Le 5 sur 5 avec Alain Juppé ! - C à Vous - 17/10/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteÉludée
Bonsoir Alain Juppé. Au grand quiz du 5 sur 5, Anne Hidalgo et François Hollande avaient adoré. Griveaux ou Majoubi ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Alain Juppé, vous aviez vu ces images ?
- 4:39OuverteÉludée
Pourquoi ne pas dénoncer le traitement particulier qui nous est réservé ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez vu la permanence d'En Marche perquisitionnée ?
- 9:14OuverteRéponse directe
Est-ce que la mise en scène très sombre était volontaire de la part de l'Elysée ?
- 14:34OuverteRéponse directe
Le grand quiz du 5 sur 5. Vous avez le choix entre deux propositions.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:42Invité politiqueFait
« Moi, je pense que c'est inquiétant. C'est extrêmement inquiétant. »
- 2:56Invité politiqueFait
« C'est le contraire de tout ce à quoi je crois et peut-être de tout ce que je suis. »
- 3:20PrésentateurFait
« Le parquet de Paris a ouvert aujourd'hui une enquête, notamment pour menaces et violences sur les enquêteurs. »
- 4:42PrésentateurFait
« Notre démocratie est en danger. Derrière le sourire d'un Macron, il y a un nouveau type de régime qui se met en place. »
- 10:32Invité politiqueFait
« Depuis 17 mois, le Premier ministre et son gouvernement ont pris des décisions importantes et conduit des transformations profondes. »
- 13:13Invité politiqueFait
« Mes chers compatriotes. Je tenais ce soir à m'adresser directement à vous. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Alain Juppé8 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
≈ 3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir d'Elisabeth. Bonsoir Alain Juppé. Bonsoir. Et bonsoir tout le monde. Salut Maxime. Au sommaire ce soir. Au sommaire ce soir, mesdames, messieurs, Jean-Luc Mélenchon ne regrette rien. Emmanuel Macron dans le noir ou presque. Et puis vous aurez droit à Alain Juppé, c'est une chance. Au grand quiz du 5 sur 5, Anne Hidalgo et François Hollande avait adoré. Griveaux ou Majoubi ?
Davé ou l'homme ? Davé ou l'homme ? Peut-être l'homme. Parce que c'est l'homme.
Évidemment, Anne Hidalgo et François Hollande avaient répondu quasiment à toutes les questions. Vous allez le faire aussi, évidemment. Je ne sais pas, je ne vais pas anticiper. On verra, on verra. Le quiz dans un instant. Mais d'abord, aucun regret. Jean-Luc Mélenchon ne regrette absolument pas son attitude d'hier. On entendra le leader de la France Insoumise dans une seconde. Avant ça, il faut revoir ces images, les images de la perquisition chez lui, qu'il a entièrement filmé et diffusé en direct sur Facebook. Et surtout, les images de son arrivée au siège de la France Insoumise, images de nos confrères de quotidien, alors que les enquêteurs sont déjà là.
On n'est pas des voyous. On n'est pas des bandits. Ce n'est pas de la police que vous êtes en train de faire. Qui vous a donné cet ordre ? Je suis un parlementaire. Vous ne me touchez pas. La République, c'est moi. C'est moi qui suis parlementaire. Poussez-vous de là ou à moi cette porte.
Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens qui finissent par réussir à pénétrer dans les locaux du parti. Je rappelle que policiers et magistrats sont là pour enquêter sur les comptes de campagne présidentielle et sur des soupçons d'emploi fictif. Mais l'altercation se poursuit donc entre Jean-Luc Mélenchon et le représentant du parquet, entre Alexis Corbière et les policiers.
Je vous ai dit qu'il y a un policier qui est en train de vous. Allez, vas-y, essayez de vous pousser pour voir. Je ne touche pas. Je ne touche pas. Je touche pas. Allez, touche-moi pour moi. Touche-le. Touche-le. Mais pour qui ? Touche-le. Vous n'êtes pas le procureur, vous ? Un procureur avec un jouet de parole et un truc de police ? Oui, oui. Celui que vous n'êtes toussé. Qui ? C'est vous que je pousse ? Lui, là. Mais c'est un procureur, il ne fait pas la justice, là.
