FRANÇOIS HOLLANDE : TRAHISON, MENACE, MACRON, POUTINE… LES SECRETS D’UN ANCIEN PRÉSIDENT FRANÇAIS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité, c'est l'ancien président de la République, François Hollande, qui a accepté de répondre à nos questions et de raconter son parcours sur les gendes. Qu'est-ce que vous pardonnez pas ?
Alors, je parle de ne pas le mensonge assumé comme ça. Celui qui à un moment vous dit qu'il vous sert et et qui vous en fait déjà préparé son acte de candidature, mais ça fait partie d'une certaine façon du jeu. Ça vous est arrivé ça ?
Oui. Oui, ça m'est arrivé. Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende.
Aujourd'hui, notre invité, c'est l'ancien président de la République, François Hollande, qui a accepté de répondre à nos questions et de raconter son parcours sur légende. Il m'a dit, je pouvais lui poser toutes les questions. Donc on va lui poser des questions sur son parcours avant.
Ce qu'il a appris, comment il est arrivé président de la République, ce qu'il a vu de l'intérieur de l'État lorsqu'il avait les manettes et ce qu'il voit aujourd'hui avec un peu de recul sur son parcours et les choses qu'il aurait pu faire et les choses qu'il a envie peut-être de faire. Il va nous raconter tout ça. Juste avant de commencer l'émission, je vous rappelle qu'on part en tournée si vous voulez venir.
On a réservé des zites partout en France à partir d'octobre 2026. Vous aurez en octobre et en novembre 2026 des dates. On vient dans les 16 plus grosses villes- de France avec une scène centrale dans les plus grosses élites et les plus grosse salles avec six invités qui ont marqué la chaîne pour un show exceptionnel avec beaucoup de surprises.
Il y aura non seulement six invités comme Philippe Boxau, le médecin légiste, il y aura Julien qui est le pilote d'hélicoptère de combat tigre de l'armée française. Il y aura un astrophysicien aussi qui viendra raconter et ils vont tous raconter chacun trois anecdotes qui ne sortiront pas de la salle puisque vous ne pourrez pas filmer. Vous verrez en arrivant.
En tout cas, on a hâte de vous y voir. Si vous voulez venir, vous pouvez venir en famille. Vous allez apprendre des choses, vous verrez.
Vous pouvez venir avec des enfants, avec vos parents. Vous pouvez prendre vos places sur légende-t-our.fr.
On a plusieurs dates, je vous les affiche à l'écran. On a le 11 octobre à Liévin au Stat Couvert, le 17 octobre à Montpelier à la suite de France Arena, le 21 octobre à Strasbourg par exemple au Zénit euh et le 27 octobre au palais Nikaya à Nice. Je vous donne quelques dates, vous en avez plusieurs qui sont affichés.
Il y aura l'Adidas Arena aussi à Paris qu'on fait le 14 et le 15 novembre et puis deux forêts nationales aussi à Bruxelles. Donc je vous mets toutes les dates qui s'affichent légend-tour.fr pour prendre vos places.
En tout cas, on a hâte de vous y voir. Il y aura Franck Duboss sur certaines dates, il y aura Maxime Gasteuil sur d'autres. On va venir en plus avec plein de surprises.
À chaque date, il y aura des surprises en plus des six invités qui seront avec nous. Et c'est parti. On y va maintenant avec l'interview de François Hollande sur légende.
C'est parti. Bonjour, c'est François Hollande sur les gendes. Ben voilà.
Bienvenue monsieur le président. Merci de venir. Merci de nous accueillir.
Content de vous recevoir. Je vous avais reçu il y a quelques années. Vous étiez très jeune.
On s'était J'avais les cheveux plus courts. Mais vous étiez quand même plus jeune et pas encore ce que vous êtes aujourd'hui. Et aujourd'hui vous êtes pas ce que vous serez demain.
Exactement. Merci d'avoir accepté l'invitation. Je sais que vous en faites assez peu et prendre le temps pour nous.
Vous connaissez le principe de l'émission ? Refaire un peu le parcours de la vie de l'invité, comprendre aussi son opinion sur le monde actuel. Est-ce que vous avez déjà vu une émission du média ?
J'ai vu une émission mais pas en totalité parce que elles sont longues vos émissions. Donc je vois les extraits, je vois ce que vous retenez et ce que je regarde. Vous avez vu laquelle ?
J'ai vu celle de Nicolas Sarkozy. J'ai trouvé que c'était intéressant. Euh vous m'avez dit que je pouvais vous poser toutes les questions aujourd'hui.
Vous m'avez dit vraiment on peut y aller. On a une discussion naturelle histoire de comprendre votre parcours. Est-ce que je pourrais vous interroger sur le monde aussi aujourd'hui ?
Avoir votre opinion. On est dans un monde qui est un peu compliqué où les gens ont du mal à avoir des repères et j'aimerais bien avoir votre avis si vous voulez bien. Euh vous avez commencer à Rouan vous dans un milieu plutôt modeste.
Vous avez été éduqué comment et quelle valeur ? J'étais dans une famille où mon père était médecin issu d'un milieu modeste lui-même et qui était plutôt à droite voire même davantage. Il était c'était l'époque Algérie française. que il voulait pas que la France puisse se désengager sans comprendre que l'époque était justement à la décolonisation et au fait que les peuples devaient disposer d'eux-même.
Ma mère était plutôt d'une famille là aussi euh de tailleurs, donc des artisans. Elle était euh d'un milieu catholique et c'était une femme qui avait l'esprit social. Donc c'était de mondes dans la famille qui se cohabitait d'une certaine façon, qui se regardaient, qui ne partageait pas forcément les mêmes valeurs.
Et ça m'a construit. Je pense que c'est très utile d'avoir plusieurs références et donc de faire un moment une synthèse ou en tout cas un choix. Et moi, je reconnais que mes parents avaient au moins, même s'ils étaient en désaccord sur beaucoup de choses, euh le une forme de découverte de ce qui était le débat d'idée.
Ils étaient ensemble prêts à me faire comprendre ce qui est les opposés ou ce qui les rapprochait. Il y avait du débat à table, ça ça débattait. Oui, dans une période qui était aussi très ttueuse, c'était le gaulisme.
Ma mère était plutôt d'une famille gaulise. Mon père était d'une famille dont la référence était Antoine Pinet. Donc ça vous dira pas grand-chose.
Une famille plutôt rigoriste, sérieuse, classique. Euh donc voilà, la politique était très présente et mon père avait même été candidat aux élections municipales. J'avais 10 ans et ça m'avait intéressé dans un commune qui était à l'époque une commune rurale qui est devenue une commune plus urbaine qui s'appelle Bois Guillaume près de Rouan.
Et je voyais mon père recevoir des des colistiers puisque il était tête de liste et ce qui était aussi je savais pas exactement de quoi il parlait mais ça m'intéressait de savoir ce que c'était qu'une qu'une élection. On dit des colistiers quand ils sont sur la liste. C'est ça ils sont trè liste.
Euh est-ce que vos parents vous ont répété une phrase toute votre vie vous a marqué un peu ? Oui, mon père m'a répété une phrase que j'ai trouvé juste euh dans plusieurs cas de ma vie, plusieurs éléments. Le mieux et l'ennemi du bien.
Euh je trouvais que c'est une phrase qui était un peu troublante. Quand on est enfant, on a envie de faire le mieux possible. Et c'est assez vrai que que il y a un moment, il faut quand on a fait un choix de pas raffiner, pefiner, aller jusqu'à au simple détail.
Il faut accepter que on peut pas forcément faire mieux, mais c'est déjà tellement utile de faire bien, de faire bien les choses. Vous disiez que votre père était autoritaire dans une dans une inter mais jusqu'à quel point ou il se trouve que j'avais un frère qui euh était moins sage que moi et qui subissait euh les marques d'autorité de mon père. Donc il était assez redoutable ce qui pouvait des châtiments un peu corporels dont mon frère était souvent la victime.
Donc il était l'aîné donc il me protégeait d'une certaine façon. Oui, il était autoritaire notamment sur les questions scolaires. Faisiez pas de bêtises vous petit ?
J'en faisais mais mon frère me permettait faisait plus de passer à travers. Oui. Et après vous êtes parti en en dans un pensionnat catholique.
Euh je n'étais pas pensionnaire, j'ai j'étais demi-pensionnaire. Euh là aussi c'est ma mère, je vous ai dit qu'elle était plutôt d'une famille catholique qui avait souhaité que je fasse mes humanités là à Saint-Jean-Baptiste de la salle à Rouan. J'ai à partir de l'âge de 4 ans, j'ai vu sur internet.
Ouai 5 ans exactement parce que j'avais sauté une classe donc je suis arrivé en 11e. On disait ça comme ça au je saisp ça s'est inversé les chiffres très tôt. Et vous vous avez retenu quoi de cette éducation quand vous êtes dans un dans un pensionnat comme ça très sévère qui vous a servi pour la suite ?
J'ai trouvé que c'était trop sévère. Il y avait un excès même dans dans la rigueur, dans le sacrifice, dans le travail, hein. On travailler tous les jours de la semaine, sauf le dimanche quand même.
Et puis je voyais la condition quand même d'un certain nombre de pensionnaires qui étaient qui étaient rudes. C'était souvent des familles d'agriculteurs, il y avait pas le choix, il fallait mettre les enfants en pension et je trouvais que c'était univers uniquement masculin. que on sait qu'il y a eu quand même dans certains établissements quelques abuss.
Euh il devait y en avoir, bon sans qu'on sache exactement de quoi il retournait, mais on en avait quand même un peu peur. Euh oui, j'ai trouvé que c'était une éducation qui était rude euh dont je voulais à un moment me me séparer mais qui m'empêchait pas de d'exercer mon libre arbitre et quelquefois de de considérer que la discipline méritait qu'on se lève contre elle. Vous avez eu les châtiments corporels à l'école.
Est-ce que vous avez connu ça ? Je crois que mes parents ils avaient des coups de règles et tout ça. Vous avez vu ça ?
Oui, j'ai j'ai on donnait des claques quand même. C'est vrai. Oui, bien sûr.
Euh je m'en souviens de quelques-unes d'ailleurs. Et la règle effectivement, mais c'est une autre époque et ça ne serait sûrement pas toléré aujourd'hui lever la main sur un enfant. Euh je me souviens, j'étais en en 10e donc CE1 euh j'en avais pris une euh comme ça de volé même si j'étais innocent, pas le problème de l'innocence ou de la culpabilité, c'était un coup euh qui faisait mal euh et puis les règles qui pouvaient quelquefois frapper, vous avez la culotte courte à l'époque, vous frappez derrière le molet.
Bon, c'est une une autre façon de de d'éduquer. À l'époque, les les parents ne se plaignaient pas de ce système corporel. Ils avaient tort d'ailleurs.
Mais voilà, à partir d'un certain moment, ça a été fini parce que tout ça s'est terminé avec mes 68. Donc j'étais dans ce pension, j'étais rentré dans ce pension là en 68 et là tout s'est écroulé. Vous avez fait le service militaire ?
On y reviendra. Non, je crois que c'était vers 68. Non.
Ah non, j'ai fait plus tard le service militaire. Je l'ai fait en 77 au service 77. Vous l'avez fait parce qu'il y en a beaucoup qui se sont fait réformer.
Vous vous l'avez fait, je crois. Oui, moi j'avais euh d'abord passé mes 3 jours. C'était comme ça que ça se passait à cette époque.
À ce donc à ce moment-là, c'était euh la la conscription. La conscription, ça voulait dire que le service était obligatoire. Les jeunes garçons, les jeunes hommes faisaient le service militaire.
Et donc euh étudiant, j'avais passé les 3 jours et il se trouve, je demandais rien de particulier, que euh pour les problèmes de vue euh euh le médecin qui sans doute euh voulait me faire une bonne grâce m'avait dispensé. Et bon euh une fois euh rentré à à LENAT, mes collègues faisaient le service militaire. J'ai dit "Mais non, moi je vais faire le service militaire aussi, je vais repasser les 3 jours." Et là quand on dit que j'allais repasser les 3 jours, personne ne m'a objecté quoi que ce soit, y compris sur les yeux.
Et je ne regrette pas du tout de l'avoir fait de l'avoir fait. C'était c'était un an, c'était long. Oui. 3 jours, c'est au départ après vous partez pour un an qui prenait pas parce que vous étiez miop.
Non, il y c'est ça. C'était certains degrés de myopie, on pouvait pas. Et alors réformé, on disait, on disait dispenser.
Bon, réformé, ça avait un côté un peu un peu péjoratif. Euh euh donc dispenser, il y avait beaucoup de de il y avait un tiers de des jeunes hommes qui ne faisaient pas un tiers. Ouais, c'était beaucoup soit pour des raisons physique, soit pour des raisons euh liées à une situation euh familiale.
Euh bon, il y en a beaucoup qui semblant hein à l'époque. C'était un peu le jeu d'ailleurs d'essayer de Oui, essayer de oui. Qui s'invent même des troubles psychiatriques, qui se faisait passer pour avec des fausses pathologies.
Non, c'était c'était pour moi en tout cas assez instructif parce que ce qui était de l'armée ça m'a servi plus tard. Savoir ce que c'était que les différentes fonctions de de de ce service nation. Oui, bien sûr.
La hiérarchie, y compris quand on la conteste, c'est toujours très utile et puis enfin le contact avec les autres, le brassage qui qui était réel. même si j'étais dans une position à la fin j'étais officier mais j'avais connu ce qu' était les chambré la vie communauté les marches que l'on pouvait faire les exercices physiques et puis les camarades de régiment ça existe les camarades de régiment des potes des vrais amis mais oui des amis qui sont restés euh jusqu'à aujourd'hui donc et que j'ai retrouvé ensuite à l'ENA et on parle encore de nos aventures du service militaire et puis des gens qui m'ont qui m'ont envoyé des mots après qui avait été avec moi. Ah qui vous reconnu plus tard ?
Ouais, plus tard. Oui. Barrant ça.
Ouais. Vous êtes vous avez fait quoi à l'armée d'ailleurs ? Vous étiez quoi ?
