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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 23 mai 2023 27 min

Loi immigration, climat, liens du RN avec l'ultradroite... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Jordan Bardella. Bonjour, merci de votre invitation. Président du Rassemblement National, le gouvernement vote accéléré sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Hier, Elisabeth Borne a dévoilé un cap pour décarboner les usines, électrifier les voitures, mettre fin également aux chaudières, aux fiouls. Sur l'objectif affiché, vous êtes sur la même longueur d'onde.

0:22
Jordan Bardella

L'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, évidemment. Je pense que la question environnementale et au-delà de la question du climat dont l'urgence est pointée dans tous les rapports du GIEC est très certainement le défi de notre génération, le défi qui est devant nous. Maintenant, je trouve qu'il y a beaucoup de contradictions. C'est-à-dire que d'aller créer une taxe sur les revenus très importants, en tout cas modérément importants, au-dessus de 4000 euros, la volonté en plus d'aller taxer...

0:49
Présentateur

Pardon, elle vient d'où cette taxe sur les...

0:50
Jordan Bardella

C'est dans le rapport de M. Pisani, qui a inspiré en très grande partie l'économie, ce qui n'a pas du tout été repris. Non, mais on sait qu'une grande partie des travaux d'Elisabeth Borne s'appuie sur ce rapport-là. La volonté, idem, d'aller taxer les investissements dans les assurances-vie alors qu'on demande 60 milliards d'euros d'investissements supplémentaires dans les entreprises... Qui ne m'est pas non plus annoncée. ...m'apparaît comme des contradictions. Le problème aujourd'hui des émissions de gaz à effet de serre, c'est d'abord et avant tout le problème de notre modèle économique.

Le Haut Conseil pour le Climat nous rappelle que la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre est liée à nos importations. Donc, on peut démultiplier les mesures d'infrastructures et il faut le faire, notamment en matière de rénovation thermique, qui est aussi un moyen de rendre du pouvoir d'achat aux Français. Mais tant qu'on ne remet pas en cause ce modèle économique qui est basé sur le grand déménagement du monde et qui vise à les faire fabriquer très très loin des produits pour les rapatrier sur le sol français, pour ensuite aller les recycler en Afrique, m'apparaît être catastrophique pour la planète.

1:47
Invité

C'est ce qu'il y a au niveau européen avec la taxe carbone.

1:50
Jordan Bardella

La solution qui s'applique, on pourra rentrer dans le détail, mais ce que nous défendons nous, c'est le patriotisme économique. C'est-à-dire la possibilité de pouvoir consommer, produire et retraiter au plus près des lieux de consommation. On sait que ça ne pourra pas se faire sur tout, mais si on veut se donner l'ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de notre pays et, d'une manière plus générale, à l'échelle de l'Europe, il faut s'engager sur la relocalisation et sur le développement d'une industrie verte. Et ça passe impérativement par le patriotisme économique.

2:16
Présentateur

Hors de question pour vous taxer le patrimoine des 10% des Français les plus riches, comme le suggère Jean-Pizani Ferry, le patrimoine financier.

2:24
Jordan Bardella

Le problème, c'est un problème évidemment français. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on a un problème en France, on invente une taxe. Donc, je pense qu'il y a une vraie question de justice sociale dans la répartition de la richesse et que, notamment, les super profits et les très grandes fortunes doivent évidemment être taxées. Mais je ne crois pas qu'en l'espèce, sur la question du climat et de l'environnement, le problème vienne des gens qui gagnent plus de 4 000 euros dans notre pays.

2:45
Invité

Mais ce n'est pas une question de problème, pardon, mais c'est comment on finance cette transition ? Oui, mais à chaque fois qu'il y a un problème en France... Les gens qui viennent de l'Ingéry disent « taxons les 10% les plus riches, le patrimoine financier des 10% les plus riches ». Ce n'est pas ceux qui gagnent forcément 4 000 euros.

2:55
Jordan Bardella

Non, mais il n'y a plus de classe moyenne. Donc, si vous voulez, si à 4 000 euros on est une classe moyenne sup, on est un cadre sup, si en plus on veut en finir totalement avec la classe moyenne sup et qu'on aille vers cette société des extrêmes, c'est-à-dire avec simplement des très pauvres, avec des gens qui ne sont malheureusement pas assez riches pour rentrer dans les avantages fiscaux du gouvernement et au-dessus des critères de minima sociaux et des gens qui viennent très bien dans notre pays, eh bien on va vers la bipolarisation de notre société. Donc, je ne crois pas qu'à chaque fois...

3:22
Présentateur

Est-ce qu'il n'y a pas d'impôt aujourd'hui en France ?

3:24
Jordan Bardella

Non, je pense que la classe moyenne, celle qui travaille...

3:27
Présentateur

Les plus riches, on parle des 10%, on n'est plus dans la classe moyenne là.

3:29
Jordan Bardella

Oui, enfin je pense que 4 000 euros, on a un cadre sup, c'est-à-dire qu'on a un cadre sup. Le problème aujourd'hui, c'est que...

3:34
Présentateur

Les 4 000 euros, c'est vous qui donnez ce chiffre, ce n'est pas celui de Jean-Pierre Zanniféri.

3:38
Jordan Bardella

Si, c'est les revenus qui sont... Bon, si, les 10% les plus riches, c'est au-dessus de 4 000 euros, c'est au-dessus de 3 500, 4 000 euros, il faudrait vérifier, mais vous êtes dans ces eaux-là. Ce que je dis juste, c'est qu'on ne peut pas à chaque fois en France créer une taxe à chaque fois qu'on a un problème. On est un des pays dont les taux de prélèvement obligatoires sont les plus hauts, et aujourd'hui, c'est la classe moyenne, les Français qui se lèvent tôt, les Français qui bossent, qui supportent l'intégralité des efforts de notre société.

Donc, ça n'est plus possible, et je pense qu'en l'état actuel des choses, le vrai sujet, c'est d'arrêter la multiplication des accords de libre-échange pour engager la relocalisation, la réindustrialisation, et protéger notre économie, notamment en vue de la transition énergétique, par le patriotisme économique. Et puis, je veux dire, c'est bien beau aujourd'hui de venir expliquer, comme le fait Mme Borne, qu'il faut la transition énergétique, mais quand on a mené une politique qui a fait la guerre au nucléaire pendant des années, quand on a assumé, revendiqué fièrement la fermeture de Fessenheim, qu'on a fait zéro euro d'investissement supplémentaire dans le nucléaire entre 2017 et 2022.

Ou qu'on est comme vous, contre les éoliennes, par exemple. Oui, et donc ? Et donc, ça fait partie de la transition, oui. Vous savez que les éoliennes, elles ne tournent à plein régime qu'un quart du temps, que l'énergie ne se stocke pas, que ça crée une pollution visuelle sur un certain nombre de territoires, et que ça crée des nuisances.

Je veux dire, aller discuter avec des agriculteurs ou avec des gens qui habitent à côté des éoliennes, ils vous disent, s'agissant des agriculteurs, que ça perturbe la vie de leur activité, et s'agissant des habitants, qu'en l'état actuel des choses, ça fait baisser de 10 à 20% le prix du foncier, parce que ces grands blocs de béton qu'on coule sur Terre, ça n'est pas une solution qui est à mon avis durable. La France avait fait sa transition énergique, c'était le nucléaire.

Je veux dire, du général de Gaulle au président Sarkozy, il y avait un consensus pour dire que le nucléaire, c'est un atout pour la compétitivité des entreprises, pour le pouvoir d'achat des Français, et pour notre souveraineté, notre indépendance, et notamment énergétique.

5:17
Invité

Et là, il y a une relance du nucléaire décidée par Emmanuel Macron.

5:18
Jordan Bardella

Et Mme Borne a fait former Fessenheim, je me permets de le rappeler.

5:20
Invité

Jordan Bardella, est-ce que le RN a prévu de voter pour la proposition de loi Liott, qui vise à abroger la réforme des retraites ?

5:25
Jordan Bardella

Oui, le Rassemblement National votera en faveur de cette proposition de loi. Nos députés seront présents et mobilisés, comme ils l'ont été d'ailleurs, depuis le début de ce débat sur la réforme des retraites, à l'Assemblée Nationale. Moi, j'entends aujourd'hui beaucoup de députés de la République en marche, et de ministres d'ailleurs, qu'on lit dans les tribunes de vos confrères, indiquer qu'ils souhaitent faire de l'obstruction parlementaire, et souhaitent rallonger le plus longtemps possible les temps des débats pour faire en sorte que cette proposition de loi qui vise en quelque sorte à censurer la réforme des retraites pourrait aller au bout.

Donc, il faut faire respecter la volonté du peuple français. Or, en l'état actuel, les choses, si on en est encore aujourd'hui à se prononcer sur un texte, c'est que l'Assemblée Nationale n'a pas pu voter jusqu'à présent sur cette réforme des retraites. Et si le président de la République était allé au vote, probablement que cette réforme ne serait pas allée au bout.

6:11
Présentateur

Ça signifie que vous souhaitez que la contestation se poursuive, y compris dans la rue, parallèlement à ce qui va se passer à l'Assemblée Nationale ?

6:17
Jordan Bardella

Écoutez, le mouvement social s'organise librement. Moi, je dis aux Français, vous êtes en colère, vous avez raison de l'être. Vous êtes opposé à cette réforme des retraites, vous avez raison de l'être. Mais le plus grand des contre-pouvoirs, c'est le bulletin de vote. Dans un an, jour pour jour, il y a des élections européennes. On sait que la Commission européenne est en très grande partie responsable de ces recommandations qui sont faites à la France, notamment sur la réforme des retraites, sur la baisse des moyens dans les services publics.

6:41
Invité

C'est une recommandation, mais pas une obligation.

6:42
Jordan Bardella

Oui, c'est très fortement recommandé en l'état actuel des choses et qu'à plus long terme, il y a des élections législatives présidentielles et que si le Rassemblement National arrive à la tête de l'État dans quatre ans, nous garantirons un départ à 60 ans et 40 annuités pour ceux qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans parce que ce sont les métiers les plus difficiles. Et cette France qui commence à travailler très tôt, elle a le droit de partir beaucoup plus tôt.

7:04
Présentateur

L'ERN ne changera plus de position sur les retraites comme ça a été le cas dans le passé. Ça ne bougera plus d'ici à la prochaine élection présidentielle. Si nous avons bougé... C'était 60 ans pour tout le monde, maintenant c'est 61, 62. Mais pourquoi ?

7:14
Jordan Bardella

Si nous avons bougé entre 2000...

7:15
Présentateur

Ça ne pourrait pas changer, ça ne pourrait pas être 62 ou 63.

7:18
Jordan Bardella

Mais attendez, soyons très clairs. Pourquoi est-ce que notre position évolue entre 2017 et 2022 ? Parce qu'on est pragmatique et que la situation économique du pays, je veux dire, quand vous faites votre budget prévisionnel à l'approche d'une élection présidentielle en vue de gouverner la France, vous adaptez aussi à la situation.

7:33
Présentateur

La situation change d'ici à 2027. Vous pouvez encore évoluer sur les retraites.

7:37
Jordan Bardella

Il se trouve qu'entre 2007 et 2022, Emmanuel Macron a fait 600 milliards d'euros de dettes. Donc nous en avons tenu compte dans notre projet. Ce qui est important, c'est que ceux qui commencent à travailler tôt puissent partir tôt. Et en la matière, nous garantirons un départ à 60 ans et 40 annuités pour tous ceux qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans parce qu'ils font les métiers les plus difficiles et que par définition, ils doivent pouvoir partir plus tôt. Au-delà, c'est normal que vous puissiez travailler un peu plus longtemps. Quand on commence à travailler à 24 ou 25 ans, c'est que par définition, on a un métier qui est moins pénible.

Et donc là, par définition, vous pouvez travailler un peu plus longtemps.

8:06
Invité

On retrouve la réforme d'Emmanuel Macron, à savoir un départ entre 62 et 67 ans et avec une durée de cotisation à 42 ans.

8:12
Jordan Bardella

Non, pas du tout. Tout le monde y gagnait. On était les mieux disants sur la réforme des retraites lors de l'élection présidentielle. Absolument tout le monde y gagnait. Maintenant, quand vous commencez à être ré à 24 ou 25 ans, vous partirez avec 42 annuités et un départ à l'âge légal de 62 ans. Donc ce qui ferait, au bas mot, 66 ou 67 ans.

8:28
Invité

Mais pour avoir les 42 annuités de cotisation, ça nous amène jusqu'à 65 ans.

8:30
Jordan Bardella

Oui, mais quand on fait un métier qui n'est pas pénible, quand on travaille dans des bureaux qui sont chauffés durant l'hiver et qui sont climatisés... Vous tenez le même discours

8:38
Invité

que le gouvernement, là ?

8:39
Jordan Bardella

Non, je ne tiens pas le même discours que le gouvernement. Sur les carrières longues,

8:41
Invité

on privilégie le départ anticipé et pour le reste, c'est un départ à 25 ans. Non, non, pas du tout.

8:46
Jordan Bardella

Non, non, je ne dis pas la même chose que le gouvernement. 17 et 20 ans, vous partez à 40 ans et 60 annuités. Ce n'est pas du tout ce que propose le gouvernement. C'est 62 en la matière.

8:55
Présentateur

Le Fil Info à 8h42 avec Sophie Echen. On vous retrouve dans un instant Jordan Bardella, président du RN, invité de France Info.

9:02
Invité

Cela fait partie des drames les plus intenses qui puissent toucher notre nation. Les mots d'Olivier Véran ce matin après l'annonce de la mort de l'infirmière de 38 ans poignardée hier à l'hôpital de Reims. L'état de santé d'une secrétaire médicale également agressée semble s'arranger ce matin. En Russie, plusieurs attaques de drones ont visé des bâtiments dans la région de Belgorod, près de la frontière ukrainienne, au lendemain d'une incursion d'un groupe de combattants armés venant d'Ukraine. Les autorités russes annoncent poursuivre leur opération antiterroriste dans le secteur.

16 ans après la disparition de la petite Madi McCann au Portugal, les fouilles reprennent aujourd'hui près d'un barrage dans le sud du pays. Le principal suspect, un pédophile multirécidiviste est toujours derrière les barreaux en Allemagne. La justice espagnole ouvre une enquête après les nouvelles insultes contre Vinicius, l'attaquant brésilien du Real Madrid lors d'un match contre Valence dimanche. Hier soir, la Liga déclarait avoir distinctement identifié des propos racistes et des cris de singes. France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

10:06
Présentateur

Toujours avec le président du RN, Jordan Bardella, ce week-end, les Républicains ont mis sur la table leurs propositions sur l'immigration, révision de la Constitution, quota remise en cause de l'aide médicale d'État, rétablissement également du délit de séjour irrégulier. Je vous vois sourire,

10:21
Jordan Bardella

tout est bon là-dedans pour vous ? C'est-à-dire qu'ils peuvent prendre leur carte au Rassemblement National. Franchement, copier-coller, presque pas mal, un peu low cost et probablement avec la sincérité en moins et juridiquement moins bon parce qu'ils font fi dedans de la priorité nationale, c'est-à-dire de la priorité que nous souhaitons donner aux familles françaises dans l'octroi des logements sociaux, de l'emploi et notamment des allocations familiales. Ils font fi du rétablissement de la double peine qu'ils ont eux-mêmes supprimée qui devrait nous permettre d'expulser les délinquances des criminels étrangers.

Mais la question, c'est qui croit encore aujourd'hui dans la sincérité de l'état-major de LR ? Parce qu'ils avaient l'occasion de faire tomber le gouvernement en votant la motion de censure et ils ne l'ont pas fait. Ils avaient l'opportunité de voter

11:03
Invité

pour la réforme des retraites.

11:04
Jordan Bardella

De voter à la présidentielle, de soutenir au second tour Marine Le Pen qui présentait mot pour mot ce que proposent les LR aujourd'hui que nous proposions pendant la présidentielle et contre lequel pendant toute la campagne présidentielle, ils nous ont dit que ce n'était pas crédible, irréalisable. Pourquoi est-ce qu'ils ont fait voter Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle ? Donc ça pose la question de la sincérité.

11:23
Présentateur

Vous voterez pour ces lois lorsqu'elles seront examinées ?

11:25
Jordan Bardella

Vos députés les voteraient ? D'abord, il faudrait qu'elles passent à l'Assemblée nationale. Mais vous les voterez ? Moi, je poserais plutôt la question dans le sens inverse. Je veux dire, qui croit que les républicains peuvent accéder au pouvoir dans quatre ans ? Personne. Le Rassemblement national a de très grandes chances d'emporter la prochaine élection présidentielle. C'est un fait. Donc si nous arrivons à la tête de l'État, nous engagerons des mesures fermes pour reprendre le contrôle de l'immigration. On a l'impression que ça vous intéresse

11:51
Présentateur

un peu moins en ce moment, Jordan Barbell. Je prends un exemple. Est-ce que les députés vont la voter ? Lors des journées où le Rassemblement national décide de l'ordre du jour de l'Assemblée, vous n'avez jamais déposé de texte sur l'immigration ?

12:03
Jordan Bardella

Vous parlez de la niche parlementaire ? Oui, de la niche parlementaire. On a l'impression que finalement ça vous intéresse moins aujourd'hui. Je ne pensais pas qu'un jour un journaliste me ferait ce type de reproche, à savoir qu'on ne parle pas parce que c'est un constat. Mais écoutez, les Français connaissent nos positions sur l'immigration. Ça fait à peu près 40 ans que mon mouvement les expose. Les Français connaissent notre fermeté en la matière. Ils savent que si nous arrivons au pouvoir en 2027, nous engagerons dès les premières semaines un référendum sur l'immigration pour permettre aux Français de reprendre le contrôle.

Dans le cadre de nos travaux parlementaires et notamment de cette journée qui était consacrée à nos mesures, une journée à l'Assemblée dédiée à nos mesures, on a souhaité aborder d'autres thèmes sur lesquels les Français connaissent un peu moins nos mesures. Je pense par exemple à la santé, je pense à l'éducation, je pense à l'augmentation des salaires, avec l'idée de présenter une réponse globale aux problèmes du pays et une vraie vision pour la France dans les prochaines années. Maintenant, je vous rassure, nous sommes probablement dans la vie politique française, ce qui, aux yeux des Français, incarne plus la reprise en main en matière d'immigration.

Je pense que les gens aujourd'hui ont une inquiétude, c'est de disparaître. C'est de voir leur culture, leur art de vivre, leur mode de vie, leur langue, leur coutume, leur culture locale et nationale, disparaître et disparaître sous le poids d'une immigration qui a transformé le visage de beaucoup de quartiers

13:14
Invité

et de beaucoup de gens

13:16
Jordan Bardella

ne se sentent un peu étrangers chez eux.

13:19
Invité

En matière d'immigration, votre exemple, c'est le Danemark, un pays les plus stricts. En matière d'immigration, ils obligent notamment les familles d'origine étrangère en situation régulière à déménager afin de renforcer la présence de Danois dits de souches dans certains quartiers. Vous venez d'en parler, l'objectif, c'est qu'il n'y ait pas plus de 30% de personnes non occidentales, par exemple, dans les HLM d'ici 10 ans. Est-ce que ça, vous pourriez vous en inspirer et faire la même chose en France si vous arrivez au pouvoir ?

13:42
Jordan Bardella

Il y a beaucoup de mesures que nous reprendrons

13:44
Invité

du Danemark.

13:46
Jordan Bardella

En la matière, je l'ai dit, nous instaurerons la priorité nationale, c'est-à-dire que nous donnerons une priorité dans l'accès à l'emploi ou dans l'accès au logement aux familles françaises. Mais pour ceux qui sont déjà installés. Aux familles qui ont la nationalité française. Maintenant, ce qui est très intéressant dans l'exemple du Danemark, peut-être que vous poserez la question aux gens de la NUPES, c'est que le Danemark est un gouvernement socialiste et que précisément ce gouvernement socialiste a conscience de l'urgence migratoire aujourd'hui au Danemark. Nous, nous prendrons des mesures très claires. Nous couperons les pompes aspirantes.

C'est-à-dire que vous ne pourrez pas venir en France et bénéficier des soins gratuits.

14:19
Invité

Nous supprimerons le regroupement familial.

14:22
Jordan Bardella

Nous rétablirons la double peine.

14:23
Invité

Sur les étrangers en situation régulière, vous dites, la priorité nationale ne sera pas possible pour eux. Non. C'est-à-dire qu'ils ne seront pas prioritaires. Totalement. Donc, les critères, ce seront des critères ethniques.

14:37
Jordan Bardella

Non. La carte d'identité, ce n'est pas un critère ethnique. Je veux dire, aujourd'hui, quand vous passez...

14:40
Invité

Ce sont des étrangers en situation régulière. C'est-à-dire qu'ils ont le droit aujourd'hui d'un étranger en situation régulière avec un titre de séjour long à accès à un HLM. Vous allez changer ça.

14:50
Jordan Bardella

Pour entrer dans la fonction publique, il faut être de nationalité française. Vous ne considérez pas que l'État français fait de la discrimination ethnique. Moi, je ne regarde qu'une chose, c'est la communauté nationale. Or, s'est installée aujourd'hui, notamment en matière de logement HLM, une préférence étrangère. un tiers des immigrés qui sont présents sur le sol français occupent des logements sociaux. C'est un chiffre qui a été donné par l'INSEE.

15:13
Présentateur

Parce qu'ils sont attribués sur des critères sociaux

15:15
Jordan Bardella

et donc de revenus. Donc, exactement. Sauf que la France n'est pas un guichet social. Pardon de le dire. Mais il y a des centaines, des dizaines de milliers de familles françaises qui sont sur les listes d'attente et qui n'arrivent pas à bénéficier d'un logement social. Donc, pour en revenir à la question initiale, vous ferez déménager certaines familles ? Non, je ne sortirai personne, je ne ferai déménager personne. Mais dans les nouvelles attributions qui seront données, nous ferons voter une loi que nous ferons passer dans ce référendum sur l'immigration.

Puisque vous savez qu'on souhaite soumettre un projet de loi à référendum dans les premières semaines de notre élection, nous instaurerons la priorité nationale et nous dirons en France, le peuple français doit avoir la priorité chez lui. Ça ne veut pas dire qu'on est fermé. Ça veut dire qu'on accueillera en France. Et donc, ça n'incluera pas les personnes en situation régulière. Ça veut dire qu'on accueillera en France d'abord le nombre de titres de séjour qui seront donnés de manière régulière et de manière légale sera considérablement restreint et nous choisirons peut-être les secteurs économiques dans lesquels nous en avons besoin et nous choisirons par exemple des étudiants.

Juste la France...

16:10
Invité

Les étrangers en situation régulière ne pourront pas avoir accès au logement ?

16:13
Jordan Bardella

Il y aura une priorité en tout cas dans les nouveaux... C'est très clair. Je vais vous poser une question pour vous. Comme il y a 2 millions et 8, personne en attend. Il y aura exactement dans les nouvelles attributions qui seront faites, il y aura une loi qui contraindra la décision à une priorité donnée aux familles françaises parce qu'il y a des dizaines de milliers voire des centaines de milliers de familles françaises qui sont touchées par la précarité, qui cotisent, qui travaillent et qui, à mon sens, devraient avoir une priorité dans leur propre pays parce qu'ils sont chez eux.

Encore une fois, ce que nous faisons est fait par beaucoup de pays dans le monde et le Danemark est bien un exemple qu'on peut reprendre en main la politique d'immigration et puis ce que je vous disais, nous couperons aussi toutes les pompes aspirantes qui fait qu'on peut venir en France se faire soigner, loger gratuitement, etc. aux frais de la princesse.

16:56
Présentateur

D'un mot, Jordan Bardella, est-ce que vous avez été choqué par l'initiative du ministère de l'Intérieur qui a demandé à certaines académies de compter le nombre d'élèves absents à l'occasion de l'Aïd, la fête de fin du Ramadan, c'était il y a quelques semaines ?

17:09
Jordan Bardella

Je suis choqué, je ne vois pas ce que ça apporte. C'est-à-dire que moi, vous savez, j'étais scolarisé en Seine-Saint-Denis et effectivement, le jour du Ramadan et le jour de l'Aïd, il n'y avait pas grand monde. Et ? Et c'est la conséquence d'une immigration importante et de l'importation sur notre sol de gens qui viennent de l'étranger et qui font le choix dans les écoles de ne pas participer, de demander par exemple le report des examens. C'est déjà arrivé, on demande le report des examens parce que les examens ont lieu pendant le Ramadan. C'est la conséquence logique. Il y a des Français qui font le Ramadan, oui.

17:46
Invité

On n'a pas besoin d'être étrangers pour être musulmans ?

17:49
Jordan Bardella

Oui, l'islam a priori n'a pas poussé dans les prairies normandes. Excusez-moi.

17:53
Invité

Mais enfin.

17:55
Jordan Bardella

Excusez-moi, si, attendez, enfin quoi ? Des millions de Français comme vous et moi font le Ramadan. Oui, d'accord. Mais si aujourd'hui dans les écoles de la Seine-Saint-Denis, il n'y a plus personne dans les classes quand il y a le Ramadan, c'est bien parce qu'on a fait venir dans notre pays depuis 30 ans des gens qui ont installé sur le territoire français une religion musulmane, oui ou non ? Oui. Bon, je ne vois pas ce qui vous choque. Non, parce que vous avez dit Non, mais vous jouez les guerres d'immigration comme si je disais un propos complètement délirant.

Bon, il se trouve qu'a priori, ces cas d'absence et d'absentéisme à l'école concernent les territoires en France qui ont été touchés par une forte politique d'immigration depuis 40 ans. Vrai ou faux ?

18:33
Invité

Mais, pardon, je n'arrive pas à suivre votre logique. Moi, je ne comprends pas non plus. Parce que les élèves qui vont à l'école, ils sont tous français. Oui. Et alors, quel est le lien avec leurs origines et leur religion ?

18:43
Jordan Bardella

Non, mais je ne comprends pas. Mais moi non plus, je ne comprends pas.

18:46
Invité

On ne se comprend pas.

18:47
Jordan Bardella

On ne se comprend pas. On va passer à la suite dans un instant. Je pense que les Français me comprennent. Je pense que c'est l'essentiel.

18:51
Présentateur

Bon, on va reprendre nos esprits. Le temps du Filinfo 8h51 avec Sophie Echen. On vous retrouve dans un instant. Jordan Bardella.

18:58
Invité

La pluie tant espérée commence enfin à tomber sur l'ouest du Canada dévastée par des feux de forêt depuis le début du mois. Une pluie salvatrice qui permet de soulager le travail des pompiers. Près d'un million d'hectares de végétation sont déjà parties en fumée. C'est l'équivalent du département de la Gironde. Dans un peu plus de deux semaines, l'État sera l'unique actionnaire d'EDF. Ce sera le 8 juin, annonce ce matin le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. La pollution de l'air dans le métro parisien est près de cinq fois supérieure aux recommandations de l'OMS qu'on se t'adresse par les journalistes de l'émission Vert de Rage sur France 5.

Globalement, l'air y est deux fois plus pollué qu'en surface. Ce matin, la RATP dit regretter de ne pas avoir été associée à l'étude et pointe des outils de mesure qui peuvent interroger sur leur fiabilité. Et puis, vous pourrez désormais signaler les fausses promotions, les retards de livraison ou encore les problèmes de remboursement sur votre smartphone via l'application Signal Conso. C'est la déclinaison pour mobile du site internet. France Info. Le 8.30 France Info. Salia Brakia. Marc Fauvel.

20:04
Présentateur

Bonjour avec le président du RN, Jordan Bardella. Deux vieux compagnons de route de Marine Le Pen viennent de faire parler d'eux ces derniers jours. Le premier, Axel Lousteau, a participé à une manifestation néo-nazie à Paris. Le second, Frédéric Chatillon, a dit qu'il soutenait cette manifestation et qu'il s'y rendrait d'ailleurs l'année prochaine. Est-ce que ce sont vos amis ? Non. Est-ce que ce sont les amis de Marine Le Pen ? Non. Quelle relation avez-vous avec eux ?

20:29
Jordan Bardella

On est au tribunal ? Non, je vous pose des questions. Vous pouvez même pas y répondre. qui j'ai mangé hier soir ? Non, absolument pas. Il s'agit de personnalités publiques

20:37
Présentateur

qui travaillent avec le RN depuis des années et même des décennies. Bah, si.

20:41
Jordan Bardella

Bon, j'espère que vous checkerez aussi l'intégralité des prestataires. Ce sont vos prestataires encore aujourd'hui. Bon, on va reprendre. On commence par Axel Lousteau. Oui. Axel Lousteau a une société d'impression d'imprimerie, de traque, d'affiche. Bon, la dernière fois qu'il a eu un contrat avec le RN, c'était en 2017. Bon, c'est-à-dire que c'était il y a 6 ans, Obama.

21:03
Invité

Oui.

21:04
Jordan Bardella

Frédéric Châtillon qui n'était pas à la manifestation n'a pas de contrat avec le Rassemblement National. Il est actionnaire minoritaire de l'un des prestataires de services du Rassemblement National.

21:15
Présentateur

Alors, pour être parfaitement précis, arrêtez-moi si je me trompe, Jordan Bardella. Ces deux hommes sont actionnaires à hauteur de 45%, 15%. Non, parce qu'Arcel Lousteau revend ses parts. Donc, il n'est pas...

21:23
Invité

Bon, on parle de Frédéric Châtillon.

21:24
Présentateur

Son actionnaire d'une entreprise qui s'appelle e-Politique qui a été un prestataire de services du RN, y compris à l'élection présidentielle, non pas de 2017, mais de 2022. Oui. Donc, ce n'est pas il y a 6 ans. Oui, c'est pas la société d'actionnaire. Puisque c'est leur société, dont ils sont donc actionnaires à 45% tous les deux, qui a réalisé la campagne numérique du RN de certains députés du RN et de certains députés européens. Pourquoi vous ne dites pas tout simplement oui, on travaille encore aujourd'hui avec eux plutôt que de nous dire c'est du passé ?

21:49
Jordan Bardella

Alors, je vais être extrêmement clair. Les gens qui ont une nostalgie radicale ou d'idéologie radicale n'ont pas leur place au sein du Rassemblement National. Les personnes dont vous parlez ne sont pas membres, ne sont pas cadres, élus du RN. En tout cas, s'agissant d'Axel Lousteau, ils ne le sont plus. J'ai été élu président, je veux bien que vous me fassiez des reproches, mais j'ai été élu président du RN au mois de novembre, c'est-à-dire il y a peu ou prou 6 mois.

J'ai pris la décision de réinternaliser un certain nombre de missions qui sont confiées notamment à la société e-politique pour laquelle Frédéric Chatillon, puisqu'Axel Lousteau revend ses parts, est actionnaire minoritaire e-politique étant l'un de nos prestataires, de réinternaliser un certain nombre de missions qui leur étaient confiées. C'est en cours, mais pardonnez-moi, ça ne se fait pas en 24.

22:33
Invité

Donc vous ne ferez plus appel à eux ?

22:34
Jordan Bardella

Premièrement. Vous ne ferez plus appel à eux ? Mais vous m'interrogez, excusez-moi, on n'est pas au tribunal. Non mais je vous pose la question différemment.

22:41
Présentateur

Est-ce qu'on peut le samedi à Paris manifester derrière des cagoules et le lundi faire la com' du RN ?

22:45
Jordan Bardella

Vous me reprochez en fait d'avoir l'un de mes actionnaires minoritaires qui était au GUD il y a 30 ans. Non, je n'ai pas parlé du GUD.

22:51
Présentateur

Vous vous parlez de Frédéric Chatillon ? Oui, vous nous avez dit la dernière fois qu'on a eu affaire à eux c'était en 2017.

22:55
Jordan Bardella

Frédéric Chatillon n'était pas à la manifestation. Frédéric Chatillon a été le dirigeant, je crois que c'était le président du GUD il y a au moins 30 ou 35 ans.

23:05
Invité

Mais il était à une manifestation néo-nazi il y a quelques jours.

23:07
Jordan Bardella

Sur 7, non il n'y était pas.

23:08
Invité

Moi il l'a soutenu, pardon. Frédéric Chatillon, Axel Loutou.

23:10
Jordan Bardella

Sur ce critère-là, à ce moment-là, il faut le faire pour tout le monde. C'est-à-dire que quand vous invitez Madame Loiseau qui est membre de la République en marche, qui est députée européenne du GUD. Très bien. Quand vous invitez des gens des Républicains, il faut leur dire mais il y a eu dans votre famille politique des gens qui ont été ministres. Je n'en parle pas d'actionnaires minoritaires, de prestataires qui ont été ministres de la République française. Madame Barbella, c'est vous qui êtes en face de nous ce matin. Monsieur Longuet et qui était membre d'Occident

23:36
Invité

et qui était en du GUD. Elle est simple la question. Vous coupez les ponts avec eux ?

23:40
Jordan Bardella

Il n'y a pas de relation politique avec Frédéric Chatillon et Axel Loutou. Il n'y a pas de relation commerciale avec la société d'impression de tract et d'affiche depuis 2017. Nous avons l'un des prestataires de communication dont l'un de nos actionnaires minoritaires a été au GUD il y a 30 ans. Donc si on en est là, moi en fait je suis très rassuré là parce que franchement si on en est là ça ne faisait plus grand chose à nous reprocher. Ça suffit.

24:07
Présentateur

Stop. C'est elle qui l'a dit dans les colonnes du monde. Ça suffit. On ne peut pas être proche du RN quand on manifeste derrière des croissettes.

24:14
Jordan Bardella

Elle vous a demandé d'ailleurs de couper les ponts. Elle a totalement raison. C'est elle qui a ouvert ce délai. Elle a totalement raison. Et moi j'attends des prestataires du RN qu'ils fassent ce pour quoi on les paye. C'est-à-dire de la com et pas des manifs avec des crocs celtiques. Et s'ils font ça alors à ce moment-là il n'y a pas de lien avec le RN parce que précisément ces mouvements d'ultra droite alors moi je suis très clair je suis pour la dissolution de tous les groupuscules d'ultra gauche et d'ultra droite.

Y compris du GUD peu importe écoutez quand on manifeste cagoulé dans les rues de Paris avec une attitude violente on n'est plus dans la manifestation on est dans l'attroupement et c'est en violation de la loi et là on est contraire aux lois de la République française donc je suis sans ambiguïté là-dessus et Marine Le Pen avait écrit à Elisabeth Borne le 18 décembre pour lui demander la dissolution des groupuscules d'ultra gauche et d'ultra droite. Et pour être parfaitement clair vous souhaitez

25:00
Présentateur

que les relations contractuelles entre le RN et cette entreprise dont ils sont tous les deux actionnaires se terminent. Je vous l'ai dit

25:07
Jordan Bardella

si nos prestataires font de la politique avec des convictions C'est le cas quand on manifeste derrière des cagoules Oui c'était M. Châtillon c'était M. Lousteau M. Lousteau qui est en train de revendre ses parts de la société e-politique et c'est en cours depuis plusieurs semaines donc c'est un peu plus compliqué que cela.

Je vous dis juste une chose ces mouvements d'ultra droite se sont construits depuis 20 ans contre le Front National et contre le Rassemblement National je ne vais pas vous ressortir les unes de Minute et de Rivarole contre Marine Le Pen mais cette mouvance radicale elle conteste le fonctionnement de la démocratie elle conteste le fonctionnement de la République française et elle conteste même la légitimité de Marine Le Pen et du Rassemblement National donc ce sont des gens qui sont des ennemis de notre famille politique que Marine Le Pen a contribué à le gu de lait Oui mais Frédéric Châtillon

25:50
Présentateur

non ça fait 20 ans qu'il connait Marine Le Pen il a travaillé pour vous c'est un compagnon de route c'est pas un ennemi politique de Marine Le Pen Oui d'accord

25:57
Jordan Bardella

et donc il a été dans un groupe il y a 30 ans qui est un groupe radical quand il était jeune avec lequel je suis en désaccord total qu'ils ne sont pas mésiés et donc vous me reprochez quoi au juste ? On vous interroge simplement

26:07
Présentateur

sur la position du RN

26:08
Jordan Bardella

et sur ce qu'a dit Marine Le Pen C'est parfaitement clair et permettez-moi de vous de vous rappeler que le gros de la violence aujourd'hui la violence qui s'en prend aux forces de l'ordre qui s'en prend aux institutions c'est celle de l'ultra-gauche il y en a l'ultra-droite mais c'est en très grande majorité celle de l'ultra-gauche et je note qu'avec l'ultra-gauche la gauche NUPES et la gauche parlementaire fait preuve d'une mensuétude d'une alliance objective parce que quand on va participer à des manifestations s'agissant des députés de la NUPES à Sainte-Solines où on piétine les champs de nos agriculteurs et où on jette des cocktails Molotov sur la police ça serait bien que ces process soient faits aussi à la gauche Merci Jean-Baptiste Merci à vous et bonne journée à vous Sous-titrage Société Radio-Canada