construit ensemble qui a permis de faire cet état providence. Mais je ne veux pas non plus qu'on puisse dire que la France en fait c'est le Bangladesh parce que c'est pas vrai non plus et qu'il faut quand même queon fasse attention à ne pas se mettre dans une situation mais on finirait par croire que bah si quand vous dites c'est mortifère c'est pas Olivier Olivier Fort vous vous voyez comme nous la pente sur laquelle aujourd'hui on s'engage les inégalités qui explosent et et vous l'avez dit c'était la raison d'être du social du la social démocratie d'Argader qui était de redistribuer les fruits de la croissance donc de négocier avec le capital qui était prêt à redonner une partie de des gains de la croissance pour limiter l'explosion des inégalités.

Aujourd'hui, ce capital ne veut plus rien lâcher. Donc c'està dire que si on continue de de suivre cette pente, c'est qu'on aura de moins en moins de moyens parce qu' le l'emprise des plus riches prendra de plus en plus de place. Et donc là, vous proposez quoi ?

D'accompagner la pente ? Non, je propose comme vous là. Je viens de vous dire tout à l'heure que nous avions remis sur la scène la taxe Zucman précisément parce que nous consid le minimum syndical c'est ce que disait Zucman lui-même le dit c'est le minimum syndical oui mais enfin déjà le minimum ce serait pas mal parce que pour l'instant on en est loin et la crise de la dette que nous connaissons aujourd'hui c'est d'abord une crise des recettes c'est parce que il y a des cadeaux fiscaux qui ont été multipliés depuis presque 9 ans maintenant que nous sommes dans une situation où la dette s'est creusée d'année en année.

Donc de l'argent, il y en a. Et de l'argent, il y en a bien sûr. Et le rapport de Fabien Guayet au Sénatin sur les 211 milliards qui sont attribués chaque année aux entreprises sous forme de subvention ou sous forme de prêt ou sous forme d'exonération. et bien c'est un sujet et que ça ne pourra pas éternellement durer parce que à un moment il faut sauver un modèle social que nous avons construit ensemble et que je défends parce que c'est le modèle aussi qui permet de vivre comme nous vivons aussi ici.

Merci Olivier Fort pour cette dernière réponse. Euh on va Pas totalement pas totalement. Tu tu Oui.

Ah non non évidemment que non non non vous partez pas. C'est c'est uniquement dans la séquence. Euh c'est parce que ça va être l'heure d'accueillir le pire journaliste de la rédaction.

Mais c'est les en galipes. C'est donc l'heure de la carte de presque. Qu'est-ce que c'est que ça les salones ?

Et mes salons pardon messieurs. [rires] Euh ben moi ça va pas trop. Je sais pas si vous voyez, je me suis fait un petit orticoli dimanche.

J'ai fait des roulades arrière. Je suis très sensible au TP pas cap et bien fait. Tu avait cap pas de nous traiter de sal blesser comme ça.

Dans dans quel contexte tu fais des dans je sais pas si je veux savoir dans quel contexte tu fais vraiment de contexte hein. C'est jure si tu m'as dit tu es pas cap et voilà pour prouver que je suis capable je l'ai fait. C'est c'est con un mec he quand même exactement ce que c'est mon côté.

C'est vrai c'est un peu mon côté om 6. Ouais. Bref, euh il y a quand même un petit point positif dans l'histoire, c'est que j'arrive plus à tourner la tête à droite.

L'inverse du PS qui n'arrive plus à tourner la tête à gauche. [rires] Bon, allez, commençons. Black situationnelle.

Euh sinon, l'actualité, elle a été chargée ces derniers temps, mais je voulais quand même revenir sur la séquence du sénateur communiste Ououias atteint du syndrome de Gilbert, pas le mec de Taxi 4, la vraie maladie qui a vomi à la tribune du Sénat. Pour ceux qui se demandent "Non, je suis pas hémétophile." J'ai appris ce que ça voulait dire.

Les métaphilies, c'est quand tu es un fan ardu de vomi. C'est pas mon cas. À la différence de frontière et oui parce que c'est eux qui ont rendu la vidéo publque frontière.

Oui, vous savez le média part de droite avec Éric Tegner dans le rôle du journaliste Lécheur de pied sans carte de presse et Jordan Florentin dans celui d'Adolf Hitler. Ah ça dénonce ça dénonce. Pardon.

Ça c'est juste son nom sur son pass sanitaire sur leur site. On peut quand même lire on peut quand même lire attention les amis le média d'enquête de reportage de documentaires dans le réalité alternative Harry habitant c'est Simon Veille et Brigitte Macron c'est Gisel Lémiei. Non mais sérieusement où est-ce qu'il trouve toute cette énergie ? [rires] Pour la vidéo d'ouias faut quand même savoir une petite chose et non des moindres.