J'étais dans le génie mais qu'il n'y ait pas de méprise. C'est pas parce que j'avais des talents particuliers. Le génie c'est l'arme qui permet de faire des franchissements et qui permet d'arrêter l'ennemi quand il arrive en minant les terrains.
Donc voilà ce que j'ai fait pendant presque un an hein. Donc c'était long. Et après en tant que chef de l'État, vous êtes chef des armées aussi.
Ça vous avez la double casquette. Ça vous permet de comprendre un peu comment ça fonctionne ? Oui.
Faut faut bien comprendre que et lire le président de la République, c'est pas simplement pour répondre à des questions qui qui sont tout à fait essentielles sur le l'économie, le social, la sécurité. C'est aussi mettre une personne en situation de déclencher pas simplement le feu nucléaire, ça c'est la force de dissuion, mais de déclencher des opérations militaire. Et je dois dire que bon, c'est pas le service militaire qui m'a mis dans cette position, mais d'avoir eu cette expérience peut-être à un niveau très humble, puis ensuite j'étais longtemps rapporteur du budget de la défense.
Je connaissais bien la question militaire et elle est très importante aujourd'hui. On le voit bien. En fait, c'est une sorte de de petite euh échantillon de ce que vous avez pu voir à l'intérieur qui vous a permis de comprendre un peu, même si c'est pas évidemment service militaire apprendre à tir missile.
Mais vous savez, la décision la plus grave qu'un président peut prendre, c'est d'envoyer des soldats euh sur un théâtre d'opération avec le risque vital. Donc faut bien comprendre ce que c'est que l'armée et ce que ça représente pour ceux qui ont fait ce choix d'engagement puisqueaujourd'hui on est sur une armée de professionnels. On peut pas décider d'envoyer comme ça sans sans réfléchir des des hommes, des femmes maintenant puisqueil y a des femmes sont dans l'armée sans prendre en compte les risques qu'ils sont pris et sans se dire que c'est une mission qui va être déterminante pour le pays.
On a reçu Sébastien Lecnu lorsqu'il a été ministre des des armées il y a quelques temps et il nous disait que c'était la chose la plus dure pour lui à vivre en tant que ministre des armées quand il devait prendre des décisions et qu'il y avait des des gens qui décédaient au combat. C'est c'est pas facile. Oui, ça empêche de dormir ça.
Oui. Quand j'ai pris la décision d'envoyer des soldats combattre sur une opération au Mali, je savais qu'il y avait un risque sérieux et il y en a eu puisqueil y a eu plus de 50 soldats qui sont morts dans l'opération Champ puis après Barcane. et enfin de de savoir que les chefs militaires sont suffisamment soucieux de la vie de leurs hommes pour ne pas se lancer dans des opérations qui pourraient être dangereuses mais qui acceptent l'ordre car la fonction militaire elle est dépendante de de l'autorité civile donc de l'autorité politique.
Et donc pour exercer cette fonction de chef des armées sans être soi-même militaire, il faut comprendre ce que c'est que l'institution, comprendre comment elle est former et quelle va être la suite dans l'exécution de vos décisions. Qu'est-ce qui se passe après le service militaire ? Vous allez découvrir la politique tout de suite.
Vous en avez envie euh déjà à cette époque-là ou ça va arriver au fur et à mesure ? Non, j'avais découvert la politique dès le lycée. Oui, bien avant.
Bien avant euh déjà votre père, vous l'avez vu ? Oui, je l'avais vu et puis ensuite j'ai il y a eu des événements qui se sont produits. J'avais à peine 13 ans au moment de mes 68.
Donc c'était Qu'est-ce qui se passe dans un pays quand il s'arrête, quand il y a des manifestations quand le général de Gaulle lui-même fait un discours qui marche dans un dans un temps très court par la radio. Donc on se dit "Mais qu'est-ce qui se passe ?" Et donc ça m'a intéressé la politique.
J'étais intéressé aussi par la première élection présidentielle 1965, j'ai 10 ans. Euh je vois pour la première fois à la télévision d'autres personnages que le général de Gaulle, François Mitterrand. Je vois euh François Mitterrand qui parle comme un homme à l'ancienne euh avec des mots que je essayais de comprendre qui me paraissait un peu un peu décalé.
Lui-même avait un phrasé très particulier à cette époque. Après, il a beaucoup progressé à la télévision. Donc, c'est une découverte.
Et je me dis cette cette mission là de parler au nom des autres, donner des idées, utiliser des mots qui vont enthousiasmer, qui vont emporter une conviction et ça ça ça m'a intéressé. On vous appelait le négociateur, j'ai vu à 14 ans justement vous en 54, c'est ça ? Euh vous allez partir à Neuyi sur scène et l'équipe du Splendide qui est là-bas aussi je crois à l'école.
On vous appelle le négociateur. Oui, je je venais de de Ran, donc une ville qui met cher encore. et j'arrive non pas simplement à Paris mais à Neuy sur scène dans un monde qui m' étranger et assez rapidement j'essaie de comprendre le milieu dans lequel je suis et puis certains événements je deviens délégué de classe délégué au conseil d'administration mais je vois une troupe de théâtre c'était clavier termine c'est un autre univers et et sans qu'on ait eu des liens particuliers je trouve que c'est c'est aussi une forme d'engagement de de vouloir pas faire rire ou de vouloir faire émouvoir déjà euh bon des lycéens.
Donc moi j'étais dans la fonction de négociateur. Je négociais ce qui pouvait être obtenu dans le cadre du lycée puisque j'étais délégué. Vous faisiez déjà de la politique et eux déjà du théâtre en fait.
Oui. Oui. Je regardais en tout cas avec intérêt ce qu'il faisait et et l'envie ce qui m'avait frappé chez eux.
Ils étaient très différents eux même toute une équipe qui avait pas le même origine sociale plan. Jot je vois encore clavier, c'était des milieux sociaux très différents. Ils avaient l'envie, ils avaient la volonté de réussir.
Il savait pas comment ils allaient réussir mais ils étaient convaincus que c'était pour eux l'engagement principal. Et de mon côté, c'était tout à fait différent. Oui, j'avais envie non pas de réussir mais de de faire ce que j'avais envie d'engager.
Vous avez eu des codes sociaux différents entre Rouan et Neïi quand vous arrivez. Ça vous a permis de voir un peu de France aussi comprendre ? Oui.
Oui. Il y a a encore aujourd'hui on parle toujours de plusieurs Frances. Je je pense qu'on exagère trop les différences, mais elles existent une ville de province euh un un établissement euh euh confessionnel dans lequel j'étais euh avec toutes ces triqueurs qui pouvaient euh tomber cette espèce de de quand même de lourdeur qui existait et puis cette fantaisie qu'on pouvait trouver dans des milieux beaucoup plus favorisés avec des moyens qui n'existaient pas dans une ville de province.
Oui, c'était c'était deux univers qui étaient très différents et qui me permettai de comprendre que la France bah il y en avait de toutes sortes de les gens étaient très différents différents du nord au sud mais vous l'avez peut-être vu au service militaire aussi par et c'est cette différence là qui fait que il faut qu'on se rencontre si on se rencontre pas si chacun vient reste dans son dans son univers, bah c'est c'est la segmentation c'estàdire c'est l'éclatement on ne se comprend plus. Alors, on peut dire "Mais c'est pas grave et c'est vrai, il y a des médias qui rassemblent, il y a des univers qui peuvent se retrouver compris euh dans ce que vous faites." Mais c'est pas la même chose que le contact physique.
Euh c'est ça qui qui me frappe, c'est que on a une idée de ce que vivent les autres qui est une idée fantasmée. Les quartiers, la ville dans l'espace rural, les villes de province, la métropole. Bon, avec ce qu'elle char d'univers attractif et au même mais en même temps inquiétant, bah il faut il faut trouver des des des lieux, des situations où on se retrouve ensemble.
Fait faire comment ça ? Est-ce que c'est un service civique, une sorte de truc ? On vit ensemble pendant x semaines, mois.
D'abord euh dans les collèges au lycée, on peut très bien passer une semaine 15 jours dans un autre établissement. Moi je pour prendre l'exemple, on est je suis élu de la Corè depuis longtemps. Bah un collège de Corè peut aller passer 3 semaines à Marseille ou On un échange je veux dire de Oui.
Pendants, on parle bien des échanges qui se font sur le plan linguistique ou avec des pays tant mieux d'ailleurs qui qui son proch européens. Oui, rasp mais on peut très bien faire ça. Avant, il existait des classes vertes, les classes de neige.
Bon bah maintenant, mais c'est pas pareil 1 an quand même ce que tu Alors, un an c'est c'est c'est peut-être trop long, mais ne serait-ce que de savoir commencer ailleurs, le nombre de personnes qui ne sont jamais sorties de leur ville, de leur département, il y en a beaucoup. Souvent, j'interroge et vous êtes déjà quand je suis en Corè, vous êtes déjà allé à Paris quand vous avez 10 ans, 12 ans, 15 ans, est-ce que vos parents vous ont emmené ? C'est pas si simple hein de d'aller à Paris.
Et quand euh vous rencontrez des Marseillais, vous leur dites "Vous êtes déjà allé à Paris." Sauf pour les matchs de football, vous êtes déjà allés à Paris. Euh donc, il faut arriver à se à se connaître, savoir ce que c'est que une autre une autre ville, un autre établissement, un autre univers.
C'est c'est on peut pas refaire le service militaire. Le service civique, oui, ça c'est une possibilité à condition que le service civique soit pas simplement fait près de chez soi parce que là, c'est un prolongement de notre vie ordinaire. Non.
Euh, il faut aller passer euh 3 semaines, un mois ailleurs. Et est-ce que parfois ça vous démange quand on fait quelque chose euh vous avez été président pendant un quinquena ? Quand on fait une expérience de quelque chose et qu'on dort dessus et que c'est fini, parfois on dit "Tuain, j'aurais dû faire ça, j'aurais dû faire ça, tiens, en fait, finalement, on comprend mieux la situation avec le temps et la réflexion." Est-ce que parfois vous avez envie de de pareil d'apporter justement vous avez des idées qui vous viennent euh vous auriez dit tiens, j'aurais dû faire ça à l'époque, ça ça aurait été une bonne idée.
D'abord, on peut pas remonter le temps, on peut essayer mais sans avoir de regret. Je parle des idées qui arrivent. Voilà, il faut se dire euh sûrement qu'est-ce que on aurait pu faire avec plus d'information, peut-être avec plus de recul et qui aurait été sûrement plus efficace ou plus ule.
Oui, il faut avoir cette cette ce retour sur soi-même, mais il faut toujours regarder ce qui arrive. Et donc le rôle que je me suis donné quand j'ai quitté l'Élysée, c'est dire moi j'ai vécu quand même 5 ans avec une responsabilité imminente, avec des épreuves que j'ai pu vivre, avec des rencontres. Mon rôle, le rôle d'un ancien président, c'est de transmettre, de transmettre à des plus jeunes ou transmettre à d'autres et ce que je fais aussi avec vous, transmettre ce que j'ai pu apprendre, ce que j'ai pu comprendre pour que les générations qui auront à à me succéder puissent déjà avoir ce ce cet acquis.
Et c'est c'était impossible dans l'époque qui était la mienne. Général de Gaulle parce que j'ai évoqué, c'était le président quand j'avais 10 ans. Donc le général de Gaulle, il est mort tout de suite après avoir quitté le pouvoir.
François Mitteran aussi. Il y a eu assez peu d'anciens présidents parce que ils étaient sur élus très âgés. Et et aujourd'hui, je pense que tout ce que je peux faire, c'est de dire je transmets cette expérience, elle doit vous être utile.
Après, vous pouvez juger mon action comme comme vous le souhaitez et faire un retour sur ce que j'ai fait ou ne pas fait, mais moi je peux vous donner quand même quelques quelques leçons au sens des leçons du conseil. Je je vais vous en poser alors euh juste après pour comprendre le parcours pour terminer, vous avez fait Lena après promotion Voltaire, c'est une classe qui plein de gens d'ailleurs qui en sont sortis. Je vous je vous mets la photo à l'image.
On voit pas mal de monde. On bah on vous voit à côté Dominique de Villepin euh c'est Golen Royal Michel Sapin qui est dans dans cette aussi dans cette promotion. Pourquoi vous avez fait Lena ?
Vous aviez déjà l'envie là à ce moment-là c'était décidé de faire de la politique quand j'étais au lycée euh avec le splendide. Ouais. Non c'était pas avec le splendide.
J'étais donc au conseil d'administration du lycée. Il y a un parent d'élèves qui qui m'a dit "Vous vous devriez faire Science Po". Elena, je connaissais pas question se posé Lena et je me suis dit ben dites-moi pourquoi il était conseiller d'état, il était des rédacteur de la concession de 1958.
Extraordinaire rencontre. Et donc il m'a donné tous les éléments et je me suis dit oui bien sûr c'est ça que je veux faire pas pour faire de la politique pour faire ce que j'ai envie de donner à mon à mon pays comme fonctionnaire. C'est pour ça que j'ai fait les NAS et puis j'étais intéressé par la politique.
Donc ça me permettait sûrement d'avoir euh euh une une capacité à décider euh plus facile que si j'étais resté dans une autre filière, si j'étais devenu médecin ou si j'étais devenu avocat. Ça aurait été sans doute plus compliqué. Vous allez avoir quatre enfants avec Stgolyal que vous allez rencontrer là-bas.
Et d'ailleurs parliez du service militaire. Si jeavais pas fait mon service militaire, je n'aurais pas été à la même promotion de l'ENAT. et vous auriez pas et je n'aurais pas rencontré ces Golden Royal et si je n'avais pas rencontré ces col je n'aurais pas les enfants que j'ai et les petits enfants.
Comme quoi, tout est à faire de destin. Il y a des destins où on peut les programmer puis il y a heureusement ce que ce que des situations, ce qu'on appellerait le hasard ou la chance. En l'occurrence, c'était une chance qui fait que une rencontre puisse aboutir à faire une famille.
