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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 7 novembre 2025 42 min

Guerre en Ukraine: la fin de la bataille de Pokrovsk, et après ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Est-ce un tournant dans la guerre en Ukraine ? La situation est critique à Pokrovsk, menacé d'encerclement par les troupes russes. On va faire le point sur ce qui se passe dans cette ville mais aussi dans le reste du pays.

Et pour ça, je suis avec Alexis Ferchac. Bonjour Alexis. Bonjour Vincent.

Merci d'être avec nous aujourd'hui pour parler de ce sujet. On va présenter à nos internautes déjà Pocrofs. Que se passe-t-il sur place ?

Pourquoi c'est important ? Alors déjà, il faut se dire que Povsk pendant très longtemps, pendant tout le long de la guerre, on l'a présenté d'ailleurs à juste titre euh pendant des mois, des années comme le principal hub logistique de l'armée ukrainienne au cœur du du Donbas. C'est littéralement un peu au milieu.

Donc si vous voulez, c'était la grande ville, ancienne ville ouvrière, 50000 habitants avant la guerre qui était à 50 km de la lignes de front et qui était donc un peu la le dernier hub centre logistique avant le front. Donc il avait un rôle militaire tout à fait considérable. Qu'est-ce qui s'est passé depuis 2023 ?

Euh les Russes ont repris l'initiative sur le terrain euh après les grandes victoires ukrainiennes de 2022. Et là, ça a été un mouvement très très lent où en gros euh les Rus sont avancées depuis le sud du Donbas et depuis l'est du Donbas et ils se sont progressivement rapprochés de cette ville Pokrovske. Je pense qu'on a commencé à parler de Pokrovsk à partir en en gros d'avril 2024.

Donc vous voyez que encore une fois le temps de la guerre en Ukraine est un temps très lent. Avril 2024 on voit un say formé. On va montrer on on va montrer où c'est.

Là vous avez là vous avez l'Ukraine, la ligne de front et Pokrovsk ici. C'est ici. Voilà.

Et donc là on voit le résultat aujourd'hui c'est une situation de quasi encerclement. Alors on pourra détailler les différentes formes d'encerclement. il y a un encerclement physique et quand concrètement euh vous êtes complètement encerclé.

Donc là, il faudrait imaginer queil y ait du rouge complètement autour de la ville de Pokrovsk. Ça c'est la première hypothèse. Donc on en est pas dans un encerclement physique encore que certaines sources russes disent que c'est le cas.

Pour l'instant non, mais vous voyez qu'il y a ce qu'on appelle une zone grise qui apparaît sur cette carte qui est une carte de deep state qui est proche de l'armée ukrainienne. Donc elle est généralement assez conservatrice sur les gains russes. Mais même Deepstate considère là que la zone qui est vraiment sous le contrôle des Ukrainiens hm hm et qui permet de s'échapper entre guillemets de de Pocro et de là j'ai calculé juste avant l'émission 2,8 km.

Euh donc vous voyez, c'est à à l'échelle des armes employées sur le terrain et notamment de ces fameux drones FPV, c'est quasiment rien. Et donc euh il y a une sorte de goulot d'étranglement et il y a une zone qui se retrouve dans une sorte de poche. Là encore, j'ai calculé avant de venir, elle elle fait entre 40 et 50 km².

H alors sur 40 à 50 km² d'un espace d'ensément urbain, il peut y avoir on n pas de données exacte mais il peut y avoir plusieurs centaines de soldats ukrainiens qui se retrouvent euh coincés dans cet espace. Alors on dit l'encerclement de Pokrovsk, c'est pas tout à fait exact. C'est-à-dire qu'en fait il y a deux villes collées l'une à l'autre.

H Pokrovskôté Mir Nograde qui est juste à l' de Pokrovsk et Mirnograde est à peine moins grande que Pokrovsk. Donc le la totalité de l'agglomération c'était quand même un espace assez important de 100000 habitants avant la guerre. Et en fait les Russes sont avancés, ils ont attaqué Pokrovsk depuis le sud et aujourd'hui un grand trait, je vais pas rentrer dans les détails, mais 95 % de la ville de Pokrovsk et soit sous contrôle russe, c'est le cas du sud de la ville.

Soit dans la zone grise, c'est-à-dire une zone où il y a des combats où les Russes sont physiquement sur place, mais ils n'ont pas forcément un contrôle absolu. Donc il peut y avoir encore une présence résiduelle ukrainienne et notamment vous voyez que cette route jaune extrêmement importante qui est qui est le sorte de une sorte de nœud vital qui relie Pokrovsk à une autre grande ville sur le Niepre qui s'appelle d'ailleurs Nipro. Hm hm.

Et bien cette autoroute, il est physiquement bloqué par les troupes russes. Donc si vous voulez, vous avez Pokrov qui est quasiment tenu par les Russes aujourd'hui et vous avez peut-être quelques centaines de soldats ukrainiens qui sont enfermés quasiment physiquement dans la ville adjacente de Mirnograde. C'est pour ça qu'il y a le il y a la conquête de Pokrovsk et il y a le siège de Mirnegrade.

Est-ce que on on se rappelle de ce qui s'est passé à Bacmou par exemple ? Est-ce que c'est assez similaire ? Mais le c'est à la fois similaire, c'est-à-dire que la guerre d'Ukraine est une longue succession de batailles urbaines et chacune de ces batailles urbaines est extrêmement longue.

Pourquoi ? Parce que le principe du Donbas, c'est une longue ligne de défense, de fortification. Et certes, il y a il y a des fortifications dans les plaines le long des lisières des bois et cetera, mais la prin les principaux points neux de ces lignes de défense, ce sont les grandes villes industrielles du Donbas, pas forcément des villes gigantesques.

Les deux plus grandes villes de plus d'un million d'habitants, c'était Deoniet et Louansk. Elles sont aux mains des Russes depuis le conflit de 2014-215. Donc là, c'est plein de petites villes de moyennes villes industrielles de plus de 10000 habitants à chaque fois qui forme un réseau de forteresse ukrainienne.

Et ce qu'on voit là, c'est ce sont les dernières forteresses du Donbas qui sont en train de de manière extrêmement lente, de manière extrêmement progressive de tomber. Et derrière le Donbas qui en plus le Donbas est à une géographie, une topographie assez particulière avec des reliefs. Hm hm. un peu dans tous les sens et on sait que sur les questions militaires, les points hauts sont extrêmement importants.

Et bien derrière le Donbas, c'est-à-dire à l'ouest du Donbas, vous avez la plaine du Dèpre qui descend jusqu'au fleuve et qui est beaucoup plus difficile d'un point de vue géographique pour la défense. Et ça c'est aussi une desqu une des inquiétudes des Ukrainiens qui explique pourquoi les Ukrainiens tiennent mordicus. Ils font ce qu' que les militaires appellent une défense ferme, c'est-à-dire on n'échange pas de terrain contre des hommes en gros.

Et là, il y a des débats assez virulents dans la presse ukrainienne parce que ça n'est pas la première fois que les Ukrainiens se retrouvent quasiment encerclé dans des zones urbaines. On en avait parlé à Avdifka notamment qui était l'une de ces grandes batailles urbaines. C'est un vrai débat, c'est est-ce que les Ukrainiens auraient dû sonner la retraite, le repli de Pokrovsk un peu avant peut-être pour sauver des hommes qui la vie de quelques centaines de soldats ukrainiens.

Alors, Sirski d'ailleurs l'a dit lui-même il y a quelques jours. euh pardon le commandant de l'armée ukrainienne, le général Alexander Sirski et il a dit il y a quelques jours, notre objectif premier est de sauver la vie des soldats ukrainiens. Mais quand il a dit ça, on a compris que c'était une manière de dire que la la bataille d'pocrovsk était terminée.

Maintenant la question qui se posait c'était comment exfiltrer les soldats ukrainiens qui sont dans cette poche ? problème c'est qu'il faut mais c'est très compliqué parce que on vous l'avez dit là c'est ville de Pocrovs, c'est la ville d' à côté là c'est la route c'estàdire comment on sort ah bah là les ville les véhicules ne peuvent quasiment pas sortir ça c'est si vous voulez le tout l'environnement à des kilomètres à la ronde est quadrier de drone FPV ces petits drones avec une grenade à charge creuse un véhicule ne peut quasiment pas se se déplacer peut-être la nuit s'il y a du brouillard ou ou que sais-je alors après, il y a des systèmes de brouillage mais vous savez que les Russes maintenant utilisent de plus en plus de drones philo guidés qui sont insensibles euh au brouillage. Et au début dans les premières émissions quand je quand je vous parlais de ces drones FPV, je vous disais qu'ils avaient une portée qui était quasiment une portée euh à l'œil, c'est-à-dire c'était de 2 3 km au début dans les premières émissions quand je vous parlais de ces petits drones.

Aujourd'hui, ces petits drones FPV dont certains sont philosidés ont déporté de 15 20 km. Euh donc si vous voulez, ça ça fait que le la ligne de front, c'est le problème de ces cartes. Hm hm.

Euh on se rend pas compte à quel point la ligne de front est occupée ou en tout cas, c'est-à-dire que dans une sur une carte, on continue de dessiner des lignes. Là, c'est moins des lignes que des espaces assez vastes où en fait c'est le coût d' diète si vous voulez. C'est-à-dire que sur une distance de 20 km de chaque côté de la ligne, c'est-à-dire qu'en fait, il y a un risque énorme vital.

C'est-à-dire qu'en fait toute cette zone grise, peut-être qu'elle devrait être encore plus grande, en fait toute cette zone grise est très dangereuse. En fait, il faudrait il faudrait dessiner des sortes de dégradé de couleur avec une vaste bande au milieu qui serait une sorte de nomade. Et c'est pour ça que les concentrations de force à l'intérieur de cette bande de territoire sont très faibles.

à chaque fois, on n' pas de chiffre exact, mais toutes les estimations que l'on a euh pour chaque assaut, pour chaque concentration de troupe, on parle de dizaines de soldats, de centaines de soldats, c'est très peu à l'échelle de l'histoire militaire, mais parce qu'on ne peut pas concentrer de force. Les Russes quand ils mènent l'assaut aujourd'hui, c'est généralement moins de 10 soldats qui s'est par pays comme ça. C'est c'est des piè J'ai lu d'ailleurs que ces drones FPV actuellement étaient responsable de tiers des pertes humaines.

Oui, c'est peu étonnant. C'est devenu la Il y a encore de l'artillerie évidemment. Il y a en fait c'est si vous voulez c'est pas des armements qu'on remplace d'autres. de superposition même le char de bataille n n'a pas disparu.

Simplement, il n'a plus la même fonction. Il est davantage en retrait. Il sert une sorte de soutien d'artillerie et puis il a complètement changé de forme.

Rappelez-vous, au début c'était les lignes de chargées. Ensuite, je vous parlais des copcages, les l'espèce de de de grilles qui se mettait au-dessus des chars. Ensuite, je vous ai parlé, ça c'était Avdifka. des chars tortues.

Alors le char tortue, il y a il y a tellement de de plaques de blindage qui ont été et il faut éloigner la plaque de blindage du char lui-même. Pourquoi ? Parce que l'explosion du coup euh du drone a lieu relativement loin du char lui-même et donc le char peut être abîmé mais il va pas être complètement détruit.

Et alors là, ils sont rendus compte que la l'espèce de de tortue n'était pas la bonne solution. Et donc maintenant, on voit des chars hérissons. Alors, les chars hérissons, c'est ben c'est littéralement comme un hérisson. c'est qu'il y a plein de tiges en métal qui sortent de tous les côtés du char qui lui donne cette aire de hérisson et qui permet justement de faire exploser à 2 m de distance le drone par rapport au char et comme ça il peut tenir et il faut 10 20 30 drones FPV pour venir à bout d'un seul char.

Et et et on le comprend que que dans cette situationlà on parle de sacrifice d'hommes qui reste à Bukrovsk mais en fait euh il se sacrifiera en sortant de la ville. C'est c'est un peu ça la question aussi. Oui.

Donc toute la difficulté de faire sortir ces hommes. Mais maintenant un des enjeux cruciaux pour les Ukrainiens, c'est de bâtir derrière Pokrovsk une ligne de fortification euh qui puisse permettre de tenir. Alors cette ligne de de fortification, ils la construisent depuis longtemps en réalité, depuis plus d'un an.

Hm hm. Euh mais il y a plus plusieurs problèmes. C'est bien d'avoir des fortifications, mais il faut des hommes pour les tenir.

Le principal problème de l'armée ukrainienne aujourd'hui, ce ne sont pas les armes, ce ne sont pas les munitions, ce sont les fantassins. Il faut des fantassins pour les mettre dans les tranchées qui sont plus vraiment des tranchées. C'est des sortes de de de points si vous voulez.

C'est pas une ligne, c'est encore une fois c'est un point où on met deux trois soldats avec des drones. Voilà, c'est donc des fantassins. Et ce qu'on a vu cet été, c'est que les Russes ont tenté une percé qu'on a appelé la percée de Dobropilia qui passait au nord de Pokrovsk juste derrière une autre ville qui devient pour les Ukrainiens un peu le nouveau le nouveau Pocrofs.

C'est donc cette ville de de Bropilia à 20 km. Donc vraiment pas loin de là vous êtes quasiment dessus 20 km au nord de de Pokrovsk et et donc la ligne de fortification, elle passe entre les deux et cet été les Russes ont brièvement franchi cette ligne de fortification nouvelle ce qui a été un vrai cri d'alarme pour les les Ukrainiens. Sauf qu'on s'est rendu compte encore une fois que quand il y a une percée, c'est une percée tactique avec quelques dizaines de soldats.

C'est pas une grande percée qu'on peut exploiter derrière et qu'on peut tenir. Oui, effectivement. Et donc là, les Ukrainiens, quand ils ont vu que les Russes franchissaient la fortification qui était censé tenir pour après la paire de Pokrovsk, ils ont mis plein de de renforts et ils ont euh regagné cette zone là, vous voyez, qui est en en en vert et en bleu.

Et là, cette ce saillant russe de Debrophilia a s énormément réduit ces derniers jours. Hm hm. Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que c'est un vrai succès tactique ukrainien parce que si en plus de perdre Pokrovsk les Russes étaient déjà rentrés dans cette nouvelle ligne de fortification, il y aurait eu un énorme problème. Mais en même temps, ce qu'on voit rétrospectivement c'est que ce séan russe a permis d'attirer des réserves ukrainiennes. C'est une sorte de point de fixation, de point d'usure pour faciliter la tâche des Russes qui pendant ce temps-là rentraient dans Pokrovsk par le sud.

De l'autre côté, on l'a vu ici et vous l'avez dit aussi euh ce que vous disiez tout à l'heure sur le sur le sur le terrain, sur la topographie, ça veut dire que ici on est un peu en hauteur mais par contre tout ça c'est de la plaine et tout ça c'est progressivement c'est non seulement de la plaine mais par ailleurs si là on pourra pas mais si je faisais le le compte des vraies villes de plus de 10000 habitants, vous verrez que dans le Donbas il y en a des dizaines et des dizaines et des dizaines euh qui sont aujourd'hui à 90 % contrôlés par les Russes parce que je crois je veux pas dire de bêtises mais qui doit rester 5 civils de plus de 10000 habitants au nord du Donbas encore sur le contrôle de Kief. Mais si vous prenez dans les oblastes adjacent qui vont vers le Dib, c'estàdire Zaporidjad, Nipro et même Carkif, le nombre de villes de de plus de 10000 habitants est beaucoup plus faible et elles sont beaucoup plus espacées les unes des autres. Si vous rajoutez à ça, c'est que c'est principalement de la plaine.

Ça pose fondamentalement un problème de défense pour les Ukrainiens. Donc on peut s'attendre à une avancée russe qui sera plus rapide si ces ces villes tombent. Enfin, si c c'est difficile à dire parce que la nouvelle donne tactique euh principalement créée par cet usage des drones continue d'empêcher des fortes concentrations militaires en un point précis.

Donc elles empêchent de créer des percés d'ordre militaire dirait d'ordre opératif. On peut pas exploiter derrière et donc des grandes avancées. Pour l'instant, rien ne dit que ça soit possible d'un côté ou de l'autre.

Ce qu'on observe malgré tout, parce qu'on parle beaucoup de Pokrov ces derniers temps, c'est que de manière plus discrète sous Pokrovsk, on voit un mouvement mais qui est assez lent malgré tout, russe qui pousse à l'ouest de Pocrovs, qui n'est plus dans le blas deè, qui n'est plus déjà dans le Donbas, qui est dans le blas d'à côté à Zaporijia. Alors Zaporijia qui est annexé officiellement par les ruses depuis 2022, mais aussi dans l'Oblace de Nipro qui lui n'est pas officiellement annexé. Et là, on voit un mouvement russe assez intéressant sur le plan opératif, même s'il est pour l'instant dans ses prémisses.

Vous voyez la la zone grise là qu'on qu'on voit de de bec là qui se dessine. Vous permettez que je je prenne la la carte. Bah, vous voyez la ligne de front il y a pas très longtemps, elle était à la frontière du elle était là.

Voilà. Et toute cette zone là a été prise en gros ces deux derniers mois. Ils sont rentrés dans le blas de Denipro qui est ici et dont on voit les frontières qui sont là.

Et en fait, le mouvement qui se dessine est un mouvement d'enveloppement d'une ville de de Zaparudja qui s'appelle Gouia Polier et qui est cette ville, vous voyez, elle est sur cette grande ligne de fortification qui se trouve horizontalement ici. Pourquoi ? Parce que le front s'est figé rapidement en 2022. en gros à cet endroit-là.

Donc la ligne de fortification, elle est horizontale, elle passe par Orikif et par Gouapolier. Sauf que les Russes, ils veulent pas la prendre frontalement, ils veulent pas s'attaquer par le sud vers le nord. Du coup, qu'est-ce qu'ils font ?

Et ben, depuis le Donbas, ils la prennent d'est en ouest et là, ils sont en train de passer d'envelopper Gouapolier. C'est un mouvement qui sera très lent. Je pense que dans un mois, 2 mois, 3 mois, je continuerai à vous parler de ce mouvement euh d'enveloppement.

Mais en tout cas, il est notable. Et ce qu'on voit aussi, vous voyez Pokrovsky, pareil, si Pokrovsky tombe, qui est sur la grande route entre Zaporidia euh et et et Donnet, euh bah c'est quelque chose qui serait assez significatif. Alors là, on ne le voit pas euh sur cette carte, mais il y a vraiment des combats qui ont lieu là à proximité immédiate de Pokrovsky.

C'est les sources ukrainiennes elles-mêmes qui l'ont dit. Il y a des troubles de reconnaissance qui ont quasiment atteint Pokrovsky. Donc là, on voit bien un mouvement qui se dessine mais qui est compliqué à raconter parce que il ils avancent concrètement dans des petits villages sans intérêts.

H h oui, parce que Apocrafts on en parle énormément mais il y a aussi d'autres batailles urbes en ce moment et et toutes les ces batailles urbaines, je je j'en compte sep au total. Euh évidemment, elles ont chacune leur existence individuelle, mais ensemble, elles forment un mouvement et c'est ça qui est intéressant. Et ce mouvement général, il faut voir la carte du Donbas dans son ensemble pour le comprendre si vous voulez.

Donc Poutine, il a en gros il a annexé l'Obla de Donèvsk, le blag de Louansk qui est aujourd'hui Louans à 99,9 % contrôlé par les Russes. Mais il manque ce petit bout, voyez là. Il manque deux grandes villes d'ailleurs avec deux grandes villes dedans cramatures donc tous les mouvements opératifs sur le terrain converge tous vers un même objectif stratégique qui est la prise de ces 6000 km² pour vous donner un ordre de grandeur les Russes avancent en moyenne de 400 km² par mois donc là vous voyez bien qu'on parle en mois on parle pas en et alors pour prendre Kramatorsk et Slavionsk et ben il y a il y a il y a des a une sorte de ceinture de ville d'une certaine manière Pokrovsk est l'une d'elles.

Voyez Pokrovsk est là. Mais là vous avez Constantinfka. Oui.

Don dont on parle d'ailleurs plus grosse que Pocrof. Alors Constantinifka, c'est intéressant. Ça y est, les Russes sont rentrées dans Constantinifka.

Alors ils ne contrôlent pas physiquement, c'estàdire qu'ils y sont sans contrôler le terrain. Mais ils y sont. Ils passent par le par le sud.

Maintenant, si on remonte là, il y a une sorte de de de canal qui passe verticalement. Mais si on remonte là, vous voyez, vous avez SVERS. Siers était une ville qui était le le bastion défensif ukrainien qui a tenu extrêmement longtemps puisque dites-vous que que le que la bataille de Séverodovinsk de NES, pardon, qui est qui est qui est ici, c'est une bataille qui a eu lieu qui s'est terminé en juillet 2022.

Donc entre juillet 2022 et aujourd'hui, vous voyez, il y a peut-être 20 km de différence, c'est rien du tout. Donc il y a Siversk. Alors les les Russes ne sont pas encore dans Siversque, mais ils en sont extrêmement proches.

On voit la la zone grise quasiment dans la ville, ils sont à 1 km, 2 km euh pas plus. Et on voit également une bataille importante qui est celle de l'imane. H alors l'imane pour le coup donc à l'extrême nord du Donbas, vous voyez bien que c'est la porte d'entrée nord de Slaviansk.

Donc si vous voulez, vous avez la porte d'entrée nord de Slaviansk qui est l'imane. Vous avez l'Est qui est une sorte de de bouclier pour protéger Slavionsk. Vous avez Constantinfka qui est la porte d'accès sud à l'agglomération slovien scramatorsk.

Et si on remonte encore déjà on on voit au-dessus que l'iman commence à être par le nord en plus l'iman c'est comme par le nord les rues sont entrées dans dans l'iman mais pareil ils ne contrôlent pas le terrain et vous voyez les ruses très lentement ont avancé en gros ils ont fait ils ont sauté d'une rivière à une autre ça c'est la zébette là il y a une autre toute petite rivière dont j'ai oublié le nom vous me le pardonnerez et La rivière d'après, c'est l' skill qui est pour le coup la plus grande. Et en fait, les Russes depuis 2 ans maintenant, depuis les contreoffensives réussies de l'Ukraine Oui. à l'automne 2022, ils ont essayé de passer de Lairébets à le skill.

En gros, c'est le c'est le mouvement opératif général. Oui, parce que pour montrer euh les couleurs euh le vert c'est la zone qui a était prise par les par les Russes au tout début de la grande offensive de 2022 et qui avait été repris absolument par les Ukrainiens parce que l'ob l'objectif des Russes dès le début c'était en contrôlant cette zone de Carkif de l'Oblace de Carkif au-dessus du Donbas, c'était de faire un balcon pour envelopper le le Donbas justement pour éviter des grandes batailles urbaines. Mais en 2022, ils avaient moins de 200000 hommes quand ils attaquaient l'Ukraine. se sont très vite rendus compte que ils ne pouvaient pas mener cette opération developpement et donc en catastrophe après les deux contreoffensiv ukrainienne réussi de l'automne 2022, l'Étatmajor russe a compris qu'il fallait absolument qu'il raccourcisse la ligne de front pour concentrer leur défense.

Et pendant ce temps-là, Poutine levait une mobilisation partielle de de 300000 hommes et se revquine, le le commandant des forces russes à ce moment-là, enfin des forces russes en Ukraine, avait créé des fortifications. Mais là maintenant qu'ils ont de nouveau l'avantage numérique sur les Ukrainiens puisqu'on a vu que ça s c'était inversé depuis à peu près 1 an et bien les les les Russes reprennent ce mouvement d'enveloppement qui passe par la prise de Limane et qui passe plus au nord par la prise de de Coupiansk et ça c'est un mouvement aussi intéressant. On en parle moins mais Coupionsk est à cheval sur les deux rives de l'osil et les Russes plutôt que d'attaquer frontalement par l'est en train de créer une poche euh à l'est donc sur la rive gauche de de de l'osille.

Elle est loin d'être fermée pour l'instant mais on voit le mouvement opératif qui se dessine et les Russes pour l'instant contrôlent ou euh sont dans la zone grise de plus de la moitié de la ville de de Coupiance qui est dans cette zone est la seule moyenne ville on va dire. Sinon c'est vraiment très très peu densément peuplé. Oui, donc une fois de plus, une fois que Coupsk sera tombé, si elle tombe, les Russes pourront avancer beaucoup plus vite.

Beaucoup plus vite. Toute proportion garder toute proportion gardé parce qu'on parle toujours d'une guerre où pour l'instant personne ne peut aller vite. Bah personne peut aller vite et parce queon l' bien mais on voit qu'il grignote coup là, ils ont créé un autre point de fixation ici à Van, il y a une petite ville qui ne ressemble plus à rien.

C'est-à-dire que quand on voit les les images satellitaires ou les images de drone, elle est complètement rasée. Hm hm. Mais elle fait l'objet d'une baetaille urbaine, d'une férocité absolument terrible euh de depuis plus d'un an.

Mais là, très lentement, le front bouge et on se peut se poser la question, est-ce que les Russes sont en train d'entamer très lentement le même mouvement qu'ils avaient entamé en 2022 ? C'estàd en fait il le rejouent mais avec leur supérior leur supériorité numérique qui devrait leur permettre cette fois-ci voà et dans des conditions assez nouvelles liées à l'émergence des drones dont parlait effectivement. Alors on a bien vu du coup ce qui se passe en tout cas sur à peu près tout le front.

On a parlé de tous les points chauds. Oui. Je un un point d'observation c'est que soumis ne bouge pas dont on a beaucoup parlé.

C'estàd que les Russes ont une emprise de 200 km² en gros au nord de soumis. Ils cherchent pas aller plus loin pour les pour les les Ukrainiens étaient rentrés en Russie par là euh puis avaient perdu. Ils étaient allés dans le blas de course dans le blas de course, ils avaient perdu cette zone et les et la contreoffensive russe était arrivée jusqu'en Ukraine pour prendre voilà dans le blast adjacent à course mais cette fois ukrainien de soumis et là les Ukrainiens ont essayé d'abord de relancer des des des contre-attaques pour chasser les Russes.

Il n'y arrivent pas mais les Russes n'arrivent pas non plus à avancer et ça crée une sorte de point de crispation ce qui pour les Russes est une un point de fixation pardon ce qui pour les Russes est très bien parce que ça oblige les Ukrainiens à conserver à cet endroit-là un minimum de défense sinon les Russes avancent vers soumis. H et si on prend à l'autre extrémité du front euh signal faible mais que j'observe néanmoins, c'est que ça bouge un tout petit peu au niveau du Nieepre lui-même. C'est-à-dire que là vous avez de manière très lente en gros les Russes il y a quelques il y a 2 mois les Russes étaient là et là ils tentent de remonter.

C'est c'est très faible mais c'est un signal euh vers la ville de de Zaporegia. Euh et pareil, on voit des micro combats pour les îles du Niepre, notamment à proximité de Carson. Pour l'instant, voyez, si je suis là, il y a des combats dans cette zone là en grise.

Pour l'instant, encore une fois, c'est une zone insulaire. On peut pas y envoyer des des centaines de soldats. On envoie des des dizaines de de d'éclaireurs, mais il faut garder un œil malgré tout à cet endroit-là.

Donc ça c'est pour la la vision panoramique du front. Alors je me rappelle que les autres années, on parlait d'un facteur très important aussi, c'est la météo qui joue son rôle forcément. Est-ce qu'on disait justement que les offensives avaient plutôt lieu en été ou en hiver sur sol un peu dur mais pas au printemps à l'automne ?

Est-ce que ça aujourd'hui ça a changé avec la massification des drones finalement ? Tu as pas massivement changé. Euh alors quels sont les les les grands changements militaires sur qu'on observe sur le terrain ?

La présence des drones à cet égard les batteries des drones n'aiment pas le froid. Donc il y a il y a un vrai enjeu de fiabilité des drones sur la ligne de front en hiver quand les températures deviennent négatives. Euh ça c'est la première chose, le premier impact qu'on peut observer.

Deuxièmement, l'hiver, les feu comme leur nom l'indique, perdent leurs feuilles. C'est donc plus difficile de se cacher à couvert. Là, en revanche, c'est quelque chose qui plutôt avantage les dronistes puisque on peut moins se cacher pour échapper à un drone.

L'autre grand phénomène qu'on observe lié au fait qu'on ne concentre plus de force, c'est une certaine démécanisation euh des opérations. C'est-à-dire qu'on observe moins de blindé. Hm hm.

En tout cas, il y a pas de concentration de blindé euh et sont privilégiés des moyens euh beaucoup plus légers de passage comme des pickup, euh des motos euh même certains ont noté des trottinettes électriques et cetera et cetera. euh quand vous êtes en plein hiver, à voir si ça crée euh si ça a des conséquences puisque paradoxalement ce qui va passer le mieux, c'est plutôt un engin lourd avec des chenilles et un engin hérité de la sphère civile qui passe sur ces zonesl. Faudra voir si ça a des conséquences.

Mais de toute manière, comme il y a ce phénomène de démécanisation, il s'observera sans doute et se prolongera dans l'hiver. Alors, on a dit tout à l'heure que l'infanterie, c'est ce dont manquait le plus l'Ukraine. On parle quand même beaucoup depuis le début de la depuis le début de la guerre des armements des missiles.

Là, il y a eu ces derniers mois une question autour des missiles Tomawok américain. Euh où on étant et qu'est-ce que cela pourrait changer ? Alors sur les missiles Toma il faut dire dès le début que cette affaire qui est politiquement symboliquement et même en terme stratégique importante parce que le Tomahaw c'est donc un missile de croisière américain qui est un peu le symbole de la capacité de projection euh américaine un peu partout dans le monde.

C'est-à-dire que quand les Américains se déplacent quelque part militairement, il commence toujours euh par y avoir à un moment donné des frappes de missiles de Kotoma. Mais il y a une chose qu'on ne répète jamais assez. Le missile Tomokaw est un navire, un missile naval.

H qu'il est tiré depuis les destroyés de l'US Navy. Il est il peut être tiré depuis les sous-marins nucléaires de l'US Navy. Mais ça n'est pas à l'origine un missile tiré euh depuis un camion à h roues.

Euh l'Ukraine ne pourrait pas s'en sir comme ça. Mais l'Ukraine n'a pas de navire euh de disposant dans de lanceur de Tom Hawk. On ne peut pas imaginer que les États-Unis tirent eux-mêmes avec leur croisur ou leur destroyer des missiles Tomaw.

Et donc là, ça pose un un un problème, c'est existe-t-il une version terrestre du TAO ? La réponse est oui, mais de façon enfin c'est extrêmement récent pour une raison simple, c'est que le traité INF qui avait mis fin à la crise des euromiciles de 1980-188 interdisait l'emploi de missile terrestre d'une portrait de 500 à 5500 km. Donc elle excluait les Tomah.

