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videoyoutube.com· 9 juillet 2026

Quoi qu'il en coûte : “On nous reproche ce qu’on nous a réclamé de faire” (Sabrina Agresti-Roubache)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Sabrina Agrestier-Roubache, est-ce que vous êtes favorable au gouvernement à cette taxe sur ces bénéfices exceptionnels présentés par Total Energy ? Alors déjà plusieurs choses, dire que le gouvernement avec le Premier ministre avait dit et porte quelque chose d'assez clair et le Premier ministre il me semble avait été d'une clarté limpide sur les profits de guerre. Rappelez-vous on en parle toujours des profits de guerre.

Déjà prendre le sujet par plusieurs étapes, nous n'avons pas de problème de volume, on a un problème d'acheminement. Là je parle de la polémique sur la pénurie. Voilà absolument.

Pas de problème pour l'instant de pénurie. Non, non, et puis rappelez-vous que la France avait débloqué quand même 200 millions de barils de nos stocks stratégiques. Mais les Français eux ont un problème pour remplir leurs réserves, ça coûte de plus en plus cher.

Vous avez donné le prix du Brent absolument, ces 126 dollars ça a baissé effectivement, j'ai regardé tout à l'heure. Et donc qu'est-ce qu'il faut utiliser ? Quand vous regardez l'État, j'ai vu aussi le procès qui nous a été fait sur les 170 millions, entre guillemets, de profits qu'aurait fait l'État.

Mais vous savez que la crise, donc ce qu'il se passe, la guerre au Moyen-Orient coûte à l'État 6 milliards. Ça n'a échappé pareil à personne, mais je pense que c'est bien pour nos concitoyens de le répéter. C'est-à-dire faire des aides ciblées.

Vous savez, on a été dans un moment, on se rappelle très bien de la crise Covid, où tout le monde réclamait beaucoup d'aides. Nous avons fait le quoi qu'il en coûte, c'est le président de la République qui décide et qui dit je ferai le quoi qu'il en coûte pour sauver notre économie. Et je vois en même temps, quand on décide, puisqu'on a l'expérience du Covid, de faire avec le gouvernement, et donc sous l'impulsion du Premier ministre, des aides ciblées pour les gros rouleurs, les pêcheurs, j'entendais aussi pour certains commerçants artisans, parce que selon les lieux où ils se trouvent notamment en ruralité, parce qu'on parle de ceux qui utilisent le plus leurs voitures.

De l'autre côté, c'est un groupe, j'entends ce que dit Olivier Faure, donc ça c'est le sujet du PS qui va porter son projet de loi, ça c'est PL, comme on dit. C'est pas le vôtre. Ah non, c'est celui du Parti Socialiste.

Oui, mais je veux dire, vous n'êtes pas forcément favorable, vous n'étudiez pas la question du surtaxe, du taxe sur ses profits. Je vais vous dire ce que je crois. J'ai été parlementaire, j'ai été députée, je suis toujours conseiller régional, et je suis ministre maintenant.

J'attache beaucoup, beaucoup d'importance au débat parlementaire. Je ne crois pas que ce soit à l'exécutif de pouvoir dire au groupe, quelle que soit la couleur du groupe, quel que soit le positionnement du groupe, ce qu'il doit faire ou ne pas faire, porter ou pas porter. Laissons le débat parlementaire se faire sur la taxe des super profits, parce que c'est aussi un sujet pour nos concitoyens, pour les Françaises et les Français.

La réalité, c'est celle-là. Vous ne trouverez jamais 100% des Français qui sont d'accord à peu près sur tout. Je pense que si le PS porte cette loi, et vous l'avez entendu, la loi ne saurait être, elle ne peut jamais être rétroactive.

C'est une évidence. De l'autre côté, moi je regarde surtout le débat qu'on a fait, le procès qu'on a fait à l'État, en disant « Oh, vous avez réussi à quand même avoir 170 millions en plus dans vos caisses » et le gouvernement répond « C'est 6 milliards que l'État a décaissé pour subvenir, justement, et pour encaisser le choc de la crise. » De l'autre côté, le vrai débat sur les super profits, je ne crois pas qu'il faille, comme toujours, réagir sous le coup de l'émotion.

Quand on fait les choses, vous savez, c'est faire des choses sous le coup de l'émotion, c'est-à-dire de manière juste conjoncturelle, je ne crois pas que ce soit une solution. Si vous voulez avoir mon avis...

Donc si je comprends bien, c'est un débat sur cette taxe pour les super profits. C'est une PPL portée par les parlementaires, bien sûr. Au Parlement, pas à l'exécutif.

Ah, ce n'est pas à l'exécutif de venir dire à Olivier Faure, au PS, qui porte cette PPL, ce projet de loi...

Non, mais vous pourriez dire « On y est favorable, pas favorable... » Moi, je vais vous dire, le gouvernement a été clair.

Il me semble que la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, l'a dit très clairement. Il n'y aura pas un euro, de l'État en tout cas, fait sur le dos des Français. Et là, vous parlez d'une société de banque privée totale.

Et quand même, Fourny est une entreprise importante, fournit quand même un service d'intérêt général. Donc moi, j'appelle plutôt à la discussion et à la concertation. Et monter...

Non, mais être au-dessus, c'est-à-dire pas dans l'émotion. On ne fait pas les choses...

Vous savez, plus vous les dépassionnez, plus vous arrivez à un bon résultat. Mais il y a un côté passionnel...

Qui sert les Français ? Il y a un côté passionnel, évidemment. Bien sûr, on parle de nos voitures.

Voilà, exactement. On parle de nos voitures. Ça coûte cher, alors sans faire du total bashing, pour reprendre les éléments de Maude Bréjean.

Mais est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a un décalage très important entre ces super profits et le quotidien des Français ? Alors, là, vous parlez du coût de la vie. Vous voyez, on parlait, j'ai entendu tout à l'heure dans votre cours journal, On parle de l'inflation.

Il me semble bien qu'à chaque fois, à chaque fois, que nous avons un sujet d'inflation, d'augmentation du prix de l'électricité, on a eu à le gérer, on avait fait les chèques énergie à l'époque. À chaque fois, vous voyez, là, on a une crise au Moyen-Orient sur le prix à la pompe. Donc, on s'en occupe.

Je pense très sincèrement qu'il est...

Ce n'est pas bon pour la classe politique, globalement, de toujours réagir sous le coup de l'émotion. Vous savez, on nous reproche, et je vous le redis, je continuerai à le répéter parce que c'est la vérité, on nous fait le procès, regardez, sur nos comptes publics, sur le quoi qu'il en coûte, qui a coûté 600 milliards. Est-ce que vous pensez que maintenant, le Premier ministre, le gouvernement que nous sommes, et je vois, encore une fois, comment se comportent les uns et les autres, on nous reproche exactement ce qu'on nous avait réclamé de faire.

Nous l'avons fait. Et maintenant, on nous dit, ah, mais vous avez creusé le déficit. Je rappelle quand même, à tout le monde, la situation de discipline budgétaire dans laquelle nous nous trouvons.

Et vous mentiriez aux Français de leur dire que, un, les baguettes magiques, ça existe, et de deux, que tous les problèmes peuvent être réglés et sont décorrélés de la situation internationale. Le Président de la République l'a suffisamment dit. Donc, la réalité, c'est que maintenant, on adapte les aides, comme on dit, au cas par cas, et c'est important d'entendre.

Et de l'autre côté, encore une fois, nous n'avons pas de problème de volume sur, on va dire, l'essence, et on a vraiment un problème d'acheminement. Ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz l'explique, et ça vient de là. Encore une fois, ça va durer.

Et c'est pour ça que j'appelle à dépassionner le débat, et plutôt à prendre des mesures long-termistes, plutôt que de prendre des mesures coup par coup et sous l'émotion. On a compris votre message, Sabrina, à Grécy Roubache. Autre polémique qui agite les Français.

C'est un débat typiquement français, c'est le 1er mai. Je vous propose d'écouter Maud Bréjon, qui était l'invité de TF1 ce matin, la porte-parole du gouvernement, qui a expliqué qu'aucune directive n'allait être donnée à l'inspection du travail. Le gouvernement, quel qu'il soit, ne donne pas de directive à l'inspection du travail.

L'inspection du travail est indépendante, elle est construite pour ça. Pour autant, nous, on fait confiance au bon sens. Dans un premier temps, on a proposé hier, en Conseil des ministres, on a présenté un projet de loi qui permettra de clarifier la situation pour les fleuristes artisanaux et les artisans pâtissiers, boulangers, là encore artisanaux.

Pas d'instruction, mais vous espérez qu'ils entendent le message ? Pour sécuriser les choses définitivement, et nous faisons confiance au bon sens des uns et des autres. Alors, Madame la ministre, la porte-parole du gouvernement dit qu'elle veut clarifier la situation.

