Good Morning Business - Vendredi 17 juillet
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BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie. Good morning business, Sandra Gandouin. Il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie. Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business. Presque pas un mot sur la crise au Moyen-Orient. Donald Trump s'adressait à la nation cette nuit. 15 minutes de discours et la Chine était dans son viseur très clairement. Les médias aussi, ils veulent tirer leur licence à ceux qui n'ont pas diffusé son discours. On va faire un point avec Laurent Saïm dans ce journal. Et puis, le travail du budget sur le budget 2027 commence. Le gouvernement a transmis hier ses lettres de cadrage.
Les plafonds de dépense des ministères pour 2027. Hormis la défense qui est prioritaire, tous les autres ministères vont devoir faire des économies. On va en parler avec Raphaël Legendre dans son édito et avec Hugo Babé. Les autres titres ce matin, Léo Dumas. C'est le jour de vérité pour le marché européen du carbone. Le prix de l'électricité va légèrement grimper en France début août. Mais la production continue de progresser. Et puis, Berlin s'aligne doucement sur Paris face à la Chine. Emmanuel Macron et Friedrich Merz qui se retrouvent en Allemagne. En effet, pour le conseil des ministres franco-allemands, il y aura au menu le réarmement allemand qui inquiète l'armée française.
On va en parler avec Raphaël Legendre et Mathieu Jolivet qui se posait cette question. Est-ce qu'on doit nous aussi mettre l'Allemagne au pied du mur ? Ce sera à 7h10. Et puis, 79 000 salariés. Sodexo décroche un contrat faramineux avec tous les sites de méta dans le monde. Après un appel d'offres très concurrentiel. On en parlera avec Thierry Delaporte, son directeur général. Ce sera dans le grand entretien à 7h45. Tous nos invités, toutes nos chroniques, la matinale de l'économie. Soyez les bienvenus.
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Good Morning Business, le journal. Et l'événement de la nuit, Léo, c'est la nouvelle adresse de Donald Trump à la nation. Au moment où les Etats-Unis bombardaient l'Iran pour la sixième nuit consécutive. Et à maintenant trois mois et demi des élections de mi-mandat, c'est cette échéance-là qui semble avoir pris le dessus dans le discours du président américain. Il a semé un peu plus le doute sur les précédents scrutins qu'il a perdus, accusant même la Chine d'ingérence. Le débrief à Washington avec Laurence Haïm pour BFM Business.
On s'attendait évidemment à ce que le président Trump s'adresse à la nation en parlant de l'Iran, en donnant des précisions. Eh bien, ce n'a pas du tout été le cas. Dès les premières minutes de son adresse à la nation, on a senti que Donald Trump évoquait extrêmement brièvement la situation en Iran. Il a rappelé qu'il avait construit la force militaire la plus puissante au monde en disant « Je suis malheureusement obligé de l'utiliser en ce moment, mais nous sommes, dit le président américain, en train de gagner en Iran. Et vous verrez bientôt le fruit de nos résultats. » Alors, que se passe-t-il en Iran ? Quels bombardements sont effectués ? De quoi parle Donald Trump ?
Eh bien, aucune réponse n'a été apportée dans ce discours à la nation qui a duré une quinzaine de minutes, qui a repris des thèmes complotistes. Donald Trump, comme toujours, est persuadé que l'élection présidentielle de 2020 a été trichée. Et cette nuit, eh bien, il accuse très sérieusement la Chine d'avoir interféré dans ses élections en dérobant les informations de plus de 220 millions d'Américains. Donald Trump, très énervé sur la Chine, qui a donc passé beaucoup de temps à attaquer son nouvel ennemi et à ne pas parler énormément de la situation préoccupante de l'Iran et des bombardements américains en cours.
Laurent Saïm, à Washington, ou parmi les autres complices de ces élections truquées, il y a les médias, a dit Donald Trump, qui a accusé directement les chaînes ABC et NBC. Les deux, en fait, qui ont refusé de diffuser son discours hier soir.
« Elles savent combien notre système est corrompu et qu'elles ne veulent pas le révéler.
Elles et d'autres médias font partie d'un complot. Elles veulent continuer cette fraude pour une raison ou une autre. Elles veulent que ça continue. Elles veulent protéger l'extrême-gauche. On ne peut pas avoir un grand pays sans des élections libres et équitables. Une fraude comme celle-ci devrait signifier le retrait de leurs licences. Elles utilisent gratuitement des fréquences publiques valant des milliards de dollars et elles ne paient rien. » Et avant ce discours, il y a un agent de la Maison-Blanche qui a été suspendu, celui chargé du prompteur de Donald Trump, suspecté en fait d'avoir parié sur le contenu de l'allocution qu'il connaissait donc à l'avance.
Dans le même temps, le 26e conseil franco-allemand se tient au château d'Augustus Burg en Saxe. Avec désir ce soir, Emmanuel Macron et Friedrich Merz. en tête à tête et au menu de leur discussion. Là aussi, il y a la Chine avec qui le déséquilibre économique et commercial ne cesse de s'aggraver. Alors les Allemands commencent un peu à bouger, Justine Vassogne.
« Nous avons longtemps sous-estimé le pouvoir et la force économique de la Chine. Cette semaine à Cologne, Friedrich Merz a confirmé ce qui ressemble à un début de revirement allemand. Nous sommes face à un tournant stratégique majeur. Rien encore de concret, mais l'Allemagne semble prête à durcir le ton car elle est en première ligne. Au premier semestre, les exportations chinoises ont encore augmenté de 19% dans le pays. Le secteur automobile souffre tout particulièrement. Depuis 2020, 62% des suppressions d'emplois chez les équipementiers européens se sont concentrées en Allemagne. alerte le GERPISA, cabinet de recherche automobile.
Cette semaine, la puissante Fédération de la construction mécanique et des équipements allemands a lancé un appel à la Commission européenne. Elle lui demande notamment d'introduire des droits de douane sur les machines de construction quand il existe des preuves de concurrence déloyales. Les constructeurs automobiles allemands très présents en Chine n'en sont pas encore là. Mais Volkswagen est maintenant favorable à une préférence européenne et BMW n'y oppose plus un nom catégorique.
Et à Bruxelles, c'est le jour de vérité pour la réforme du marché carbone. Et la Commission est clairement sur la corde raide face à des 27 divisés en deux groupes, astré-olivier.
Ils sont une dizaine d'États membres à vouloir assouplir le marché carbone. En Italie, Pologne, Grèce, Roumanie et Estonie ont été entendus par Bruxelles qui va réduire les objectifs annuels de neutralité carbone pour les industriels mis à mal après la flambée des prix de l'énergie à cause de la guerre en Iran et leur offrir des quotas d'émissions lorsqu'ils investissent dans une production plus verte. En face, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Finlande poussent pour une commission ambitieuse sur le climat. Bruxelles va donc étendre son marché carbone à certains vols internationaux et aux petits navires de frette.
Un autre clivage existe au sein des 27, cette fois sur l'utilisation des recettes des quotas carbone. Moins de 5% du total est aujourd'hui utilisé pour la décarbonation. Bruxelles voudrait obliger les États membres à flécher les 24 milliards d'euros annuels pour le verdissement des secteurs polluants, sidérurgie, aérien, fabricants d'engrais et de ciment. De quoi mécontenter les ministères des Finances qui voient pour la plupart une ingérence européenne dans les budgets nationaux. Les tarifs de l'électricité vont augmenter, Léo.
Plus de 2,5% en moyenne à partir du 1er août. Le gouvernement confirme, après la proposition de la Commission de régulation de l'énergie qui veut, avec cette hausse, financer les capacités de production et l'entretien des réseaux électriques au moment où la production continue justement d'atteindre des sommets, Margot Faudéré.
Oui, elle a même atteint un record pour un premier semestre à 284 TWh. C'est quasiment 5% de plus que l'année dernière à la même période. Cette hausse a été portée par le nucléaire, par l'éolien et le solaire. Alors en face, la consommation nationale, elle n'a quasiment pas évolué. Seulement un petit pourcent d'augmentation. Et donc mécaniquement, la France a pu exporter des volumes records vers ses voisins. 51 TWh de solde exportateur au premier semestre, c'est beaucoup plus que l'an dernier. Et d'ailleurs, RTE assure que ces exportations n'ont pas été bradées. Elles n'ont jamais autant rapporté 600 millions d'euros de plus que l'année dernière.
Et ça ne se reflète pas pourtant dans les prix et les factures, Margot ? En fait, ça se reflète sur le marché de gros. C'est le marché sur lequel s'approvisionnent les industriels et où les prix sont très liés au montant de production. Donc mécaniquement, si l'offre augmente, les prix baissent. C'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment avec des contrats à terme à 50 euros le MWh en France contre à peu près 90 euros le MWh en Allemagne. En revanche, c'est vrai que pour la facture d'électricité des ménages, eh bien là, elle est composée d'autres facteurs et notamment du fameux tarif d'acheminement de l'électricité.
Et c'est justement la hausse de ce tarif qui explique l'évolution à venir de la facture des ménages.
Merci Margot. Et dans les entreprises du secteur, il y a Total Energy qui résiste bien au choc géopolitique. Le groupe a présenté hier plusieurs indicateurs avant ses semestriels. Et l'effet des perturbations au Moyen-Orient sur la production sera finalement moins important que prévu, Clara Bido.
Total Energy anticipait une perte de production pouvant atteindre 360 000 barils équivalents pétrole par jour au deuxième trimestre. Finalement, elle devrait être limitée à 210 000 grâce au redémarrage plus rapide que prévu de plusieurs installations offshore, notamment aux Émirats Arabes Unis. Résultat, le groupe prévoit de produire près de 2,4 millions de barils par jour, soit environ 4% de plus qu'il y a un an. Une bonne surprise, même si une partie de cette production n'a pas pu être livrée avant la fin du trimestre et a été valorisée à un prix moins favorable.
Le groupe s'attend malgré tout à générer près d'un milliard de dollars de trésorerie supplémentaire par rapport au premier trimestre. Le raffinage et la pétrochimie devraient également afficher une nette amélioration grâce à des marges plus élevées. En revanche, le gaz naturel liquéfié devrait peser sur les résultats avec un recul significatif attendu des flux de trésorerie en raison de contre-performance dans le trading du gaz. De quoi tempérer le tableau alors que certains analystes jugent déjà ces indicateurs un peu en dessous de leurs attentes.
Les résultats complets de Total Energy qui seront publiés jeudi prochain, le 23 juillet. Et puis le 30 octobre, ce sera là pour Stellantis, la fin de la production des moteurs thermiques à Douvrin, dans le Pas-de-Calais. Le constructeur vient de préciser cette date après l'avoir annoncé il y a un an. Et alors que le transfert des salariés est déjà bien engagé, 337 ont été accompagnés dans des dispositifs de mobilité, notamment pour rejoindre la Gigafactory voisine de Batterie ACC. Merci Léo Dumas. Les marchés tout de suite, 7h09. Aude Kersulek, la séance en Asie, ne laisse présager rien de bon. Pour la suite, ça remue encore sur les valeurs tech.
Le sell-off continue, s'amplifie, même le Nikkei à Tokyo à l'ouverture perd des 4%. Là, en ce moment, il perd plus de 6% avec des valeurs comme Kyusha,
spécialiste japonais de la mémoire flash et disque SSD qui perd 15%. Et encore, on peut se dire qu'on a la chance parce que le marché sud-coréen est fermé pour cause de jours fériés et on sait qu'il est volatil, lui. Mais il n'empêche hier, il y en avait eu pour tout le monde aussi du côté de Wall Street. Le Nasdaq perdait 1,4%. Et c'est toujours, depuis quelques jours, quelques semaines, une histoire de puces. Marvel, moins 8,7%. Sandisk, moins 12%. L'indice Sox, un des semi-conducteurs, perdait, lui, 4%. À Paris, on avait eu aussi STM, c'est Microelectronics, moins 5%. Sur deux jours, c'est quand même moins 10%. Donc là, c'est une correction.
