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speechyoutube.com· 29 novembre 2021 30 min

Discours de Nicolas Dupont-Aignan - Conseil National de Debout la France (27 novembre 2021)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Nicolas Dupont-Aignan

Nous avons, au ce soir, cet après-midi plus exactement, adopté le projet présidentiel que je porterai le 10 avril prochain. En 2022, je le dis, les Français vont choisir leur destin, pas seulement pour cinq années. En 2022, ils vont choisir définitivement s'ils veulent rester un peuple libre ou s'ils veulent sombrer dans les poubelles de l'histoire. C'est ça la question majeure de 2022. Et vous avez bien débattu tout au long de l'après-midi, nous sommes à quatre mois et demi d'une élection présidentielle fondamentale. Quatre mois et demi. Alors la question est très simple. Est-ce que vous acceptez la France telle qu'elle est aujourd'hui ? Est-ce que vous la reconnaissez même ?

Une France où 12 millions de Français ne vont pas pouvoir se chauffer correctement cet hiver. Une France où la moitié des opérations urgentes sont reportées dans la plupart des grands hôpitaux, faute de personnel suffisant. Une France où le mur de la dette Covid menace de ruiner des milliers de PME qui certes ont bénéficié d'un sursis de la part du gouvernement, et il faut le reconnaître, mais qui vont devoir rembourser l'année prochaine. Une France où nos élèves à l'école, meurtris de 30 ans de nivellement par le bas, sont la lanterne rouge du monde développé dans le domaine des mathématiques et de la science.

Une France où les forces de l'ordre sont déployées pour contrôler des passes sanitaires totalement inefficaces dans des restaurants, alors que nos banlieues flambent et que même les problèmes d'insécurité commencent à la campagne. Une France qui discrimine ses citoyens sur la base d'une injection renouvelable tous les 6 mois, tous les 5 mois, conditionnant toutes nos libertés individuelles. Une France qui joue avec un outil liberticide, le pass sanitaire, que j'abrogerai dès le premier jour de mon élection, tellement il est choquant sur le plan des libertés, et inefficace, on le voit aujourd'hui sur le plan sanitaire.

Une France qui vit en permanence sous état d'urgence et sous plein pouvoir. Une France qui est gouvernée sans le peuple et même contre lui dans les beaux salons de Bruxelles ou dans les banques d'affaires parisiennes. Cette France, ce n'est pas la mienne. Et je le sais, ce n'est pas la vôtre. Et je le sais, ce n'est pas la France qui aime des millions de Français, une majorité de Français. Nous ne pouvons pas accepter cela. Et dans 4 mois et demi, il y a le risque d'en reprendre pour 5 ans. Et si Emmanuel Macron a été capable de prendre ces mesures avant une élection présidentielle, imaginez ce que seront ces 5 prochaines années si par malheur il était réélu.

Mensonges permanents, médias aux ordres et sous influence, atteintes graves à nos libertés. Alors oui, ce n'est pas acceptable et il faut se lever, il faut résister. Et quelle est la meilleure occasion de résistance qu'une élection présidentielle où on choisit un candidat, une personnalité qui porte un projet. C'est le moment français de vous réveiller, de ne pas subir. Alors, je le sais, Emmanuel Macron, meilleur VRP de Pfizer, l'a bien compris. Il se permet de jouer avec vos libertés, avec votre dignité, avec le droit à disposer de votre corps, uniquement parce qu'il vous croit abasourdi.

Et en fait, il compte sur votre abstention, votre dégoût de la politique pour passer l'élection présidentielle. Comme ça, rapidement. Combien de fois n'avez-vous pas été abordé dans la rue par un voisin, un ami, en tout cas moi souvent, qui me dit « Oh, on ne va plus voter. » À quoi ça sert de voter ? Avant chaque élection, c'est la foire aux promesses, c'est la foire aux sondages. Et puis après, on élit un président, et puis c'est 5 ans de trahison. C'est toujours la même politique. Ce sont toujours les mêmes souffrances. Ce sont toujours les mêmes échecs pour la France. L'insécurité, le pouvoir d'achat en berne, nos territoires abandonnés. Alors à quoi ça sert de voter ?

