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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 10 mars 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsInstitutions & électionsEurope & international

Bonjour chez vous ! du 10 mars 2026

Au micro : Pablo PiovivienSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 29 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:20OuverteRéponse directe

    Quelles mesures principales le gouvernement doit-il prendre pour stopper cette hémorragie du prix de l'essence et des carburants ?

  • 12:39RelanceRéponse directe

    Vous, c'est du yaka-faucon ?

  • 14:41FerméeRéponse directe

    Pour vous, c'est la priorité ?

  • 14:46FerméeRéponse directe

    La priorité, c'est de régler le problème à la racine ?

  • 15:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez ceux qui disent que ça arrange un peu l'État ?

  • 21:20OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on ne va pas connaître une pagaille dans les bureaux de vote ce week-end ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20PrésentateurFait
    « Le gouvernement a annoncé un plan de 500 contrôles des prix en station-service, un plan qui dure jusqu'à demain. »
  • 4:29PrésentateurFait
    « Dans l'opposition, la France Insoumise demande un blocage des prix du carburant. »
  • 4:36PrésentateurFait
    « Le RN veut que le gouvernement réduise les taxes sur le gazole et l'essence. »
  • 4:42InvitéChiffre
    « Il n'y a aucun risque d'approvisionnement. Il y a aujourd'hui, je crois, seulement 3% des stations-service qui ont eu affaire à des difficultés partielles d'approvisionnement. »
  • 5:41PrésentateurFait
    « Dix jours donc après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et du gaz à la pompe ont fait un bond inédit. »
  • 7:26Locuteur non identifiéFait
    « On a eu les premiers bombardements au Liban. Donc on a rapatrié nos compatriotes du Liban. »
  • 13:41Locuteur non identifiéFait
    « Il faut regarder structurellement sur les professionnels. »
  • 14:12Locuteur non identifiéFait
    « On parle d'aller puiser dans les réserves stratégiques. »
  • 18:12Locuteur non identifiéFait
    « La fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage parce que c'était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. »
  • 20:57PrésentateurFait
    « Dans toutes les communes, à l'exception de Paris-Lyon et Marseille, la liste qui arrive en tête gagne 50% des sièges. »
  • 31:36Locuteur non identifiéFait
    « On est repassé sous les 100 dollars. »
  • 31:45Locuteur non identifiéFait
    « Ce qui a été demandé par le Premier ministre, c'est qu'on ait une campagne massive de contrôles. »
  • 34:05PrésentateurChiffre
    « Sur le gaz, on était passé de 50 euros du mégawatt-heure à 200 euros du mégawatt-heure. »
  • 36:13PrésentateurFait
    « Elles peuvent être utilisées pour le moment. »
  • 37:13PrésentateurFait
    « Ne faisons pas croire que par une politique de chèque supplémentaire parce que de toute façon c'est le français qui le paye le chèque. »
  • 37:22PrésentateurFait
    « Ce sont les français, c'est personne d'autre. Et aujourd'hui d'ailleurs si nous avons encore des déficits, c'est parce qu'à un moment nous avons eu cette politique pour protéger les français. »
  • 41:15PrésentateurFait
    « Timothée Durand, qui est très attaché à cette entreprise parce que sa famille l'a dirigée par le passé. »
  • 41:30PrésentateurPromesse
    « L'État est prêt à faire des efforts pour l'accompagner, y compris en annulant un certain nombre de dettes parce que derrière, le projet en dépend. »
  • 42:00PrésentateurFait
    « Elle prévoit la suppression du sans-emploi. »
  • 42:10PrésentateurFait
    « Il y aura des suppressions d'emploi avec cette reprise. »
  • 43:31PrésentateurPromesse
    « Quand il y a eu cette décision juste avant Noël de la liquidation de Brandt, j'ai dit je ne laisserai pas tomber Brandt. »
  • 44:02PrésentateurFait
    « Brandt, aujourd'hui, j'espère qu'il va se passer à peu près la même chose. »
  • 44:11PrésentateurFait
    « La métropole d'Orléans et le Conseil régional se soit uni autour de l'offre qui est portée par Gladus. »
  • 46:10PrésentateurChiffre
    « Fibre Excellence a répondu à un appel d'offres à l'époque qu'on appelait la commission de régulation de l'énergie qui vous vous engageait dans ce contrat à avoir un tarif de l'énergie qui était un peu plus de 110 euros pour l'un des deux sites et un peu plus de 120 euros pour l'autre site. »
  • 46:48PrésentateurFait
    « On ne bêtifie pas le prix qui est dans un contrat comme ça en claquant des doigts, contrairement à ce que j'ai entendu. »
  • 54:29PrésentateurFait
    « Mme Knaffo siège au Parlement européen avec l'extrême droite. »
  • 1:05:38InvitéFait
    « sauver Marseille »
  • 1:05:40InvitéFait
    « remettez de l'ordre de partout dans cette ville »
  • 1:05:51PrésentateurChiffre
    « plus de 15 points derrière Franck Alizio et Benoît Payan dans les sondages »
  • 1:05:57PrésentateurFait
    « Martine Vassal est la candidate de la droite et du centre »
  • 1:06:21PrésentateurFait
    « Franck Alizio a tendu la main à Martine Vassal en vue d'une alliance pour tenter de battre la gauche »
  • 1:06:41InvitéFait
    « nous sommes une équipe cohérente motivée et qui nous battons sur un programme qui est très clair pour les Marseillais »
  • 1:06:50InvitéPromesse
    « je me maintiendrai pour le deuxième tour »
  • 1:07:03InvitéFait
    « ce premier tour c'est comme une primaire à gauche »
  • 1:07:11InvitéFait
    « nous appelons bien évidemment tout le monde à gauche à faire union pour éviter justement que le Rassemblement National gagne cette ville »
  • 1:07:16InvitéFait
    « nous avons un programme de rupture qui va apporter des résultats concrets à une population leur redonner le pouvoir »
  • 1:07:29InvitéFait
    « aujourd'hui nous présentons une très belle liste qui est aujourd'hui vraiment représentative de la population »
  • 1:08:42InvitéFait
    « le journaliste l'a dit on voit qu'il y a effectivement plutôt aujourd'hui un duel qui s'installe entre le maire sortant et le Rassemblement National »
  • 1:08:57InvitéFait
    « rarement un scrutin municipal a été aussi incertain si vous prenez les dix premières villes de France »
  • 1:09:23InvitéFait
    « elle a fait d'ailleurs cette sortie assez critiquée sur travail famille de patrie »
  • 1:09:41InvitéFait
    « Benoît Payan et Franck Alizio sont vraiment coup d'à-coude au premier tour »
  • 1:10:04InvitéFait
    « Benoît Payan fait la course en tête il est moins clivant »
  • 1:10:47InvitéFait
    « et c'est à peu près la même chose de l'autre côté de l'échiquier politique »
  • 1:11:07PrésentateurFait
    « deux blocs qui s'opposent à In Fine mais c'est d'une part la gauche et d'autre part la droite et l'extrême droite »
  • 1:11:14PrésentateurFait
    « on le voit Franck Alizio qui tend la main à Martine Vassal en disant viens on va faire ensemble »
  • 1:11:32PrésentateurFait
    « Martine Vassal qui dit travailler famille patrie est-ce qu'elle l'a fait à dessein pour essayer de parler à Franck Alizio du Rassemblement National »
  • 1:12:03InvitéFait
    « au second tour il y a toujours eu soit des désistements lorsque c'était pour les députés soit des fusions de listes ou des retraits de listes pour faire gagner la gauche »
  • 1:12:30InvitéFait
    « sur le plan programmatique et sur le plan du projet il n'y a plus rien de commun avec le parti socialiste à Marseille »
  • 1:14:19InvitéChiffre
    « on a une offre politique qui est assez large on a 8 candidats »
  • 1:14:53InvitéFait
    « il s'est imposé notamment au bénéfice d'une primaire dont ses personnalités locales pour la plupart ne voulaient pas »
  • 1:15:18InvitéFait
    « l'union entre les écologistes et les socialistes dès le premier tour ça n'avait pas été le cas en 2020 elle n'était pas gagnée d'avance c'est réalisé »
  • 1:15:23InvitéFait
    « on a eu un début de campagne calamiteux pour des raisons de dissension personnelle »
  • 1:17:20PrésentateurFait
    « le Rassemblement National fait davantage de Paris sur certaines communes du littoral que sur Nantes elle-même »
  • 1:17:48InvitéFait
    « William Oquan peut clairement raisonnablement ambitionner être en capacité de se maintenir »
  • 1:18:06InvitéFait
    « évidemment je fais alliance et je m'expose à une incohérence avec le discours national »
  • 1:18:44InvitéFait
    « la décision du parti socialiste est d'une stupidité en même électorale et d'un danger politique absolu »
  • 1:21:59InvitéChiffre
    « 71% des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie »
  • 1:22:30InvitéChiffre
    « 71% des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie 71% pour le Rassemblement National c'est 51% »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 10 mars. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. 11 jours de conflits au Moyen-Orient et des répercussions en France. La flambée des prix à la pompe inquiète. Ça fait la une de nos journaux régionaux ce matin. On va regarder quelques-unes des unes de ces journaux. Et cette question, que va faire le gouvernement ? Dans une demi-heure, nous recevons Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l'Industrie.

Et puis on va y revenir également avec vous, Sophie Prima. Bonjour, merci beaucoup d'être là. Vous êtes sénatrice LR, ancienne porte-parole du gouvernement. La France Insoumise demande un blocage des prix. Le Rassemblement National, une baisse des taxes sur le carburant. Que demandent les Républicains, vous nous le direz, dans quelques instants ? Et puis à 5 jours du premier tour, notre grande page sur la campagne des municipales. Dernière ligne droite, dernier meeting, notamment hier à Paris, où Jean-Luc Mélenchon a fustigé la stupidité électorale du Parti Socialiste qui refuse l'Union.

On va analyser tout ça dans une heure avec nos éditorialistes experts, Adélaïg, Zouphil Carpazic et puis Pablo Piot-Vivien. Et puis à la une de nos régions, on vous emmène comme tous les jours au cœur de cette campagne des municipales. On ira à Pau, la ville de François Bayrou, qui brigue un troisième mandat. Et puis à Marseille, actuellement dirigée par la gauche, mais que le RN pourrait bien prendre. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay. Bonjour Aurélien, bonjour à tous. Et à la une de ce mardi 10 mars, la guerre en Iran est-elle quasiment finie ?

C'est ce qu'a déclaré hier soir Donald Trump, lors d'une conférence de presse en Floride. La première depuis le début de la guerre, il y a 11 jours. Écoutez.

1:57
Invité

Alors que nous poursuivons l'opération Führer et Pique, nous nous efforçons également de maintenir l'approvisionnement mondial en énergie et en pétrole. Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de stopper l'offre mondiale de pétrole. Et si l'Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort. Je vais éliminer les cibles faciles que j'ai mentionnées tout à l'heure. Nous les éliminerons si rapidement qu'ils ne pourront jamais s'en remettre. Jamais.

2:26
Présentateur

Le gouvernement iranien a répondu au président américain ce matin par la voix de son ministre des Affaires étrangères. Il affirme que l'Iran est prêt à se battre aussi longtemps que nécessaire. Et dans ce contexte de tensions au Moyen-Orient et notamment du blocage du détroit d'Or, Mous-Emmanuel Macron était tir à Chypre. Oui, le président français s'est rendu aussi sur le porte-avions Charles Le Gaulle déployé en mer Méditerranée avec un message lorsque Chypre est attaquée. C'est l'Europe qui est attaquée. Les explications de Cécile Sixtiou. Sur l'aéroport militaire de Pafos, hier matin, Emmanuel Macron a retrouvé le président chypriote.

Il est venu lui exprimer sa solidarité après l'attaque la semaine dernière d'une base militaire de l'île par des drones et missiles iraniens.

3:08
Invité

Venir ici à vos côtés avec le Premier ministre de la Grèce, c'est vous dire que lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée. Et que la défense de Chypre est évidemment une question essentielle pour votre pays, pour votre voisin, partenaire et ami la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle l'Union Européenne.

3:30
Présentateur

Pas de réponse offensive, mais le président de la République prévoit une mission défensive dans la région. La France a déployé 8 frégates, 2 portes-hélicoptères et le porte-avions Charles de Gaulle, sur lequel il s'est rendu hier après-midi.

3:44
Invité

L'objectif, ce serait, quand il y a une baisse de ces conflits, de manière totalement pacifique, de pouvoir escorter des tanqueurs, des portes-conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'Hormuz pour aller alimenter les marchés mondiaux. Et puis la route aussi des portes-conteneurs pour alimenter beaucoup de pays de la région qui, aujourd'hui, sont en train de manquer de certaines denrées ou de certains éléments.

4:09
Présentateur

Protéger la circulation du pétrole et du gaz, mais jusqu'à quand ? Emmanuel Macron estime que la guerre pourrait durer plusieurs semaines. Et cette inquiétude en France, comment faire face à la montée des prix à la pompe ? Le gouvernement a annoncé un plan de 500 contrôles des prix en station-service, un plan qui dure jusqu'à demain. Dans l'opposition, la France Insoumise demande un blocage des prix du carburant. Le RN veut que le gouvernement réduise les taxes sur le gazole et l'essence, deux hypothèses pour le moment exclues par l'exécutif. Mais il envisage de piocher dans les réserves stratégiques françaises de pétrole, même s'il n'y a pas d'urgence, selon la ministre de l'Énergie.

4:42
Invité

Il n'y a aucun risque d'approvisionnement. Il y a aujourd'hui, je crois, seulement 3% des stations-service qui ont eu affaire à des difficultés partielles d'approvisionnement, ce qui en fait correspond à la situation habituelle hors crise.