On a un sentiment de marché, en fait, qui est très négatif autour des puces
dont on ne se défait pas et qui a même peut-être été amplifié. Hier, on a parlé des résultats de TSMC trimestre, record, croissance folle. Mais les investissements, eux aussi, continuent d'être fous
parce qu'hier aussi, TSMC a annoncé 100 milliards de dollars d'investissement de plus aux Etats-Unis. Sachant que les dépenses d'investissement sont déjà élevées. Là, on signale aux investisseurs qu'elles vont l'être encore plus. Et pendant trois ans, sauf que les investisseurs craignent pour le retour sur investissement et qu'on n'ait pas plus tard un retour de bâton sur des actifs réels,
en l'occurrence des usines qui pourraient être sous-utilisées et du coup dépréciées. C'est la crainte du moment. On a très vite 30 secondes pour dire un mot de Netflix qui a déçu les analystes hier, les résultats. Oui, l'action en après-bourse est en baisse de 9%. C'est la croissance notamment qui ralentit, aussi les prévisions qui sont inférieures aux attentes. On en dira plus dans le journal de cette heure et demie. Merci beaucoup, Aude Kersulek. Le débat tout de suite. Good morning business. Le débat. Et on revient aujourd'hui sur cette rencontre franco-allemande, le Conseil des ministres. Emmanuel Macron et Frédéric Schmerz se retrouvent en Allemagne. On va se poser cette question.
Est-ce qu'on doit nous aussi mettre l'Allemagne au pied du mur ? Il y a notamment beaucoup de décisions de l'Allemagne qui l'a fait, notamment sur le réarmement allemand. Est-ce qu'on met l'Allemagne au pied du mur ? Qui commence ? C'est vous Raphaël Legendre ou c'est Mathieu Jolivet ? Oui, avec plaisir. Effectivement, c'est le dernier Conseil franco-allemand de la décennie Macron. On a beaucoup parlé en France du couple franco-allemand. Il faut savoir que cette expression n'existe qu'en français, certainement pas en allemand. Et nos amis allemands, on ne peut pas faire sans eux. Mais quand même, il y a un moment où il va falloir les secouer.
Parce que, d'abord, l'Allemagne a profité pendant des années de l'Europe en déversant toutes ses exportations. L'excédent commercial allemand, c'était notre déficit commercial à nous, Français. Son industrie a bénéficié d'un marché unique. Alors, on le sait, le modèle économique allemand est complètement disrupté, bouleversé. Son modèle, c'était utiliser l'énergie russe peu chère pour vendre des machines outils aux marchés chinois, tout en bénéficiant de la protection de l'OTAN, des Américains, et donc en achetant aussi beaucoup de produits aux Américains. Bon, tout ça a volé en éclats après la guerre en Ukraine. L'Allemagne s'est refermée sur elle-même, doit se réinventer industriellement.
Mais du coup, elle le fait en la jouant parfaitement solo et sans penser en européen. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui face à ces deux puissances, ces deux empires qui nous prennent en tenaille, les Américains et les Chinois. On est enfin en train de se réveiller sous les coups de boutoir du président américain qui nous met des baffes et on se dit « Ah, peut-être qu'il va falloir qu'on travaille enfin à notre souveraineté européenne, à notre défense, qu'on protège notre industrie, notamment notre industrie automobile, peut-être protéger le marché européen avec des droits de douane comme l'ensemble du monde le fait, s'adapter aux nouvelles règles de la mondialisation.
Et on a un pays au centre de ça qui flingue cet effort, qui a tout bloqué, c'est l'Allemagne. Et c'est notamment sous la pression des automobilistes allemands qui veulent continuer le plus longtemps possible à vendre leur voiture sur le marché chinois, là où ils sont éjectés, donc qui refusent toute protection, et puis qui continuent à acheter du matériel américain, du matériel militaire américain, tourné vers les États-Unis bien plus que l'Europe pour la protection militaire. Il y a un moment, il faut que les Français les mettent au pied du mur et leur dit « Maintenant, ça suffit, jouons européens ».
Qu'avez-vous à dire à cela ? Mathieu Jolivet.
Quand j'entends Raphaël, en fait, ça me fait penser un peu, c'est un peu ça le drame du couple franco-allemand, c'est que finalement, on est un peu le wagon qui est au milieu du train et qui donne la leçon à la locomotive. La réalité, c'est que les Allemands, c'est quand même eux qui sont le moteur de la zone euro, première économie de la zone euro, sans l'Allemagne. Sans croissance, il n'y a plus de croissance en Allemagne. Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'on est en train de parler d'un partenaire clé qui est un partenaire, et vous l'avez pour le coup bien rappelé, qui est un partenaire polytraumatisé.
Depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne, elle s'est construite sur trois piliers. Effectivement, l'énergie russe bon marché, ce cordon ombilical a été totalement coupé depuis février 2022 et l'invasion russe en Ukraine. Le parapluie sécuritaire américain, qui est hyper important dans la culture allemande, cette culture atlantiste, qui est très très forte, et ça, on l'oublie un peu facilement en France, parce que nous, on a une culture qui est beaucoup plus héritée d'une défiance du général de Gaulle, de notre dissuasion nucléaire. Mais eux, en Allemagne, c'est quelque chose de hyper important.
Et là-dessus, on voit que le parapluie sécuritaire américain est en train de se refermer peu à peu. Et là, on a la mémoire toujours un peu courte aussi. On a l'impression que c'est quelque chose qui vient et qui est dû à la fureur de Donald Trump. En fait, Donald Trump ne fait que poursuivre ce qu'a commencé Barack Obama, qui, lui, a commencé à pivoter la stratégie américaine vers l'Indo-Pacifique, parce qu'aujourd'hui, quand vous êtes américain, la priorité, elle n'est plus en Europe. Aujourd'hui, là où ça se passe, c'est en Indo-Pacifique. Donc, le parapluie se referme. Les Allemands se retrouvent avec ce deuxième pilier qui s'est complètement effondré.
Et enfin, son dernier pilier, c'est effectivement le commerce avec la Chine. Et ça, sur le commerce avec la Chine, on voit bien qu'aujourd'hui, ils avaient une vision totalement mercantile, alors que nous, on avait une vision en France qui était stratégique. Et aujourd'hui, ce rouleau compresseur chinois atteint même les industriels allemands. Et on se retrouve avec une société traumatisée qui voit même son géant Volkswagen en train de faire des coupes de plusieurs dizaines de milliers d'emplois, de tailler dans la masse salariale, même Volkswagen est en pleine crise existentielle.
Donc, en fait, ce que je veux dire, c'est que le tempo n'est pas forcément le bon pour dire qu'on va secouer notre voisin allemand. Ils sont assez grands pour faire le diagnostic tout seuls. Ils ont commencé à le faire et ils ont commencé à prendre des mesures spectaculaires. Le frein à la dette, eh bien, ils commencent à être beaucoup plus souple là-dessus pour investir massivement. La dette commune, ils en ont fait pendant le Covid. Ils savent très bien tout seuls et de manière pragmatique faire les bonnes choses. Et ils savent très bien que le couple franco-allemand va réveiller cette Europe dans un monde devenu plus coloré. Merci, merci, messieurs.
Il faut qu'on leur apprenne l'expression. Raphaël Le Gendre, Mathieu Jolivet. Le plus tout de suite. On traverse la Manche aujourd'hui. C'est possible en ferry ou en Eurostar, mais c'est aussi possible à la voile grâce à Sailing, qui propose à ses passagers un trajet entre l'Angleterre et la France. Ça marche très bien. Reportage Paul Valère. Au bord de la Manche, à Douvres, un catamaran de 17 mètres s'apprête à rejoindre Boulogne-sur-Mer avec à son bord une douzaine de passagers. Andrew Simons, skipper et fondateur de Sailing, livre ses premières consignes.
Une fois que nous serons en mer, il y aura la possibilité de se disperser un peu sur le bateau.
Mais pour commencer, nous resterons simplement dans cette zone-ci. Le rythme de croisière sur un bateau à voile diffère d'un voyage en ferry. Ici, la traversée dure 4 à 5 heures avec la possibilité de participer à la navigation. Une véritable expérience se réjouit la clientèle.
Je trouve que ça change de l'Eurostar et du coup ça fait du bien.
C'est tellement relaxant. Pas besoin de s'enregistrer ni de faire la queue. Il suffit d'aller à la marina, de monter à bord et de prendre le large. C'est magnifique et on se sent en pleine nature. Ce n'est pas le genre de choses qu'on penserait faire d'habitude, ce qui rend le moment un peu plus spécial. Le voilier se déplace à 70% grâce au vent. Il utilise uniquement ses moteurs pour quitter le port et dans les zones les plus calmes de la Manche. Surtout, il permet d'éviter les ports industriels, raconte Andrew Simons. Les ferries sont essentiellement là pour relier les infrastructures routières, tandis que nous, on est là pour relier les villes.
Nous arrivons directement dans les centres urbains et on peut faire ça. On effectue une traversée internationale avec des contrôles aux frontières. On peut le faire parce qu'on transporte au maximum 12 passagers et c'est un seuil pour l'international. Au-delà, si on prenait 13, on devrait passer par les terminaux de ferries.
La compagnie s'est lancée il y a un an
après plusieurs années de recherche et de traversée pilote. Elle commence sa deuxième saison avec déjà des centaines de réservations. Cette année, nous avons l'intention d'augmenter considérablement le nombre de traversées, voire de le doubler. Et parallèlement, je souhaite au moins maintenir le nombre moyen de passagers. L'année dernière, nous avons accueilli 450 passagers et cette année, j'aimerais bien atteindre les milles. Comptez environ 100 euros l'aller simple par adulte, un tarif plus élevé qu'un trajet calé d'ouvre en ferries sans voiture. En France, d'autres start-up proposent ce type de service comme la compagnie Ilien.
En une heure et demie, ces catamarans relient la presqu'île de Quiberon à Belle-Île-en-Mer. Good morning business. Le monde qui bouge. Le monde qui bouge, nous partons en Ukraine avec Annalisa Capellini. Des milliers de personnes ont manifesté après le limogé du ministre de la Défense, Mikhailo Fedorov. Pourquoi cette décision a provoqué autant de colère chez les Ukrainiens, Annalisa ?
Parce que ce n'est pas seulement un changement ministériel. Fedorov, qui avait été nommé il y a seulement six mois, est tout un symbole. C'est lui qui est à l'origine du pivot de la défense ukrainienne vers les drones. Vous savez que l'armée ukrainienne utilise et produit de plus en plus de drones. C'est devenu un vrai domaine d'expertise pour les Ukrainiens. Et surtout, ça leur permet de gagner du terrain face aux Russes, d'aller frapper Moscou sur les infrastructures critiques. Donc, pour beaucoup d'Ukrainien, Fedorov incarnait un État plus moderne, une défense plus transparente, un vrai virage technologique.
Donc, c'est pour ça que toutes les manifestations que vous voyez, que vous allez voir ces prochains jours, dans toutes les grandes villes d'Ukraine, ne sont pas tant pour Mikhailo Fedorov. C'est une manière de défendre
ce qu'il représente, c'est-à-dire une certaine vision de l'Ukraine. C'est une crise politique, mais c'est aussi une crise dans la stratégie de défense. Oui, bien sûr. Alors, c'est vrai que dans un pays en guerre,
les deux sont évidemment très, très liés. Mais oui, c'est un conflit entre deux visions très différentes de la guerre. Fedorov le raconte d'ailleurs de manière assez transparente. C'était un conflit avec le chef d'État-major, Oleksandr Sierski. Alors, lui et Sierski ont tous les deux demandé à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, de limoger l'autre. Alors, le président ukrainien a toujours résisté à ces demandes jusqu'à ce que Sierski lui mette un ultimatum. Ça, c'est toujours la version de Mikhailo Fedorov que je vous raconte. Donc, voilà, les deux visions qui s'opposent.
Fedorov, il a une vision de la guerre asymétrique pour essayer de compenser l'infériorité technologique et l'infériorité démographique de l'Ukraine. Sierski, lui, il représente plutôt une vision militaire classique, une hiérarchie militaire plutôt classique qui privilégie encore les schémas opérationnels traditionnels. Donc, une guerre centrée sur la chaîne de commandement et sur les opérations conventionnelles. Et donc, ce qui se joue aujourd'hui
au-delà du destin d'un homme seulement en Ukraine, eh bien, c'est la manière dont l'Ukraine va faire la guerre toutes ces prochaines années. Est-ce que ça fragilise ces manifestations, le président Zelensky ?
Oui, bien sûr, parce qu'elles exposent en fait publiquement un problème que Kiev avait essayé de contenir jusque-là. D'ailleurs, la contestation vise très directement Volodymyr Zelensky. Mais il y a aussi une dimension internationale. Puisque ce sont les partenaires occidentaux qui financent une bonne partie de la machine de guerre ukrainienne, eh bien, on peut imaginer qu'à Bruxelles, à Washington, on regarde de très très près ce qui se passe et les décisions de Zelensky. On regarde surtout la stabilité politique. On regarde la lutte contre la corruption, surtout pour les Européens qui imaginent une Ukraine de plus en plus européenne.
Et il regarde aussi quelle Ukraine va sortir de ce conflit. Est-ce qu'il y aura un État militaro-bureaucratique ? Est-ce qu'il y aura une vraie puissance très moderne, très technologique ? Tout se joue maintenant sur la gestion de l'économie de guerre ukrainienne. Et la suite du conflit va se jouer, oui, bien sûr, sur le champ de bataille, mais aussi dans les usines qui arrivent à produire plus, qui arrivent à mieux frapper. Zelensky, lui, l'a bien compris. C'est pour ça qu'il a choisi un Premier ministre qui puisse gérer cette immense économie de guerre comme une entreprise. C'est Sergi Koreski, c'est l'ancien patron de Naftogaz. C'est une immense entreprise énergétique publique.
Donc, au lieu de choisir un politique
pour mener son gouvernement, Zelensky a choisi un patron. Merci, Annalisa Cappellini, chronique à retrouver sur notre appli et notre site. Évidemment, cet été, nous avons choisi de vous faire revivre nos chroniques de l'année. C'est le pitch tout de suite. Good morning business, le pitch. Anthony Morel et Vajaco nous ont rejoint. Bonjour à tous les deux. Ensemble, pour mettre à l'épreuve notre pitcher du jour. Bonjour François-Xavier Torrance. Bonjour à tous. Merci d'être sur notre plateau. Vous avez une minute pour nous vendre Voltis tant vous êtes le fondateur. Merci. Écoutez, aujourd'hui, Internet, une vraie passoire. Les mots de passe a changé tout le temps.
Les images piratables, la dépendance au GAFAM, c'est un cauchemar de complexité pour tout le monde. Et résultat, 80% des attaques commencent par des vols de connexion. Puis en plus, l'ANSI nous avertit sur l'ordinateur quantique. L'ordinateur quantique qui pourra déchiffrer demain des données qui sont sécurisées aujourd'hui. À Voltis, on a la solution pour ça. Volt, c'est le coffre-fort et avec le soutien de la BPI et du CEA, on a l'ambition de révolutionner la sécurité d'Internet grâce à ce qu'on appelle l'identité décentralisée. On offre déjà des solutions aux entreprises et c'est une solution à la fois simple, sûre et sécurisée.
Donc simple, c'est parce que c'est compatible avec tous les supports numériques et l'utilisateur est enfin débarrassé des mots de passe. C'est à la fois sûr, donc on est pire tout pire et post-quantique justement. Et enfin, souverain, puisqu'en fait, c'est une solution à la fois française et 100% open source. Voilà. Voilà pour Voltis, merci pour ces explications. assez claires. Je vais peut-être donner la parole à notre spécialiste pour commencer, Anthony Morel. Une très belle promesse en tout cas. En finir avec les mots de passe, là je dois dire que tout le monde vous écoute avec très grande attention. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Qu'est-ce que votre solution propose pour qu'on ait plus besoin de taper identifiant et mots de passe comme c'est le cas depuis le début d'Internet quasiment ? Justement, c'est l'identité numérique décentralisée dans le jargon. Qu'est-ce que c'est ? En fait, c'est un petit bout de code que vous mettez un peu partout, dans votre application, sur le serveur, sur la page web, etc. Et tous ces bouts de code, cryptographiquement, vont se connecter entre eux et on va créer ce qu'on appelle le web of trust. Donc c'est du jargon. Mais en fait, c'est assez simple. C'est vraiment, vous imaginez un petit peu des relations qui sont faites entre chaque morceau de votre infrastructure numérique.
Mais ça se matérialise comment ? C'est-à-dire moi, j'arrive le matin, je suis devant mon ordinateur ou sur mon téléphone ? Qu'est-ce que je dois faire ? Eh bien, on a une application spéciale pour l'utilisateur qui est une application mobile qu'on peut mettre aussi sur l'ordinateur et en fait, vous allez ouvrir cette application, flasher un QR code pour mettre en relation les systèmes, valider avec votre Face ID ou... Et donc on le fait une seule fois. Et une seule fois, vous vous êtes connecté. Mais avec du biométrique alors parce qu'il faut que l'appli sache que c'est moi. Biométrique ou une clé hardware, enfin vraiment, ça dépend du niveau de sécurité qu'on veut avoir.
On a vraiment tout un tas d'autres. Mais ça, ce sont des solutions qui existent déjà, non ? Parce qu'avec Apple, par exemple, on a le trousseau numérique. Avec Microsoft, on a l'appareil authenticateur. Authenticateur, c'est tout à fait la même chose. Mais de fait, on réutilise des choses qui sont standards. Mais vous remarquerez la différence, c'est qu'à aucun moment vous avez créé un compte avec un mot de passe. Et ça, ça a disparu complètement chez nous.
Donc plus de mot de passe, plus d'authentification à deux chiffres. Quand vous dites qu'on scanne un QR code, c'est-à-dire qu'on veut se connecter sur notre ordinateur, comment je scanne ? Enfin, je ne comprends pas bien comment... Oui, en fait,
vous avez un système qui va scanner votre QR code et qui va mettre en relation votre téléphone et l'ordinateur, par exemple. Et donc, à ce moment-là, ils vont échanger tous les deux ensemble comme des grands, si vous voulez, et vous allez pouvoir vous connecter. Et on sait qu'avec le quantique qui est en train de se développer, les attaques vont devenir de plus en plus performantes et vous avez déjà prévu ce problème-là. Exactement, parce qu'en fait, il existe déjà dans la littérature des algorithmes qu'on appelle post-quantiques qui résistent à des attaques menées par des ordinateurs quantiques et nous avons déjà intégré ces algorithmes-là dans notre solution.
Donc, ça veut dire que vous avez une solution post-quantique aujourd'hui ? Exactement, alors hybride, parce qu'on mélange les deux parce que c'est les recommandations, mais c'est post-quantique, tout à fait, oui. Mais est-ce que ça veut dire que c'est infaillible parce que par définition, le quantique, c'est quelque chose qui va aussi beaucoup évoluer, on n'en est qu'au début, il va falloir vous aussi que vous évoluiez au même rythme ?
Alors, ça a été standardisé pour le post-quantique, mais de fait, les recommandations, c'est ce qu'on appelle ce que j'ai dit tout à l'heure, l'hybride, on met les deux, on met l'ancien monde d'aujourd'hui, on va dire déjà, et puis le post-quantique, comme ça, si vraiment on a des évolutions post-quantiques et des problématiques, on a quand même le... Comment vous prenez en compte le fait que l'intelligence artificielle réinvente un certain nombre de menaces traditionnelles, le phishing, par exemple, qui devient de plus en plus efficace, ça, j'imagine, là aussi, c'est un jeu du chat et de la souris entre les attaquants et les défenseurs ?
Eh bien, justement, c'est à ce moment-là, vu qu'une des parties qu'utilisent les attaquants par l'IA, c'est le vol de mots de passe, on est capable, en fait, d'estimer, selon votre profil, quels seraient vos mots de passe avec toutes les bases de données, etc., plus de mots de passe, eh bien, on limite, on essore, on essore pas tout, mais 80% des attaques à ce niveau-là.
Alors, pour terminer, il y a quelque chose quand même qui m'interroge, c'est qu'aujourd'hui, on voit bien que les entreprises et notamment les PME qui sont l'essentiel du tissu industriel en France, elles ont du mal à s'équiper de solutions très basiques pour assurer leur cybersécurité, on voit qu'il y a beaucoup de ransomware, etc., elles sont encore beaucoup victimes de ça, vous, vous êtes très avancé, très évolué, il y a quand même beaucoup d'étapes à franchir avant d'arriver à vous, non, pour les convaincre ?
Alors, on a déjà nos premiers clients, d'ailleurs, ont été des PME, on a développé pour eux, parce que justement, c'est un petit peu l'angle mort aujourd'hui dans la sécurité, c'est que les PME n'ont pas les moyens forcément et donc avec nos solutions... Combien ça coûte d'ailleurs ? Comment ? Combien ça coûte ? Alors, la solution est open source et gratuite et après, on a une espèce de portail pour les entreprises et ça coûte au nombre d'utilisateurs 9 euros par utilisateur. Allez, on continue la matinale de l'économie dans un instant journal de 7h30 et on reviendra sur le budget 2027.
Le travail commence, le gouvernement transmis hier ses lettres de cadrage, les plafonds de dépenses des ministères pour 2027. Vous allez voir que tout le monde va devoir faire des efforts. A tout de suite. Good Morning Business Le journal Un peu plus de 7h30 les titres, Léon. Bercy promet des dépenses ultra maîtrisées dans sa première copie budgétaire pour l'an prochain. On verra les détails dès le début de ce journal. Deux syndicats veulent un coup de main de la justice pour revaloriser les retraites complémentaires et puis la fin de la Coupe du Monde ce week-end avec un bilan économique en demi-teinte pour les Etats-Unis. C'est donc parti pour le budget 2027.
Le gouvernement a transmis hier ses lettres de cadrage c'est-à-dire les plafonds de dépenses pour les ministères à l'an prochain. Et alors la priorité est donnée aux armées et à la gestion des crises. Tout le reste devra faire avec moins Hugo Babé. Le budget de l'Etat n'augmentera que de 20 milliards d'euros l'an prochain selon les lettres de cadrage. Un effort conséquent assumé par le ministre des Comptes publics David Amiel. Hors défense les dépenses des ministères progresseront moins vite que l'inflation près de 4 fois moins vite que la hausse prévisionnelle pour 2027. C'est un effort substantiel.
La sécurité sociale continuera quant à elle de voir ses dépenses progresser au-delà de l'inflation mais en poursuivant un retour vers l'équilibre d'ici 2029. Hormis la défense dont le budget augmente fortement les enveloppes des autres ministères sont quasiment gelées seulement 1 milliard et demi d'euros en plus. L'intérieur, la justice, l'éducation et l'écologie sont priorisés. En face, le travail et l'emploi vont devoir se serrer la ceinture en moins 2,8 milliards d'euros avec un recentrage des dispositifs d'aide.
Les collectivités locales verraient leur budget maintenu au même niveau que cette année ce qui implique un effort très important mais ce document ne tranche pas la question des recettes fiscales ni les objectifs de déficit et don d'âme pour les dépenses d'assurance maladie. Une copie qui devra pourtant être la plus parfaite possible si l'on en croit plusieurs ministres. L'option privilégiée aujourd'hui d'un passage par ordonnance obligerait le gouvernement à adopter sa copie initiale. Dans le même temps, il y a le Haut-Commissariat au plan qui alerte à son tour sur le risque d'une grave crise des finances publiques après le rapport des 4 experts missionnés par Bercy.
L'institution enfonce clairement le clou et elle plaide elle aussi pour des ajustements massifs et urgents. Caroline Morisseau.
Il faut des mesures extrêmement fortes faute de quoi la spirale peut devenir incontrôlable,
résume Clément Beaune, le Haut-Commissaire. Pour éviter d'en arriver à de telles extrémités,
il place la barre encore plus haut que les 4 experts missionnés par Bercy avec un effort de 140 milliards d'euros d'ici à 2031. Pour cela, agir sur un seul levier ne suffira pas. Le Haut-Commissariat cite un exemple. misé uniquement sur une réforme structurelle pour doper l'emploi supposerait d'augmenter le taux d'emploi de 18 points d'ici 2050, un niveau difficilement atteignable. En plus des réformes structurelles, il faut donc aussi baisser les dépenses, augmenter les recettes, prévient l'institution qui souligne que quelle que soit l'option retenue, cela risque d'affecter la croissance, voire le pacte social.
Pour affronter ces choix corneliens, le Haut-Commissariat préconise du coup une réforme de la gouvernance budgétaire. Le Parlement devrait notamment voter la trajectoire budgétaire sur laquelle s'engage l'exécutif auprès de la Commission européenne.
Et sur le front des retraites complémentaires du privé, la CGT et la CFE-CGC vont contester en justice l'absence de revalorisation actée l'automne dernier comme prévu en cas d'échec des discussions entre partenaires sociaux. Les syndicats réclamaient 1% de hausse. Emmanuel Macron et Friedrich Merz se retrouvent en Allemagne pour rebondir sur la défense, Léo. A l'occasion du 26e Conseil franco-allemand, le dernier du chef de l'État français qui avec le chancelier veut faire oublier l'échec de leur avion de combat commun. Ils parleront défense antimissile. Dissuasion nucléaire également dans un contexte où le réarmement allemand massif inquiète désormais au sein de l'armée française.
Jean-Baptiste Huet. L'an prochain, le budget de la défense allemande bondira de 33% à 110 milliards d'euros. Avec le fonds spécial post-Ukraine, l'enveloppe totale atteindra même les 140 milliards, plus du double du budget français. Le chef d'état-major des armées, Fabien Mondon, a prévenu le décrochage est possible. Dans 5 ans, dit-il, l'expérience opérationnelle française ne suffira plus face à une Allemagne qui pourrait devenir la référence européenne pour les Américains. Un cavalier seul stratégique et industriel. Berlin a lancé sans Paris un bouclier anti-aérien européen, sa propre constellation de satellites militaires.
Friedrich Merz a aussi enterré le chasseur commun du scaf avec Dassault et Airbus. Pendant que l'automobile et la chimie allemande s'effondrent, la défense fait figure de planche de salut. Rheinmetall bascule tout son modèle vers la défense avec un carnet de commandes de 64 milliards d'euros. Paris, deuxième exportateur mondial d'armement, redoute désormais ce concurrent, ce géant dopé aux commandes publiques. Berlin vise aussi 460 000 soldats d'ici 2035, le double des effectifs actuels, de quoi raviver chez ses voisins la crainte d'une Allemagne redevenant seule la première puissance militaire du continent. L'actualité des entreprises, Léo Sodexo, mise plus que jamais sur les Etats-Unis.
C'est l'un des piliers de son nouveau plan stratégique présenté hier alors que le numéro 2 mondial de la restauration collective vient d'ailleurs de décrocher un contrat d'ampleur avec Meta-Clarabido.
Les Etats-Unis représentent aujourd'hui près de la moitié du chiffre d'affaires de Sodexo. Impossible donc pour le groupe français de s'en détourner même si c'est justement ce marché qui lui a coûté cher ces derniers mois. Le problème vient principalement de ses activités dans les écoles et les universités américaines. Sodexo a perdu plusieurs contrats et a souffert de difficultés d'exécution au point d'abaisser à deux reprises ses objectifs financiers cette année. Résultat, le groupe ne vise plus qu'une croissance comprise entre 1,2 et 1,5%, très loin de ses ambitions historiques. Pour autant, pas question de lever le pied.
Pour le directeur général Thierry Delaporte, les Etats-Unis restent le marché le plus dynamique au monde pour la restauration collective. Sodexo y investira donc 1 milliard d'euros d'ici 2030 avec l'objectif de retrouver une croissance de 2 à 3% dès l'an prochain. Le groupe vient d'ailleurs de décrocher un contrat mondial avec Meta. Il assurera désormais la restauration sur plus de 90 sites du géant américain fréquenté par près de 79 000 salariés, un des plus gros contrats de son histoire.
Et on va en parler évidemment avec Thierry Delaporte, directeur général de Sodexo qui sera sur ce plateau dans 5 minutes. Et puis c'est la fin ce week-end du Mondial 2026, deux matchs encore, celui pour la 3ème place demain avant la grande finale dimanche soir entre l'Espagne et l'Argentine. Et après une édition au format XXL, elle laisse tout de même derrière elle des retombées économiques limitées à ce stade, Justine Vassogne.
Dimanche, Donald Trump remettra lui-même le trophée et savoura son succès en Mondovision. Avant les quarts de finale, la fréquentation des stades avait déjà presque atteint le double de la dernière édition organisée aux Etats-Unis en 1994. Certes, avec moitié moins d'équipe, le monde redevient amoureux des Etats-Unis d'Amérique, se félicite Washington, qui met aussi en avant les audiences télé. 2,7 milliards de téléspectateurs, par exemple, devant Espagne-Cap-Vert. Un tiers du monde a regardé le match sans enthousiasme la Maison-Blanche, mais elle ne se risque pas pour le moment un bilan plus large. Et les premiers indicateurs sont plutôt médiocres, selon la Fed.
La compétition ne favorise pas la croissance. Elle a offert un coup de pouce touristique aux villes hautes, dopé la fréquentation des restaurants à New York, augmenté les ventes de bières à Boston. Mais cet impact positif a été atténué par la faiblesse économique observée ailleurs. La région de San Francisco, par exemple, qui a accueilli six matchs, a vu la demande pour les services aux particuliers et aux entreprises légèrement ralentir. Elle est 7h39, les marchés.
Vous l'avez promis, Aude Kersulet, les résultats de Netflix qui sont tombés hier soir. Et ils n'ont pas plu. Plusieurs éléments. D'abord, des chiffres de croissance des revenus RICRAC
par rapport aux attentes. 13,4% de croissance. Ça décélère depuis plusieurs trimestres. Donc, une dynamique pas très bonne et qui devrait perdurer
puisqu'hier, Netflix a annoncé qu'il prévoyait 11,7% pour le prochain trimestre. Ensuite, Netflix a décidé de moins communiquer sur la performance des audiences de ses séries
et ses films. C'était une donnée que les analystes aiment beaucoup. Aimaient beaucoup. C'est vrai que les analystes aiment beaucoup, en général, avoir des données. Mais là, déjà que le géant du streaming avait décidé de ne plus donner son nombre d'abonnés,
cette nouvelle annonce ne passe pas trop bien auprès des investisseurs qui se disent que si on veut cacher quelque chose, c'est qu'il y a des choses à cacher. Donc, moins 9% dans les échanges après Bourse. savoir ce que ça donne à 15h30. En très peu de temps, on a les échanges de tir qui continuent au Moyen-Orient. Ça donne quoi sur le pétrole ce matin, Aude ?
On reste campé sur les 80 dollars pour le WTI et 84 dollars pour le Brent. On pourrait avoir de bonnes nouvelles, un mot, sur Chevron, la majeure américaine qui devrait signer des contrats avec l'Irak pour que Chevron entre au capital de gisements de pétrole irakien et il y a aussi
des discussions avec Bagdad sur le tracé d'Oléoduc pour contourner Hormuz. Merci beaucoup Aude Kersulek, l'édito tout de suite politique. Good morning business, l'édito de Le Gendre. Et Raphaël Bercy a publié hier les lettres plafond pour 2027. A l'exception des armées, tous les ministères sont mis à la diète pour limiter la hausse des dépenses. Il y en a marre de cette méthode en fait. Oui, il faut sortir de ce bricolage budgétaire, il n'y a pas d'autre mot qui fait que chaque année on serre la vis de l'État alors que ce sont les comptes de la sécu qui dérapent complètement. Ce système ne fonctionne pas. On arrive à bout chaque année.
On nous parle d'efforts considérables, d'austérité, de rigueur, de sang et de larmes. Ça crée de l'angoisse, ça crée de la frustration sans que cela n'améliore en rien les comptes du pays. Alors pourquoi on stagne à 5% de déficit quand toute l'Europe est revenu au 3% aux règles de Maastricht ? Tout simplement parce qu'on continue d'avoir une dépense publique incontrôlée qui dérape complètement. On va vous parler d'austérité l'année prochaine. On va augmenter la dépense publique selon ces documents budgétaires publiés par Bercy de 41 milliards d'euros encore en 2027. La situation est alarmante, vient de prévenir la Cour des comptes. L'État participe pourtant bien à cette hausse des dépenses.
Oui, alors il faut regarder ce qu'il y a derrière. On peut le relativiser. Il n'y a que deux postes qui augmentent en réalité au sein de l'État. C'est un, les armées. La situation l'exige. Le budget de l'armée augmentera de 6,4 milliards d'euros l'année prochaine. Mais surtout, deux fois plus, c'est la charge de la dette plus 12,3 milliards d'euros. Pour le reste, les autres dépenses de l'État reculent de 1,4% hors inflation. C'est un véritable effort des ministères, il faut le reconnaître. C'est un effort pour les effectifs, pour les crédits d'intervention. Et donc, finalement, c'est aussi un effort sur la qualité de service public.
Il ne faut pas s'étonner qu'on ait des problèmes ensuite dans l'école, la justice, les préfectures quand on rabote chaque fois un peu plus ses budgets. Et pendant que l'État se rationne, c'est la sécurité sociale qui continue de déraper. On va avoir près de 30 milliards d'euros de déficit de la Sécu cette année, je le rappelle. Et les dépenses vont encore augmenter plus vite de l'inflation. Plus 17 milliards d'euros selon le dernier document budgétaire en 2027. Je rappelle qu'on était à l'équilibre avant le Covid. 30 milliards de déficit aujourd'hui. Il y a 5 ou 6 ans, on était à l'équilibre. Ce n'est donc pas une fatalité. Et il y a des moyens pour redresser les comptes.
Oui, parce qu'il y a eu beaucoup de déficits. Et effectivement, on a redressé la barre. On a 20 secondes pour en parler. Raphaël ? On était à 30 milliards aussi en 2010 après la crise financière. On est revenu à l'équilibre en disant comment avec le retour de la croissance et de l'emploi, ça fait des hausses de recettes. L'augmentation des prélèvements sociaux, il faudra peut-être passer par là. Une réforme des retraites, on vient de geler la nôtre. Et puis, les maîtrises de dépenses, de l'assurance maladie. Et enfin, une sous-indexation des retraites. On a le mode d'emploi. Il s'agirait maintenant de l'appliquer et de sortir de ce bricolage budgétaire. Merci beaucoup, Raphaël Legendre.
Dans un instant, on va parler de l'aventure américaine, la nouvelle aventure américaine de Sodexo pour alimenter les salariés de Méta. C'est 80 000 salariés dans le monde. Le patron de Sodexo, Thierry Delaporte, est sur ce plateau dans Grand Entretien. A tout de suite. Good morning business, le grand entretien. Le grand entretien ce matin, c'est Thierry Delaporte qui est avec moi, directeur général de Sodexo. Bonjour. Bonjour. Bienvenue dans la matinale de l'économie. On va évidemment commencer par cette très très bonne nouvelle. Sodexo a été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Méta à travers le monde. 130 sites, 30 pays, 79 000 salariés.
Ça, ça fait du bien quand même. Oui, ça fait du bien, c'est clair. L'aventure de Sodexo pour les 4 prochaines années, c'est une aventure de croissance. C'est notre plan, c'est notre obsession. On s'est donc orienté vers des grands comptes sur lesquels on peut développer une stratégie de croissance importante. Quel, quoi de meilleur exemple que Méta ? Fantastique opportunité. Donc on a commencé à travailler avec eux, développer une relation, une vraie confiance s'est établie entre nous. Et voilà, on a signé ce contrat récemment. Comment vous avez réussi ça ? Parce que l'appel d'offres a été très concurrentiel. À quoi vous avez dû répondre ? Qu'est-ce que vous avez dû promettre ?
Qu'est-ce que vous l'aimettez en réalité ? Sodexo, c'est un leader mondial. Une entreprise qui a une force de frappe fantastique. Plus de 420 000 employés dans le monde entier. On opère dans 40 pays. On a tout ce qu'il faut pour aller jouer au plus haut niveau de notre industrie, que ce soit dans le food ou dans le facilities management. Et c'est ce qu'on a fait. On s'est mobilisés comme une équipe. On a pris le meilleur de Sodexo et on a passé un temps considérable avec les équipes de Méta pour gagner leur confiance et leur montrer ce qu'on sait faire. Vous étiez aussi dans les écoles.
Vous êtes d'ailleurs dans les écoles et les universités parce que les États-Unis, c'est la moitié de votre chiffre d'affaires. Donc vous y êtes depuis. Vous y êtes en nombre. En revanche, ça n'a pas donné ce que vous espériez, les écoles et les universités. Pourquoi ? Est-ce que ça fonctionne différemment d'en France, par exemple ? Alors, dans chaque pays, je vous disais qu'on opère dans 40 pays et en fait, en réalité, dans chaque pays, le monde des universités, le monde des écoles, le monde des entreprises sont des mondes différents. Vous savez bien que le monde de l'école publique en France n'est pas le même que celui de l'école publique en Angleterre ou aux États-Unis.
Et donc, il y a des réalités locales très différentes. Aux États-Unis, ce sont des très grands marchés, mais c'est vrai dans lesquels on a perdu un petit peu le chemin de la croissance depuis quelques années. C'est ce qu'on est en train de relancer maintenant. Vous allez investir un milliard au total. Alors, ce ne sera pas seulement aux États-Unis, c'est dans l'ensemble des pays. Absolument. D'ici 2030, il va y avoir quoi concrètement dans ces investissements pour construire la cantine de demain ? Pour orienter l'entreprise vers la croissance, il faut évidemment le vouloir, une intensité, une énergie, une obsession vers le client, mais il faut être également compétitif.
Comment on construit la compétitivité ? Dans notre métier, il faut savoir optimiser les achats de food, de tous les types d'achats très importants. Deuxièmement, on doit délivrer le meilleur service pour nos clients au moindre coût. Et troisièmement, notre organisation doit être la plus agile et la plus lean, la plus légère. Quand vous avez une organisation de cette taille, le risque, c'est l'embourgeoisement, c'est l'alourdissement, c'est la bureaucratie. C'est ce sur quoi on travaille. Vous avez déclaré que vous avez depuis trop longtemps clairement sous-performé par rapport au marché et aux concurrents. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Qu'est-ce que vous avez perdu au fil des années chez Sodexo qui n'allait plus ? Peut-être un petit peu de cet esprit d'entreprise, d'entrepreneuriat qu'avait Pierre Bellon au lancement de cette entreprise, qui a fait le succès de cette entreprise, qui est l'ADN de l'entreprise. Peut-être qu'on est devenu un peu plus confortable, un peu moins audacieux, un peu plus bureaucrate. C'est ça qu'on relâche les énergies, on réoriente l'organisation vers la croissance, on dit aux gens allez-y, allez démontrer les capacités qu'on a, allez à la rencontre de vos clients et puis développez. Nos employés adorent le chemin de la croissance.
Personne n'aime rien de plus que l'opportunité de grandir, que ce soit une entreprise ou des employés. Dans le plan d'investissement, vous dites que vous allez aussi investir dans la technologie, dans le digital, dans l'intelligence artificielle. Ça va devenir quoi concrètement sur le terrain ces investissements-là ? Vous avez quoi en tête ? Oui, c'est étrange. Effectivement, on peut imaginer que dans notre industrie liée à la restauration, la technologie ne joue pas un rôle important et pourtant, si. Considérablement, l'intelligence artificielle doit être partout et on investit dedans.
Non pas pour remplacer nos chefs, nos cuisiniers, bien sûr, mais pour nous rendre plus agiles, plus performants, pour parler mieux à nos clients, pour mieux comprendre les consommateurs et puis évidemment pour être une organisation plus légère, encore une fois, plus efficace. Donc cet investissement dans la technologie est essentiel. On a décidé de mettre les efforts maintenant. On consacre les années qui viennent pour ça parce que notre objectif, c'est de construire une performance, une rentabilité, pardon, une croissance et une profitabilité de bon niveau, moyen terme, dans la durée. Voilà, c'est ça l'idée. Sodexo, au fait, c'est 60 ans.
Qu'est-ce que vous avez prévu pour la France, en réalité ? Qu'est-ce que vous allez faire pour faire évoluer ce marché-là ? Alors, la France, c'est 12% de notre marché. C'est donc un marché important. Considérons que les États-Unis, c'est 50%. la France est quand même un des pays importants dans les 38, dans les 40 autres. C'est un marché dans lequel on est leader aujourd'hui. C'est un marché dans lequel il y a de la croissance. On pousse nos priorités de croissance dans le monde du corporel, donc les entreprises, dans le secteur hospitalier et dans tout ce qui est sport et loisirs.
Vous savez que Sodexo, eh bien, c'est Roland Garros, c'est le Tour de France, mais c'est aussi plein d'autres événements qu'on organise chaque année et dans lesquels il y a une demande considérable. Si vous avez fait méta, peut-être qu'il faudra faire Mistral aussi, à un moment, se pencher sur la cantine de Mistral. On est prêts. Est-ce que vous allez faire des acquisitions parce que là, vous parlez beaucoup de réorganisation interne sur ce plan. Est-ce que vous allez faire des acquisitions, vous pensez ? Oui, on va faire des acquisitions. Ça fait partie du plan.
On va plutôt se limiter à des acquisitions de taille, je dirais, intermédiaire pour le moment parce qu'on a un travail plutôt orienté vers la croissance organique et vers le développement de relations avec nos clients. Mais oui, on a un volant d'activités, d'acquisitions qui sont prévues dans les mois et les trimestres à venir. Pour compléter, 50% de votre marché, c'est les États-Unis, 12% c'est la France. Vous avez dit que vous allez aussi choisir d'autres pays. Il y a 40 pays, vous avez dit que vous êtes présent dans 40 pays. Comment vous les choisissez et sur quel territoire vous allez vous installer dans les prochains mois ?
Non seulement la taille du marché, la position que nous avons, la position concurrentielle que nous avons, le potentiel de croissance qu'il y a pour les années à venir. Et c'est sur cette base qu'on a défini 10 marchés qui sont prioritaires pour nous et dans lesquels on va investir en priorité.
La cantine de demain, j'en parlais tout à l'heure, à quoi elle va ressembler, je dirais, dans 10 ans, la restauration collective, elle ressemblera à quoi ?
Je pense qu'elle doit répondre aux attentes des clients qui souhaitent choisir justement plusieurs multimodèles. Voilà. Ça peut être... Vous ne voulez pas faire de la queue. Vous voulez pouvoir choisir rapidement ce que vous voulez. Vous voulez pouvoir définir des critères et sur cette base avoir des propositions et vous voulez du choix. et entre la technologie avec l'intelligence artificielle, en développement des services différents, en multipliant notre offre, on est capable de répondre à toutes sortes de besoins de nos clients qui effectivement veulent beaucoup plus qu'un seul mode de restauration qui est la traditionnelle cantine qu'ils ont connue depuis longtemps.
Donc c'est l'ultra-personnalisation ça aussi. C'est l'ultra-personnalisation. Merci beaucoup Thierry Delaporte d'être venu ce matin, directeur général de Sodexo d'être venu dans la matinale de l'économie. Merci à vous. Dans un instant, le journal de 8h. On va revenir sur l'actu, l'actu au Moyen-Orient, le travail sur le budget 2027 également. A tout de suite. BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie. Good morning business Sandra Gondoy. Il est presque 8h, bienvenue dans la matinale de l'économie. Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business. Presque pas un mot sur la crise au Moyen-Orient. Donald Trump s'adressait à la nation cette nuit.
La Chine était dans son biseur, les médias aussi. Il veut retirer leur licence à ceux qui n'ont pas diffusé son discours. On va faire un point avec Laurence Haïm dans ce journal. Et puis, le travail sur le budget 2027 commence. Le gouvernement a transmis hier ses lettres de cadrage. Les plafonds de dépenses des ministères pour 2027. Priorité à la défense. Pour le reste, il va falloir faire des efforts partout. On verra ça avec Hugo Babé tout à l'heure. Les autres titres ce matin, Léo Dumas. C'est le jour de vérité pour le marché européen du carbone. Les prix de l'électricité vont légèrement grimper début août, mais la production continue de progresser en France.
Et puis, Berlin s'aligne doucement sur Paris face à la Chine. Dans la prochaine heure, il est le leader européen de la santé connecté Wittings. Vous savez, les balances, les montres connectées, annoncent avoir atteint la rentabilité en cet été 2026 avec de nouveaux produits et un focus sur les Etats-Unis. Eric Carrel, son cofondateur, sera avec nous dans la French Tech à 8h15. Et puis, elle compte bien faire de son groupe le premier groupe d'optique et d'audition en France. Martine Noyer nous dira quelle stratégie elle compte mettre en place chez Optique 2000. Lunettes collectées, téléconsultation, ouverture de points de vente, visite à domicile. Ce sera dans Parole de Patron à 8h20.
La matinale de l'économie, ça continue. Soyez les bienvenus. Good morning business, le journal. Et l'élément de l'événement de la nuit, Léo, c'est la nouvelle allocution de Donald Trump. Oui, au moment où les Etats-Unis bombardaient l'Iran pour la sixième nuit consécutive et à maintenant trois mois et demi des élections de mi-mandat, c'est plutôt cette échéance-là qui semble avoir pris le dessus dans le discours du président américain. Il a semé un peu plus le doute sur les précédents scrutins qu'il a perdus, allant jusqu'à accuser la Chine d'ingérence. Le débrief à Washington avec Laurence Haïm pour BFM Business.
On s'attendait évidemment à ce que le président Trump s'adresse à la nation en parlant de l'Iran, en donnant des précisions. Eh bien, ce n'a pas du tout été le cas. Dès les premières minutes de son adresse à la nation, on a senti que Donald Trump évoquait extrêmement brièvement la situation en Iran. Il a rappelé qu'il avait construit la force militaire la plus puissante au monde en disant « Je suis malheureusement obligé de l'utiliser en ce moment, mais nous sommes, dit le président américain, en train de gagner en Iran et vous verrez bientôt le fruit de nos résultats. » Alors, que se passe-t-il en Iran ? Quels bombardements sont effectués ? De quoi parle Donald Trump ?
Eh bien, aucune réponse n'a été apportée dans ce discours à la nation qui a duré une quinzaine de minutes, qui a repris des thèmes complotistes. Donald Trump, comme toujours, est persuadé que l'élection présidentielle de 2020 a été trichée. Et cette nuit, eh bien, il accuse très sérieusement la Chine d'avoir interféré dans ses élections en dérobant les informations de plus de 220 millions d'Américains. Donald Trump, très énervé sur la Chine, qui a donc passé beaucoup de temps à attaquer son nouvel ennemi et à ne pas parler énormément de la situation préoccupante de l'Iran et des bombardements américains en cours.
Laurence Haïm, à Washington, ou parmi les autres complices des élections truquées, il y a les médias, dit aussi Donald Trump, qui accusaient directement les chaînes ABC et NBC. Les deux, en fait, qui ont refusé de diffuser ce discours hier soir.
« Elles savent combien notre système
est corrompu et qu'elles ne veulent pas le révéler. Elles et d'autres médias font partie d'un complot. Elles veulent continuer cette fraude pour une raison ou une autre. Elles veulent que ça continue. Elles veulent protéger l'extrême gauche. On ne peut pas avoir un grand pays sans des élections libres et équitables. Une fraude comme celle-ci devrait signifier le retrait de leurs licences. Elles utilisent gratuitement des fréquences publiques valant des milliards de dollars et elles ne paient rien. » Voilà, et avant ce discours, il y a un agent de la Maison-Blanche qui lui a été suspendu. C'est celui qui est chargé du prompteur de Donald Trump.
Il est suspecté d'avoir parié sur le contenu de cette allocution qu'il connaissait à l'avance. Dans le même temps, le 26e Conseil franco-allemand se déroule en Saxe. Léo. Avec dès hier soir, Emmanuel Macron et Frédéric Schmerz en tête à tête et au menu de leur discussion. Là aussi, il y a la Chine avec qui le déséquilibre économique et commercial ne cesse de s'aggraver. Alors les Allemands commencent un peu à bouger, Justine Vassoni.
Nous avons longtemps sous-estimé le pouvoir et la force économique de la Chine. Cette semaine, à Cologne, Frédéric Schmerz a confirmé ce qui ressemble à un début de revirement allemand. Nous sommes face à un tournant stratégique majeur. Rien encore de concret, mais l'Allemagne semble prête à durcir le ton car elle est en première ligne. Au premier semestre, les exportations chinoises ont encore augmenté de 19% dans le pays. Le secteur automobile souffre tout particulièrement. Depuis 2020, 62% des suppressions d'emplois chez les équipementiers européens se sont concentrés en Allemagne. Alerte le GERPISA, cabinet de recherche automobile.
Cette semaine, la puissante fédération de la construction mécanique et des équipements allemands a lancé un appel à la Commission européenne. Elle lui demande notamment d'introduire des droits de douane sur les machines de construction quand il existe des preuves de concurrence déloyale. Les constructeurs automobiles allemands très présents en Chine n'en sont pas encore là. Mais Volkswagen est maintenant favorable à une préférence européenne et BMW n'y oppose plus un nom catégorique.
Et à Bruxelles, c'est le jour de vérité pour la réforme du marché européen du carbone. Et alors, la Commission est un peu sur la corde raide face à des 27 divisés en deux groupes, Astres-Olivier.
Ils sont une dizaine d'États membres à vouloir assouplir le marché carbone. Italie, Pologne, Grèce, Roumanie et Estonie ont été entendus par Bruxelles qui va réduire les objectifs annuels de neutralité carbone pour les industriels mis à mal après la flambée des prix de l'énergie à cause de la guerre en Iran et leur offrir des quotas d'émissions lorsqu'ils investissent dans une production plus verte. En face, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Finlande poussent pour une commission ambitieuse sur le climat. Bruxelles va donc étendre son marché carbone à certains vols internationaux et aux petits navires de fret.
Un autre clivage existe au sein des 27, cette fois sur l'utilisation des recettes des quotas carbone. Moins de 5% du total est aujourd'hui utilisé pour la décarbonation. Bruxelles voudrait obliger les États membres à flécher les 24 milliards d'euros annuels pour le verdissement des secteurs polluants, sidérurgies, aériens, fabricants d'engrais et de ciment. De quoi mécontenter les ministères des Finances qui y voient pour la plupart une ingérence européenne dans les budgets nationaux ? Les tarifs de l'électricité vont augmenter.
Plus de 2,5% en moyenne dès le 1er août, le gouvernement confirme après la proposition de la commission de régulation de l'énergie qui veut, avec cette hausse, financer les capacités de production et l'entretien des réseaux électriques au moment, Margot Faudéré, où la production continue d'atteindre des sommets.
Oui, elle a même atteint un record pour un premier semestre à 284 TWh. C'est quasiment 5% de plus que l'année dernière à la même période. Cette hausse a été portée par le nucléaire, par l'éolien et par le solaire. Alors en face, la consommation nationale, elle, n'a quasiment pas évolué, à peine un petit pourcentage de hausse. Et donc mécaniquement, la France a pu exporter des volumes records vers ses voisins. 51 TWh de solde exportateur sur les 6 premiers mois de l'année, c'est beaucoup plus que l'année dernière. Et d'ailleurs, RTE précise aussi que ces exportations n'ont pas été bradées. Au contraire, elles ont rapporté 600 millions d'euros de plus que l'année dernière.
C'est bien, mais ça ne se reflète ni sur les prix ni sur les factures, Margot. En fait, cela se reflète sur le marché de gros, c'est-à-dire le marché sur lequel les industriels s'approvisionnent et où le prix de vente est très lié justement au niveau de production. Donc mécaniquement, si l'offre augmente, les prix baissent. C'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment avec des contrats à terme à 54 euros le mégawatt-heure en France contre 90 euros le mégawatt-heure en Allemagne.
En revanche, c'est vrai que la facture d'électricité des ménages, elle, est composée d'autres facteurs et notamment du fameux tarif d'acheminement de l'électricité et c'est justement la hausse de ce tarif qui explique l'évolution à venir des tarifs réglementés.
Merci, Margot Faudéré. Et puis ce sera le 30 octobre pour Stellantis, date de fin de la production des moteurs thermiques à Douvrain dans le Pas-de-Calais. Le constructeur a précisé cette date après l'annonce d'il y a un an et alors que le transfert des salariés est déjà bien engagé, 337 ont été accompagnés dans des dispositifs de mobilité, notamment pour rejoindre la Gigafactory voisine de batteries ACC. Merci beaucoup, Léo Dumas. les marchés, les marchés, tout de suite, 8h07. Et la tendance un peu plus de 50 minutes de l'ouverture, Aude Kersulek. Eh bien, on attend une baisse de 0,8% en avant-marché. Le CAC qui avait bien résisté hier aux pressions
de la tech, on avait absolument baissé de 0,0 à 4% du surplus. Sauf dans son compartiment plus parce qu'on avait déjà STM, ST Microélectronique qui perdait 5%, eh bien, on devrait reperdre sur ce titre 4% à l'ouverture.
Ça devrait peser donc sur lundi s'il y aura aussi d'autres secteurs à la baisse. Alors, il faut dire que la saison, c'est déjà pas très belle en Asie. En tout cas, sur lundi,
c'est japonais. On perd en ce moment un petit peu plus de 6%. Ça remue encore sur les valeurs tech. Encore une fois, plus spécialement sur les valeurs des semi-conducteurs, les puces, notamment, par exemple, Kyusha qui est un spécialiste japonais de la mémoire flash qui perd 15%. Hier, le Nasdaq perdait 1,4%, moins 4% pour lundi SOX des semi-conducteurs. Alors, on avait eu, semble-t-il, des bonnes nouvelles par exemple avec TSMC qui postait un trimestre record et pourtant qui annonçait aussi
des investissements
records
de 100 milliards de dollars supplémentaires aux Etats-Unis. Ça donne 260 milliards sur ces prochaines années et ça fait peur aux investisseurs parce qu'ils voient des dépenses qui continuent dans l'IA, dans les capacités de production et on n'est pas sûr que ce soit rentabilisé. Donc, c'est ça qu'on craint. Le sentiment de marché est assez négatif. Merci beaucoup, Aude. Culture IA, tout de suite. Good morning business. Culture IA. Vous nous parlez d'une tendance un peu bizarre ce matin, Anthony Morel, on ne va pas se le cacher, remplir des paniers en ligne de vêtements, de meubles, d'appareils électroniques sans jamais rien acheter.
ça se passe en Corée du Sud où il existe même des faux sites, des fausses applications qui permettent de remplir des paniers virtuels sans jamais aller jusqu'au bout. C'est ça. On voit le principe derrière. Oui, mais c'est ça. On appelle ça le dopamine shopping et je me suis rendu compte en préparant la chronique que je connaissais beaucoup de gens autour de moi qui pratiquaient cet étrange phénomène qui consiste effectivement à aller sur une application, à remplir un panier et à finalement ne rien faire, à faire semblant d'acheter. Et ils font ça comme on fait un puzzle pour se détendre.
En Corée du Sud, c'est devenu une telle tendance notamment auprès de la jeune génération de la Gen Z qu'il y a tout un business qui s'est monté autour de ça. C'est-à-dire que vous avez des faux sites, des fausses applications qui vous permettent de faire semblant d'acheter. Il y a une de ces applications qui s'appelle Food Never Comes. C'est la nourriture qui n'arrive jamais littéralement. C'est un clone d'Uber Eats. Vous comprenez le principe. Vous avez des photos de plats plus alléchants les uns que les autres. Vous pouvez choisir des burgers, des pizzas, des sushis, tout ce que vous voulez. Vous avez des avis des utilisateurs.
Vous pouvez même voir le trajet du livreur qui va jusqu'à chez vous sauf qu'en fait vous ne recevez jamais rien parce que vous avez choisi un panier mais vous ne l'avez jamais validé. Vous faites des économies c'est pas mal et ça existe pour tout type de produit. Alors à ma connaissance en France on n'a pas l'équivalent si ce n'est qu'il y a plein de gens qui effectivement vont par exemple sur le site d'IKEA et qui vont se refaire leur salon virtuellement. Vous avez des simulateurs et vous pouvez voir à quoi ressemblerait votre salon avec tel ou tel meuble.
Il y en a d'autres qui passent des heures et des heures sur le configurateur de Tesla ou d'autres constructeurs automobiles où on peut paramétrer la voiture de ses rêves avec toutes les options et puis on finit par ne jamais l'acheter.
C'est très frustrant quand même.
Oui alors en fait ces sites ils exploitent un phénomène qui est bien connu des psychologues c'est le fait que dans l'acte d'achat le plaisir vient plus souvent de l'anticipation de l'achat que du fait de posséder l'objet réellement.
C'est à dire que si vous commandez votre cinquantième paire de chaussures et bien en fait la dopamine qui va être générée c'est pour ça qu'on parle de site à dopamine ou de dopamine shopping donc l'hormone du bonheur dans votre cerveau va être la même quand vous passez la commande quand vous remplissez le panier que quand vous recevez vraiment l'objet et quand vous le possédez donc au final autant pas l'acheter ça fait faire des économies alors certains y voient effectivement une manière de faire des économies en temps d'inflation d'autres une manière de réduire leur stress c'est une forme de détente chez les jeunes générations c'est une sorte de substitut aussi aux réseaux sociaux où ça vient s'ajouter aux réseaux sociaux d'autres y voient aussi un moyen de lutter contre les achats compulsifs et tout ce qui concerne la fast fashion ou l'ultra fast fashion et d'ailleurs un certain nombre de ces sites et de ces applications vous montrent le nombre de tonnes de CO2 que vous avez économisé le nombre de calories que vous n'avez pas consommé ou encore les euros que vous avez économisé et ça fonctionne pas seulement avec des petits objets mais aussi avec des annonces immobilières par exemple ça ça fonctionne très très fort c'est à dire les gens qui vont sur des sites de petites annonces qui consultent des appartements absolument incroyables qui n'auront jamais les moyens de s'acheter et qui finalement ne les achètent pas par définition certains vont même jusqu'à Calais des visites et d'ailleurs les agents immobiliers en ont un peu ras-le-bol il y a des chiffres assez intéressants c'est le site Seloger qui dit que 70% de ceux qui regardent des petites annonces en ligne le font sans projet à court terme c'est 80% chez les 18-34 ans on parle de real estate porn de pornographie immobilière on se fait vraiment plaisir en regardant des appartements et des maisons absolument incroyables sans jamais les acheter donc là aussi on est dans ce qu'on appelle le dopamine shopping cette tendance qui cartonne donc en Corée du Sud notamment la frustration vient de cette petite phrase à l'intérieur si j'avais de l'argent je ferais ça c'est ça exactement bon bah ça aide merci beaucoup Anthony Morel vous restez avec moi c'est la French Tech et nous recevons Eric Carrel cofondateur et président de WeTings qui est habitué de ce plateau bonjour Eric Carrel bonjour ravi de vous recevoir à nouveau dans cette émission la matinale de l'économie WeTings a été fondée en 2008 une bonne nouvelle ce matin vous annoncez en ce mois de juillet avoir atteint la rentabilité sur 2025 8 ans après le rachat à Nokia qu'est-ce qui a porté le succès de WeTings sur 2025 ?
ce qui a porté ce succès qui nous a permis d'arriver à la rentabilité l'année dernière c'est d'abord l'équipe je pense qu'on a une équipe passionnée extraordinaire qui sait pourquoi elle travaille on a orienté quand je suis revenu en 2018 après le rachat à Nokia l'entreprise complètement dans le domaine de la santé et il se trouve que la santé devient un sujet important pour plein de raisons notre population est vieillissante il y a les maladies chroniques qui explosent et donc le besoin d'être accompagné dans nos vies sur ce sujet de la santé alors avec un écosystème d'objets connectés pour justement lutter contre l'apparition des maladies chroniques les prendre le plus en amont possible l'histoire de WeTings a commencé avec moi je me souviens des tensiomètres à l'époque les tensiomètres connectés puis il y a eu les premiers pèse-personnes connectés les montres mais là on a toute une nouvelle galaxie d'objets que vous avez présentés notamment lors des CES de Las Vegas donc on a le galet qu'on peut mettre dans ses toilettes qui analyse si on a des maladies vous avez présenté un miroir aussi qui permet de voir en fait si on est malade le miroir ou faire un check-up santé jusqu'où ça peut aller c'est quoi les tendances dans les prochaines années et jusqu'à quel point le public peut accepter en fait des technologies qui deviennent aussi un peu de plus en plus intrusives alors justement l'important est qu'elles ne soient pas intrusives c'est-à-dire que les produits les plus importants c'est ceux qui vont mesurer notre poids mais plein d'autres paramètres donc on a lancé hier ou avant-hier aux Etats-Unis ce nouveau PESPerson qu'on a présenté au CES en janvier et en Europe il y a à peu près un mois ce produit vous montez dessus comme un PESPerson vous voyez votre poids mais on fait 60 autres mesures en même temps et ça ça permet de faire un check-up santé qui est très important et qui va vous permettre de vous aider à vivre en bonne santé de longtemps l'autre produit c'est de porter une montre ou de mettre un sleep analyzer qu'on met sous le matelas qui va permettre de mesurer le sommeil oui c'est pour le sommeil c'est-à-dire qu'on considère qu'avoir des données de sommeil et des données qu'on a en montant sur une balance nous permettent de prédire et d'accompagner toutes les maladies chroniques aujourd'hui pardon c'est intéressant parce qu'on essaye nous aussi ici en France de basculer vers la santé préventive et c'est un peu ce que vous voyez pour l'avenir c'est-à-dire grâce à vos à vos devices de surveiller en permanence le patient l'américain le français moyen pour éviter finalement ce dont il souffre aujourd'hui c'est-à-dire d'inactivité d'obésité et de maladies chroniques exactement et en fait cet accompagnement qu'on fait à la maison c'est pas je pense qu'il ne faut pas prendre le mot surveillance le mot c'est ange gardien c'est-à-dire comment on est à la fois motivé vous parliez de marche de sommeil de bien manger et puis on est mis en relation avec le corps médical au bon moment on entend tous les jours sur vos chaînes que le système médical est saturé on doit l'accompagner ce système médical et donc pour l'accompagner il faut le décharger sur tout ce qui se passe dans nos vies et le mettre en relation avec ses patients au bon moment dans la vie du patient et ça ça fonctionne déjà c'est-à-dire maintenant vous avez du recul l'entreprise existe depuis des années les premiers pèses personnes les premiers tensiomètres c'est-à-dire aujourd'hui est-ce que par exemple les médecins ont commencé à prescrire ou en tout cas à conseiller ça à leurs patients est-ce que vous avez de la remontée de data et est-ce qu'on évite des maladies chroniques très concrètement aujourd'hui chez les français oui alors déjà un premier exemple avec cette montre toutes les semaines on reçoit des vies sauvées c'est-à-dire qu'à partir de 50-55 ans vous avez des risques de maladies cardiovasculaires et notamment de caillots dans le sang et qui se détectent à travers ce qu'on appelle la fibrillation auriculaire ces montres le détectent et on reçoit des retours extrêmement positifs alors la force de cette montre c'est qu'elle a une autonomie de 30 jours que les gens aiment la portée et donc de façon passive on va surveiller ce qui se passe dans la vie et ça c'est déjà aujourd'hui ça c'est une réalité et c'est une réalité aussi compris par les cardiologues c'est-à-dire que les cardiologues c'est une profession qui a très vite compris l'intérêt de ces devices pour accompagner les patients
mais ce que vous essayez c'est de faire basculer le système réellement du patient qui attend d'être soigné vers un patient qui se prend en main c'est-à-dire
qui reprend la responsabilité de sa santé en se surveillant quotidiennement et c'est là où c'est important d'avoir des devices qui rentrent enfin des objets pardon qui rentrent facilement dans la vie des gens et qui vont être utilisés longtemps la force de WeFing c'est-à-dire on est unique au monde c'est dans cette capacité d'être utilisé pendant des années parce que les gens ont plaisir à utiliser nos objets ils sont beaux ils ont de bonne autonomie ils sont faciles à utiliser ils fonctionnent bien et donc du coup on va avoir des mesures très très longtemps et c'est ce suivi qui va nous permettre de détecter des évolutions qui sont négatives à un moment donné et de nous attraper et dire attention là il y a un truc qui commence à aller mal il faut s'en occuper et justement c'est quoi les prochaines grandes tendances on a effectivement la détection de la tension la fibrillation auriculaire il y a l'apnée du sommeil il y a aussi des devices pour ça c'est quoi la glycémie on en parle depuis longtemps d'avoir des capteurs de glycémie pour les patients diabétiques notamment dans les montres ça c'est des choses qui vont arriver par exemple alors on va annoncer prochainement quelque part en septembre justement un score de glycémie à partir de l'OpestPerson ce qui est une première mondiale donc ça ça va dans le sens de ce que vous dites mais plus largement en fait tout cet accompagnement il va s'adresser à tous nos types de devices et donc c'est important qu'on arrive à rentrer de plus en plus dans la vie de ces patients sur le long terme et peut-être pardon allez-y ce qui est important c'est ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis on a participé à un programme qui s'appelle le programme Access on a la seule entreprise européenne à participer à ça qui est en fait un peu je pense l'image d'une future système de santé c'est-à-dire que c'est un système qui est complètement piloté par nous on a créé une filiale qui s'appelle WeThings Medical et qui accompagne ces patients qui peut faire des ordonnances à ces patients et qui est rémunéré sur l'efficacité que l'on a à suivre cette communauté de patients ça je pense que c'est une première mondiale on est la seule entreprise européenne à participer à ça et je pense que ça va arriver chez nous aussi demain Anthony ?
Non mais justement je voulais poser une question sur WeThings Medical je trouve que le principe est très intéressant on voit que c'est lancé aux Etats-Unis au premier pourquoi aux Etats-Unis c'est pas possible de lancer un programme comme ça en France par exemple ? Alors là ce qui se passe aux Etats-Unis c'est que c'est pris en charge par l'assurance publique par le Medicare c'est ça ?
Medicare et donc on travaille pour que ça soit pris en charge aussi ici aujourd'hui on a déjà une loi qui encadre ce qu'on appelle la télésurveillance mais la télésurveillance implique encore beaucoup de médecins donc on espère qu'on arrivera demain à faire bouger les choses pour que des entreprises comme les nôtres puissent complètement accompagner ces patients Je vois que 17% de votre chiffre d'affaires c'est la division B2B qu'est-ce que vous faites avec cette division-là concrètement ?
Alors en fait surtout aux Etats-Unis mais aussi un petit peu en Europe on vend à des entreprises qui prennent déjà soin de patients c'est-à-dire qui vont accompagner des diabétiques qui vont accompagner des gens qui ont des problèmes de risque cardiovasculaire etc et donc ces gens-là ont besoin de mesures puisqu'en fait ce qu'on découvre aujourd'hui on a mis un peu de temps mais le système de santé découvre c'est qu'on a besoin de mesures dans la vie du patient juste lui poser des questions en disant pour savoir comment ça va ça ne suffit pas on a besoin de mesures factuelles Merci beaucoup Eric Carel d'être venu ce matin dans la matinale de l'économique au fondateur et président de WeThings Merci à vous Dans un instant Parole de patron on va parler d'optique et d'audition avec Martine Noyer la nouvelle directrice générale du groupement Optique 2000 à tout de suite Good morning business Parole de patron Et je suis avec Martine Noyer directrice générale du groupement Optique 2000 Bonjour Merci d'être avec moi sur ce plateau Première question Comment se portent l'optique et l'audition chez Optique 2000 après ce premier semestre 2026 ?
Alors l'optique et l'audition se portent bien même si on sent un ralentissement du marché mais aujourd'hui on a une bonne croissance et notamment un joli mois de juin Alors c'est quoi les causes de cette légère baisse c'est l'inquiétude sur le pouvoir d'achat la flambée des prix du carburant la crise au Moyen-Orient de façon générale c'est quoi ?
Oui on sent clairement que comme l'ensemble du non alimentaire il y a eu un petit ralentissement alors on a de la chance on n'est pas en négatif mais il y a eu un ralentissement qui fait que les français ont tendance à différer leur équipement ce qui est aujourd'hui un souci soit un objet de santé Alors on va revenir évidemment sur votre stratégie mais moi j'aimerais bien poser une question sur vous vous venez de l'alimentaire c'est quoi les spécificités ce qui vous a étonné en arrivant dans ce domaine-là spécifiquement justement ?
Alors ce qui est intéressant c'est qu'il y a beaucoup beaucoup de choses qui se ressemblent puisque effectivement ce sont les mêmes clients au bout mais ce qui est étonnant c'est effectivement cette attention permanente à vouloir se protéger et l'attention de l'opticien ou de l'audioprothésiste à faire en sorte que les gens se détectent parce qu'aujourd'hui on a par exemple en optique 30% des français qui ne sont pas équipés correctement et pas détectés et des choses qu'on connaît moins par exemple sur l'audition puisque les français aujourd'hui à 65 ans commencent à avoir une première part d'audition et ils s'équipent à 74 ans c'est des choses assez étonnantes or quand vous perdez l'audition il se trouve que c'est irréversible et en plus vous allez vous retrouver avec un déficit cognitif qui s'accélère donc c'est des choses étonnantes qu'on ne sait pas et pourtant c'est essentiel à notre santé il y a des outils pour ça que vous êtes en train de développer évidemment vous êtes deuxième sur le marché vous êtes juste derrière Chris il n'y a pas grand chose entre vous vous avez votre stratégie évidemment pour les 5 prochaines années pour devenir numéro 1 c'est quoi cette stratégie ?
Quelques points pour accélérer cette croissance ?
Alors le premier élément c'est vraiment de remettre le client au centre puisque si on comprend son client forcément on va aller plus vite avec un sujet qui est reprendre notre position de numéro 1 grâce à notre maillage des territoires on a une particularité chez Optique 2000 c'est qu'on est le premier réseau d'indépendants en nombre de magasins on est au 2 tiers dans des petits centres-villes vous savez qu'aujourd'hui c'est un grand sujet et vous en parlez souvent sur votre chaîne la désertification des centres-villes donc nous on a cette stratégie de continuer à être présent à mailler le territoire à être au plus près des français pour les accompagner et donc c'est par cette présence qu'on va accélérer c'est aussi par un dépoussiérage entre guillemets de notre marque puisqu'on a la chance d'avoir un des Google préférés des français ça fait 15 ans qu'on n'avait pas utilisé Optique 2000 et pourtant tous les enfants le chantent en passant devant chez nous donc on l'a remis au cœur de notre stratégie avec une nouvelle plateforme de communication et puis bien sûr on va travailler beaucoup sur l'assortiment l'innovation et la digitalisation de nos points de vente les nouvelles gammes effectivement la digitalisation il y aura des téléconsultations c'est hyper intéressant de faire venir justement ces gens qui ne se diagnostiquent pas à la téléconsultation dans les cabines directement chez l'opticien Oui c'est un vrai point important puisqu'aujourd'hui on a beaucoup de déserts médicaux 40% de nos magasins sont dans des déserts médicaux donc on ne va pas bien sûr pas remplacer l'ophtalmologue ce n'est pas du tout l'objectif mais il faut absolument que là où il n'y a pas d'accès on rende le soin accessible et c'est pour ça qu'on a équipé nous à peu près maintenant 70 magasins pour que les gens puissent avoir accès aux soins sans faire 50 kilomètres ou attendre 6 mois pour se détecter Pour lutter contre ces déserts médicaux vous voulez aussi aller plus chez les gens à domicile vous voulez aussi aller voir les EHPAD enfin vraiment la clientèle finalement qui a besoin de ces objets là Tout à fait c'est un combat qu'on a pris depuis maintenant 6-7 ans sur lequel on dédie du temps parce que c'est beaucoup de temps pour un opticien ça veut dire fermer sa boutique pour aller voir les gens à domicile et donc un temps passé très important mais c'est essentiel pour continuer à accompagner nos clients c'est des clients qui étaient dans nos magasins qui à un moment donné ne peuvent plus se déplacer et on va jusqu'à eux après on ne peut pas remplacer l'ophtalmo puisqu'on n'a pas le droit d'équiper un client si on n'a pas une ordonnance valide donc c'est un des grands sujets sur lequel il faut qu'on arrive à travailler ensemble avec les ophtalmo et les pouvoirs publics Sur les nouveaux produits à quoi ça va ressembler la lunette de demain on a évidemment la lunette connectée qui est en train de s'étendre d'arriver dans les magasins mais il y aura quoi en plus dans ce que vous allez proposer ?
Alors il y a beaucoup d'innovation on continue bien sûr à travailler avec les grands verriers français notamment sur la technologie du verre et sur une meilleure correction pour ne pas vous y ait d'angle mort etc.
quand vous regardez et puis toute la partie lunettes connectées où on voit que c'est un marché qui aujourd'hui commence à démarrer alors c'est un peu comme le téléphone portable il y a des années où on se disait tous que jamais on ferait des photos avec son téléphone si on en fait tous et c'est ce virage qu'il ne faut pas manquer sur l'optique puisque ça reste un objet de vision donc il faut qu'on continue à corriger mais ça peut être une vraie aide on l'utilise beaucoup en basse vision par exemple aujourd'hui chez nous il faut savoir que quelqu'un qui est malvoyant pour la première fois il peut avoir une aide qui ressemble à un objet de n'importe qui qui est voyant donc des stigmatisations également et ça l'aide dans sa vie quotidienne donc c'est des choses sur lesquelles on est en train d'accélérer Merci beaucoup Martine Noyer d'être venue ce matin dans la matinale de l'économie directrice générale du groupement Optique 2000 Merci à vous Dans un instant le journal de 8h30 le travail sur le budget 2027 commence il va falloir faire des économies partout si ce n'est dans la défense on y revient dans le détail
Bercy promet
des dépenses ultra maîtrisées dans sa première copie budgétaire pour l'an prochain on verra tous les détails dès le début de ce journal deux syndicats veulent un coup de main de la justice pour revaloriser les retraites complémentaires et puis la fin de la coupe du monde ce week-end avec un bilan économique en demi-teinte pour les Etats-Unis c'est donc parti pour le budget 2027 le gouvernement a transmis ses lettres de cadrage hier c'est-à-dire les plafonds de dépenses des ministères pour l'an prochain et alors la priorité est donnée aux armées et à la gestion des crises le reste devra faire avec moins Hugo Babé Le budget de l'Etat n'augmentera que de 20 milliards d'euros l'an prochain selon les lettres de cadrage un effort conséquent assumé par le ministre des Comptes publics David Amiel Hors défense les dépenses des ministères progresseront moins vite que l'inflation près de 4 fois moins vite que la hausse prévisionnelle pour 2027 c'est un effort substantiel la sécurité sociale continuera quant à elle de voir ses dépenses progresser au-delà de l'inflation mais en poursuivant un retour vers l'équilibre d'ici 2029 Hormis la défense dont le budget augmente fortement les enveloppes des autres ministères sont quasiment gelées seulement 1 milliard et demi d'euros en plus l'intérieur la justice l'éducation et l'écologie sont priorisés en face le travail et l'emploi vont devoir se serrer la ceinture en moins 2,8 milliards d'euros avec un recentrage des dispositifs d'aide les collectivités locales elles verraient leur budget maintenu au même niveau que cette année ce qui implique un effort très important mais ce document ne tranche pas la question des recettes fiscales ni les objectifs de déficit et don d'âme pour les dépenses d'assurance maladie une copie qui devra pourtant être la plus parfaite possible si l'on en croit plusieurs ministres l'option privilégiée aujourd'hui d'un passage par ordonnance obligerait le gouvernement à adopter sa copie initiale et dans le même temps il y a le haut commissariat au plan qui alerte à son tour sur le risque d'une grave crise des finances publiques après le rapport des 4 experts missionnés par Bercy l'institution vient clairement enfoncer le clou elle plaide elle aussi pour des ajustements massifs et urgents Caroline Morisseau
il faut des mesures extrêmement fortes faute de quoi la spirale
peut devenir incontrôlable résume Clément Beaune le haut commissaire pour éviter d'en arriver à de telles extrémités il place la barre
encore plus haut que les 4 experts missionnés par Bercy avec un effort de 140 milliards d'euros d'ici à 2031 pour cela agir sur un seul levier ne suffira pas le haut commissariat cite un exemple misé uniquement sur une réforme structurelle pour doper l'emploi supposerait d'augmenter le taux d'emploi de 18 points d'ici 2050 un niveau difficilement atteignable en plus des réformes structurelles il faut donc aussi baisser les dépenses augmenter les recettes prévient l'institution qui souligne que quelle que soit l'option retenue cela risque d'affecter la croissance voire le pacte social pour affronter ces choix cornéliens le haut commissariat préconise du coup une réforme de la gouvernance budgétaire le parlement devrait notamment voter la trajectoire budgétaire sur laquelle s'engage l'exécutif auprès de la commission européenne
sur le front des retraites complémentaires du privé la CGT et la CFE CGC vont contester en justice l'absence de revalorisation actée l'automne dernier comme prévu en fait en cas d'échec des discussions entre partenaires sociaux les syndicats réclament 1% de hausse Emmanuel Macron et Friedrich Merz se retrouvent en Allemagne pour rebondir sur la défense Léo à l'occasion du 26ème conseil franco-allemand c'est le dernier pour le chef de l'état français qui avec le chancelier veut faire oublier l'échec de leur avion de combat commun alors ils parleront défense antimissiles et dissuasion nucléaire notamment dans un contexte où le réarmement massif des allemands commence à inquiéter désormais au sein de l'armée française Jean-Baptiste Thuette L'an prochain le budget de la défense allemande bondira de 33% à 110 milliards d'euros avec le fonds spécial post-Ukraine l'enveloppe totale atteindra même les 140 milliards plus du double du budget français le chef d'état-major des armées Fabien Mondon a prévenu le décrochage est possible dans 5 ans dit-il l'expérience opérationnelle française ne suffira plus face à une Allemagne qui pourrait devenir la référence européenne pour les américains un cavalier seul stratégique et industriel Berlin a lancé sans pari un bouclier anti-aérien européen sa propre constellation de satellites militaires Friedrich Merz a aussi enterré le chasseur commun du scaf avec Dassault et Airbus pendant que l'automobile et la chimie allemande s'effondrent la défense fait figure de planche de salut Rheinmetall bascule tout sans modèle vers la défense avec un carnet de commandes de 64 milliards d'euros Paris deuxième exportateur mondial d'armement redoute désormais ce concurrent ce géant dopé aux commandes publiques Berlin vise aussi 460 000 soldats d'ici 2035 le double des effectifs actuels de quoi raviver chez ses voisins la crainte d'une Allemagne redevenant seule la première puissance militaire du continent 8h35 sur BFM Business le dénouement pour la loi d'urgence agricole les négociations en commission mixte paritaire se sont terminées hier après 6h de débat et alors sénateurs et députés sont arrivés à un accord voté par une alliance de parlementaires de droite et d'extrême droite sur une copie qui reprend en fait largement la dernière version du Sénat Astré-Olivier
un texte adopté mais qui reste vivement critiqué les compromis négociés dans la nouvelle mouture de la loi d'urgence agricole comporte plusieurs mesures sensibles à savoir la réintroduction partielle de deux pesticides dont l'acétamipride cet engrais qui avait fait voler en éclat la loi du plomb l'année dernière après une censure du conseil constitutionnel ce sont de graves régressions pour la gauche qui fait face à des parlementaires les républicains satisfaits et des centristes dans l'embarras qui se sont abstenus sur cet amendement autre point de crispation le doublement des volumes d'eau stockée pour les usages agricoles d'ici à 2035 un amendement qui met gravement en péril le partage de l'eau avec les entreprises et collectivités estime la ministre de la transition écologique Modique Barbu pour une adoption définitive du texte les deux chambres devront relire cette nouvelle version de la loi d'urgence dont la promulgation pourrait encore être reportée la gauche a déjà promis une saisine du conseil constitutionnel sur plusieurs mesures
et puis c'est la fin ce week-end du mondial 2026 deux matchs encore celui pour la troisième place demain avant la grande finale dimanche soir entre l'Espagne et l'Argentine après donc une édition en format XXL qui laisse derrière elle des retombées économiques limitées Justine Vassani
Dimanche Donald Trump remettra lui-même le trophée et savourera son succès en Mondovision avant les quart de finale la fréquentation des stades avait déjà presque atteint le double de la dernière édition organisée aux Etats-Unis en 1994 certes avec moitié moins d'équipe le monde redevient amoureux des Etats-Unis d'Amérique se félicite Washington qui met aussi en avant les audiences télé 2,7 milliards de téléspectateurs par exemple devant Espagne Cap Vert un tiers du monde a regardé le match s'enthousiasme de la Maison-Blanche mais elle ne se risque pas pour le moment un bilan plus large et les premiers indicateurs sont plutôt médiocres selon la Fed la compétition ne favorise pas la croissance elle a offert un coup de pouce touristique aux villes hautes dopé la fréquentation des restaurants à New York augmenter les ventes de bières à Boston mais cet impact positif a été atténué par la faiblesse économique observée ailleurs la région de San Francisco par exemple qui a accueilli 6 matchs a vu la demande pour les services aux particuliers et aux entreprises légèrement ralentir 8h38 les marchés plus d'un minute de l'ouverture la tendance Aude Kersulek on devrait ouvrir sur une baisse
à 9h pour les indices européens moins 0,8% environ pour le CAC 40 moins 0,3% pour l'indice londonien ce qui va peser ce qui pèse déjà depuis plusieurs séances c'est le sell-off sur les puces le compartiment des puces et ça continue parce qu'on le voit ce matin du côté de l'indice japonais qui est ouvert et qui perd plus de 6% alors c'est où fermer l'indice de la Corée du Sud heureusement car c'est un des plus volatiles et il nous aurait entraîné vers le bas alors c'est vrai qu'il y a des inquiétudes sur les valorisations des entreprises de l'IA sur les investissements massifs qui continuent on l'a eu hier avec TSMC qui avait certes annoncé un bon trimestre mais qui avait annoncé encore remettre 100 milliards de dollars d'investissement aux Etats-Unis alors il y a un objectif politique il n'empêche que les investisseurs ne veulent pas que ces investissements soient faits à perte ils veulent que ce soit rentable donc c'est des valeurs en plus qui perdent énormément on a eu ST Microelectronics qui a perdu 10% en deux jours là ça devrait être encore moins 4% à l'ouverture donc vraiment ce compartiment des semi-conducteurs à surveiller même si à lui seul il ne suffit pas à peser sur la tendance donc il devrait quand même y avoir aussi d'autres choses qui payent sur la tendance puisque les futurs américains sont aussi en ce moment en baisse j'ai une information à vous donner de dernière minute sur une entrée en bourse alors c'est Chine qui entrerait à la bourse de Hong Kong c'est une information de Reuters Chine aurait obtenu l'accord du comité d'admission à la bourse de Hong Kong pour cet IPO selon des sources proches du dossier c'est une IPO qui est quand même très attendue sur la place financière qui serait aussi symbolique parce que c'est quand même de l'ultra fast fashion ce serait une des plus suivies donc à Hong Kong depuis des années aussi un test majeur sur l'intérêt des investissants on va suivre ça évidemment merci beaucoup on se retrouve dans un instant pour le club de la bourse mais avance là c'est le monde qui bouge good morning business le monde qui bouge nous partons en Ukraine Annalisa Capellini des milliers de personnes manifestent après le limogéage du ministre de la défense Fedorov pourquoi cette décision a provoqué autant la colère chez les ukrainiens Annalisa parce que Mikhail Fedorov
donc l'ancien ministre de la défense est tout un symbole il a été nommé il y a 6 mois seulement et c'est lui qui est à l'origine du pivot de la défense ukrainienne vers les drones vous savez que l'armée ukrainienne produit utilise de plus en plus de drones les ukrainiens ont une vraie expertise désormais sur ces drones qui leur permettent de gagner du terrain face aux russes et d'aller frapper Moscou sur les infrastructures vraiment cruciales dans le territoire russe donc pour beaucoup d'ukrainiens Fedorov incarnait un état beaucoup plus moderne une défense plus transparente un vrai virage technologique donc c'est pour ça que toutes les manifestations que vous voyez ces derniers jours vous allez sans doute en revoir ces prochains jours ne seront pas tant pour Mikhailo Fedorov mais une manière de défendre
ce qu'il représente donc une certaine vision de l'Ukraine vous nous dites que c'est une crise politique mais que c'est aussi une crise dans la stratégie de défense
oui alors bien sûr dans un pays en guerre évidemment les deux sont toujours très strictement liés mais oui il y a un conflit entre deux visions de la guerre Fedorov le raconte d'ailleurs de manière assez transparente ça se matérialise par un conflit entre deux personnes et notamment lui et le chef d'état-major Oleksandr Siersky alors Fedorov et Siersky auraient tous les deux demandé à Zelensky de limoger l'autre le président ukrainien lui a résisté jusqu'à aujourd'hui jusqu'à ces derniers jours ça c'est la version de Fedorov donc voilà on arrive à ces deux visions sur l'avenir de l'Ukraine et sur la guerre qui sont totalement contraires Fedorov il a une vision de la guerre asymétrique pour compenser l'infériorité technologique et l'infériorité démographique de l'Ukraine face à la Russie Siersky lui il représente plutôt une hiérarchie militaire classique qui privilégie encore les schémas opérationnels traditionnels donc une guerre centrée sur la chaîne de commandement et sur les opérations conventionnelles à tel point que selon ses détracteurs il s'agit d'un réflexe encore de l'époque soviétique donc vous voyez que ce qui se joue aujourd'hui sur ce personnage sur Mikhailo Fedorov c'est en fait la manière dont sera conduite la guerre en Ukraine
ces prochains mois ces prochaines années ça peut du coup fragiliser le président Zelensky oui effectivement parce que ces manifestations exposent des divisions
que jusque là Zelensky avait réussi à contenir à garder assez calme d'ailleurs la contestation le vise très directement on a vu les manifestants s'en prendre très directement à Volodymyr Zelensky mais il y a aussi une dimension internationale puisque c'est vrai que ce sont les partenaires occidentaux qui financent une bonne partie de l'effort de guerre ukrainien et donc on peut imaginer qu'à Bruxelles et à Washington on regarde de très très près ce qui se passe avec ce remaniement ministériel ce qu'on regarde toujours la stabilité politique la lutte contre la corruption surtout pour les Européens qui imaginent vous le savez une Ukraine de plus en plus européenne et puis quelle Ukraine va sortir de ce conflit parce que tout va se jouer ces prochains mois sur la gestion de l'économie de guerre ukrainienne donc la suite du conflit va se jouer évidemment sur les champs de bataille entre la Russie et l'Ukraine mais ça va se jouer surtout dans les usines qui va produire plus qui va mieux produire qui va gagner la bataille technologique et bien Zelensky lui en a bien conscience parce qu'il a choisi comme premier ministre non pas un politique mais un patron d'entreprise c'est Sergi Koretsky c'est l'ancien patron de Naftogaz c'est une des plus grandes entreprises publiques du secteur énergétique en Ukraine donc vous voyez au lieu de choisir un politique il a choisi un patron qui mène le pays comme une entreprise donc certes pour l'instant Zelensky est perdant parce que c'est vrai que ses manifestations le mettent en danger il le met en difficulté vis-à-vis de ses alliés mais peut-être que son pari va être gagnant s'il arrive à faire de son pays une vraie puissance technologique moderne et non seulement
un pays ultra armé qui survit seulement grâce à l'économie de guerre Merci beaucoup Annalisa Capellini chronique à retrouver sur notre appli et notre site le monde qui bouge comme tous les jours dans un instant le club de la bourse nous sommes avec Aude Kersulek et nous recevons Julien Marcy chef économiste chez Global Sovereign Advisory et Sylvain Goyon gérant action chez Montpensier Arbevel c'est dans une minute restez avec nous Sous-titrage Société Radio-Canada