Toutes les rédactions l'avaient depuis le matin. Même moi je l'ai eu à 8h. Je l'ai montré à tout le monde.

Mais bref, moi je l'ai pas publié sur les réseaux et c'est eux les seuls qui l'ont publié en premier. Frontière définitivement premier sur le vomi. Puis en vrai se moquer d'un mec qui a une maladie horrible.

Horrible. En fait frontière c'est un peu le boulit du collège avec la casquette avec une casquette waffen SS. Et moi pendant ce temps-là, je m'autocensure parce que désolé mais ça fait 3 semaines que j'ai la référence exacte de la moumout à Jordan Florentin et je vous la donne pas.

Et ben aujourd'hui, j'ai décidé que j'allais la donner à tout le monde. Ah non, pardon, pardon. Ça c'était le avant.

La référence c'est NG création modèle Patrick 1300 €. 1300. C'est vraiment Jordan Florentin là ?

Ouais. Ouais. Bon, tu veux que tu veux la revoir ? [rires] Ouais, ça fait ça me fait plaisir.

Ben je le croise assez à l'assemblée mais je le reconnais pas là. C'est lui. Comme quoi, tous les gens de droite ont un Front national.

He, c'est quand [rires] même assez assez colossal. Bref, avec cette histoire, elles ont quand même réussi un exploit et non des moindres. Se [ __ ] tout le monde à dos.

On navait pas vu ça depuis bah depuis le pièce. [rires] Sinon, rien à voir mais je vous l'ai jamais dit, je suis pote avec Squeezie. Oui, c'est important d'avoir des macronistes dans son cercle d'amis.

Et euh bah, il m'a envoyé le prochain numéro de Qui est l'imposteur que je vous propose de regarder en avant-première. Magnetto Mike, je l'ai pas vu. Bonjour.

A lui, c'est sûr c'est l'imposteur. Tu es sûr ? Il est pas de gauche.

Comment tu t'appelles ? Olivier. J'ai déjà envie de voter contre toi.

Je le déteste. [rires] Bon ok, on va démarrer tout simple. Il est à combien le SMIC en France aujourd'hui ? 3600 les gars.

Il est en train de dire n'importe quoi. Non, c'est moins en vrai l'honnête c'est 1400. Allez Olivier, ça fait quoi un mec de gauche le matin ?

Bah déjà moi le matin je prends une petite douche après je lis libé et je comm un taxi. Attends attends attends Manu libé c'est gauche. Bah bof.

Ils veulent vraiment pas t'aider. Olivier réfléchis bien réfléchis bien. C'est quoi ta couleur préférée ?

Le bleu c'est sûr c'est lui. Moi c'est le rouge. Bon les mecs même si on sait tous que c'est lui on va quand même passer à l'activité quand même.

Barbuck Macron il propose un budget. Vous devez voter pour ou contre. À vos votes.

Tu t'es trompé ? C'est le pire qui est l'imposteur de l'histoire. [rires] La ref Olivier, j'ai la ref de l'imposteur.

Ouais. Ouais. Pas non.

De qui a l'imposteur ? De la vidéo de Squeezie. C'est un format qui fait régulièrement.

Ouais. Non, enfin mes enfants regardent Squeezie mais moi moins et donc je je dû voir une fois. Effectivement, ils ont plusieurs dans la pièce.

Et Exactement. Exactement. Bon, dernière étape de ma chronique.

J'espère qu'elle va pas durer longtemps parce que j'ai très mal au coup en vrai. Là, je suis sous codéine. C'est un supplice absolu.

C'est vraiment un effort que je fais pour être très honnête d'être pour être très honnête. J'étais en arrêt maladie lundi mardi et je viens uniquement parce que j'étais très content de faire ça face à toi. Olivier.

Adresse au syndicat quand même de l'entreprise. [rires] Je me remettrai en arrêt demain. C'est pas une blague.

C'est pas une blague. Alors le jeu ça ira ça ira pas. Est-ce que tu connais ?

Je te montre des photos. En gros, c'est assez simple. Même Philippe Brin a réussi [rires] tu t'es pas trompé ?

Tu l'as appelé Philippe cette fois ? J'avais peur. [rires] Bon bref, le ça ira ça ira ça ira pas.

Je te montre des photos, tu me dis ça ira si ça va et si ça va pas tu me dis ça ira pas et tu me fais une ou deux phrases d'explication. Gluxman 2027 ça ira ou ça ira pas ? Ça a été.

Ça ira [rires] 2027 arrêé. Oui. OK.

D'accord. OK. Non, c'est enfin j'espère que il acceptera de rentrer dans une primaire de toute la gauche à laquelle il se plia parce que je n'imagine pas que nous prenions ensemble le risque d'avoir quatre ou cinq candidats gauche au premier tour de l'élection présidentielle, ce qui conduirait quasi inévitablement à ce que ce soit un homme de droite face à l'extrême droite.