4:57
Présentateur

Et puis la justice a tranché. Nicolas Sarkozy devra purger sa peine dans l'affaire Guigmanion. Oui, tout à fait, Orianne. Il ne pourra pas fusionner cette peine avec celle déjà purgée dans une autre affaire, l'affaire Bismuth. Cela lui aurait permis de ne pas exécuter cette deuxième peine. Il peut encore faire appel de cette décision de justice. Merci Stéphane. Et tout à l'heure, on va parler municipal, scrutin, mode d'emploi. Vous allez tout nous expliquer. Mais d'abord, Sophie Prima, vous êtes sénatrice à l'heure des Yvelines, ancienne porte-parole du gouvernement. On va revenir sur ces 11 jours de conflit au Moyen-Orient et l'inquiétude en France sur la hausse des prix à la pompe.

Ça fait la une ce matin de la presse régionale, de la plupart de nos quotidiens régionaux. Mais on a sélectionné trois titres, trois thèmes différents. On va regarder d'abord la une de l'Est républicain. Haute tension sur les prix de l'énergie. Dix jours donc après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et du gaz à la pompe ont fait un bond inédit. Ce lundi, les marchés pétroliers laissent entrevoir des premiers signes de panique alors que les États s'organisent pour prévenir un nouveau choc pétrolier. Autre sujet à la une de la presse régionale, ce sont les municipales. Centre presse, les maires débordés par les normes et les dossiers.

Le poids de l'administratif est devenu de plus en plus lourd. Le millefeuille administratif est tel que de nombreux édiles, notamment dans les petites communes, se sentent désemparés. Et puis l'aide nouvelle qui fait sa une sur le vote des prisonniers au municipal. La mécanique est parfois complexe mais elle a le mérite d'exister depuis 2022. Des prisonniers ont la possibilité de s'exprimer dans les yandres. Ce sera la première fois pour une élection municipale. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Celle qui préoccupe probablement les Français, qui sont les prix de l'énergie.

Mais si vous me permettez, je voudrais avoir une pensée pour tous les Français qui sont à travers le monde et qui essayent de rentrer dans notre pays et qui reçoivent des difficultés. Je voudrais avoir une pensée particulière pour la cellule de crise du quai d'Orsay parce que j'ai eu pendant trois mois la responsabilité de cette cellule de crise. Et c'est une cellule de crise qui est particulièrement performante, très sollicitée. Donc quand vous êtes à l'étranger, vous avez l'impression que vous ne pouvez pas forcément tout le temps la joindre. En réalité, il y a beaucoup de gens qui travaillent de façon bénévole.

Il y a beaucoup de gens qui travaillent dans cette cellule de crise et qui viennent en aide aux Français. Donc je voudrais avoir une pensée pour ces... Non, et c'est intéressant. C'est compliqué. Comment ça se passe ? Parce que c'est vrai que vous, vous avez travaillé au cœur vraiment de cette cellule. Comment ça se passe concrètement ? Concrètement, il y a des agents de l'État qui viennent, qui ont des casques sur la tête et qui répondent en permanence à des Français qui sont hors de France et qui veulent rentrer d'une façon ou d'une autre. Moi, quand j'étais ministre en charge de cela, eh bien, on a eu les premiers bombardements au Liban. Donc on a rapatrié nos compatriotes du Liban.

C'était des opérations qui sont difficiles à monter. Il faut trouver des avions. Il faut trouver des façons de rapatrier les personnes. Donc on organise avec les consulats. C'est très, très lourd, très compliqué. Évidemment, nos compatriotes sont en attente très, très forte. Parce qu'on est dans des zones de conflit. On a vu cet avion Air France qui, la semaine dernière, a dû faire demi-tour parce qu'il y avait des tirs de missiles dans la zone. C'est compliqué, du coup, à organiser. C'est un travail qui se fait avec les cellules de crise, le Quai d'Orsay, naturellement.

Et puis les compagnies aériennes qui ont des spécialistes qui travaillent aussi avec les syndicats de pilotes, avec les syndicats de personnel à bord et qui déterminent les voies de passage les plus sécurisées. C'est quelque chose d'évidemment extrêmement sensible. Avant de revenir sur les chiffres, pardon, mais Chypre est d'ailleurs tout à fait stratégique puisque c'est notre voie de sortie du Moyen-Orient pour repatrier. Et justement, on l'a vu dans le journal, Emmanuel Macron était donc à Chypre hier. Il est également monté sur le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée. Déploiement du Charles de Gaulle, déploiement de huit frégates, de deux portes hélicoptères amphibies.

Et Emmanuel Macron qui dit nous ne participons à aucun conflit en cours. On s'y prépare quand même un peu, non ? Écoutez, en tout cas, le discours du Président de la République, c'est de dire qu'on est sur une position défensive. Donc on va défendre les Français qui sont dans ces pays et qui souhaitent revenir. On défend nos capacités de les rapatrier au travers de Chypre, qui fait partie de l'Union européenne. Et il est bien normal également qu'on soit en position défensive.

Et je comprends du Président de la République, du discours du Président de la République, que nous préparons aussi une sécurisation du détroit d'Hormuz lorsque les bombardements auront cessé pour permettre au commerce international de repartir le plus vite possible. Mais la frontière, elle est un peu ténue. On ne participe pas au conflit, mais en même temps, on est dans des actions défensives, on envoie des engins militaires. On est sur une ligne de crête. Écoutez, on est sur une ligne de crête, mais en même temps, ni les États-Unis, ni Israël ne nous ont prévenus de ce conflit. Ils ne tournent pas vraiment vers l'Europe pour nous demander d'intervenir d'une façon ou de l'autre.

Je pense que pour le moment, notre position défensive, elle est plutôt équilibrée. J'aurais souhaité un peu plus de volontarisme sur le Liban. Il n'en fait pas assez, Emmanuel Macron ? Je ne sais pas s'il n'en fait pas assez officiellement ou si les choses se passent dans des sphères qui sont moins publiques. En tout cas, c'est vrai que l'attention que nous portons au Liban, elle doit être extrêmement forte. Mais est-ce qu'il peut encore peser ? Parce que le président libanais en a appelé à Emmanuel Macron pour qu'il essaye de convaincre Benyamin Netanyahou de ne plus bombarder le Liban. On a l'impression qu'Emmanuel Macron, aujourd'hui, il n'est pas en situation de peser sur le Liban.

Ce qui est certain, c'est que nous devons soutenir le Liban dans le désarmement du Hezbollah. Ça, c'est vraiment une mission qu'il faut avoir en tête et sur laquelle, probablement, il faut aider le Liban. Je ne sais pas quelles sont les voies et moyens, parce que je suis assez éloignée de ces questions-là, techniquement et pragmatiquement, donc je ne veux pas... Mais c'est clair que nous devons aider le Liban à désarmer le Hezbollah pour retrouver une situation dans laquelle Israël sera en sécurité et l'ensemble de la région sera plus équilibrée.

Quand vous voyez les forces qu'on envoie sur place, Emmanuel Macron qui se rend sur le Charles de Gaulle, est-ce que vous dites que le Parlement doit être consulté ? Écoutez, c'est une décision qui revient au président Larcher et puis à la présidente Yaël Braun-Pivé. Je pense que d'avoir un débat, au moins, sur ces questions actuelles serait le minimum, il me semble. Après les municipales, du coup ? Ou est-ce qu'il faudrait le faire avant ? Quitte à faire revenir travailler le Parlement, vu le contexte international ? Après les municipales, je pense que ça serait le bon moment. On va revenir sur les prix à la pompe. On le disait, ça fait la une de la presse régionale ce matin.

On va aller en parler à Rennes avec Stéphane Bénier. Bonjour Stéphane, merci beaucoup d'être avec nous, directeur de l'information de TV Rennes. Et Stéphane l'a flambé des prix de l'essence qui pénalisent, bien sûr, les automobilistes, particulièrement dans les zones rurales, mais aussi les professionnels. On pense aux agriculteurs, on pense aux pêcheurs.

11:38
Invité

Oui, effectivement. Bonjour Oriane, bonjour madame la sénatrice. C'est vrai que la Bretagne et Rennes, c'est une grande région. Il y a deux métropoles, il y a un maillage de grandes villes. Et puis, un secteur rural important. Et bien souvent, on est obligé de prendre dans un ménage deux voitures pour aller travailler. Donc, il y a depuis cette flambée des prix beaucoup de surprises, de la colère et peut-être au bout de plusieurs jours, de la résignation. Vous avez évoqué, Oriane, les professionnels. Première région agricole. Il y a également les pêcheurs. Il faut trouver du carburant pour continuer son activité. Madame la sénatrice, j'ai une question toute simple à vous poser.

Quelles mesures principales le gouvernement doit-il prendre pour stopper cette hémorragie du prix de l'essence et des carburants ?

12:28
Présentateur

C'est une question extrêmement difficile. Vous vous en rendez bien compte. Alors, il y a les yaka-faucons. On baisse la TVA, on borde le prix de l'essence. Ça, c'est du yaka-faucon. Vous, c'est du yaka-faucon ? Oui, c'est du yaka-faucon, parce que c'est des solutions qui sont des solutions, j'allais dire, très dispendieuses. Or, vous savez que nos finances publiques sont dans des conditions qui sont extrêmement tendues et qu'on a beaucoup parlé de budget. Dans les derniers mois, vous savez que le déficit est prévu et au-dessus de ce qu'on imaginait pouvoir atteindre.

Donc, la question du bazooka pour éteindre cet incendie qu'est l'incendie du pétrole, si j'ose dire, n'est probablement pas la solution. Donc, moi, je pense que d'abord, il faut garder son sang-froid. Il faut venir en aide, probablement, au niveau local, regarder avec les directions départementales des finances publiques quelles sont les entreprises, quels sont les secteurs d'activité qui sont le plus touchés. Vous avez parlé des agriculteurs. Évidemment, ça va être la saison où ils ressortent dans les champs où on est à cette période-là. Donc, c'est la saison où ils brûlent le plus de carburant. Donc, effectivement, il faut regarder comment on peut les soutenir.

Je ne crois pas à des solutions générales. Je crois qu'il faut être attentif aux finances publiques aussi parce que ça a des répercussions après qui sont plus structurelles. Donc, je pense qu'il faut regarder structurellement sur les professionnels. Un certain nombre de professionnels, vous avez parlé des agriculteurs, vous avez parlé des pêcheurs. Il y a aussi des transporteurs, probablement, qui seront touchés. Il faut regarder quelle durée de temps ça va durer, pardon, quel temps ça va prendre. On parle d'aller puiser dans les réserves stratégiques. Je pense que c'est des réformes qui sont plus structurelles sur le prix de l'énergie.

Les contrôles sont très importants parce que l'augmentation des prix à la pompe, là, tout de suite, ne se justifie pas. Donc, je pense que les contrôles sont très importants. Les réserves sont aussi une solution. Bon, puis la guerre est finie, nous a dit M. Trump. Donc, je ne sais pas si on peut le croire, mais il faut aussi, le plus vite possible, lâcher tous les bateaux qui sont dans le détroit d'Hermoux. Je crois que c'est là-dessus qu'il faut qu'on focalise nos efforts. Pour vous, c'est la priorité ? La priorité, c'est le détroit d'Hermoux, ce n'est pas de prendre des mesures spécifiques à la France pour le moment ? La priorité, c'est de régler le problème à la racine.

C'est ça, la priorité. Donc, c'est-à-dire que les Républicains ne vont pas faire comme l'ont fait le RN ? Je parle pour moi, je ne parle pas pour les Républicains, là. En tout cas, il n'y a pas de mesures qui vont être défendues particulièrement ? Il faudra regarder, je pense qu'il faudra prendre des mesures. Si elles sont des mesures, il faudra prendre des mesures qui sont structurelles et focalisées véritablement sur les secteurs d'activité, sur les secteurs économiques qui vont le plus souffrir, me semble-t-il. Oui, et vous parlez du budget, des difficultés budgétaires.

Est-ce que vous comprenez ceux qui disent, quelque part, ça arrange un petit peu l'État qui, du coup, avec l'augmentation des taxes, eh bien, renflouent un peu ces caisses ? Non, mais ça, c'est une vue de l'esprit parce qu'en fait, cette crise, si elle venait à durer, ce prix des carburants, le prix de l'énergie, elle endommagerait l'économie d'une façon générale et elle endommagerait aussi la consommation. Donc, la production, la consommation. Donc, dire, vous allez vous remplir les caisses avec de la TVA, c'est une vue de l'esprit, en réalité, parce que les effets, s'ils devaient durer, seraient beaucoup plus structurels et beaucoup plus embêtants sur l'économie.

On va remercier Stéphane Bénier. Merci beaucoup, Stéphane, d'avoir été avec nous depuis Rennes, directeur de l'information de TVRennes. Merci, Stéphane. Et vive la Bretagne. Vive la Bretagne. Merci. 500 contrôles ont été annoncés par Sébastien Lecornu, justement, pour vérifier qu'il n'y a pas d'abus. On va écouter ce que dit le ministre des PME du Commerce, du Pouvoir d'Achats, c'est Serge Papin, c'était hier.

16:11
Invité

Nous, on est mobilisés et la gestion d'une crise, c'est dans l'instant, c'est jour après jour. Alors, bien sûr, ça n'empêche pas d'anticiper certaines choses, mais on gère ça quotidiennement. On réunit toutes les parties prenantes. Il y a, cette semaine, une réunion avec les distributeurs. C'est jeudi, je crois, jeudi matin. On fera un point. On verra où ça en est sur l'évolution du conflit au niveau de la géopolitique.

