"C'est inadmissible" : Brandt placé en liquidation, 700 emplois supprimés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio [musique] 7h10h, Maxime Liedu. Il est 7h42 ce matin sur Sud Radio et dans Sud Radio vous explique le groupe français Borant placé en liquidation judiciaire hier. Bonjour François Bonau.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le président de la région centre Valde de Vloire qui accueillit justement énormément de salariés et de sites historiques de ce groupe-là.
Quel est le sentiment qui domine ce matin quand on sait que ces 700 personnes sur le carreau à 10 jours des vacances de Noël sans désormais sans emploi sur tout le territoire ? Oui. Sous le sapin, il y aura la lettre de licenciement pour ces 700 familles.
C'est terrible, c'est inadmissible. Donc mon premier sentiment, c'est bien évidemment la tristesse et le soutien à ces familles. Mon deuxième sentiment, c'est la colère.
C'est la colère parce que si on continue comme ça, il ne restera rien de l'industrie en France et en Europe. On savait aujourd'hui la fragilité de l'automobile avec l'incapacité de l'Europe de se donner une vraie politique et de se protéger. On voit maintenant que l'électroménager est en train de le camp alors que ce sont des marques considérables.
La marque Bante, la marque de diétriche, la marque Soter qui sont les marques qui sont chez tous les Français aujourd'hui marques auquel toutes nos cuisines connaissent cette marque connaissent. Absolument. C'est notre histoire, c'est notre ADN.
Alors est-ce que c'est des des productions d'hier ? Non. La table à induction, ça a été inventé, montée, créée à Saint-Jean de la Relle.
Donc on a des marques qui sont euh technologiquement au point, des salariés hyper mobilisés. En 5 jours, ils sont capables de se mettre en scope pour défendre leur entreprise. C'est est considérable.
On a des collectivités publiques qui interviennent très fortement. J'avais engagé euh la région centre Val-Deloire sur un soutien qui était un soutien à plus de 7 millions d'euros. La métropole était d'Orléan était au rendez-vous.
J'ai demandé au ministre de venir, il est venu, il a annoncé 5 millions et on a une décision qui dit non, une décision du renoncement. Hm. Et quand on vous dites à l'instant, c'est le sentiment quand même aussi de de colère qui domine.
Mais contre qui ? Contre concrètement la faute à qui ? On entend beaucoup dans les papiers, dans les reportages ce matin, c'est la faute des banques.
D'abord, c'est la faute d'abord d'abord c'est c'est la faute de l'incapacité de notre Europe et de notre pays de voir ce qui est en train de se passer. Toutes les productions industrielles sont en train de le camp. Pour l'Allemagne, c'est l'automobile et la machine outil.
Pour la France, c'est l'automobile et ce que l'on voit l'électroménager. On ne veut pas voir la désindustrialisation en cours selon vous. On raconte le médine France, on raconte le la mobilisation pour réindustrialiser, mais on laisse partir on laisse partir des fleurons qui sont technologiquement Alors bien évidemment il y a des sujets de concurrence mais dans les éléments de concurrence est-ce qu'à un moment on mesure l'impact environnemental ?
Un momentù on parle au niveau mondial de la lutte contre les réchauffements climatiques, quand on fait des fours, quand on produit des fours en en Chine et qu'on les importe ici, à quel moment on compare les modèles sociaux ? Si on protège pas le modèle social européen et français, on est foutu. Sur cette décision du tribunal judiciaire de placer l'entreprise, le groupe rente en liquidation judiciaire, Sophie Binet, la patronne de la CGT ce matin dans Libération dit que cela confirme surtout à quel point on a un problème autour des tribunaux.
Les décisions sont prises dans une opacité totale. Est-ce que c'est votre impression aussi après avoir mis les mains dans le cambou de ce dossier que tout s'est décidé dans une opacité totale ? Je me suis déplacé, le président de la métropole, c'est de d'Orléance s'est déplacé.
Nous nous sommes déplacés au moment où il y a eu l'audience pour expliquer qu'il y avait 20 millions d'argent publics qui étaient là pour soutenir ça, que certes les banques n'étaient pas au rendez-vous au niveau attendu, mais elles avaient 5 jours pour en décider. Donc on a des systèmes qui ne permettent pas de faire les tours de table gagnant. Pour autant, le projet était un projet valable.
Il était soutenu par la Scope, il était soutenu par le groupe Revive. Et Revive, c'est pas n'importe qui. C'est une entreprise dans ma région qui a lancé une très très belle entreprise à Pivor.
C'est le groupe qui est en train de faire le retournement de Tuperroir. Et là, il y avait un retournement à faire. Il y avait un projet industriel mais on chipote et on on ne donne pas sa chance à ce projet industriel.
H François Bonau, vous êtes, je le rappelle, le président de la région de Centreval de Loire. C'est évidemment une région qui va être sinistrée par une telle liquidation de groupe. Il y a la phrase qu'on entend beaucoup et je vous propose de de vous l'assumettre.
Par ces choix, la réindustrialisation lancée en 2016 n'existe pas par ces choix. brand ferme et les liquidateurs siègent à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que les politiques euh sont quand même notamment les députés grandement responsable ?
Parce que tout ce que vous décrivez, la désindustrialisation, elle est le fait des lois qu'il votent sans arrêt. Aujourd'hui, l'industrie dans notre pays, elle est complètement prise en toil par une approche libérale mondialisée. On se met en concurrence ouverte alors que les autres continents ne le font pas.
L'Amérique ne le fait pas. Les États-Unis le font pas aujourd'hui. La Chine ne le fait pas aujourd'hui.
Nous nous Ils ont les moyens de se protéger. Eux ils ont les moyens de se protéger. Pourquoi l'Europe ne se protège pas ?
On a en Europe un nombre de consommateurs qui est égal. On a des technologies qui sont au point. On a des entreprises qui marchent.
On a de l'innovation. On a véritablement les atouts pour le faire. Il est temps que nous ayons une Europe politique.
Il est temps que la France passe vraiment à l'acte. Quand je vois que la BPI ne peut pas intervenir pour je ne sais quel règlement dans cette affaire là. parce queil y aurait trop de salariés, il ne faut pas qu'il puisse intervenir au-delà d'un certain seuil.
C'est pas ça la raison. Mais n'ayons pas le culte de règlement qui ne fonctionne pas. Regardons comment font nos concurrents.
Aujourd'hui, faisons évoluer les réglementations européennes. Nous avons nous, c'est pas le boulot de la région centre-deois de mettre 7 millions, de faire une avance de 7 millions pour redémarrer. Je l'ai fait, je l'ai fait avec le le soutien de l'ensemble des forces politiques de la région.
Donc il faut changer de paradigme sans quoi en effet demain il n'y aura plus d'industrie dans notre pays et nos concitoyens tiennent à cette industrie. J'ai soutenu le passage en scope de de Duralex il y a un peu plus d'un an, l'entreprise de verre dont on a beaucoup parlé ici et ailleurs. Dans dans dans ma région, on a soutenu ça aujourd'hui.
Il y a une ferveur considérable des consommateurs qui veulent consommer français, qui veulent soutenir leur industrie. Il y a un engagement des salariés qui est extraordinaire. Oui, quand on veut véritablement restituer une industrie, on peut le faire.
On peut le faire. On entend à la fois votre colère et votre volonté de faire quand même prendre conscience de la désindustrialisation et donc de s'engager contre. Merci beaucoup François Bonau d'avoir été mon invité ce matin sur Sud Radio.
Je rappelle que vous êtes le président de la région centre Val-Doire et donc bon courage aussi pour accompagner ce désastre industriel et humain forcément parce que je le rappelle il y a plus de 700 salariés sur le carreau à quelques jours seulement de Noël. Merci beaucoup d'avoir été dans ce studio ce matin.