Et on l'a déjà vécu deux fois consécutives, trois fois depuis 2002. Je crois que ça suffit. Tu préchotes mes trucs là.

J'avais le PS quand PS pour 2027. Bon effectivement, tu as pas répondu [rires] et euh primaire tu as répondu aussi. Ah bah alors, j'ai répondu à toutes tes questions avant même.

Non, attends, c'est pas fini. Bon, vas-y. Un budget avant le 31 décembre, ça ira ou ça ira pas ?

Non, je crois que ça ira pas. Tu penses ? Je suis même certain, je vois pas comment à l'heure où on se parle, on pourrait trouver la base d'un compromis sur lequel on pourrait s'abstenir avant le 31 décembre.

Je vois pas. C'est pas fini. La mairie de Paris, la gauche à la mairie de Paris, ça ira ou ça ira pas ?

Bah Emmanuel Grégoris, c'est un très bon candidat et en plus il est avec les communistes et les écologistes. Donc tout ça, je vois Yann, je vois David euh tout ça me paraît pas mal du tout. Je crois que ça veut dire ça ira.

Ça ira. [rires] Euh Olivier Fort, premier ministre d'Emmanuel Macron, ça ira ou ça ira pas ? Ça n'ira pas.

Ça aurait pu être premier ministre, moi ou un autre à gauche, je l'aurais souhaité. J'aurais souhaité que ce soit la gauche qui est la copie initiale et qu'on vienne la discuter devant le parlement. Maintenant, je crois que chacun a compris que Emmanuel Macron a fait un choix définitif.

C'est jamais la gauche. Enfiré. Euh, [rires] une semaine de vacances avec Nicolas Mayer au signal, ça ira ou ça ira pas ?

Ça ira. Vous partirez où par exemple ? Au Havre, c'est pas [rires] le socialiste, c'est vendre du rêve quand même.

Bah, onira pas très loin parce qu'on pas c'est pas on n'est pas forcément les meilleurs amis mais en fait je considère que c'est un socialiste qui défend ses idées et encore une fois je le dis moi je suis pas caporal chef et donc j'admets parfaitement d'avoir une opposition interne et donc on discutera sur la plage. D'accord. OK. pour les vacances mais pas pour la chambre commune.

Voilà, exactement. Et sur la plage du Havre donc sur la plage du Havre, c'est pour aller faire la campagne de Jean-Pierre Lecoque. Jean-Paul Jean-Paul Jean-Paul, pardon.

Ouais. Bon les amis, ce fut un plaisir. On se retrouve l'année prochain plaisir partager.

Des bisous et attention. Ouais. Fais attention et pas trop de plus de galipte, pas trop d'escalade. [rires] Euh Olivier Fort, on voulait aussi vous vous questionner évidemment sur les municipals justement et les les présidentiels.

On en parlait avec la situation à Paris puisque donc dans 3 mois, mi-mars se tiendront les élections municipales. Les socialistes jouent très gros puisque vous êtes à la tête aujourd'hui de plus de 45 communes de de plus de 30000 habitants. Vous êtes la première force à gauche sur les municipales.

Quels sont les objectifs du du Parti socialiste sur ces élections là ? À quel point est-ce que vous croyez que vous pouvez gagner de de nouvelles villes ? Je crois qu'il y a des villes qui sont atteignables et qui sont aujourd'hui dirigées par la droite, mal dirigé par la droite.

Et donc bah j'en prends une. Je veux pas donner trop de nom de ville parce que je veux pas non plus alerter sur les cibles. Vous voulez pas trop nous lâcher ce soir ?

Pas de pas de ville. C'est pas à vous que je veux pas lâcher, c'est que je je sais que vous êtes très regardé désormais et donc je ne veux pas non plus aider la droite à se préparer aux endroits où nous considérons qu'il y a des cibles possibles. J'en prends une parce qu'elle est tellement évidente parce que il y a eu ce scandale des vidéos volées manipulé à Saint-Étienne et où là évidemment après cet épisode tragique pour d'ailleurs un adjoint qui était un adjoint du maire désormais démissionné et bien il faut que ça change.

Donc vous pensez qu'il y a des possibilités de conquête et de sur la conservation des villes socialistes, ça va être aussi un enjeu assez majeur ? Des villes communistes, des villes socialistes, des villes écologistes ? Oui, bien sûr, parce que c'est un enjeu tout simplement parce que quand enfin c'est pas du patriotisme que de le dire mais la vie est meilleure dans des villes de gauche.