Eh bien, je comprends, je comprends ce dégoût de nos concitoyens. Mais je leur dis très clairement, si vous ne votez pas, eh bien vous allez subir encore plus. Vous croyez punir les dirigeants par votre abstention. Mais c'est exactement l'inverse. Vous leur faites plaisir. C'est du bonheur pour eux, vous n'allez plus voter. Ils sont tranquilles, ils peuvent continuer à gouverner comme avant. Voilà pourquoi l'abstention est une fausse bonne idée. L'abstention est le piège. Et je vous le dis à tous, et vous le savez, puisqu'on a travaillé encore toute cette journée, l'abstention est une impasse.

Et je voudrais tant que les Français comprennent que 2022, c'est le dernier rendez-vous électoral avec la liberté de la France, avec l'indépendance du pays, avec le sursaut pour une autre politique. Mais, vous le savez, ça ne sert pas de dire ça. Il ne suffit pas de dire voter, voter, voter, si les Français ont été écoeurés. Et souvent ils me disent, mais pourquoi vous croirez-vous davantage ? Pourquoi ? Eh bien, je vais tenter, pour conclure cette journée, de vous répondre sur deux points. Pourquoi me croire, moi, candidat à l'élection présidentielle, davantage que les autres ? Première raison, parce que je veux renouer avec la Vème République telle que l'avait imaginé le général de Gaulle.

Nous sommes gaullistes, gaulliens. C'est-à-dire que je ne conçois le gouvernement de la France, la présidence de la République, qu'en associant chaque Français sur les grands choix par référendum. L'enjeu, et vous le savez bien, n'est pas de remplacer Emmanuel Macron par M. X ou Mme Y, si M. X ou Mme Y se comportent comme Emmanuel Macron ou ses prédécesseurs. Car si c'est pour appliquer la même politique avec une nouvelle marionnette, à quoi ça sert ? A rien. Et c'est pourquoi les Français ne veulent plus voter. Et je dis aux Français, vous devez aller voter parce que, avec moi, cela ne sera pas un chèque en blanc.

Puisque je m'engage solennellement devant vous, et ce sera tout mon projet présidentiel, toute ma campagne, à associer les Français sur quelques grands choix, par le référendum. Un référendum sur l'Union Européenne. Car on ne peut pas rester avec l'Union Européenne telle qu'elle l'est, qui nous interdit d'agir. Les décisions ne seront plus prises par le Président de la République, mais par des juges à Strasbourg, à Luxembourg, pardon, et par la Commission de Bruxelles. Ce sera un référendum sur l'immigration. Parce que jamais les Français n'ont été consultés sur ce phénomène migratoire considérable.

Ce sera un référendum sur le nouveau code pénal pour que les décisions, les délits, soient suivis toujours d'une condamnation et d'une peine appliquée, notamment avec des peines planchées, contre les récidivistes. Et là, les juges ne pourront pas faire grève contre le peuple de France, qui aura voté majoritairement pour ce nouveau code pénal. Ce sera bien évidemment aussi un référendum sur le travail. Comment on récompense le travail ? Comment on met fin à l'assistanat ? C'est-à-dire ma proposition depuis des années qu'à chaque allocation d'assistance, il y ait une journée d'insertion par le travail.

Et que l'on fasse des économies sur les grands gaspillages pour financer une augmentation des salaires par la baisse des cotisations salariales. Oui, le salaire net de tous les Français doit augmenter, mais on ne pourra le faire que si on a le courage de mettre fin aux grands gaspillages. En un mot, je vous apporte la garantie qu'il y aura des référendums réguliers. Et je voudrais vous faire une remarque. Si vous regardez depuis 1958, sous le général de Gaulle, cinq référendums. Sous Georges Pompidou, un référendum. Sous François Mitterrand, un référendum. Et sous Jacques Chirac, deux référendums. Depuis 15 ans, pas un référendum.