Ça ne semble toujours pas très très clair au sujet de ce qui est passé demain, mais juste parce qu'au sein du gouvernement aussi, il y a une petite cacophonie. Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, il est intervenu en Conseil des ministres, et il a dit que ce jour férié, il est important, il l'a qualifié de Noël des ouvriers. Alors vous, Sabrina Agristi-Roubach, quelle est votre position sur ce 1er mai ?

Alors, la position, la mienne, vous savez, quand on est ministre, on n'a pas de position personnelle. Moi, je ne parle jamais à titre personnel. Je parle à titre personnel quand je suis chez moi, en famille ou avec mes amis.

Je porte quand même la parole du gouvernement, je suis un membre du gouvernement, et il me semble, il me semble, que ce que dit Gérald Darmanin est assez en écho avec, en réalité, le projet de loi. C'est-à-dire que Gérald Darmanin a rappelé ce qu'était, et je suis une fille d'ouvrier, donc je l'avais dit, bien avant même le moindre sujet sur le 1er mai, je suis très attachée, et nous sommes très attachés, au 1er mai, et donc à la non-ouverture à toutes les professions sur le 1er mai. Première chose.

Deuxième chose, il me semble que le ministre Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, et donc bien sûr, sous l'impulsion du Premier ministre, dit qu'on doit répondre à un besoin d'un certain secteur, là on parle des boulangers et des fleuristes, qui sont dans notre culture française, il faut juste se rappeler, nous on est la France, donc le boulanger, le 1er mai, c'est important, et c'est une demande de la filière, c'est une demande de la branche, et pour les fleuristes, pareil. Avec quoi ? Avec le volontariat pour les employés, très important, le fait que le salaire soit doublé, très important aussi, et justement de permettre de répondre à un besoin, entre guillemets, vital de ces deux branches, parce que, encore une fois, réouvrir tous les commerces le 1er mai, moi je vais vous dire, il me semble, que ce n'est pas le sens de la loi portée sur le 1er mai, au contraire, c'est de dire, on peut avoir des débats sur des accords de branches, branches sur branches, tous les secteurs pourraient être légitimes à dire, on voudrait travailler le 1er mai.

D'ailleurs, il y a des demandes. Énormément, je vais vous dire, je recevais, vous savez, je le boucherais, le président, et bien sûr, de l'U2P, mais de l'U2P, vous savez, justement, qui représente les artisans et les petites entreprises, et qui nous dit, nous, mais il me l'a dit, dans mon bureau, je suis tout à fait capable, et on a déjà des accords branche par branche. Ce qu'il faut, c'est toujours essayer de comprendre, de respecter, plutôt, le symbole, qui est le 1er mai, et il me semble que dans ce projet de loi, il est respecté, ce qu'a fait Gérald Darmanin, et il a eu aussi raison de rappeler ce que représentait, pour beaucoup de Françaises et de Français, le 1er mai.

Notre réalité, au niveau du gouvernement, c'est toujours de trouver le juste milieu. Et la porte-parole du gouvernement a eu raison de rappeler, vous ne donnez pas d'instructions à une autorité indépendante, à une autorité, à l'inspection du travail. Pour demain, en attendant le projet de loi...

Absolument, et c'est pourquoi on fait de la politique. Mais la question, est-ce que vous conseillez aux boulangers d'ouvrir demain ? Non, moi, ce que je dis, c'est que, moi, ce que je dis, vous savez, Duralex, Cedlex, ce n'est pas celle qui était venue expliquer sur tous les plateaux télé, Duralex, Cedlex, la loi est dure, mais c'est la loi, de venir vous dire, je vais...

Non, non, déjà, ce n'est pas la position du gouvernement, parce que je ne parle pas à titre personnel, je parle au nom du gouvernement. De l'autre côté, de l'autre côté, vous avez un cadre, c'est-à-dire un moment, en réalité, politique, où ce sujet est mis sur la table, est porté courageusement par le gouvernement dans lequel je suis, parce que, vous savez, c'était très facile de ne rien faire. On nous l'a souvent, et on nous le reproche, quand on ne bouge pas, on dit pourquoi on ne bouge pas, et quand on veut essayer, justement, de travailler à la maille, et vraiment d'être, de correspondre à l'air du temps, puisque c'est une demande sur les deux secteurs, on va dire, les fleuristes, le muguet, et quand même, les boulangers, parce que le 1er mai, c'est un jour particulier, et que, ben là, on parle de la nourriture, c'est-à-dire, en plus, de la base de notre alimentation en France.

Là, je parle du pain. Madame la ministre, on va parler des stages des collégiens et des lycéens en entreprise qui vont peut-être évoluer juste avant, quand même, parce que là aussi, c'est très concernant. Le compte de personnel de formation, le fameux CPF, là aussi, il y a des évolutions, peut-être même des restrictions.

Écoutez, Marine Le Pen, c'était le 1er avril au Salon Global Industrie, la présidente du Rassemblement National qui avait pointé du doigt la formation des étudiants en France. Plutôt que d'avoir un étudiant en université, en sociaux pendant 5 ans, je préfère l'avoir, en formation, ou en apprentissage, ou en alternance dans une industrie. Alors déjà, que répondez-vous à Marine Le Pen ?

On ne l'a pas attendu, heureusement, pour essayer de bien faire les choses. Je rappelle juste deux choses importantes. On sépare l'apprentissage de la formation professionnelle.

Apprentissage, On commence par l'apprentissage. Apprentissage, grande réussite. On peut aimer ou pas le président de la République, mais le président de la République, en tout cas, 2017, 300 000 apprentis.

Maintenant, on est à un vizier de plus de 1 million d'apprentis. Donc, c'est une politique publique qui a été très largement portée. Et les entreprises, cela sont approprié.

Donc, grande réussite sur l'apprentissage, puisque vous passez de 300 000 à 1 million. Donc, on ne peut pas dire que ce soit un échec. La preuve en est qu'on a été, on est obligé dans un moment, encore une fois, de discipline budgétaire, de revoir un peu les modalités de financement.

Je rassure tout le monde, pour les enfants en situation de handicap. Le financement reste à 6 000 euros, il ne bouge pas, quelle que soit la taille de la boîte. De l'autre côté, on a préservé les infrabac, c'est-à-dire du CAP au bac pro pour les entreprises, pour ce que, justement, elle continue à prendre en apprentissage nos enfants de CFA et sur les stages nos enfants de bac pro.

Donc, financement sanctuarisé. De l'autre côté, les entreprises de moins de 250 employés gardent les mêmes financements. Celles qui sont impactées, donc le financement, on passe de 6 000 à 2 000 euros, c'est pour les grandes entreprises.

Mais par contre, comme les grandes entreprises emploient, c'est quelque chose dans la loi, doivent employer entre 5 et 6 % de personnes en situation de handicap. Nous n'avons pas touché les crédits qui touchent globalement les jeunes et les moins jeunes sur les situations de handicap. Très important.

Maintenant, sur le compte professionnel de formation, le CPF. Grande réussite aussi, 40 millions de comptes. Tous les Français...

Là, il y a du changement. Un peu de changement. Disons qu'on va essayer puisque, vous savez, quand vous lancez une politique publique et que vous voulez que vos concitoyens se l'approprient, que les chefs d'entreprise se l'approprient, que les administrations se l'approprient, vous êtes, permettez-moi l'expression, obligés d'ouvrir un peu les chakras.

C'est-à-dire que vous faites une politique, ce que nous, on appelle la logique de guichet. Vous êtes obligés d'ouvrir. Nous avons ouvert grande réussite, 40 millions de comptes.

Mais on s'est aperçu à un moment donné que le CPF peut financer, et tant mieux, sur la mobilité, notamment pour les Françaises et les Français qui sont dans les milieux ruraux. C'est très important, encore une fois. On s'est aperçu que le CPF a financé le permis, pas de conduire, les permis de roue.

Donc, on s'est dit une chaussée, nous allons le plafonner. Vous pouvez utiliser votre compte CPF pour vous payer le permis à hauteur de 900 euros. Et puis, quand vous avez un employeur, vous passez de 1 500 à 900 euros, le reste à charge, on va dire, si vous voulez passer votre permis moto, c'est 900 euros.

Mais ce n'est pas rien. On parle d'argent public, quand même. Donc, ce n'est pas rien.

De l'autre côté, sur le permis de conduire, des dispositifs sur les territoires existent. Je suis conseillère régionale. Les régions peuvent financer le permis, le département, les communes.

Donc, des aides supplémentaires. Absolument. Cumulables.

Cumulables. Mais ça reste de l'argent public aussi. Bien sûr.

Mais moi, ce que je dis, c'est que nous avons, on a mené, on a porté très courageusement, parce que tout le monde n'était pas d'accord, et je me rappelle très bien des débats à l'époque, n'étaient pas d'accord sur les modalités. La réalité, c'est que maintenant, en France, et ça Clélie, il faut quand même aussi le dire, vous pouvez, quelle que soit votre formation initiale, quel que soit le niveau de formation initiale, vous former toute la vie, avoir des formations diplômantes, pouvoir toute sa vie se reconvertir, changer de voie, et pouvoir, honnêtement, avoir, c'est quand même l'objet, non mais l'esprit de la loi, et c'est ce qu'on a fait, non mais regardez sur la VAE, non mais regardez sur la VAE, vous avez de plus en plus d'adultes qui s'approprient la VAE, c'est-à-dire une mobilité dans les métiers qui est importante, c'est pareil. Juste une petite question, pour bien comprendre, Sabrina Agresti-Roubach, si le reste à charge sur certaines formations est plus défavorable au salarié, c'est-à-dire qu'il va devoir rajouter plus d'argent, est-ce que ça ne favorise pas les personnes qui ont plus les moyens que par exemple des ouvriers qui veulent se former mais qui ont moins de marge ?

C'est une très bonne question, du coup, il y a quelque chose de simple aussi à faire, peut-être, d'échelonner le reste à charge. Ce matin, vous voyez, j'avais une question, j'étais en débat public sur justement mon périmètre, la formation professionnelle et la voie pro, c'était de dire, c'était une question d'un député de Guyane qui me disait, mais vous savez, comment est-ce qu'on fait pour le reste à charge ? Parce que c'est vrai, et vous avez raison, ne surtout pas chercher à corriger une injustice par une autre injustice.

C'est moi, c'est ce pourquoi je me suis engagée en politique. Donc la réalité, c'est que si vous réussissez à échelonner, et vous savez, les entreprises qui prennent, enfin qui embauchent sur les compétences, parce que quand vous parlez de formation professionnelle, en réalité, vous parlez de donner à nos entreprises, à notre économie, des compétences. Moi, je suis chef d'entreprise, à chaque fois que j'ai eu besoin de compétences, j'ai investi dans les compétences.

Et encore une fois, on ne peut pas tout le temps reprocher à l'État de vouloir être omnipotent, omniprésent dans tout, et à la fois, dès qu'on essaie de corriger et justement de revenir à la maille des entreprises et juste de baisser un peu les crédits. Le CPF n'a pas disparu, c'est toujours 40 millions de bénéficiaires, et encore une fois, sans distinction sur le choix des formations. C'est une immense liberté.

Dernière question, malheureusement, on a très peu de temps, mais sur les stages quand même. Oui, dans des collégiens, des lycéens, c'est important. Il y a eu un drame la semaine dernière, la mort d'un élève de seconde professionnel qui est survenu pendant un stage dans le Gard.

Est-ce qu'il faut repenser ? Est-ce que les modalités de ces stages vont être repensées ? Alors oui, puisque c'est moi qui suis sortie en premier en disant effectivement, on a la mort d'un jeune et donc j'en profite justement à chaque fois que je passe sur un plateau d'adresser mes sincères pensées à ses parents.

Je suis moi-même maman d'une ado. Donc oui, il est important, selon moi, de revoir les modalités d'accueil. Je suis chef d'entreprise, je sais ce que c'est d'avoir des élèves de troisième et de seconde.

Première chose. Deuxième chose, vous avez un autre sujet, c'est l'égalité des chances. Parce que selon le réseau de tes parents, tu peux ou pas accéder à des stages.

Bon, alors moi, ce sur quoi je suis en train de travailler, c'est cela. L'autre chose, c'est de dire, est-ce que ce n'est pas plus simple d'avoir des groupes de 10-12 jeunes sur les entreprises, de faire une semaine dans des entreprises différentes plutôt que d'avoir un jeune et un accompagnant. Donc déjà, on donne, on ouvre plus, on permet à plus de jeunes d'accéder et de choisir son orientation ou d'être inspiré plutôt que de faire un jeune, un stage, un accompagnant, ce qui aussi, pour les entreprises, est mieux et pour les élèves, surtout le bénéfice est beaucoup plus important.

Donc ça, c'est en discussion. Non, mais ça existe déjà, je veux le déployer, le généralisme. Merci beaucoup, Madame la ministre.

Je rappelle que Sabrina Gressier-Roubage, vous êtes ministre déléguée chargée de l'enseignement, de la formation professionnelle, on en a parlé, et de l'apprentissage, on en a parlé également.