Alain Juppé, vous aviez vu ces images ? Je les ai vues. Alors on peut prendre ça à la rigolade en se disant que c'est un pétage de plomb. Moi, je pense que c'est inquiétant. C'est extrêmement inquiétant. Voilà un responsable politique qui prétend exercer des responsabilités au plus haut niveau. Il était candidat à la présidence de la République et qui est totalement incapable de se maîtriser. C'est grave. C'est inquiétant. Quand on fait dans la démesure en permanence, il n'y a pas de limite. C'est le contraire de tout ce à quoi je crois et peut-être de tout ce que je suis. Je fais dans mon livre, pardon, l'éloge de la modération qui n'est pas une facilité. Et ça, c'est facile.
On se lâche, on fait n'importe quoi, etc. La modération, ça demande de la discipline, du contrôle de soi, de la maîtrise de soi. Et on en a besoin par les temps qui courent. Et alors, ce qui devait arriver à Riva, le parquet de Paris a ouvert aujourd'hui une enquête, notamment pour menaces et violences sur les enquêteurs. La France Insoumise, elle, a déposé quatre plaintes. Le parti explique que plusieurs de ses membres ont été blessés hier. Ce matin, Jean-Luc Mélenchon était sur BFM face à Jean-Jacques Bourdin. Il a d'abord semblé un peu minimiser la violence des images que l'on vient de voir.
Vous avez été molesté hier ? Moi, non. Non, non. Honnêtement. Non, honnêtement. Bon, le ton est monté. Oui, je suis un Méditerranéen, je bouge beaucoup les bras, et vous aussi, et les yeux et le reste, et je me fâche.
Je suis Méditerranéen, je bouge beaucoup les bras, et je me fâche, mais je n'ai aucun regret.
Vous n'êtes pas au-dessus des lois. Mais personne n'a dit qu'on était au-dessus de la loi. Nous avons le droit. Non, non, vous, Bourdin, vous allez vous calmer, parce que je n'ai jamais dit ça. Il y a une volonté d'intimidation. Nous sommes traités comme un gang de malfaiteurs, chez qui on arrive, on ne fait pas ça au chef de la drogue. Est-ce que vous regrettez ? Vous ne vous regrettez pas de me parler comme ça ? Vous êtes journaliste, ou vous faites le service après-vente ? Est-ce que vous regrettez ? Non, je ne regrette rien. Ça veut dire quoi, ça ? Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire, là ? Dites-moi. Pourquoi je vais regretter un comportement ? Qui vous êtes, M. Bourdin ?
Je vous demande. Pourquoi regretter, dit Jean-Luc Mélenchon, et surtout, pourquoi ne pas dénoncer le traitement particulier qui nous est réservé ? Ça, c'est l'argument qui est répété en boucle depuis hier par les soutiens de Jean-Luc Mélenchon. On pense que c'est un vrai problème pour la démocratie. Notre démocratie est en danger. Derrière le sourire d'un Macron, il y a un nouveau type de régime qui se met en place. Les comptes de campagne d'Emmanuel Macron, il y a des irrégularités que la Commission a mis à jour. Est-ce que vous avez vu la permanence d'En Marche, le local d'En Marche perquisitionné ? Bien sûr que non.
Aucune perquisition à ce jour, ni à République En Marche, ni au domicile de M. Castaner. M. Bédala, sa perquisition, il a tellement été prévenu qu'il a pu retirer les dossiers. Il a été prévenu la veille, qu'il a eu le temps sans doute de vider un coffre-fort dont certains nous disent qu'il avait à l'intérieur peut-être de quoi faire tomber l'État. Ils sont arrivés devant son domicile, c'est fermé, on revient demain et entre-temps, le coffre-fort qui était à l'intérieur avait été nettoyé. Vendredi dernier, madame, sur le site de la France Insoumise, de notre propre chef, nous avions publié l'intégralité de nos comptes de campagne. On n'a aucun problème. Tout est public.
Alors il y aurait mille choses à dire sur ce que l'on vient de voir parce que plusieurs affaires sont mélangées. On peut dire par exemple que des perquisitions ont eu lieu jusqu'à l'Élysée dans l'affaire Benalla, que les enquêteurs sont aussi allés, toujours dans cette affaire, au siège de La République En Marche, que pour les mêmes soupçons que la France Insoumise, soupçons d'emploi fictif, le siège du FN a bien été perquisitionné, le domicile de Jean-Marie Le Pen aussi. J'ai payé, moi. Vous avez payé aussi. Et je ne me suis pas comporté comme ça. Vous avez subi des perquisitions à l'époque ? Non, pas personnellement. Mais il y a eu des perquisitions dans beaucoup d'autres cas.
Enfin, ce qu'on vient de voir était insupportable. J'ai déjà dit ce que j'en pensais. Je ne vais pas m'attarder. Alors, je le disais, le domicile de Jean-Marie Le Pen a été perquisitionné aussi. Pas celui de Marine Le Pen, c'est vrai. Bref, chaque enquête est un cas particulier. C'est ce que disent tous les magistrats. Qu'importe pour Jean-Luc Mélenchon, d'après lui, on vient d'assister à une énorme opération de police politique. Mais là, il y a une chose qui interpelle. Vous vous souvenez du discours de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle au moment où François Fillon et Marine Le Pen avaient affaire à la justice ? C'était en mars 2017.
Celui-ci qui ne veut répondre de rien, qui appelle à l'émeute contre la justice. L'autre, Mme Le Pen, qui refuse les convocations et montre du doigt les fonctionnaires de police qui veulent l'intercepter. Mais en bonne mine. Je n'ai pas d'autre choix que de faire confiance à la justice. Si je n'en suis pas content, on change les lois.
Le discours a légèrement changé. Évidemment, toute cette politique a encore fait vibrer cet après-midi les murs de l'Assemblée. Une scène à vous montrer ce soir. Le patron du PS, Olivier Faure, est sale des quatre colonnes. Il répond aux journalistes quand derrière lui passe Alexis Corbière.
Mais ce n'est pas une question de solidarité, c'est une question... Je pense que les Français, quand ils nous regardent, ils se disent que la politique ne peut pas être au-dessus de la loi. Et que même un président de groupe, même un patron de parti, etc., quand il y a une enquête judiciaire qui est en cours, eh bien, ce n'est pas possible de faire autrement que de dire que nous sommes comme tous les Français. On ne peut pas être à la fois...
On a vu que quand c'est M. Benalla, lui, il a le droit... Mais ça, je suis d'accord avec toi.
Il y a un seul principe et c'est le même pour tous. Mais avec ce gouvernement, je n'ai plus confiance. Oui, mais moi non plus, je n'ai pas confiance au gouvernement. Simplement, je dis ce que je veux, si ça ne me permet. Là-dessus, tu as raison. Ce que je dois dire, je suis un vrai insoumis. Donc, je ne me soumettrai pas plus à toi qu'à d'autres.
Voilà, ça c'était. Hier, donc, et toujours à l'Assemblée, mais cet après-midi, cette fois, et dans l'hémicycle, Édouard Philippe, une nouvelle fois interpellé par la France insoumise, le Premier ministre qui était resté assez mesuré hier. Là, les choses ont changé le ton aussi. Il se trouve qu'entre hier et aujourd'hui, j'ai vu des images dont je veux vous dire, M. le député, qu'elles m'ont choqué. Les images que j'ai vues étaient d'une très grande violence. D'une très grande violence à l'égard de fonctionnaires de police qui exerçaient leur mission. D'une très grande violence à l'égard de procédures qui ne relèvent pas du gouvernement.
Tous ceux qui ont été mis en cause et qui parfois ont vu, je le reconnais, leur honneur mis en cause. Tout cela, tout cela, me semble-t-il, ont systématiquement gardé à l'égard des forces de police et à l'égard de l'institution judiciaire, un très grand calme. Et voilà pour la réponse cet après-midi d'Édouard Philippe.
Dans le 5 sur 5 ce soir, une question qui nous obsède depuis hier.
Mais oui. Pourquoi cette mise en scène aussi triste hier soir à l'Elysée et surtout cet éclairage ? On distingue à peine le président dans la pénombre. J'exagère un peu, je suis d'accord, mais il y a un vrai problème quand même. C'est sombre. Le cadrage est étrange, il laisse apparaître les fiches raturées d'Emmanuel Macron devant lui. On était obsédés par ça. Pourquoi ? Qui aurait l'idée d'éclairer cet avou de cette manière-là ? Ça donnerait à peu près ça pour ceux qui sont chez eux. On a du mal à le voir ici, c'est sympa. Pourquoi cet éclairage ? Je ne vois pas tes fiches. Oui, là je ne vois pas mes fiches.
Comme nous ne reculons devant rien, nous avons posé cette question au porte-parole du gouvernement.
Bonjour M. Griveaux. Je voudrais revenir sur le message télévisé diffusé par le président de la République hier. Est-ce que la mise en scène très sombre était volontaire de la part de l'Elysée ? Ou alors est-ce qu'il n'y a pas assez de lumière à l'Elysée ? Est-ce que vous pouvez m'éclairer sur ce point ? Les propos éclairés d'un président éclairant devraient suffire à illuminer votre soirée d'hier. Et vous savez, je veux bien qu'on s'en tienne à des questions d'éclairage. Moi je m'attache essentiellement au fond et à ce qui a été dit hier.
Voilà pour la réponse officielle et plutôt habile du porte-parole du gouvernement. Non, mais sauf que Paris Match a enquêté sur les coulisses de cette allocution crépusculaire. Match explique que tout a été improvisé hier après-midi vers 16h à l'Elysée. L'Elysée qui demande à un caméraman de TF1 à la dernière minute de s'y coller. Emmanuel Macron refuse le prompteur. Ses notes lui suffisent. Première prise avec derrière lui la fenêtre ouverte. Les conseillers du président la trouvent ratée. Deuxième prise trop longue. La troisième est encore plus longue. Elle fait 12 minutes mais ce sera la bonne.
Et apparemment, toujours d'après Paris Match cet après-midi, personne à l'Elysée à ce moment-là ne visionne les images qui sont donc envoyées telles quelles à toutes les chaînes. C'est trop sombre mais c'est trop tard. Nous aussi, nous avons mené l'enquête et nous avons une autre explication à ces soucis d'éclairage. Je pense qu'on tient à quelque chose.
Depuis 17 mois, le Premier ministre et son gouvernement ont pris des décisions importantes et conduit des transformations profondes. Qu'il s'agisse de l'école, de l'université, de l'apprentissage, du travail dans nos entreprises.
Mais c'est bon, ça devient casqué.
Ça vaut ce que ça vaut. C'est une courrie de l'équipe du 5 sur 5 cet après-midi. Des petits soucis d'éclairage et de mise en scène. Ce n'est pas la première fois à l'Elysée. On en a parlé ici, cette image par exemple, cette image figée, bancale pour la promulgation de la loi sur la moralisation de la vie politique. Même image un peu bancale aussi. Benjamin Griveaux obligé de plier les genoux, on s'en souvient, pour être à la même hauteur que le président de la République alors qu'il fait une bonne tête de plus que lui ou à peu près. Mais oui, il y a des vrais soucis audiovisuels, des soucis de mise en scène, c'est vrai.
En revanche, hier soir, pour ce qui est du texte, je ne sais pas si vous avez repéré ça, gros effort, c'était truffé de discrètes références littéraires. Truffé, nous, on en a repéré 4.
Une nation qui se tient par mille fils tendus. Nous ne sommes plus autant innocents où l'on parlait de la fin de l'histoire et du tragique. Ceux qui ne voient pas, ce qui est en train de se passer partout autour de nous, décident implicitement d'être les somnambules du monde qui va. Je ne m'y résous pas.
Ce n'est pas la bonne référence pour les somnambules ? Les somnambules, c'est un livre d'histoire d'un historien qui s'appelle Clark qui porte sur la guerre de 14 et qui explique l'aveuglement des grandes puissances d'avant la guerre de 14 face à la montée des périls. Et celui-là est visuellement aussi sur la guerre de 14. Peut-être une petite confusion de notre part. Alors cette séquence d'hier soir, elle nous en a quand même rappelé une autre. 5 décembre 1995, allocution officielle du Premier ministre français Alain Juppé, alors qu'une bonne partie de la France est paralysée par les grèves.
Admirer le parallélisme des formes, même décor derrière, même mise en scène minimaliste, un homme, une caméra, c'est vrai qu'il y a beaucoup plus de lumière pour vous, un homme seul avec ses notes sur la table. Mais il y avait quand même, pardon, il y avait eu un bug, je ne sais pas si vous vous en souvenez, un bug, mais alors dès la première seconde. Mes chers compatriotes, j'ai souhaité ce soir vous parler personnellement. Le petit bug est passager, c'est peut-être la même équipe qui n'a pas bougé, mais si l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron hier nous a rappelé la vôtre, c'est aussi parce que les mots n'ont pas tellement changé.
Vous allez voir ça, 23 ans séparent ces deux allocutions.
Mes chers compatriotes. Mes chers compatriotes. Je tenais ce soir à m'adresser directement à vous. J'ai souhaité ce soir vous parler personnellement. Depuis 17 mois. Depuis 6 mois. Le Premier ministre et son gouvernement ont pris des décisions importantes. Nous avons marqué quelques points. C'est pour cela que je demande au gouvernement d'agir. Il y a donc urgence à agir et je voudrais que vous en soyez convaincus. Poursuivre les transformations dont notre pays a besoin. La France a besoin de réformes. Nous ne sommes pas 66 millions d'individus séparés, mais bien une nation qui se tient par mille fils tendus.
Et nous réussirons si nous retrouvons entre nous, Françaises et Français, ce lien, cette fraternité qui font notre force. Il ne faut pas dresser les Français les uns contre les autres. Il vous a tout piqué. J'espère que ça se terminera mieux pour lui que pour moi. C'est une bonne remarque. Vous êtes plus jupéiste que vous ne le pensiez ? Peut-être. Moi, j'étais dans le train hier soir, j'arrivais de Bordeaux, donc je n'ai pas vu cette émission. On vous l'a résumé. Grâce à moi, Yann Bord. On l'a un peu tordu, mais bon. J'en viens à la Juppé. Mais oui, ce rendez-vous que vous attendez avec une certaine impatience depuis le début de cette chronique, je le fais. Le grand quiz du 5 sur 5.
Je vous rappelle le principe, vous avez le choix entre deux propositions. C'est extrêmement facile. Par exemple, si on prend le foot, vous êtes plutôt Griezmann ou Mbappé ? Dans l'actualité immédiate, c'est Mbappé qui tire la corde. Ok, très bien. Zizou ou Dugarry ? Tous les deux sont passés par Bordeaux. Les deux étaient à Bordeaux. J'aime bien les deux.
Il faut choisir.
Dugarry. Allez, Dugarry. Cap Ferré ou Arcachon ? Ça, j'ai déjà dit ça dans le livre. Osgore. Osgore, oui. Sarkozy ou Fillon ? Joker. Joker, il y en a beaucoup alors pour les suivantes. Sarkozy ? Je ne savais pas. Sarkozy ou Hollande ? Sarkozy. Sarkozy. Celle-là, je l'aime bien. Juppé ? J'étais bédiste de Sarkozy. Juppé ou Claudette ? Le Juppé. Le Juppé, très bien. J'ai gardé de bonnes relations. Malgré tout. Je vois Anne-Marie Coudert en milieu qui est intéressée dans mon gouvernement, d'ailleurs. Laurent Wauquiez ou Marine Le Pen ? Les Wauquiez, quand même. Quand même. Pourquoi quand même ? Oui, Wauquiez. Enfin bon, Wauquiez.
Avec des réserves.
Alain Juppé, vous le préférez avec ou sans clope ? J'ai arrêté de fumer au Canada. J'aimais bien fumer le cigare, mais là-bas, interdit à la maison, interdit à l'université où j'enseignais, interdit dans tous les lieux publics, et rester la rue. À partir de moins 25 dans la rue, j'ai arrêté de fumer. Et depuis, je suis resté sur cette ligne-là, donc sans cigare. J'en ai une autre. Chirac ou De Gaulle ? Bon, écoutez, c'est pas la même catégorie. Les deux, j'ai une vélération pour le général De Gaulle, et j'ai une profonde amitié, un profond respect pour Jacques Chirac. Là, je choisis pas. Promotion De Gaulle, ENA 1970, je ne me trompe pas. Oui, c'était mon premier combat politique.
Est-ce que vous vous souvenez de Jean-Pierre Lemoyne ? Euh... Oui ? Non. Non ? Vous savez qui est Jean-Pierre Lemoyne ? Il était dans votre promo. Je sais qu'il sait aujourd'hui, je l'apprécie beaucoup, mais il était dans mon promo. Effectivement, c'est mon premier combat politique parce que...
De faire nommer cette promo Charles De Gaulle.
Oui, parce que... Il m'en parle souvent, ce que c'est mon père. C'est son papa ? Un de mes amis, c'était Jérôme Clément, avait lancé comme proposition commune de Paris. Il n'a pas échappé que c'était en 1970. Et je me suis battu pour Charles De Gaulle et j'ai gagné. Voilà. Et Jean-Pierre Lemoyne, c'était donc le papa d'Elisabeth. Et voilà.
Mais oui ! J'ai bien compris que vous n'avez...
Il me parle souvent de vous. Jean-Pierre, mon secrétariat, ils ne font pas leur boulot. Et voilà.
Il me parle souvent de vous et de Jean-Cierre Espineta aussi, Louis Gallois.
J'en ai encore deux petites comme ça. Bordeaux ou Grenat ? J'avoue que la différence était nue. Mais ça nous a fait rire tout l'après-midi. Oui, voilà. Écoutez, il n'y a pas photo. Et alors, à propos de Bordeaux, je vais essayer de rien renverser. J'ai ici... Ah non, ça je ne choisis pas là. Deux verres. Non, non, non. Allez, allez, allez, allez. Deux verres face à vous. Est-ce que vous savez faire la différence ? Non. Entre un Bordeaux et un autre ? Je n'ai jamais fait de... Ah bon ? De peste à la vague. Parce que je me plante à tous les coups quand j'en fais. Allez-y. Je vais me goûter quand même. Alors ça va être en rentaine. Mais il y a des Bourgognes qui ressemblent à des Bordeaux.
Attention, hein.
Est-ce que ça, ça peut être un Bordeaux ?
On va le faire. Il faut qu'on rende l'antenne. Il faut qu'on rende l'antenne, Alain Juppé.
Très difficile. Allez, celui-là, Bordeaux. Raté, c'était l'autre.
Et bien, on se quitte sur cet échec. Merci beaucoup, Alain Juppé. Dictionnaire amoureux de Bordeaux. C'est un délice à déguster. Et pas à l'aveugle. Merci beaucoup, Alain Juppé. Je viens de perdre un grand nombre de... Ah oui, désolé. Dans un instant, la top de 7 à vous. Deux grands champions. Christelle Bruyat, qui vient d'être sacrée meilleure pâtissière au monde. Sa spécialité, une pomme soufflée qu'elle a acceptée de nous faire goûter ce soir. À ses côtés, Miguel Jérémias, l'un des plus grands sportifs français. Il a tout gagné et sa vie est un combat. C'est son deux destins très inspirants. A tout de suite pour le dîner de 7 à vous. Merci beaucoup, Alain Juppé. Merci à vous.
Alain Juppé