Mais les Américains d'une certaine manière sont fichés puisque leur capacité de de projection passe avant tout par les mers. C'est une puissance fondamentalement navale. H euh et donc il n'y avait pas de version terrestre du Tomawokaw.

Alors aujourd'hui, il y a deux versions malgré tout euh du Tomah terrestre, une version sur un gros camion qui peut tirer plusieurs Tomaw mais les US Navy en l'US Army pardon dispose de moins de 10 batteries. On imagine mal. Autant vous dire qu'on s'ils en donnent un ou deux à l'Ukraine, vous comprenez bien que ça n'aura aucun euh impact décisif sur le sur le champ de bataille.

C'est la première chose. Et ensuite, ils ont de manière expérimentale un autre lanceur qui lui tirait depuis une sorte de gros 44 hum amélioré et là ça tire un missile et pareil c'est une arme expérimentale. Donc de considérer que le Tomahw est un game changer comme on dit parce que les Américains c'est vrai ont peut-être 2000 3000 Toma en stock.

Ça n'a pas de sens militaire dans la mesure où il n'y a pas les lanceurs qui vont avec pour les employés. Par ailleurs, ça pose un problème. Si les Ukrainiens veulent apprendre à utiliser les Tomokaw eux-mêmes sans l'aide américaine, ça nécessite, je suis même pas sûr que ça soit possible, mais ça nécessite des mois, des mois et des mois de formation.

Si le Tomok est utilisé à très court terme, ça veut dire que l'implication humaine des forces armées des forces armées américaines est importante. Donc on a exagéré le rôle sur le plan strictement militaire des Thomas Hawk. Maintenant, Donald Trump dit à peu près tout et son contraire pour laisser une ambiguïté stratégique.

Pour l'instant, le le pas n'a pas été franchi. Ça reste une sorte d'épée de damoclè dans la relation américaine russe. À voir ce qu'il advient dans dans les prochains mois.

Mais ne pensons pas que ça va changer comme par magie le cours de la guerre. H alors avant qu'on qu'on parle de la de de l'aspect diplomatique, je vouis qu'on parle d'un autre missile celui ce qu'on appelle le flamingo serait un missile ukrainien. Les ukrainiens auraient développé leur propre missile longue porté.

Oui, mais là encore, méfions-nous de ces déclarations fracassante. Bon, le missile de Flamingo, c'est un missile de croisière qui a une portée de 3000 km et qui a la particularité d'avoir une charge extrêmement importante de tonne, c'est-à-dire plus de deux fois plus que le Tomokaw américain. Alors, si on met ces deux chiffres l'un à côté de l'autre, c'est une distance supérieure à celui du tomahaw.

Le tomahaw, c'est à peu près 1500 km, un peu plus 1700. Et une charge pareil qui est qui est doublée. On se dit waouh les Ukrainiens ont réussi à fabriquer un missile de croisière euh capable d'attendre sans sans sans difficulté Moscou, euh les flottes navales stratégiques du nord, les flottes stratégiques aériennes et cetera et cetera. et cela fera beaucoup plus de dégâts euh que tous les les les drones plus modestes qu'ils arrivent à envoyer euh aux quatre coins euh de la de la Russie.

Et en plus, c'est un missile ukrainien et en plus les Ukrainiens annoncent qu'ils peuvent en fabriquer un grand nombre, plus de 50 par mois. Enfin, il y a eu des annonces, voilà. Euh la réalité est plus compliquée.

Un attendons de voir s'il y a effectivement un effet de nombre, c'estàd est-ce que les Ukrainiens sont capables de d'assurer sa fabrication en série à grande échelle. Deuxièmement, tous les spécialistes avec qui j'ai pu échanger sont d'accord pour dire que ce missile qui coûte pas cher, qui est facile à à construire, qui est très artisanal, qui montre le l'ingéniosité ukrainienne pour trouver des solutions, on appelle ça bottom up en anglais, les militaires utilisent beaucoup l'expression, c'està dire c'est pas un ordre, un grand plan qui vient de l'état major mais c'est les gens, ça vient du terrain, il faut trouver une solution. Qu'est-ce qu'on fait ?

C'est comme ce qui s'est passé avec toutement, mais ça a des conséquences malgré tout. Que là on parle d'un missile qui vaut euh trois fois rien alors qu'un missile de croisière moderne euh vaut plusieurs millions d'euros. Bah la différence c'est que ce missile, le flamingo, a priori est très facilement interceptable.

Il a une signature euh radar qui est extrêmement forte. D'ailleurs, vous voyez ça sa forme, il ressemble un peu à un V1 un V1 allemand. Euh c'est vraiment pas comparable euh au dernier Toma euh au voilà.

Donc si vous voulez là encore croire que le Flamingo euh va changer la donne euh c'est pas le cas. Ce que je remarque en revanche, ça c'est un phénomène militaire qui est tangible. Les Ukrainiens parviennent avec ces attaques de drone sur à peu près tout le territoire russe pas forcément à rétablir le rapport de force avec la Russie qui frappe encore plus fort l'arrière ukrainien.

Mais ils arrivent à répondre. C'est-à-dire que ces centaines de drones qui sont capables d'envoyer sur la Russie parfois 500 drones en une nuit, ça a un impact. C'est un impact sur les raffineries, sur les centres énergétiques russes.

Et ça, on voit que et bien la l'Ukraine est capable de répondre à la Russie qui a tenté et qui tente toujours de faire la même chose, c'est-à-dire de détruire le système énergétique euh ukrainien. Oui, c'est vrai qu'on on parle du front, mais il faut le rappeler aussi, il y a des frappes dans la profondeur de la part de la Russie en Ukraine. Évidemment, ça ça continue et c'est très impressionnant.

C'est souvent un panachage de quelques unités ou quelques dizaines de missiles avec des centaines de drones shaed. Les drones chaed évoluant en permanence. Il y en a maintenant qui ont des petits moteurs à réaction qui leur permettent d'aller à plusieurs centaines de kilomètres heures alors qu'avant c'était un moteur de tondeuse qui permettait d'aller à 100 et quelques kilomètres à l'heure.

H alors on va parler maintenant du du front diplomatique. Euh aujourd'hui, est-ce que on peut s'attendre ? On a eu une rencontre entre Vier Poutine et Donald Trump en Alaska.

Une autre a peut-être failli se faire récemment en Hongrie. Où en est-on ? On en est nulle part pour résumer les choses.

Pour l'instant, c'est le temps de la guerre. C'est c'est la c'est la chose militaire qui l'emporte sur la chose diplomatique. Euh Trump est coincé par une promesse de campagne qui était folle qui était de dire qu'il allait régler la guerre d'Ukraine en 24 heures.

H c'était juste impossible étant donné euh l'éloignement des positions des différents acteurs parce qu'au bout d'un moment si vous voulez mettre fin à la guerre diplomatiquement il faut euh mettre au bout de autour d'une table Zelenski Poutine oui ou non les Européens en tout cas les Européens évidemment ont un impact à chaque fois que Donald Trump on l'a vu, il est il a il a parlé aux Russes Euh en gros, il a dit qu'il a chez qu'il a chez Zelenski, qu'il allait faire des grandes affaires incroyables avec Trump. On le voit tout de suite, les Européens se mettent derrière Zelenski pour empêcher que Zelenski soit forcé par Trump à lâcher le don ici le don basse là une forme de désarmement ou une neutralisation hors de le donc si vous voulez pour l'instant faute d'avancée diplomatique euh et ben c'est le temps de la guerre et qui l'emporte parce que les Russes n'ont pas obtenu ce qu'ils veulent. Ils ont pas intérêt à c'est eux qui ont le qui ont la main pour l'instant militaire.

H et les Ukrainiens ne veulent pas lâcher à raison euh ce que Poutine leur donne puisque le demande Oui. Leur demande puisque Poutine certes a la main militaire mais pas au point de de pouvoir imposer à Zelenski ses ses demandes qu'on connaît qui sont les mêmes depuis le début de la guerre. c'est la neutralisation, le désarmement, la dénasification, ce qui veut dire le changement de régime avec un pouvoir amis à Kief et puis euh un certain nombre de territoires qui incluent les quatre territoires annexés.

Hm hm. Donc on est on va continuer en fait pendant plusieurs mois a priori sur ce rythme. Il n'y a aucune raison de penser sauf s'il y avait euh quelque chose de dire de de pas prévisible qui intervenait et ça peut toujours arriver dans dans la guerre.

Euh un effondrement économique de la Russie pour l'instant on ne le voit pas. Euh même s'il y a un ralentissement très fort dans la croissance, il y a toujours une inflation élevée, mais les les salaires réels, c'est-à-dire corriger l'inflation, sont toujours positifs. Euh il y a ce problème énergétique pour la Russie, mais malgré tout, la Russie parvient à exporter par différents canaux son pétrole et son gaz.

Là, je je voyais les derniers chiffres de sur le commerce des hydrocarbures. H euh la part de d'hydrocarbure étiqueté russe diminue de manière sensible. Mais comme par hasard, le le la masse des hydrocarbures étiqueté origine inconnue, elle elle augmente.

On comprend qu'il y a un un phénomène de de vaste communiquant. On l'avait vu d'ailleurs et le la la nouvelles sanctions américaines que Trump a prises il y a quelques semaines pour imposer euh enfin interdire aux Indiens et aux Chinois euh de de d'acheter du du gaz et du pétrole russe. Euh on sait très bien que ces sanctions ne sont pas parfaitement impliquées puisqu'il va y avoir des phénomènes de de zone grise d'évitement.

Il y a la russe. Il y a les il y a les autres pays qui permettent de passer pour vendre ce pétrole et ce gaz. Effectivement, merci beaucoup Alexis d'avoir été avec nous pour faire ce grand point sur la guerre en Ukraine.

Vous pouvez retrouver bien sûr tous les articles d'Alexis sur le site du Figaro ainsi que tous les articles du service international sur le sur la guerre en Ukraine. Je vous souhaite une très bonne journée. Pour ceux qui nous suivent sur YouTube, n'oubliez pas de vous abonner à notre chaîne pour n'en rater aucune.

Bonne journée.

Guerre en Ukraine: la fin de la bataille de Pokrovsk, et après ? — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote