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interviewSud Radio — L'invité politique· 5 mai 2026 16 min

L'invité politique Sud Radio - Avec Clémentine Autain, députée de Seine Saint-Denis, co-fondatrice de l'Après et candidate à l'élection présidentielle

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly. Et l'invité politique de Sud Radio ce matin, Jean-François Aquilly, votre invité c'est Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis et cofondatrice de l'après et candidate aussi à l'élection présidentielle.

0:19
Clémentine Autain

Bonjour Clémentine Autain. Bonjour. Jean-Luc Mélenchon est de quatre candidatures, le leader insoumis. Peut-il à vos yeux encore incarner le vote utile à gauche ?

0:31
Invité

D'abord, cette candidature c'est un non-événement. Je peux vous dire que depuis 2022, je sais que Jean-Luc Mélenchon va être candidat. D'abord parce qu'il nous a poussés vers la sortie en ne nous intégrant pas, et notamment avec François Ruffin, dans la direction dès 2022.

0:50
Clémentine Autain

Vous avez été purgé à l'époque.

0:52
Invité

En 2024, mais déjà avant la bataille interne, elle portait sur l'union, la culture de l'union à gauche, la nécessité de l'union. Et en réalité, il savait que si nous avions une candidature d'union des gauches et des écologistes, il ne serait pas le point d'équilibre et donc il n'aurait pas pu être ce candidat. Donc il a organisé, je dirais, depuis cinq ans, cette candidature, cette quatrième candidature.

1:19
Clémentine Autain

Vous n'avez pas créé l'époque quand il avait dit la nouvelle génération, elle va faire mieux, elle peut faire mieux, je passe la main, grosso modo. 2022, hein ?

1:27
Invité

Sur l'instant, on pouvait penser qu'il allait passer la main, mais très vite, il a donné tous les signes qui indiquaient qu'il voulait aller vers une quatrième candidature. Mais surtout, en l'écoutant à la fois au JT et chez Rémi Buzine, sur Brut, ce qui m'a frappée, c'est qu'en réalité, il ne prend pas la mesure de la menace de l'extrême droite. Il laisse entendre que le Rassemblement national pourrait ne pas être au second tour, alors qu'il y a été les deux dernières fois et qu'on ne peut pas dire qu'il se soit affaibli ces derniers temps.

Et par ailleurs, chez Brut, quand on lui demande, mais alors vous ne craignez pas qu'il y ait plein de candidatures et que comme au moment où Jospin a été éliminé, eh bien ce soit fatal pour la gauche. Et là, il dit, il répond, et alors ? Oui, mais il dit aussi... Et alors l'extrême droite pourrait gagner. C'est ça le sujet, Jean-François Aquilin.

2:17
Clémentine Autain

Il dit aussi qu'il peut être le seul à même de les battre à plate couture, les RN. Lui, Mélenchon...

2:24
Invité

Écoutez, personne ne peut imaginer que sans Rassemblement, on puisse battre à plate couture le RN. Donc il faut nécessairement que Jean-Luc Mélenchon imagine des partenaires. Sinon, ce n'est pas possible. Il a tout organisé pour ne pas avoir de partenaires.

2:41
Clémentine Autain

Est-ce que vous dites ce matin, grosso modo...

2:43
Invité

Ils veulent des vassaux. Vous voyez, le Parti Socialiste ou la France Insoumise, ils ont du mal à imaginer qu'aujourd'hui, plus personne n'a l'hégémonie, qu'aucun candidat, qu'aucun parti ne peut imposer aux autres de se soumettre. On n'en est plus là. Les rapports de force à gauche sont comme ça. Donc soit on a une capacité à faire vivre le pluralisme et à supporter qu'on ait une désignation démocratique pour choisir notre candidature commune, soit c'est l'éclatement. Et l'éclatement, c'est prendre le risque de ne pas réussir pour la troisième fois à accéder au second tour.

Et ce n'est certainement pas créer la dynamique à gauche, à même de nous permettre de battre l'extrême droite, comme on a vu en 2024. Vous savez qu'en 2024, le nouveau Front populaire, c'est 9 millions d'électeurs et d'électrices.

3:26
Clémentine Autain

Mais vous dites quoi ce matin, Clémentine Autain ? Il y en a marre de Mélenchon ? Il a perdu des plumes en 4 ans ?

3:31
Invité

Non, je dis que... Non ? Moi, ce que je dis ce matin, c'est que nous avons la responsabilité d'être à niveau face à la menace de l'extrême droite, que nous devons nous inspirer, puisque c'est aujourd'hui les 90 ans du nouveau Front populaire, nous inspirer de ce qui a été fait à ce moment-là. Qu'est-ce qui a été fait ? Les haines cuites et recuites, elles étaient violentes entre les socialistes et les communistes. C'était vraiment très très dur, beaucoup d'insultes. Et à un moment donné, quand il y a eu les milices fascistes, le 6 février 1934, qui ont déferlé, eh bien, la responsabilité a été prise de constituer ce Front populaire. Eh bien, c'est l'anniversaire aujourd'hui.

Moi, je dis, sortons des haines cuites et recuites, et faisons en sorte que demain... Parce que ce dont on parle, je veux dire, c'est extrêmement concret. C'est très concret. Il s'agit de savoir si, dans notre pays, on va pouvoir taxer les super profits, si on va sortir de la marchandisation généralisée et investir dans les services publics, si on va augmenter les salaires, si on va reconstruire le code du travail, si on va enclencher la bifurcation écologique, si on va permettre aux gens d'accéder à un logement digne. C'est ça, le sujet.

4:35
Clémentine Autain

Pour nous, c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat. Vous en êtes loin, à gauche. On va parler de ce qui se passe ce soir à la Belleville-Boise, à Paris. Franchement, c'est lui qui pèse dans le débat. Il sait, il a l'expérience. Le vrai rempart, c'est lui. Il faut peser dans le débat politique, dans une campagne présidentielle. Il a une forme d'expérience que les autres n'ont pas. C'est ce qu'il dit, d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon. Vous ne l'en connaissez pas, ça ?

4:56
Invité

D'abord, d'autres ont de l'expérience. Il n'est pas le seul, primo. Deuxièmement, je crois que l'union de la gauche et des écologistes est un puissant, très puissant levier de mobilisation populaire. Et vous le savez très bien, Jean-Luc Mélenchon, ces dernières années, il a énormément aussi abîmé son image et créé des polémiques, des crispations, des tensions à gauche. Ça, ça fait peur aux Français pour vous ? Ça fait peur aux électeurs, ça ? Non, mais je constate qu'aujourd'hui, effectivement, il n'a pas le même statut, je dirais, que ce qu'il avait pu avoir avant. Ce n'est plus le même. Non, mais je n'ai pas envie de commenter. Vous savez, moi, je ne suis pas venue ce matin pour commenter.

C'est ce que vous dites à l'instant. Non, Jean-François Killy, je ne suis pas venue ce matin pour commenter ce non-événement qu'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Je suis venue pour vous dire, il y a une urgence, c'est l'union des gauches et des écologistes. Et Jean-Luc Mélenchon, effectivement, il peut avancer avec son carré. Mais ce qu'il faut, c'est réussir à créer cette dynamique de rassemblement. Parce que c'est ça la clé pour battre l'extrême droite. C'est ma conviction. Et je pense que je ne suis pas la seule, puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent que c'est à peu près 8 électeurs sur 10 du Nouveau Front Populaire qui veut une candidature commune en 2027.

Même chez les insoumis, Jean-François Killy, ils sont 77% à vouloir l'union. Donc là, Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il fait, c'est qu'il s'assoit sur l'union. Et il essaie de faire revivre les deux gauches irréconciliables. Eh bien ça, pour moi, c'est la voie de la division. Et donc, c'est la voie qui ne permet pas de nous assurer d'être au second tour.

6:27
Clémentine Autain

Pour vous, la voie, c'est la primaire. Ce n'est pas que de la popole, ça. Il faut techniquement comment s'organiser pour aller à l'élection présidentielle de 2027, que les gens attendent. Donc, vous n'êtes pas très nombreux. Il y a vous, Clémentine Autain, que vous participez à la primaire, si elle existe un jour. François Ruffin, Marine Tondelier, vous serez là ensemble ce soir en meeting à Paris, à la Bellevilloise, pour essayer de proposer cette idée de l'imposer à gauche. Olivier Faure sera là, mais lui n'a pas encore, on va dire, l'assentiment du Parti Socialiste. Et pour cause, vous avez des poids lourds, Raphaël Glucksmann, François Hollande, peut-être d'autres candidats.

Vous avez Jérôme Gage, ils ne sont pas dans la primaire. Ils pèsent lourd. Comment vous allez imposer cette primaire ? C'est la décision.

7:12
Invité

Il y a une organisation politique qui s'appelle le Parti Socialiste. D'accord ? Donc, il faut que le Parti Socialiste décide démocratiquement de sa stratégie. Et c'est vrai que le temps est long. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a l'impression qu'on est empêtrés dans un congrès du PS. Et il faut en sortir. Donc moi, je dis aux socialistes, réveillez-vous. Qu'est-ce que vous croyez ? Que tout seul, vous allez réussir, soit à faire en sorte que nous soyons derrière vous, sans procédure démocratique ? C'est un scénario qui n'arrivera pas. Je vous le dis tout de suite, ça n'arrivera pas.

7:42
Clémentine Autain

Voilà. S'il n'y a pas de primaire, vous irez quand même... Je sais bien que vous n'aimez pas la politique fiction, mais... Non, je n'aime pas la politique fiction, je vous le confirme. Oui, mais c'est quand même une idée qui va être difficile à imposer aux autres.

7:52
Invité

Moi, je suis une candidate pour l'Union. Je ne suis pas une candidate pour la division.

7:55
Clémentine Autain

C'est clair ?

7:56
Invité

François Quilivre, voilà. S'il n'y a pas de primaire, vous n'irez pas. Je suis une candidate pour l'Union, pas une candidate pour la division. Par contre, je le dis très sérieusement et un peu solennellement, il faut que les socialistes se réveillent. Ça, c'est clair. Et permettent que cette procédure qui est la seule, qui peut garantir l'Union... Nous avons des différences. Nous avons des enjeux d'incarnation.

8:17
Clémentine Autain

Il faut qu'ils viennent avec vous, c'est ça ? Sinon, c'est une catastrophe.

8:21
Invité

Non, ce que je veux, c'est que les militants socialistes décident pour ne pas paralyser cette primaire et qu'on puisse avancer. Voilà, c'est ça le sujet.

8:29
Clémentine Autain

François Ruffin à ce sujet, Clémentine Autain. Est-ce que vous aussi, comme Marine Tondelier, qui était à votre place ici même vendredi matin avec Maxime Liedot, est-ce que vous avez été en colère contre les propos de François Ruffin qui s'est déclaré hostile à l'immigration du travail ?

8:41
Invité

Je suis en total désaccord avec François Ruffin. Et d'ailleurs, j'ai écrit une note de blog assez longue pour argumenter. Pas simplement polémiquer, mais argumenter. Voilà. Moi, je pense que face à l'extrême droite, il faut être clair sur le sens de notre projet. Et l'immigration, pour moi, c'est une richesse. Vous savez, 20 millions de Français ont un grand-parent qui est issu de l'immigration. Voilà. Et de l'immigration de travail. D'accord ? De l'immigration de travail.

Donc moi, je ne veux pas que l'on nait des discours qui, quelque part, de charrier, vous voyez, l'imaginaire de l'extrême droite sur la préférence nationale ou sur l'idée qu'on ne voudrait pas d'immigrer, qui viendrait voler le travail des Français. C'est tout ce qui peut donner le sentiment. Je ne dis pas que c'est ce que pense François Ruffin, mais je dis que dans ses expressions et dans ses non-dits... On les accueille mal, c'est ce qu'il dit François Ruffin. Mais ça, il a raison. Ça, je suis d'accord avec lui. Mais dans un certain nombre d'expressions qu'il a utilisées, il faut que nous formions nos propres médecins. Donc qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'il faut donc une préférence nationale pour nos médecins ?

9:52
Clémentine Autain

Est-ce qu'il faut accueillir tout le monde ? C'est la question qui est posée en creux aussi.

