Carré de l’Habitat : interview sur les enjeux du logement local à Saint-Jean-de-Sixt
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Saint-Jean-de-Sixt, cette commune que tout le monde pense n'être que le rond-point entre La Clusaz et Le Grand-Bornand, mais qui est bien plus qu'un rond-point. Saint-Jean-de-Sixt, c'est une commune qui vit à l'année, qui a 1 537 habitants actuellement — on est en cours de recensement — et c'est une commune qui a la chance, effectivement, d'être à côté des stations, mais quand même une commune dynamique de par son développement récent. Dans les Aravis, le contexte du logement est très tendu.
Des difficultés à se loger à l'année, des difficultés pour les saisonniers qui travaillent dans les stations alentours. Et effectivement, une problématique logement forte sur laquelle la commune travaille depuis plusieurs années. Quand on parle de difficultés à se loger, c'est aussi avec le développement de tout ce qui est résidence secondaire et, effectivement, tout ce qui est Airbnb.
Ça, ça engendre encore plus de difficultés à se loger. Parce que, voilà, on parle de ces logements saisonniers, logements pour les locaux, mais en fait, finalement, il y a aussi ce problème de : on a peut-être assez de logements, mais les logements ont perdu leur utilité principale de loger les habitants. La commune de La Clusaz, elle, est autour des 82 % de résidences secondaires, Le Grand-Bornand est autour des 80 %, et nous, on est un tout petit peu en dessous de 50 %.
Il faut vraiment faire attention au développement de Saint-Jean, pour, effectivement, que ça n'aille pas autant que les communes limitrophes, stations de tourisme. Autre possibilité aussi pour favoriser la résidence principale, c'est de négocier avec les promoteurs pour que chaque programme ait, au-delà des deux places de stationnement qu'impose notre PLU, notamment une cave ou un cellier. Et permettre à des gens d'avoir une cave et un cellier, qui est déjà prévu avec le promoteur dans le montage du programme, ça permet de favoriser un petit peu la résidence principale.
Donc, un vrai travail d'élu local, en collaboration avec les promoteurs et toutes les communes, pour que nos territoires soient habitables à l'année pour tous. Et c'est pour ça que toute la partie Carré de l'Habitat, déjà, c'est des petits collectifs, donc c'est du logement effectivement intermédiaire, ce n'est pas du grand collectif. Les Carrés, les Duplex-jardin® permettent effectivement aux gens d'être en collectif, mais de ne pas avoir toutes les difficultés du collectif, en ayant vraiment autour de minimum 90 mètres carrés avec un jardin à côté, et ça, c'est optimal.
Donc, je pense que pour les primo-accédants qui ont des budgets intermédiaires, votre produit répond exactement à ce qu'on cherche. Sachant qu'il n'y a pas que des riches qui vivent dans les Aravis, il y a surtout des gens qui travaillent et qui, comme moi, cherchent à y rester. Ce que j'aimerais vraiment dire aux élus qui réfléchissent encore à avoir ce type de programme, c'est d'y aller, tout simplement.
Parce qu'on l'a inauguré il n'y a pas longtemps, c'est de la résidence principale, alors qu'en fait, vous ne faites pas partie des outils qui nous permettent de faire de la résidence principale. Ça veut dire que votre concept amène des gens en résidence principale, et c'est exactement ce qu'on cherche. Donc, effectivement, je dirais de ne pas avoir peur et d'aller voir Les Carrés pour faire un Duplex-jardin®.
Danièle Carteron