Moi, j'ai j'ai grandi dans une ville communiste qui s'appelle Sar dans le Loiret et bah on avait accès à tas de choses en fait au loisirs pour tous. Euh et on a pu avoir des équipements municipaux dans une ville qui était une ville qui est toujours d'ailleurs une ville essentiellement de chemin et qui s'est beaucoup développé, qui a permis aussi beaucoup de créer beaucoup de logements social et donc qui a donné sa chance à toute une série de gens. Et donc pour moi les villes de gauche effectivement ça a un sens mais elles sont moins patrimoniales peut-être mais elles s'occupent de tous.

Il y a il y a quand même une donnée qui a changé par rapport à la dernière élection en 2020, c'est qu'aujourd'hui les la gauche partira à priori dans la plupart des cas sur des listes divisées. En tout cas, peut-être un rassemblement euh variable entre les écologistes, les communistes et les socialistes. Les insoumis vont présenter des listes à peu près partout parce que le Parti socialiste ne veut pas d'accord avec la France insoumise et comment en cas de score de plus de 10 % de la France insoumise au premier tour qui leur permettrait de se qualifier au deè tour, comment est-ce que vous continuez à garder des villes et vous en conquérissez de nouveau ou là conquérissez vous en avez de nouveau conquér vous en gagnez comment vous en gagnez de nouvelles ça paraît contradictoire quand même.

Bon, d'abord euh c'est pas il y a des listes communes quasiment partout, communistes, socialistes, écologistes se sont entendus dans l'immense majorité des cas et euh il y a des exceptions, hélas, mais euh pour la plupart des villes que nous détenons, il y a un accord assez général et même pour les villes où nous sommes en conquête, c'est aussi la plupart du temps le cas, je pense puisque j'ai pris un exemple, c'est un socialiste qui va être en tête de liste à Saint-Étienne, à Mulous. C'est un écologiste. J'étais l'autre jour pour un premiers déplacement de campagne municipale.

J'ai été soutenir parce que je considère que les villes écologistes, c'est bien mieux que les villes tenues par la droite. Mais sans la France insoumise qui va faire des scores assez importants. Bah c'est important, j'en sais rien.

Je pas enfin je suis pas moi qui vote à la place de tout le monde. Donc on verra ce que ça donnera. Pardon.

Vous faites enfin vous faites quoi par exemple ? Question qui se pose très concrètement si on prend la capitale Paris. On en on en parlait aujourd'hui et donc il y a priori une liste de rassemblement derrière le socialiste Emmanuel Grégoire avec les écologistes et les communistes.

Une liste qui sera portée par Sopia Chikirou et en face il y a la droite qui va potentiellement s'allie à l'extrême droite au deuxème tour. C'est s'il y a deux listes qui se maintiennent à gauche, c'est la défaite quasiment assurée et c'est le on peut c'est la même chose à Marseille. Vous voyez bien le rapprochement entre Martine Vassal de droite et Franck Alisio le RN.

Ça ça se pose dans énormément de villes. Donc aujourd'hui vous nous dites quoi ? Il y aura une consigne nationale.

Vous vous considérez vous continuez à dire surtout pas LFI. Euh mais moi j'ai jamais dit surtout pas LFI. J'ai dit qu'il n'y aura pas d'accord national avec Lfi.

Maintenant j'espère que face à l'extrême droite bah la gauche se rassemblera comme elle l'a toujours fait mais pas la droite. Donc là vous pourriez vous repartir avec vous pourriez retravailler à nouveau avec Lfi parce que on sait qu'on joue en 2024 il y avait ce moment justement de l'extrême droite peut arriver au pouvoir c'est un moment de danger mais le l'extrême droite est toujours aussi dangereuse peut-être maintenant. Donc mais dans les villes enfin je n'imagine pas qu'on puisse céder Marseille à l'extrême droite et s'il y a une menace directe, ce sera effectivement à Sébastien de Logu de dire ce qu'il veut faire.

Moi ce que je vois pour l'instant c'est que Sopia Chikou quand elle parle elle parle d'alternance avec les socialistes, les écologistes et les communistes. Et elle dit quoi ? Elle dit il faut battre les socialistes à Paris.

Bah, c'est un objectif qui me paraît être assez dérisoire par rapport à l'enjeu. Et donc, mais les socialistes présentent aussi des villes des listes dans des villes de détenu par la gauche. Euh, on prend ici, on est en scène Saint-Denis, on prend la Cour neuve, Noisil sec ou c'est des mairies communistes et les socialistes présentent des listes.

Enfin, si vous voyez dont l'objectif c'est forcément de de conquérir cette mairie. On présente pas des listes comme ça. Non mais moi je suis pas enfin je suis pas un connaisseur de la carte électorale de toute la France et de toutes les communes et cetera.