9:54
Invité

Mais non, le problème n'est pas d'accueillir tout le monde. Moi, je ne suis pas nos bordeurs. Je ne suis pas en train de dire qu'on ouvre les frontières demain. La question est celle du sens et des messages que nous envoyons. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que l'extrême droite veut chasser les migrants. Nous, quelle est notre posture ? Et notre posture, elle doit donner clairement cette idée que l'immigration est une richesse dans notre pays et que ce n'est pas possible d'avoir des travailleurs sans papier qui sont surexploités dans un monde capitaliste.

10:27
Clémentine Autain

Donc vous demandez à François Ruffin de clarifier un peu sa position.

10:31
Invité

Oui, il l'a fait à plusieurs reprises. Je dis juste qu'il y a un enjeu, on voit bien, il y a le programme sur lequel on peut se mettre d'accord. Et ensuite, il y a les mots, les imaginaires que charrient les candidats. Et c'est pour ça que je veux une primaire. C'est aussi que le peuple de gauche puisse choisir son incarnation.

10:48
Clémentine Autain

Clémentine Autain, vous êtes élue en Seine-Saint-Denis. Il y a l'installation de ce master poulet à deux pas de la mairie de Saint-Thouin qui a tourné au bras de fer politique. Vous avez d'un côté Karim Bouhamran, le maire socialiste, qui est opposé à cette enseigne de poulet halal parce qu'il estime qu'il y a des nuisances, c'est de la malbouffe à ses yeux. Puis de l'autre, vous avez les filles qui dénoncent du racisme. Quelle est votre position là-dessus ? Parce qu'on en parle beaucoup.

11:13
Invité

Oui, c'est une polémique qui en fait soulève des sujets très sérieux. Donc moi, je suis contre l'interdiction, clairement. Et je pense que notre enjeu politique, public, c'est de permettre d'avoir une alimentation saine, de qualité, accessible au grand nombre. Et c'est ce défi-là qu'il faut relever. Moi, j'ai un projet pour l'alimentation parce que je pense que la lutte des classes, elle est dans l'alimentation. Donc là, typiquement, il faudrait développer des restaurants associatifs qui permettent d'avoir de la nourriture plus diversifiée, mais à un prix accessible.

Et quand je vois à Saint-Ouen qu'on a un restaurant du grand chef Thierry Marx qui vient d'ouvrir avec des plats, du cochon braisé avec ses petits pois, mais ce cochon braisé avec des petits pois, il est à 16,50 euros.

12:00
Clémentine Autain

Vous voudriez du Thierry Marx au prix du Master Poulet, grosso modo ?

12:04
Invité

Non, je ne vous parle pas de ça. Je dis juste que quand vous ouvrez une enseigne comme celle de Thierry Marx, désignée par Philippe Starck, et on peut trouver ça chouette, et les prix, d'ailleurs, par rapport à la qualité des produits, sont sans doute particulièrement intéressants et attractifs, mais ce n'est pas pour tout le monde. Et quand vous ouvrez ça, et qu'en face, vous dites « Non, le Master Poulet, c'est non, parce que la malbouffe n'a pas sa place à Saint-Ouen », vous envoyez un message vis-à-vis d'un certain public.

12:27
Locuteur non identifié

Donc, il a tort de le prendre comme ça,

12:29
Invité

et notamment des jeunes, il faut le dire, des jeunes des quartiers populaires issus de l'immigration. C'est à eux que vous envoyez un message, et vous leur dites symboliquement « On ne veut plus de vous ». Parce que derrière, c'est l'enjeu de la gentrification. Vous le savez que c'est l'enjeu de la gentrification. C'est-à-dire qu'on chasse un certain nombre de publics, d'abord par le coût du logement, et ensuite par les commerces qui s'y installent, et ceux qui disparaissent.

12:50
Locuteur non identifié

Et donc, c'est au fond... Ce à quoi s'oppose le maire voisin Bali-Baganyoko. Bali-Baganyoko, exactement. Ça, c'est l'enjeu pour vous.

12:58
Invité

Non, il y a un enjeu de gentrification, mais si on veut sortir de ça, c'est-à-dire ne pas être dans un séparatisme social, ne pas sortir par le haut de cette inégalité sociale devant l'alimentation, alors il faut investir, et c'est pour ça que moi je propose la sécurité sociale de l'alimentation, c'est-à-dire une carte vitale, où vous pourriez acheter dans des magasins fléchés par des comités citoyens de la nourriture, et ça c'est universel. C'est vous, comme tout le monde, qui aurez cette carte vitale, et ça permet d'avoir un système vertueux pour développer une agriculture de qualité, et donc une nourriture plus saine, accessible.

13:39
Clémentine Autain

Très vite, parce que nous n'avons plus le temps, Clémentine Hottin, est-ce que ce n'est pas un peu masterpouler dans le débat versus le canon français, vous savez ? Nous avons deux modèles qui se font face dans l'actualité.

13:50
Invité

Moi je ne suis pas du tout d'accord avec ça, je pense qu'effectivement il y a ces banquiers d'extrême droite qui font de la politique, clairement, et de l'autre côté, on pourrait plutôt imaginer, effectivement, développer de la restauration collective, des moments de lien social, mais qui reposent sur une autre vision de la société, une vision solidaire, une vision de partage, et une vision qui protège notre santé. Parce que derrière le masterpouler, bien sûr qu'il y a un sujet de santé. Même si, faisons attention aux stéréotypes, ce n'est pas du poulet frit. Ce n'est pas du poulet frit.

Et le problème n'est pas de manger du poulet frit une fois dans la semaine, c'est la diversification, globalement. Et ça, ça nous emmène sur le prix d'une alimentation de qualité, parce qu'on sait que les fruits et légumes, c'est cher, et que le bio, c'est inaccessible pour les ouvriers, les employés, aujourd'hui, globalement.

14:44
Clémentine Autain

Merci Clémentine Hottin. Un dernier mot, Emmanuel Macron qui chante la bohème, ça a été évoqué ce matin sur l'antenne de Sud Radio, ça vous plaît ? Ça vous trouvez ça sympa ? Ça vous surprend ?

14:53
Invité

Globalement, je ne trouve pas Emmanuel Macron sympa. Donc, je ne vais pas vous dire que je le trouve sympa. Après, j'aime beaucoup Asnavour.

15:00
Présentateur

Allez, merci Clémentine Hottin. Merci Clémentine Hottin. On va revenir évidemment sur ce que vous avez dit. Oui, c'est vrai, 90e anniversaire du Front Populaire, évidemment, c'était les 40 heures, c'était les congés payés, etc.

15:11
Invité

Les congés payés, l'augmentation des salaires,

15:13
Présentateur

plus 10%. Et certains disent le début du grand effondrement, par la suite aussi. Parce qu'évidemment, il ne faut pas oublier que trois ans plus tard, évidemment, c'était la Seconde Guerre mondiale, les débuts d'un affrontement, évidemment, entre politiques, en fait, eux-mêmes, après cet anniversaire. Ce que vous avez dit tout à l'heure, c'est-à-dire, s'il n'y a pas d'union, notamment à gauche, mais peut-être aussi à droite, il y aura peut-être un effondrement du pays. Je ne sais pas ce que vous en pensez. 0,826, 300, 300, j'aimerais vous entendre. On reviendra sur ce que vous avez dit aussi tout à l'heure.

Est-ce que vous considérez que les fameux banquets du canon français sont d'extrême droite, comme vous les qualifiez ? Je ne sais pas ce qui vous permet de le dire aussi précisément, mais vous pouvez y revenir. Et puis, c'est l'une des questions, en fait, du joueur. Est-ce qu'il y a trop de jeux à France Télévisions ? C'est dans le rapport de Charles Lalonde dont on discute et on débat beaucoup. Nous y reviendrons tout à l'heure, bien sûr, avec vous. 0,826, 300, 300. 5, 3, 5, 3, 4, 1, 2, 3, 4, 2, 3, 4, 3, 5, 5, 6, 6, 7, 5, 6, 7, 6, 8, 6, 8, 7, 7, 7, 6, 7, 8, 8, 8, 8, 8, 9, 8, 9, 9, 10.