Depuis 15 ans, les présidents de la République, les trois qui se sont succédés, ont bafoué le référendum de 2005. Et c'est pourquoi, vous vous souvenez, nous avons quitté à l'époque l'UMP. Et ensuite, ont pris les pouvoirs du président de la République, mais n'ont jamais consulté les Français sur les grands choix et les grandes options politiques. Comment s'étonner alors du dégoût des Français ? Nous allons réassocier les Français aux choix politiques. Mais nous n'allons pas nous arrêter là. Et je vous propose une révolution démocratique avec le fameux référendum d'initiative citoyenne, le RIC, qui permettra, avec 500 000 signatures, de consulter les Français sur un sujet, comme en Suisse.

Oui, je prends un exemple. Si le gouvernement veut détruire EDF, eh bien, 500 000 citoyens français pourront obliger le gouvernement à poser une question au peuple français. Voulez-vous détruire EDF ? La privatiser, comme ils le font en ce moment ? Ou garder un outil qui permet d'avoir une électricité bon marché ? Voilà l'exemple du référendum d'initiative citoyenne. Et puis, je propose aussi une révolution démocratique avec le référendum révocatoire allié au septennat. Septennat, retour au septennat. Pour avoir un peu plus de temps pour gouverner. Pour les grandes orientations politiques. Pour que le président de la République prenne de la hauteur.

Mais référendum révocatoire possible si 20% du corps électoral le demande. De manière à mettre fin à un président qui piétinerait les droits des Français, qui s'en prendrait aux libertés de la nation, qui trahirait le pacte entre le suffrage et lui qu'il a pu obtenir lors de son élection. Et qu'on ne le dise pas que c'est révolutionnaire, cela existe en Californie, par exemple, et dans quantité d'États américains. En un mot, nous devons faire confiance aux Français. Cesser de les infantiliser. Cesser de les considérer comme des personnes qui ne pourraient pas trancher les grands choix.

Et je peux vous dire que si les Français avaient gouverné la France depuis tant d'années, il y aurait moins de dettes, moins d'impôts, moins de déficits. Je l'ai expérimenté dans cette ville où nous sommes ailleurs, quand j'ai été maire. J'ai toujours pu compter sur les habitants qui avaient des positions bien plus raisonnables que l'oligarchie qui nous pille, qui nous gouverne, qui nous fait tant de mal. Alors oui, on ne pourra sauver la France qu'avec les Français. Et je vous le dis très clairement, c'est l'enjeu de demain. Soit les Français continuent à se désintéresser de la chose publique et ils deviendront des esclaves de la Chine, des États-Unis, de leurs propres dirigeants.

Soit les Français se réveillent, regardent le choix, et il y a le choix politique, et choisissent le bon candidat avec le bon projet. Mais cela ne suffira pas. Car si l'abstention progresse, s'il y a le dégoût de la politique, ce n'est pas seulement parce que les Français n'ont pas été associés. C'est aussi parce que, avant chaque campagne électorale, c'est la foire à la démagogie. Ce sont les Pères Noël qui viennent avec leurs traîneaux pleins de cadeaux et qui, en fait, là aussi infantilisent nos concitoyens. Et moi, je crois au bon sens populaire.

Et je voudrais, pendant cette campagne, et c'est le programme, le projet qu'on a arrêté ensemble, je voudrais dire aux Français que le projet que je vais porter est un projet qui promet moins, mais qui tiendra davantage. car il ne s'agit pas simplement d'associer les Français au grand choix. Il faut aussi que notre programme soit réalisable, soit crédible. Il faut que nos compatriotes comprennent qu'on ne peut pas raser gratis, que nous ne sommes pas des magiciens, qu'ils n'élisent pas un surhomme ou une sur-femme, si je puis m'exprimer ainsi. Ils élisent un des leurs qui doit avoir les pieds sur terre.

Et si j'ai été maire 22 ans de cette commune, que j'ai sauvé de la faillite avec mon équipe, c'est parce que j'ai toujours gardé les pieds sur terre. Et c'est pourquoi le projet que je vous propose, qui repose sur quatre grands axes, très simples, je ne vais pas être trop long, on aura l'occasion d'en reparler, et puis vous en avez débattu toute l'après-midi. Ce projet répond à quatre défis du pays, majeurs. Le premier défi fondamental, à part bien sûr la démocratie et la liberté dont j'ai parlé, c'est la récompense du travail. J'en ai parlé déjà. Récompenser le travail, c'est faire en sorte que quelqu'un qui se lève tôt le matin gagne davantage que quelqu'un qui profite de l'assistance.