16:37
Présentateur

Est-ce qu'il y a une crainte que les distributeurs en profitent ? C'est tentant, on va dire. Je pense que ce n'est pas forcément les distributeurs, mais ça peut être en fait des opérateurs en amont qui font des réserves de précautions, qui font un certain nombre de réserves, d'opportunités. Donc, c'est bien qu'il y ait des contrôles. Serge Papin a raison de lancer cette campagne de contrôle, la raison de discuter avec les opérateurs. Je pense qu'il faut que le gouvernement fasse preuve d'une certaine fermeté pour tenir en fait les prix tels qu'ils sont aujourd'hui et tels qu'ils ne devraient pas augmenter à ce point aujourd'hui. Mais est-ce qu'on se dirige vers un choc pétrolier ?

Est-ce que c'est la crainte ? Si le conflit dure et si effectivement le détroit d'Hormuz n'est pas relâché, oui, on peut aller vers une crise assez compliquée et qui nous encourage d'ailleurs, là aussi structurellement, à dépendre de moins en moins du pétrole et aller vers l'électrification, des usages, des transports. On voit bien l'enjeu qui est le nôtre. On sait produire de l'électricité, on ne sait pas produire de pétrole. Donc, l'élan qui a été donné structurellement doit être continué. Juste un mot, puisqu'on parle d'énergie. Il y a une réunion aujourd'hui en région parisienne autour du nucléaire, de la région nucléaire, réunion internationale autour d'Emmanuel Macron.

Elle est importante ? Dans le contexte actuel, il faut d'autant plus acter la relance du nucléaire ? Écoutez, moi, je fais partie des parlementaires qui ont regretté les décisions prises dans les mandats précédents et notamment sous François Hollande d'aller vers l'arrêt du nucléaire. Donc, il a fallu beaucoup de temps pour relancer le nucléaire. Beaucoup trop de temps. Je rappelle que la fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage parce que c'était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. Je rappelle que c'est le décret, la PPE, qui a été prise il y a quelques semaines qui acte enfin véritablement le redémarrage de notre politique nucléaire.

Ça fait des années ici qu'avec Daniel Grémillet, Dominique Estrosi-Sassonne, nous demandons de relancer le nucléaire de façon offensive. Donc, je ne peux que me réjouir de ces réunions. Allez, d'autres actualités, c'est évidemment les élections municipales. J'y mets en 5 avant le premier tour du scrutin. Et pour commencer, on va faire un peu de pédagogie sur ce scrutin parce que ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver, surtout si vous habitez à Paris, à Lyon ou à Marseille. Vous allez vous retrouver dans une configuration inédite. Stéphane, vous allez tout nous expliquer parce que dans ces trois villes, il y a des changements dans les bureaux de vote.

Oui, et quand vous allez arriver dimanche dans votre bureau de vote, si vous êtes à Paris ou Marseille, vous allez devoir voter deux fois. Il y aura deux urnes avec deux parcours de vote différents. Un premier pour voter pour votre conseil d'arrondissement, votre conseil de secteur, et un autre pour voter pour le conseil municipal à la mairie centrale. Ça veut dire qu'à deux reprises, vous allez prendre des bulletins, vous irez dans l'isoloir et ensuite, vous glisserez l'enveloppe dans l'urne. À Lyon, vous n'aurez pas deux urnes, mais trois urnes parce qu'en plus, vous votez pour les élections, pour les conseillers de la métropole. Il y a donc trois élections.

Précisons quand même que vous avez quand même le choix. Vous pourrez voter une fois, deux fois ou trois fois. C'est vous qui choisissez. Vous n'êtes pas obligé de participer aux deux ou aux trois scrutins qui vous seront proposés. Et ces changements, on les doit à la loi Paris-Lyon-Marseille, et la fameuse loi PLM qui est en vigueur depuis cet été. Oui, elle modifie le système électoral qui existait depuis 1982 dans ces trois grandes villes. Un scrutin différent de celui qui existe dans les autres communes.

L'idée des partisans de cette loi PLM version 2026 était une élection directe du conseil municipal puisque jusque-là, à Paris-Lyon et Marseille, vous n'élisiez que vos conseillers d'arrondissement et ceux qui étaient en tête des listes élus étaient ensuite envoyés à la mairie centrale. Et contrairement à ce qu'on peut penser, aucun électeur d'aucune commune de France n'élit directement son maire. Non, vous avez raison, puisque vous votez bien pour une liste. Il y a plusieurs candidats. Alors certes, j'ai présenté dans un ordre cette liste, donc celui qui est tête de liste et celui qui aspire à être maire, celui ou celle d'ailleurs.

Mais le maire n'est effectivement élu qu'après l'installation du conseil municipal. Les élus votent pour le candidat de leur choix, souvent la tête de liste, on le disait. Mais rien ne les empêche de désigner quelqu'un d'autre, elle aussi membre du conseil municipal. Et alors, ce sera peut-être encore plus compliqué à Paris-Lyon-Marseille, parce qu'avec cette loi, ce n'est pas évident d'avoir une majorité au conseil municipal. Et oui, Oriane, ce qui rend l'élection incertaine lors d'une sorte de troisième tour. Dans toutes les communes, à l'exception de Paris-Lyon et Marseille, la liste qui arrive en tête gagne 50% des sièges. Après, le reste est distribué à la proportionnelle.

C'est ce qu'on appelle la prime majoritaire. Dans cette configuration, la liste a une majorité assurée, sauf qu'à Paris-Lyon et Marseille, la loi fait baisser la prime majoritaire à 25%. Le reste est toujours distribué à la proportionnelle. Ça veut dire que la liste arrivée en tête n'est pas assurée d'avoir une majorité. Ça donnerait un peu une situation comme celle qu'on connaît à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Sophie Prima, cette loi, elle a été adoptée quand vous étiez au gouvernement. Vous étiez porte-parole à l'époque. Ici, au Sénat, votre groupe Les Républicains était vent debout contre cette réforme. Vote contre, échec de la CMP ensuite, la commission mixte paritaire.

Est-ce que ces craintes étaient justifiées ? Est-ce qu'on ne va pas connaître une pagaille dans les bureaux de vote ce week-end ? Vous me demandez un numéro d'équilibriste là puisque j'étais effectivement porte-parole du gouvernement à cette époque-là et que c'était la décision du Premier ministre François Béroux. Mon groupe ici au Sénat avait plus que des réserves pour les raisons que vous venez d'évoquer, c'est-à-dire la stabilité d'une majorité.

On voit bien à l'Assemblée nationale que sans majorité, qu'elle vous plaise ou qu'elle ne vous plaise pas, en tout cas, ça n'avance que très difficilement et qu'en France, malgré les voeux de certains, on n'a pas trop la notion du compromis en tout cas à l'Assemblée nationale. Donc, on voit bien qu'avoir une majorité en France, que ce soit sur une commune ou à l'Assemblée nationale, c'est quelque chose d'important. La prime majoritaire, effectivement, dans ces trois métropoles est descendue de 50 à 25 %. Je pense qu'on aurait peut-être pu faire un palier intermédiaire pour s'assurer qu'il y ait une majorité qui soit cohérente, en fait, sur l'ensemble de la métropole.

On verra si ça marche ou si ça ne marche pas et puis, ce qu'une loi fait, une loi peut le défaire. Donc, on verra, on fera un rétexte, comme on dit dans les armées, on fera un retour d'expérience pour voir, effectivement, s'il faut réajuster cette majorité. Mais moi, je voudrais rendre hommage à la gentilité. – Vous voulez dire qu'elle pourrait être changée pour les prochaines municipales ? – Je n'en sais rien, on verra si ça marche ou si ça ne marche pas. Si ça marche très bien, on laissera comme ça. Si ça ne marche pas et si on voit qu'il y a trop de difficultés, après, on pourra éventuellement changer.

J'en profite pour dire que dans ces trois métropoles, l'organisation quand même des élections, c'est quand même quelque chose d'extrêmement difficile pour les municipalités et les agents parce qu'il faut trois fois les bénévoles qui viennent tenir les bureaux, les agents qui viennent tenir les bureaux, trois fois le matériel, trois fois les urnes, trois fois les isoloirs, trois fois les barrières. Honnêtement, notamment pour Lyon, bon courage.

23:26
Invité

– Ça, c'est pour le côté un peu organisationnel, mais pour les gens

23:28
Présentateur

qui vont aller voter ce week-end, est-ce que vous pensez qu'il y a eu assez de pédagogie auprès des électeurs, notamment de la part des promoteurs, de cette loi ? – J'imagine qu'il va y avoir beaucoup de pédagogie dans les bureaux de vote même. Je ne sais même pas d'ailleurs si les gens vont pouvoir voter dans le même bureau de vote pour les trois. C'est parce qu'il faut que vous ayez des espaces très très grands. – Normalement, c'est ce qui est prévu. – J'imagine que oui, j'imagine que oui, mais si vous avez beaucoup de monde qui vient voter, faire trois fois la queue, etc., on peut décourager un certain nombre d'électeurs.

Alors je leur demande surtout de ne vous décourager pas parce que la participation aux élections, c'est vraiment l'essence même de la démocratie. Et là, dans la petite république de la commune, dans la grande, il faut aller voter, c'est vraiment l'unité démocratique la plus importante. – Vous redoutez, au-delà du changement du mode de scrutin, vous redoutez, compte tenu du contexte international, compte tenu du contexte politique en France, qu'il y a une forte abstention dans ces municipales ?

– Non, ce qui peut nourrir l'abstention, alors dans ces trois métropoles-là, c'est effectivement nourrir l'abstention sur le troisième vote peut-être, parce qu'il faut de la constance pour aller voter trois fois, mais ce qui peut nourrir, c'est effectivement le grand nombre de communes où il n'y a qu'une liste. On en a beaucoup. – 68% ? – 68%. – Alors c'est évidemment des communes plutôt rurales dans lesquelles là aussi, il y a eu un changement, puisqu'on les fait voter sur des listes maintenant au lieu de faire le tir au pigeon, comme dit le président Larcher, c'est-à-dire de barrer. – Le panachage. – Ah vraiment, le panachage.

Donc effectivement, quand il n'y a qu'une liste, on se dit, pourquoi y aller ? Finalement, ça va fonctionner. Moi, j'encourage quand même tous nos concitoyens à aller voter dimanche, je crois qu'il ne va pas faire très beau, donc prenez votre parapluie, allez voter, c'est très très important que le maire soit reconnu vraiment comme l'unité démocratique de base.

25:11
Invité

– Une dernière question sur cette loi PLM, parce que dans votre camp, ici même au Sénat,

25:16
Présentateur

certains accusaient,

25:18
Invité

en gros, une loi faite pour permettre à la candidate

25:21
Présentateur

désormais soutenue par votre parti LR, Rachida Dattit, de gagner à Paris. Est-ce que vous pensez

25:25
Invité

que ces craintes étaient légitimes et est-ce qu'elles étaient justifiées ?

25:29
Présentateur

– Moi, je pense que les craintes principales, elles étaient surtout sur le manque de représentation du Conseil de Paris, en fait, et de représentation des arrondissements. Je pense que là-dessus, la loi aurait pu être plus affinée, en réalité. Ce qui est important, c'est qu'il y ait une cohérence, quand même, entre les arrondissements et le Conseil de Paris. Par exemple, qu'une partie du Conseil de chaque arrondissement soit, de fait, dans le Conseil de Paris, mieux représentée, plus équilibrée, que les arrondissements soient plus équilibrés dans le Conseil de Paris, ce sont des choses sur lesquelles on aurait pu aller plus loin dans la loi, me semble-t-il.

Il faut quand même un lien entre ce qui est fait dans les arrondissements, ce qui est fait dans le Conseil de Paris, pour ne pas appauvrir le rôle des maires d'arrondissement et des conseils d'arrondissement. Qu'est-ce que vous pensez de la campagne de Rachida Dati, qui est soutenue par votre parti Les Républicains, qui fait face à la concurrence de Pierre-Yves Bournazel, qui est soutenue lui par Horizon et par Renaissance, et en plus, qui fait face à la dynamique de Sarah Knafo. Oui, mais Rachida est une battante, c'est quelqu'un qui n'a peur de rien, qui se bat pour ses convictions, qui se bat pour aussi son rêve, je crois que c'est elle qui en a le plus envie, en réalité.

Moi, je dis souvent que dans une campagne municipale, dans une campagne, celui qui gagne, c'est celui qu'on a le plus envie. Je crois que Rachida a envie de changer Paris, véritablement. Elle a une position qui est une position assez ouverte, alors dommage, effectivement, d'avoir de part et d'autre des concurrents qui proposent, mais je pense qu'au deuxième tour, il faudra que tout le monde réfléchisse bien aux conséquences, soit de rester avec la majorité actuelle dans Paris, soit de changer, d'apporter un véritable changement dans Paris.

Quand vous dites tout le monde, c'est-à-dire qu'il faut discuter avec Pierre-Yves Bournazel, on imagine que c'est votre souhait, mais également avec Sarah Knazel ? Il faut à la fois discuter, mais aussi que chacun prenne ses responsabilités, puisque chacun appelle du changement, que ce soit Mme Knafo ou que ce soit Pierre-Yves Bournazel, ils appellent un changement dans la capitale. C'est quoi, quand c'est la responsabilité ? C'est se retirer ou c'est travailler une liste commune autour de Rachida ou avec Rachida Dati ? Vous savez, les listes communes, moi, je n'y crois pas beaucoup. Entre dimanche 20h ou 21h, 22h, on aura les résultats sur Paris.

Et puis lundi midi, où il faut déposer les nouvelles listes en préfecture, je crois que les discussions sont possibles, mais elles vont être rapides. Donc si Rachida Dati arrive en tête des trois candidats, vous souhaitez que Pierre-Yves Bournazel et que Sarah Knafo se retirent ? Écoutez, c'est leur responsabilité, je leur laisse le choix, mais s'ils veulent vraiment, s'ils sont sincères dans leur volonté de changement, je pense que c'est une décision qu'il faudra qu'ils envisagent.

