Arlette Chabot - "Dénonciation de l'accord franco-algérien : c'est une victoire pour Marine Le Pen"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Harlet Chabot. Bonjour. Ce matin, on en parle et c'est le cœur de cette actualité.
On vient d'en parler avec l'ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Drianconcour. C'est la première fois hier qu'un texte déposé par le Rassemblement national a été adopté par les députés. Et ce n'est pas n'importe quel texte précisément parce qu'il touche un sujet très sensible que sont les relations entre la France et l'Algérie et le Rassemblement national demande que Paris dénonce enfin ce traité de 1968 qui définit les relations avec G.
Bref, c'est une victoire pour Marine Le Pen importante. Oui, assurément hein. C'est une victoire même qui a surpris Marine Le Pen.
Pourquoi ? Parce que le Rassemblement national a toujours essayé de faire preuve d'habilité, c'est-à-dire de présenter des textes qui puissent tantôt séduire la gauche, c'est vrai, dans le domaine économique et social, ou tante. En ce qui concerne évidemment la sécurité et l'immigration, ça n'a jamais marché jusque-là.
Encore une fois, aucun texte présenté. par le Rassemblement national quel que soit n'a été voté par les députés. Alors là et là ça a marché précisément parce que d'autres voix se sont lié à eux.
Voilà. Alors ça ça a changé. Marine Le Pen effectivement a eu l'habilité de présenter ce texte et vous en parliez à l'instant à quelques jours de l'anniversaire malheureux de l'arrestation de Boem Sonsal en Algérie et finalement et bien effectivement il a trouvé un écho.
C'est assez logique. Pourquoi ? Et bien parce que quand même les LR ne pouvaient pas ne pas voter ce texte parce que c'était le combat de Bruno Retaillot lorsqu'il était à Bovau.
C'était justement obtenir la mise en cause de ces accords de 1968. Donc les LR en tout cas ceux qui étaient présents ont soutenu effectivement ce texte bien évidemment et le voqué défendant que quand il y avait un texte qui allait dans ses intérêts, il le votait peu importe qui en était à l'origine. Voilà, c'est pas toujours le cas mais là en tout cas il l'a dit mais c'est difficile d'aller contre une volonté exprimée par le président du parti.
Du côté d'horizon bah là aussi les députés présents ont voté. Pourquoi ? parce que Édouard Philippe a été le premier en juin 2023 à s'interroger sur la nécessité ou non de dénoncer ces accords de 1968.
Alors de l'express à l'époque. Voilà. Exactement.
Ça avait beaucoup étonné à l'époque. Ça paraissait audacieux. En revanche et ben il y a eu un vote contre de députés du groupe central Renaissance, les amis de Gabriel Atal qui pourtant lui-même au mois de janvier de cette année avait rejoint la position qui était de dénoncer ses accords de 68.
Il était même pas là Gabriel Talme pour expliquer qu'en aucun cas de son côté on ne voterait un texte du rassemblement national. Et c'est ça qui est un peu sidérant sur ce vote. C'est-à-dire que on a un bloc central qui est embêté et on a une gauche qui est en colère, qui en revient pas, qui est gênée.
Ga la gauche, l'éclair évidemment, elle est contre toute tout vote en faveur d'un texte présenté par le Rassemblement national et la droite était prise et embarquée dans ces contradictions évidemment. Alors, c'est un moment, certains disent historique, mais c'est un mot qui est quand même un peu galvodé. Mais c'est vrai qu'il fait du moins passer euh quelque chose, c'est effectivement inédit, un pas de plus ou une marge de plus dans la dédiabolisation évidemment du Rassemblement national et à droite, on s'interroge encore un peu plus sur la possibilité de cette fameuse union des droites.
Si elle n'est pas réalisée au sommet, elle pourrait être réalisée à la base par les électeurs. Et ben voilà, ça c'est dit. Merci beaucoup Harlette Chabo pour cette drôle d'époque.
En effet, avec un début d'union des droites et ce sera également peut-être l'occasion d'en parler avec mon invité politique à 8h15, c'est Pierre Y Bournael, conseiller Horizon de Paris et accessoirement candidat au municipal 2026 du côté de la capitale et il va essayer en effet de de monter sur le podium notamment face à Rachid Adati. On lui posera toutes ses questions, c'est un proche d'Édouard Philippe et on voit à quel point en effet le bloc central se déchire sur toutes ces questions. Il est 7h53 et dans un instant bien sûr les Chevaliers du fiel pour prendre une petite respiration ce vendredi matin.
à tout de suite.
Marine Le Pen