Ce que je dis c'est que euh il y a aujourd'hui des gens qui se sont fixés comme objectif de faire perdre la gauche et d'autres qui ont choisi de faire parfois au premier tour bah une espèce de primaire de la gauche dans des villes qui ne sont pas menacées par la droite et l'extrême droite et dans les dans lesquelles il considèrent que il peut y avoir un premier tour avant de se retrouver au second. Mais vous ne voulez pas d'accord avec eux ? Vous voulez qu'il fasse quoi ?

Qu'il présentent pas de liste. Mais je n mais j'ai j'ai parlé de ça moi. J'ai dit ça.

Vous dites qu'il ne fait qu'il en gros euh qu'il veulent faire perdre la gauche. Bah évid quand on se présente aux élections c'est pour gagner puisque vous ne voulez pas d'eux. Non mais quand on objectif de quand on le dit je prends Sopia Chigirou qui dans le Parisien dit mon objectif c'est de faire perdre les socialistes.

Je dis que l'objectif est curieux. Elle aurait pu dire, "Je vais m'opposer de toutes mes forces à ce que Rachid Adati emploi la capitale." Elle aurait pu dire "Jamais je ne serai en soutien de ceux qui avec elle pourraient euh avec monsieur Bournael chercher à faire tomber une mairie qui est dirigée par, je le répète, socialiste, écologiste, communiste et euh de mon point de vue une ville qui a montré aussi sur nombre de sujets qu'elle était en avance par rapport à beaucoup d'autres métropoles et pas seulement en France, même y compris dans le monde sur la question environnementale par exemple et sur la question du logement et Tout ça ça me paraît de l'ordre de l'évidence.

Donc Emmanuel Grégoire, contrairement aux écolos et aux communistes, dit ni au et les filles ni au premier ni au second. Donc enfin je il y a une contradiction fondamentale. Ça ça va risque de coûter la la Paris à la gauche.

Écoutez, on verra les résultats du premier tour et on en reparle. Olivier Fort, moi j'ai envie de vous demander parce que j'entends bien ce que vous dites par rapport au propos de Sopia Chikirou, mais on a quand même vu ces derniers mois toute et particulièrement de la part de la Macronie, ce pointage du doigt sur la LFI, notamment les accusations d'antisémitisme et cetera et et plein d'autres. Il y a une vraie volonté de diaboliser et d'isoler la LFI au sein de la gauche au-delà de ce que vous pouvez de de l'analyse qu'on peut faire de de la la posture parfois de Jean-Luc Bélenchon et cetera.

Est-ce que de participer à la diabolisation de la LFI, c'est pas affaiblir l'ensemble de la gauche ? Mais je ne participe jamais à la diabolisation de la France insoumise. Je suis pas d'accord avec eux.

Mais vous tout à l'heure, vous avez dit que Jean-Luc Mélenchon était pas démocrate. Ben, j'ai dit c'est pas un démocrate dans son propre parti. C'est une c'est un constat en fait.

C'est et quand il s'est retrouvé en situation d'être celui qui était l'ensemblié de la gauche, il s'est pas comporté comme quelqu'un qui avait la volonté de préserver la diversité. Il a tout fait pour au contraire chercher à cornaquer les uns et les autres et à dire vous passerez tous sous la toise et si vous passez pas sous la toise, je vous démolirai. Y compris jusqu'au point de se séparer de ceux qui avaient été ses principaux soutiens.

Alexis Corbière, Clémentin Autin, François Ruffin. Euh vous voulez encore du programme du Nouveau Front Populaire que vous avez signé ? Mais oui, il y a je pense que le problème du Front populaire à bien des égards, il est un programme qui doit bien sûr être toujours réactualisé parce que euh entre le moment où euh on euh où on l'adopte et puis après la vie continue.

Donc il y a des choses qui étaient euh peut-être pas vu à ce moment-là qu'il faut voir maintenant. C'était il y a pas si longtemps. Vous avez été voté sur des promesses qui du coup évidemment bah maintenant de se détacher de ce programme, c'est vrai que comme on disait tout à l'heure, la toute première phase du programme était d'être vraiment en rupture avec la politique d'Emmanuel Macron.

Oui, je on a s'est battu pour ça mais moi je enfin je sais pas mais c'est pour ça qu'aujourd'hui il y a Non mais est-ce que vous êtes une démocrate ou pas ? Oui oui ou oui oui oui oui un peu beaucoup passionné en fait moi je suis passionnément démocrate et donc j'ai une question simple à vous poser c'est est-ce que quand vous avez un parlement qui est qui est élu avec une participation qui n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, est-ce que vous pouvez dire c'est tout mon programme rien que mon programme et le reste fuck moi je me dis et c'est pas possible parce que à un moment vous êtes confronté tout simplement un parlement qui n'est pas uniquement adepte de ce que vous proposez et donc moi je ne suis pas en train de dire que je renonce à ce que je porte simplement est-ce que c'est une façon peut-être de aussi mais arrêtez que le soutien des macronistes c'est un petit peu dérisoire je ne soutiens pas les macronistes et vous ne soutenez pas le Front National donc arrêtons de nous lancer des histoires de cette nature à la figure parce que ça c'est justement une façon de vous dis vous dites faut pas diaboliser la LF mais ne diabolisez pas le parti socialiste non plus ne faites pas comme si nous étions aujourd'hui dans une situation où nous irons dans très critiqué à gauche aussi. Mais je suis très critiqué à droite à gauche.

Je vois que Bruno Rotaillot, Laurent Voquetier, Jordan Bardella me tape dessus toute la journée en disant que je serai désormais celui qui dit que ça conduite au premier ministre. Après que les personnes de l'extrême droite voilà soient contre vous, c'est encore heureux. On a envie de dire.

Bon ben alors si à droite et à gauche on me tape dessus, c'est que quelque part j'essayé de faire quelque chose. Vous voulez récupérer le niid droite ni gauche ? Mais est-ce que j'ai dit ça ?

Je vous pose des questions, c'est tout. Oui. Non mais moi je vous pose des questions très simples auxquelles vous ne vous ne répondez pas.

Comment vous faites dans un parlement où il n'y a pas de majorité absolue pour malgré tout faire des commettre des avancées ? Est-ce que vous dites "Moi, tant que c'est pas tout ce que je veux alors que je suis pas majoritaire, ben je considère que rien ne va." OK ?

Mais vous faites comment pour que ça avance ? Moi j'aimerais bien que vous me disiez voilà moi je suis minoritaire mais je sais comment ça avance. Non, mais quand on est minoritaire, hm quand on a 69 députés et qu'on arrive à faire ce que nous avons fait sur le PLFSS, vous devriez être en train de nous dire ben merci parce que vous avez avec 69 députés, seulement vous avez réussi à faire quelque chose et c'est pas Bah si pardon.

Mais enfin, vous avez fait quoi vous pendant ce temps-là ? B alors c'est pas mon métier moi. Oui, d'accord.

Mais enfin, qu'est-ce qu'on fait ceux qui disent simplement non ? Bah non, ça donne quoi ? Non.

Olivier Fard, on vous pose aussi cette question pour bien comprendre parce que en juin vous avez gagné le congrès sur une ligne d'ouverture à gauche face aux antifist donc justement Rossignol Gedge et puis Boamran. Est-ce que vous avez pas fini par adopter leur ligne ? C'est ça qu'on vous demande.

Je crois pas. Je crois pas que ce soit ma ligne. Je crois pas que enfin si vous les écoutez, ils sont pas en train de dire que ils sont formidablement heureux de ce que je fais.

Eux, ils disent, enfin, pour discuter régulièrement avec eux, ils disent que vous venez sur leur ligne. Ah mais euh que ils cherchent à trouver matière à explication et cetera. Il y a pas de Je j'imagine bien que ils sont suffisamment habiles pour essayer de retomber sur leurs pattes.

Mais la réalité, c'est que en fait, j'ai toujours fait ce que ma conscience me dictait. Et dans le moment dans lequel nous sommes, ma conscience, elle me dicte de faire le maximum de ce que je peux alors même que je ne suis pas majoritaire et que je moi, je veux bien que vous me racontiez que ce serait génial de dire non à tout, mais si on dire non à tout et qu'on bloque tout, qu'est-ce que vous croyez qu'il va se passer ? Est-ce que vous pensez vraiment que en fait on va d'un seul coup avoir enfin moi je sais ce qui se passe.

Si on bloque tout, il y aura une demande d'ordre qui s'exprimera immédiatement dans le pays et ce sera pas nous qui serons ceux qui le représenteront le mieux. on entend bien le le l'argument de la responsabilité parce que c'est celui que vous vous dites tout le temps au Parti socialiste. Mais mais nous là on vous pose la question de de l'opposition et de la confrontation des idées.

On ne peut pas en permanence dire bah oui mais là il faut qu'on lâche parce que parce qu'on sinon on va pas gagner sur le fond. Il faut bien le tenir en fait voyez le le fond. On tient autant qu'il est possible le rapport de force et non seulement au parlement mais dans l'opinion, dans les débats qu'on mène et cetera.

Mais à un moment quand vous n'avez pas de majorité, vous faites comment ? Moi, je veux bien en fait, j'aurais tellement envie de vous faire plaisir. J'aurais tellement envie de vous dire "Bah écoutez euh moi Macron, j'en ai marre aussi, je suis comme vous, ça suffit." cherche à comprendre pourquoi justement vient de dire aujourd'hui il fait une interview, il dit je serai à la place de Macron, je partirai.