Autre ville qu'on imagine, les Républicains, vous regardez avec une grande attention, c'est la ville de Nice, où Éric Ciotti, l'ancien président de votre parti désormais candidat UDR-RN affronte Christian Esprosy, pardon, le maire sortant, soutenu par les Républicains et par Horizon, est-ce que si Éric Ciotti gagne Nice, c'est la valisation de sa stratégie d'union des droites ?

En tout cas, si Éric Ciotti gagne Nice, ce que je ne souhaite pas, naturellement, ça sera un signal politique fort, qu'il faudra regarder, écouter, on appauvra ou on appauvra pas, pour ma part, je n'appauvrai toujours pas, mais je pense que ça sera effectivement un signal fort, mais je pense que Christian Esprosy peut encore, évidemment, gagner Nice, c'est un excellent maire, sa ville est emblématique d'une ville bien gérée et d'une ville rayonnante, attractive, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle fait envie, probablement, donc je pense qu'il faut rassembler l'ensemble des forces autour de Christian Esprosy au premier et au deuxième tour.

– Mais il y aura des conséquences sur votre parti, est-ce que ça peut signer l'explosion des Républicains ? – Non, je ne crois pas, je ne crois pas, je crois que… – Vous ne pensez pas qu'il y aura des divisions entre ceux qui se retourneront vers le RN et le DR et ceux qui resteront ? – La stratégie qui est mise en place par notre président Bruno Retailleau, c'est de parler à tout le monde, mais de rester les Républicains, donc je pense que c'est la bonne stratégie. – Oui, ça sera encore tenable, bien sûr, parce que je pense que Bruno Retailleau a la force des convictions, la force des idées et que c'est encore tenable, bien sûr.

– Et ça aura aussi des conséquences ici, au groupe LR, si jamais le RN-UDR est en mesure d'avoir un groupe en septembre, est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait certains sénateurs qui soient actuellement dans votre groupe et qui veuillent aller là-bas ? – On verra nulleigneur qu'il y a effectivement quelques sénateurs qui sont proches de cette idée d'union des droites, ce n'est pas du tout la position de la majorité du groupe. – Mais vous craignez un affaiblissement des Républicains à l'issue de ces sénatoriales ? – Non, non. Il y aura évidemment des mouvements et il y aura aussi des mouvements sur d'autres groupes politiques à gauche d'ailleurs.

– Vous pensez revenir avec autant de sénateurs ? – Comme à droite, on reviendra avec le premier groupe au Sénat de façon certaine. – Merci Sophie Primard. – Merci. – Merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes pour la Rue de Presse régionale ? – Et on parlera des hausses de carburant qui sont à la une de beaucoup, beaucoup, beaucoup de quotidiens ce matin. – Et on va en parler tout de suite. C'est le ministre Sébastien Martin qui nous rejoint. – Merci d'être là. Bonjour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la Presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle.

30:45
Invité

– Bonjour Yann. – Bonjour Sébastien Martin. – Bonjour.

30:47
Présentateur

– Sébastien Martin, 11 jours de conflit au Moyen-Orient et l'inquiétude ici en France allée sur les prix à la pompe qui augmentent. Ça inquiète évidemment comment pour agir ? – Le gouvernement, il est déjà, je peux vous dire, à l'action depuis le déclenchement de cette crise. Tous les jours, il y a un suivi qui est effectué à Bercy. Roland Lescure hier a réuni un G7. Il doit y avoir une nouvelle réunion de G7 aujourd'hui.

Et d'ailleurs, vous voyez bien qu'à chaque fois qu'il y a ce genre de réunion et des signes ont été envoyés hier lors du G7 finance présidé par Roland Lescure sur la possibilité éventuelle de recourir au stock stratégique, eh bien ça a eu un effet d'apaisement sur les marchés. Maintenant, il faut que les prix à la pompe, eh bien ça se voit qu'il y a cet apaisement puisqu'on est repassé sous les 100 dollars. Et puis ensuite, la vraie question de fonds, c'est bien évidemment la libération du détroit d'Hormuz. – Mais juste, pourquoi ça ne se voit pas ? Il y a des abus de la part de certains distributeurs ?

– Non, pour l'instant, ce qui a été demandé par le Premier ministre, c'est qu'on ait une campagne massive de contrôles. Il s'écoule jusqu'à demain. Demain, normalement, 500 contrôles sont effectués pour voir s'il y a une différence entre finalement la hausse des cours mondiaux et ceux qui se retrouvent à la pompe. Nous, on est dans un dialogue avec les distributeurs pour dire, attention, il faut que tout le monde joue le jeu dans cette affaire. S'il y en a qui ne jouent pas le jeu, eh bien, ils seront sanctionnés. Mais dans la grande majorité, les distributeurs, aujourd'hui, n'ont pas eu des gestes, comment dirais-je, qui iraient bien au-delà de l'évolution des cours.

Mais on est extrêmement attentifs. Et s'il y a des brebis galeuses, il faudra bien évidemment les signaler.

32:31
Invité

Mais les contrôles sont là pour vérifier justement qu'il n'y ait pas de brebis galeuses, que personne ne profite de l'augmentation de ces cours. Mais les cours augmentent quand même. Est-ce qu'il y a une action nécessaire pour limiter un peu cette augmentation ? LFI, par exemple, demande le blocage des prix de l'essence à déposer un projet de loi dans ce sens-là. Est-ce que c'est une bonne idée ?

32:48
Présentateur

Comme vous dites, ils ont déposé un projet de loi alors qu'il n'y a même pas de session parlementaire en cours et qu'il n'y aura pas de session parlementaire avant la fin des élections municipales. Donc c'est un argument électoral pour vous ? C'est de l'agitation. Voilà, c'est de l'agitation. La vérité, c'est qu'on est face à un phénomène qui s'appelle une crise internationale, mondiale, parce qu'un conflit qui était sous-jacent est désormais engagé au Moyen-Orient et avec un pays qui s'appelle l'Iran qui est d'une part producteur et par ailleurs est côtier avec un, deux, trois par lequel 20% les stocks de pétrole transitent et vont à travers le monde.

Donc forcément, ça a une répercussion sur les cours. Aujourd'hui, au niveau international, il faut agir avec l'AIE, avec le G7, avec nos partenaires européens. D'une part, pour sécuriser la région, pouvoir reprendre les transports, c'est ce qu'a proposé le Président de la République et d'ailleurs, si autant de moyens militaires français sont déployés, c'est aussi pour ça. Et d'autre part, envoyer les signes au marché d'une forme d'accalmie et de sérénité. Mais c'est ça parce que c'est une crise internationale que le gouvernement ne peut pas agir.

Pendant la guerre en Ukraine, c'était aussi une crise internationale avec des conséquences internationales et le gouvernement a pris des mesures pour limiter la hausse des prix à la pompe. Pourquoi il ne le fait pas là ? Quand on prend la crise en Ukraine, la hausse des prix, si je me souviens bien, par exemple sur le gaz, on était passé de 50 euros du mégawatt-heure à 200 euros du mégawatt-heure. Sur l'essence, on avait largement dépassé les 2 euros. Et tout ça a eu un coût d'à peu près 70 milliards d'euros.

Et moi, j'aime bien tous ceux qui, par exemple, le Rassemblement national nous explique que nous avons des déficits mais qui propose dans le même temps de les accroître de 20 milliards d'euros supplémentaires. Donc, il faut raison garder. En diminuant l'accédé. C'est-à-dire que cette guerre a démarré il y a un peu plus d'une semaine. Au niveau international et au niveau national, nous agissons. Mais je crois que beaucoup ont dit qu'il ne fallait pas forcément encore faire des chèques et des chèques. Et j'ai d'ailleurs entendu Sophie Prima dire qu'il fallait avoir des mesures ciblées. Donc, il faut regarder les choses sereinement. Nous regardons les choses sereinement.

S'il y a des mesures ciblées qui devaient être prises dans l'avenir parce que ce conflit venait à durer, alors il faudra y travailler. Mais réagir de manière un peu épidermique et surtout très politique à quelques jours des élections municipales, ce n'est pas la politique du gouvernement.

35:07
Invité

N'empêche qu'on voit que la colère monte et notamment sur les réseaux sociaux. C'est évident. Il y a des groupes qui se sont montés du même genre que ce qui s'est monté au moment des Gilets jaunes en disant attention au prix à la pompe. Est-ce que vous craignez un embrasement, un enflammement de l'opinion publique à quelques jours des élections municipales ? C'est un vrai sujet.

35:23
Présentateur

Je crois que c'est bien pour ça que le Premier ministre a demandé à ce qu'il y ait ces contrôles qui soient effectués. Vous l'avez vu, on est repassé sous les 100 dollars par deux effets. Je veux quand même le dire parce que oui, il y a la déclaration de Donald Trump hier soir qui dit ce conflit est presque terminé. Honnêtement, je ne sais pas qui sait quand exactement ce conflit va se terminer. C'était pour rassurer les marchés, ça ? Et juste avant, Roland Lescure avec le G7 a fait une déclaration portant sur nos réserves stratégiques.

Les réserves stratégiques, c'est à peu près quatre mois de disponibilité que nous avons sur le territoire national et qu'il y a d'ailleurs dans d'autres pays, il n'y a pas qu'en France que ça se passe comme ça les stocks stratégiques et qui ont un effet effectivement de soulagement entre guillemets sur les marchés. Donc aujourd'hui, il y a d'autres rendez-vous.

36:11
Invité

Donc ces réserves stratégiques vont être utilisées ?

36:13
Présentateur

Elles peuvent être utilisées pour le moment. Ce sera décidé aujourd'hui, c'est ça ? Pour le moment, nous sommes sur des réactions de marché qui ont quelque part une part de rationalité parce que tout le monde voit bien que le détroit d'Hormouz est fermé mais en même temps qu'il y a aussi une part très spéculative. Donc quand vous avez des réactions qui sont spéculatives, il faut envoyer des signaux pour dire à la spéculation de se calmer, de redescendre et que les prix à la pompe puissent rebaisser.

J'entendais ce matin la représentante des pétroliers à la radio qui expliquait que normalement, si effectivement chacun joue le jeu, vu que les cours sont redescendus en dessous de 100 euros, 100 dollars le baril, ces prix peuvent baisser. Mais il faut effectivement que dans la journée ça se confirme par ses cours mondiaux.

36:56
Invité

C'est aux consommateurs pas d'inquiétude, les prix vont redescendre.

36:59
Présentateur

Je dis la situation je la comprends parfaitement. Je dis à chaque personne qui tous les jours doit prendre sa voiture, faire son plein, je comprends parfaitement l'effort qu'il y a aujourd'hui à faire. Simplement, ne faisons pas croire que par une politique de chèque supplémentaire parce que de toute façon c'est le français qui le paye le chèque. Qui le paye le chèque qui est fait par l'État ? Ce sont les français, c'est personne d'autre. Et aujourd'hui d'ailleurs si nous avons encore des déficits, c'est parce qu'à un moment nous avons eu cette politique pour protéger les français. C'était sans doute utile.

Mais beaucoup qui aujourd'hui réclament de faire des chèques sont exactement les mêmes que ceux qui nous expliquent qu'on a fait trop de chèques. Est-ce qu'il y a un risque de pénurie dans des stations-service ? Non, pour le moment il n'y a aucun risque de pénurie. D'ailleurs, il y a ces stocks stratégiques dont je vous parlais à l'instant, il n'y a pas de risque de pénurie. Alors, il y a évidemment l'inquiétude pour les particuliers qui vont faire leur essence. Il y a aussi une inquiétude chez les professionnels, les entreprises, les agriculteurs, les pêcheurs. Est-ce que vous arrivez déjà à mesurer les conséquences sur notre industrie ?

Moi, ce qui me frappe, c'est le calme dont font preuve les filières industrielles comparées d'ailleurs à une certaine forme d'agitation politique dans cette situation. Je crois qu'en matière énergétique, d'abord, la plupart des industriels ont des contrats. Donc, ils ne sont pas forcément tout de suite soumis à des aléas des coûts de l'énergie. Donc, quelque part, ça permet un peu de voir venir. Bien évidemment que si cette situation devait durer trop longtemps, il est évident qu'au-delà des problématiques énergétiques, aujourd'hui, pourraient se poser des questions d'approvisionnement de certaines matières premières, de certains composants. Oui, parce que ça ne concerne pas que l'essence.

Exactement. L'aluminium, les intrants pour les engrais. Et puis même pour fabriquer certaines pièces, il faut de l'énergie. Certains pays sont très dépendants de ces coûts de l'énergie.

38:47
Invité

Si la situation devait durer, on pourrait craindre une inflation majeure en France et puis en Europe en général ?

38:52
Présentateur

Si demain, le prix du pétrole repasse à 120, 130, bien sûr que ça aurait des conséquences sur l'inflation. Si le détroit est toujours bloqué. C'est bien pour ça que la France agit sur les questions qui sont des questions majeures dans ce conflit. Quand nous envoyons le Charles de Gaulle, lorsque nous proposons d'organiser au niveau international une forme de coalition pour sécuriser le détroit d'Hormuz, et que les tanqueurs et que les navires qui utilisent le détroit d'Hormuz puissent à nouveau utiliser le détroit d'Hormuz, c'est la vraie réponse à la situation de crise que nous connaissons et qui permettra... Pour le moment, ce sont des mots. Vous pensez que ça va se transformer en air ?

Non, non, ce ne sont pas des mots. Il y a des discussions qui sont en cours aujourd'hui entre les différentes armées, que ce soit avec les États-Unis, avec la France ou d'autres, pour essayer d'organiser ça. Mais je crois qu'il faut être un petit peu sérieux. Dans une situation comme celle-là, ce n'est pas en 24 heures qu'on sécurise le détroit d'Hormuz, qu'on organise une coalition internationale et qu'on met en place les moyens qui vont avec. Mais ceci a été engagé, le président de la République l'a engagé. Et puis je voudrais rappeler... Vous pensez qu'il pourrait être sécurisé ? La France est un des rares pays à avoir les moyens de faire ce qu'il fait en ce moment.

On l'oublie un peu, là, dans le French bashing généralisé, notamment de la part des extrêmes, qui est très fort pour être patriote, mais sont les premiers à cracher sur leur pays. La France est le premier pays et le seul pays européen à avoir pu déployer autant de navires militaires en Méditerranée orientale pour aller protéger nos amis chypriotes qui sont membres de l'Union européenne et pour être à proximité des côtes du Liban et pouvoir aussi porter secours à nos amis libanais.

40:30
Invité

Mais vous espérez que le détroit d'Hormuz soit débloqué rapidement ? Comment ça s'estime ?

40:34
Présentateur

Le plus vite sera le mieux, madame. Le plus vite sera le mieux. Et je ne vais pas vous dire que le détroit d'Hormuz va être libéré aujourd'hui ou demain. Je pense que j'ai la modestie de considérer que je suis ministre en charge de l'industrie et que ce genre de décision ne m'appartient pas. Justement, on va parler de l'industrie en France. Il y a quelques dossiers évidemment industriels. La VeriArc qui a été placée en redressement judiciaire c'était début janvier 3500 salariés inquiets dans le Pas-de-Calais. Aujourd'hui, le tribunal de commerce de Lille est face à une alternative, la reprise ou la liquidation. Est-ce que vous pensez pouvoir éviter la liquidation ?

La décision appartient au tribunal. Ce que je sais, c'est que nous avons travaillé avec le repreneur, Timothée Durand, qui est très attaché à cette entreprise parce que sa famille l'a dirigée par le passé, qui l'a construit... C'est du patron emblématique de l'entreprise. Voilà. Qui l'a construit une offre financée, sérieuse, que l'État est prêt à faire des efforts pour l'accompagner, y compris en annulant un certain nombre de dettes parce que derrière, le projet en dépend, que plusieurs milliers d'emplois en dépendent. Donc ça veut dire, Timothée Durand, pour vous, elle est jugée crédible ou vous travaillez à l'améliorer ? Non, non. Elle est jugée crédible, sérieuse et financée.

Donc ça, c'est extrêmement important. Maintenant, il y a un volet humain, il y a un volet emploi que l'on a essayé d'améliorer du mieux possible. Parce qu'elle prévoit la suppression du sans-emploi. Mais dire ici qu'il n'y aura pas de suppression d'emploi avec cette reprise, ce serait mentir. Et moi, j'ai l'habitude de dire la vérité. Il y aura des suppressions d'emploi avec cette reprise.

Et je préfère qu'il y ait aujourd'hui des suppressions d'emploi, une reprise, redonner des perspectives pour l'avenir et que cette entreprise est une pérennité et qu'elle puisse, dans les mois qui viennent ou les années qui viennent, à nouveau réembaucher parce qu'elle a retrouvé des marges de manœuvre plutôt que d'avoir des projets qui nous disent non, non, mais je ne vais licencier personne, ne vous inquiétez pas, tout va bien. Et dans six mois, on se retrouve à nouveau avec une crise. Mais vous pensez les limiter à combien les suppressions d'emploi ? Là, on est à 800, je crois, dans le projet initial. Vous pensez les abaisser ?

Il y a toujours une différence, finalement, entre les suppressions d'emploi annoncées et le nombre de personnes réellement concernées parce que vous avez des départs en retraite, vous avez certains postes qui pouvaient être occupés par des intérimaires. Ce que l'on a fait avec Jean-Pierre Farandou, c'est que bien avant d'ailleurs les annonces qui pourraient être faites aujourd'hui ou dans les jours qui viennent parce que le tribunal n'est pas obligé de donner sa décision. Aujourd'hui, nous avons mis en place vraiment une équipe dédiée avec France Travail pour travailler à l'accompagnement des salariés de Hark qui pourraient être concernés.

Un mot sur Brandt, le célèbre groupe électroménager liquidé en décembre dernier. La région Centre-Val-de-Loire, la métropole d'Orléans soutiennent là aussi une offre de reprise de tous les actifs. Un retour à la production à Saint-Jean de la Ruelle d'ici trois ans. La décision est attendue vendredi. Est-ce que vous soutenez là aussi ce projet de reprise ? Oui, tout à fait. Et puis je voudrais rappeler que quand il y a eu cette décision juste avant Noël de la liquidation de Brandt, j'ai dit je ne laisserai pas tomber Brandt. On a dit qu'avec les élus locaux, il fallait qu'on continue à travailler sur un projet de reprise avec une perspective industrielle.

Or, c'est ce qui est en train de se passer. Bien sûr, entre-temps, beaucoup de monde a perdu son travail et je le déplore. Mais vous savez, j'ai eu mon expérience chez moi avec Kodak et aujourd'hui, on a des usines qui sont à la place de Kodak. Brandt, aujourd'hui, j'espère qu'il va se passer à peu près la même chose. C'est-à-dire qu'on a une offre qui est celle de Gladus. Il y a deux offres. Il y a une autre offre aussi tout à fait sérieuse. Et disons que celle de Gladus, elle fait l'unanimité des pouvoirs publics locaux. Et ça, c'est une bonne chose que la métropole d'Orléans et le Conseil régional se soit uni autour de l'offre qui est portée par Gladus.

Maintenant, une fois encore, c'est le tribunal des affaires économiques de Nanterre qui décidera. Il ne m'appartient pas de commenter ou d'influencer le tribunal. Mais ce qui est bien, c'est qu'autour de Gladus, il y a une unanimité des pouvoirs locaux. J'espère vraiment que ça va aboutir.

44:38
Invité

Oui, un dossier qui inquiète beaucoup en Occitanie. Il y a eu une manifestation organisée à Toulouse récemment, le dossier Fibre Excellence, des emplois là aussi sont menacés. Le gouvernement a proposé une aide substantielle qui ne semble pas suffire. 150 millions d'euros, c'est ça ? Oui. Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus pour tenter de sauver Fibre Excellence ?

45:01
Présentateur

Écoutez, moi, je réunis encore tout le monde demain, que ce soit les élus locaux, que ce soit les représentants syndicaux, que ce soit la filière bois parce que cette entreprise, vous le savez, elle transforme du bois pour en faire de la pâte à papier il n'y a pas un jour qui passe très honnêtement sans que j'ai en tête cette préoccupation de Fibre Excellence, les deux sites à Saint-Gaudens et à Tarascon, à chaque fois 300 salariés qui sont concernés. On a travaillé tout ce qu'on pouvait travailler sur cette question du prix de l'énergie, mais je veux dire aussi les choses très sérieusement. On a beaucoup expliqué, mais l'État n'a qu'à baisser le prix de l'électricité.

45:44
Invité

Parce qu'il y a deux sujets, fabrique de la pâte à papier, mais fait aussi de l'électricité.

45:48
Présentateur

Cette usine, elle fabrique de la pâte à papier et elle a construit aussi une unité de production énergétique en s'appuyant sur ces résidus de pâte à papier qu'elle fait chauffer, ça fait de l'électricité. Or le gouvernement qui a fixé les prix de cette électricité,

45:59
Invité

les a fixés très bas et n'ont pas été réévalués depuis 1917.

46:03
Présentateur

Non, non, non. Fibre Excellence a répondu à un appel d'offres à l'époque qu'on appelait la commission de régulation de l'énergie qui vous vous engageait dans ce contrat à avoir un tarif de l'énergie qui était un peu plus de 110 euros pour l'un des deux sites et un peu plus de 120 euros pour l'autre site. Quand nous avons aujourd'hui des prêts de l'électricité qui parfois en gros sont en dessous de 50 euros. Donc aujourd'hui, on a un prix de l'électricité qui est bien supérieur au prix du marché, mais qui ne couvre pas, parce que cette entreprise a des coûts importants, ne couvre pas son coût de production de l'électricité qui, lui, est supérieur. Sauf qu'ils ont un contrat.

Odise, on a un concurrent ? Oui, mais d'accord. Ils ont un contrat qui a fixé pour 20 ans le prix de l'électricité. Et on ne bêtifie pas le prix qui est dans un contrat comme ça en claquant des doigts, contrairement à ce que j'ai entendu. Parce qu'on achète l'électricité beaucoup plus cher

46:55
Invité

à un concurrent.

46:56
Présentateur

Gardanne, ce n'est pas une usine de pâte à papier qui en plus fait de l'énergie. Gardanne, c'était une ancienne centrale au charbon qui désormais fait de l'électricité et qui, d'ailleurs, je le rappelle, ce contrat d'électricité qui a été revu fait l'objet d'une analyse assez négative de la part de la Cour.

47:12
Invité

Dernière question, parce que c'est la clé. Est-ce que le prix de l'électricité produit par Fibre Excellence peut être réévalué ou pas ?

47:18
Présentateur

Moi, je travaille avec les conseils de Fibre Excellence qui me disent dans le contrat, il y a peut-être des possibilités. On a eu une première réunion, ils ont reconnu eux-mêmes que leur analyse n'était pas juste. On doit se revoir...

47:30
Invité

Donc, il n'y aura pas de réévaluation ?

47:32
Présentateur

Je dis qu'aujourd'hui, moi, je n'ai pas dans l'immédiat, parce que le seul moyen de pouvoir modifier un tarif de l'électricité dans ce type de contrat, c'est de passer par une loi de finances. Et moi, je ne veux pas faire des chèques en blanc. Vous connaissez comme moi les difficultés pour obtenir une loi de finances dans ce pays. On va parler des municipales, Christelle.

47:49
Invité

Oui, Bruno Retailleau avait promis au soir de son élection de faire se lever une vague bleue. Est-ce qu'il aurait dû se montrer un peu plus prudent ? Aujourd'hui, les LR sont en difficulté dans certaines villes un peu emblématiques. Est-ce que vous êtes inquiet ?

48:02
Présentateur

Moi, je ne sais pas ce qui ressortira des élections municipales de dimanche. Ce que je sais, par contre, c'est qu'il y a... Vous pensez vraiment qu'il va ressortir une vague bleue ? Je pense qu'il y aura beaucoup plus de stabilité que de grandes vagues. Moi, je souhaite vraiment la victoire de Rachida Dati à Paris, par exemple, de Jean-Michel Aulas à Lyon. Je souhaite que tous les maires issus de la droite et du centre qui ont été élus puissent être réélus dès lors qu'ils ont, bien évidemment, un bon bilan et que le travail a été fait.

48:33
Invité

Il y a des signes inquiétants, quand même. À Nice, il semblerait qu'Éric Ciotti soit en avance sur Christian Astrosi. Dans une forme d'alliance des droites, est-ce que c'est un signal qui nous inquiète ?

48:44
Présentateur

Ça posera peut-être une question de notre stratégie et de la visibilité. Enfin, je dis notre. Alors qu'après avoir gagné un siège pour les Républicains aux élections législatives, on m'a reproché maintenant d'être entré au gouvernement et donc on m'a suspendu de LR. Mais est-ce que ça me dit aujourd'hui que la stratégie de LR, elle n'est pas claire ? Ça reste ma famille politique. Moi, je pense que ce qu'attendaient les gens de droite et ce qu'ont apprécié les gens de droite quand Bruno Retailleau était au gouvernement, c'est que la droite agissait. Et en sortant du gouvernement, comme il l'a fait, eh bien, ils ont le sentiment que finalement, la droite, on ne sait plus trop où elle est.

Et peut-être que ça a brouillé un petit peu les cartes. Maintenant, je souhaite effectivement que ma famille politique de la droite et du centre emporte le maximum d'élections municipales. Mais quand vous voyez les sondages à Nice, est-ce que vous dites que ça va valider la stratégie d'Éric Ciottini ? Une stratégie d'union des droites, une stratégie de se tourner vers le Rennes ? Je ne crois pas. Je pense qu'il y a dans le pays une attente forte d'avoir une offre politique de droite rassemblant la droite et le centre comme on a su le faire Jacques Chirac, comme on a su le faire Nicolas Sarkozy par le passé, même comme on a su le faire François Fillon quand il était notre candidat.

Parce que comme il n'y a pas cette stratégie visible, eh bien, il y a un certain nombre des lecteurs de droite qui, un peu dépités, peuvent se tourner vers autre chose que l'union de la droite et du centre qui pourrait être l'union des droites. Mais il y avait Jacques Chirac, il y avait Nicolas Sarkozy, c'était des figures de la droite. La droite, elle a besoin d'un chef. Aujourd'hui, c'est qui le chef ? Il a à être déterminé dans les mois qui viennent.

Il faut peut-être que tout le monde se mette autour d'une table, que ce soit Brutte Retailleau, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et se disent que nous sommes un moment de responsabilité et que soit la droite veut une simple roue de secours comme les M. Ciotti vis-à-vis de Mme Le Pen, soit la droite est l'héritière du général de Gaulle, soit la droite a une vision gaulliste des choses. Elle s'affirme, elle explique qu'elle est une des grandes familles politiques de ce pays, qu'elle compte et qu'elle n'a pas à être un supplétif de Mme Le Pen. Qu'est-ce que ça veut dire

50:45
Invité

se mettre autour d'une table ? Il faut peut-être

50:47
Présentateur

une fois les élections municipales, il faut effectivement se mettre autour d'une table, une fois les élections municipales passées, pour se dire que nous ne pouvons pas avoir 36 candidats à l'élection présidentielle pour représenter la grande famille politique de la droite et du centre, qu'il n'en faut qu'un et que celui-ci doit être déterminé soit parce qu'une personnalité se dégage grâce à des sondages et que moi, ça serait vraiment ma préférence. Dans le dernier sondage, la personnalité la plus haute, c'est Édouard Philippe. Écoutez, un an avant les élections présidentielles, on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer.