Pensez que c'est écrit ? Je pense pas que c'est écrit, mais que euh notre volonté fait que ça arrive. C'est notre volonté qui permet euh de faire euh un destin qui quelquefois tient à des circonstances ou ou à des rencontres.
Vous avez beaucoup travaillé en en politique. Est-ce que vous avez été strict avec vos enfants ? Vous parliez de votre papa qui était strict ?
Est-ce que vous avez été pareil un peu avec les enfants ? Non. sans doute quand on reçoit une éducation stricte, on les moins quand on devient soi-même parent et et sûrement que mes enfants sont plus stricts avec leurs propres enfants que je Oui.
Et puis j'avais une forme de mauvaise conscience que j'étais pas souvent présent compte tenu de tout ce que je faisais comme activité député, maire, j'étais aussi premier secrétaire du Parti socialiste. Donc j'avais le sentiment que je leur donnais pas tout tout le temps qui était disponible. Euh et donc j'avais une autorité qui était relative.
Euh je l'ai exerçais mais je voulais pas être revenant à la maison être dans le dans le mauvais rôle. C'est plus Genan Royal qui la mauva Oui, c'est elle a consacré beaucoup de temps pour ses enfants, sans doute plus que que moi et je leur remercie. Il y a quelque chose que vous avez c'est intéressant de parler des des réussites et des échecs dans l'éducation si je sais que vous êtes nombreux à chaque fois regarder ces moments, mais est-ce que vous avez raté un moment et vous êtes dit tiens, je louperai plus jamais un un moment comme ça, un anniversaire, un spectacle, n'importe quoi, à cause du travail et vous êtes dit tiens, ça a fait de la peine un de mes enfants, il me l'a dit et c'est Oui, ça peut arriver des spectacles de fin d'année. comment mais c'est aussi ce qui est la grandeur d'une fonction d'élu même si elle a cette contrainte.
J'ai fait plus pour les enfants des autres que pour mes propres enfants. Dur je suis allé plus souvent dans les fêtes d'école que je ne l'ai fait pour mes propres enfants. Peut-être m'en ont voulu.
Je je je veux croire que non parce que je il comprenait ce que je faisais. Mais c'est c'est vrai que être élu vous conduit à faire davantage pour les les citoyens que vous servez donc pour les enfants de ces citoyens que vous ne le faites pour vous. Alors, j'essayé de compenser et pour nous ce qui était très important, c'était les vacances et là je donnais tout ce que je n'avais pas pu euh accorder pendant la fin d'année.
Ouais. comme temps. Et donc j'étais plutôt un père joueur.
Je jouais avec les enfants et ce qui j'essayais de leur transmettre un certain nombre de de choses de de susciter leur curiosité et je suis très heureux que mes enfants aient fait des des carrières très différentes, enfin des vies très différentes. pas fait de carrière encore, mais qui chaque fois pouvait se rapporter à ce que leur mère pouvait leur donner ou ce que moi-même je leur éclairais comme perspective, comme comme intérêt, parler justement de sport, parler de politique, parler de culture, parler de la vie quotidienne, rire, rire. Le sens de l'humour, c'est aussi très important à transmettre.
Dans une éducation, il faut de la sans doute de la rigueur, mais il faut de la joie. Ouais, faut faut ça passe vite la vie de toute façon faut en profiter. Ouais.
Oui. Et donc les les seuls regrets c'est le temps. Bah oui, pas donné autant de temps que il lui fallu.
Dans une interview, vous dites que vous avez regretté de pas leur avoir dit assez je t'aime. On dit jamais assez. Il y a une chanson comme ça de de chez Did.
On dit jamais assez aux gens qu'on les aime. C'est ça le seul regret qu'on a. Et quand on leur dit "Je t'aime", c'est souvent trop tard.
Euh c'est c'est complètement vrai. C'est vrai. On se rend compte sur la fin.
J'ai pas assez dit. Ils vont dire et à ses propres parents. Je parle là, on parle des enfants, mais à ses propres parents.
Faut attendre la fin peut-être pour pour leur témoigner ce qu'on leur on aurait dû leur donner euh comme amour. Comme amour. Oui.
Euh, c'est assez ingrat d'être parent et j'ai vu une vidéo là-dessus qui était assez intéressante où on disait on donne beaucoup et il faut surtout pas que l'enfant se sente redevable, il faut qu'il vive et du coup quand il part Ouais. Oui, c'est un vrai don. Oui.
Moi je suis très reconnaissant ma mère parce qu'elle donnait beaucoup. Elle donnait énormément à ses enfants et à ses petits enfants. Elle donnait sans chercher à recevoir.
C'est ça le plus la plus belle démarche parentale, c'est de ne pas attendre le retour, la récompense. Il y a pas il y a pas de récompense. La récompense, c'est d'avoir donné la vie et de savoir que la vie va continuer après vous.
Et vous êtes grand-père aujourd'hui, on parlera tout. Grand-père. Oui, c'est vrai.
Ça c'est aussi un une joie, un bonheur. Et donc, je suis un un grand-père encore plus, je vais prendre un mot presque politique libéral que que que beaucoup d'autres. Voilà.
Il vous appelle comment ? Et c'est moi qui voulu qu'il m'appelle comme ça parce que j'ai appelé mon grand-père, mes grands-pères, mes deux grands-pères que j'ai connu et j'ai connu jusqu'à un âge avancé. D'ailleurs, je les je les ai appelé pépère.
Donc, j'ai demandé à ce que il m'appelle comme j'appelais mon grand-père. Pè pépère. Pour faire votre résumé très rapidement de de la car politique avant la présidence 1980, vous engagez en politique avec le PS pour la campagne de de François Mitteran.
Vous devenez un des plus jeunes directeurs de cabinet des pores-paroles de François Mit à 26 ans 1981. En 88, vous remportez votre premier mandat national et devenu député de la première circonscription de de la Corèse. En 97, élu premier secrétaire du Parti socialiste, que vous avez dirigé pendant 11 ans.
En 2001, maire de vous devenez maire de Tu en 2008, vous devenez président du conseil général de Corè. Faut plein de choses, hein. Ça va passer très vite.
Et on va continuer la présidentielle qui arrive en 2012. Après, vous parlez de votre maman, vous l'avez perdu en 2009. H est-ce que vous avez eu le temps de lui dire tout ce que vous vouliez ? parlait de ça avant.
On se rend compte qu'à la fin Oui. Ma mère, elle est allée jusqu'au bout du soutien qu'elle pouvait m'accorder parce qu'elle suivait ma vie politique, elle m'encourageait, elle m'apportait un soutien sans faille jusqu'à être candidate elle-même une élection municipale à Cann. Je lui dit écoute pour le Parti socialiste hein, ce qui n'était quand même pas la ville qui pouvait lui apporter le plus de suffrage mais voilà, elle considé que elle avait cette volonté de tout faire pour pour être avec son fils.
Donc j'ai dans les dans la même démarche politique euh elle était déjà âgée puis après elle est tombée malade et donc je l'ai perdu au moment où moi-même je me préparais à être candidat et euh en 2012 je suis donc élu c'est le 6 ma je peux pas appeler ma mère elle n'est plus là je sais qu'elle aurait été heureuse et fière j'appelle mon père qui lui est encore vivant et je lui dis bon je te préviens parce qu'il est il est bientôt 20h tu vas savoir que je suis devenu président de la République. Oh, il me dit je suis à la fois heureux pour toi mais qu'est-ce que tu vas euh souffrir dans ce mandat là. C'était la fois très esquivable mais en même temps, il est raconté finalement ce qu'il pouvait imaginer.
Et votre maman n'a jamais vu votre arrivée à l'Élysée. Du coup, c'est c'est J'ai vu une interview de de Cristiano Ronaldo qui qui a perdu son papa juste avant qu'il devienne un grand footballeur et et c'est été son plus grand regret aussi. Est-ce que ça c'est un plus pour Oui, ça c'est ça m'aurait fait plaisir mais elle aurait sans doute souffert aussi comme mon père durant le mandat parce que voir son son fils critiquer contester c'est la c'est la la loi du genre.
On est très heureux le jour de l'élection et le lendemain ça arrive assez rapidement. C'estàd que les gens vous aiment le 6 le 6 mai. Déjà le le 8 mai, il vous demande qu'est-ce que vous pouvez faire et pour ça n'a pas changé.
Mais mais voilà, elle n'aura pas vu et et la victoire et la suite. Est-ce que le le être président c'est comme quand on achète un bateau ? C'est on est heureux le jour où ça commence et le jour où ça se termine il paraît je ron le vent.
Est-ce que c'est pareil qu'on est président, on a quand même hâte à la fin que Non, on n pas hâte à la fin et on n'est pas heureux que ça se termine. Non, pas que ça puisse durer euh parce que heureusement, il y a des limites de mandat puis on n'est pas obligé d'être candidat une deuxième fois. Mais ce que je veux dire par là, c'est que on se débarrasse pas du pouvoir comme d'un fardeau qui pesait trop lourd.
On sait ce que c'est que le pouvoir, on sait ce qu'il apporte pour pour changer un certain nombre d'ordre des choses, mais on ne suit pas. Et il y a même un un instant qui est assez forcément douloureux. Oui.
Saisissant sûrement. C'est dire que jusqu'à euh 10h31, vous êtes président, vous pouvez tout décider enfin en fonction des des compétences qui vous sont attribuées et à 10h32 euh vous êtes un simple citoyen bien sûr qui a été président de la République. Vous êtes pris par un agenda noirci suite à des demandes de rendez-vous, de rencontre et de déplacement et le lendemain, vous êtes avec un agenda où où les bâes sont blanches.
C'est c'est ça la démocratie. Vous pouvez pas être et être encore toujours président. Tous les 5 ans, il y a des élections.
C'est c'est avec un peu de recul, c'est quoi les qualités qu'il faut pour être un bon président en France ? D'abord, il faut mesurer ce que ça représente d'être président de la France. C'est on peut être dirigeant d'un pays voisin.
La France, elle a un rôle particulier. Elle a une dimension euh symbolique qui qui pèse qui qui rend forcément désireux de peser au s autant sur sur la scène intérieure que sur la scène internationale. Donc faut bien mesurer que être président de la France c'est une responsabilité qui va au-delà de la France qui va engendrer une situation au plan européen au plan mondial différente.
Bon parce que c'est la France. Deuxièmement, être président de la France, c'est forcément avoir une succession d'épreuves et face à ces épreuves-là, il faut faire preuve de sans fois de maîtrise et de conception citoyenne de ce qu'est le pouvoir. C'est-à-dire de ne pas en abuser.
C'est ce que j'avais appelé la présidence normale. Et puis enfin, être président de la République, c'est pas le plus facile, c'est rester en contact avec les citoyens. C'est ça que j'ai éprouvé avec le plus de difficultés.
C'estàd que moi, j'étais en relation permanente avec les les les citoyens, j'étais, vous avez rappelé, j'étais maire, j'étais président de département, je faisais le marché. Du jour au lendemain, vous vous êtes vous êtes enfermé dans dans un palais. On peut dire "Ben, c'est très bien, il est dans un palais." Non, j'ai plus de domicile, je veux je peux plus retourner faire le marché, je peux plus plus aller en vacances comme c'était jusqu'à présent.
Donc quand on est enfermé, il faut essayer de trouver les moyens de rester en contact. Et pour rester en contact, il faut avoir des amis, il faut avoir un parti, il faut avoir des des parlementaires, des élus qui vous donnent un certain nombre d'informations et si vous perdez cette information là, si vous êtes coupé et ben vous êtes isolé et c'est là que les choses commencent à s'envenirer. Il faut avoir des amis normaux.
C'est pas pas des amis comme on dit des amis sincères comme on dit des amis sincères qui vous disent la réalité qui vous disent ou là là oui ça va pas bien sûr c'est là que vous vous appréciez si vous avez des vrais amis il pouvez avoir des gens qui bien qui vous aiment bien ou qui cherchent un un avantage et qui vous disent vous ét formidable mais on sait très bien quand on a été bon ou quand on n pas été bon c'est vrai mais oui. et ce que vous attendez de votre ami euh ou de votre proche parce que ça peut être aussi dans le cadre familial mais ce que c'est qu'il vous disent pourquoi vous avez pas été bon qu'est-ce qui s'est passé pour pourquoi cette décision n'a pas été en rapport avec ce qui était attendu euh donc c'est ça le et quand vous êtes seul parce que le pouvoir isole mais vous devez éviter de de vous retrouver seul et autant il y a des décisions que vous devez prendre et assumer seul Envoyer des soldats décider d'une création vous décidez ce qui est difficile pour libérer par exemple des otages. Bref, vous vous il y a des choses que vous devez décider seul mais vous devez décider après avoir recueilli un certain nombre d'avis et de conseil.
Et est-ce que ce qui est le plus désagréable dans dans une élection présidentielle, c'est les débats en direct ? Je toujours demandé est-ce que c'est vraiment le truc qui est le plus stressant pour un homme politique de se retrouver en direct pendant x temps face à quelqu'un parce que parfois on va avoir une meilleure réponse, parfois d'autres. C'est humain, c'est c'est on est imparfait.
D'abord quand on est président, on fait plus de débat. On fait du débat pour devenir par de l'élection pardon avant juste avant. Oui, on sait qu'il y a un moment un grand débat et qui va être sûrement inscrit inscrit dans l'histoire des des grandes confrontations politiques.
Mais il ne change pas en réalité, même si on peut considérer qu'on a gagné ou pas gagné un débat mais il ne change pas le vote pour lui-même. C'est vrai que c'est un moment très important parce que ça va être la confrontation et on sait qu'on va avoir 15 20 millions de téléspecteurs qui vont regarder ce moment-là et que ça se jouera sans doute sur une phrase, sur une déclaration, sur une maladresse quelquefois et que il faut faire attention. Mais en revanche, puisque vous parlez de du rapport avec la télévision, le le plus difficile c'est pas un débat.
C'est un débat, on prépare et puis on est candidat, on n'est pas encore président. Euh mais et même si on est président sortant, c'est on redevient candidat, quoi qu'on ait dit euh François Mineran pass à Jacques Chirac. Mais euh c'est la locution euh vous êtes seul comme ça devant euh une caméra et vous devez parler parce que le moment est grave et vous n'avez même pas de de visage en face de vous. vous avez la caméra et vous savez que ça va être un moment très important parce que la situation l'exige.
Et ce moment-là, moi je l'ai vécu peut-être avec le plus d'acuité, plus d'intensité lors des des attentats du 13 novembre où j'ai fait une allocution à minuit. Euh quand vous dites c'est une horreur ou quand je dis c'est une horreur et c'est ce moment-là où on est finalement face au Français sans qu'on les voit mais et qu'on doit donner ce que ce qui est notre propre vérité. C'est dire, on doit être là à la fois rassurant, la situation l'exige, humain parce que il y a il y a des tragédies qui se joue, qui se nou et et puis on doit donner un certain nombre d'informations qui vont contribuer à ce que les Français sachent qu'ils sont gouvernés, qu' a une autorité, une autorité qui a de la compassion, qui a de l'humanité.
Ça c'est le moment le sans doute de télévision le le le plus difficile le plus difficile pour imposant. C'est qui les personnalités qui vous aimez vous aimez le plus débattre ? Vous avez pris le plus de plaisir, vous avez dit tiens c'est même agréable.
Oh sans doute que c'est avec Nicolas Sarus, j'ai le plus débattu qu'on était de la même génération, on était chef de parti après au même moment, nous avions été candidats pendant une période aux élections européennes. On a dû faire un débat cette occasion puis ensuite avec l'élection présidentielle. C'est sans doute la personne avec lequelle j'ai laquelle j'ai plus débattu.
Voilà. Bon euh ça n'a pas changé nos convictions à l'un et à l'autre. On débat mais ça nous fait pas changer.
Oui. Non mais ça c'est toujours intéressant le débat parce que d'abord on s'améliore, on sait ce que on n' pas pu à un moment répondre. On sait ce qui a été efficace, qui ne l'a pas été.
Euh donc j'ai je oui, j'ai pris du du plaisir, je sais pas en tout cas j'ai pris de l'intérêt à débattre et compris avec Nicolas Sko vous êtes devenu président sans avoir jamais été ministre. C'est ça. Vous découvrez un peu la diplomatie en arrivant rencontrant Engala Merkel, Barack Obama et ce la diplomatie, je l'avais d'une certaine façon exercé parce que j'étais le dirigeant d'un grand parti, le parti socialiste.
Et donc je voyageais, j'ai rencontré un certain nombre de dirigeants. J'étais dans associé à toutes les décisions européennes au temps de de Lionel Chospin. Mais c'est vrai que j'arrive en 2012 et il y a des personnalités qui elles-mêmes sont nouvelles.
C'était pas le cas de G Merkel était déjà depuis un certain temps et mais Obama je retrouve Vladimir Poutine à l'époque Vladimir Poutine qui qui revient lui-même au pouvoir et donc je il y a une différence entre des personnages que vous voyez à la télévision ou que que vous pouvez voyir dans des conférences internationales mais vous n'êtes pas en situation et lorsque vous les rencontrez en vrai directement vra et je t'ai dit ça par rapport à Poudine, la première impression est toujours la bonne. Après, on peut s'adapter mais la première impression est la bonne. La première impression que j'ai eu de Poutine, c'est qu'il voulait impressionner, qu'il voulait créer une situation où il essayait de de vous convaincre que il était l'agressé et que vous étiez l'agresseur.
Que il se mettait dans une position de victime un peu en quête de revanche. il avait il avait quelque chose qui qui était de de l'ordre, même si ça s'est confirmé après, mais qui était de l'ordre de de la récupération d'un prestige disparu celui de de l'Union soviétique. Obama euh qui est un homme charismatique au sens communication, il est très très fort dans le dans le contact, il était extrêmement rationnel, extrêmement sérieux et avec aucune place pour l'humour ou pour une forme de sympathie qu'il aurait voulu prolonger.
Est-ce que vous avez fait une erreur dans la diplomatie ? Est-ce qu'on fait des bêtises au début ? commence, on sait pas, on est un peu gauche du premier jour.
Oui, je me souviens parce que il y avait quelques images où je faisais, j'étais le premier soir où je venais d'être président de la République, c'estàd que la passation de pouvoir avait eu lieu et je vais à Berlin, il y a un incident sur l'avion qu'importe, j'arrive en retard et euh Merkel me guide devant devant la la garde qui qui les honneurs qui me sont rendus. Donc c'est vrai qu'on peut, on sait pas très bien, on connaît pas le protocole, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Euh c'est pas là-dessus, on doit juger non pas sur le protocole, on doit juger sur la décision.
Oui, mais aujourd'hui c'est les images et les images peuvent faire. Alors bon quand même, il a pas été préparé. Heureusement qu'on a pas été préparé au protocole.
Il y a un sujet dont on parle beaucoup maintenant, beaucoup moins à votre époque, c'est l'ingérance étrangère. h on a pas mal parlé dans l'émission et avec différents politiques parce que c'est un sujet de plus en plus voilà important avec les réseaux sociaux, internet et cetera, notamment avec des pays dont vous avez parlé tout à l'heure. Est-ce que ça vous est arrivé d'avoir de l'ingérence quand vous vous y étiez ?
Des fake news sur vous. Vous voyez, on vous prévenait tiens monsieur le président, il se passe ça, il y a ça, ça c'est une fake news qui est sortie sur vous personnelle ou professionnelle. Est-ce que ça vous est arrivé ?
Alors, ce qui est arrivé déjà à cette époque, c'était euh des attaques euh cyber, c'est-à-dire euh des hackurs des hackurs qui sur des sites officiels, compris les lycées à un moment, euh pouvaient essayer de pénétrer. Ça oui, ça ça nous est arrivé. Ce qui est arrivé aussi euh c'est qu'on a appris que les les Américains, c'était Obamain, c'était pas l'actuel président, euh était capable de de d'avoir des informations sur les portables des des chefs de gouvernement.
En l'occurrence, c'était Angel qui avait été victime de cette pas attaque mais en tout cas de de cette visite un peu inopinée. Ça ne se fait pas entre allié. Bon, ça c'était mais ça c'est tout le monde surveille tout le monde.
Non. Oui, c'était encore dans dans Gil dans les règles si tentez qu'on peut appeler ça des règles de de ce qui était les les rapports entre puissances. Là, c'est tout à fait différent.
On est sur des détournements et avec des réseaux sociaux qui sont devenus beaucoup plus puissants encore que la période qui était la mienne, c'est qui s'est terminé en 2017. Et là, on l'intelligence artificielle ajoute encore à cette dimension là. Et donc euh les les les fake news sont considérablement développé.
Le complotisme c'est s installé. euh la radicalisation. Alors moi, j'ai connu ça, c'est-à-dire que les les les hein euh les les jeunes qui partaient euh euh djihadiste euh en Syrie et en Irak, il était recruté quand même sur les réseaux sociaux et avec euh des des des formes tout à fait mensongères qui leur été euh proposé pour partir.
Donc on sait ce que les réseaux sociaux peuvent faire et défaire. Mais là, on est encore dans un stade euh qui est plus inquiétant puisque on sait que il y a un certain nombre de fausses informations et euh comme il y a tellement d'images, on ne sait plus celles qui sont vraies, celles qui ne sont pas vraies. Avec Li en plus aujourd'hui avec l'IA.
Et quelquefois quand euh il m'arrive aussi de scroller comme tout le monde et quelquefois je me vois moi-même dire autre chose. Oui, dire autre chose, c'est fou. et transformer.
Vendre une application de casino en ligne, c'est pas lui, hein. Oui. Donc et et vous dire moi, j'arrive à reconnaître et puis quelque fois c'est indiqué, pas toujours mais comme qu'est-ce qui est vrai ?
Et c'est pour ça que la question de l'école doit être posée. C'estàd que le plus le plus grand défi pour les enseignants, c'est tous les matin de pouvoir dire par rapport à ce qu'on vu un certain nombre d'élèves, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui n'est pas vrai. Avant, on disait qu'on était plus défensif dans l'armée française notamment au niveau des hackurs.
Maintenant, Sébastien Lecornu, il a dit "On est oui, on a une partie offensive évidemment faut qu'on arrête de toujours voilà et ça ça a changé aussi le le ton c'est c'est durci j'ai l'impression. On assume plus voilà. Vous vous avez dû le vivre de l'intérieur, c'était plus peut-être caché.
Est-ce que c'est une partie qui vous a plu ? Je sais qu'il y a un livre qui est sorti sur Emmanuel Macron, il aimait bien tout ce qui était euh service d'espionnage est-ce que ça c'est une partie qui vous a plu de comprendre le monde géopolitique avec vraiment toutes les pièces du puzzle que nous on voit pas forcément ? Oui.
Bon, faut pas exagérer non plus l'importance d'information, mais c'est vrai que c'est le rôle des services de fournir au ministres et au président de la République des éléments de compréhension plus clair quoi, pas d'espionnage, de compréhension d'un certain nombre de situations et et pas simplement des fonctionnements d'État, disons concurrents quand ça s'agit d'affaires économique ou d'État menaçant quand il s'agit d'affaires militaire, mais aussi de groupes et moi j'étais confronté quand même à des groupes terroristes, à des groupes djihadistes, à des groupes qui étaient complotistes et donc de nous donner quelques éléments qui permettaient de comprendre les liens qui pouvait exister. Oui, ça c'est utile de d'avoir ces informations-là. Euh est-ce que c'est on vit dans le domaine du secret le plus absolu ?
Euh je je vais je sais pas si si c'est pour rassurer ou pour inquiéter, mais beaucoup de choses qui sont supposé cachées finissent toujours un moment par être révélé. Est-ce qu'on espionne nos amis aussi ? Est-ce qu'on observe tout le monde ?
C'est le rôle, c'est d'observer tout le monde. Non, parce que c'est vrai que c'est mais ça c'est connu maintenant que les Américains nous ont écouté c'estéité publique. Donc j'imagine que ça ils pensent qu'on les écoute, il faut pas leser.
Vous avez même fait une petite anecdote, c'est ça m'a ça m'a surpris, je me permet de vous là d'en parler 2 secondes, mais ça arrivait que vous digiez parfois deux fois le même soir pour de la diplomatie. Oui. Alors ça c'était au deux dîners par jour.
Oui. Alors ça pas tous les jours. Pas tous les jours.
Heureusement. Mais mais en tout cas ce ce soir là, je m'en souviens encore, c'était pour l'anniversaire du débarquement donc 2 juin 1944, on était en 2014, c'était donc les 70 ans. Toute la question était de savoir si on invitait Vladimir Poutine à ces événements-là alors même qu'il s'était produit déjà une première agression en Ukraine.
Et j'avais convenu que nous devions le faire. euh pour l'événement historique. pour l'événement historique et il y avait Obama.
Donc euh ce soir-là, j'avais donc euh l'après-midi, il y avait eu les cérémonies et donc j'avais euh deux dîners, un à 19h et un à 21h. À 19h c'était dans un restaurant et à 21h, c'était à l'Élysée parce qu'on pouvait pas faire deux dîners euh dans le même lieu. Et donc avec Obama, c'était sérieux et c'était utile et c'était précieux puisque nous sommes alliés.
Euh avec Poutine, c'était à la fois brutal, mais la gastronomie pouvait jouer un rôle. Et alors là, on parle pas de politique, d'accord, je parle vraiment d'humain, mais est-ce qu'on passe un meilleur dîner avec Barack Obama ou avec Vénir Poutine ? Je parle vraiment si on a des discussions hors politique.
Euh je veux dire avec Obama on était dans une relation où les arguments pouvaient échanger le travail avec Poutine. D'une certaine façon, il y avait un côté spectaculaire dans la mesure où son agressivité où ça sa franchise brutale s'exprime. Il a il y a d'une certaine façon un spectacle qui n'est pas forcément tout à fait rassurant, mais il est il sait qu'il va créer le spectacle, qu'il est dans une position où il veut toujours essayer d'impressionner.
Obama n'était pas du tout dans cette démarche là. Heureusement, est-ce que l'alcool ça peut aider une un dîner politique et une négociation un peu politique entre deux présidents qui boivient un coup ? Est-ce que ça peut parfois détendre en tout cas de de de montant si je puis dire ?
C'est il y a pas si longtemps que ça ? Non. Mais pour rester sur les personnages, Obama ne buvait pas et Poutine quoi que on en dit ne boit pas.
D'accord. Vous buvez vous enfin ça vous arrive de et la seule qui aimait le vin c'est Angela. C'était Angela.
Et je dois dire que la somelière de l'Élysée connaissait ses goûts et lui apportait toujours le vin qu'elle qu'elle préférait. Et c'était une marque à la fois d'amitié dont elle n'était pas insensible. C'est c'est vrai cette histoire où elle avait peur des chiens que Poutine aurait fait venir des chiens pour la Ça c'est une vraie histoire.
En tout cas c'était une histoire qu'elle racontait. Elle a une phobie des chiens et fut un temps euh Poutine faisait en sorte que le le chien soit à ses pieds. Euh ils avaient une relation qui était euh à la fois euh complexe et euh et franche parce que complexe parce que elle avait vécu jusqu'à l'âge de 32 ans en Allemagne de l'Est quand Poutine était lui-même espion en Allemagne de l'Est.
Donc il y avait un rapport quand même qui qui existait. Elle était franche parce qu'il pouvait s'exprimer aussi bien d'un côté que de l'autre en allemand qu'en russe. Ah devant nous.
Vous parliez quoi vous avec eux ? Parce que je crois je pas sûr que je croyais que Vladimir Poutine parlait pas bien anglais. Non non, faut dire Poutin ne parlait pas parler allemand euh ne parlait pas français et Merkel ne parlait pas français donc Poutine parlait pas anglais donc on parlait il y avait une traduction et avec et avec Angela Merkel il y avait une traduction aussi mais on parlait anglais plus facilement.
C'est c'est dans un discours Angela Merkel vous présente comme François Mitteran. Non. Alors là non non là là c'était je me rappelle en Tunisie, il y avait hélas eu un attentat terroriste dans un musée de euh de Tunis et euh le président euh euh tunisien dit "Je suis très heureux d'accueillir François Mitter." Bon alors là de de gêne ce ce il peut arriver ça une situation où vous avez envie de rire et qui que vous retenez quand même parce que la situation est cocasse et elle peut l'être.
Euh vous avez eu un un on parlait je vais vous demander deux trois choses avant de continuer euh avec votre parcours. Vous avez dit c'était c'était plus les mêmes c'est plus les mêmes personnes. Moi c'est c'est un peu une autre époque c'était à mon époque et cetera.
Je vous demandé si c'était mieux avant. Je vais vous citer des choses la société française je me dire honnêtement parce qu'il y a des choses qui évoluent en bien et d'autres en et c'est pas être réact que de dire que parfois il y a des choses qui évoluent en moins bien. Euh est-ce que la mode ça évolue bien ?
Est-ce que c'était mieux avant ou pas ? Non, il y avait une mode ridicule avant. Moi, j'ai connu la mode paste d'éléphant euh gros col euh donc la mode Yillé.
Euh vous avez eu vous les PEST def ? Ça a dû m'arriver. Oui, bien sûr.
Bah cette époque dans les années 70 80 c'était un peu ça. Donc non, la mode évolue plutôt d'une manière raffinée euh et talentueuse, créative. Il y a des des époques où la mode est assez régressive.
Est-ce que l'école c'était mieux avant vous qui avez vécu les deux ? Il peut y avoir des Alors, il y a longtemps que je suis pas retourné à l'école hein par ailleurs. Donc je peux pas vous donner une information très précise.
Mais euh par rapport à l'école que j'ai connu, oui, l'école c'est mieux aujourd'hui. C'est plus ouvert, on fait beaucoup plus d'activités. Il y a il y a des des éléments qui vous sont apportés par l'extérieur.
Il y avait très peu de témoignages extérieurs qui venaient euh il y avait des sujets qu'on abordait jamais à l'école. Alors après, est-ce que l'autorité s'exerce de la même manière ? Non.
Qu'est-ce qui a changé ? C'est la place des parents. Tout à l'heure, vous évoquiez mon mon passage dans un pensionnat.
Quand on prenait un coup, les parents disaient vous avez eu raison de le donner. Aujourd'hui, les parents sont dans une position tout à fait différente. Ils sont très exigeants et quel que votre trop exigeant à l'égard des enfants.
Oui. Est-ce qu'il y a pas un juste milieu ? Il a un surnom un équilibre à trouver.
Oui. Est-ce que c'était mieux avant le pouvoir d'achat ? pris les 10 choses qui parlent au français aujourd'hui qui alors le pouvoir d'achat sans doute était euh plus haut au sens où il progressait mais le niveau de vie aujourd'hui est beaucoup plus élevé que il y a 10 ans ou il y a 15 ans.
On a des produits qui n'existaient pas il y a 10 ans ou il y a 15 ans. On a des des prix qui ont baissé sur certains produits, d'autres qui ont augmenté sur d'autres. Donc ce qui ce qui existait avant c'est que la progression du pouvoir d'achat était de 2 3 4 % souvent avec une inflation qui était également forte mais l'impression que l'on avait avec l'inflation c'est avec la hausse des prix c'est qu'on gagnait quand même beaucoup plus chaque année alors qu'aujourd'hui on a le sentiment qu'on stagne.
C'est ça qui a changé voir qu'on régresse dans ce et qu'on reg et que même sur certains la compréhension même de de ce qu'est l'inflation on se dit mais c'est vous dites que l'inflation est à 1 % mais c'est tout à fait faux. Moi, j'ai j'ai mes produits alimentaires qui ont augmenté de 10 %. Euh donc, il y a il y a la mesure du pouvoir d'achat, elle a aussi changé.
Est-ce que le les services publics c'était mieux avant ? connu al aussi la santé, on est aujourd'hui beaucoup mieux soigné des maladies et on a une espérance de vie qui est plus longue. Mais trouver un médecin aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile.
Il y a il y a il y a 10 ans ou 15 ans, on avait aucun problème pour avoir un rendez-vous médical chez un généraliste et même chez un spécialiste. Aujourd'hui, on peut être mieux soigné au sens qu'on va avoir le meilleur traitement, mais pour avoir un rendez-vous, il faut 6 mois, faut 8 mois, faut un an. Et là, il y a une il y a une terrible régression.
Est-ce que les présidents de la République c'était mieux avant ? C'était plus long avant. Ils avaient 7 ans.
Euh et et sûrement que faut réfléchir à est-ce que c'était mieux d'avoir 7 ans que d'avoir 5 ans ? Bah quand on aime pas le président, on préfère qu'il parte au bout de 5 ans. Mais pour agir, sans doute que 7 ans, c'était une période qui persait qui permettait de regarder le temps long.
Et est-ce que c'était mieux quand il y avait pas d'écran ? Vous avez connu la période sans téléphone portable, je veux dire sans écran. C'était agréable aussi qu'on était Est-ce que c'était mieux ?
La question qu'on se pose, c'est comment c'était possible de vivre sans comment comment on avait pas de téléphone et comment on était appelé informé ? Fallait passer par un téléphone fixe, fallait dans une cabine téléphonique pour rappeler de ça bah c'est quand même mieux d'avoir des écrans. Alors sauf que qu'est-ce qui s'est mis sur les écrans ?
C'est pas simplement de téléphoner. C'est il y a il y a tout tout tout. Et donc votre vie se résume à votre portable.
Alors que normalement ça devrait être un téléphone et simplement un téléphone. Est-ce que la gauche c'était mieux avant pour parler de politique ? La gauche elle était plus forte avant.
Elle elle avait une influence plus grande avant. Ce qui a permis d'ailleurs d'avoir deux présidents de la République de gauche et un premier ministre qui resté 5 ans comme Lionel Jospin. Donc oui, la gauche était plus forte parce qu'elle avait un grand parti socialiste qui comptait aujourd'hui.
Elle est moins influente, son son niveau électoral est plus bas et il y a plus un grand parti, il faut le recréer, mais il y a plus un grand parti qui vient le structurer la gauche, qui vient lui donner sa possibilité d'accéder au faudrait recréer un parti. Oui, bien sûr. Il faut l'élargir par rapport à ce qu'il est aujourd'hui, le Parti socialiste, il faut lui redonner une dynamique, une créativité, une vigueur et surtout d'attirer de nouveaux de nouveaux talents.
Est-ce que Paris c'était mieux avant vous qui avez connu Paris il y a longtemps ? Vous êtes promené dans les rues de Paris il y a il y a quelques années aujourd'hui. C'est quoi votre opinion ?
Ré, j'ai été automobiliste, hein, et pas seulement. C'est bien connu. J'avais aussi des moyens euh de déplacement en scooter ou en euh qui n'ont échappé à personne.
Donc euh ça toujours être une ville embouteillée. C'est toujours le souvenir de de de Paris euh en trombose. Il y avait même des policiers qui autrefois il y avait même des policiers au milieu de des carrefour qui faisaient la circulation tellement c'était bloqué.
Donc de ce point de vue, je pense que ça a été une évolution nécessaire, que c'est mieux quand même de découvrir sa ville sans être totalement immobilisé. dans une voiture. Est-ce que la sécurité c'était mieux avant ?
Oui, vous qu' avez Oui, la sécurité non pas qu' non pas qu'il y avait pas de criminalité ou pas qu'il y avait pas de délinquence mais le trafic de drogue était pas développé comme il est aujourd'hui. Il y a toujours eu de la drogue. Euh dans les années 70 80, elle était même assez courante.
Mais là ça a pris une dimension avec une violence. C'est c'est le niveau de violence qui qui s'est élevé. C'est la rapidité avec laquelle on peut considérer que la vie humaine n'a pas de n'a pas de valeur.
Dev voir des Je parlais des djihadistes, c'est assez comparable des individus qui sont recrutés sur internet parce que là c'est le rôle d'Internet, c'est le rôle de tous ces réseaux sociaux. Vous pouvez recruter des assassins, vous pouvez partager vos perversités, vous pouvez partager vos vis. Ça c'est ce qui c'est ce qui a été une une formidable offre de liberté des réseaux sociaux.
Euh ça ça a eu aussi des des moyens de du de de diffusion de la violence. Euh Gérald Arman disait qu'il y avait plus de Safe place en France. D'ailleurs, il l'a dit dans l'émission, nous en il nous en parlait, il disait que ça ça s'accélérait.
Euh dernier sujet assez intéressant par rapport au médias, euh est-ce que il y a moins de liberté d'expression aujourd'hui ? Vous trouvez est-ce que vous qui avez connu différents types de médias tout au long de votre vie, est-ce que vous avez trouvé vous trouvez qu'il y avait plus de liberté expression vous étiez plus jeune aujourd'hui ? Alors euh quand j'ai que j'étais euh peut-être pas tout jeune alors après mes 68 Oui.
Euh après non après 81 jusqu'en 1981, on est dans un système audiovisuel contrôlé par l'État euh le le monopole de de la télévision publique avec pas de chaîne privée, avec pas de radio privée, ça n'existe pas. Il y a des radios qu'on appelait périphériques. Euh mais donc oui, j'ai connu une période où où les médias étaient contrôlés euh politiquement et et où le pluralisme était très réduit.
Ça ne voulait pas dire que les journalistes faisaient pas leur travail, qu' avait quand même euh heureusement une possibilité de de débattre en France. Il y a une période de très grande liberté. Aujourd'hui, on est revenu à à où la les télévisions jouent un rôle beaucoup moindre quoi qu'on en pense hein, y compris les chaînes d'information que que ce que vous faites sur les sur les réseaux.
Beaucoup de jeunes aujourd'hui s'informent moins par la télévision que par les réseaux. Tous ces sendé aujourd'hui, est-ce que vous trouvez pas que j'ai l'impression que c'est tout de suite tu dois être de gauche ou de droite et tu peux pas être trouver du bien des deux côtés. Vous voyez ce que je veux dire ?
C'est beaucoup plus marqué qu'avant. Non, je crois pas. Je pense que la la bipolarisation, le clivage gauche- droite était très fort déjà à l'époque.
Ah oui, très fort. Beaucoup plus qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, ce qui ce qui est en cause c'est la fragmentation.
Vous savez pas que vous êtes de gauche ou de droite, vous êtes avec votre vos amis, votre propre communauté. Vous vous écoutez que cette radio là ou vous êtes sur que sur ce réseau-là. Vous vous n'êtes nêtes pas comme avec la télévision telle qu'elle jouait un rôle il y a encore 20 ans.
C'est vous ne partagez rien avec d'autres. Or c'est très important de partager on peut ne pas être d'accord. Oui.
On on écoute plus les mêmes émissions. On ne voit plus les mêmes les les mêmes débats. On n'assiste plus aux mêmes scènes que par le passé.
Ça c'est les réseaux sociaux qu'on fragmenté. Ah oui, totalement. Puisque chacun peut se faire son propre programme.
Avant vous étiez obligé de regarder que ça vous plaise ou pas. Vous regardiez, même s'il y avait euh plusieurs chaînes, vous regardiez euh la télévision euh ensemble. Là, vous dans une même famille, dans une dans une même famille, vous pouvez à 20h de qui regarde encore la télévision à 20h à table avec le avec la télécommande, on regarde d'info.
Maintenant, si on veut voir infun chacun va va se disperser. Les uns vont regarder les chaînes d'infos, les autres vont regarder des des des émissions sur les les réseaux, d'autres vont regarder leur portable. Et donc ce qui compte c'est quand même à un moment qu'on soit d'accord ou pas d'accord c'est c'est de partager ensemble la même information et la commenter d'ailleurs quand on s'était vu, on avait fait un un jeu, je vous avais proposé des des des objets, des choses du côté, vous avez dit c'était plutôt de gauche ou de droite.
Je vous en proposer quelques-uns si vous voulez bien avant qu'on continue votre parcours pour terminer. Mais est-ce que l'écologie par exemple, parce que l'écologie ça devrait parler à tous les Français. Est-ce que c'est de gauche ou de droite pour vous ?
La préservation de la planète, la défense de l'environnement, c'est une cause qui doit être commune. Alors après, vous pouvez avoir une philosophie politique qui vous dit faut aller plus loin dans certain nombre de décisions. Donc c'est ça qui justifie l'engagement écologiste.
Mais la question de la nature, de la préservation de l'environnement, du climat, elle nous appartient à tous indifféremment. Est-ce que la bière c'est de gauche ou de droite ? Je vois pas pourquoi la bière serait de gauche ou de droite.
Ça dépend dans l'événement dans lequel vous vous situez. Euh bon, vous avez avec qui vous buvez de la bière ? Ça dépend avec qui on boit de la bière.
Exactement. Euh est-ce que Emmanuel Macron il est de gauche ou il est de droite ? Ah bah lui euh il a essayé de dire que il dépassait ces ces frontières-là et finalement il s'est révélé plutôt de droite.
Donc c'était c'était ce qui pouvait lui être reproché, c'est-à-dire d'avoir laissé penser qu'au départ il était plutôt de gauche, qu'ensuite il était plutôt en même temps pour finir euh plutôt de droite. Mais ça bon c'était son choix. Vous vous avez eu euh vous vous avez parlé de lui dans un dans un livre, vous avez accepté de répondre à euh des journalistes.
Un livre qui est sorti il y a quelques jours sur lui. Euh qu'est-ce que vous vous pensez de ces 8 ans à l'Élysée ? C'est quoi votre opinion sur sur son parcours en tant qu'ancien chef d'état ?
Bon, d'abord précisé-moi parce que j'ai été moi-même président de la République, je sais ce que ça représente de la difficulté et de du poids de la responsabilité. Donc c'est trop simple simplement de de s'en prendre à au président au prétexte qu'il n'a pas répondu à un certain nombre de ce queon attendait de lui. Ce que je je peux moi regarder, c'est c'est précisément qui qu'il n'a pas su se forger une doctrine et la faire partager au pays.
C'est qu'il a plutôt évolué, quelque fois dans un sens, dans un autre, était dans une forme de virvolte. Ensuite, sur son propre rapport au pouvoir, il était jeune, c'était un des plus jeunes président que la France est connu jusqu' la 5e République. Il avait un passé politique était très limité, très réduit.
Donc il avait une forme de faculté à pouvoir dépasser un certain nombre de de contraintes et en réalité il a eu un exercice du pouvoir assez traditionnel, plus traditionnel même que Nicolas Sarkozi ou moi-même. Il y a une loi qui a marqué vraiment votre carquena c'est celle du mariage pour tous qui a été voté en en avril je crois 2020 2013 pardon euh à l'époque. C'est quoi la chose dont vous êtes le plus fier de vos 5 ans à l'Élysée ?
Est-ce qu'il y a quelque chose vous avez fait ? vous êtes dit là, j'ai j'ai réussi cette chose-là en tout cas. Oui, ce dont je suis le plus fier et c'est pas de moi seulement dont il s'agit, c'est la manière avec laquelle la France face aux attentats a été capable de tenir bon.
Elle aurait pu se défaire, elle aurait pu se disloquer, elle aurait pu se diviser. Elle a tenu bon. Donc ça pour ce qui me concerne en tant que chef d'état, j'étais pas simplement fier de ce que nous pouvions décider avec le gouvernement.
J'étais fier de la France, fier de ce qu'elle montrait comme comme capacité de de résistance, de cohérence, d'unité. Alors ensuite après, on peut dire bah oui, sur le mariage, je pense que c'était très très important de faire cette évolution qui d'ailleurs n'a plus jamais été remise en cause sur l'accord climatique, la COP 21 que beaucoup pensaient. Impossible, nous l'avons nous l'avons réalisé.
Et et puis euh vous savez, on euh la fameuse courbe du chômage, celle qui euh faisait que j'étais euh parfois critiqué euh et on disait alors quand est-ce qu'elle va s'inverser la courbe du chômage ? elle s'est inversée. Donc moi, j'avais été élu en 2012 sur la baisse du chômage et sur le rétablissement des comptes publics.
Moi, on avait rétabli les comptes publics, on avait fait baisser le chômage. Donc c'est c'est mais ça c'est moins visible parce que ce qui est toujours très très gratifiant, c'est quand des personnes ça arrive viennent me voir en me disant grâce à des décisions que vous avez pris, j'ai pu partir 2 ans plus tôt à la retraite parce que j'étais une carrière longue. Ça me ça me fait plaisir de quand j'entends ça. pas parce que c'est moi qui l'aurais décidé, mais je dis si je n'avais pas été élu présent la République, il serait sans doute enfin sûrement pas parti au bout de an quand des gens viennent me voir pour me dire de tout milieu pour le mariage, pas simplement les couples homosexuels, la famille de de ces couples me dit "Vous savez, ça a changé complètement les rapports qu'on pouvait avoir dans notre propre famille." Oui, ça ça me dit si j'avais pas été élu président de la République, est-ce que ce serait ça serait fait sans doute mais beaucoup plus tard ?
Vous vous parliez tout à l'heure de de des militaires. Le 11 janvier 2013, vous avez annoncé le lancement de d'une intervention française au au Mali. Euh ça c'est à vous d'endosser le le c'est vous qui prenez la décision finale de ça quand il y a une opération militaire.
C'est vous qui dites oui ou non. Oui, c'est moi qui au dernier moment vous avez le décide. Mais comme je vous l'ai dit, c'est une décision qui est celle du chef de l'État et de lui seul.
C'est lui qui doit en rendre compte. Si ça se passe pas bien, il aura à s'en expliquer. Mais j'ai recueilli quand même un certain nombre d'avis et puis les pays africain me le demandaiit.
Mais j'étais très conscient. C'est sans doute là que que l'exercice de la présence de la République est la plus grave. Décider de la vie et de la mort.
Décider d'envoyer des soldats, c'est décider que certains d'entre eux ne reviendront pas. On pourra dire oui mais c'est leur mission, c'est leur engagement, c'est leur vocation. Mais quand même si je ne l'avais pas fait, c'est c'est c'est ces soldats là seraient aujourd'hui des pères de famille et qui vivraient dans laquiétude.
Donc c'est c'est une responsabilité. C'est pour ça qu'il faut bien réfléchir au moment où on désigne, on choisit un président de la République savoir jusqu'où il peut aller, qu'est-ce qu'il peut faire ou ne pas faire. On peut ne pas intervenir mais avec quelle conséquen si onintervient pas.
Il y a une décision que je n'ai pas pu prendre, que je voulais prendre qui était c'est une une frustration quand il y a eu la Syrie que Bacharassad a mis des armes chimiques sur son propre peuple. Les Américains ont pas suivi et nous ne l'avons pas fait puisquon avait pas d'égalité internationale et on avait pas d'alliés pour le faire avec nous. Mais je je me suis dit on a perdu 10 ans 10 ans après le régime de Bacharad c'est 2014 2024 P.
Ouais 10 ans. Bon donc il y a des décisions quand elles ne sont pas prises sont lourdes de conséquences. Est-ce que là je parle vraiment à l'humain mais est-ce que vous avez rencontré des familles parfois après quand quelqu'un est décédé ?
Est-ce que on en avait parlé avec Sébastien le Cornu ? Est-ce que ça vous est arrivé que des familles demandent à vous parler ou vous invitiez une famille pour les recevoir quand il y a eu un quand il y a un soldat qui désaide ? Bien sûr, à chaque fois euh qu'il y a donc un soldat qui meurt en opération euh il y a toujours une cérémonie.
Tantôt, c'est le ministre de la défense, tantôt c'est c'est le président de la République, des gendarmes aussi qui peuvent ou des policiers qui peuvent être dans cette situation et les familles euh demandent à à pouvoir parler. Et ce qui toujours m'a m'a m'a frappé, c'est l'extrême dignité des familles, la grande euh capacité de ces familles qui vivent une douleur effroyable de dire que finalement leur enfant ou leur mari leur père des enfants c'est juste on on fait leur devoirs. C'est ça que que je trouve admirable.
Euh et donc jamais j'ai eu une forme de protestation disant "Mais pourquoi vous avez envoyé ces soldats ? Pourquoi vous avez mis en opération ? Jamais.
C'est vrai toujours grand grande sens de la responsabilité avec des familles qui vous disent ça nous fait une douleur épouvantable mais on sait que c'était c'était ce qu'il avait voulu faire pour son propre pays. Je dis ça pour que tous ceux qui regardent toujours avec un peu de distance ces événements prennent bien la mesure que l'engagement, le service, le dévouement de nos soldats, de nos policiers, de nos Jordas, c'est c'est des éléments exceptionnels et qui et et quand il y a je me souviens de d'un d'un agent qu'on essayé de chercher en Somalie qui était retenu par des par des terroristes et des djihadistes. Sa famille lui a posé la question : "Est-ce qu'on doit intervenir ?
Est-ce que vous vous pensez que c'est nécessaire ?" Il y avait un risque. Ces familles-là ont dit oui et et on sont resté extrêmement discrètes sur leur malheur.
Donc c'est pour ça que je pense qu'on a un devoir de solidarité à l'égard de ces familles là. Et et je l'ai vécu aussi au moment des attentats terroristes. Il y avait de quoi qu'elle être révolté.
Pourquoi un attentat survient ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Qu'est-ce que vous n'avez pas fait ?
Pourquoi c'est c'est arrivé ? Et il faut donner des explications, faut parler. Bien sûr, c'est c'est ça c'est le plus dur de dans le métier entre guillemets dans le rôle.
Plus dur, c'est c'est le plus le plus émouvant, le plus cruel quelquefois quand on sait le malheur que vivent ces familles-là. Mais c'est ce qu'on attend du président de la République. Vous parlez de à la fois de l'autorité qu'il doit dégager pour expliquer pourquoi des opération ont été lancées ou pourquoi nous avons été victimes d'attentat et en même temps la compassion, l'humanité.
C'est ça le rôle du président de la République. Est-ce que c'est dur d'être un même sur internet, d'être régulièrement repris pour des blagues avec des petits extraits ? Vous rappelez ?
Vous avez fait une phrase en anglais ? Be be proud of you ? Oui, bien sûr.
J'ai vu Pierre repris plein de gens reprenaient cette phrase. Ça ça vous fait marrer ou vous êtes président ça vous fait plus rire ? Bon, il faut toujours avoir un peu quand même ce sens de de la dérision.
Ça fait partie de la vie politique la dérision. Bon, elle doit pas être la disqualification. Elle doit pas être la moquerie ne peut pas être non plus la perfidie.
Bon, alors revenons sur cette phrase parce que euh je suis donc dans un pays dans une région qui a été dévastée aux Philippines. Dévasté. J'arrive, il y a une population de survivants là aussi hein qui est devant moi.
Comment leur parler ? Je sais même pas s'il parlent, s'ils comprennent l'anglais. Je sais même pas.
Et je leur dis be of you, j'ajoute deux trois de trois éléments complémentaires. Et euh vous parliez anglais, vous aviez des cours pour vous perfectionner. Non, je je resté sur mon anglais scolaire qui n'était pas forcément le meilleur niveau.
Euh mais bon, je leur parle, je suis pas sûr qu'il m'it vraiment compris mais au moins je montre soutien une solidarité et la la phrase devient une phrase fétiche. Et et alors au départ plutôt sur le mode comment il peut parler anglais de cette façon, mais Be of You devient euh un un slogan presque pour rester sur l'anecdote. Un jour, je vais faire une séance de dédicace et une jeune femme vient vers moi, elle me dit "Est-ce que c'est possible que vous puissiez m'écrire be proud of you" sur bah je veux dire sur quelle partie de votre corps ?
Elle me dit sur mon mollet et donc j'ai mis bep of you et je crois je sais pas peut-être grâce à vous j'arriverai à la retrouver. Je pense qu'elle s'est fait tatouer B Prod of you. Alors elle avait demandé pour tatouer sur l'écriture.
Oui sur l'écriture. Mais si jamais vous regardez voilà donc n'hésitez pas à vous signaler et savoir si peut-être ce tatouage existe encore. Mais en tout cas c'est pour ça que j'ai trouvé drôle parce que souvent on me dit vous pouvez m'écrire be pr of you sur sur cette feuille.
C'est un peu votre un bilout de cadmirade quoi. Chacun sa phrase qui reste bien. Ça vous fait marrer ça ?
Oui, ça me fait et ça et ça parce que ça crée tout ce qui crée un lien qui qui est un lien affectueux, je pense quand même s'il y a peu de de C'est gentil gentil. Et et le protocole pour terminer, c'est vrai que vous disz vous étiez content de la fin du protocole à la c'est pas le truc qui vous a le plus plu. Le protocole c'est une nécessité parce que ne serait-ce que pour interrompre les conversations avec des chefs d'état qui peuvent s'allonger.
Le protocole arrive, dites bon c'est fini. On doit Bon donc le protocole est quand même un un élément de de la diplomatie c'est qui vous permet de de cadrer des choses. Après il peut être assez lourd parce que qu'est-ce qu'il faut faire devant l'empereur du Japon ?
Qu'est-ce qu' vous parliez tout à l'heure ? Qu'est-ce qu'il faut faire avec la reine d'Angleterre ? Mais en définitive ça se passe plutôt plutôt bien sans sans que vous puissiez créer.
Faut toujours faire attention des incidents dans des sociétés qui qui sont assez respectueuses du protocole. Vous vous voyez qui est Adel Charos la la comédienne. Est-ce que vous avez entendu son interview quand elle parle du protocole qu'elle avait pas bien compris en 2013 ?
Vous l'aviez invité à l'Élysée et en fait elle a bu le reince doigt. Elle croyait que c'était à boire. Vous l'avez vu ce ce Oui.
Oui. Euh mais je comprends qu' quel qu'elle ait pu être si je puis dire victime de ce malentendu. Vous êtes à l'Élysée et il y a une alors c'est pas comme une tasse une tasse mais c'est un dans une dans un dans une Oui.
Dans une tasse assez assez bassz belle. il y a de l'eau. Vous dites bah c'est peut-être euh peut-être du thé, peut-être une boisson énergisante.
Donc vous vous bon voilà. Euh donc je je comprends. J'aurais dû d'ailleurs peut-être supprimer le rasdoit.
Euh peut-être que ça dure encore. Peut-être vous faites votre investigation parce que c'est quand même totalement perc déritoisoire. Les gens se lavent les mains quand même.
C'est comme le bidé en fait. C'est comme le bidé. é pas enfin pas d'autres comparaison et vous avez raconté physiquement est-ce que vous aviez dû avoir une hygiène de vie pour pas parce que vous dites vous étiez toujours enfermé on mange bien quand on est à l'Élysée et on peut on voit d'ailleurs l'impact sur la c'est impressionnant qu'on voit parfois début et fin d'un quinquena même pour un ministre par exemple on on pour un coup parce qu'on travaille dur il y a du stress beaucoup comment vous faisiez vous pour tenir physiquement vous aviez un faisiez du sport à l'intérieur de du jardin.
Est-ce que vous sortiez l'activité sportive n'était pas majeure dans mon mon emploi du temps. Mais néanmoins, vous avez raison, il faut quand même se se dégourdir les gens et comme je vous le disais, sortir de l'Élysée suppose que vous ayez une sécurité et donc certains le faisaient hein. Crois que président Macron va faire de la boxe tout le temps.
D'autres faisaient de la boxe. Donc moi, j'avais pris la la disposition euh la plus simple, c'est-à-dire de marcher euh tout au long euh du parc de l'Élysée. Et donc euh Michel Sims était venu me voir pour me dire "Vous savez euh euh il y a une règle simple, faut faire 6000 pas par jour." Et donc il était venu une fois ou deux à l'élycée pour vérifier si je faisais bien mes parents.
En 2017, vous allez choisir de pas vous représenter de par vous-même et donc c'est votre successeur Emmanuel Macron qui avait élu donc le 7 mai 2017 à l'époque. Quelques mois plutôt, il avait quitté le gouvernement pour ceux qui le connaissaient pas à l'époque était ministre. Vous l'avez même nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée en en 2012 à l'époque au tout début.
Ensuite ministre de l'économie, il a fait en de 2014 à 2016. Vous vous avez dit dans une interview, si je n'avais pas été séduit, je ne l'aurais pas choisi comme conseiller puis après comme ministre. Vous avez été sur France 2 en avril 2018.
Qu'est-ce qui est séduisant chez Emmanuel Macron pour ceux qui l'ont jamais rencontré pour comprendre qu'est-ce qui vous a séduit à l'époque ? C'est lui, je sais pas si le mot convient, c'estàdire il était euh euh assez délié, euh assez euh euh déterminé pour servir. qu'il montrait une je parle de 2011 avant même l'élection présidentielle, il montrait une disponibilité et comme il avait une activité plutôt lucrative hein dans une banque d'affaires, le fait qu'il veuille s'engager et abandonner cette fonction ou ce métier prouvait un une vraie volonté de servir.
C'est pour ça que j'ai trouvé que il était inventif créatif euh et pour ça que je l'avais choisi comme conseiller dans un livre sur Emmanuel Macron publié le 7 janvier 2026, ça s'appelle Néron à l'Élysée. Vous avez dit aux auteurs, il a toujours confondu Élysée avec les planches d'un théâtre, il a poussé le narcissisme jusqu'au pathologique un jour. J'ai dit à Sarkozi, toi tu es égocentrique.
Lui c'est un narcisse. C'est quoi ? Alors après, c'est des jugements qu'on peut porter, mais euh je pense que il il n'était pas euh forcément déterminé à faire de la politique.
Je pense qu'il avait pas forcément eu cette idée-là et il s'est euh mis dans ce rôle-là. Il aime les rôles. Euh Emmanuel Macron, il aime jouer un rôle.
Et c'est là ce momentlà qu'il a peut-être mesure qu'il était associé comme ministre à l'exercice du pouvoir qui s'est dit "Je peux jouer le rôle de candidat puis de président de la République." Or, il s'agit pas de jouer un rôle, il s'agit de porter une ambition collective, d'associer des femmes et des hommes à un projet. Je pense que c'est ça qui qui lui a manqué.
Et ce qui ce qui explique que dans l'exercice du pouvoir, surtout à mesure du temps qui passe puisqu'il a fait euh il a il a il a été de plus en plus personnel et de moins en moins collectif. Et est-ce qu'il y a de la trahison en politique ? Sans dire de nom, c'est pas intéressant, mais est-ce que ça existe vraiment ?
Est-ce que parfois on est vraiment trahi en politique ? Oui, la la trésion fait partie même euh de la politique. On va pas faire l'histoire de la 5e République, mais c'est une suite de de personnes qui ont à un moment pris leur liberté, peut-être davantage, qui sont affranchis de celui qui les avait nommés pour prendre leur place.
Vous trouverez euh Chirac, Giscar, vous avez Chavandel Mass trahi par Chirac et cetera. Vous avez toute toute cette puisure chirra on peut compter mais euh donc ça c'est mais ça ça peut heurter et et ça peut blesser surtout euh les personnes qui qui se sentent floué mais ça fait partie d'une certaine façon du jeu à condition aussi que ce soit assumé euh que ce soit déclaré. Et donc je dis pas que la trahison est normale pour le mot à dessin, mais euh elle doit au moins euh être courageuse.
Est-ce que vous êtes rencunier vous ? Non, il faut se débarrasser de ça vraiment. On arrive à pas être encunier.
Oui, il faut il faut ne rien oublier mais ne pas perdre ce qui est l'essentiel par la rancune ou le ressentiment. Pas que l'ego. Oui.
Parce que sinon vous vous ne videz jamais la querelle. C'est c'est fini. Vous savez ce que il y a lieu de penser.
Passons à l'étape suivante. Qu'est-ce que vous pardonnez pas ? Euh je je pardonne pas le la dissimulation, je je parle donne pas le mensonge assumé comme ça.
On peut dire je ne suis pas d'accord, je pars. Tout à fait légitime. Mais je pardonne pas celui qui à un moment vous dit qu'il vous sert et et qui vous en fait vous déjà préparé son son acte de candidature.
Ça vous est arrivé ça ? Oui. Oui, ça m'est arrivé.
Euh en 2018, un an après votre départ d'Élysée, vous avez écrit un livre qui s'appelle Lesçons du pouvoir. Qu'est-ce que le pouvoir vous a appris aujourd'hui en l'ayant vécu maintenant avec un peu de recul ? Le pouvoir m'a appris que il était utile.
C'està-dire que on n'exerce pas le pouvoir pour soi-même. On n'exerce pas le pouvoir pour la la le plaisir de prendre des décisions. Le pouvoir c'est fait pour changer autant qu'il est possible la vie des autres.
Deuxièmement, euh le le l'exercice du pouvoir fait que euh je l'ai évoqué, l'isolement euh la tentation de décider par soi-même et et sur tout sujet est grande et il faut s'en s'en dégager. Et la dernière leçon, c'est que euh notre constitution, elle est elle est extrêmement plastique, c'est qu'elle permet toutes les interprétations. Mais c'est vrai que le quinquena a accentué le la concentration du pouvoir sur le président de la République, sauf les périodes que nous connaissons où il n'y a pas de majorité.
Et moi je pense qu'aujourd'hui l'exercice du pouvoir notamment dans la situation internciale que nous connaissons exige de la hauteur et de revenir peut-être au principe fondateur de de ce qui était la 5è réplique c'est il faut que le président il il définisse des grandes orientation il prenne toute sa place sur le sur l'enjeu majeur de la sécurité et de la paix mais ensuite il faut qu'il laisse les autres faire les les actes de la vie quotidienne gouvernemental pour parler du président pour terminer en fonction aujourd'hui Emmanuel Macron. Est-ce qu' ça vous arrive de vous appeler entre ancien président actuel surtout que compte tenu de ce qui a été notre relation été assez facile ça ne s'est jamais produit c'est sur des sujets je parle pas de des rencontres protocolaires ou lorsqu'il y a des consultations. Mais vous a jamais demandé de conseil ?
Il m'a jamais appelé sur des sujets internationaux. Euh ça pu on a pu se voir une ou deux fois euh lorsque il consultait officiellement mais sur euh des des moments disons de d'intensité de de il m'a pas appelé mais il en avait parfaitement le droit et je suis pas sûr que moi j'ai j'ai appelé euh mon prédécesseur euh pour autant. Donc euh chaque président essaie d'utiliser l'expérience des autres comme il le veut.
Et et qu'est-ce qu'il a plutôt réussi sur l'Europe ? Je pense qu' il a continué même permis qu'il y ait notamment, on le voit en ce moment une coalition des volontaires, une une avancée en matière d'Europe de la défense dont il serait très important que son successeur Cariodon puisse amplifier encore la place et le rôle. Et qu'est-ce qu'il aurait pu faire mieux ? ce qu'il aurait pu faire c'est c'est je vous l'ai dit hein c'est c'est jamais euh facile de de diriger un pays comme la France mais ce qu'il aurait pu faire mieux c'est c'est consulter davantage dialoguer davantage avec ce qu'on appelle les forces vives les les les les les les corps intermédiaires, les élus locaux et les les syndicats.
Quand il y a des conflits, il y en a eu par exemple sur les retraites, la manière avec laquelle il a fermé le le débat, il a manqué à ce que pouvait être une vraie négociation, une vraie consultation des des forces vives. Euh ça, je pense que c'est une erreur qui a pu aussi se reproduire sur un dossier comme la Nouvelle-Calédonie euh que l'on vit en ce moment. C'est il est très important que le président de la République, même s'il a à prendre des décisions, puisse permettre que euh il y ait un rassemblement, une unité.
C'est c'est ça l'enjeu. Euh moi, j'ai fait en sorte, même si ça a pas toujours été euh couronné de succès à la fin, mais de toujours ouvrir la porte du dialogue. Qu'est-ce qu'il devrait faire pour la fin de son mandat ?
D'après vous si vous aviez un donner. Ouais. C'estàd de dire bon ce qui se passe maintenant au niveau du parlement, du gouvernement, ce n'est plus mon affaire.
Ce que j'ai à à réaliser là dans l'année qui vient, c'est de faire que la place de la France, l'Europe par rapport à ce qui se passe avec Trump en ce moment, je parle pas simplement du Groenland, c'estàdire conception très impériale et et et et dont l'Europe est la cible. C'est pas simplement le Groenland. a dû dire "Oui, ça ça va être mon enjeu." Moi, j'ai rien euh il pourrait se dire "Je n'ai rien à perdre à me mener euh une conversation vive, directe euh euh avec un conflit, y compris sur le plan des sanctions, des décisions à prendre sur le plan commercial avec le président des États-Unis.
Vous feriez ça si vous étiez au pouvoir aujourd'hui là ?" Ah, je pense que c'est tout à fait essentiel. Euh pour vous parler des leçons que j'ai pu tirer, il y a des personnages souvent des autocrates.
Trump est dans une démocratie mais néanmoins a des comportements qui peuvent être ceux de de personnages autocratiques. C'est ces ces personnalités ne respectent que la force, que le rapport de force. Tout ce que vous allez faire pour essayer de les convaincre avec des arguments qui peuvent être tout à fait rationnels ou avec une forme de séduction disant par un courant de sympathie. par une une flagornerie et cetera, je vais pouvoir le ramener vers moi.
Non, ils vous mépris comme ça. Tout ce qui est faiblesse et pour eux le signe de votre soumission. Donc il faut être fort.
Alors mais comment être fort quand on est la France avec ses moyens, avec sa dette avec ses difficultés compris politique mais si on peut être fort parce qu'on a des moyens notamment avec nos amis européens de de contester. Regardez ce qui s'est passé qui vient de se passer et que je trouve plutôt salutaire. C'est pas le nombre de soldats qu'on envoie sur le Groenland qui compte, c'est de se dire voilà vous n'y toucherez pas.
On y est, on y est. C'est la même manière. Vous voulez nous imposer des des droits de douine, on va vous imposer les mêmes.
Vous voulez interdire un ancien commissaire européen de venir aux États-Unis, on va interdire à certains représentant de l'administration américaine de venir en Europe. Vous voulez que nos entreprises ne puissent pas accéder à vos marchés, on va faire en sorte que ces ces grandes firmes du du net payent davantage d'impôts. Vous avez dû vous en tant que président montrer que vous étiez fort, ferme face à un autre président.
Oui. Arrivé. Est-ce qu'il y avait pas d'autres moyens avec Vamè Poutine ?
Il avait compris quand je n'ai pas livré les portesavion, enfin les portes hélicoptères, il a je lui ai dit nous les livrerons pas et et il a il a encaisé le coût. Il m'a dit moi je veux au moins mon argent parce que tuit quand même bien le moins. Mais il a compris, il a dit très bien vous voulez pas les livrer vous vous emporterez les conséquences y compris intérieur parce qu'il avait des des forces politiques en France qui qui pouvaient être plutôt solidaire de Poutine que de moi.
C'est assez regrettable mais c'était comme ça. Mais il comprend que le rapport de force. Et je dirais la même chose on dire avec le président chinois vous pouvez dire bah quand même entre grand empire chinois et la France.
Bon la taille est un peu différente le nombre de popul mais sur un certain nombre de produits, vous pouvez dire non je je je n'accepterai pas que vos produits rentrent. Vous avez pas eu peur pour vous quand on met la pression à Poutine à notre président ? Est-ce qu'on se dit pas tiens un jour ça va se terminer mon quinquena ?
Est-ce que est-ce que on vit ça en tant qu'être humain ? Parce qu'avant d'être un président, on est un humain. Non.
Euh peur physiquement, c'està dire d'une agression. Non. Euh non, un service non.
C'est c'est on peut se dire on voit tellement de séries de trucs. Non, on peut se dire il peut nous arriver quelque chose quand même. Un attentat, une agression.
Oui, c'est c'est possible. Mais dans un une rencontre Ah non, pas une rencontre officielle. Non, non, je parlais plutôt de de un empoisonnement 10 ans plus tard, est-ce qu'on a peur de ça ?
Oui, je je peux comprendre. Je me souviens d'une réunion où le président ukrainien c'était pas le même, c'était monsieur Porochenko qui était une espèce de de géant face à Poutine qui auraient plus petit. Je sentais qu' qui même physiquement il y avait une espèce de de volonté de de le dominer de de l'humilier hein.
C'est c'est ce qu'il fait aussi quand il traite Zelaskin nazi Poutine ça peut pas être totalement invraisemblable. C'est toujours l'idée que le mensonge le plus le plus euh grotesque euh grotesque provocateur gr va impressionner son adversaire. Je te retrouverai.
Vous avez vous êtes dans le top 10 des personnalités poétiques préférées. Euh est-ce que vous en avez voulu à certains journalistes pendant que à l'époque de votre quinquena, ceux qui ont été pas sympas et vous est-ce que vous avez vous rappelé de ces gens-là ou passez à la suite ? Mais je passe toujours à la suite.
Mais c'est vrai que j'ai trouvé mais c'est c'est classique d'ailleurs qu'il y a aucune indulgence à l'égard de la gauche quand elle quand elle gouverne. On lui pardonne rien et pourquoi pas d'ailleurs ? Elle a toujours la morale en bordoulier à la gauche.
Ah, faut qu'elle en tire certain nombre de cons on est plus exigeant à les gars de la gauche qu'on les guerres de la droite, y compris même sur la question de des affaires. Euh bon, donc je comprends ça. En revanche, j'ai trouvé que euh la presse, enfin pas toute la presse, heureusement euh n'était pas consciente des des dangers qui pesaient sur notre démocratie.
Elle les vit maintenant. Elle avait pas forcément cette appréhension que comme moi je pouvais l'avir. Que la démocratie c'est fragile.
Il y a eu un abus d'une certaine façon une espèce de de disqualification de la politique d'impuissance et bah non parce que ça se retourne après contre la presse aussi contre la liberté. Est-ce qu'on a vraiment les manettes quand on est président ? Mais heureusement qu'on a pas toutes les manettes.
Soit tellement simple de penser qu'il suffit d'avoir le poste de commandement pour que tout soit changé. On a forcément à négocier avec l'Europe, on a forcément à avoir des rapports de force avec les les grands empires. Et puis d'autre part, il y a une démocratie en France.
Vous pouvez pas d'abord faire n'importe quoi. Le président, tout président qu'il est, s'il a pas, on le voit bien en ce moment, s'il a pas une assemblée nationale qui lui est proche, bah a la plupart de ces initiatives sont contre carré. Donc il faut accepter le le le rapport euh avec les autres pouvoirs.
C'est selon un sondage Ipsos du début de l'année 2026, vous êtes la première personnalité de gauche à apparaître dans dans le classement des personnalités dont l'accession à la présidence de la République susciterait le plus de satisfaction. Vous l'avez vu ce sondage ? Je l'ai vu juste avant qu'on tourne.
Oui, je l'ai vu. Mais je pourrais m'en satisf je pourrais m'en satisfaire mais quand on regarde euh ce qu'il y a au-dessus ce qui arrive dire non dans ce classement au-dessus de moi, il y en a d'autres mais pas de gauche. Mais pas de gauche.
Donc c'est bien ça. Il faut on peut toujours dire c'est formidable, je suis le premier à gauche. Mais ce qui compte c'est d'être le premier en France, pas à gauche.
Ça vous met une petite graine ou pas quand même ? Vous disiez que vous aviez un jour pris la décision de vous présenter, je crois après un un meeting, vous aviez vu les gens parler, ça vous avait donné une petite graine, une petite graine. Est-ce que c'est vous y repensez parfois sans dire tout de suite on est encore trop loin, mais est-ce que parfois ça peut mettre une petite Là-dessus, je vous dirai deux choses.
La première, c'est que on ne peut pas réussir seul, quelle que soit la sympathie qu'on peut éventuellement recueillir ou la popularité qui est toujours passagère. peut pas réussir seul. Il faut qu'il a une force, je vous ai dit, qui vous emmène commune.
Ouais. Une force, une force politique et donc un mouvement qui aujourd'hui n'existe pas à gauche suffisamment. Vous parlez de de ce qui était la gauche hier.
Aujourd'hui, il manque cette cette force, ce moteur là qui fera quelle que soit la personnalité qui cette force désigra pourra accéder au pouvoir. Et la deuxième réflexion, c'est que c'est pas vous qui choisissez. Bien sûr, c'est vous qui un moment je été candidat déclare que voilà, je suis prêt à être devant les Français pour devenir président de la République.
Mais à un moment, ce sont les Français qui vous qui vous choisissez ça. Qui vous appelle ? Oui.
Qui vous appelle ? Mais il vous il lance pas un appel. Non, non, mais c'est sur un sondage, vous voyez ou même pas un sondage.
Vous le voyez dans les regards. Ça m'avait frappé. Il y a des il y a des il y a des moments où où ils vous choisissent avant même que vous ayez décidé d'être candidat.
Je reposerai la question dans un an et quelqu mais le le 22 novembre 2025, j'ai vu un article comme quoi vous êtes fait cambrioler dans votre maison du du 20e arrondissement. Euh qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Bah je n'étais pas là et on me prévient que effectivement deux individus seraient rentrés dans ma maison.
Vous vous étiez vous étiez loin ? Vous étiez sur Paris ? Bordeaux.
Ah. Et on prévient que il y a eu une intrusion parce que des policiers gardent un peu plus loin, c'est pas tout ça à fait devant chez moi, garde un peu plus loin pour observer s'il peut y avoir pas tellement un cambrilage. D'ailleurs, c'est plutôt des risques liés à ce que j'ai pu faire quand j'étais président de la République.
Et donc voilà, c'est toujours pénible de savoir que des individus sont rentrés chez vous. Euh puis finalement, ils ont été aprèsés quelques jours plus tard. Et il cherchait quoi chez vous ?
J'imagine ce qu'il cherchent quand il rôent et ils vont dans des maisons dont ils pensent qu'elles sont ouvertes. Il savaient pas que c'était chez vous dire ? Non, je crois pas qu'il savaient.
En tout cas, ça a pas été leur système de défense puisqu'ils ont prétendu queil pensit que ma maison était un squat. Ce qui était quand même pour pour ce qui me concerne euh je sais pas comment fallait le prendre. Voilà.
C'est je sous prétexte que il y avait un désordre du com un squat de l'extérieur c'est pas euh donc j'ai j'ai pu un moment qui voulait squatter ma maison ce qui aurait été quand même beaucoup plus grave. Bon, parce que vous savez qu'il y a des gens qui se font squatter leur maison euh et qui après ont un malfou pour pour les Ça c'est un problème ou c'est un problème si un jour euh voilà. Ouais.
Donc euh il faudrait changer ça. Faudrait changer. Oui.
Oui. Il y a déjà une loi mais il y a encore des des conséquences. Donc voilà, ils ont pensé que c'était une opportunité comme c'est il y a beaucoup de vols par opportunité.
Ils ont volé pas grand-chose mais mais une tablette, une montre qui était celle de mon père précisément. qui n'avait pas à mon avis de valeur en tant que telle mais bon sentimental et ils sont même revenus une deuxième fois euh parce qu'ils avaient oublié quelque chose. Je sais pas ce qu'il av oublié mais en tout cas il sont revenu une deuxième fois peut-être pour vérifier si d'autres choses à reprendre mais ce que j'ai vécu là beaucoup de nos constituen le vivent et c'est pas tellement ce qu'on Ouais c'est pas ce qu'on nous prend c'est une forme de de ça s'appelle comme ça de violation de domicile et donc de venir chez soi quand on n pas là et et et pire c'est quand on est là Ah bah oui bien sûr parce que ça pouvait aussi très mal se passer bien sûr et ils ont été condamnés Oui, ils ont été condamnés Euh donc ne venez plus chez moi, c'est plus la peine.
Sinon vous verrez les risques que vous pourrez. Vous les avez rencontrés ou pas ? Non, il y a pas eu de au procès.
Non. Euh vous vous êtes marié en 2022 ? Oui.
Ça n'a rien à voir avec la question. Rien à voir. Non non non mais je je On a on a euh Vous êtes en couple avec Julie Gaillet depuis plus de de 10 ans.
Vous êtes marié à Tu en 2022. Vous êtes marié à 67 ans pour la première fois. Ouais.
Pourquoi vous avez attendu 67 ans ? Mais j'étais pas contre le mariage. Il se trouve que rester avec la mère de mes enfants, on avait des enfants, quatre enfants.
Pour nous, c'était sans doute le l'acte le plus important d'avoir fait des enfants. Et je l'ai fait parce que je crois que c'était peut-être là aussi c'est une leçon de la vie. Euh on pense souvent que c'est pas utile parce que pourquoi s'embarrasser de telle ou telle formalité ?
Si si le code civil a prévu le mariage, c'est que c'est pour protéger euh euh les enfants quand il y en a et et le droit des des conjoints. Oui. Est-ce qu'on aime différemment à 67 qu'à 30 ?
Oui, sans doute d'abord parce qu'il reste moins de temps à vivre et puis sûrement parce que on ne fait pas des enfants à 67 ans. Ça peut arriver hein, il y a eu des cas célèbres donc c'est pas le même projet de vie. Mais mais oui, on principal c'est d'aimer.
C'est quoi le plus beau geste d'amour qu'on a fait pour vous ? Terminer le plus beau geste c'est c'est c'est forcément celui d'avoir donné la vie quand même. Ensuite c'est de m'avoir donné de l'amour.
Et aujourd'hui Julie euh me donne ce qu'il y a le plus cher, c'estd de vivre avec en plus un président puisqu'elle a vécu avec un président et après un ancien président. C'est avec toutes les contraintes que ça peut générer par rapport à sa propre vie professionnelle, par rapport à à son propre emploi du temps aussi. Donc pas la même vie, pas la même vie.
Donc j'en suis très reconnaissant. Et vous enregistrez une musique dit dans une interview. Est-ce que c'est vrai ça ?
Vous l' fait écouter ? Elle m'avait enregistré une chanson. Une chanson ?
Oui. Donc je vous laisserai si c'est nécessaire. C'est quoi le gret pour s'addure en couple ?
Ça fait 10 ans. Cecret, c'est d'accepter l'autre, ses ses passions, ses ses envies, son activité, c'est surtout quand elles sont différentes de de soi, de des celles qu'on qu'on mène par ailleurs. Donc c'est ça qui est le nous faisons.
J'ai j'ai fait une dernière phrase. Jean-Luc Mélenchon a déclaré là François à votre propos, il suit toujours sa il a suivi sa méthode de toujours injecter le poison par petite dose continue, diviser ses concurrents et attendre la chute de son devancier. Il pense que vous seriez en train de préparer le terrain.
Il y a des articles qui sortent de partout. Vous avez quelle relation avec lui ? J'en ai eu euh puisque nous étions dans le même parti il y a 15 ans.
Euh c'est pas si loin. Euh même si nous étions déjà pas d'accord euh c'est pour ça qu'il s'en est allé. Euh mais aujourd'hui j'étais aucune relation et la méthode la manière avec laquelle il conçoit ces phrases en sont une preuve supplémentaire.
C'est toujours sur un mode de d'agressivité, de de disqualification, de dénonciation. Euh donc c'est pas intéressant euh ce qui compte sur les idées et nous savons pas les mêmes. Euh dernière question, je pouvais pas finir sans vous en parler mais les les agriculteurs, sujet important, il y a eu des manifestations.
Euh qu'est-ce qu'on peut faire pour aider l'agriculture aujourd'hui en France ? C'est c'est un sujet qui est très important. D'abord, il y a pas une agriculture, il y a des agricultures.
Mais il y a par rapport à des manifestations qui ont eu lieu ces derniers jour 2026, il y a un truc qui m'a marqué, je voulais vous en parler pour ça parce que c'est important. Dans la rue, il y a eu les médecins, donc ceux qui nous soignent et ceux qui nous nourrissent. Oui, je c'est un signal quand même qui est pas normal.
Bah oui, il pourrait y avoir aussi ceux qui nous transmettent leur savoir. Il y a les chercheurs, il y a les enseignants, il y a bon chaque chaque profession apporte à la nation, hein. Donc même si on peut penser que il y en a des professions qui qui nous permettent de vivre tout simplement.
Et non, mais moi j'ai moins important par exemple qu'un routier qui va transporter de la nourriture. Tu vois, ben oui, mais il contribue aussi le routier si s'il est pas là. Excusez excusez nous on est moins moi je me confort parce que aussi à ce que des informations soient données des des émotions soient transmis des des histoires soient racontées des vies soient connues et cetera mais je reviens aux agriculteurs.
Bon, bien sûr, il y a eu l'affaire du Mercosour comprendre concurrence desloyales et cetera. Il y a l'affaire de la politique agricole commune, il faut avoir des moyens. Mais je vais vous dire quelque chose que qui est fruit de de rencontre pour un un agriculteur éleveur de Bovin qui voit un de ces animaux qui a la dermatose, la maladie en l'occurrence qui a fait que tout le troupeau a été et on lui abat tout son troupeau pour dire bah c'est c'est pas grave, c'est arrivé quand il y a un incendie, on vous indemnise et c'est ce qui se passe pour ces éleveurs. pour les indemnismes mais ils ont une relation d'abord particulière avec le leurs animaux.
On détruit tout le cheptel. Ça veut dire que toute l'histoire de l'exploitation est des croisements croisement l'amélioration l'amélioration de la race et cetera. Donc c'est un traumatisme très grand.
Alors ça veut pas dire qu'on on peut tolérer que la maladie se diffuse. Bien sûr qu'il faut être avec des règles de précaution et et de science. Mais il faut comprendre ce que c'est que ce ce métier là et et cette crainte de voir toute son histoire familiale disparaît.
Et donc c'est ça ce que j'essaie de de faire comprendre hein, c'est qu'on est devant des relations qui sont humaines. D'abord si on si on ne parle pas de de situation humaine. Après on est sur des questions économiques, sur des questions de de revenus, sur des questions de patrimoine si on veut, mais ce qui compte c'est la relation humaine. comprendre ce que fait l'autre sur l'humain.
Dernière question parce que tout à l'heure vous me disiez vous étiez grand-père. Vous êtes grand-père combien de fois ? Cin fois.
Cinq fois. C'est quoi le plus beau moment que vous ayez vécu en tant que grand-père ? Parler des beaux moments en tant que parents tout à l'heure pouvez rater parfois avec le travail.
Qu'est-ce que vous avez eu ? Oui. Euh vous savez, c'est pas facile pour pour un enfant de comprendre ce qu'a fait son grand-père.
Euh et ça ça lui arrive à l'école, on lui dit "Ben, tu sais ton grand-père ?" Bon, j'espère au termeable. Et et mais euh comment un enfant va vous rapporter ce qu'on dit de de de vous ?
Et et qu'est-ce que ça révèle en lui ou en elle ? C'est une chaîne, ce qui était le cas, euh d'un enfant, qu'est-ce que ça veut dire ? Et donc c'est le lien qui se construit et je me dis qu'on nous laisse encore du temps, faut que je je fasse l'éducation aussi de ce côté à mesure qu'il qu' ils avanceront en âge de leur expliquer exactement ce que j'ai fait, leur raconter hein parce qu'ils avaient vécu de l'intérieur, ce que j'ai fait.
Voilà et ce qu'ils auront à faire. Merci beaucoup monsieur le président. Merci d'être venu, d'avoir pris le temps de venir nous partager votre parcours.
Merci à vous tous d'avoir suivi la vidéo. On se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les ggendes. En tout cas, merci de faire du gens de premier podcast de France, d'être environ 150000 à 200000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube.
Hésitez pas à la commenter. Vous lisez les commentaires en dessous des vidéos ou pas ? Non, vous avez pas le temps.
Non, mais euh ils sont fois sévères les commentaires, hein. Donc mettez des commentaires gentil, mettez voilà euh je je je lirai à mesure qu'ils soonts. D'accord.
Merci beaucoup en tout cas. Je vous embrasse fort. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé la vidéo avec moi.
Je vous embrasse et on se retrouve très vite pour une autre vidéo. Ciao tout le monde. Oh.
François Hollande