Très bien. Mais quand Fillion le dit, il dit pas pour que France que Emmanuel Macron soit remplacé par quelqu'un qui viendrait du NFP. Non non, il dit pour une droite dure et une droite dont il pense que elle n'a plus à construire le Front républicain face à l'extrême droite.

Voilà ce qu'il dit. Mais quoi pourquoi vous pensez que la la présidentielle dans un an et demi serait plus gagnable qu'une présidentielle aujourd'hui ? C'est je je dis je que je je dis pas que je je l'appelle de mes vœux hein.

Mais pourquoi la situation d'aujourd'hui serait différente dans un an et demi ? Mais moi je ne sais pas si dans un an et demi nous aurons réussi à mettre sur piste un candidat ou une candidate qui soit de nature à gagner l'élection présidentielle. Je n'en sais strictement rien.

Ce que je sais, c'est que dans 35 jours, vraisemblablement, il est pas de gauche. Je peux me tromper. Peut-être qu'il y a des miracles.

Peut-être que ici, on croit au miracles. Mais quand je vois les sondages, en 48 he on a bien gagné la les dernières législatives en 48 he voyez, en peu de temps. Non, on n pas gagné les législatives.

On a évité le pire. On est arrivé en tête. Ça c'est vrai.

Mais le premier tour qui est en tête, c'est l'extrême droite. C'est l'extrême droite. Et quand vous avez l'extrême droite, qu'est-ce qui fait monter l'extrême droite aussi ?

Je finis juste un mot mais l'extrême droite au premier tour qui est devant et à une époque où tout le monde dit il faut le front républicain. Aujourd'hui vous avez l'extrême droite qui est devant et vous avez en plus la droite qui dit on fait plus le front républicain. Et vous pensez que c'est maintenant qu'il faut se lancer à CR perdu en disant oui oui vite vite vite vite.

Qui donc moi je voudrais tellement être là avec vous en cœur à dire on y va on est reparti on se lance et puis demain on sera tous au gouvernement. Génial. Mais est-ce que vous pensez que je suis heureux de voir Sébastien Lecnu à Matignon, Améline Moncharlin au budget, euh Nunise à l'intérieur, Darmanin à la justice ?

Non, je ne suis pas heureux de savoir que c'est eux qui gouvernent, mais simplement je suis suffisamment lucide et j'ai suffisamment de lucidité pour ne pas avoir envie de tromper mes concitoyens. Si j'arrive devant eux en leur disant "Écoutez les amis, on se retrouve les manches et vous verrez dans 15 jours." Vous avez fait une promesse avec le nouveau Front populaire ?

Une dernière question toute dernière question parceelle vous avez parlé de primaire tout à l'heure PA vous a montré sa petite photo. Donc le Parti socialiste s'est engagé dans ce qu'on appelle le processus de bagueux notamment avec les écologies génération debout l'après dans cette primaire. Pour l'instant ni Fabien Rousell ni Raphaël Gluxman ne veulent y venir.

La moitié de votre parti plus ou moins n'en veut pas vraiment. Comment est-ce que vous pourriez convaincre les Français d'adhérer à cette primaire quand vous, mais quand je dis vous, c'est l'ensemble des parti que j'ai cité, n'arrive pas à convaincre de potentiels partenaires ? Ben, j'espère que nous serons nombreux à convaincre Lical Citran parce que enfin au bout de combien de fois on comprend ?

La première fois, on peut se dire "Bon, on avait pas vu, on avait pas compris." Ça c'était le 21 avril 2002. On a connu la même chose en 2017 puis encore en 2022 et on voudrait recommencer en 2027 et dire plus on a mieux on sera.

Et bien c'est exactement le reste qui va se produire. Et si vous avez aucun candidat de gauche au deuxème tour de l'élection présidentielle pour la troisème fois consécutive, c'est plus l'exception, c'est la règle. Et si vous voulez que on soit dans un pays, il y en a d'autres hein, on pourrait citer par exemple Israël où la gauche a quasiment disparu de l'hémicycle.

Au Chili, par exemple, ils ont fait l'union et il y avait qu'une candidate et malheureusement ça n'a pas suffi face à l'extérieur. Bah, je ne dis pas que c'est la solution qui permet de gagner à tout coup. C'est vrai, mais c'est pas une condition absolue, mais c'est une condition minimale.

C'estàd que quand vous avez des gens qui s'opposent, c'est mathématique. Je regarde le sondage d'hier, je vois que on a, je sais plus exactement les chiffres, mais enfin vous avoir pour l'instant 17 Édouard Philippe, vous avez 12 Gluxman, 11 Mélenchon, 5 Dolier et 3 Rousell si mes souvenirs sont bons. Bon ben pardon mais enfin ça fait trop de candidats et ça veut dire qu'il y en a aucun deuxième tour alors que le seuil de qualification il a 17 mais c'est nul.

Donc en fait j'aimerais simplement que tout le monde se dise bon ben qu'est-ce qui vaut mieux ? Il y a un risque effectivement à faire une primaire. Moi si vous me posez la question aussi une campagne sur les thèmes de la droite et de l'extrême droite en grande majorité s'il y a qu'une seule personne qui représente la gauche.

Pourquoi ? Bah parce qu'il y aura beaucoup plus de de candidats de de droite et d'extrême droite et donc du coup moins de possibilités de d'exposer des idées de gauche. Ça peut jouer aussi pendant la campagne.

Enfin euh d'accord. Mais enfin j'espère que dès lors qu'on a un candidat commun, on y va tous, on se retrousse les manches et on est sur toutes les scènes de France. Pas sur les plateaux de télévision pendant les débats les choses et sur les plateaux de télévision aussi.

On fera ce qu'il faudra, mais le temps de parole, il sera distribué entre la gauche et la droite. On va pas dire que c'est simplement au nombre de candidats. Et si la droite se fracture et si qu'ils ont 15 candidats et qu'on en a que deux, bah finalement c'est pas si mal et on sera beaucoup mieux que si on a nous 15 candidats et eux deux parce que là en l'occurrence on est sur du résultat aussi.

Donc moi ce que j'espère et on verra si j'y arrive. Je ne sais pas si je vais y arriver. Peut-être que dans mon propre parti les gens me tiront à la fin et diront non hors de question.

Et moi ce que je leur dis c'est vous voulez quoi en fait ? Ça vous a pas suffi en fait d'être humilié à trois reprises. Moi j'en ai marre en fait.

Je fais pas de la politique. Je suis suffisamment vieux pour avoir été déjà dans l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002. J'étais très jeune à l'époque mais je m'occupais de sa campagne numérique et j'ai vu cet homme que je respectais infiniment qui pour moi n'avait même pas d'âge et je l'ai vu ce soir-là se tenir contre un mur parce que il était cha debout parce que il était celui qui devait aller au second tour de l'élection présidentielle.

Il lui a manqué quoi ? bulletins de vote par bureau pour être au deuxème tour et parce qu'il y avait Christian Tobira, Jean-Pierre Chevenement, Robert, Noël, ma mère, nous avons divisé, je leur en veux pas mais je dis simplement que à force de penser la vieille théorie qui était de dire il faut un rateau au premier tour et plus là-dedans plus on ramasse. La réalité c'est que plus il y a dedans, moins c'est les autres qui ramassent.

Et donc moi je ne veux pas revivre ça une fois supplémentaire. Je ne fais pas de la politique pour être simplement le témoin des horreurs que les autres vont produire en nos lieux et place parce qu'ils seront à Matillon. Et cette fois-ci, c'est plus simplement, c'est déjà grave d'avoir subi 10 ans de macronisme, mais je ne veux pas subir 5 ans de macronisme parce que 55 ans de 5 ans de de le pénisme ou d'extrême droite parce que ça aura des effets non seulement sur notre propre territoire mais ça en aura dans toute l'Europe.

Vous imaginez, vous avez déjà en fait les États-Unis, vous avez l'Argentine, vous avez maintenant le Chili et puis vous avez l'Italie et puis vous avez la Hongrie, mais la réalité c'est que vous avez toute une série de pays qui ont déjà basculé sur l'élection présidentielle dans des régimes qui heureusement où le président ne compte pas pour grand-chose. Mais quand vous voyez que même en Allemagne avec le surmoi qu'ils peuvent avoir sur cette question là où la FD est déjà à égalité avec les CDU à 25 % quand vous voyez ce qui se passe dans des pays du sud, l'Espagne, le Portugal, Vox et cetera, enfin bon bref, on voit bien que la menace, elle est partout en Europe et donc nous ne pouvons pas, nous le pays des droits humains, basculer à l'extrême droite et c'est le combat d'une vie et c'est le combat de la mienne en tout cas et c'est le combat de toute la gauche et donc j'espère bien qu'on se retrouvera là-dessus. Merci.

Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir répondu à notre invitation et d'être venu répondre à toutes nos questions. Je vous invite désormais la semaine prochaine si vous voulez. Bonne finne finission.

Alors, c'est une émission mensuelle, hein. Donc bon, si vous revenez à la semaine prochaine, on se voilà. Mais pas de problème, on entend et y compris, merci pour le ton.

Merci pour euh y compris les questions qui sont pas là pour être aimable mais j'espère que j'ai répondu avec la sincérité qu'à la mienne à ce que vous pouvez penser, mais euh parfois on peut aussi diverger. Ça m'empêchera pas de se retrouver.