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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 23 février 2024 12 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

La prise de parole du président la FNSEA à la veille du Salon de l'agriculture

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Invité politiqueFait
    « Ce qui s'est passé avant-hier, hier soir, pardonnez-moi, hier soir, avec l'annonce qu'on pourrait échanger avec des gens qui viennent détruire nos biens, qui viennent jeter le discrédit sur les forces de l'ordre, donc a fait déborder le vase. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Ce qui a été fait hier soir n'était pas acceptable, et nous l'avons dénoncé immédiatement. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « On ne peut pas mener de débat avec des gens qui ne respectent pas le cadre de nos productions, de nos terroirs et qui viennent jeter des cocktails Molotov au moment où on construit des réserves de substitution, parce que l'eau est un moyen essentiel. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « j'assume devant vous d'avoir dit au Président de la République que les paysans avaient à lui dire des choses en face, avec le respect dû à sa fonction, mais avec la grande sacréité qui est toujours le témoignage des paysans. »
  • 6:13Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait en Europe avec le Green Deal décroissant ? Nous n'en voulons pour nos compatriotes. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait avec nos chachères ? »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait avec nos élevages demain soumis à IED ? »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait ici sur le territoire national avec la simplification, avec la loi ? »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait avec la vision de la production ? »
  • 6:51Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on fait avec la parole publique qui vit dans le Nord-Pas-de-Calais il y a quelques mois, on va curer les fossés et avec lesquels il ne se passe rien trois mois après. »
  • 7:44Invité politiqueFait
    « On subit les affres du climat de manière très forte. Je pense à ceux qui ont eu la tempête en Bretagne et en Normandie, à ceux qui ont les pieds dans l'eau depuis de nombreux mois, à ceux qui dans le sud de la France ont subi la sécheresse, la tempête. »
  • 8:14Invité politiqueFait
    « ce qui est sûr, ce qui est sûr, c'est que ce qui a 10 ans qu'on marchait sur la tête avec ce qui s'est passé, avec le travail qui a été formulé, doit de repartir. »
  • 10:21Invité politiquePromesse
    « Comptez sur moi pour lui dire qu'il a besoin de nous exprimer très clairement ce qu'il va entreprendre pour l'agriculture française. »
  • 10:57Invité politiqueFait
    « mais qui pour autant ne répond pas à nos attentes, que chacun dise clairement ce qu'il en est. »

Temps de parole

  • Arnaud Rousseau97 %
  • Présentateur3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Arnaud Rousseau

Il ignore bien souvent ce qu'est la difficulté de notre métier. Nous sommes ici très nombreux, tous différents, mais tous importants. Nous venons de toutes les régions, de toutes les productions, avec des difficultés, avec des âges, avec des terroirs qui ne sont pas les mêmes. Et pourtant, nous portons la même ambition pour notre agriculture. Depuis des semaines, nous portons la dignité, nous portons la juste rémunération et le prix de nos produits. Nous portons la difficulté de l'exercice quotidien de notre métier. Pourtant, ce métier, nous l'aimons. Nous l'aimons profondément. Mais trop souvent, il est difficile à mener.

Alors que la souveraineté alimentaire, la puissance de la production, la fierté des Français de compter sur l'alimentation, le rayonnement de l'alimentation en France, dans tous les pays du monde. Ça, c'est à nous que nous le devons. C'est à vous que nous le devons. Il faut qu'on soit clair sur ce qui se passe en ce moment. Nous l'avons dit avec les GIA, et je veux les remercier très sincèrement. Arnaud n'est pas là, mais je l'ai au téléphone à peu près toutes les demi-heures. Ce que nous faisons entre les plus jeunes et les plus anciens, c'est préparer l'avenir. Parce que la colère que nous montrons, elle doit se traduire dans un projet pour l'agriculture française.

Parce que demain, nous aurons besoin d'attirer des talents. Parce que demain, nous aurons besoin de jeunes. Parce que demain, nous aurons besoin de revenus, de vision, de production, ici en France, en Europe, face à tout ce qui se passe dans le monde. Et cette ambition, elle doit maintenant se concrétiser. Alors je voudrais être précis avec vous. Ce qui s'est passé avant-hier, hier soir, pardonnez-moi, hier soir, avec l'annonce qu'on pourrait échanger avec des gens qui viennent détruire nos biens, qui viennent jeter le discrédit sur les forces de l'ordre, donc a fait déborder le vase. Depuis le début, en votre nom, nous avons toujours tenu une position de responsabilité.

C'est difficile d'exercer la responsabilité, mais les paysans sont des gens responsables. Ils l'ont montré à deux maintes reprises. Je sais, pour avoir reçu de très nombreux messages, qu'un certain nombre d'entre vous s'interrogent, n'y croient plus, ne croient plus à la parole publique, pensent que tout ça, de toute façon, finira mal. Notre responsabilité, à nous, c'est de faire qu'on trouve un chemin, sans complaisance, sans complaisance, mais avec esprit de construction, parce que demain, il faudra que nous puissions continuer à exercer ce métier. Ce qui a été fait hier soir n'était pas acceptable, et nous l'avons dénoncé immédiatement.

On ne peut pas mener de débat avec des gens qui ne respectent pas le cadre de nos productions, de nos terroirs et qui viennent jeter des cocktails Molotov au moment où on construit des réserves de substitution, parce que l'eau est un moyen essentiel. Je veux dire aussi à l'Elysée, qui a expliqué que finalement, après avoir demandé à pouvoir avoir un débat, et j'assume devant vous d'avoir dit au Président de la République que les paysans avaient à lui dire des choses en face, avec le respect dû à sa fonction, mais avec la grande sacréité qui est toujours le témoignage des paysans.

Il faut que les pouvoirs publics, il faut que le Président de la République entende ce que les paysans de France ont à lui dire. En revanche, jamais avec des gens qui sont là pour détruire nos biens. Et donc, je le dis parce qu'il y a une communication il y a quelques dizaines de minutes qui consiste à dire qu'on avait demandé un débat puis qu'on avait changé d'avis, comme si on était des gérouettes. Nous ne sommes pas des gérouettes, nous sommes des gens sérieux. En revanche, on ne va pas nous prendre pour des oseaux. Le Président de la République a annoncé il y a quelques minutes que finalement, le grand débat ne se tiendrait pas. Le grand débat dont nous ne vouloirait pas.

En revanche, ce salon qui s'ouvre demain, c'est notre vitrine pour expliquer à tous nos compatriotes qui nous ont majoritairement soutenus, que nous sommes fiers et que nous sommes prêts à continuer le dialogue pour peu. Pour peu, nous soyons respectés. Et donc, demain, le Président de la République entend venir dans ce salon. Entend venir dans ce salon.

5:06
Présentateur

Que ce salon ne se passerait pas comme tous les ans.

5:24
Arnaud Rousseau

Et qu'avant de défiler et faire des photos, il fallait d'abord annoncer aux paysans ce qu'ils attendent et qu'ils réclament depuis des semaines. La responsabilité ne pouvait pas se faire dans le chaos et dans une forme de défiance telle qu'elle s'est vécue hier soir. Comme nous l'avons toujours fait en républicain, nous disons au Président de la République que tout ce qui se passe ici doit commencer par des réponses précises aux questions que nous posons depuis des semaines. Qu'est-ce qu'on fait en Europe avec le Green Deal décroissant ? Nous n'en voulons pour nos compatriotes. Qu'est-ce qu'on fait avec nos chachères ? Qu'est-ce qu'on fait avec nos élevages demain soumis à IED ?

Qu'est-ce qu'on fait ici sur le territoire national avec la simplification, avec la loi ? Qu'est-ce qu'on fait avec la vision de la production ? Qu'est-ce qu'on fait avec la parole publique qui vit dans le Nord-Pas-de-Calais il y a quelques mois, on va curer les fossés et avec lesquels il ne se passe rien trois mois après. La responsabilité, c'est de vous dire aussi que tout ce qui remonte à la surface depuis des mois, c'est quelque chose qui vient de loin.

C'est quelque chose qui vient de loin et que si nous avons conscience que tout ne peut pas se faire en quelles semaines, nous ne pouvons plus attendre une vision claire qui consiste à dire que les agriculteurs dans ce pays méritent de la dignité, méritent du revenu et méritent d'être moins embêtés dans leur travail quotidien. Voilà comment, comment faisons-nous ? Comment sont-nous dans la panade ? Comment est-ce qu'ils traversent une crise sans précédent ? Comment faisons-nous ? On subit les affres du climat de manière très forte.

Je pense à ceux qui ont eu la tempête en Bretagne et en Normandie, à ceux qui ont les pieds dans l'eau depuis de nombreux mois, à ceux qui dans le sud de la France ont subi la sécheresse, la tempête. Nous avons besoin pour tous ces gens-là que des réponses soient apportées et qu'une vision soit donnée. Voilà ce que nous voulons du président de la République et qu'il ne compte pas se déplacer dans les allées sans avoir répondu à ces questions et sans avoir entendu la colère qui s'exprime dans le monde agricole.

Je veux vous dire aussi que ce qui est sûr, ce qui est sûr, c'est que ce qui a 10 ans qu'on marchait sur la tête avec ce qui s'est passé, avec le travail qui a été formulé, doit de repartir. Alors j'entends, j'entends les esprits chagrins dire on cède tout à la FNSEA, à l'EGIA, qu'ils viennent voir sur nos exploitations ce qu'est la réalité, les différences, la capacité à se projeter, qu'ils viennent dire aux jeunes demain pourquoi ce métier a du sens, pourquoi il faut le faire. Et pour tout ça, et pour tout ça, nous avons besoin de continuer à nous mobiliser.

Je voudrais remercier très, très chaleureusement tous ceux qui depuis des années ont pris la responsabilité d'emmener un petit groupe d'agriculteurs, un groupe plus grand, en assumant parfois la pression, les difficultés, les réponses aux journalistes. Je voudrais remercier tous ceux qui parfois doutent, se disent que tout ça ne sert à rien. Il faut continuer à s'accrocher, mes amis. Nous n'aurons rien que nous nous serons allés chercher nous-mêmes. Donc maintenant, mobiliser. Il faut continuer à le faire. Ce salon, c'est le nôtre. Ce salon, c'est le nôtre. Et je dis, et je dis aux Parisiens, que ce salon, c'est aussi le moyen de venir ou nous dire l'attachement à ce que nous produisons.

Alors j'entends, parce que je ne suis pas sourd, que demain, je ne doute pas de la motivation des agriculteurs à venir lui dire, à venir lui dire qu'il nous faut des actes concrets. Comptez sur moi pour lui dire qu'il a besoin de nous exprimer très clairement ce qu'il va entreprendre pour l'agriculture française. Je le dis aussi parce qu'il y a le président de la République, mais il y a tous les ministres et tous les politiques qui entendent venir faire le défilé. Le sujet est de même nature. Personne ne viendra ici sans nous dire d'abord quelle est l'ambition qu'il porte pour l'agriculture.

Quel que soit le parti, quelle que soit la tendance, nous avons besoin, nous avons besoin maintenant à quelques encablures des élections européennes à laquelle nous tenons, mais qui pour autant ne répond pas à nos attentes, que chacun dise clairement ce qu'il en est. N'oublions pas, n'oublions pas, si avec la fierté de vendre leurs produits, que de nombreux éleveurs qu'ils préparent depuis des mois, avec lesquels ils ont fait des concours départementaux, régionaux, et qui ont la fierté maintenant de venir au salon, une forme de graal quand on prépare un animal. N'oublions pas tous ceux qui vont préparer et présenter des produits au concours général agricole.

C'est ça aussi le salon de l'agriculture. Et pour ça, on a besoin d'expliquer aux Parisiens qu'il y a le traitement des politiques, et qu'on va s'en occuper, et il y a aussi la convivialité, l'accueil de ce salon. Je le dis parce que la colère est forte, mais la colère, c'est pas sur les visiteurs qu'il faut la faire. En tous les cas, pas n'importe quel visiteur. Donc les politiques, il faut qu'on les traite, et vous avez compris quelle est la détermination. Maintenant, laissons entrevoir que ce salon, c'est aussi la fierté de nos produits. Merci, un très grand merci de votre mobilisation. Soyez sûrs de notre volonté de continuer à porter votre ambition.