Bien sûr, il faut pouvoir aider ceux qui sont en difficulté sociale. C'est élémentaire. Mais la meilleure façon de les aider, c'est de leur offrir une chance, une chance de s'insérer par une journée au service de l'intérêt général en échange du RSA. Une chance de gagner plus en augmentant les salaires nets. Une chance de trouver un emploi en mettant fin aux traités de libre-échange déloyaux qui font venir des marchandises à bas prix sur notre sol, sans respecter nos normes environnementales et sociales. une chance de trouver un emploi en produisant français.

Alors oui, je serai le candidat de la récompense du travail et du produire en France avec la mesure absolument fondamentale que je ne cesse de proposer depuis des années et que je remets sur la table. Division par deux de l'impôt sur les bénéfices pour les chefs d'entreprise et les entreprises qui investissent sur le sol français. Avec moi, finis les baisses de charges pour tous. Quand vous pensez que François Hollande a gaspillé 20 milliards d'euros, 20 milliards d'euros de baisses de charges pour des entreprises qui ont été délocalisées en Chine ou qui ont tout donné aux actionnaires et qui n'ont pas investi un centime sur le sol français.

Alors oui, aux baisses de charges pour les entreprises, mais uniquement pour les entreprises patriotes, pour les entreprises qui croient en la France, pour les entreprises qui investissent sur notre sol, pour les entreprises qui font des efforts et ce sont les PME qui doivent être aidées. C'est ça l'enjeu majeur de notre projet, favoriser la création de richesses sur le sol français, récompenser le travail. Tout se tient, c'est le fondamental.

Mais ces mesures sur la récompense du travail qui seront associées avec l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation, car ceux qui ont travaillé dure toute leur vie, il est absolument inadmissible comme le fait le gouvernement depuis plusieurs années de faire baisser leur pouvoir d'achat. N'oubliez pas qu'Emmanuel Macron, après avoir assassiné les retraités avec la hausse de la CSG, n'a pas revalorisé le prorata de l'inflation et les pensions de retraite. Je m'engage à indexer les pensions de retraite, le livret A et les salaires des fonctionnaires sur, c'est la moindre des choses, le rythme de l'inflation. Mais comment payer tout ça ?

Eh bien, en luttant contre le scandale des fausses cartes vitales. 20 milliards d'euros pour les millions de fausses cartes vitales qui circulent dans le pays. Nous redonnerons une nouvelle carte vitale à chaque Français pour mettre fin à ce gaspillage scandaleux et ces 20 milliards d'euros serviront à augmenter les salaires nets des Français sans peser sur l'échelle d'entreprise. Ce sera les cotisations salariales qui font la différence entre le brut que paye l'entreprise et le net que reçoit le salarié. 23% d'écart piqué par l'État. Eh bien, c'est là-dessus que je jouerai grâce aux économies que nous ferons.

De même, ce seront les économies que nous ferons sur la grande fraude fiscale internationale, les escroqueries à la TVA. Et j'ai écrit un livre là-dessus, Les voleurs de la République, qui permettra de financer la baisse des charges, notamment de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices pour les entreprises qui réinvestissent en France. Donc, avec moi, il n'y aura pas d'argent magique, pas de démagogie, pas de Père Noël. Ce que je vais rendre aux Français, ce sera pris sur les gaspillages. C'est la seule solution pour être crédible. Et plus nous lutterons contre les gaspillages, plus les Français verront le bénéfice pour eux. C'est ça, le grand changement. Et je suis le seul candidat.

Et vous le savez tous, puisque vous m'y avez aidé par vos travaux. Et je remercie tous les experts, tous les élus qui travaillent à mes côtés. Eh bien, c'est grâce à vous que nous avons été et que je suis le seul candidat, c'est quand même d'ailleurs incroyable, qui explique comment il finance son projet. tous font des promesses mirifiques. Mais ils ne disent pas comment ils financent leurs projets. Je suis le seul à avoir publié avec Ouval Pognon un livre qui détaille milliard par milliard comment je finance. Alors, je vous parlais de ce premier axe, récompenser le travail, produire en France, créer de la richesse sur notre sol, qui est la seule solution pour le partager.

Le deuxième objectif que nous avons, parallèlement à cette création de richesse, eh bien, c'est de reconstruire nos services publics qui sont à volo. Alors, je ne veux pas être trop long là-dessus, mais la crise sanitaire a montré dans quel état était notre hôpital. L'hôpital qui a été détruit, saboté par tous ceux qui se sont succédés depuis des années. Les Français ne savent pas que plus de 200 maternités ont été fermées sur 700 au cours de par département, que des femmes aujourd'hui accouchent dans leur voiture parce qu'on a fermé des maternités, que plus de 100 000 lits ont été fermés et que ce gouvernement criminel continue à fermer des lits en pleine crise de Covid.

5 700 lits ont été fermés en 2020. Alors, l'enjeu, c'est de reconstruire l'hôpital public. L'enjeu, c'est de permettre aux médecins de s'installer dans les zones désertifiées. Je parcours la France à la rencontre des maires et je vois le désarroi de nos concitoyens. Un rendez-vous avec l'ophtalmo, c'est 9 mois. Un rendez-vous avec un cardiologue, c'est 6 mois. On a le temps de crever. Tout ça parce que on a tout concentré dans les métropoles, tout concentré dans les CHU. La tarification à l'activité a détruit l'hôpital public. Et il y a 180 000 infirmières qui n'exercent plus et qui pourraient revenir vers les hôpitaux. Alors, cela veut dire un grand plan.

Un grand plan pour reconstruire l'hôpital public. Un plan pour ouvrir un établissement de santé par département. Un plan qui sera, soit 20 000 lits, qui sera financé pour recruter les personnels et leur redonner envie de revenir soigner. Car il y a les infirmières qui sont formées mais elles ne font plus ce métier. Elles sont écœurées. Et ce plan, il sera financé par la réduction drastique du budget que nous donnons à Bruxelles. Sous Jacques Chirac et sous Lionel Jospin, en 2000, la France donnait chaque année à l'Union Européenne 1 milliard d'euros net. C'est-à-dire 1 milliard d'euros de plus qu'on reçoit. Et c'était légitime.

Moi, j'accepte que l'on soit solidaire avec des pays plus pauvres. Mais, depuis 20 ans, la somme a explosé. Nous sommes à 10 milliards d'euros. Autant quasiment que le budget de l'enseignement supérieur. Que nous donnons pourquoi ? Pour financer Erdogan qui fait du chantage migratoire. Pour financer les délocalisations en Pologne. qui nous concurrencent avec des centrales à charbon qui polluent toute l'Europe. Mais comment peut-on être assez bête pour financer nos concurrents ? 10 milliards d'euros. Alors, nous réduirons la contribution nette de la France à 1 milliard au lieu de 10. Et les 9 milliards d'euros que j'économiserai iront à l'hôpital public au financement de la santé.

Reconstruire les services publics, ce n'est pas seulement reconstruire la santé sur tous les territoires. C'est avoir aussi une politique éducative car la crise que nous vivons, la crise de recrutement des entreprises, la crise de volonté, la faiblesse du pays, c'est l'enseignement pédagogiste qui a affaibli le niveau de nos enfants qui a pénalisé les plus défavorisés car les autres ont la chance d'avoir leurs parents qui les aident. Et moi, je crois à l'école de la République, à l'école de la méritocratie, à l'école de l'effort.

Alors oui, nous avons un programme pour reconstruire l'école républicaine, l'instruction publique, je ne veux pas être trop long, mais on ne pourra pas redresser la France sans les hussards de la République, c'est-à-dire les enseignants. Il faudra mieux les payer, il faudra conforter leur autorité, il faudra doubler les heures d'apprentissage du français, des savoirs, il faudra renforcer le niveau en mathématiques, apprendre notre histoire de France, prévoir des internats d'excellence pour les meilleurs et puis aussi mettre de côté les voyous qui terrorisent les classes.

C'est un vrai projet pour l'école républicaine et là aussi, je ne vois pas beaucoup de projets chez mes concurrents concrets pour renforcer notre école républicaine. Je ne vais pas détailler tout notre projet, mais il y a deux autres grands axes.

J'ai parlé de la création de richesses, de la récompense du travail, j'ai parlé de la reconstruction de nos services publics sur tout le territoire en libérant les communes car il y a des millions de ruraux qui sont complètement abandonnés et il faut permettre à ceux qui sont entassés dans les villes d'aller vivre à la campagne, dans les petites villes, mais encore faut-il permettre à ces petites villes par exemple d'avoir le téléphone, des zones blanches partout, il faut leur permettre d'avoir les médecins, j'en ai parlé, les écoles, les trains qui fonctionnent et puis inciter aux relocalisations dans les zones où on manque d'emplois.

Troisième priorité fondamentale, c'est bien sûr de remettre de l'ordre dans le pays, j'en ai parlé cent fois, je ne reviendrai pas dessus, mais c'est un point essentiel, bloquer les flux migratoires, stopper, mettre fin au droit du sol, être inflexible, j'en ai parlé par un référendum avec un nouveau code pénal. Enfin, c'est bien évidemment de parler d'environnement et cela va vous surprendre parce que je crois qu'on a eu tort de laisser au vert la défense de l'environnement, de l'écologie et des animaux. Les verts sont des sectaires, les verts sont dangereux parce qu'en vérité, ils ne s'occupent pas d'environnement.

Et le projet que je vais présenter aux Français, et vous le connaissez bien, vise à avoir une écologie intelligente. Ça veut dire quoi une écologie intelligente ?

Cela veut dire qu'au lieu de financer des éoliennes qui sont une catastrophe pour l'environnement, qui nourrissent une filière de fric et qui n'apportent pas l'électricité qu'il faut, eh bien je propose que tout l'argent qu'on met sur les éoliennes, vous voyez là aussi le programme est financé, on le redistribue vers l'isolation thermique, je veux doubler le programme d'isolation thermique des Français pour qu'on puisse à la fois lutter contre l'effet de serre et puis en même temps réduire la facture d'électricité et augmenter le pouvoir d'achat. Ça c'est concret, 3 milliards de plus pour l'isolation thermique.

Je veux aussi qu'on ait une économie circulaire pour lutter contre l'obsolescence des produits. Je veux qu'on serve de leviers pour ne pas importer des produits de Chine. À chaque fois que vous importez un produit d'Allemagne ou de Chine, eh bien vous contribuez à l'effet de serre. Alors nous reparlerons de tout ça, vous le savez, car le temps presse. Je voudrais conclure sur un appel aux Français , très simple. Nous ne redresserons la France qu'avec vous. Je l'ai déjà dit, mais je vais un peu plus loin. Nous ne redresserons la France que si nous retrouvons l'exemplarité des comportements politiques. L'exemplarité.

Si l'on veut que les Français retrouvent le chemin des urnes, nous devons exiger un casier judiciaire vierge pour tous les élus. Nous devons supprimer les privilèges des uns ou des autres, même des anciens présidents de la République. Nous devons faire des économies partout. Et nous devons dire aux Français « Celui qui sera à l'Élysée ne sera qu'un des vôtres. et il ne sera là que temporairement pour vous servir. Il ne sera là qu'au service de cette certaine idée de la France.

» Et si je me sens gaulliste profondément, c'est parce que quand on a été à Colombais, tous ensemble, le 9 novembre, on comprenait sur cette belle terre de France qui a subi tant d'épreuves qu'il y a un grand homme qui nous a donné des leçons. Il était humble, il payait ses factures d'électricité, il ne demandait rien à personne, il respectait le suffrage, il est même parti sur un référendum perdu. Et les Français l'aimaient parce qu'il donnait le meilleur de lui-même pour la patrie, pour la défense de tous les Français d'où qu'ils viennent, où qu'ils soient. Il permettait aux Français d'être Français. Être Français, c'est quoi ?

C'est être libre, c'est être juste, c'est être au service des autres, c'est finalement être une exception dans ce monde barbare. Alors, je vous le dis, nous allons changer la présidentielle parce que nous allons offrir un autre destin à notre pays. Merci d'y contribuer tous avec moi. Merci. Merci. Merci.

Discours de Nicolas Dupont-Aignan - Conseil National de Debout la France (27 novembre 2021) — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote