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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 8 novembre 2025 8 min

Le regard de Benoît Hamon sur la situation politique française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le revenu universel. Sa parole est rare. Il s'exprime ce soir.

Il parle de la gauche, de la situation politique et de son avenir. - Il s'est retiré de la vie politique en 2021. Depuis 4 ans, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle B.Hamon a choisi l'engagement associatif.

Un secteur menacé, selon lui, par le prochain budget. 250 millions en moins qui pourraient fragiliser les plus pauvres. - B.Hamon: Il va y avoir des associations qui vont mettre la clé sous la porte.

Des clubs de sport vont arrêter d'accueillir des gamins, des établissements culturels qui vont fermer, des crèches ou des Ehpad qui vont réduire la voilure en termes d'activités. A partir du moment où vous vous attaquez aux personnes les plus pauvres sur leur pouvoir d'achat et que vous fragilisez les structures qui les accompagnent et qui leur permettent leur accès aux droits fondamentaux, vous enfermez ces personnes dans une mâchoire terrible qui atteint leur dignité et qui touche profondément à leur citoyenneté et les renvoie aux marges de la société. - Pour l'ancien ministre de F.Hollande, il faut aller chercher l'argent du côté des plus riches.

La taxe Zucman rejetée par les députés, il y était favorable. - B.Hamon: Ca ne devrait pas être une affaire d'Etat.

Ca ne devrait pas faire un tel boucan, un tumulte incroyable avec des gens qui vous expliquent que le capitalisme français va s'effondrer. C'est une plaisanterie. Je n'ai pas de problème avec le fait qu'il y ait des gens riches, mais quand la richesse est à ce point accrue, on constate...

Dans une société traversée par des crises démocratiques ou sociales, politiques, il est légitime qu'ils soient mis à contribution. - Quant à la stratégie des socialistes, B.Hamon doute.

Tout miser sur la suspension de la réforme des retraites est un choix risqué. Le PS comme les autres partis sont pris au piège de l'agenda présidentiel. - B.Hamon: On demande aux parlementaires de réussir des compromis à un an et demi d'une élection présidentielle, qui est une invitation à marquer son territoire plutôt que de dire: "Je vais me rapprocher de ce bout de programme de l'autre." Dès lors qu'ils sont candidats, ils sont disqualifiés.

Ils ne pensent pas à la bonne solution... mais la dissolution et la censure. - L'obsession de l'élection présidentielle pourrait-elle encore faire perdre la gauche? - B.Hamon: M.Tondelier est candidate.

Mélenchon est candidat parce qu'il pense que la gauche radicale doit y aller. O.Faure pense que les socialistes doivent avoir un candidat aux élections présidentielles, etc.

Tout le monde pense "on ne peut pas rater l'élection présidentielle sinon on disparaît politiquement". On ne perçoit pas quel est ce futur désirable qui est sur la table. - Il y a pourtant urgence.

Pour B.Hamon, l'adversaire reste toujours le même. - B.Hamon: On voit arriver comme une possibilité vraisemblable un pouvoir d'extrême droite dont on sait qu'il serait la pire nouvelle qui soit pour les Français issus des classes populaires.

Ceux qui vivent de leur travail, un petit boulot, qui ont du mal à vivre, boucler les fins de mois, la pire nouvelle au quotidien pour eux serait le RN. Je suis inquiet. - A.Casse: Son message est très alarmant.

Il va y avoir un grand désordre, les établissements culturels, les Ehpad vont fermer... - B.Jeudy: Le but des subventions, notamment pour le secteur de l'économie socialiste.

Ils vont restreindre leur budget. Ca aura des conséquences. - B.Jeudy: Il n'a pas tort sur le fond, mais à part augmenter les impôts, je ne vois pas comment.

J'en reviens à la situation financière française. Comment...

Tant qu'on est dans une forme de déni des politiques, de la part de beaucoup des politiques du RN, des insoumis, je ne vois pas comment on s'en sort... - A.Casse: Il est jeune, mais B.Hamon est aussi d'un autre temps.

Le revenu universel ne serait pas possible aujourd'hui? - C.Kerdellant: Ca reviendra peut-être un jour. - A.Casse: On parle des finances publiques... - C.Kerdellant: Ce que B.Hamon ne perçoit pas, c'est qu'il faut choisir.

On ne peut pas à la fois être le pays dont la retraite est à 62 ans et 9 mois alors que tous les pays qui ont un Etat-providence, qui distribuent beaucoup... - B.Jeudy: C'est compliqué pour nos téléspectateurs.

On commence par la partie recettes. - A.Casse: Les téléspectateurs se demandent s'il faut montrer l'exemple. - B.Morel: Il y a une sorte de pensée magique.

Vous avez le budget de la Sécurité sociale...

Il y a beaucoup de dépenses sociales. Vous avez le budget des collectivités territoriales. Aujourd'hui, c'est très compliqué à contrôler.

Si vous baissez, elles vont baisser ce qui est sous leurs mains, c'est-à-dire l'investissement. Ca n'est pas très bon pour la croissance. Enfin, vous avez le budget de l'Etat.

Derrière ça, on a l'impression qu'il y a des fonctionnaires dans l'administration centrale qui mangent tous les jours dans un restaurant 5 étoiles. Le budget de l'Etat, c'est d'abord des enseignants, des policiers, des juges, tous les services publics qui sont aujourd'hui à l'os.

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