L'intégrale de Good Morning Market du vendredi 17 juillet
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Good Morning Market, le club de la bourse. Le club de la bourse, on se dirige vers Good Morning Market dans un quart d'heure. Mais avant cela, nous recevons avec Aude Kersulek, Julien Marcy, chef économiste de Global Sovereign Advisory et Sylvain Goyon, gérant action chez Montpensier Arbevel. On a parlé de ça ce matin, Aude, des semi-conducteurs qui vivent une nouvelle fois une période difficile avec des baisses importantes. Est-ce que, d'après vous, Julien, c'est une rotation de secteur ou est-ce que c'est passager ?
Le paradoxe, c'est que, moi, avec mon œil d'économiste, les chiffres sont toujours excellents dans ce domaine. On l'a vu il y a quelques jours avec notamment les données du commerce extérieur chinois. Quand on regarde le détail, c'est toujours très tiré par ce secteur-là. Tous les biens liés à l'électronique, aux technologies, les chiffres sont excellents. On est sur des doublements par rapport à l'année dernière qui étaient déjà une base élevée. On s'en souvient, déjà l'année dernière, on disait que le commerce extérieur chinois était très résilient. Et en fait, quand on regarde dans le détail, on voit que la Chine importe aussi beaucoup de ce secteur-là.
Donc, on voit que les chaînes de valeur asiatiques dans ce domaine-là, franchement, tournent à plein régime. Donc, si ce n'est pas la macro, ça veut dire que, sans doute que les investisseurs, maintenant, sont un peu plus regardants sur la qualité des investissements. C'est-à-dire qu'on accorde moins d'importance au volume et on se demande de plus en plus si les investissements passés vont être rentables. Et donc, on regarde un peu plus les marges. Oui, alors, justement, c'est vrai que c'est un secteur qui est très volatile en bourse, que ce soit les valeurs asiatiques, sud-coréennes, japonaises, américaines, mais aussi françaises.
On a, par exemple, hier, Sylvain, ST Microelectronics, qui a baissé de 5 %, moins 10 % de jour. Ça devrait continuer à l'ouverture aujourd'hui à 9 heures. Pourquoi les Françaises souffrent beaucoup ? Parce qu'il y a aussi Soitec, qui faisait partie du lot, et peut-être plus que, par exemple, les Américaines. Alors, en fait, je pense qu'il faut... Alors, c'est vrai qu'il y a une très forte volatilité. Ça, on est entièrement d'accord. Mais moi, j'aimerais, malgré votre question, dézoomer quand même par rapport à la France, parce que ce sujet de volatilité, il est absolument général. Je me suis livré un petit exercice.
J'ai regardé, en fait, quelle était la volatilité aujourd'hui du SOX, et même du S&P, par rapport au COSPI, tel qu'elle existe aujourd'hui. Et cette volatilité, en fait, n'a été plus élevée, en fait, sur le SOX qu'à trois reprises. C'était en 2008, c'était en 2020. Et je crois que la dernière fois, ça devait être à peu près dans cette zone-là. Mais l'indice de semi-conducteurs et la bourse de Corée du Sud, on est sur deux choses très volatiles, déjà, à l'origine. Et ce qui est assez intéressant, c'est que lorsqu'on regarde, en fait, comment les rendements se poursuivent, et c'est sans doute aussi une des raisons pour lesquelles, aujourd'hui, on voit les semi-conducteurs baisser.
Je pense que Julien l'a très justement dit. Ce ne sont pas les résultats qui sont en cause. Les résultats qui ont été très, très bons et qui continuent à l'être ont amené, en fait, un positionnement massif des investisseurs sur ce secteur-là. Aujourd'hui, il y a ce questionnement sur les investissements. Ça a été dit également. Et donc, en l'occurrence, quand on est sur un segment qui est très encombré, eh bien, aujourd'hui, il y a une tentation, de la part de certains acteurs, notamment les acteurs systématiques, de se désengager. Ce qui provoque cette volatilité sur les cours. Mais ce n'est pas le niveau, en l'occurrence, des résultats qui provoque cela.
Et donc, à partir de ce moment-là, eh bien, on a envie de se dire que non, ça n'est pas une vraie rotation. C'est plutôt un mouvement, je dirais, de marché qui est assez normal. D'ailleurs, pour preuve, quand on regarde la volatilité sur l'ensemble, par exemple, du S&P 500 hors cette partie-là, elle est tout à fait normale et en ligne à 16 avec ce qui se fait d'habitude. Donc, on est sur un phénomène qui est purement sectoriel et qui n'a pas contaminé le reste du marché à l'heure actuelle.
– Dans un autre sujet, parce que le temps avance très vite, les réunions de banques centrales, on parlait en début de semaine de celle de la Fed, il y a aussi celle de la Banque Centrale Européenne à venir la semaine prochaine, on est en moyenne période. Il n'y a plus de déclarations, mais une des dernières, c'était celle de Joachim Nagel, le gouverneur allemand, l'un des plus sévères normalement, qui a dit qu'il n'y avait pas de précipitation à avoir. Julien ?
– Oui, en effet, si on fait le bilan depuis la dernière réunion, le contexte n'a pas vraiment changé pour la BCE. Donc, dit autrement, on est toujours un peu dans le scénario central que la BCE décrivait à l'époque. Alors, on se souvient que c'était juste avant la décision d'augmenter les taux, juste avant l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran, mais depuis, cet accord a pris un peu de plomb dans l'aile. Donc, au final, qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
On a eu les chiffres d'inflation du mois de juin qui ont été quand même assez favorables, ne montrant toujours aucun signe d'effet de second tour, de pression sur l'inflation sous-jacente, sur les salaires et les enquêtes de confiance vont dans ce sens aussi. Et puis, il y a toujours cette incertitude politique qui désormais est là pour rester. Et donc, il va quand même dans le sens de la décision de la BCE du mois de juin, qui était de dire, c'est vrai qu'on ne voit pas de signe à ce stade d'emballement sur l'inflation, mais il faut rester vigilant. Alors, est-ce que ça veut dire d'autres hausses de taux ?
La semaine prochaine, il y a assez peu de chances, d'autant plus que ce n'est pas une réunion de politique monétaire au cours de laquelle la BCE va revoir son scénario économique. Ça, ce sera en septembre. Donc, si la BCE augmente ses taux, ce serait peut-être un peu plus justifié d'attendre au moins l'été pour voir ce qui se passe, d'actualiser ses prévisions et à ce moment-là de prendre une décision. D'autant plus que le chiffre d'inflation de la zone euro, il a fortement décru au mois de juin.
On va avoir le chiffre de la confirmation tout à l'heure à 11h, mais 2,8% quand il était à 3,2% sur un rythme annuel au mois de mai, ça veut dire que c'est notamment dû à l'énergie, mais ça veut dire que finalement, les scénarios et les prévisions qu'avait fait la BCE au mois de juin et qu'elle ne réactualise pas effectivement en juillet, mais ce que ce sera en septembre, elle va peut-être devoir communiquer dessus. Qu'est-ce qu'elle pourrait dire, Sylvain ? Qu'est-ce que pourrait dire Christine Lagarde, je dis ?
Je pense qu'en fait, Julien, encore une fois, défriché l'essentiel du terrain, les prévisions d'inflation de la BCE, elles ont été construites sur un baril moyen sur un baril à 97 dollars en moyenne en 2026. Donc bon, là, aujourd'hui, même avec le rebond que l'on a, on est aux alentours de 86 à 88, je pense, en termes de moyenne depuis le début de l'année. Donc cette hypothèse-là n'est pas invalidée. Et à ce stade, on a envie de se dire que même si on regarde le calme plutôt relatif qui existe sur les marchés, le marché n'est pas en train de penser qu'on va pouvoir dépasser ce plafond de façon assez importante.
Ce que veut faire la BCE avec cette première hausse, c'était plutôt de signaler qu'elle serait attentive aux effets de second tour, des effets de second tour qu'on ne voit pas aujourd'hui, encore dans les salaires ou dans ce genre de choses. Donc effectivement, pas de précipitation. On n'a pas vraiment de cartouche pour cette réunion du 23 pour pouvoir se dire qu'on va remonter les taux. Il nous faut effectivement des nouvelles projections économiques. Et à partir de là, oui, si on parle de quelque chose, on parle peut-être d'un quart de point. À mon avis, encore plus dans cette idée de signaler qu'on sera attentif à ces effets de second tour.
Mais honnêtement, on peut peut-être penser effectivement que cette escalade relative, qui est quand même moins importante que lors de la première vague de frappe, va arriver à son terme. On aura un nouvel accord. Et puis l'autre chose qui est assez intéressante, c'est que finalement, la composante énergétique que vous avez soulevée, c'est effectivement celle qui est essentielle aujourd'hui dans l'évolution de l'inflation. Et quand on regarde le prix du Bren par rapport à ce qu'on perd en termes de trafic d'Ormousse, on n'est pas là du tout où on devrait être. Le prix du pétrole devrait être beaucoup plus élevé. Deux raisons pour ça.
La consommation de la Chine, qui est bien moins importante que prévue. Et même, je dirais, une sorte de culture de sobriété énergétique qui est en train de s'installer en Occident. Je regardais avec surprise, mais par exemple, le montant des réserves stratégiques qui ont été débloquées par l'Allemagne, il y en a 77% qui n'ont pas été consommées. Donc ça peut paraître assez curieux, mais ça veut dire également qu'en absence de tension, notamment de cette partie énergétique, on a peut-être une inflation qui est mieux contrôlée, même en headline, que ce qu'on peut penser.
Juste une minute pour finir. Vous avez noté que Goldman Sachs passait des prévisions économiques à des prévisions footballistiques et nous dit quel sera le vainqueur de la Coupe du Monde.
Oui, c'était des vraies notes de recherche à accès restreint. Goldman Sachs avait vu la finale Espagne-Argentine, en tout cas ces derniers jours, parce que leur modèle a évolué au fur et à mesure de la compétition. Alors très exactement avant la compétition, c'était l'Espagne. Ensuite, au début, il a placé la France en tant que vainqueur. Et puis ensuite, on a vu que ça a un peu changé. Alors par exemple, dans le modèle, on utilisait la performance passée, la propension a marqué des buts, le momentum et aussi la géographie, parce qu'on jouerait moins bien si on est loin de chez soi.
Alors il y a quand même un challenger dont les choses sont pas mal montées lors des matchs, notamment éliminatoires, c'est l'Argentine. Mais pour la finale de dimanche, la prévision de Goldman Sachs, c'est l'Espagne à 61%. Et alors une autre chose qui pourrait nous intéresser, c'est pour la petite finale à laquelle forcément la France va participer, et bien Goldman Sachs donne la France vainqueur de ce match, donc troisième de la Coupe du Monde.
On va vérifier ça la semaine prochaine, à la fin du week-end en tout cas. Merci messieurs d'être venus ce matin, Julien Marcilli, chef économiste de Global Sovereign Advisory, et Sylvain Goyon, gérant action chez Montpensier Arbevel. Passez un très bon week-end sur BFM Business. Good Morning Market dans un instant avec Aude Kersulek. Moi je vous retrouve lundi matin, juste avant cette heure. Bon week-end à tous. BFM Business présente Good Morning Market.
Top départ officiel de Good Morning Market. Bienvenue à vous, si vous nous rejoignez pour l'ouverture de la dernière séance de bourse de la semaine, semaine compliquée sur le plan géopolitique. La tech bousculait encore une fois sur son compartiment puce. Le CAC 40 comme les indices américains, d'ailleurs cet après-midi a tendu en baisse. On verra ça dans une seconde pour le CAC 40, même si jusque-là on ne se sentait pas si mal que ça, parce que le bilan hebdomadaire du CAC 40, pour le moment, il est en hausse. Dans la saison des résultats Netflix, l'un des premiers grands noms de la tech à publier devrait boire la tasse aujourd'hui.
Moins de 9% en avant-bourse, à vérifier à 15h30 au programme de cette émission. Alors on a une fusée qui n'a pas décollé cette nuit pour SpaceX au moment de son lancement. Nous on parlera de la fusée boursière qui retourne à son point de départ, voire même plus bas que le prix d'IPO. C'était trop beau pour être vrai, le décryptage de François Monnier. Et puis dans les valeurs en portefeuille, vous retrouvez la publication de Exiliane Datem et un suivi du slip français, en plus de l'ouverture de la séance du jour. Mais avant ça, on écoute le journal de Léo Dumas.
Et l'événement de la nuit, c'était la nouvelle adresse à la nation de Donald Trump au moment où les Etats-Unis bombardaient l'Iran pour la sixième nuit consécutive. Et à maintenant trois mois des élections de mi-mandat, c'est d'ailleurs cette échéance qui a pris le dessus pendant le discours du président américain. Il a semé un peu plus le doute sur les précédents scrutins qu'il a perdus en allant jusqu'à accuser cette fois la Chine d'ingérence. Le débrief à Washington signé Laurence Haïm pour BFM Business. On s'attendait évidemment à ce que le président Trump s'adresse à la nation en parlant de l'Iran, en donnant des précisions.
Eh bien, ce n'a pas du tout été le cas dès les premières minutes de son adresse à la nation. On a senti que Donald Trump évoquait extrêmement brièvement la situation en Iran. Il a rappelé qu'il avait construit la force militaire la plus puissante au monde en disant « je suis malheureusement obligé de l'utiliser en ce moment, mais nous sommes, dit le président américain, en train de gagner en Iran et vous verrez bientôt le fruit de nos résultats ». Alors, que se passe-t-il en Iran ? Quels bombardements sont effectués ? De quoi parle Donald Trump ? Eh bien, aucune réponse n'a été apportée dans ce discours à la nation qui a duré une quinzaine de minutes, qui a repris des thèmes complotistes.
Donald Trump, comme toujours, est persuadé que l'élection présidentielle de 2020 a été trichée. Et cette nuit, eh bien, il accuse très sérieusement la Chine d'avoir interféré dans ses élections en dérobant les informations de plus de 220 millions d'Américains. Donald Trump, très énervé sur la Chine, qui a donc passé beaucoup de temps à attaquer son nouvel ennemi et à ne pas parler énormément de la situation préoccupante de l'Iran et des bombardements américains.
Laurent Saïm à Washington et pas de réaction pour l'instant à Pékin qui, en attendant, dit s'opposer fermement et appelle au respect du droit international après la nationalisation de British Steel décidée par le gouvernement britannique. Le sidérurgiste qui avait été racheté par un groupe chinois en 2020, mais Londres en avait pris le contrôle de fait pour éviter la fermeture de deux fourneaux l'an dernier. En France, c'est le 30 octobre que Stellantis arrêtera la production des moteurs thermiques à Douvrin, dans le Pas-de-Calais. Le constructeur vient d'arbitrer cette date après avoir annoncé la nouvelle il y a un an et alors que le transfert des salariés est déjà bien engagé.
337 ont été accompagnés dans des dispositifs de mobilité, notamment pour rejoindre la Gigafactory voisine de batteries ACC. Et puis les tarifs de l'électricité vont augmenter plus 2,5% en moyenne dès le 1er août. Le gouvernement confirme, après proposition de la Commission de régulation de l'énergie, qui avec cette hausse veut financer des capacités de production et l'entretien des réseaux électriques. Alors ça va se traduire par une augmentation de la facture annuelle d'environ 26 euros pour 20 millions de foyers.
L'ouverture du CAC 40, on ouvre en baisse comme attendu, moins 0,6% pour cette dernière séance de la semaine. 8 327 points. Alors côté valeur, il fallait s'y attendre, mais c'est encore le secteur des semi-conducteurs qui est à la baisse. Moins 5,5% pour ST Microélectronique, ce qui perdait déjà 5% hier et moins 10% en deux jours. Donc la baisse continue, la dégringolade même. On a aussi Schneider Electric qui était déjà à la baisse hier et qui continue de baisser de 2,3%. Le grand également 2%. Donc on est bien sur les secteurs industriels et notamment qui touchent les raccordements électriques qui sont à la baisse. En hausse, on a par exemple Pernod Ricard qui prend un peu plus de 1%.
Alors cela dit, la séance, elle n'était déjà pas très bonne du côté de l'Asie. Le Nikkei baissait fortement, au moment, moins 6%. Il a clôturé finalement à moins 4%. En ce moment, les futurs Américains sont dans le rouge. Alors on a des indicateurs qu'on va avoir aujourd'hui économiques. L'inflation en zone euro à 11 heures qui sera un chiffre de confirmation mais aussi des chiffres économiques du côté des Etats-Unis cet après-midi. Mais si c'est comme hier, ce sera un peu noyé dans l'environnement un peu mauvais qu'on a sur les semi-conducteurs. Par exemple, on avait les ventes au détail hier qui étaient un bon chiffre et ça avait été complètement inaudible pour les investisseurs.
Dans un instant, on parle aussi de deux publications sur des small caps avec Zilan et Atem. On se retrouve dans un instant.
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Retour sur le plateau de Good Morning Market. On s'intéresse maintenant à votre portefeuille, en tout cas, au vôtre, Julia Bridger. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous êtes associée chez Roland Corporate et on va regarder avec vous deux publications très fraîches qui viennent de tomber, en tout cas hier. c'est notamment dans les dessins animés avec Zilam et on a aussi Atem. Là, on est plutôt très technique dans la compression vidéo. Alors, c'est des actions qui sont très bien performées depuis le début de l'année. Les chiffres de croissance sont bons. On est sur des chiffres de croissance à deux chiffres. Laquelle vous impressionne le plus ?
C'est vrai qu'on va dire que c'est deux situations complètement différentes. Sur Atem, ce qui est impressionnant, c'est qu'effectivement, le titre a progressé de plus de 66% depuis le début de l'année, alors même qu'on est sur le secteur de l'édition de logiciels puisque, vous l'avez dit, ils proposent des logiciels alors désormais en mode plutôt récurrent pour la compression vidéo.
Et c'est vrai que, malgré tout ce qui est eu sur ce secteur-là avec la dévalorisation très forte qui est venue des États-Unis depuis février, Atem lui a plutôt très bien performé tout simplement puisqu'il développe et la croissance continue, notamment aux États-Unis, une croissance très forte aux États-Unis et sur le trimestre, au deuxième trimestre, la société a publié une croissance de 30% et a atteint les 30 millions d'euros de chiffre d'affaires et donc sur un semestre, elle a publié 50 millions d'euros.
Donc tout au long du semestre, Atem a annoncé des contrats assez importants et la société et son dirigeant ont expliqué que toute la compression vidéo était très dobée par le secteur du marché du sport.
Donc on peut voir qu'il y a des thématiques fortes pour Atem pour sa croissance, c'est le sport et c'est la croissance géographique avec la croissance aux États-Unis et ce qui est un point qui est très important, c'est que la société est passée d'un modèle de vente de licence à un modèle récurrent et c'est ça qu'on attend surtout dans les chiffres de ses résultats et de sa rentabilité et la société s'est dit très confiante pour atteindre ses objectifs 2027 à savoir un EBITDA de 22 millions d'euros. Donc assez confiant sur le 10 athème. Des valeurs qui devraient bien réagir à cette publication. Exactement.
Alors le slip français, c'est l'IPO bleu blanc rouge de la semaine puisque c'était le mardi 14 juillet qu'elle s'est introduite en bourse. La valorisation boursière c'est maintenant 20 millions d'euros. Alors c'était 19 après l'IPO. La cotation elle est en hausse mais cela dit c'est très faible. Mais est-ce que ça peut être le signe de quelque chose de sain qui se passe sur le slip français selon vous Julie ? C'est ce qu'on espère surtout et c'est quelque chose de plus global et de sain sur le marché des introductions en bourse. Pour rappel le slip français c'est uniquement la troisième introduction en bourse sur l'année 2026 et donc c'est ça qui nous intéresse particulièrement.
Il n'y a eu que deux introductions avant c'était Reyes et Yeva.
Donc aujourd'hui nous sommes ravis que le slip français qui s'est introduit symboliquement la journée du 14 juillet a eu une cotation en hausse et a progressé effectivement on est passé 19 millions à l'IPO à 20 on a touché les 21 millions d'euros ce qu'on a pu voir c'est l'engouement des actionnaires individuels puisqu'il y a eu près de 7500 actionnaires individuels qui ont participé donc c'est beaucoup donc on part avec une base actionnariale assez importante des fonds également fait confiance à la société et donc on espère surtout que ça va inciter des entrepreneurs de petites sociétés puisque quand on voit les chiffres du slip on peut se dire ah bon mais on peut s'introduire avec une vingtaine de millions d'euros de chiffre d'affaires oui il y a un marché dédié à ça sur la bourse de Paris c'est Euronext Gross il y a une méthodologie et un process dédié à ces introductions en bourse et donc on espère surtout que ça va lancer l'envie d'entrepreneur d'arriver sur le marché Oui c'était l'occasion de beaucoup en parler cette semaine et de nous mettre en avant notamment Euronext Gross merci beaucoup Julia Julia Bridger associée chez Euroland Corporate allez tout de suite on passe au décryptage Bonjour François François Monnier ravi de vous retrouver directeur de la rédaction d'Investir on va regarder ce qui se passe outre-Atlantique avec vous et alors on parlait d'une IPO à l'instant on parle d'une autre IPO qui a eu lieu il y a un mois Space un siècle alors ça avait bien démarré en trombe mais ça n'a tenu puis on est repassé sous le prix d'introduction des 100 dollars en clôture contre 200 le jour de l'IPO alors j'ai vu des titres de presse qui parlaient d'effondrement du géant de l'industrie spatiale on en est peut-être par là mais quand même qu'est-ce qui se passe ?
D'abord on a eu un démarre en trombe vous l'avez dit on est passé de 135 à 225 de l'art le cours de l'action puis là on est revenu quasiment sur le pas de tir aux alentours du prix d'introduction légèrement en dessous c'est défiant c'est pas une défiance spécifiquement à SpaceX c'est dans un contexte où depuis le début du mois il y a des doutes sur la rentabilité de tous ces investissements déversés dans le domaine de l'intelligence artificielle et ces doutes sur les investissements on le voit surtout vis-à-vis des acteurs des semi-conducteurs alors que ces acteurs des semi-conducteurs annoncent jour après jour des bénéfices records à chaque fois ils relèvent même leurs prévisions on l'a vu avec Samsung qui a multiplié par 19 son bénéfice début juillet on a vu TSMC cette semaine ASML cette semaine qui ont revu à la hausse leurs objectifs leurs ambitions pour l'ensemble de l'année on a Skynyx un autre sud-coréen qui affirme que la demande de plus sera plus importante que la production au moins jusqu'en 2030 bref on a un discours extrêmement positif des acteurs mais la bourse devient un peu plus exigeante semi-fie et pour vous en fait SpaceX ne se prend pas finalement quelque chose qui est spécifique au secteur du spatial et à ses propres bénéfices qui ne sont pas encore là mais quelque chose de plus général absolument la baisse n'est pas du tout liée au spatial elle est liée à l'intelligence artificielle parce que SpaceX ils ont levé plus de 80 milliards de dollars et on sait que cet argent plus de la moitié plus de 60% va servir à développer de l'intelligence artificielle donc c'est vraiment une IPO pour financer une conquête certes spatiale mais avant tout liée à l'intelligence artificielle et vous avez des gérants qui en portefeuille ont une poche IA mais dans cette poche IA vous ne pouvez pas non plus avoir que de l'IA dans votre portefeuille il faut toujours diversifier donc ils sont extrêmement exigeants et quand vous avez des doutes sur tout l'écosystème IA qui est symbolisé par l'industrie des semi-conducteurs parce que c'est une industrie qui est extrêmement en amont quand vous projetez un data center il faut d'abord pré-réserver des puces de puissance Nvidia des puces de mémoire Micron Technology ou encore Samsung ou Sky NX donc dès que ça tremble du côté des semi-conducteurs c'est toute la chaîne tout l'écosystème de l'intelligence artificielle qui tremble et en ce moment il y a des doutes alors après il n'y a pas de raison de paniquer il n'y a pas de raison de se dire la fête de l'IA elle est terminée au contraire on est plutôt dans une phase de respiration parce qu'encore une fois ce qui est extrêmement sain c'est que tous les acteurs revoient à la hausse leurs prévisions de croissance bénéficiaire donc on reste sur une tendance extrêmement favorable on avait eu probablement un peu d'euphorie jusqu'à la mise en bourse de SpaceX maintenant il va falloir digérer la hausse des cours pour pouvoir après redémarrer une tendance haussière plus sereine donc pour vous c'est plutôt sain alors je voulais poser une dernière question sur l'environnement M&A aux Etats-Unis fusion acquisition c'est assez bouillant en ce moment il y a des rumeurs sur Paypal il y a Eli Lilly qui a annoncé hier racheter un producteur de médicaments il y a moins de deals mais c'est des gros deals est-ce que c'est bien et qu'est-ce que ça change en bourse ?
d'abord ce qui est plutôt sain c'est que les opérations de fusion acquisition repartent on a eu quand même des gros trous d'air les trimestres précédents ça veut dire plusieurs choses ça veut dire d'abord que les managers les dirigeants de ces sociétés ont confiance dans l'avenir parce que lorsque vous faites une acquisition il faut sortir plusieurs milliards voire plusieurs dizaines de milliards il faut imaginer bien sûr un retour sur investissement donc les opérations de fusion acquisition ont toujours eu lieu dans des environnements où la direction les managers ont plutôt confiance donc ça c'est un signal de confiance c'est un signal aussi de se dire deux stratégies un on rachète pour faire une course à la taille pour faire des synergies on le voit notamment dans le domaine de l'énergie où on achète des modules parce qu'on a besoin de nouvelles acquisitions technologiques on l'a vu avec Schneider Electric on l'a vu avec Publicis des opérations de 2-3 milliards on cherche à acquérir de la technologie pour toujours faire de la croissance donc c'est vraiment une conquête croissance où on essaie d'avoir une course à la taille où on essaie d'acquérir des modules technologiques qui nous manquent toujours une histoire de bénéfices merci beaucoup François Amonnier c'était un peu plus court aujourd'hui comme émission un mot du CAC 40 tout de même pour vous dire qu'il est en baisse moins 0 à 6% pour cette dernière séance de la semaine on devrait perdre tout le bénéfice hebdomadaire malheureusement merci à vous de nous avoir suivis restez sur BFM Business BFM Business