Je vous rappelle que Jacques Chirac était battu par Édouard Balladur haut la main. Donc c'est compliqué de l'être déterminé par les sondages. Ça veut dire que jusqu'à cet automne, jusqu'à cet automne, nous avons la nécessité de voir si effectivement une personnalité peut se dégager pour rassembler la grande famille politique de la droite et du centre. Et je préfère cette modalité-là que la primaire parce que la primaire, ça sert surtout à ceux qui veulent, qui aujourd'hui n'ont aucune chance d'être président de la République, de négocier un bon poste au gouvernement si on gagne et à se faire connaître.

Moi, je préfère un système dans lequel nous avons une personnalité qui se dégage et ensuite, les gens se rassemblent autour de cette personnalité et ça crée une dynamique. La politique, ce n'est pas de l'arithmétique, c'est de la dynamique. Il faut qu'une personnalité se dégage et que les gens se rassemblent.

52:04
Invité

Vous pensez que les LR aujourd'hui seraient prêts à s'aligner derrière quelqu'un qui n'est pas issu de leur famille politique et je pense à Edouard Fillon.

52:10
Présentateur

Mais je ne sais pas ou peut-être que c'est quelqu'un issu d'une autre famille politique de LR qui se rangera derrière quelqu'un qui est issu de LR. Pour le moment, le temps politique, c'est les élections municipales. Après ces élections municipales, il faut que les gens se mettent autour de la table et trouvent une solution pour qu'on ait un seul candidat. Mais vous redoutez que ces municipales, elles débouchent sur un éclatement des LR ? Parce qu'il y en a qui voudront aller vers le RN, il y en a qui, comme vous, voudront travailler à une candidature unique de la droite et du centre. Au moins, les choses seront claires peut-être.

Mais je ne le vois pas pour autant que beaucoup dans ces élections municipales. Il y a quelques cas un peu isolés. Mais je vois plutôt des gens qui ont envie de courir sous leur couleur. Un peu partout, à travers la France, tout de même, vous avez des listes. Combien il y a de listes RN ? 300 ou 400 listes RN ? Donc je pense qu'aujourd'hui, les gens ont plutôt envie d'être sous leur couleur. Et puis honnêtement, au municipal, c'est quand même assez rarement un débat d'ordre de politique politicienne. C'est souvent l'accompagnement de quelqu'un qui a envie de continuer ou pas.

53:08
Invité

Un dernier mot, Christelle ? Oui, il y a une ville où quand même, c'est des questions de politique politicienne, c'est Paris, où Rachida Dati n'est pas au niveau qu'elle l'espérait dans les sondages. Sarah Knafou a tendu la main. Est-ce que vous espérez une alliance entre Rachida Dati et Sarah Knafou pour l'emporter au second tour ?

53:23
Présentateur

Moi, j'aurais préféré, très honnêtement, qu'il y ait entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel un accord avant le premier tour pour partir dans une dynamique d'union. Elle a eu tort

53:39
Invité

de ne pas lui tendre la main plus tôt ?

53:41
Présentateur

Je ne sais pas. Les faits sont ce qu'ils sont aujourd'hui. Et peut-être aussi que les grands chefs, entre guillemets, auraient peut-être pu essayer de se mettre eux aussi autour de la table pour régler le problème de la première ville de France qui est un enjeu politique majeur. Et qui est l'objet d'une guerre des chefs entre Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Edouard Philippe ? Honnêtement, je n'en fais pas partie de cette guerre des chefs. Donc, vous leur poserez directement la question. Ça ne m'intéresse pas beaucoup. Mais ce qui comptera, ce sera le résultat.

Et si on avait fait la démonstration d'une vraie dynamique d'union, c'est sûr qu'on arriverait au soir du premier tour sans doute encore mieux. Mais je pense que Rachida Dati a toutes ses chances.

54:17
Invité

avec Sarah Knaffo. Pardon ? Vous ne vous opposeriez pas à une alliance avec Sarah Knaffo ?

54:21
Présentateur

Je ne suis pas favorable, non.

54:23
Invité

Mais vous n'y êtes pas défavorable. Ce n'est pas une rouge.

54:25
Présentateur

Ou alors je suis défavorable dans le sens où Mme Knaffo siège au Parlement européen avec l'extrême droite. Et comme aurait dit Arnaud Montebourg à un certain moment... C'est une rouge pour vous ? Pour moi ? Oui. Ah oui, je trouve que Mme Knaffo aujourd'hui a un problème de positionnement politique au Parlement européen et donc il faut qu'elle clarifie sa situation. Merci beaucoup. Merci Sébastien Martin d'avoir été notre invité la une de la dépêche C'est l'essence l'inquiétant de flamber des prix et on va continuer à parler des municipales évidemment notre page consacrée à cette élection c'est tout de suite.

Un jour du premier tour page spéciale consacrée aux municipales on vous emmène dans plusieurs villes pour voir les enjeux on ira à Pau François Bayroubrigue un troisième mandat on ira à Nantes ville dirigée par les socialistes pourront-ils la conserver sans la France insoumise on ira également à Marseille où la gauche dirige la ville mais le RN est en embuscade et avant de faire le point sur les dernières infos de la campagne Stéphane la une de nos quotidiens régionaux ce matin c'est cette inquiétude des Français autour de la flambée des prix du carburant combien de temps vont durer les hausses ?

Oui les mots qui reviennent le plus à la une de nos confrères des quotidiens régionaux c'est jusqu'où les prix de l'essence vont grimper vous le voyez à la une du télégramme ce matin vous le voyez aussi à la une de la montagne et vous voyez à la une du progrès que le prix du gasoil a dépassé les 2 euros le litre à la pompe dans le télégramme dans les pages du télégramme on voit que le gasoil atteint en moyenne 1,98€ le litre 1,82€ le litre de sans plomb un niveau élevé nous dit le quotidien breton la patronne d'une station service funistérienne indique dans ses pages qu'elle a dû augmenter ses prix de 20 à 30 centimes entre deux livraisons de pétrole donc forcément ça fait réfléchir les automobilistes à la pertinence de leur trajet ce sont les mots de Laurent interrogé par Paris Normandie à Montevilliers en Seine-Maritime un autre Sébastien préfère rouler à 120 km heure plutôt que 135 dit-il pour économiser du carburant alors jusqu'où ira cette hausse de prix la faute de la hausse de ses prix c'est la hausse du prix de référence le baril de Brent à cause de la guerre au Moyen-Orient donc tout dépendra des cours qui ont un peu diminué hier soir après la conférence de Donald Trump tout est très volatile mais Paris Normandie rappelle l'existence des réserves stratégiques évoquées par Sébastien Lecornu des stocks de pétrole un peu partout en France permettant de tenir 3 mois en cas de pénurie mais pour le moment pas de risque de rupture d'approvisionnement martèle le gouvernement ce sont les prix qui s'envolent alors un conseil de Paris Normandie regardez les prix à la pompe sur internet avant d'aller faire le plein pour repérer les stations les moins chères et on va suivre ce conseil allez on parle des municipales et on va faire notre tour de France des enjeux dans les villes on va à Pau bonjour Nicolas Robière merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef de la République des Pyrénées Nicolas Pau c'est bien sûr le fief de l'ancien Premier ministre François Bayrou est-ce que vous pouvez nous faire un point sur la campagne quelles sont les forces en présence ?

57:33
Invité

alors c'est une campagne qui ressemble un peu à celle de 2020 le Covid en moins c'est-à-dire qu'il y a en compte 7 listes 7 listes dont celle de François Bayrou qui lui a fait l'union dès 2014 pour prendre la mairie de Pau l'union au centre et à droite puisqu'il est allié avec LR à l'époque où c'était beaucoup moins le cas et ses alliés restent fidèles à l'ancien Premier ministre et au patron du Modem on a en face une gosse un peu moins divisée qu'avant Jérôme Marbeau qu'on avait déjà retrouvé il y a 6 ans au second tour lui conduit une liste PS PC Les Verts et d'autres formations comme l'après par exemple et puis on a une liste LFI et puis à l'extrême droite on a une liste Rassemblement National et deux électrons libres on va dire Philippe Paraou qui est un ancien proche de François Bayrou mais sans doute déçu et qui a lancé sa candidature et ensuite un autre électron libre qui s'appelle Pascal Boniface qui a été adjoint de l'ancienne maire socialiste Martine Yercassou puis de François Bayrou puis qui n'a pas participé au scrutin en 2020 donc c'est un premier tour assez fragmenté qui va a priori voir beaucoup de dispersion de voix et la question qu'on se pose c'est est-ce qu'on sera sur un duel comme la dernière fois une triangulaire voire une cadre angulaire avec LFI qui pourrait se qualifier comme le Rassemblement National c'est là la vraie question comme il n'y a pas eu de sondage sur Pau le suspense est entier là-dessus

59:08
Présentateur

Nicolas est-ce que François Bayrou est menacé ?

59:12
Invité

c'est un peu la question aussi c'est-à-dire que tout dépendra du corps du Rassemblement National à Pau il n'est pas très fort il reste relativement contenu il a choisi de lancer une jeune candidate de 26 ans Margot Taillefer et la question est de savoir si elle réussira à se qualifier pour le second tour auquel cas François Bayrou aurait des difficultés de réserve de voix l'autre question c'est de savoir s'il y a une envie de dégagisme à Pau vous savez que François Bayrou a fait 6 mois à Matignon ça n'a pas été 6 mois de tout repos mais à l'époque il a toujours dit qu'il souhaitait rester maire de Pau ce qui avait créé la polémique donc en fait peu de gens voient François Bayrou menacer cela dit il y a du suspense il y a du suspense notamment face à l'éparpillement des voix et également sur la question d'une triangulaire voire d'une cadre angulaire

59:58
Présentateur

Merci beaucoup merci Nicolas Rebière et on suivra cette élection à Pau avec vous avec la République des Pyrénées prise à la pompe en Béarn la facture est déjà salée c'est la une de votre journal merci beaucoup Nicolas Rebière d'avoir été avec nous on poursuit notre tour d'horizon des municipales on fait étape à Paris cette fois-ci vous soutenez hier plusieurs meetings Oui avec le meeting de la candidate LFI à Paris Sophia Chiquirou en présence de Jean-Luc Mélenchon le fondateur de la France Insoumise a appelé sur scène à battre je cite le fascisme mondain de la candidate reconquête Sarah Knafo elle était aussi en meeting hier au Dôme de Paris et elle s'est félicitée de sa progression dans les enquêtes d'opinion écoutez

1:00:35
Invité

Depuis mon entrée dans la campagne j'ai été la seule à connaître une dynamique Madame Dati n'a ni gagné ni perdu de voix c'est donc que j'ai apporté énormément de voix nouvelles à cette élection des abstentionnistes qui n'y croyaient plus des électeurs écœurés du spectacle politicien des électeurs du RN qui ont été convaincus par mon message toutes ces voix je peux les emmener à la victoire j'offre enfin la possibilité de la victoire de la droite à Paris

1:01:12
Présentateur

Sarah Knafo a aussi accentué la pression sur Rachida Dati pour fusionner les listes au second tour et réaliser l'union de la droite et de l'extrême droite une union qui est pour le moment exclue par l'ancienne ministre de la culture c'est ce qu'elle disait hier au Figaro elle appelle plutôt à voter ce qu'elle dit à voter utile pour elle elle l'a redit ce matin chez nos confrères de ici Paris écoutez

1:01:32
Invité

la question et l'enjeu est très simple est-ce qu'on veut encore cette gauche qui a détruit quand même Paris pendant toutes ces années et c'est la même équipe en pire vous avez vu le scandale du périscolaire c'est un scandale inédit le sujet c'est pas d'aimer ou pas d'aimer Dati c'est de pouvoir est-ce que vous voulez que ça change à Paris ou est-ce que vous voulez la même équipe en pire

1:01:52
Présentateur

et les élections municipales elles sont source de division à Mulhouse oui c'est raconté par l'Alsace ce matin les habitants de Mulhouse auront le choix entre 11 listes dimanche 11 listes c'est un record pour Mulhouse vous avez une multiplication notamment des listes de droite et du centre dont celle de la mer sortante la gauche unie hors LFI pourrait donc tirer son épingle du jeu raconte le quotidien ce matin mais la grosse inconnue à Mulhouse reste la participation en 2020 elle était très faible à cause du Covid mais en 2014 là aussi près de la moitié des Mulhouseens ne s'étaient pas déplacés aux urnes la mobilisation des électeurs pourrait tout changer conclut l'Alsace on traverse la France les résultats du premier tour ils sont aussi scrutés à Agen où toute la gauche LFI compris par Uni oui le quotidien le petit bleu dévoile ce matin un sondage qui donne le maire sortant Jean Dionys du Séjour soutenu par le Modem Horizon et LR assez proche du candidat de la gauche Laurent Bruno en cas triangulaire avec le candidat RN Sébastien Delbosque en cas de duel vous le voyez sur ce sondage qui s'affiche en cas de duel au second tour le candidat de la droite et du centre en sortirait vainqueur que ce soit face au candidat de l'union de la gauche ou au candidat RN Et ?

Et il y a un autre sondage Et un autre sondage On regarde ce matin qui est intéressant Auriane celui de Montauban qui est publié dans la Dépêche Montauban où Brigitte Barèche qui a occupé le fauteuil de mer pendant 25 ans avant d'être condamnée à de l'inéligibilité et qui a d'ailleurs rallié Eric Ciotti et bien Virgis Barèche elle pourrait voir son héritage politique voler en éclats c'est ce que nous dit le quotidien ce matin car le sondage est très serré il pourrait y avoir une quinquangulaire au second tour tout se jouera dans un mouchoir de poche vous le voyez qui s'affiche sur votre écran même chose en cas triangulaire là aussi les résultats sont très serrés vous pouvez trouver toutes les réactions des candidats des têtes de liste dans la Dépêche ce matin Merci beaucoup Stéphane pour ce point très complet on vous emmène au cœur de cette campagne direction Marseille la deuxième ville du pays à quelques jours du premier tour rien n'est joué dans la cité fosséenne en tête des sondages Benoît Payan le maire sortant de gauche se voit talonné de très près par le Rassemblement National et son candidat le député Franck Alizio une victoire du Rassemblement National ferait de Marseille la plus grande ville de France dirigée par l'extrême droite Clément Guillaume Marseille 880 000 habitants a basculé à gauche en 2020 après avoir été dirigé 25 ans par la droite Benoît Payan le maire sortant d'hiver gauche hors LFI est candidat à sa réélection mais il joue gros dans les derniers sondages il est au coude à coude avec le candidat du Rassemblement National la dernière semaine on continue on ne l'a chaud rien tomber aux mains du Rassemblement National c'est la première marche vers l'élection suprême c'est la première grande défaite de la République je le prendrai pour moi comme un échec personnel mais aussi un échec pour Marseille et pour la République il faut aussi une liste capable d'affronter les défis de demain capable de proposer des choses pas simplement d'être contre le Rassemblement National pas simplement de faire barrage même si je ne veux pas du Front National mais qui propose un avenir meilleur pour cette ville ce jour-là dans les allées du marché Michelet du 8ème arrondissement bastion historique de la droite marseillaise le député du Rassemblement National Franck Alizio candidat du parti à la flamme au municipal fait campagne auprès des habitants qui pour beaucoup semblent déjà convaincus

1:05:12
Locuteur non identifié

je vous souhaite une excellente journée merci beaucoup

1:05:15
Invité

je vous remercie sur vous merci de votre futur merci merci beaucoup à bientôt

1:05:20
Présentateur

il assure proposer une alternance politique réclamée par les Marseillais qu'il rencontre

1:05:24
Invité

on sent cette dynamique montée cette envie de changement cette volonté de changement cette prise de conscience des Marseillais que ça ne peut plus durer le terme qu'on entend la phrase qu'on entend le plus souvent sur le terrain c'est sauver nous sauver nous sauver Marseille remettez de l'ordre remettez de l'ordre de partout dans cette ville parce qu'avec l'ordre on aura de nouveau la prospérité et de nouveau cette joie de vivre ensemble et d'être heureux entre Marseillais

1:05:51
Présentateur

plus de 15 points derrière Franck Alizio et Benoît Payan dans les sondages la présidente de la métropole et du département Martine Vassal est la candidate de la droite et du centre quelques jours avant la journée internationale des droits des femmes elle organisait une soirée dédiée à celles qui la soutiennent

1:06:05
Locuteur non identifié

à Marseille

1:06:19
Présentateur

le second tour est déjà dans tous les esprits Franck Alizio a tendu la main à Martine Vassal en vue d'une alliance pour tenter de battre la gauche selon la directrice de campagne de la candidate à ce stade il n'en est pas question

1:06:29
Invité

nous sommes une équipe cohérente motivée et qui nous battons sur un programme qui est très clair pour les Marseillais avec une candidate qui a envie de faire bouger les lignes sur cette ville donc au soir du premier tour nous allons attendre de voir notre résultat et sa position a été très claire je me maintiendrai pour le deuxième tour la ville est très embouteillée

1:06:54
Présentateur

autre candidat marseillais qui pourrait se qualifier au second tour et jouer un rôle déterminant dans le résultat de l'élection Sébastien Delogu député de la France Insoumise

1:07:02
Invité

ce premier tour c'est comme une primaire à gauche et puis ensuite nous appelons bien évidemment tout le monde à gauche à faire union pour éviter justement que le Rassemblement National gagne cette ville mais il est clair que nous avons un programme de rupture qui va apporter des résultats concrets à une population leur redonner le pouvoir répondre aux besoins fondamentaux et aujourd'hui ce n'est pas le cas avec la municipalité actuelle donc c'est pour cela qu'aujourd'hui nous présentons une très belle liste qui est aujourd'hui vraiment représentative de la population mais aussi renouvelée c'est des personnes qui sont des gens qui font partie de collectifs d'associations et qui tiennent à bout de bras cette ville

1:07:43
Présentateur

le candidat insoumis appelle à l'union à gauche sans affirmer clairement qu'il se retirera au profit de Benoît Payan alors Marseille restera-t-elle à gauche ou au contraire deviendra-t-elle la plus grande ville de France dirigée par le Rassemblement National l'issue du vote devrait se jouer en grande partie dans les alliances et compromis pour le second tour et on regarde la liste de l'ensemble des candidats à la mairie de Marseille avec on le rappelle un mode de scrutin particulier les Marseillais qui vont voter deux fois ils doivent élire leur maire de secteur et pour la première fois ils auront donc un deuxième bulletin pour élire le maire de la ville et le premier tour on vous le rappelle c'est dimanche et on va analyser cette campagne à Marseille et dans bien d'autres villes bonjour Adélaïde Zulfi-Karpazik merci beaucoup d'être avec nous directrice générale du pôle société pour l'institut Ipsos BVA Pablo Piovivien bonjour merci également d'être avec nous Pablo rédacteur en chef de la revue Regards on a vu la campagne à Marseille Marseille ville actuellement dirigée par la gauche mais on le voit talonner très fortement Benoît Payan par le Rassemblement National

1:08:42
Invité

oui clairement le journaliste l'a dit on voit qu'il y a effectivement plutôt aujourd'hui un duel qui s'installe entre le maire sortant et le Rassemblement National mais je dirais que Marseille est à l'image de beaucoup d'autres villes françaises rarement un scrutin municipal a été aussi incertain si vous prenez les dix premières villes de France je pense qu'aujourd'hui aucun des maires sortants ou son dauphin annoncé n'est certain d'être élu ou de regagner sa ville et c'est assez frappant et donc Marseille le journaliste l'a dit très clairement tout va dépendre de ce qui se passe dans l'entre-deux-tours qu'est-ce qui va se passer entre Benoît Payan et la liste de LFI est-ce que Martine Vassal va accepter la main tendue de Franck Alizio et faire alliance avec le Rassemblement National elle a fait d'ailleurs cette sortie assez critiquée sur travail famille de patrie est-ce que c'était une manière d'exister par rapport au RN est-ce que c'était voilà mais aujourd'hui le jeu est très ouvert j'ajouterais quand même il y a des éléments qualitatifs que j'aime bien apporter pour donner un peu de nuance dans les sondages dans les intentions de vote on voit que Benoît Payan et Franck Alizio sont vraiment coup d'à-coude au premier tour

1:09:45
Présentateur

il y a une espèce de vote utile qui semble se dessiner dans les sondages avec Benoît Payan Franck Alizio haut et puis en dessous Martine Vassal et Sébastien Delogue

1:09:53
Invité

mais quand vous regardez par exemple des questions un peu plus d'opinion sur qui ferait un bon maire pour Marseille et d'après vous si telle personnalité était élue est-ce que ce serait une bonne nouvelle ou pas pour Marseille globalement quand même dans ces cas-là Benoît Payan fait la course en tête il est moins clivant ferait un bon maire pour Marseille c'est le cas seulement de 29% des Marseillais pour Franck Alizio donc ça dit quand même quelque chose à mon avis je ne m'avancerai pas plus que ça parce que tout va dépendre encore une fois de ce qui se passe dans l'entre-deux-tours mais ça dit quand même quelque chose de certaines lignes de clivage et de candidats qui peuvent être un peu plus clivants justement

1:10:28
Présentateur

Et ce qui va se jouer ça va se jouer aussi beaucoup dans l'entre-deux-tours aussi bien à droite qu'à gauche c'est vrai que là pour le moment on a Franck Alizio du RN qui est plutôt en dynamique alors que Martine Vassal la candidate du bloc central des Macronistes et des Républicains elle est plutôt dans une dynamique négative depuis le début de la campagne

1:10:46
Invité

Tout à fait et c'est à peu près la même chose de l'autre côté de l'échiquier politique vous avez Benoît Payan qui est en dynamique et puis Sébastien Delogu qui est quand même relativement loin derrière et c'est ça je trouve le plus marquant à Marseille comme dans beaucoup d'autres villes c'est cette partition finalement en deux il y a quand même

1:11:03
Présentateur

deux blocs qui s'opposent à In Fine mais c'est d'une part la gauche et d'autre part la droite et l'extrême droite c'est quand même important parce que ça c'est quand même une nouveauté et d'ailleurs on le voit Franck Alizio qui tend la main à Martine Vassal en disant viens on va faire ensemble on va diriger Marseille enfin on peut envisager éventuellement une cohabitation une alliance une fusion technique ou que sais-je comme vous l'avez rappelé Martine Vassal qui dit travailler famille patrie est-ce qu'elle l'a fait à dessein pour essayer de parler à Franck Alizio du Rassemblement National donc là il y a quelque chose qui s'est passé qui n'existait pas en 2020 et encore moins dans les scrutins précédents

1:11:46
Invité

c'est-à-dire véritablement une jointure

1:11:49
Présentateur

une réunion des droites de l'extrême droite et de la droite dite républicaine traditionnelle de la même manière à gauche il y a aussi enfin la gauche il y a toujours depuis les années 60

1:12:02
Invité

au second tour il y a toujours eu soit des désistements lorsque c'était pour les députés soit des fusions de listes ou des retraits de listes pour faire gagner la gauche là on voit que c'est un peu plus dur en ce moment il y a des tensions

1:12:18
Présentateur

le parti socialiste au niveau national qui dit on ne veut pas de fusion mais bon on va quand même voir au niveau local la France insoumise qui dit on veut des fusions techniques ça veut dire qu'elle acte

1:12:30
Invité

que sur le plan programmatique et sur le plan du projet il n'y a plus rien de commun avec le parti socialiste à Marseille je trouve que et Sébastien Delogu et Benoît Payan sont quand même dans une espèce de forme de conciliation c'est-à-dire que les deux laissent la porte ouverte enfin Sébastien Delogu de façon très claire a dit moi je ferai barrage au rassemblement national donc je veux bien m'allier avec Benoît Payan enfin il le sous-entend très fortement et Benoît Payan n'a pas non plus totalement fermé la porte donc on imagine qu'au second tour il n'ira plus mais vous imaginez une alliance

1:13:03
Présentateur

ou un retrait ?

1:13:05
Invité

On verra ça ça va dépendre

1:13:07
Présentateur

je pense énormément de ce qui va se passer au niveau national c'est-à-dire qu' ils vont voir je pense

1:13:13
Invité

qu'est-ce qui se passe dans les grandes villes qu'est-ce qui se passe à Paris qu'est-ce qui se passe à Toulouse qu'est-ce qui se passe à Lille et ils feront en fonction de ça aujourd'hui c'est compliqué parce que le retrait ils veulent des élus la France Insoumise ils en ont besoin parce que derrière ils veulent des sénateurs et ils veulent avoir

1:13:30
Présentateur

des petits groupes pour peser aussi localement alors après le problème c'est que s'ils intègrent sans faire partie de la majorité enfin ils intègrent la majorité mais ils ne font pas partie de l'exécutif ça veut dire que vous avez une partie de vos conseillers municipaux qui sont utiles pour faire voter par exemple des trucs comme le budget c'est quand même relativement important qui passent leur temps à vous taper dessus donc c'est assez compliqué en fait les fusions enfin les fusions de listes techniques moi je trouve ça un peu tendaxe pour des listes pour des listes municipales Ah et Autreville où il va se jouer des choses à gauche notamment peut-être dans l'entre-deux-tours c'est Nantes dirigée actuellement par les socialistes on va y aller bonjour Bruno Geoffroy merci d'être là rédacteur en chef de Presse Océan Bruno d'abord est-ce que vous pouvez nous faire un petit point sur les forces en présence à Nantes

1:14:17
Invité

la première chose qu'on peut dire c'est qu'on a une offre politique qui est assez large on a 8 candidats la seconde c'est qu'on arrive au terme d'un processus qui a été long avec une campagne qui a été longue non pas tant entre les 8 candidats parce que certains se sont déclarés ou ont constitué leur liste tardivement mais dans chacun des deux principaux camps à droite le candidat derrière lequel se sont rangés les républicains Horizon et Renaissance Fouc Chambard de Lov

1:14:48
Présentateur

n'est pas celui qu'attendait les personnalités locales de droite il s'est imposé il s'est imposé notamment au bénéfice d'une primaire

1:14:57
Invité

dont ses personnalités locales pour la plupart ne voulaient pas et qui a été décidée par les instances nationales il a remporté haut la main cette primaire il est aujourd'hui le candidat de la droite et d'une grande partie du centre et puis à gauche ça n'a pas été si simple que ça non plus parce que l'union entre les écologistes et les socialistes dès le premier tour ça n'avait pas été le cas en 2020 elle n'était pas gagnée d'avance c'est réalisé et puis du côté de LFI on a eu un début de campagne calamiteux pour des raisons de dissension personnelle et le binôme qui se présente aujourd'hui aux électeurs n'est pas celui qui avait commencé

1:15:33
Présentateur

la campagne Un petit mot on va revenir sur le second tour mais juste un petit mot peut-être Bruno sur les thématiques de campagne La sécurité

1:15:42
Invité

comme partout comme partout dans les grandes agglomérations peut-être encore plus un an qui traîne une mauvaise réputation en la matière et puis peut-être alors des thématiques qu'on retrouve partout mais en filigrane la question je crois de l'attractivité de la ville et là on voit pour reprendre un peu à propos qu'il y a d'être tenu on voit quand même clairement des propos il y a toute une gamme de nuances évidemment mais on voit des propositions qui sont plus à droite ou des propositions qui sont de gauche est-ce qu'il faut continuer à œuvrer pour l'attractivité de Nantes c'est une vraie question parce que ça pose des questions de logement ça pose des questions de transport et là on a des réponses de droite qui disent oui il faut continuer à œuvrer pour l'attractivité économique de Nantes et le développement de Nantes même si ça pose des problématiques et il faut gérer ces problématiques et puis on a à gauche des réponses mais encore davantage à l'extrême gauche qui disent il faut arrêter il faut s'occuper des Nantais du mal-être et pour faire du bien-être pour mieux vivre à Nantes en termes de logement et en termes de transport

1:16:42
Présentateur

On revient aux questions politiques Bruno vous nous en parliez Johanna Roland qui est la maire de Nantes et la numéro 2 du Parti Socialiste est-ce qu'elle a fi est une épine dans son pied dans la perspective d'un second tour ?

1:16:57
Invité

Oui sans doute sans doute il y a un caillou

1:17:00
Présentateur

alors est-ce qu'elle sera un petit caillou un gros caillou on verra ça dimanche soir d'abord parce que la situation pourrait ne pas être tout à fait la même enfin pas tout à fait ne pourrait ne pas être la même à droite et à gauche à droite on a un candidat RN qui est un candidat parachuté qui a fait une campagne assez effacée on a le sentiment nous en Loire-Atlantique que clairement le Rassemblement National fait davantage de Paris sur certaines communes du littoral que sur Nantes elle-même donc le candidat de la droite et du centre donc Fouchon-Bardelop peut espérer

1:17:30
Invité

raisonnablement ne pas avoir un candidat RN en situation de s'en maintenir au second tour à gauche c'est différent

1:17:37
Présentateur

parce que Nantes est une ville qui a élu deux députés à l'EFI il y a des vrais réseaux il y a un vrai relais et l'EFI

1:17:44
Invité

est très bien apporté dans la ville et donc le candidat de la France Insoumise William Oquan peut clairement raisonnablement ambitionner être en capacité de se maintenir et là qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait du côté de Johanna Roland qui est la numéro 2 du Parti Socialiste ? Qu'est-ce qu'on fait dans le contexte actuel avec des relations qui sont très tendues entre LFI et entre le Parti Socialiste ?

Et évidemment je fais alliance et je m'expose à une incohérence avec le discours national je m'expose évidemment à de fortes critiques locales je ne fais pas alliance et je prends le risque d'une triangulaire tout ça va sans doute dépendre alors ce sera la grande question dimanche soir et tout ça va sans doute répondre de l'écart qui séparera les deux principaux candidats

1:18:26
Présentateur

Merci beaucoup Bruno Geoffroy rédacteur en chef de Presse Océan pour ce point sur les municipales à Nantes et ces questions qui se posent autour des relations entre l'EPS et la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon en a parlé hier soir il était en meeting à Paris pour soutenir la candidate LFI Sophia Chikirou il a quelque peu tacler le parti socialiste on l'écoute

1:18:44
Invité

la décision du parti socialiste est d'une stupidité en même électorale et d'un danger politique absolu c'est la première fois qu'on voit une chose pareille ils ne veulent d'union ni au premier ni au deuxième tour nous nous avons des dizaines de raisons de ne pas avoir très envie de les voir mais par-dessus tout nous avons toujours été des êtres conscients nous avons réalisé un fait sans précédent dans l'élection de 2022 et de 2024 c'est l'union au premier tour

1:19:24
Présentateur

stupidité électorale danger politique absolu dit Jean-Luc Mélenchon est-ce que ces municipales vont être celles de la clarification voire de la rupture entre l'EPS et la France Insoumise

1:19:34
Invité

la rupture je ne sais pas parce que l'arbitre de toutes ces élégances ou de toutes ces inélégances ça reste les électeurs et on va voir ce que vont faire les électeurs on va voir si comme l'a rappelé d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon moi je rappelle en 2017 et en 2022 lorsque Jean-Luc Mélenchon se présente à la présidentielle la gauche n'est pas unie

1:19:56
Présentateur

mais les électeurs de gauche ont décidé qu'ils allaient tous voter comme un seul homme comme une seule personne plutôt pour Jean-Luc Mélenchon donc c'est pour ça qu'il fait 19% et puis en 2022 il fait 22% là il va s'agir un peu de la même chose c'est-à-dire qu'au bout d'un moment oui on présente aux électeurs de gauche différents candidats mais pour des raisons électorales parce que la question de l'union de la gauche ça existe ça existe plus au niveau effectivement des appareils

1:20:25
Invité

mais ça existe encore au niveau des gens qui votent à gauche au niveau des électeurs c'est eux qui vont décider si oui ou non par exemple on parlait de Nantes est-ce qu'ils vont dire bon ben il y a un risque que Nantes passe à droite donc même si nous avons plus d'affinités

1:20:41
Présentateur

avec le candidat de la France Insoumise nous irons voter pour Johanna Roland

1:20:45
Invité

parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche il en va de même d'ailleurs pour Paris c'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont peut-être

1:20:54
Présentateur

qui ont plus d'affinités avec Sofia Chikirou mais qui savent que pour battre Rachida Dati il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire donc voilà et ça c'est le peuple de gauche qui décide c'est pas Jean-Luc Mélenchon

1:21:06
Invité

Sofia Chikirou William Oquan ou les cadres du parti socialiste

1:21:09
Présentateur

Adélaïde est-ce que les électeurs de gauche ils sont encore dans cette logique d'union ou est-ce que depuis ces derniers mois les propos de Jean-Luc Mélenchon la rupture nationale entre le PS et LFI il y a désormais un électorat distinct entre le PS et la France Insoumise

1:21:23
Invité

c'est compliqué de répondre à cette question de manière radicale parce qu'effectivement la question du barrage républicain c'est quelque chose qui est quand même persistante et qui fait écho aux valeurs du peuple de gauche même si le peuple de gauche il est assez hétérogène et ça veut pas forcément dire quelque chose de très clair et il rejette

1:21:41
Présentateur

le cordon sanitaire anti-LFI le peuple de gauche

1:21:43
Invité

il le rejette pour partie encore une fois on peut pas je pense que ce serait un peu faire une erreur que de vouloir le caractériser de manière univoque en revanche ce qui est certain j'ai sous les yeux les chiffres de la dernière enquête électorale Ipsos BVS et des écoles d'ingénieurs qu'on réalise notamment avec le SEVIPOF et le Monde et quand vous regardez les résultats je rejoins complètement ce que vous avez dit sur le fait que in fine ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout ça et donc on peut avoir des stratégies de parti se dire on va faire des alliances techniques pas techniques des retraites etc in fine ce qui va être le juge de paix ce seront les électeurs et quand vous regardez aujourd'hui l'image de la France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon elle sait pour répondre à votre question quand même passablement détériorer ces derniers mois et ces dernières années aujourd'hui vous avez je vous donne ce chiffre 71% des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie 71% pour le Rassemblement National c'est 51% donc c'est vraiment aujourd'hui c'est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger c'est aussi LFI qui est jugé comme le parti qui attise le plus les violences là ça fait écho à la mort de Quentin Neuranc donc tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs et vous dire si bien sûr que certains électeurs par exemple du plutôt socialiste vont se dire au second tour l'alliance peut faire sens pour faire barrage au RN mais d'autres clairement vont être butés donc il va y avoir vraiment des vrais cas de conscience je pense chez ces électeurs qui dans l'isoloir vont se poser des questions pas simples mais encore une fois tout ça sera vraiment en fonction de ce qui se passe au soir du premier tour vous parliez de Paris par exemple je me dis que pour un électeur socialiste et pour par exemple favoriser la victoire d'Emmanuel Grégoire ce serait plus simple que Sofia Chikirou bute à la barre des 9,5% et ne se qualifie pas comme ça il y aura un report d'une partie de son électorat naturellement vers Emmanuel Grégoire que si au soir du second tour il faut parler alliance ou pas ça risque d'être vraiment compliqué et voilà et je pense que les électeurs vont se faire un peu des nœuds au cerveau

1:23:37
Présentateur

et on va parler de ces électeurs Adélaïde il y a eu une enquête du CIVIPOF les français sont majoritairement intéressés par cette élection municipale

1:23:45
Invité

très intéressés le chiffre c'est plus de 80% ce qui n'est pas vraiment une surprise parce qu'on sait depuis un moment que l'échelon local est l'échelon vraiment privilégié par les français d'ailleurs le maire dans cette même enquête est l'élu qui suscite le plus de confiance et d'ailleurs c'est le seul élu qui suscite encore une confiance majoritaire chez les français 69% alors qu'on est à 49% pour son député 30% pour le gouvernement et je ne parle même pas du président de la république donc il y a une confiance encore pour le maire et il y a presque je dirais un repli aujourd'hui vers ce qui est un peu une valeur refuge le local c'est un peu la sphère sur laquelle on se reprit dans un contexte à la fois national et international extrêmement anxiogène il ne faut pas perdre de vue que depuis la dissolution il y a deux ans les français expriment une fatigue politique inédite on était déjà dans un état de crise de confiance à l'égard des politiques qui se manifestent notamment à l'égard des chiffres de la participation qui sont quand même globalement sur une tendance baissière depuis 30 ans je dis globalement parce qu'il y a eu un sursaut lors des législatives mais on a vu depuis deux ans qu'avec la valse des premiers ministres et depuis là quelques mois l'épisode le feuilleton tragicomique du budget s'est venu vraiment enfoncer le clou et les français sont un peu mettent à distance le national se replient vers le local la question qui se pose c'est qu'est-ce que ces deux dernières années ont pu donner en termes de conséquences sur la participation est-ce que justement le fait local et sa force va être suffisante pour mobiliser les électeurs ou pas sachant que sans doute que la mobilisation sera plus forte là où il y a vraiment de l'enjeu on sait que les électeurs ont plus tendance à aller voter lorsqu'ils ont le sentiment que leur voix compte que les jeunes ne sont pas faits or on voit qu'il y a beaucoup de villes dans lesquelles c'est complètement incertain mais là on parle beaucoup des grandes villes il ne faut pas perdre de vue que dans les 35 000 communes françaises il y a une majorité de communes je crois 61% si je ne dis pas de bêtises où il n'y a qu'une seule liste 68%

1:25:33
Présentateur

qui effectivement peut faire chuter de facto la participation

1:25:37
Invité

on a un peu des élections à deux vitesses oui avec en plus c'est quand même important de le rappeler dans les villages de moins de 1000 habitants auparavant vous n'aviez effectivement souvent qu'une seule liste mais vous aviez la possibilité de barrer les noms

1:25:50
Présentateur

que vous ne vouliez pas voir ou éventuellement d'en rajouter et bien aujourd'hui ce n'est plus possible donc moi j'ai des amis de la famille en fait qui habitent dans ces petits villages et qui disent mais en fait à quoi ça sert d'aller voter puisque avant j'arrivais

1:26:02
Invité

puis je rayais ceux que je n'aimais pas et ceux que je voulais mais maintenant ça ne sert plus à rien donc ils ne vont juste pas aller voter en fait dans les villages de moins de 1000 habitants

1:26:09
Présentateur

où il n'y a qu'une seule liste donc ça fait ça à mon avis ça va aussi jouer sur la participation même si ce n'est pas la majorité des français qui habitent dans des villages de moins de 1000 habitants oui mais 68% des communes où il n'y a qu'une liste effectivement ça risque de jouer sur la participation

1:26:22
Invité

exactement forcément je ne vois pas pourquoi aller voter quand il n'y a qu'une seule liste

1:26:26
Présentateur

ça n'a pas beaucoup d'intérêt juste sur la moi je trouve aussi que quand même cette campagne a été écrasée en fait par énormément d'actualités nationales et internationales qu'on ne l'a pas

1:26:38
Invité

tellement vu exister alors peut-être je pense que là il y a des différences effectivement entre les grandes villes et les plus petites villes et villages

1:26:48
Présentateur

où il est plus facile en fait de faire une campagne locale sans avoir de grand chose à faire de ce qui se passe au niveau international mais si je prends des villes comme Paris, Lyon, Marseille enfin toutes les grandes métropoles ce qui s'est passé en Iran l'actualité internationale le budget le machin ça bloque tout et on ne parle que d'ailleurs les programmes par exemple à Paris on ne sait pas ce qui se passe en fait dans les programmes par contre on sait juste que Sophia Sikirou n'aime pas Emmanuel Grégoire et vice versa un dernier mot Adelaide parce que la sécurité ça reste quand même le premier sujet pris en compte par les électeurs

1:27:24
Invité

c'est devenu au niveau local le premier sujet ce n'était pas le cas en 2020 c'est un peu le cas depuis le début de cette campagne c'est ça oui complètement surtout dans les grandes villes dans les plus petites villes on est plus sur la question de l'accessibilité des services la question aussi de la mobilité on a quand même des disparités en fonction de la taille de la commune

1:27:42
Présentateur

merci beaucoup merci à tous les deux d'avoir été avec nous merci Pablo Pio Vivian et merci Adela X Zulfi Carpazic d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve évidemment demain pour continuer à suivre cette campagne des municipales on sera à J-4 très bonne journée à demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat