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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 19 juin 2026 31 min

Canicule : des nuits sous une chaleur écrasante - 19/06

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Voilà pour ce document signé les équipes de ligne rouge. On est de retour sur le plateau de BFM grand soir. Évidemment, c'est l'actualité du moment, cette chaleur, cette chaleur qu'il va faire dans les prochains jours. Énormément chaud, vous allez le voir, mais aussi cette chaleur qu'il fait encore ce soir. Et on a une pensée particulière pour ceux qui cherchent peut-être le sommeil. Ça va être compliqué. Ce soir, on va partir à Agen, retrouver Mathéo Rivière, avec des gens qui ne peuvent pas dormir chez eux parce que, passoire thermique, il fait très chaud dans les logements et puis qui en profitent pour promener leurs chiens ce soir.

0:34
Invité

Oui, promener leurs chiens à la fraîche, mais ça ne tient même pas ici, vu les 28 degrés encore affichés sur le thermomètre. On retrouve Brony et son propriétaire, Guillaume. Bonsoir. Bonsoir. Justement, une sortie tardive, j'imagine que c'est prévu, c'est fait exprès.

0:50
Présentateur

On s'adapte par la force des choses. Les chiens souffrent un petit peu plus que nous de la chaleur. Donc, des sorties tôt le matin ou tard le soir pour leur permettre de profiter un petit peu de l'extérieur. sans souffrir des températures, ou en tout cas le moins possible.

1:04
Invité

Impossible de les sortir à certaines heures, on l'imagine, parce qu'il y a trop de risques pour eux ? Entre midi et 18h, c'est très compliqué, mais on s'adapte. Eux s'adaptent autant que nous. Est-ce qu'ils souffrent tout autant que nous ? Ils souffrent, je pense, plus que nous. Ils n'ont pas la capacité de suer, donc il va haleter, il va transpirer par les coussinets.

1:24
Présentateur

Et donc, effectivement, il va un petit peu souffrir de la température du sol.

1:29
Invité

Merci. Merci beaucoup. On vous laisse terminer cette balade en très bonne compagnie, parce qu'ici, il commence donc à faire un petit peu plus frais. Les habitants qui recherchent un petit peu de fraîcheur, mais ici, la température ne devrait pas redescendre. D'ici les prochains jours, on annonce 39 degrés. Dimanche, 41. Lundi prochain. Mathéo Rivière en direct d'Agin dans le Lot-et-Garonne avec Hugo d'Orsemaine. Comment on fait, professeur McGurban, la nuit, quand il fait 39 la journée, 28 la nuit, que ça ne descend pas ? Comment on survit ?

On met le ventilateur, bien évidemment, mais il y a aussi tout un tas d'autres astuces, j'ai envie de dire, pour tenter de ne pas trop étouffer, parce qu'on le rappelle, et on va le rappeler avec vous, Anthony, ça va durer très longtemps, cette vague.

2:08
Présentateur

Oui, vous avez raison. En fait, la température qui descend le soir devrait, en théorie, permettre au corps de récupérer pour affronter la température élevée du lendemain. Mais lorsque cette température ne descend pas suffisamment, donc en dessous de 20 degrés, eh bien, la récupération n'est pas parfaite, et le lendemain, c'est encore plus difficile de lutter contre cette hyperthermie. Donc, en fait, il faut se mettre dans les meilleures conditions, c'est-à-dire, en fait, fermer ses volets la journée pour éviter que la pièce dans laquelle on dort chauffe, et puis ouvrir, au contraire, et aérer le soir.

Par ailleurs, évidemment, bien s'hydrater, s'habiller en rapport avec la température, et puis surtout réduire ses efforts, que ce soit des activités sportives, des activités professionnelles, qui génèrent de la chaleur, puisqu'en fait, le corps va devoir passer du temps à déjà éliminer cette chaleur produite par l'exercice.

3:03
Invité

Et il y a un beau conseil aussi de Gaël, c'est de mettre des bouteilles d'eau congelées avant de dormir sur son lit, c'est ça ?

3:07
Présentateur

C'est une histoire de refroidir l'oreiller, refroidir le draus, les petits draps, surtout pour les enfants. On enlève les bouteilles avant de dormir ? Vous enlevez les bouteilles, c'est un peu compliqué de dormir avec des bouteilles de congelés, glacés pour le corps. Mais l'idée, c'est vraiment faire chuter la température du matelas et des draps et de l'oreiller pour pouvoir s'en dormir plus facilement. Bon, il va falloir préparer les bouteilles parce que dans les jours qui viennent, Anthony, on va rentrer dans quelque chose d'assez irréel. On va parler comme ça ce soir. Les modèles météo qui nous parviennent ce soir sont absolument terribles. Apocalyptiques.

Ce n'est pas non plus un mot galvaudé. Racontez-nous.

3:44
Invité

Ce sera grave, tout simplement. Les scénarios que l'on anticipe sont graves. Il faut poser les termes. Il ne va pas faire chaud. On va suffoter. Et les seuls vraiment qui vont vivre au mieux cet épisode sont ceux qui ont le luxe d'avoir la clim. Car regardez justement ce qui vous attend. Ce ne sont malheureusement pas, je pense, les bouteilles qui vont pouvoir nous rafraîchir. Regardez les modèles que l'on vous propose. Il y en a donc deux ce soir que l'on va vous proposer. D'abord, le modèle GFS. C'est le modèle américain. C'est un modèle qui a tendance à parfois légèrement surchauffer. Pourquoi ? Parce qu'il ne prend pas en compte le relief.

Et on le sait, le relief a un impact sur les températures. Regardez très précisément. Ce sont les températures attendues à l'ombre. Et ça, c'est très important de le préciser. Mardi. On vous montre mardi, mais lundi, c'est quasiment la même chose. Vous avez 42, 43 degrés sur la zone qui est blanche. Plus c'est blanc, plus c'est chaud. Je sais, c'est contre-intuitif. Donc ça, c'est à l'ombre. Ça, c'est à l'ombre. Sur la façade ouest, regardez, on attend par exemple près de La Rochelle, 43 degrés. Je regarde en même temps que vous. 42 à Bordeaux, 43 à Biarritz. Ça, c'est le modèle américain. Il y a un autre modèle. Il y a un autre modèle. C'est le modèle icône.

C'est le modèle allemand qui, lui, est un petit peu plus fiable en termes de température parce qu'il prend justement en compte l'impact du relief. Alors là, je vous ai dit, plus c'est blanc, plus c'est chaud. Donc là, c'est un 44 qui est affiché. Ce sont des températures dominiques irréelles pour un mois de juin que l'on avait atteintes en 2003 au mois d'août. 44 degrés près de Limoges, 42 par exemple à Paris, 42, 43 aussi à La Rochelle, à l'ombre. Voilà ce qui nous attend pour la journée de lundi et de mardi. Mais ça va continuer.

5:20
Présentateur

Vous me disiez que vous aviez eu Météo France en ligne et que même vous disent que la situation est grave. Ce sont les mots de Météo France.

5:26
Invité

Nous avons tous les jours effectivement Météo France au téléphone dans le cadre de notre travail. Le ton qui a été employé est un ton que je n'avais jamais entendu. C'est grave. Ce que l'on annonce est grave et personne, excepté les météorologues, les spécialistes, n'ont conscience sincèrement de ce qui nous attend. Et on est incapable de le dater, d'avoir une date de fin. Et on est incapable effectivement de donner la date de fin. Ceux qui disent sur les réseaux sociaux, il fait chaud, non. Ce qui arrive, c'est extrêmement grave et ça va mettre en danger la vie de certaines personnes. On va partir tout de suite à Nevers. Nous sommes en ligne avec Denis Thuriot.

Merci Monsieur le Maire d'être avec nous. Comment vous anticipez cette vague de chaleur ? Je prenais par exemple, et vous nous le disiez Anthony Ferry en plateau, c'est-à-dire que la nuit de dimanche à lundi, ça va être une nuit très très chaude. Peut-être certainement suffroquante. On sait qu'il y a des événements qui arrivent, Monsieur le Maire. On sait qu'il y a la fête de la musique. On sait aussi qu'il y a les matchs de Coupe du Monde. Vous avez une fanzone dans votre ville. Comment vous anticipez tout ce qu'il va se passer là ? Et est-ce que vous avez mis aussi un protocole peut-être spécifique la nuit, les nuits ?

On se rappelle par exemple le match de l'équipe de France, c'est lundi à 23h. Oui, bonsoir. Écoutez, il y a un protocole spécifique, comme le font tous les maires dans leur commune. Tout d'abord, déjà protéger nos agents, parce qu'on a besoin des services publics. Donc il y a des horaires aménagés pour ceux qui travaillent sur l'espace public, des distributions d'eau fraîche quand ils sont éloignés d'un point d'eau, parfois des encouragements télétravail quand les gens sont mieux chez eux, dans certains métiers où c'est possible.

Et puis pour le reste, on se doit d'accueillir les jeunes dans les crèches, les enfants dans les écoles, en lien avec l'éducation nationale, et puis également nos équipements publics. Donc la fanzone, nous on la remet en place à compter après les phases de poule, donc on est un petit peu moins concernés pour l'instant. La fête de la musique, elle est assez libre, et donc les gens prendront leurs responsabilités. Évidemment, on veillera à ce que tout se passe pour le mieux. On a aussi une cinquantaine de squares et de parcs, où il peut y avoir beaucoup de choses qui se passent, tout en gardant une certaine fraîcheur relative.

On garde aussi un certain nombre de fontaines, il y en a huit, des points d'eau, des jeux d'eau, en centre-ville, en extérieur. Bref, on met un certain nombre de moyens. Et puis dans les crèches et les écoles, nous avons équipé toutes les salles de ventilateurs, brumisateurs, sachant que certaines crèches sont équipées aussi de salles climatisées. Et puis évidemment, soit des parents, si les parents préfèrent les garder chez eux. Il ne faut pas oublier aussi qu'il y a une facilité dans certaines écoles anciennes, où il y a une température relativement correcte par rapport à d'autres logements qui sont moins énergiquement protégés. Donc on doit aussi ouvrir les choses.

7:52
Présentateur

Denis Thuriot, sur la carte qui s'affiche à l'écran, vous êtes dans la zone 38 à 40 degrés pour lundi, peut-être plus encore pour mardi, qu'on annonce comme la journée qui sera probablement l'une des plus chaudes de cet épisode. Est-ce que vous avez envisagé, à un moment peut-être, de fermer les écoles, d'annuler la fête de la musique, d'annuler les rassemblements dans les fanzones, les rassemblements extérieurs ? Est-ce que c'est quelque chose que vous anticipez ?

8:16
Invité

S'ils le font, on le fera, mais ça a été, même pendant la Covid, on a essayé de tout garder, donc on adapte. Ce qu'il y a, c'est qu'il faut adapter, très rapidement parfois. D'abord, les écoles, c'est en lien avec l'éducation nationale. Ensuite, la fête de la musique, on peut repousser, comme le font beaucoup de maires. On a des liens entre nous, les maires, on voit un peu les retros d'expérience des uns et des autres, même si nous avons la loi, nous avons aussi des points d'eau qui rafraîchissent, des cours d'eau qui rafraîchissent, mais ce n'est pas forcément accessible tout le temps à tout le monde, facilement, je le reconnais.

Donc l'idée, c'est vraiment d'être vigilant, notamment sur les personnes les plus vulnérables. On a un dispositif aussi original, nos jeunes veillent sur leurs aînés, qui sont censés, dans les centres communaux, d'action sociale. Mais il faut aussi que les gens isolés, qui n'ont pas fait la démarche, puissent être remontés à nos services pour qu'on puisse s'occuper d'eux, leur distribuer de l'eau, voir des courses, etc., s'ils ne peuvent pas sortir. Donc évidemment qu'on est sur tous les fronts, nos services sont mobilisés, on est attentifs. On a beaucoup déminéralisé, 4 hectares, et donc on a beaucoup verdi, plus 10 000 arbres.

C'est aussi des zones de fraîcheur vers lesquelles les gens peuvent se concentrer. C'est pour ça qu'on a eu la fleur d'or aussi, ce n'est pas pour rien. Donc ça se passe aussi quand les températures sont très chaudes. Et puis s'il faut arrêter, on arrêtera, mais pour l'instant, on adapte. Mais vous avez l'air très serein, parce qu'on en parle en plateau, on parle de ces températures assez graves qui vont monter. D'ailleurs, on ne sait pas si les prévisions de Météo France vont être dépassées. On s'attend à une vigilance rouge demain. On a vu dans quelle zone vous étiez, 38 à 40 degrés. Et encore, c'est peut-être une estimation qui est en deçà. On vous sent très serein.

Vous n'êtes pas inquiet pour les jours qui arrivent ? Je suis inquiet pour les personnes qui supportent le moins, et les personnes vulnérables, les gens âgés, les gens malades, les petits-enfants. Donc c'est pour ça qu'on adapte. On ouvre aussi beaucoup d'équipements publics, comme des médiathèques, la Maison de la Culture, qui peuvent permettre aussi d'être un refuge, parce qu'il y a des lieux climatisés. Et donc pour ceux qui ont des difficultés dans leur logement, qui n'ont pas la climatisation, il y a des points où ils peuvent aller, comme d'autres types de propositions, parfois privées, comme des magasins ou autres, qui ouvraient leur site aussi.

Évidemment qu'on ne peut pas ne pas avoir d'inquiétude face à ce qui arrive, et cette montée très forte des températures au mois de juin. Par contre, je pense qu'on prend un maximum de moyens pour parer la situation et offrir à nos concitoyens des solutions pour ceux qui n'en ont pas chez eux.

10:32
Présentateur

Merci, M. le maire, d'avoir pris le temps de dialoguer ce soir avec nous. Gaël Musquet, on entre véritablement, et on le dit depuis plusieurs heures, on entre dans quelque chose d'inédit, qu'on n'a jamais connu avec des températures probablement exceptionnelles. Est-ce qu'on est prêts face à cette situation ? Tout le monde se prépare, mais on est aux limites parfois des capacités d'accueil dans les hôpitaux, de la physique sur les rails, sur les caténaires qui sont distendus à cause de la température. Même nos aéroports... Ce qui explique les annulations de trains.

Parfois, oui, sur à la fois la climatisation et les incidents qu'il peut y avoir à cause de la chaleur, des incidents électriques, des composants électriques et électrotechniques qui ne supportent pas des températures trop élevées. Même les avions souffrent. Au-delà d'une certaine température, les moteurs, on n'arrive pas à comprimer l'air suffisamment et donc on a besoin de rallonger les pistes ou avoir moins de bagages, moins de passagers. Donc même sur le trafic aérien, on peut avoir des conséquences sur toutes les effets de transport et d'énergie.

11:28
Invité

On va retourner à Paris. Vous retrouvez, Fred Fernandez. Merci d'être avec nous. On le voit, c'est compliqué aussi qu'on soit à Paris. Vous y êtes, mais ça peut être aussi le cas à Marseille. Il fait très très chaud dans les métros aujourd'hui. Et que vous disent les gens qui les ont empruntés, les usagers des transports, Fred ?

11:46
Présentateur

Eh bien écoutez, tout simplement, on a deux témoignages à vous partager ce soir. D'abord, celui d'une jeune femme d'une trentaine d'années qui nous a expliqué cette sentie mâle aujourd'hui quand elle s'est déplacée avec le métro. Elle a dû sortir une sortie avant sa destination tout simplement parce qu'elle se sentait oppressée. Il y avait beaucoup de monde, notamment aux heures de pointe. Donc la température, il est tout simplement irrespirable. Et puis on a croisé aussi ce couple de personnes âgées qui, eux, privilégient tout simplement le matin très tôt pour sortir ou le soir très tard. Parce que là aussi, c'est particulièrement compliqué quand il y a du monde dans les transports.

Beaucoup de lignes à Paris ne sont pas climatisées. Alors, eux, essaient justement d'adapter leur trajet en prenant les lignes climatisées. Mais ils nous ont dit, par exemple, habiter sur la ligne 3. Et donc, ça leur fait faire des détours s'ils doivent utiliser justement des lignes où la température y est un peu plus respirable. Et puis, tous les gens que nous croisons depuis ce soir nous le disent. Ce qui les inquiète, c'est les jours qui arrivent et les nuits qui vont arriver également. Puisque ce soir, il fait encore 26 degrés à Paris. 22 degrés demain matin au plus frais, si je puis dire, de la journée. Et ces températures qui vont continuer à monter.

Le pic de chaleur, vous le disiez très bien tout à l'heure sur BFMTV, entre lundi et mardi. Probablement l'Île-de-France qui pourrait peut-être passer en vigilance rouge canicule. Donc, ce qui inquiète ici les Usagers mais aussi les Parisiens globalement ce soir, c'est les prochains jours et les prochaines nuits. Merci Frédéric Fernandez. Bon courage effectivement à tous ceux qui tentent de trouver le sommeil ce soir. Ce ne sera pas facile. Anthony, on parlait de la vigilance rouge avec Frédéric Fernandez à l'instant. Météo France va revoir ses prévisions demain à 16h. Il y a 60 départements en vigilance orange ce soir. Il est très probable qu'une grande partie de la France passe en rouge.

13:20
Invité

C'est même certain. Il y a 4 jours, c'était hypothétique. On nous disait peut-être, on va essayer de voir. Ce n'était vraiment pas sûr. Là, on est sûr, quasiment sûr que demain, effectivement, à 16h, une vigilance rouge sera déclenchée. Pour combien de départements ? On ne le sait pas. L'Ile-de-France sera très probablement concernée. En fait, la vigilance rouge est très différente de celle de jaune et de orange parce que ce n'est pas Météo France qui a la main dessus. C'est vraiment les autorités sanitaires nationales qui se disent l'impact est si fort sur notre système hospitalier. On s'attend à un impact extrêmement fort. On déclenche effectivement la vigilance rouge.

Et donc, sans doute, dimanche à midi, plusieurs départements, plusieurs dizaines de départements seront dans cette vigilance exceptionnelle. Professeur Megaban, la ministre de la Santé, Stéphanie Ries, disait que des renforcements d'équipe sont anticipés au cas par cas aux urgences hospitalières. Et à la Rivoisière, ça se passe comment en ce moment ?

14:13
Présentateur

Alors, en fait, il y a des réunions de cellules de crise, effectivement, qui essayent de préparer en dotant de moyens humains et matériels les services d'urgence et de réanimation. Pour le moment, je dirais, il n'y a pas encore d'alerte et de pression importante. Même si on commence à voir, on va dire, les boxes d'urgence remplis, les brancards qui sont sur les côtés avec plus de patients qui restent plus longtemps. Donc, on voit qu'il y a quelque chose qui va arriver. On espère évidemment qu'on ne sera pas dans une situation grave.

14:44
Invité

Vous êtes inquiet pour l'été qui arrive ?

14:46
Présentateur

Pour l'été entier ? Alors, je dirais, un peu comme tous les étés, d'ailleurs, ce n'est pas le premier été. L'été, il y a une fermeture prévisible du nombre de lits car les soignants partent en vacances. On a déjà de base un certain nombre de lits fermés pour des raisons structurelles. Donc, effectivement, on est en situation déjà d'office plus difficile. Alors, si en plus, il y a une canicule importante, oui, ça va être plus compliqué. Vous entendez Météo France qui compare cet épisode à la canicule de 2003. On se souvient qu'à la canicule de 2003, on parle de 15 000 morts. Alors, tout à fait. Mais j'allais dire, à mon avis, quand même, les choses ont complètement changé. D'accord.

Ça, c'est important de le savoir aussi. Oui, tout à fait. Parce qu'en fait, en 2003, d'abord, l'hôpital n'était pas préparé. Les médecins ne connaissaient pas le coup de chaleur. Je me souviens très bien puisque j'exerçais à l'époque. Et donc, effectivement, on a vu arriver très rapidement, en deux, trois jours, des patients qui étaient au bord du décès. Je me souviens, par exemple, dans notre hôpital, on n'avait tellement pas de place que les patients étaient mis dans la zone d'accueil des urgences, qui était d'ailleurs une verrière. Donc, en fait... C'est encore pire. C'est encore pire. C'est quasiment... C'est une fournaise.

Leur température a encore augmenté une fois arrivés aux urgences. Et surtout, il n'y avait ni glaçons, ni... Tout ça, c'est terminé aujourd'hui. ...ni air conditionné. Alors, je ne dirais pas que c'est parfait, mais il y a un peu plus de moyens. Il y a des fontaines dans chaque service. Il y a de l'eau froide. Il y a des glaçons. Donc, tout ça va évidemment aider les soignants. Et surtout, le système est beaucoup mieux organisé. Et l'identification des pathologies est bien meufiade par les médecins qui sont maintenant informés des risques.

16:24
Invité

Informés des risques. On va repartir à Douai. Vous retrouvez, M. le maire, puisqu'on l'a vu tout au long de cette soirée. Il y a eu des orages violents qui ont frappé justement Douai. Ce soir, racontez-nous ce qu'il s'est passé.

16:37
Présentateur

Alors, la première chose à dire, c'est qu'il n'y a pas eu ni de blessés ni de décès. Et ça, c'est le plus important. Il y a eu quelques dégâts. Il y a même eu, sur les boulevards, un arbre frappé par la foudre qui est tombé sur deux voitures, mais sans faire de dommages autre que matériel. Nous avons plusieurs arbres qui sont tombés, soufflés par le vent. Et ce que je veux dire, c'est que les services de la ville de Douai sont sur le pied de guerre depuis tout à l'heure. Ils ont déjà commencé à traiter un certain nombre de situations. On aperçoit là un arbre tombé sur la terrasse d'un café. Je remercie d'ailleurs le serveur qui a fait rentrer les clients. Il n'y a aucun dommage humain.

Les services sont à pied d'oeuvre. On va travailler toute la soirée. On va travailler demain pour nettoyer. Mais il y a quelques dizaines d'arbres, je pense, qui sont tombés. Nous avons d'ailleurs lancé un appel aux habitants pour nous remonter toutes les situations dont ils pourraient avoir connaissance.

17:26
Invité

Est-ce que vous y étiez, M. le maire, préparé ? Parce que vous nous parliez de cette personne qui travaillait au café qui est un peu sortie pour abriter tout le monde. Est-ce que vous étiez préparé à ces chutes d'arbres ou pas du tout ? C'est quelque chose qui est arrivé d'un coup.

17:39
Présentateur

Je crois que Météo France avait averti que ce genre d'épisode pouvait arriver. Mais parfois, on ne sait pas exactement où ça va tomber. À un ou deux kilomètres près, c'est assez soudain. Et se préparer à ça, de toute façon, c'est compliqué. On ne peut pas mettre les arbres en sécurité. Nous donnons à peu près 30 000. Donc heureusement, les bonnes réflexions étaient prises. Il n'y avait pas grand monde dans les parcs et les gens sont vite rentrés dès que ça a commencé à souffler. Plus de peur que de mal, heureusement. Et ça va être l'occasion de faire le tour complet de la ville et de bien vérifier l'état de tous nos arbres avant de reprendre une activité normale.

Gaël, est-ce qu'il faut craindre des phénomènes extrêmes comme ça dans les prochains jours ? Des chutes d'arbres, de la grêle, des rafales de vent ? Parce qu'on le sait, les températures vont augmenter encore plus. Oui, tout à fait. Comme disait Tony, à chaque fois que l'on va avoir cette température et cette humidité chargée dans l'air qui va rencontrer des masses d'air froid, c'est ce qui se passe en général après ces vagues de chaleur, plus ce contraste est élevé, plus les phénomènes sont à la fois imprévisibles. C'est ça aussi la difficulté, c'est qu'on a du mal à déterminer précisément où exactement la foudre va tomber.

Là, on n'a pas parlé des phénomènes qu'héroniques de la foudre, mais on a eu des milliers d'impacts de foudre autour de Vernon, la ville où j'habite, des coupures de courant. C'est dire à quel point quand ces masses d'air qui ont des températures trop importantes rentrent en conflit, à quel point cela va générer des phénomènes extrêmes, la pluie, la grêle, la foudre, le vent, tout ça mélangé qui cause des dégâts évidemment aux arbres, mais aussi, il ne faut pas oublier nos agriculteurs, les cultures maraîchères, les arbres fruitiers qui sont aussi victimes de ces phénomènes extrêmes.

19:17
Invité

Monsieur le maire, on a parlé de l'orage, mais comment vous vous préparez à cette vague de chaleur, cette canicule ? On parle de températures qui vont justement peut-être dépasser les 40 degrés dès lundi prochain. On fera un point très complet avec nos journalistes météo en plateau, mais comment vous vous y préparez pour les prochaines heures, la nuit prochaine par exemple ?

19:32
Présentateur

Alors, nous avons déjà un protocole pour toutes les personnes âgées à risque que nous connaissons individuellement, nous avons appelé chez elles pour prendre des nouvelles et avec les élus de la ville, on était en train de réfléchir aussi sur l'ouverture des piscines librement dans certaines circonstances. Donc voilà, c'est le genre de choses auxquelles on se prépare et de toute façon, il faut qu'on ait des protocoles de ce type parce que malheureusement, ce genre d'épisode risque de devenir de plus en plus fréquent. Merci beaucoup Frédéric Chéreau d'avoir été en ligne avec nous.

Ces épisodes vont devenir de plus en plus fréquents, Eléonore, ça c'est un fait, il faut s'attendre dans les jours qui viennent avec cette vague de chaleur, même dans les semaines qui viennent probablement, mais en été, à des phénomènes aussi violents.

20:10
Invité

Au niveau de l'intensité, très clairement, c'est déjà comparable à d'autres épisodes caniculaires que nous avons connus. Là, ce qui marque vraiment, c'est la précocité, donc c'est aussi ça qui peut se passer, c'est que ces événements et ces fortes chaleurs sont non seulement plus intenses, on risque de les rencontrer de plus en plus souvent et on risque de les rencontrer de plus en plus tôt. Donc finalement, ça va être de moins en moins exceptionnel au niveau de la fréquence. On va regarder ce qui s'est passé avant de poursuivre ce débat en plateau, ce qui s'est passé tout au long de la journée puisque toutes nos équipes étaient sur le terrain.

Regardez ce sujet avec ces images compilées et commentées par Pierre Desmit.

20:46
Présentateur

C'est au petit matin que ces couvreurs ont débuté leur chantier. Plus de 36 degrés prévus cet après-midi dans les échafaudages de Tours et pour manier certains matériaux, mieux vaut organiser sa journée.

20:57
Invité

On fait des postes fraîcheurs, on boit beaucoup d'eau. On a commencé à 5h30 pour terminer vers midi et demi parce qu'avec les chaleurs, c'est compliqué. L'après-midi, c'est pas tenable, l'ardoise est trop chaude. Même pour nous, c'est compliqué. Ça peut monter à 60, 70 degrés en plein soleil.

21:11
Présentateur

Une canicule qui pourrait dépasser celle de 2003 en intensité. La température moyenne du pays avait alors atteint les 29,4 degrés Celsius le 5 août 2003 contre 29,8 degrés Celsius selon les projections de Météo France sur la journée de lundi. Alors, en prévision de cette chaleur exceptionnelle, les écoles aussi doivent s'adapter et optimiser le temps scolaire à défaut de maîtriser le climat. À ce jour, pour lundi, on a 784 écoles et collèges qui envisagent, qui ont décidé soit d'être fermées pour 150 d'entre eux, soit d'aménager leurs horaires, c'est-à-dire d'être ouverts le matin mais fermés l'après-midi, par exemple, pour le reste.

Le milieu scolaire souffre, tout comme le système de santé habitué à une saturation rapide dans cette période de l'année. À l'hôpital Cochin, les lits sont prêts, tout comme cette baignoire.

21:59
Invité

On met les glaçons et on installe le patient pour le refroidir de manière plus efficace. Au-delà même du coup de chaleur, ce que va entraîner cette canicule et ce qu'on redoute, c'est une décompensation de maladies chroniques. Et donc ça, c'est le cœur de métier, évidemment, de l'hôpital et qui ne nécessite pas de traitement particulier de la chaleur mais des conséquences qu'elle a eues sur, en particulier, les patients les plus vulnérables, les patients âgés ou les patients qui sont porteurs de maladies chroniques. Météo France a d'ores et déjà prévenu que l'intensification

22:27
Présentateur

attendue de la canicule en France pourrait se traduire par la mise en place du plus haut niveau d'alerte dans plusieurs départements.

22:33
Invité

Les dernières prévisions laissent envisager une aggravation du niveau de vigilance dès dimanche avec davantage de départements concernés par le niveau orange et d'autres qui pourraient basculer au niveau rouge.

22:45
Présentateur

Si cette vague de chaleur s'annonce comme l'une des plus marquantes de l'histoire française par son intensité, les prévisionnistes restent prudents quant à sa durée qui demeure pour l'instant difficile à évaluer. Anthony, il a fait très chaud, évidemment, aujourd'hui, il va continuer de faire très chaud tout le week-end mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend en début de semaine prochaine. Il y a des modèles météo ce soir qui sont, disons-le, très inquiétants.

23:08
Invité

Et même presque, irréels pour un mois de juin. On va évidemment y revenir. Très rapidement, aujourd'hui, on a battu 24 records de chaleur. On ne va évidemment pas tout le dire. Je vous en donne simplement un. 35,7 degrés à l'Andre. Ça paraît peu quand on a, par exemple, relevé aujourd'hui 40,4 degrés notamment dans l'Indre. Mais ce n'est qu'un début parce que regardez justement, vous découvrez donc à l'écran un modèle parmi plusieurs. Effectivement, en météorologie, les météorologues s'appuient sur plusieurs modèles. Celui que vous avez à l'écran, c'est le modèle GFS. C'est le modèle américain.

Alors ce modèle, il a parfois tendance à surchauffer, c'est-à-dire à surestimer un petit peu les températures. Pourquoi ? Parce que c'est un modèle d'échelle mondiale et qui prend moins facilement en compte le relief complexe qu'on a sur notre pays. Et ce relief, évidemment, il influence les températures.

23:56
Présentateur

Donc là, pardon ce qu'on voit pour bien, parce que c'est des petits chiffres, mais on voit 43 par exemple

24:00
Invité

en Aquitaine, c'est ça ? Ça, ce sont justement les fameuses températures qui pourraient parfois être un petit peu surchauffées. Et ça pourrait atteindre 45 selon ce modèle, c'est ça ? On a effectivement au moins 42 degrés. Alors c'est en blanc, le code couleur est un petit peu contre-intuitif, mais plus c'est blanc, plus c'est chaud. Et donc vous le voyez notamment sur la façade ouest de la Nouvelle-Aquitaine jusqu'à la Loire-Atlantique, on a des températures prévues par ce modèle à 42, 43 degrés. Ça reste effectivement un modèle. On en a un deuxième à vous montrer. Ça, c'est le modèle plus fiable, le modèle Icon. Pourquoi ce modèle, il est plus fiable ?

Parce que lui, justement, il prend en considération l'effet des reliefs sur nos températures. Et donc ce modèle, on le considère effectivement au niveau des températures comme relativement fiable. Eh bien, vous le voyez, c'est entièrement blanc. Ça veut dire que nous atteignons des températures sur ces régions qui sont en blanc au moins de 41, 42 degrés. Mais j'attire votre attention. Ce que je vois, c'est 44 sur un point. Exactement, vous venez de le relever, Dominique. C'est alors près de Limoges, près de Poitiers, on a un 44 degrés. C'est donc bien plus que ce que l'on anticipait il y a à peine quelques heures.

Donc vous vous rendez compte à quel point, justement, la situation évolue et malheureusement pas dans le bon sens. Je précise simplement une chose, ce sont des modèles. Nous sommes encore un petit peu loin, on est à plus de trois jours, donc ça aura le temps de bouger. Ces modèles sont mis à jour quatre fois par jour. Mais en tout cas, vous le voyez pour l'instant, deux modèles affirment que mardi, nous connaîtrons sur une très large partie du territoire pour plus de 9 millions de personnes des températures au-delà des 42 degrés. Au-delà des 42.

Je lisais, Gaëlle, aussi hier qu'on atteignait à Paris les mêmes températures pendant ces épisodes de chaleur qu'on avait à un moment donné à Montpellier dans les années 80.

25:48
Présentateur

Oui, on parle vraiment de tropicalisation de notre climat et cela, ça amène d'autres phénomènes. Alors évidemment, des températures auxquelles on n'était pas habitué sous des latitudes aussi méridionales donc là au nord, septentrionales pardon, plutôt au nord et en plus, avec ces températures-là qui ne nous frappent pas uniquement l'été, on est dans l'émotion aujourd'hui parce que c'est difficile physiologiquement mais il faut imaginer aussi que nos hivers sont trop chauds et qu'on a des moustiques, on a des insectes, des insectes xylophages qui ne survivaient pas à des hivers sous nos latitudes parisiennes,

26:25
Invité

l'ARS. Vous confirmez que je me suis fait piquer trois fois cet hiver ?

26:27
Présentateur

L'agence régionale de santé d'Île-de-France en vigilance sur l'Aedes albopicus et l'Aedes aegypti jusqu'au mois de novembre. Donc c'est dire à quel point, oui, non seulement l'été on arrive à ces températures que l'on a plus au sud mais en plus l'hiver on a malheureusement ces conséquences aussi. Bruno Megarban, rappelons que ces températures prévues, elles le seront à l'ombre. À l'ombre, évidemment. On imagine, ce sont des températures prévues, ce ne sont pas non plus des ressentis. On imagine que les organismes vont être mis à très rude épreuve.

Quelles sont les priorités, les publics prioritaires et quels sont les premiers signes qui doivent nous alarmer puisqu'il va falloir faire attention à tous ceux qui nous entourent ? On va dire lorsque la température extérieure augmente au-dessus de celle du corps, donc de 37 degrés, le corps doit faire un effort pour se débarrasser de l'excès de chaleur qui est produit à l'occasion par exemple d'un effort. et donc effectivement tout cet effort qu'il doit faire, si on est jeune en bonne santé, on peut le faire facilement. À 44-45 degrés, on peut le supporter ? On peut le supporter, parce qu'on va adapter son activité. Mais pendant combien de temps est-ce qu'il y a un seuil

27:33
Invité

au-delà duquel on ne peut plus le supporter ?

27:36
Présentateur

En fait, quelle que soit la température extérieure, le corps doit maintenir absolument sa température à 37. Mais évidemment, plus la température extérieure est élevée et plus l'effort à faire est plus important et effectivement, à un moment, le corps ne peut plus le faire. Ce d'autant plus que la personne est fragile, âgée, ne sait pas adapter son mode de vie à consommer de l'alcool ou des médicaments. À ce moment-là, cette adaptation ne se fait pas et aussitôt, la température du corps va suivre la température extérieure et donc on va avoir sa température corporelle montée au-delà de 40.

Et effectivement, là, lorsque la température interne du corps est au-delà de certains chiffres, la durée de survie est limitée. Par exemple, à 43 degrés, vous pouvez survivre à 43 degrés de température corporelle, vous pouvez survivre 8 heures à 46 degrés une minute. On va partir à Toulouse. 46 degrés une minute. On va partir à Toulouse parce qu'entre la fête de la musique, évidemment, dimanche, qui pour l'instant est maintenue et cette canicule qui s'aggrave, vous l'aurez compris, de jour en jour, voire d'heure en heure, le SAMU, Alexandre Noisette, ça attend un week-end compliqué et bien chargé.

C'est ça, nous sommes au centre de réception des appels du SAMU de Haute-Garonne et ici, les téléphones n'arrêtent pas de sonner depuis le début de la journée. Je suis avec Vincent Boone, professeur et directeur du SAMU 31. Bonsoir. Est-ce que vous avez observé une recrudescence des appels

28:59
Invité

depuis le début de cet épisode de canicule ? Alors on peut dire effectivement, c'est vraiment une correction pour nous. Une journée normale, on a à peu près 1000 dossiers. Là, il n'est pas encore minuit, on est à 1400 dossiers, on va atteindre 1500 dossiers donc vous voyez, c'est vraiment une très très grosse augmentation. On n'est plus sur une augmentation de 50% des dossiers, très largement liée à la chaleur. Est-ce que vous pouvez m'expliquer à partir

29:21
Présentateur

du moment où vous recevez l'appel, qu'est-ce qu'il se passe ensuite ?

29:25
Invité

Alors, l'idée, il y a des choses qui sont importantes quand on appelle le SAMU. D'abord, qui on est, pourquoi on appelle et où on est. Très important parce que si on envoyait des secours, bien sûr, il faut savoir évidemment où on les envoie. Ensuite, ce qui est important pour nous, c'est la gravité. Donc, on a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui nous ont appelées pour des phénomènes liés à la chaleur aujourd'hui. Des sportifs, malheureusement, les compétitions sportives n'ont pas été annulées, c'est dommage, mais vraiment, des gens qui ont des gros coups de chaud liés à la chaleur.

Des travailleurs, et là, surtout en soirée, des personnes âgées qui se retrouvent ne vont plus pouvoir supporter les pics caniculaires à s'étouffer et à nous appeler parce que vraiment, elles sont soit en détresse respiratoire, soit vraiment en déshydratation importante.

30:06
Présentateur

Et enfin, très rapidement, quels sont les bons réflexes à adopter en cette période ?

30:11
Invité

Alors, par ajouter du mal au mal, effectivement, donc moi, vraiment, je recommande déjà éviter pour les jeunes, si possible, les compétitions sportives en plein air, les efforts prolongés en plein air, le bricolage sur les toits, ce n'est pas le moment. Il faut faire ça quand la température baisse. Et puis après, des choses de bon sens, être attentif à ses aînés, très important, aller les voir, proposer de l'eau, mettre en place des ventilateurs et bien sûr, aérer la nuit. Des choses très simples, en fait, mais qui éviteraient beaucoup d'engorgements aux urgences parce que derrière le SAMU, il y a les urgences. Là, on est sur des taux d'occupation des urgences de 200%.

Ça veut dire qu'il y a autant de patients dans les couloirs que dans les boxes et ça augure d'un été très compliqué. Merci beaucoup et bon courage

30:52
Présentateur

pour cette fin de soirée. Des épisodes de forte chaleur qui deviennent de plus en plus récurrents et qui obligent les services de secours à se préparer davantage face à ces canicules et les conséquences du changement climatique.

31:04
Invité

Alexandre Doisette en direct de Toulouse avec Clément Lopez.

Canicule : des nuits sous une chaleur écrasante - 19/06 · Pourquijevote